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ANNALES
SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE
DE FRANCE
ANNALES
SOCIÈTÉ ENTOMOLOGIQUE
DE FRANCE
RECONNUE COMME INSTITUTION D'UTILITÉ PUBLIQUE
par décret du 23 août 1878
Nataora maxime miranda in minimis.
6e SÉRIE, - TOME CINQUIÈME
AU BUREAU DU TRÉSORIER DE LA SOCIÉTÉ
M. LUCIEN BUQUET
rue Saint-Placide, 52 (faub. Saint-Germain).
1585
ARTICLE D2 DES STATUTS ET DU RÈGLEMENT. Les opinions émises dans
les Annales sont entièrement propres à leurs auteurs; la Société
n'entend aucunement en assumer la responsabilité.
Paris — Typographie ÉDOUARD DURÜUY ær Ce, rue Dussoubs, 22,
(Ancienne maison FéLix MALTESTE et Ce.)
ANNALES
DE LA
SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE DE FRANCE
NOTES
SUR
quelques Lépidopitères nouveaux
3e ET DERNIÈRE PARTIE (1)
Par M. A. CONSTANT.
(Séance du 26 décembre 1883.)
25. OEcoPHoRA RAGONOTELLA Ct.
(PL. fre, fic. 95.)
Envergure : 11-13 mill. — Ailes supérieures à côte droite et à bord
interne parallèle à la côte; fond noirâtre semé de quelques écailles
blanches, avec trois larges bandes transversales, équidistantes, blanches,
faiblement teintées de jaune clair : la première près de la base, figurant
grossièrement un triangle à côtés convexes, dont la base repose sur le
bord interne, tandis que le sommet n’atteint pas tout à fait la côte ; la
deuxième, médiane, à peu près rectangulaire, traversant l’aile dans toute
sa longueur ; la troisième enfin subterminale, de forme carrée, appuyée à
la côte et s'étendant vers l’angle anal, sans y arriver tout à fait. Frange
composée d’écailles blanches, grises et noires mélangées.
Ailes inférieures d’un gris clair uni.
Dessous des quatre ailes grisâtre, un peu luisant; bandes blanches des
supérieures apparaissant par transparence.
Corps noirâtre; antennes annelées de blanc et de noir et ciliées, mais
dépourvues, à Particle basilaire, des poils qu’on observe chez les autres
Œcophora.
(1) Voir {r° et 2° parties, Annales 1884, pages 201 et 251, et planches 9 et 10.
Ann. Soc. ent, Fr. — Juin 1885.
6 A. CONSTANT.
Palpes très velus; deuxième article noir à la base, blanc au sommet;
troisième noir en avant et blanc postérieurement. Les quatre premières
pattes brunes, à articulations blanches, et les deux postérieures à fémurs
noirs, à tibias blanchâtres et velus, et à tarses bruns articulés de blanc.
Espèce très voisine des Œcoph. luctuosella et angustellu ; mais sa tête
noire, ses bandes blanches plus larges et plus nettes, et surtout ses
palpes hérissées de poils épais, la feront reconnaître facilement parmi
les autres espèces du même genre.
Corse, en juin. — 2 exemplaires.
Observation. Les palpes de cette espèce, ainsi qu’on le voit par la figure
qui accompagne la description, diffèrent notablement de ceux des autres
Œcophora : si donc on avait sous les yeux un nombre d'exemplaires
suffisant pour bien étudier sa nervulation, il y aurait peut-être lieu de
créer pour cette espèce un nouveau genre. Cependant, on remarque
dans d’autres genres, notamment parmi les Ærgatis, des différences non
moins profondes d’une espèce à l'autre dans la configuration des palpes.
(Note de M. Ragonot.) (1)
26. COLEOPHORA SQUAMELLA Ct.
(PLU 26.)
Envergure : 9-10 mill. — Ailes supérieures d’un jaune fauve, un
peu plus foncées à l’extrémité, avec la côte blanche depuis la base jus-
qu’à peu de distance de l’apex. Deux autres lignes blanchâtres, longitu-
dinales, beaucoup moins apparentes que celle de la côte, l’une occupant
le tiers médian de l’aile, à égale distance des bords antérieur et posté-
rieur ; l’autre, partant de la base et se terminant, au-dessous de la pre-
mière, à peu près au niveau du milieu de l'aile. Franges roussâtres vers
l'angle apical, grises dans le reste de leur étendue.
Ailes inférieures grises, avec les franges plus claires, sauf à Pextré-
mité de l'aile, où leur teinte devient plus brune.
Dessous des supérieures d’un gris jaunâtre avec la côte plus claire et
l'extrémité roussâtre; franges comme en dessus. Inférieures d’un gris
uni.
Tête blanche, à vertex hérissé de poils roux. Palpes blanchâtres.
(1) Je dédie à M. Ragonot la présente espèce, et je saisis cette occasion pour
lui exprimer ma reconnaissance pour le concours obligeant qu'il m'a prêté dans
l'étude de presque toutes les espèces qui sont contenues dans ces notices.
Lépidopteres nouveaux. 7
Antennes brunes à la base, puis distinctement annelées de blanc et de
noir. Corps brun.
Fourreau long de 5 à 6 millimètres, comprimé sur les côtés, élargi
d'avant en arrière, à dos arqué, formé de débris végétaux ou de
fragments de feuilles sèches non minces, disposés assez régulièrement
en écailles imbriquées, d’un brun clair à limbe blanchâtre. Vit en mai,
puis en juillet, dans les sables des dunes du golie de Gascogne, sur
un Lotus que je crois être le Lotus Allionii Desv.. On le trouve très
aisément quand il est fixé, parce qu’il s'attache le plus souvent au som-
met des feuilles ou des chaumes dressés des Graminées qu'il trouve à
sa portée. J’ai obtenu les éclosions à la fin de juin et au commencement
de juillet, et je ne supposais pas qu’on püt le voir à une autre époque;
mais M. Lafaury a trouvé cette année (1883), dans le courant de juillet,
des lourreaux très petits, dont il a élevé les chenilles, et qui lui ont
donné l’insecte parfait en août ou septembre. Cette espèce offrirait donc
Pexemple peu commun d’un Coleophora ayant deux générations par an.
Il appartient au groupe du Col. serenella. Sa taille exiguë, la orme et
la composition de son fourreau, exactement représenté par la figure qui
accompagne cette description, le feront toujours reconnaître aisément
parmi ses congénères.
27. COLEOPHORA MACROBIELLA Ct.
(PL. dre, fig. 27.)
Envereure : 15-16 mill. — Ailes supérieures d’un blanc grisâtre,
semées d’écailles brunes et noires assez nombreuses, excepté à la côte,
qui en est dépourvue. Une traînée longitudinale médiane, d’un brun
clair, vaguement limitée et fondue sur ses bords, plus apparente sur la
seconde moitié de l'aile que sur la première, et qui semble due à Paccu-
mulation des écailles brunes. Au-dessous d’elle, une autre ligne plus
étroite et plus vague encore, qui part également de la base, longe le bord
postérieur et s'éteint vers le niveau du milieu de laile : cette dernière
ligne perceptible seulement sur les individus les mieux dessinés. Frange
d’un gris clair, plus pâle vers lapex.
Ailes inférieures très aiguës, nerveuses, grises, avec la frange plus
pâle au bord postérieur, plus foncée à la côte.
Dessous des quatre ailes d’un gris jaunâtre ainsi que les franges :
celles des supérieures un peu plus foncées à l'extrémité de Paile.
Tête, thorax et pattes de la couleur des ailes supérieures, ainsi que
8 À. CONSTANT.
la première moitié des antennes, dont l'extrémité est grise; abdomen et
pattes blanchâtres.
Cette espèce, assez faiblement caractérisée, appartient au groupe de
l'otitæ; mais on la discernera aisément des espèces voisines par Pab-
sence de tout dessin de nervures sur les ailes supérieures.
Fourreau long de 45 à 16 millimètres, fusiforme, lisse, chartacé, à
ouverture oblique et à pointe anale triquètre, gris foncé ou brun, strié
de quelques lignes longitudinales plombées, distinctes surtout pendant
la vie active de la chenille. Celle-ci, tout à fait vermiforme, vit en octobre
et novembre sur le Camphorosma monspeliaca, dont elle mange de pré-
férence les graines. Sa vie est de longue durée, et je ne connais aucune
autre chenille de Coleophora dont la longévité puisse être comparée à la
sienne. Une partie des fourreaux qu’on recueille à l’automme donnent
l’insecte parfait en août de l’année suivante; le reste demeure fixé, sans
que la chenille qu’ils renferment ait changé de forme, et le papillon n’en
sort que l’année d’après ; j'ai même fréquemment ouvert des fourreaux
dans lesquels, trente mois après l’époque de leur capture, je trouvais
encore la chenille très vivante et nullement atrophiée, malgré cette
longue abstinence.
Les fourreaux de ces retardataires perdent leurs stries longitudinales,
et prennent une teinte unie de brindille sèche. On peut les considérer
comme une réserve établie par la nature pour la conservation de l’espèce
dans les années qui seraient défavorables à sa reproduction; mais je
dois dire que beaucoup de chenilles meurent pendant la durée de cette
longue période léthargique, malgré la précaution de les tenir constam-
ment à l'air libre.
Littoral des Alpes-Maritimes. — 12 exemplaires, sur un nombre beau-
coup plus grand de chenilles.
28. COLEOPHORA ALBICELLA Ct.
(PL/A7 ir. 28.)
Envergure : 9-10 mill. — Ailes supérieures très aiguës, blanchâtres,
piquetées de nombreuses écailles foncées, oblongues, plus abondantes
sur les nervures qu’elles dessinent en brun. Une ombre médiane longi-
tudinale, plus ou moins large, formée par les mêmes écailles, parcourt
VPaile dans toute son étendue. Côte blanchâtre, le plus souvent sans
écailles noires.
Ailes inférieures d’un gris foncé, avec une ligne oblique et pour ainsi
Lépidoptères nouveaux. 9
dire diagonale, noirâtre, partant de la côte près de la base et aboutissant
à l'extrémité du bord interne. Frange d’un gris clair.
Dessous des quatre ailes d’un gris plus ou moins foncé, toujours plus
clair aux inférieures, avec la côte et l’apex des supérieures un peu plus
pâles. Frange comme en dessus.
Tête, palpes et thorax d’un gris blanchâtre; antennes très nettement
annelées de noir et de blanc. Abdomen gris, plus pâle en dessous. Pattes
blanchâtres.
Fourreau long de 6 à 7 millimètres, fusiforme, coriace, tomenteux,
blanchâtre, avec quelques stries longitudinales grises peu distinctes.
Extrémité anale sillonnée et terminée en pointe mousse; ouverture anté-
rieure non pas oblique, mais tout à fait latérale, à section parallèle à
l'axe du fourreau.
On le trouve, vers la fin de l'hiver, sur lArtemisia gallica; l'insecte
parfait éclot de la fin d'août au commencement d'octobre. L'espèce est
très étroitement localisée, peu commune et d’une éducation difficile.
Rochers maritimes du golfe Juan. — 6 exemplaires, sur un bien plus
grand nombre de chenilles.
29. COLEOPHORA CAMPHOROSMELLA Ct.
(PL fo.29;)
Envergure : 10-11 mill. — Ailes supérieures d’un blanc crayeux,
semées d’écailles noires réparties d’une manière à peu près uniforme
sur toute leur surface jusqu’à la base de la frange. Nervures marquées
en roux très pâle, plus visibles sur la moitié inférieure de Paile. Peu ou
point d’écailles brunes sur la côte.
Ailes inférieures d’un gris très clair.
Franges des quatre ailes d’un blanc très légèrement teinté de jaunâtre.
Dessous des quatre ailes, y compris les franges, d’un gris jaunâtre
clair, un peu plus foncé aux supérieures, sur lesquelles on aperçoit
ordinairement un petit nombre d’écailles noires groupées près de leur
extrémité.
Tête, thorax et palpes blanchâtres. Antennes blanches. Abdomen d’un
gris jaunâtre en dessus, presque blanc en dessous, ainsi que les pattes.
Fourreau long à peine de 6 millimètres, renflé, presque ovoïde, à dos
arqué, d’un brun de bois très foncé, souvent parsemé de grains de terre
ou de sable fin. Ouverture antérieure oblique, précédée d’un petit étran-
10 A. CONSTANT.
glement en forme de goulot; pointe anale trièdre, à faces concaves et à
arêtes arquées.
La chenille vit, en octobre et au commencement de novembre, sur le
Camphorosma monspeliaca, dont elle mange les semences jeunes, en
compagnie du Col. macrobiella décrit plus haut : elle est beaucoup plus
abondante que cette dernière et plus facile à élever. L’insecte parfait
éclot de la fin de juillet au commencement de septembre. Il appartient,
comme le précédent, au groupe des Col. granulatella et flavaginellu, près
desquels tous deux trouveront leur place. Le Col. camphorosmella à
bien quelque analogie avec le Col. albicella, mais on le reconnaîtra tou-
jours à la forme de son fourreau plus renflé, à ouverture moins excen-
trique, à ses écailles brunes moins abondantes, à ses nervures rousses, à
ses ailes inférieures plus claires, enfin à ses antennes blanches et nulle-
ment annelées de noir. Du reste, les deux espèces mont rien de commun
pour les mœurs.
Rochers maritimes aux environs du golie Juan, — Beaucoup d’exem-
plaires.
30. STAGMATOPHORA DIVITELLA Cf.
(PL. 17e, fig. 30.)
Envergure : 41-12 mill. — Aïles supérieures d’un brun fauve doré,
avec trois taches costales d’un blanc pur, irrégulières, à peu près équi-
distantes entre elles : la plus grande, oblongue, située près de la base et
se dirigeant obliquement vers le bord interne sans arriver jusqu’à lui ;
la deuxième, ponctiforme, beaucoup plus petite que les deux autres; la
troisième enfin, triangulaire ou quadrilatérale, oblique d'avant en arrière,
dirigée en sens inverse de la première. Vers le milieu du bord interne,
deux mamelons et quelquelois le rudiment d’un troisième, brillant d’un
vif éclat doré, composés d’écailles convexes, étroitement imbriquées,
formant une saillie sur le plan de Paile. Frange brune, marquée à sa
base, au-dessous de Pangle apicale, d’un trait blanc parallèle au bord
externe.
Ailes inférieures d’un gris assez foncé, avec la frange un peu plus
claire à sa base.
Dessous des quatre ailes d’un gris-brun luisant; les supérieures plus
foncées, portant une petite éclaircie costale jaunâtre non loin de Papex.
Tête d’un blanc de neige; palpes de la même couleur, avec le dernier
article varié de noir. Thorax blanc, à ptérygodes brunes à leur base,
blanches à leur extrémité. Antennes très brunes, piquetées de quelques
Lépidoptères nouveaux. s 11
écailles blanchâtres. Abdomen du mâle gris-brun, annelé de blanc; celui
de la femelle jaunâtre, peu chargé d’écailles et presque transparent, sur-
tout chez l’insecte vivant. Les deux sexes semblables pour le reste.
Intermédiaire entre les Stagm. Dohrni et Nickerli : on la distinguera
sans peine de la première à sa taille toujours plus petite; à sa couleur
brune et non jaune; au nombre des mamelons dorés, qui, chez la
Dohrnii, va quelquelois jusqu’à cinq, dont un toujours situé sur le
milieu de la côte; à ses ailes inférieures plus foncées, et à ses antennes
presque noires, etc. Enfin, elle diffère de la Stagm. Nickerlii par le fond
de sa couleur moins brun, où les taches blanches occupent plus d’es-
pace, et surtout par la couleur de la tête, blanche chez la divitella et
noire chez l’autre espèce.
Golfe Juan, fin d’août et septembre. — Beaucoup d'exemplaires. —
C’est une des plus belles espèces de ce beau genre.
Chenille un peu renflée au milieu du corps, d’un jaune de paiile, sans
autre ligne que la vasculaire un peu plus foncée, et qui, même, est à
peine visible sur bon nombre d'individus. Tête jaunâtre ou brun clair ;
écusson très pâle, peu distinct du reste du corps et quelquefois marbré
de roux à sa partie postérieure.
On la trouve en juillet-août. Elle passe sa vie dans une sorte de coque
globuleuse, épaisse, d'environ un centimètre de diamètre, figurant une
sorte de renflement sur les tiges de PHelichrysum angustifolium, aux-
quelles elle est fixée; la tige la traverse de part en part. Cette coque est
feutrée avec le duvet de la plante, et la chenille la consolide encore en y
faisant entrer les feuilles voisines, qui, sans doute, lui servent de nour-
riture à l’intérieur, car je n’ai pu voir aucune ouverture par où la che-
nille pût aller manger au dehors. Au sein de cette retraite, elle s’enferme
encore dans un tube de soie assez solide : c’est apparemment un surcroît
de précautions contre l’attaque des parasites, et l’on peut dire du moins
que ce procédé lui réussit parfaitement, car, sur environ 120 sujets éle-
vés, je n’ai pas constaté un seul cas de parasitisme.
31. BUTALIS SERELLA Ct.
(PI. dre, fig. 31.)
Envergure : 40-11 mill. — Ailes supérieures d’un brun bronzé, peu
métallique, rendu plus clair par un grand nombre d’écailles jaunâtres,
longues, comprimées, répandues sur toute l'aile, et principalement sur
une ligne longitudinale médiane, où elles forment une sorte de bande
confuse, plus ou moins apparente, jamais bien nette et toujours fondue
12 À. CONSTANT.
sur ses bords dans la teinte du fond. Frange de la couleur de Paile,
avec un peu moins d’écailles jaunes.
Ailes inférieures d’un brun violacé foncé, moins luisantes que les
supérieures. Frange brune.
. Dessous des quatre ailes d’un gris brun. Extrémité des supérieures
lavée de jaunâtre. Franges brunes.
Tête et thorax de la couleur des ailes supérieures. Antennes noires.
Abdomen de la couleur des inférieures; les pattes d’une teinte un peu
plus claire.
Espèce appartenant au groupe des Butalis denigratella H.-S., lami-
nella H.-S., fuscocuprea Hw. Mais la teinte jaunâtre des ailes supé-
rieures, qui lui est spéciale, la feront toujours reconnaître aisément
parmi ses congénères.
Golfe Juan, en août. — 15 exemplaires pris le soir, à la lumière, en
1882; je ne l'avais jamais trouvé auparavant, et ne lai pas revu depuis.
32. BUTALIS FOCELLA Ct.
(PLU e0132%618210, 9)
Envergure : 1% à 15 mill. — D’un aspect assez robuste; les quatre
ailes à peu près égales entre elles en largeur.
Ailes supérieures d’un brun violacé, à tons métalliques, semées
d’écailles blanchâtres, nombreuses et serrées, visibles seulement sur
insecte en bonne conservation, et donnant à l'aile, jusqu’à la frange
inclusivement, une teinte grise bien prononcée.
Ailes inférieures d’un gris brun, plus pâles que les supérieures, sur-
tout vers la base. Frange d’un gris brun, à base jaunâtre.
Dessous des supérieures à peu près de la même couleur que le dessus,
mais d’un aspect luisant et sans écailles.
Inférieures d’un gris clair qui, dans certains individus, va presque
jusqu’au blanc; franges grises.
Tout le corps et les pattes d’un brun pourpre en dessus, et parsemé
des mêmes écailles grises qu’on voit aux ailes supérieures. Antennes
_ brunes. En dessous, corps et pattes d’un gris très clair, presque blancs.
Les deux sexes semblables, sauf que la @ a les ailes inférieures, en
dessus, plus brunes dans leur deuxième moitié que celles du &.
L'espèce dont celle-ci se rapproche le plus est la But. dorycniella Mill. ;
mais, chez cette dernière, les écailles grises sont un peu plus foncées et
Lépidopteres nouvetuxr. 13
plus uniformément réparties ; en outre, les ailes inférieures sont, dans
les deux sexes, de la même couleur brune en dessus et en dessous.
J'ai élevé cette espèce en petit nombre, en Corse, sur l’Anthyllis Her-
manniæ; je regrette de n’avoir pas conservé la description de la che-
nille. Tout ce que je puis en dire, c’est qu’elle est grise avec de nom-
breuses stries plus claires, et qu’elle porte un mince collier d’un jaune
orangé. Elle est très vive en ses mouvements.
C’est au col de la Foce qu’elle m'a paru le plus abondante : d’où le
nom que je lui ai donné. L’insecte parfait éclot en juin et juillet.
33. BUTALIS MEDIELLA Ct.
(PET efie. 33.)
Envergure : 10 mill. — Ailes supérieures d’un bronzé verdâtre foncé,
avec une ligne médiane longitudinale d’un blanc terne, plus ou moins
marquée selon les individus, se dirigeant de la base vers l’angle anal,
près duquel elle se brise; puis, son extrémité se relève pour former
près de l’apex une tache oblongue, à contours vagues et fondus, assez
visiblement séparée de la première partie de la ligne. Frange brune.
Ailes inférieures d’un gris très clair, à limbe sali de brun; franges
d’un gris sombre, brunes à l’angle apical.
Dessous des supérieures d’un gris brun luisant; inférieures d’un gris
jaunâtre ; franges des quatre ailes brunes.
Tout le corps d’un bronzé pourpre ou violacé. Un mince collier
d’écailles plus claires et brillantes. Antennes et palpes d’un brun foncé.
Pattes et dessous du corps d’un gris jaunâtre luisant.
Femelle semblable au mâle, avec la ligne blanche des ailes supérieures
un peu plus nette.
Corse (Monte Rotondo), en juin. — à exemplaires.
Cette petite espèce, qui appartient au groupe de la B. restigerella, est
assez voisine de ma Rouæella. Elle s’en distingue cependant par sa taille
toujours un peu moindre, par l'absence d’écailles blanches sur les ailes
supérieures, par la fracture de la ligne blanche près de son extrémité,
enfin, par la couleur de ses ailes inférieures qui sont beaucoup plus
päles que celles de la Rouxella.
34. LITHOCOLLETIS CHRYSELLA Ct.
(PI. 4re, fig. 34.)
Envergure : 7-8 mill. — Très voisin du Lithoc. Frœlichiella, 1 en
1% A. CONSTANT.
diffère par les caractères suivants : toujours plus petit, en moyenne, cle
2 millimètres; le fond de sa couleur est d’un fauve plus clair, non rem-
bruni par des écailles foncées ; les bandes transversales sont plus droites,
d’un blanc plus pur et plus nacré. La région apicale est moins chargée
d’écailles noirâtres, ou, du moins celles-ci, quelquefois réduites à for-
mer un simple point, avoisinent moins la frange, laissant bien distinct,
sur le bord terminal, le fin liséré noir qui la précède. Les poils qui
hérissent le vertex sont blanchâtres et non roux, et les antennes sont
plus distinctement annelées de blanc et de brun.
Alpes-Maritimes, en juin. — 15 exemplaires.
Probablement deux générations, comme la plupart des autres Litho-
colletis. La chenille mine, inférieurement, en mai, les feuilles des Alnus
glutinosa et incana. Elle est presque diaphane, d’un vert blanchâtre
tournant au jaune à mesure de sa croissance; tête et écusson brun ver-
dâtre. Un pli transversal sur Chaque anneau.
35. ACIPTILIA PUNCTINERVIS Ct.
PI: 4x, fig. 35.)
Envergure : 16-19 mill. — Aïles supérieures à lobes très divergents
à leur extrémité, d’un blanc plus ou moins teinté de jaune argileux, à
écailles longues, piliformes, épaisses. Côte finement lisérée de brun
antérieurement dans sa première moitié. Deux très petits traits noirs
longitudinaux, placés sur une même ligne, au-dessous de la nervure
du lobe inférieur, vers son milieu. Franges de la couleur de Paile,
légèrement salies de brun à leur sommet, près de l’extrémité des lobes.
Ailes inférieures grises, plus pâles à l’extrémité, avec les franges
blanchâtres.
Dessous des quatre ailes d’un gris brun dans la première moitié, d’un
blanc jaunâtre dans la seconde. Franges comme en dessus.
Tête d’un brun clair, à vertex plus foncé. Antennes insérées au milieu
de quelques poils blancs, très finement serrulées, blanches en dessus et
d’un gris brun en dessous. Thorax jaune de soufre à sa partie anté-
rieure, le reste du corps et les deux premières paires de pattes de la
même couleur que les ailes supérieures. Les deux pattes postérieures
blanchâtres.
Intermédiaire entre les Aciptilia icterodactyla et malacodactyla, cette
espèce sera facile à séparer de la première par sa couleur moins soufrée
et par la côte des ailes supérieures qui n’est pas brune jusqu’à son
Lépidoptères nouveaux. D)
extrémité ; de la seconde, par ses franges beaucoup moins brunes et par
la couleur de la tête et des antennes; enfin, des deux à la fois, par la
présence des deux petits traits noirs de l'aile supérieure, lesquels, à eux
seuls, constituent en réalité le meilleur caractère de l'espèce.
Collines de lEstérel, fin d’août et septembre. — 12 exemplaires.
La chenille, remarquable par son aspect et par ses mœurs, mérite un
historique détaillé. Elle est très déprimée, plane en dessous, à peine
convexe en dessus, d’un vert très pâle, quelquefois presque bianche ;
sur le dos, quelques traits longitudinaux, grisâtres, interrompus. Des
poils blancs assez touffus, longs et soyeux, plantés sur des petits tuber-
cules charnus, s’étalent horizontalement sur les flancs. Ceux de la
région dorsale, beaucoup plus courts, sont disposés de deux manières.
Les uns, insérés sur des mamelons sous-dorsaux, sont étalés en rosette
appliquée, figurant assez bien, par leur disposition circulaire, les rayons
extérieurs d’une fleur radiée; d’autres, portés sur deux lignes de très
petits points verruqueux presque contigus à la vasculaire, sont hérissés,
droits, rigides, et forment, pour ainsi dire, deux petites haies, entre
lesquelles passe la vasculaire, d’une teinte plus pâle que la couleur
générale. Tout le corps, vu à la loupe, est comme bosselé et chagriné.
La tête est d’un jaune clair, avec deux très petits ocelles bruns.
Cette curieuse chenille, avec sa forme aplatie, ses tubercules latéraux
presque pédiformes, plantés de poils étalés, rappelle un peu, dans un
autre ordre d'insectes, la structure, en raccourci, de certains Myria-
podes; seulement, elle est loin d’avoir leur agilité, étant, au contraire,
d’une extrème lenteur dans ses mouvements.
Elle vit, depuis la fin de l'hiver jusqu’au commencement de mai, sur
la Carlina corymbosa. Tmmobile à la surface supérieure de la feuille,
soit sur le rachis, soit dans un sinus latéral, sa couleur s’harmonise avec
celle de la plante au point de rendre la chenille presque invisible, quoi-
que nullement cachée. Mais, comme elle ne mange que le parenchyme,
et qu’elle refoule autour d'elle le duvet de la feuille pour mettre à nu
la surface à mesure qu’elle en consomme le tissu, elle forme ainsi des
taches verdâtres, entourées d’un cercle blanc, qui révèlent sa présence
et la rendent plus facile à découvrir.
Parmi les chenilles qui accomplissent leurs métamorphoses dans le
courant de la même année, je n’en connais pas d’aussi difficile à élever ;
c’est à peine si l’on obtient, en insectes parfaits, trois ou quatre pour
cent du nombre des cheniiles, malgré toutes les précautions dont on
peut les entourer. Vers le milieu de mai, elle cesse de manger, devient
16 A. CONSTANT. — Lépidoptères nouveaux.
inerte et rigide, tout en restant, sur la feuille, à la même place qu’elle
occupait pendant la période de sa croissance; sa couleur, de blanchâtre,
passe au gris jaunâtre, et elle demeure en cet état pendant près de trois
mois. C’est alors que les chenilles meurent en foule; et il est vraisem-
blable que les choses se passent à peu près de la même manière à létat
libre, car je n'ai jamais vu voler un seul insecte parfait dans les loca-
lités où la chenille était abondante au printemps.
Enfin, vers le commencement d’août, les survivantes se métamor-
phosent. La chrysalide est d’un gris jaunâtre très pâle, avec une
ligne dorsale géminée, brune, formée de deux petits traits sur chaque
anneau, deux sous-dorsales composées de chevrons obliques, et des
stigmatales très fines, qui n’existent même pas sur tous les sujets. Ces
dessins, du reste, ont plus ou moins d’expression selon les individus ;
quelques chrysalides sont de teinte à peu près unie, avec les lignes à
peine indiquées. Les points dorsaux et latéraux portent des poils blancs,
rudes, inégaux, divergents ou disposés en rosetie, mais moins nom-
breux que ceux de la chenille.
a ——— 2 CO ———— nt
NOTES HYMÉNOPTÉROLOGIQUES
Par M. le professeur C.-G. THOMSON, membre honoraire.
(PREMIÈRE PARTIE : CRYPTIDÆ.)
(Séance du 24 décembre 1884.)
L’Ichneumonologia Europæa, cette œuvre monumentale du célèbre
Gravenhorst, embrasse le vaste champ de tous les Ichneumons que
l'auteur a distribués selon la conformation du pétiole de l’abdomen et
de l’aréole des ailes. Wesmaël a, le premier, fixé l'attention sur l’impor-
tance des caractères que fournissent le métathorax, les crochets des
tarses, les mandibules et le clypéus. Malheureusement, cet hyménopté-
rologue s’est presque exclusivement occupé des Ichneumons proprement
dits, laissant de côté les Cryptides. Holmgren, qui a traité des autres
familles, n’a pas décrit ces insectes, de sorte que les Cryptides sont
restés au même point où Gravenhorst les avait laissés. C’est seulement
à Taschenberg que nous devons quelques précieuses observations sur les
types de Gravenhorst. Dans nos Annales, nous trouvons plusieurs espèces
nouvelles décrites par Boyer de Fonscolombe; mais dans les collections
il existe une multitude de nouvelles formes inédites. Grâce à l’obligeance
de MM. Lethierry, D' Puton et Léon Fairmaire, qui ont bien voulu
mettre à ma disposition leurs collections, je Suis heureux de pouvoir
présenter à la Société les descriptions de plusieurs nouvelles espèces,
dont la plupart appartiennent à la faune française.
C’est une observation digne de remarque que les Phygadeuon sont
plus uniformes dans toute leur conformation, tandis que les Hemiteles
présentent de très grandes modifications, soit dans la coloration, soit
dans la sculpture du métathorax ; on trouve aussi parmi ces derniers
plusieurs espèces avec des ailes nulles ou avortées chez les femelles. Le
genre Cryptus, tel que la conçu Gravenhorst, est peut-être encore
Ann, Soc. ent, Fr. — Juin 1885, 4
(1885) 2
18 C.-G. THOMSON.
plus riche en espèces que le genre Ichneumon, et les difficultés dans la
délimitation des espèces sont plus grandes, parce que les deux sexes
sont souvent dissemblables.
Genus Nyxeophilus mihi.
Caput cubicum, cum thorace et abdomine crebre concinne punctatum ;
clypeo apice utrinque fovea transversa impressa, apice medio dente
armato. Alæ areola lateribus convergentibus, nervo transverso ordinario
ante furcam sito; inferiores nervo transverso ordinario pone furcam
sito, verticali. Metathorax costis longitudinalibus nullis, transversis ante-
riore arçuata, posteriore medio late interrupta. Abdomen ano haud albo-
maculato, terebra valida, spiculis crassis rectis. Pedes sat validi, tibiis
anticis feminæ inflatis, basi constrictis.
Typus generis : Cryptus bimaculatus Gray.
4. N. NIGRICORNIS, nOV. sp. — Niger, orbita posteriore late, thorace
supra, tibiis tarsisque cum petiolo rufis, alis fascia lata pone medium
nigra, macula prope basin apiceque latius fuseis. $. — Long. 6 mill.
Species N. apum Thoms. similis, sed minor, antennis annulo nullo
albo, petiolo rufo pedumque colore mox distincta. Caput prothorace
paullo angustius, pone oculos dilatatum, nigrum, orbita posteriore late
rufescente; crebre concinne punctatum, clypeo apice summo et mandi-
bulis medio piceorufis, his brevibus, validis, apice bidentatis, dente
infero paullo longiore; fronte supra antennas scrobiculis fere nullis.
Antennæ tenues, dimidio corpore parum longiores, infra medium orbitæ
interioris insertæ; nigræ, apice rufescente; flagello basin versus lenis-
sime attenuato, articulo 4° lineari, tenui, quam scapo saltim duplo lon-
giore, hoc subgloboso, compresso, ad medium usque inciso. Thorax
robustus, subglaber, sat nitidus, crebre et concinne punctatus, rufus,
infra niger; pronoto epomiis Îere nullis; mesonoto sulcis dorsalibus
brevibus obscletis; metathorace scrobe frenali externe haud exclusa,
crebre et concinne punctato, semigloboso, spiraculis parvis subrotundis.
Alæ hyalinæ, stigmate parvo angusto, radium Îere pone medium emit-
tente, fascia lata transversa sub stigmate nigra, macula parva infra cubiti
furcam et apice late fuscis. Abdomen sat crassum, crebre et sat fortiter
concinne punctatum, nigrum, petiolo rufo, hoc spiraculis nonnihil pone
medium sitis, postpetiolo subquadrato, postice paullo dilatato ; seg-
Notes hymeénoptérologiques. — Cryptidæ. 49
mentis 2 transverso, 3-6 sensim brevioribus; terebra abdomine paullo
breviore. Pedes haud graciles, nigri, tarsis tibiisque rufescentibus, his
anticis fuscescentibus.
Habitat in Gallia australi. (Collection Dr Puton.)
2. Cryprus CorÆBr Régimb.
Os. Hæc species ad genus Macrocryptus pertinet et M. lancifero Grav.
ita similis est ut vix nisi capite pone oculos fortius dilatato, inflato dis-
tingui possit. Mas antennis nigris, articulis mediis linea elevata, ut im
plurisque hujus familiæ, instructis, cæterum colore feminæ similis.
Habitat in Gallia. (Coll. D' Puton.)
3. PHYGADEUON RIPICOLA, nOV. Sp.— Niger, abdominis medio late pedi-
busque fulvis, coxis nigris, anterioribus apice rufis, metathoracis areola
elongato-pentagona, stigmate sordide testaceo, clypeo apice mutico : femina
oculis hirtis, terebra petiolo breviore., — Long. 4-5 mill.
P. longigenæ Thoms. magnitudine et statura simillimus, sed tarsis
posticis vix setulosis, Segmentis abdominis 2-5 feminæ vel 2-6 maris
fulvis, coxis anterioribus apice rufis, ungue et unguiculis longioribus,
clypeo apice plane mutico, antennis longioribus, areola metathoracis
longa, costulam obliquam feminæ pone medium, maris in medio exci-
piente facillime distinguendus. Caput fere cubicum, prothorace vix
angustius, nigrum, nitidum, parcius punctatum, clypeo apice haud
bidentato, vix transverso, genis longis et latis, mandibulis validis,
piceis, oculis subovalibus, feminæ crebre breviter pubescentibus, maris
glabris, epistomate subdistincto, costa genali parum inflexa. Antennæ
crassæ, flagello feminæ filiformi, basin versus vix attenuato, piceo,
postannello cylindrico, quam articulo sequente vix sed quam scapo sub-
globoso duplo longiore ; maris fere corporis longitudine, nigræ, apicem
versus paullo attenuatis, articulis 3-4 Supra medium linea elevata ins-
tructis. Thorax oblongus, niger, nitidus, fere glaber, scutello depresso ;
metathorace costis omnibus completis, area petiolari medium haud attin-
gente, sublævi, area media sive areola costulam feminæ evidenter pone
medium, maris fere in medio excipiente, latitudine sua longiore, elon-
gato-pentagona, area basali lateribus fortiter convergentibus, dentipara
postice obtuse dentata ; mesosterno lateribus sulco impresso fere integro,
superne parce punctato, speculo in angulo supero postice instructo. Alæ
20 C.-G. THOMSON.
subhyalinæ, stigmate sordide testaceo, radium pone medium emittente,
hoc abscissa ultima quam prima longiore, recto, areola regulariter pen-
tagona, cellula discoidali angulo infero acuto, fenestris distantibus. Alæ
inferiores nervo transverso ordinario paullo pone furcam cubiti Sito,
radii abscissa quam nervo recurrente paullo longiore. Abdomen capitis
thoracisque longitudine, minus convexum, glabrum, nigrum, medio
late fulvo, segmento 4° leniter curvato, dorso carinis distinctis, maris
ad apicem productis, spiraculis sat longe pone medium sitis, postpetiolo
latitudine sua longiore, feminæ postice dilatato, maris Îere parallelo ;
2 feminæ vix transverso, lævi, maris quadrato subtilissime alutaceo ;
terebra tenui, recta, petiolo paullo breviore. Pedes graciles, fulvi, coxis
nigris, anterioribus apice rufis, ungue fusco et unguiculis sat validis.
Habitat in Suecia prope litora fluviorum. (Coll. C.-S. Thomson.)
k. PHYGADEUON PARVICAUDA, nOV. Sp. — Niger, antennis articutis 2
primis pedibusque rufis, geniculis posticis nigris, abdomine rufo, petiolo
rugoso et maculis posticis triangularibus segmentorum 3-6 sensim latio-
ribus nigris, terebra fere occulta. $. — Long. 4-5 mill.
P. anuro Thoms. simillimus, sed major, genubus posticis nigris, seg-
mentis 2 subtilissime alutaceo, 3-6 maculis latis apicalibus distinctus.
Caput subtriangulare, pone oculos glabros angustatum, vertice angusto
et fronte lævibus, genis longis, clypeo elevato, mutico, mandibulis api-
cem versus angustatis parvis, piceis. Antennæ thoracem superantes,
haud validæ, sed flagello basin versus attenuato, articulo 1° lineari quam
scapo fere triplo longiore, hoc et pedicello rufis. Thorax oblongus,
niger, nitidus, subglaber; metathorace subopaco, omnium subtilissime
subrugoso-punctato, area petiolari medium haud attingente, lateribus
fere parallelis, basali sat magna, postice parum angustata, intermedia
latitudine sua longiore, antice vix angustiore, Costulam ante medium
excipiente, dentipara mutica. Alæ fere hyalinæ, basi flavæ, tegulis
nigris; areola sat lata, regulariter pentagona, nervum in medio exci-
piente ; stigmate triangulari, radium e triente posteriore emittente,
fusco, basi albido; radii abscissa ultima recta quam prima triplo lon-
giore; cellulis discoidali angulo infero parum acuto, fenestris confluen-
tibus, medium haud superantibus, brachiali angulo infero fero recto,
pervum parallelum e triente inferiore emittente. Alæ inferiores nervo
transverso ordinario paullo pone furcam cubiti sito, longe infra medium
fracto, radii abscissa quam nervo recurrente sesqui longiore. Abdomen
oblongum, postice dilatatum, parum convexum, glabrum, nitidum ;
Notes hyménoptérologiques. — Cryptidæ. 21
segmentis 1° brevi, lato, depresso, subopaco, rugoso, carinis fere inte-
gris, postpetiolo sensim latiore, decurvo, spiraculis mox pone medium
sitis, 2 subtransverso, subtilissime dense alutaceo-punctato, postice
quam basi haud duplo latiore, rufo, 3-6 postice macula apicali transversa
triangulari, marginem lateralem haud attingente, nigra ornatis, 7° fere
toto nigro, terebræ apice vix conspicuo. Mesosternum lateribus lævibus,
nitidis, sulco laterali obliquo impresso integro. Pedes haud graciles, longi,
rufi, genubus posticis nigris, tarsis posticis tibia longioribus, ungue et
unguiculis validis.
Habitat in Gallia (Marchiennes). (Coll. D' Lethierry.)
D. PHYGADEUON VARICORNIS, NOV. Sp. — Niger, nitidus, metathorace
rugoso, areola longa, alis areola aperta, radio apice arcuato, abdominis
medio pedibusque rufo-variegatis : femina oculis hirtis, antennis subannu-
latis : mas flagello antennarum tenui longo, filiformi nigro. — Long.
3-4 mill.
P. leucostigmo Grav. affinis, areola aperta mox distinctus, ab Hemite-
libus antennis et pedibus validis, metathoracis et petioli sculptura disce-
dens. Caput subovatum, oculis feminæ dense pubescentibus, subovatis,
maris nudis, fere ovatis, vertice angusto et fronte nitidis, lævibus, genis
longis, clypeo apice submutico. Antennæ infra medium faciei insertæ ;
feminæ breviusculæ, sat crassæ, flagello basin versus angustato, arti-
culis 4° apice parum exciso, 2° sat magno, 3° 4° sesqui longiore, quam
scapo nonnihil longiore, 1-4 rufis, 5-6 fuscis, 7-8 pallidis, reliquis
nigris : maris Corpore parum brevioribus, nigris, annello pallido, fla-
gello tenuissimo, filiformi. Thorax oblongus niger, nitidus, mesonoto
antice sulcis 2 brevibus sed profunde impressis; metathorace fortius
rugoso, subopaco, area petiolari, parum discreta, medium haud attin-
gente, areola media, longa, angusta, costulam ante medium excipiente.
Alæ hyalinæ, tegulis nigris, radio brevi, fortius præsertim apice cur-
vato, areola haud parva, extus plane aperta, cellula discoidali angulo
infero apicali subacuto, fenestris confluentibus, cellella brachiali an-
gulo infero fere recto, stigmate nigrofusco, basi albido, radium pone
medium emittente. Alæ inferiores nervo transverso ordinario paullo
pone furcam cubiti sito, radii abscissa quam nervo recurrente parum
longiore. Abdomen feminæ fere oblongo-obovatum, convexum, subgla-
brum, nitidum, nigrum, terebra apice vix conspicua, segmentis 1° haud
longo, rimoso, carinis dorsalibus distinetis, spiraculis paullo pone me-
dium sitis, postpetiolo haud transverso, subdeflexo, postice subdilato,
LCR » ad.
22 C.-G. THOMSON.
2 rufo-castaneo, 34 basi piceo-rufa, reliquis nigris : maris elongatum,
postpetiolo parallelo, spiraculis subprominulis, segmentis 2 interdum
basi striolato, rufo vel piceo, 3° piceo vel nigro, reliquis nigris. Meso-
sternum lateribus lævibus, sulco laterali obliquo integro. Pedes validi,
feminæ ruf, femoribas et tibiis posticis fusco-maculatis : maris nigri,
trochanteribus, femoribus apice, anterioribus latius, tibiis fere totis pal-
lidis, tarsis fuscis, posticis nigris, ungue et unguiculis in utroque sexu
parvis.
Habitat in Gallia (le Crotoy). (Coll. Lethierry.)
6. PHYGADEUON HETEROGASTER, NOV. Sp. — Niger, nitidus, antennis
subfiliformibus dimidio basali, pedibus gracilibus abdominisque medio
læte flavis, hoc segmentis 3° Z longiore, terebra petiolo angusto vix lon-
giore. . — Long. 4 mill.
Species abdomine segmento 3° 2 longiore, colore antennarum et
pedum ab omnibus mox discedens, statura fere P. nani Grav. Caput
haud cubicum, pone oculos glabros subangustatum, vertice haud lato,
lævi, clypeo apice haud bidentato. Antennæ sat crassæ, filiformes, fla-
gello basin versus lenissime angustato; articulis 8 primis læte flavis,
3° quam 4° fere breviore quam scapo Îere longiore. Thorax oblongus
niger, fere glaber; metathorace areolis completis, area petiolari medium
paullo superante, areola intermedia subquadrata, costulam fere in medio
excipiente, area dentipara haud spinosa sed postice calloso-elevata. Alæ
hyalinæ, stigmate fusco-testaceo, radium mox pone medium emittente,
hoc abscissa tertia quam basi triplo longiore; cellula discoidali angulo
posteriore acuto, fenestris parvis distantibus ; areola parva, clausa, fere
regulariter pentagona. Alæ inferiores nervo transverso ordinario mox
pone furcam cubiti sito, abscissa radii quam nervo recurrente paullo
longiore. Abdomen longum, terebra tenui petioli longitudine, hoc æqua-
liter leniter arcuato, thoracis fere longitudine, haud crasso, spiraculis
evidenter pone medium sitis, postpetiolo latitudine sua duplo longiore,
postice parum dilatato, lateribus subtiliter striolatis; segmentis reliquis
simul sumtis subovalibus, lævibus nitidis, 2° quam 3° evidenter bre-
viore, subtransverso, basi quam apice multo angustiore, convexo testa-
ceo, 3° testaceo, apice late nigro, ano pallido. Pedes graciles, longi, haud
spinulosi, læte flavi, tibiis posticis summa basi et apice fuscis, tarsis
posticis nigro-fuscis, ungue et unguiculis haud validis. Mesosternum
parcius punctatum, superne fere læve, sulco laterali obliquo sat pro-
fundo, integro.
Habitat in Gallia (Fortif.). (Coll. Lethierry.)
Notes hyménopterologiques. — Cryptidæ. 23
7. MICROCRYPTUS ORNATIC&PS, NOV. Sp.— Niger, subpubescens, antennis
filiformibus, tricoloribus, orbitis flavis, scutello pedibus abdomineque sub-
opaco rufis, hoc apice fusco, terebra petiolo longiore. $. — Long. 5 mill.
A reliquis hujus generis speciebus orbitis flavis mox discedens. Caput
pone oculos angustatum, vertice angusto declivi, fronte creberrime
punctata, genis hbaud buccatis, clypeo apice rotundato, integro et ore
flavis. Antennæ sat crassæ, filiformes, flagello basin versus subangus-
tato; articulis 3° scapo saltem duplo longiore, 4° æquali, 1-7 rufis, 8-11
albidis, reliquis fusco-nigris, apice pallidioribus. Thorax niger, niti-
dulus, mesonoto sulcis antice distinctis; metathorace subtiliter sub-
rugoso-punctato, costis sat distinctis, sed area petiolari et costa laterali
haud discretis, areola media oblonga, antice angustata, costulam ante
medium excipiente, spiraculis parvis, rotundis, area postica fere me-
dium attingente. Alæ hyalinæ, fascia sub stigmate obsolete fumata, hoc
haud lato, radium e medio emittente, radii abscissa 3* quam basi pa-
rum longiore, areola sat lata, regulariter pentagona; cellula discoidali
angulo infero postico recto, fenestris confluentibus, magnis. Alæ infe-
riores nervo transverso ordinario paullo pone furcam cubiti sito, abscissa
radii quam nervo recurrente sesqui longiore. Abdomen elongatum, fusi-
forme, punctis crebre impressis subopacum, tenuissime pubescens, tere-
bra petiolo longiore, spiculis haud validis, apice longe acuminato; seg-
mentis 4° leniter arcuato, haud lato, coxis posticis longiore, postice
paullo dilatato, spiraculis sat longe pone medium sitis, fovea longitudi-
nali oblonga inter carinulas dorsales minus elevatas instructo, post-
petiolo latitudine sua longiore, cum 2° et 3° rufis, 5-7 nigro-fuscis sub-
lævibus. Pedes sat validi, rufi, coxis posticis basi intus nigris, ungue
et unguiculis parvis. Mesosternum nigrum, callo infra et ante alas rufes-
centi, sat crebre punctatum, speculo nitido lævi in angusto supero pos-
teriore, sulco laterali sat profundo, sed postice abrupto.
Habitat in Gallia (Paris). (Coll. D Puton.)
8. MICROCRYPTUS NIGRITULUS, nOV. Sp. — Niger, nitidus subglaber, seg-
mento 2 limbo apicali, genubus tibiisque pallidis, antennis feminæ annulo
obsoleto, maris nigris. — Long. 4-5 mill.
M. abdominatori proximus, ab omnibus abdomine fere nigro disce-
dens. Caput fere cubicum, vertice lato foveis antennalibus sat latis,
genis buccatis, haud brevibus, clypeo apice rotundato, mutico, oculis
glabris oblongis. Antennæ crassæ, haud longæ, longe infra medium
2% C.-G. THoMsoN.
faciei insertæ, flagello basin versus vix angustato, nigræ, articulis 3 me-
diis pallidis, 3° scapo paullo breviore, hoc 4° æquali. Thorax niger,
nitidus, subglaber, mesonoto sublævi, sulcis brevibus; metathorace sub-
tilissime rugoso-punctato, Spiraculis parvis, rotundis, areolis sat discre-
tis, media latitudine sua longiore, costulam ante medium excipiente.
Alæ hyalinæ, stigmate fusco, angusto, radium e medio emittente, hoc
abscissa 3° quam basi parum longiore, areola regulariter pentagona,
clausa ; cellula discoidali angulo infero posteriore recto, fenestris magnis,
confluentibus. Alæ inferiores nervo transverso ordinario longe ante
furcam cubiti sito abscissula quam nervo recurrente Îere sesqui lon-
giore. Abdomen oblongum, nigrum, nitidum, læve, terebra petiolo
parum longiore, segmentis 2° apice castaneo vel rufescenti, 4° sub-
areuato, haud lato, fovea et carinulis dorsalibus nullis, postpetiolo late-
ribus immarginatis, subconvexo, 2-4 sensim brevioribus. Pedes sat longi
et crassi, nigri, trochanteribus, genubus, anterioribus late tibiisque tes-
taceis, his posticis apice late nigro-fuscis. Mesosternum sulco laterali
fere integra, lateribus superne subtiliter et crebre, inferne fortius sub-
rugoso-punctatum. Mas differt : ironte lineola orbitali brevi pallida,
interdum nulla ornata; antennis thoracem superantibus, crassis, ni-
gris, annello pallido, flagello apicem versus subangustato, articulis sat
discretis, penultimis transversis ; petiolo abdominis postice puberulo,
planiusculo, spiraculis subprominulis; radii apice paullo longiore; cel-
lula discoidali angulo infero posteriore minus recto.
Habitat in Gallia (Angre). (Coll. Lethierry.)
9. HEMITELES OBLIQUUS, nov. Sp. — Niger, nitidulus, fronte mesonoto-
que dense subtilissime punctatis, subopacis, metathorace areolis completis,
alis albido-hyalinis, terebra petiolo sat lato paullo breviore, pedibus et
feminæ flagelli basi pallido-variegatis. — Long. 4 mill.
H. cynipino Statura, magnitudine et spiraculis metathoracis costæ
pleurali contiguis affinis, sed terebra paullo longiore et flagelli basi ru-
fescenti discedens. Caput thoracis latidudine, fere cubicum, vertice sat
lato, pone oculos haud angustatum, fronte dense et omnium subtilissime
punctata, subopaca, genis subbuccatis, haud brevibus, clypeo apice mu-
tico, mandibulis basi haud tuberculatis. Antennæ longæ, tenues, dimi-
dio corpore longiores, nigræ, flagello ante apicem vix nisi lenissime
dilatato, basin versus rufescenti, articulo primo lineari quam scapo
compresso-globoso triplo longiore. Thorax minus longus, pronoto supra
medio carina nulla; mesonoto sculptura frontis, sulcis tenuibus sed
Notes hyménoptérologiques. — Cryptidæ. 29
medium attingentibus ; metathorace haud brevi, subtilissime vix rugoso-
punctato, areolis completis, sed costa laterali minus elevata, spiraculis
parvis rotundis, costæ pleurali contiguis, areola intermedia latitudine
sua longiore, antrorsum angustata, costulam ante medium excipiente,
area dentipara mutica, postica fere medium attingente. Alæ albido-
hyalinæ, tegulis albis, stigmate nigro, haud lato, radium e medio emit-
tente, hujus abscissa tertia recta, quam basi subarcuato duplo longiore;
areola parva, subobliqua, nervo pellucido externe clausa ; cellula dis-
coidali angulo infero posteriore valde acuto, fenestris punctiformibus,
distantibus. Alæ inferiores nervo transverso ordinario longe ante furcam
sito et infra medium fracto, radii abscissula quam nervo recurrente evi-
denter breviore. Abdomen oblongum, obovatum, terebra tenui petiolo
paullo breviore, hoc latitudine apicali nonnihil longiore, leniter arcuato,
dense subtilissime punctato, carinis dorsalibus nullis, sed lateribus acute
marginato, spiraculis paullo pone medium sitis; segmentis 2-6 sensim
brevioribus, 7° paullo longiore, 2 crebre et subtiliter punctato, haud
opaco, margine postico polito sed vix calloso, latitudine sua apicali evi-
denter breviore, 3-6 sculptura ut in 2° sed sensim subtiliore. Pedes sat
longi, minus graciles, nigri, femoribus tibiisque rufescentibus, illis
anticis basi, posterioribus linea nigris. Mas differt antennis nigris, an-
nello pallido, corpore parum brevioribus, extrorsum subattenuatis, arti-
culis parum discretis, segmentis abdominis longioribus, pedibus nigris,
trochanteribus apice et tibiis pallide testaceis, his posticis apice late
nigro-fuscis.
Habitat in Gallia boreali. (Coll. Lethierry.)
10. HEMITELES LIAMBUS, nOV. Sp. — Niger, fere æneo-micans, genubus
tibiisque rufis, mesonoto subliliter subrugoso-punctato, alis fascia fusca
sub stigmate, terebra petiolo latissimo striolato fere breviore. $. — Long.
L mill.
Species H, plumbeo Thoms. simillima, alis fascia fusco-fumata sub
stigmate, segmentis abdominis apice latius callosis, politis distincta.
Caput fere triangulare, pone oculos magnos angustatum, vertice declivi,
angusto, Îronte subtiliter rugoso-punctata, haud carinata, genis haud
buccatis, sat latis, clypeo apice mutico, rotundato. Antennæ tenues, fla-
cello ante apicem vix nisi lenissime dilatato, articulo 4° lineari, scapo
triplo longiore ; nigræ annello pallido. Thorax sat longus, parcius
tenuissime griseo-pubescens, pronoto medio haud carinato; mesonoto
fere ænescenti-nigro, nitidulo, crebre subrugoso-punctato, sulcis dorsa-
26 C.-G. THOMSON.
libus distinctis, medium attingentibus, scutello lateribus ultra medium
marginatis, disco obtuse carinate, parce punctato; metathorace haud
brevi, costis distinctis sed laterali minus elevata, spiraculis parvis
rotundis fere costæ pleurali contiguis, areola haud transversa, costulam
ante medium excipiente, area postica subtiliter subrugoso-punctata,
medium fere attingente. Alæ hyalinæ, tegulis nigris, stigmate haud lato,
nigricante, radium e medio emittente, cellula discoidali angulo infero
posteriore minus acuto. Alæ injeriores nervo transverso ordinario longe
ante furcam sito. Abdomen nigrum, oblongum, convexum, terebra sat
brevi; segmentis 4-5 margine postico sat lato, polito, calloso-subelevato;
2-5 creberrime subrugoso-punctatis, epipleuris inflexis, spiraculis à
margine laterali sat longe remotis ; 2° subtransverso, 2-5 sensim brevio-
ribus, reliquis subretractis; 1° curvato, dense subtilissime striolato,
carinis dorsalibus nullis, latitudine apicali vix longiore, spiraculis sat
longe pone medium sitis, postpetiolo transverso. Pedes sat graciles,
nigris, femoribus anticis dimidio apicali, intermediis apice cum tibiis
pallidis, his posticis apice vix fuscis.
Habitat in Gallia (Avignon). (Coll. Lethierry.)
11. HEMITELES AUSTRALIS, nOV. sp. — Niger, nitidulus, alis fasciis dua-
bus sat latis nigricantibus, stigmate dimidiato-albo, terebra petiolo lato
fere breviore genubus tibisque pallidis. $. — Long. 6 mill.
Præcedenti simillimus sed alis fasciis 2 latis, stigmate fere dimidio
basali albo, mesonoto paullo fortius rugoso, petiolo subrugoso-striato,
tibiis posticis fusco-testaceis, basi albida, antennis (apice mutilatis) fla-
gelli basi rufescenti, corpore majore bene distinctus.
Habitat in Gallia (Avignon). (Coll. Lethierry.)
12. HEMITELES TROCHANTERATUS, NOV. Sp. — Niger, trochanteribus
tibiisque albo-stramineis, alis albo-hyalinis, metathorace costis 2 trans-
versis, longitudinalibus nullis, terebra petiolo late fere breviore. &, $. —
Long. 6 mill.
Præcedentibus duabus speciebus abdominis thoracisque sculptura affi-
nis, sed alis haud fasciatis, metathorace costis longitudinalibus nullis
mox discedens. Caput thorace parum angustius, subtriangulare, pone
oculos magnos fortiter angustatum, vertice angusto, minus late emargi-
nato, fronte rugoso-punctata, haud carinata. Antennæ tenues, filiformes,
thorace longiores, nigræ, postannello lineari quam scapo brevi triplo lon-
Notes hyménoptérologiques. — Cryptidæ. 27
giore. Thorax sat longus, mesonoto minus nitido, creberrime subtilis-
sime subrugoso-punctato, sulcis dorsalibus tenuibus, medium attingen-
tibus ; metathorace sat longo, dense subtilissime punctato et pubescenti,
haud rugoso, spiraculis parvis rotundis, costæ pleurali contiguis, costis .
transversis 2? arcuatis, bene delineatis sed parum elevatis. Alæ albo-
hyalinæ, tegulis albidis, stigmate minus lato, nigricante, basi albido,
radium e medio emittente; areola parva, minus regulari, nervo tenui
pellucido interdum nullo ocelusa; cellula discoidalis angulo infero acuto.
Alæ inferiores nervo transverso ordinario longe ante furcam sito, abscis-
sula nervo recurrente evidenter breviore. Abdomen oblongum, postice
subdilatum, nigrum, dense subtilissime punctatum, segmentis margine
apicali polito, subcalloso, terebra petiolo fere breviore, hoc brevi cur-
vato, spiraculis fere in medio sitis. Pedes longi, graciles, nigri, femori-
bus anterioribus dimidio apicali,' posticis apice fulvis vel flavis, tibiis
albo-stramineis, trochanteribus concoloribus, tarsis pallidis. Mas differt
abdomine longiore, lateribus fere parallelis, tibiis posticis apice late
fuscis.
Habitat in Gallia (Phalempin). (Coll. Lethierry.)
13. HEMITELES HIRTICEPS, n0V. Sp. — Niger, nitidulus, capite thorace-
que nigro-pilosis, terebra abdominis longitudine, hoc medio pedibusque
pro parte rufis. $. — Long. 5-6 mill.
Statura omnino H. vicini Grav., terebra longa capite thoraceque supra
pilis erectis nigris vestitis optime distinguendus. Caput triangulare, pone
oculos sat prominulos evidenter angustatum, vertice angusto, fronte sub
rugoso-punctata, clypeo mutico, mandibulis basi haud tuberculatis ,
genis longis haud buccatis. Antennæ tenues, nigræ, fere setaceæ, thora-
cem superantes, flagelli articulo 4° lineari 2 æquali, quam scapo ovali
compresso triplo longiore. Thorax haud longus; mesonoto subtiliter
rugoso-punctato, sulcis brevibus, scutello convexo, basi lateribus margi-
natis; metathorace sat brevi, subtiliter subrugoso, costis transversis
elevatis, longitudinalibus vix discretis. Alæ leniter fumatæ, ramello dis-
tincto, tegulis et stigmate nigris, hoc radium fere e medio emittente,
areola aperta. Alæ inferiores nervo transverso ordinario longe ante fur-
cam sito. Abdomen elongatum, apice subcompresso, terebra longa, tenui,
subarcuata ; nigrum, segmentis 2-4 nigris, 1° subarcuato, lato, sed sat
longo, postpetiolo transverso, dense subtilissime striolato, medio sub-
lævi, 2° subtransverso, basin verso alutaceo-striolato, reliquis lævibus,
28 C.-G. THoMsoN.
nitidis. Pedes haud graciles, nigri, femoribus anterioribus apice tibiis-
que rufescentibus, his apicem versus nigris.
Habitat in montibus Pyrenæis. (Coll. Lethierry).
14. HEMITELES BALTEATUS, nOV. Sp. — Niger, parum nilidus, antennis
basi, pedibus abdominisque medio rufis, terebra petiolo subrugoso fere bre-
viore, alis nubeculu ante areolum, maris hyalinis, hoc antennis coxisque
nigris. — Long. 4 mill.
Species statura et magnitudine A. fumipenni Thoms. aifinis, sed abdo-
mine segmentis apice haud calloso-politis, mandibulis basi evidenter
tuberculatis, colore pedum, petiolo rugos mox discedens. Caput thoracis
latitudine, pone oculos vix angustatum, vertice sat lato, haud declivi,
fronte planiuscula, æquali, dense subtilissime alutacea, parum nitida ;
senis subbuccatis, haud longis, clypeo apice mutico, mandibulis basi
tuberculato-elevatis. Antennæ dimidio corpore longiores, tenues, subfili-
formes, nigræ, flagelli basin versus testaceo, articulo 1° lineari, quam
scapo subgloboso triplo longiore, hoc et pedicello fusco testaceis. Thorax
sat longus, mesonoti sculptura frontis, sulcis antico vix discretis, meta-
thorace subrugoso-punctato, areolis completis, intermedia latitudine sua
longiore, costulam ante medium excipiente. Alæ griseo-hyalinæ, nube-
cula parva ante areolam; tegulis et stigmate nigris hoc basi pallido, haud
lato, radium brevem arcuatum paullo pone medium emittente, areola
haud magna, aperta, cellula discoidali angulo infero minus acuto. Alæ
inferiores nervo transverso ordinario vix ante furcam sito. Abdomen
oblongum, minus convexum, postice subdilatatum, segmentis 2-4 rufis,
terebra petiolo fere breviore, hoc sat lato subcurvato, carinis dorsalibus
nullis, sed toto subrugoso, spiraculis mox pone medium sitis, segmentis
2-L margine postico lævi sed haud calloso, 2° evidenter, 3° et 4° vix
punctato-alutaceis. Pedes graciles, fulvi, ungue et unguiculis parvis.
Mas differt antennis nigris, apice subattenuatis, articulis parum dis-
cretis, alis nubecula nulla coxis nigris, abdomine magis elongato.
Habitat in Gallia (Fortif). (Coll. Lethierry.)
A5. HEMITELES DiSPAR, nov. sp. — Niger, abdominis medio pedibusque
maxima parte rufis : femina aptera, flugello basin versus rufo, terebra
petiolo alutaceo fere breviore. — Long. 4-5 mill.
Præcedenti sculptura capitis et thoracis, magnitudine et colore affinis,
sed differt femina capite thorace latiore, hoc scutello convexo discreto,
Notes hyménoptérologiques. — Cryptidæ. 29
tegulis nigris, alis albis, punctiformibus, metathorace areolis parum
indicatis, abdominis petiolo alutaceo, segmentis 2° subtilissime alutaceo
et 3° rufis, hoc limbo posteriore nigro, pedibus posticis tarsis et apice
tibiarum fuscis, femoribus omnibus supra fusco lineatis; mas petiolo
subrugoso, carinis dorsalibus abbreviatis, antennis, Coxis, trochanteribus
basi, femoribus anterioribus basi, posticis fere totis nigris.
Habitat in Gallia (Libercourt). (Coll. Lethierry.)
16. HEMITELES HOMOCERUS, nov. Sp.— Niger, nitidus, abdominis medio,
femoribus tibiisque fulvis, metathorace areolis completis, bispinoso, sulcis
mesonoti medium superantibus, terebra petiolo longiore. — Long. 5 mill.
H. biannulato Grav. simillimus, antennis et pedibus basi nigris dis-
tinctus. Caput thoracis latitudine, pone oculos subangustatum, vertice
haud lato, fronte nitida, lævi, clypeo apice rotundato, mutico, mandi-
bulis validis, apicem versus parum angustatis. Antennæ nigræ, haud
tenues, flagello basin versus subangustato, articulo 4° 2° parum, quam
scapo triplo longiore. Thorax niger, mesonoto Iævi, sulcis dorsalibus
medium evidenter superantibus, scutello convexo, fovea basali pro-
funda; metathorace Îere lævi, utrinque spinula acuta armato, areolis
omnibus completis et bene discretis. Alæ fere hyalinæ, stigmate nigri-
cante, radium mox pone medium emittente, areola sat magna, plane
aperta, cellula discoidali angulo infero subacuto. Alæ inferiores nervo
transverso ordinario ante furcam sito. Abdomen fusiforme, postice com-
pressum, nigrum, nitidum, subglabrum et lævæ; segmentis 2° et 3° ful-
vis, 4° longo, parum arcuato, postice paullo dilatato, postpetiolo haud
transverso fulvo, lateribus subtilissime striolatis, terebra petiolo non-
nihil longiore. Pedes minus graciles, fulvi, tarsis obscuris, coxis et tro-
chanteribus basi nigris. Mas differt antennis apicem versus subattenuatis,
articulis parum discretis, corpore nonnihil brevioribus, abdomine angus-
tiore, segmentis 2-4 fulvis, petiolo longiore, carinis dorsalibus magis
distinctis.
Habitat in Gallia (Libercourt). (Coll. Lethierry.)
47. HEMITELES FUSCICARPUS, nOV. Sp. — Niger, nitidus, subglaber, fere
lævis, abdominis medio pedibusque fere totis fulvis, metathorace spinula
armato, terebra petiolo fere breviore. ®. — Long. # mill.
Præcedenti similis et affinis, sed minor, antennis flagello basin versus
interdum pallido articulis minus elongatis, sulcis mesonoti minus elon-
30 C.-G. THOMSON.
gatis, metathoracis spinula breviore sed acuta, area postica medium
superante, abdomine minus elongato, terebra petiolo fere breviore, hoc
lætius pallido, stigmate fusco-testaceo, coxis interdum macula fusca,
plerumque uti trochanteribus fulvis discedens.
Habitat in Gallia (Libercourt). (Coll. Lethierry.)
18. HEMITELES LIOSTYLUS, nOv. sp. — Niger, pedibus pallidis, posticis
fusco-maculatis, thorace gibbo, metathorace truncato, areolato, terebra
abdominis lævis dimidio fere breviore. — Long. 4-5 mill.
H. æstivali Grav. statura, alis nervo basali fere verticali, calcaribus
longis, capitis forma et petiolo haud rimoso affinis, sed abdomine cin-
gulo nullo rufo alisque posterioribus nervo transverso longe ante furcam
sito optime distinguendus. Caput breve, pone oculos fortiter angusta-
tum, vertice angusto, fronte subrugoso-punctata, genis haud longis,
clypeo parvo, vix discreto, apice rotundato, immarginato, mutico, man-
dibulis parvis albidis. Antennæ crassiusculæ, dimidio corpore fere lon-
giores, ante apicem lenissime dilatatæ, nigræ, basin versus subtus
pallidæ. Thorax gibbus, mesonoto subopaco, crebre sat fortiter punctato,
sulcis brevibus; metathorace brevissimo,‘fere verticali, areolis omnibus
completis, petiolari trientem basalem attingente, areola intermedia trans-
versa. Alæ subhyalinæ, stigmate sat lato, nigro-fusco, radium mox pone
medium emittente. Alæ inferiores nervo transverso ordinario longe ante
furcam sito. Abdomen nitidum, læve, nigrum, apice subcompresso,
fusiforme; terebra petiolo paullo longiore, hoc parum arcuato, carinis
dorsalibus nullis, postpetiolo subquadrato; segmentis 2° limbo apicali,
3-6 margino postico pallide testaceo. Pedes sat validi testacei, anteriores
coxis et trochanteribus stramineis, postici coxis fusco-nigris, femoribus
et tibiis apice cum tarsis nigro-fuscis. Mas differt antennis crassis, apice
subattenuatis, articulis sat discretis, 3 primis subtus pallidis.
Habitat in Gallia (Libercourt). (Coll. Lethierry).
19. HEMITELES LISSONOTOIDES, nOV. Sp. — Rufo-testaceus, capite, pro-
noto, metathorace, costa tantum posteriore instructo, antice abdomineque
ante apicem nigricantibus, antennis annulo albo. $. — Long. 4 mill.
Species insignis, antennis annulo albo, metathoraceque tantum costa
transversa arcuata ab omnibus mox discedens. Caput triangulare, tho-
race paullo latius, triangulare, pone oculos magnos granulatos fortiter
angustatum, vertice angusto, medio subemarginato et obsolete margi-
Notes hyménoptérologiques. — Cryptidæ. 31
nato, fronte sublævi, clypeo apice mutico, fortius rotundato, subcom-
presso apice cum mandibulis parvis pallide testaceo, palpis longis albidis.
Antennæ dimidio corpore longiores, tenues, ante apicem lenissime dila-
tatæ, nigræ, medio late albidæ, basin versus testaceæ, articulo 3° lineari
quam scapo profunde exciso et compresso ovali saltim triplo longiore.
Thorax longus, minus nitidus, obsolete punctatus, mesonoto sulcis dor-
salibus longis ; scutello convexo, basi lateribus marginatis ; metathorace
longo, scrobiculo frenali obsoleto, obsolete punctato, postice costa trans-
versa arcuata instructo, supra Coxas utrinque spinula armato, ruio-
testaceo, basi fusco. Alæ hyalinæ, tegulis albis, stigmate valde angusto,
fusco, radium longe pone medium emittente, cellula discoidali angulo
infero subacuto, fenestris confluentibus, brachiali nervum e medio
emittente, angulo infero posteriore recto. Alæ inferiores nervo transverso
ordinario paullo pone furcam sito, radii abscissula quam nervo recur-
rente paullo breviore. Abdomen elongatum, apice subcompressum, tere-
bra petiolo pauilo longiore, hoc longo, leniter æqualiter arcuato, dense
subtiliter striato, postice subdilatato, spiraculis mox pone medium sitis,
postpetiolo latitudine sua longiore; segmentis 2° testaceo, subquadrato,
fere lævi, 3-5 nigro-fuscis, 6-7 pallidis. Pedes graciles, testacei, calca-
ribus, ungue et unguiculis parvis, coxis et trochanteribus stramineis.
Mesosternum lateribus subopacis.
Habitat in umbrosis locis Sueciæ. (Coll. G. Thomson.)
20. HEMITELES RUBROTINCTUS, nOV. sp. — Niger, fere glaber, facie et
thorace rubro maculatis, alis hyalinis, fasciis duabus latis nigris, abdo-
mine segmentis 3 primis dense striolatis. $. — Long. 8 mill.
H. maculipenni Grav. similis et affinis, sed major, capitis et thoracis
subglabri colore mox discedens. Caput triangulare, pone oculos magnos
angustato, vertice declivi angusto, fronte subexcavata, clypeo apice me-
dio producto; nigrum facie medio rubro-sanguinea. Antennæ tenues,
longæ, fere setaceæ, flagelli articulo primo lineari, quam scapo com-
presso, fortiter exciso saltim triplo longiore. Thorax rubro-sanguineus,
pectore medio et metathorace subtus nigro, hoc haud brevi, costis dis-
tinctis, area postica medium haud attingente, petiolari haud discreta,
areola costam ante medium excipiente; mesonoto antice transversim,
postice oblique striolato, sulcis medium superantibus, scutello fere ad
apicem lateribus marginatis. Alæ hyalinæ, tegulis nigris, fasciis duabus
latis nigro-fumatis ornatæ, stigmate nigricante, radium pone medium
emittente, areola externe aperta, interne nervo nullo, cellula discoïdali
32 C.-G. THomson. — Notes hyménoptérologiques. — Cryptidæ.
fere recta, fenestris parvis, distantibus, punctiformibus. Alæ inferiores
nervo transverso ordinario longe ante furcam sito. Abdomen elongato-
fusiforme, apice compressum, nigrum, segmentis 3 primis dense et
subtiliter striolatis, reliquis Iævibus, terebra petiolo parum longiore, hoc
longa et sat lato, leniter arcuato, spiraculis paullo pone medium sitis.
Pedes graciles, longi, nigri, genubus et tibiis anticis castaneis, calcaribus
haud longis, ungue et unguiculis parvis.
Habitat in Gallia australi (Avignon). (Coll. D' Puton.)
94. HEMITELES GLYPTONOTUS, NOV. Sp.— Niger, antennis medio tibiisque
anterioribus pallidis, thorace rubro-tincto, alis fasciis 2 nigris, segmentis
2 primis tenuiter striolatis. $. — Long. 5 mil.
Præcedenti simillimus, sed duplo minor, antennis medio rufescen-
tibus, capite nigro, clypeo apice medio haud producto, sculptura abdo-
minis et thoracis subtiliore, hoc postice et pleuris superne sanguineis,
segmento 3° abdominis haud striolato, genubus anterioribus, tibiis pos-
ticis basi summa, anterioribus fere totis pallidis distinctus.
Habitat in Gallia. (Coll. D' Puton.)
29. PEZOMACHUS NUMIDICUS, NOV. Sp. — Niger, minus, nitidus, pube
fusco-grisea vestitus, metathorace postice impresso nitido et spinula obtusa
utrinque armato, abdomine dense confertim punctato, terebra petiolo bre-
viore. $. — Long. 5 mill.
P. vulpino Grav. magnitudine, statura, antennis articulo 3° 4° bre-
viore, postpetiolo fortius punctato, pedibus crassis, spiraculis segmenti
secundi a margine remotis affinis, sed corpore nigro, antennis pedibus-
que obscure castaneis, abdomine dense concinne punctato, metathorace
impressione postica nitida, utrinque spinula obtusa sed distincta disce-
dens.
Habitat in Africa boreali (Alger). (Coll. Léon Fairmaire.)
nel, SD
LISTE
DES
COLÉOPTÈRES RECUEILLIS À LA TERRE DE FEU
PAR LA MISSIONDE LA ROMANCHE
ET
DESCRIPTION DES ESPÈCES NOUVELLES
Par M. Léon FAIRMAIRE, Membre honoraire.
Séance du 25 février 1885.
Malgré sa pauvreté au point de vue entomologique, la Terre de Feu
possède un certain nombre de types dont quelques-uns seulement lui
sont propres et dont les autres lui sont communs avec la côte voisine
de Patagonie. C’est ainsi qu’on retrouve des deux côtés du détroit de
Magellan le Carabus suturalis qui ne s'éloigne guère de la mer et avait
été décrit par Fabricius dès la fin du siècle dernier avec quelques Mélo-
lontides. Il en est de même pour quelques Cascelius, Antarctia, Abropus
carnifex, Merizodus, Necrodes biguttulus, Morychastes australis, Sclero-
gnathus femoralis, Pyractomena bioculata, Microplophorus magellanicus,
Callisphyris semicaligatus. Mais on y rencontre quelques genres spéciaux
qui semblent caractériser une région aujourd’hui disparue et paraissant
comprendre, outre les îles Malouines (Falkland), la Géorgie du Sud
placée bien plus à l’est. C’est d’abord le genre Lissopterus, découvert
primitivement aux îles Malouines, et dont une seconde espèce a été trou-
vée à la Terre de Feu ; le Migadops virescens, de la Terre de Feu, retrouvé
aux Malouines ainsi que le genre Merizodus. Ce sont surtout quelques
Hétéromères, du groupe des Hélopiens, dont les premiers ont été rap-
portés par Darwin, qui semblent caractériser spécialement ces terres
antarctiques ; une seule de leurs espèces a été signalée sur la côte ouest
Ann. Soc. ent. Pr. — Juin 1885.
(1883) 3
34 L. FAIRMAIRE.
de Patagonie; ce sont eux qu'on retrouve un peu modifiés dans la
Géorgie du Sud, île assez éloignée des Malouines et du cap Horn, cou-
verte en grande partie de glaciers, et sur laquelle, après dix mois de
recherches en 1882-1883, la mission allemande n’a pu récolter que trois
espèces de Coléoptères. Il est intéressant de voir cette faune de la Terre
de Feu se prolonger à une grande distance à l’est, tandis que le détroit
de Magellan, d’une largeur si médiocre, semble la limiter et la séparer
de la faune patagonienne. C’est ainsi qu’elle ne nous présente ni Praocis,
ni Pseudomeloe, ni une seule des Nyctelia si variées et si communes sur
la côte est de la Patagonie; car on ne peut supposer que des insectes
aussi gros aient pu échapper aux recherches de naturalistes explorant
cette région pendant plusieurs mois.
Le travail qui suit donne la liste des Coléoptères récoltés par MM. les
D'S Hyades et Hahn, attachés à l'expédition de la Romanche au cap
Horn; il comprend en outre la description des espèces nouvelles, et pré-
sente l’état actuel de nos connaissances en ce qui concerne les insectes
de cet ordre dans les diverses régions énoncés ci-dessus.
Genre LISSOPTERUS Waterh., Ann. of Nat. Hist., XI, 281. .
Ce genre peu connu a été créé par M. Waterhouse pour un insecte inté-
ressant découvert par Darwin aux îles Falkland ou Malouines. Sa place
n’est pas bien précisée, mais je ne suivrai pas l'opinion de Lacordaire qui
en fait un groupe de transition entre les Harpaliens et les Féroniens, et
je crois qu’il se rapproche des Nébriens. Comme le pensait cet illustre
entomologiste, la vestiture des tarses antérieurs des mâles consiste en
squamules, mais avec une bordure de soies. La forme des tibias anté-
rieurs dans le même sexe est très remarquable; ils s’épaississent et
s’élargissent assez fortement presque dès la base, leur surface est con-
vexe en dessus, tout à fait creuse en dessous, avec la tranche interne
faiblement sinuée, puis brièvement échancrée avant l’extrémité. Les
L premiers articles des tarses antérieurs sont fortement dilatés, courts et
larges, le 4° un peu plus étroit que le précédent, entier.
Voici la description de l’insecte des îles Malouines :
LISSOPTERUS QUADRIMACULATUS Waterh., loc. cit. — Long. 16 à 18 mill.
— Niger, subnitidus; antennis pedibusque piceis vel rufo-piceis ; tho-
race Supra paulo convexo, subquadrato postice angustiore, lateribus
indistincte rotundatis, foveis duabus oblongis impresso, medio canalicu-
lato; elytris elongato-ovatis, lateribus subparallelis postice rotundatis,
Coléoptères recueillis à la Terre de Feu. 35
supra subdepressis, lævibus, indistinctissime striatis, notis quatuor rufis
ornatis.
Quelques individus trouvés en mars, sous un oiseau mort au bord de
la mer.
Je donne maintenant la description d’un insecte unique recueilli à la
baie Orange par M. le D' Hyades, et que je rapporte au même genre :
Lissoprerus HyApesu * (4).— Long. 11 mill. —Oblongus, parum con-
vexus, piceo-fuscus, nitidus, elytris vix nitidulis, subopacis, utrinque
macula oblonga parva ferruginea post medium prope marginem signatis,
subtus cum pedibus piceus; capite sat magno, convexiusculo, utrinque
antice leviter impresso, pilis longis parce hirto, epistomate labroque late
sinuatis, palpis antennisque rufopiceis, his sat gracilibus, basin protho-
racis superantibus, articulo 2° tertio sensim, sed quarto vix breviore ;
prothorace transverso, capite latiore, elytris parum angustiore, postice
paulo angustato, lateribus antice leviter arcuatis, margine postico medio
late sinuato, angulis obtusis, dorso medio sat fortiter sulcato, basi utrin-
que sat profunde late impresso; scutello brevi, obtusissimo; elytris
oblongo-ovatis, postice paulo ampliatis, lateribus basi sat fortiter reflexo-
marginatis, apice separatim obtusis, dorso obsolete striatulis, stria mar-
ginali punctis 4 vel 5 signata ; subtus lævis, mento profunde foveato,
prosterno obsolete longitudinaliter impresso.
Baie Orange.
Cette espèce diffère de la précédente par la taille notablement plus
petite, les élytres moins parallèles et les angles postérieurs du corselet
très obtus. Son faciès est celui d’une large Nebria castanea, avec le cor-
selet plus ample, moins rétréci en arrière et à angles postérieurs non
saillants.
ANTARCTONOMUS PERONI Chaud., Bull. Mosc., 1861, IT, 219. — Long.
9 mill. — Oblongus, fusco-niger, nitidus, palpis, coxis, tibiis tarsisque
rufo-piceis, antennis dilutioribus ; capite sat lato, utrinque sat profunde
el sat late impresso, puncto poneoculari unico; prothorace lato, trans-
versim subquadrato, lateribus arcuatis, angulis posticis acute rectis,
dorso medio sulcato, basi utrinque late impresso, impressione intus pro-
fundiore, lævi; elytris sat latis, ad humeros rotundatis, apice haud
sinuatis, tenuiter striatis, striis haud punciatis, apice extremo sulcatis,
(1) Les diagnoses des genres et espèces marquées d'un astérisque ont été
publiées dans le Naturaliste, numéro du 15 janvier 1865, p. {1 et 12.
36 L. FAIRMAIRE.
intervallis planis, haud punctatis, stria marginali punetis minutis valde
distantibus signata; prosterno medio striatulo, apice planato et foveolato.
Baie Orange.
Cet insecte ressemble plus à un Harpalus qu'à un Antarctia, il n’a
qu’un point ponéoculaire, le menton offre une large dent triangulaire,
les côtés du corselet sont assez épaissement rebordés, les angles posté-
rieurs sont très pointus, les intervalles des stries n’ont pas de points
dorsaux ; la pointe sternale est nettement rebordée entre les hanches,
mais non à l'extrémité.
L’Antarctia laticollis Putz., qui présente aussi une large dent au mi-
lieu du menton, et n’a pas de points dorsaux ni anus échancré chez
le 4, pourrait bien faire partie du même genre.
Le Metius harpaloides Curtis a été trouvé au port S.-Elena et non aux
îles Falkland.
Genre MIGADOPS Waterh.
Ce genre renferme un petit nombre d’espèces qui sont spéciales à la
Terre de Feu et aux îles Malouines.
A. Les quatre tarses antérieurs notablement dilatés chez les 4.
Micapops VIRESCENS Wat., loc. cit., 136, pl. mr, fig. 2. — Long.
10 mill. — Niger, supra virescens; antennis pedibusque rufo-piceis ;
capite lato subdepresso; thorace transverso, subquadrato, ad latera in
medio dilatato, postice foveis 2 magnis impresso; elytris ovatis, postice
obtusis, leviter striatis, striis internis subpunctatis.
Terre de Feu.
Darwin l’a trouvé en abondance sous les pierres dans la forêt de lile
Navarin, puis, au mois de décembre, au sommet du Hunter’s Peak,
cône abrupte de 1,700 pieds anglais, dans l’île Hermite; on l’a aussi
trouvé au port Famine, sur la rive septentrionale du détroit de Ma-
gellan.
Commun au cap Horn ; baie Orange; sommet du Choungougou ; île
Hosie, baie des Indiens (D'° Hyades et Hahn). Se retrouve aux Malouines
(Lebrun).
Cette espèce s’éloigne des autres par la forme de son prosternum pro-
longé en arrière et creusé au milieu, et par quelques autres caractères
peu importants ; C’est le type du genre Brachycælus Chaudoir, qui a
redécrit cet insecte sous le nom de B. Duponti.
Coleoptères recueillis à la Terre de Feu. Br
Mrcapops FALKLANDICUS Wat., loc. cit., 437. — Long. 9 4/2 mill. —
Nigro-viridis; Corpore subtus piceo, antennis ad basin femoribusque
piceo-rubris ; thorace transverso, lateribus paulo dilatatis, postice trans-
versim impresso atque punctulato; elytris latis, ovatis, subdepressis,
postice obtusis, punctato-striatis, interstitiis paulo convexis.
Est des îles Malouines (Falkland).
Cette espèce se rapproche de lovalis, mais est plus déprimée, et l’ex-
trémité des élytres est obtusément arrondie.
Micapops DARwWINI Wat., loc. cit., 138. — Long. 8 mill. — Ater,
antenms ad basin pedibusque piceo-rubris, corpore subtus piceo; tho-
race postice punctulato, transversim impresso et foveis duabus magnis
notato ; elytris punctato-striatis.
Terre de Feu.
Trouvé par Darwin à l’île Navarin, près de la presqu’ile Hardy ;
diffère peu du M. ovalis, mais pourtant le corps est plus large, le cor-
selet plus largement marginé, et les bords latéraux sont plus arqués
près des angles postérieurs.
MIGADOPS NIGROCOERULEUS Wat., loc. cit., 138. — Long. 7 4/5 mill. —
Nigro-cϾruleus ; corpore subtus, antennis pedibusque piceo-nigris ; tho-
race postice transversim impresso, punctis minutissimis adspersis foveis-
que duabus. Elytris ovatis, punctato-striatis, interstitiis paulo convexis.
Terre de Feu.
Ressemble beaucoup à l’ovalis, mais les antennes sont plus longues et
noires à la base ; le corselet est plus dilaté en avant, et les élytres sont
plus distinctement sculptés ; enfin la plus grande différence consiste
A
dans la dilatation des tarses intermédiaires &.
B. Tarses intermédiaires très indistinctement dilatés chez les &.
Micanors ovaLIS Wat., loc. cit., 139, pl. nt, fig. 3.— Long. 7 mill. —
Nigro-viridis, corpore subtus piceo; antennis ad basin femoribusque
piceo-rubris ; tibiis tarsisque nigris; capite lato, subdepresso, inter ocu-
los foveis duabus impresso ; thorace transverso, disco convexo, lateribus
in medium dilatatis, postice foveis duabus atque punctis minutis im-
presso; elvtris breviter ovatis, convexis, punctato-striatis.
Terre de Feu, baie Orange (D' Hyades).
Trouvé en abondance par Darwin au Kater’s Peak, île Hermite, près
du cap Horn.
38 L. FAIRMAIRE.
Cet insecte est facile à distinguer des autres quand on examine les 4
dont les tarses intermédiaires présentent les deux premiers articles seuls
un peu dilatés, beaucoup moins que chez les autres; les palpes sont
aussi plus courts.
CARABUS SUTURALIS Fab. — Répandu des deux côtés du détroit de
Magellan; paraît commun à la Terre de Feu et au cap Horn.
CasceLziUS NiTIDUS Waterh. — Creobius Troberti Sol. — Long. 10 à
49 mill. — Viridis, nitore splendide æneo vel cupreo; corpore subtus
femoribusque piceis ; antennis, palpis, tibiis tarsisque piceo rubris; tho-
race longiore plus quam lato, subcylindrico, antice latiore, postice
angustato, sulco dorsali mediocriter distincto, nec non, et ante et post
foveam transversa notato ; elytris elongato-ovatis, postice latioribus, ad
apicem rotundatis, mediocriter convexis, substriatis, striis impunctatis.
(Waterhouse.)
Baie Orange, assez commun; détroit de Magellan.
CASCELLIUS ÆNEO-NIGER Waterh. — C. niger Blanch., Voyage au pôle
Sud, 19, pl. 1, fig. 43. — Long. 11 mill.— Niger, supra indistincte æneo
splendens ; thorace perlongo (elytrorum dimidiam longitudinem æquante),
supra paululum convexo, antice latiore, postice angustato ; sulco dor-
sali mediocriter impresso ; elytris elongato-ovatis, distincte striatis ; tibiis
femoribusque piceo-nigris ; tarsis palpisque piceo-rubris ; antennis arti-
culo basali piceo-rubro, articulis 2 vel 3 proximis piceo lavatis, reliquis
fusco-testaceis. (Waterhouse.)
Baie Orange, très rare.
D’après M. Waterhouse, cette espèce a été trouvée au cap de Tres
Montes et jusqu'à Valdivia; il dit que 2 individus provenant de la
presqu'île Hardy, à la Terre de Feu, ont les antennes, les palpes et les
tarses plus foncés.
CasceLLIUS HyADESN *. — Long. 9 mill. — Oblongo-elongatus, valde
convexus, nitidus, fusco-ænescens aut vage violascens, pedibus piceis,
tibiis apice tarsisque plus minusve piceo-rufis, antennis palpisque tes-
taceo-rufescentibus, illis medio paulo obscuratis ; capite basi transversim
impresso, medio foveolato, ad oculos ere recte plicato; prothorace lati-
tudine haud longiore, postice angustato, lateribus antice leviter arcuatis,
basi haud sinuatis, dorso medio transversim subtiliter strigosulo et sulco
longitudinali sat fortiter signato; elytris oblongo-ovatis, sat profunde
Coléoptères recueillis à la Terre de Feu. 39
siriatis, striis haud punctatis, extus et apice paulo obsolescentibus, inter-
vallis vix convexiusculis, margine externo puneto humerali et post
medium punctis £ grossis signato, apicali parum distinguendo; subtus
piceus aut fusco-piceus.
Baie Orange, pas rare.
Ressemble beaucoup au C. æneo-niger, mais bien plus petit, avec la
tête moins fortement impressionnée en travers à la base, les plis juxta-
oculaires plus droits, les impressions indistinctes, le corselet plus court,
à côtés plus arqués en avant, à angles antérieurs plus effacés, les élytres
un peu plus courts, avec le point apical de la ligne marginale à peine
distinct; le mésosternum est un peu moins large et moins échancré en
carré.
ABROPUS CARNIFEX Fabr. — Metius splendidus Guér. — Baie Orange ;
se retrouve dans le sud du Chili et sur le détroit de Magellan.
ANTARCTIA RLANDA Dej. — A. quadricollis Sol. — Iles Malouines et
Chili.
ANTARCTIA MALACHITICA Dej. — Iles Malouines.
ANTARCTIA COERULEA Sol. — Canal du Beagle.
ANTARCTIA ANODON Fairm.— Trouvée, comme la bradytoides, d’abord
à Punta-Arena et ensuite à la baie Orange.
ANTARCTIA BRADYTOIDES Fairm. — Cette espèce, découverte à Punta-
Arena par l’expédition du Volage, a été retrouvée par M. le D' Hyades
dans le canal du Beagle à la Terre de Feu.
Cette Antarctia est remarquable par ses stries ponctuées effacées en
arrière et sur les côtés, et par la pointe sternale formant presque un
tubercule.
HOMALODERA DORSIGERA *., — Long. 6 mill, — Ovata, antice attenuata,
planiuscula, fusca, nitida, vage æneo-micans, elytris margine externo
suturaque anguste fulvis, macula magna dorsali communi fulvo-testacea,
antice posticeque dentata ornatis, capite antice picescente, palpis, anten-
nis prothoracisque lateribus anguste fulvis, subtus, cum pedibus piceolo-
testacea, elytrorum margine reflexo paulo dilutiore; capite utrinque
late sulcato, sulcis antice puncto impressis, supra antennarum basi
tenuiter sulcatulo; antennis corporis medium attingentibus, articulo 2°
primo breviore; prothorace parvo, transversim quadrato, elytrorum
L0 L. FAIRMAIRE.
medio dimidio angustiore, lateribus fere parallelis, antice tantum ar-
cuatis, sat late reflexis, angulis anticis rotundatis, posticis rectis, stria
dorsali media sat profunda, impressionibus antica et postica transversis
evidentibus, dorso postice transversim subtiliter strigosulo et utrinque
leviter impresso; scutello minuto, rufescente ; elytris sat late ovatis, basi
truncatis, post medium ampliatis, apice abrupte rotundatis, et ante api-
cem absolete sinuatis, lateribus anguste marginatis, hoc margine ante
apicem desinente, dorso obsoletissime siriatulis, stria suturali profunda
et integra, intervallo suturali apice terminali, arcuato et intus breviter
arcuato, spatio apicali impressiusculo; subtus lævis, segmentis abdomi-
nalibus apice punctis minutis setigeris parce obsitis.
Baie Orange.
HOMALODERA SUTURATA *, — Long. 6 mill. — Præcedenti simillima,
sed colore minus infuscato, magis æneo-metallica, macula suturali elon-
gata, haud transversa, haud limitata, diffusa, elytris paulo longioribus
striis (suturali excepta) nullis, angulo suturali recto, sat distincta.
Baie Orange.
Les insectes de ce genre sont fort variables de coloration; mais ici,
outre cette différence facilement appréciable, les élytres sont un peu
plus longs, sans vestiges de siries, sauî la suturale qui est complète,
et l'angle sutural est bien marqué, au lieu d’être obtus comme chez l’es-
pèce précédente.
Ces deux Homalodera se rapprochent du limbata Sol., du Chili; mais
ce dernier, outre la différence de coloration, a les élytres bien plus
amples et plus nettement striées.
Merwopus MacLevi Bates, Ent. Month. Mag., VIIT, 43 (Oopterus). —
Long. 6 mill. — Oblongo-ovatus, antice attenuatus, parum convexus,
fusco-ænescens, nitidus, elytris interdum angustissime rufo-piceo mar-
ginatis, antennis fuscis, articulis 2 primis et 3° basi rufo-testaceis, capite
subtus anoque piceo-rufis, pedibus rufo-testaceis ; capite inter oculos
fortiter oblonge biimpresso, juxta oculos biplicato; antennis crassius-
culis, basin prothoracis haud superantibus, apicem versus haud atte-
nuatis ; prothorace capite latiore sed elytris valde angustiore, transverso,
basi et antice fere æqualiter angustato, lateribus antice arcuatis, basi
breviter rectis, angulis posticis acute rectis, anticis valde obtusis, dorso
medio subtiliter striato, basi medio leviter, utrinque valde impresso,
his impressionibus punctulatis et bifoveolatis ; scutello triangulari, Iævi;
elytris breviter obovatis latis, basi truncatis, post medium leviter am-
Coléoptères recueillis à la Terre de Feu. AA
pliatis, lateribus leviter marginatis, ad humeros paulo angulatis, apice
obtusis, dorso subtilissime striatulis, striis subtilissime punctulatis,
externis obsoletis, intervallo tertio tripunctato, stria marginali apice sul-
ciformi, apice ipso plica tenui intus impressiusculo.
Canal du Beagle; île Picton.
C2t insecte ressemble un peu à un gros Trechus, mais la dent du
menton est bifide, à branches très peu divergentes. Les individus pro-
venant de la Terre de Feu ne diffèrent pas de lespèce trouvée originai-
rement aux iles Malouines.
Trecaus HoRNENSIS. — Long. 5 mill. — Oblongo-ovatus, dorso pla-
niusculus, piceo-brunneus, nitidus, pedibus piceo-rufis, genubus obscu-
ris, antennis brunneis, basi rufo-piceis; capite sulcis 2 latis profundis
parallelis signato, utrinque ad oculos stria brevi postice puncto limitata ;
prothorace transversim cordato, capite cum oculis vix sensim latiore,
postice angustato, lateribus antice sat rotundatis, basi sinuatis, angulis
posticis acute rectis, dorso medio valde sulcato et obsolete transversim
striatulo, lateribus marginato, basi utrinque modice impresso ; scutello
triangulari acuto; elytris ovatis, medio regulariter paulo ampliatis, ad
humeros rotundatis, lateribus anguste marginatis, suturam versus obso-
lete striatulis, interstitio 3° bipunctato, apice arcuatim plicatis et intus
inæqualibus, et separatim rotundatis ; subtus lævis, abdominis sezmento
ultimo apice breviter obsolete strigosulo et utrinque puncto setigero
signato.
Baie Orange.
Ressemble beaucoup au T. nitidus du Chili, mais plus petit, bien
moins convexe, avec le corselet plus rétréci à la base, le sillon médian
plus profond, les impressions de la base simples, sans fossettes, les
élytres un peu moins larges, bien moins marginés et à pli terminal
arqué moins Saillant.
Dans le Voyage de la Favorite sont décrites deux espèces de Trechus
trouvées aux îles Malouines, baie de la Soledad :
TRECHUS SOLEDADINUS Guér., loc. cit., 60, pl. 1, fig. 415. — Long.
ÿ mill. — Alatus, ovalis, gibbosus, brunneo-piceus, lævis ; thorace sub-
cordato, utrinque foveolato, foveolis granulatis ; elytris obsoletissime
striatis, rotundatis, marginatis ; femoribus antennisque basi ferrugineis.
Cet insecte paraît bien appartenir au genre Trechus et être voisin de
l’Hornensis; mais la seconde espèce est probablement un Merizodus, au
moins d’après la figure :
42 L. FAIRMAIRE.
Trecaus AupouIN Guér., loc. cit., 60, pl. 1, fig. 16. — Long. 5 mill.
— Apterus, elongatus, depressus, rufo-piceus, capite magno, thorace
cordato, elytris oblongis, subparallelis, lævigatis, obsoletissime sulcatis,
antennis basi pedibusque testaceis. — An M. Macleyi ?
RHANTUS PRÆMORSUS Er. — R. reticulatus Sol. — Répandu depuis le
Chili jusqu’au détroit de Magellan et sur la Terre de Feu, baie Orange.
NECRODES BIGUTTULUS Fairm. — Cette espèce chilienne se retrouve
au détroit de Magellan et a été prise par M. le D' Hyades sur les bords
du canal du Beagle.
Genre ANISOMERA Br.
Ce genre, créé pour un insecte du Chili, n’a pas été retrouvé à la
Terre de Feu; mais il est curieux de le voir exister à la Géorgie du
Sud, où une espèce a été recueillie, par la mission allemande, dans les
flaques d’eau des glaciers.
AnIsoMERA CLAUSSI Müll., Deut. entom. Zeit., 1884, 417. — Long.
19 mill. — Elongata, supra flavicans, subtus nigra ; thorace brevi, pos-
tice parum angustato, nigro-maculato; elytris thorace latioribus, postice
angustatis, apice oblique truncatis, lineolatim nigro irroratis ; pedibus
flavis.
Payrosus Darwin Waterh., Linn. Soc. Lond., XIV, 531, I. — Ma-
louines.
OrHIUS ANTARCTICUS. — Long. 4 1/2 mill. — Elongatus, convexius-
culus, abdomine leviter ampliato, brunneo-piceus nitidus, antennis, pal-
pis pedibusque testaceo-rufis, interdum prothorace et capitis basi rufes-
centibus ; capite prothorace haud angustiore et haud breviore, fere
quadrato, angulis rotundatis, antice Îere truncato, parum dense punc-
tato, longe hirto; antennis crassiusculis sat brevibus, medium protho-
racis haud attingentibus, apicem versus vix sensim crassiusculis, arti-
culo 4° crassiore, 2° 3° que æqualibus et sequentibus paulo longioribus,
&-10 æqualibus, sed paulatim transversis ; palpis maxillaribus articulo
ultimo oblongo-ovato ; prothorace elytris haud angustiore, ovato, postice
vix attenuato, antice cum angulis rotundato, angulis posticis magis ob-
tuse rotundatis, dorso seriebus 2 multipunctatis, lateribus inordinate et
inæqualiter punctatis ; scutello vix distinguerdo: elytris prothorace sen-
sim brevioribus, postice paulo latioribus, apice truncatis, alutaceis et
Coleoptères recueillis à la Terre de Feu. L3
sat fortior punctatis ; abdomine a basi postice leviter ampliato, subtiliter
sat dense punctato, apice rufescente, supra parce, subtus densius vil-
1050.
Baie Orange.
Cet insecte se rapproche de l'O. melanocephalus, mais il en est bien
distinct par ses élytres courts qui semblent soudés et ne pas recouvrir
d'ailes, et par son corselet fortement arrondi en avant avec les angles
antérieurs.
Genre MORYCHASTES, nov. gen.
L'insecte qui sert de type à ce nouveau genre du groupe des Bvr-
rhiens présente de la ressemblance avec les Pedilophorus, mais il en
diffère essentiellement par les pattes non comprimées, les tibias des trois
paires allongés, plus étroits, sans sillon pour recevoir les tarses et les
antennes non terminées en massue. Ces dernières ne sont pas tout à fait
filiformes et grossissent peu à peu jusqu’à l'extrémité, les 1% et 3° ar-
ticles sont les plus longs, subégaux ; le 2° un peu plus court, les avant-
derniers articles sont un peu transversaux ; le dernier article des palpes
maxillaires est ovoïde, un peu obtusément tronqué, celui des labiaux
est plus oblong tronqué ; les yeux touchent le bord du corselet, mais ne
sont pas recouverts ; le corselet est presque trapézoïdal, mais fortement
rétréci en avant, le bord postérieur est assez fortement bisinué et em-
brasse la base des élytres ; l’écusson est triangulaire, un peu oblong, les
élytres sont ovales, tronqués à la base, le rebord épipleural est court,
oblique, mais assez large ; le prosternum est plan, assez large, obtusé-
ment arrondi à l'extrémité qui touche presque le lobe obusément ar-
rondi du métasternum, le mésosternum étant réduit à une lame mince,
un peu arquée, peu distincte, le métasternum est court ; les pattes sont
médiocrement longues, grêles, non comprimées, ni angulées, le 5° arti-
cle le plus long, le 4°7 à peine plus court, les 2° et 3° assez courts, le 4°
très petit, les tibias antérieurs présentent en dehors à extrémité un
sillon peu marqué, assez court, ne pouvant recevoir le tarse; aux tarses
antérieurs les trois premiers articles sont subégaux, le 3° muni d’une
lamelle étroite, le 4° très petit, le 5° assez long ; les postérieurs sont
aussi longs presque que le tibia, le 1% article est allongé, les 2° et 3°
plus courts, le 4° très petit, le 5° aussi long que les trois précédents
réunis, le 3° muni d’une petite lamelle grêle.
MorycHAsTES AusTrALIS Blanch., Voy. Pôle Sud, 52, pl. 1v, fig. 7
Byrrhus). — Long. 5 à 6 mill. — Ovatus valde convexus, æneo-viridis
&h L. FAIRMAIRE.
aut ænescens, metallicus, nitidus, breviter fulvo-villosus, subtus fuscus,
parum nitidus, abdomine interdum picescente, pedibus piceis, antennis
paulo dilutioribus ; Capite dense punctulato, inter oculos puneto ma-
jore impresso; prothorace ad latera valde declivi, his fere rectis, antice
convergentibus, sat acute anguste marginatis, dorso subtiliter sat dense
punctulato, angulis posticis, subacutis, Supra impressis scutello subti-
lissime punctulato ; elytris medio ampliatis, apice separatim obtusis,
dorso punctulatis et utrinque vage longitudinaliter impressis, ante api-
cem sat fortiter transversim impressis ; pectore lateribus abdomineque
sat dense punctulatis.
Baie Orange : Anse Saint-Martin ; sommet du Choungougon, trouvé
primitivement à Port-Famine par l’expédition au Pôle Sud.
Ressemble beaucoup au Pedilophorus modestus pour la forme et la co-
loration ; mais il en diffère, outre les caractères génériques, par les im-
pressions longitudinales des élytres qui forment de larges sillons vague-
ment indiqués et qui donnent à la villosité une apparence de bandes
plus ou moins régulières et larges.
Genre BRACHYMYS *, nov. gen.
Corpus breviter ovatum, valde convexum. Caput verticale. Oculi
convexi, breviter ovati, haud occulti. Antennæ sat elongatæ, basin pro-
thoracis attingentes, apicem versus paulo crassiores, articulo 4° sat
crasso, 2° 3° que subæqualibus, sequentibus brevioribus, penultimis
subquadratis, ultimo oblongo-ovato, duobus præcedentibus conjunetis
æquali. Labrum sat angustum, emarginatum. Palpi maxillares, articulo
ultimo brevi crasso, truncato, labiales minore, truncato. Prothorax
valde convexus, elytris angustior. Elytra brevissime ovata, haud striata.
Prosternum modice latum, mesosternum latum, antice arcuatim exca-
vatum, metasternum breve, processus intercoxalis sat angustus. Pedes
mediocres, haud compressi, tibiis haud sulcatis, tarsis tibiis haud bre-
vioribus, subtus dense villosis, anterioribus articulis 4 primis brevibus,
5° elongato, 4° simplici, posterioribus articulo 1° elongato, duobus se-
quentibus conjurctis æquali, 3° apice subtus longe penicillato, 4° bre-
vissimo, 5° primi jere ne unguibus simplicibus, basi obtuse an-
gulatis.
La place de ce nouveau genre est à côté des Amphicyrta ; mais la tête
paraît peu rétractile, le chaperon est moins court, le labre bien moins
grand, bien plus court, placé sur un plan inférieur, les palpes maxil-
Coléoptères recueillis à la Terre de Feu. LS
laires sont plus courts, le dernier article plus gros, plus court, tronqué,
non surmonté d’un petit article supplémentaire ; le 2° article des an-
tennes est presque aussi long que le 3°; le corselet est très convexe
dans le sens de la longueur aussi bien que en largeur, et il est rétréci à
la base ; les élytres sont rétrécis à la base, plus convexes en largeur,
les pattes sont presque cylindriques, les tibias nullement sillonnés en
dehors et le 3° article des tarses postérieurs présente une sorte de la-
melle étroite qui ressemble plutôt à un faisceau de poils ; les élytres
embrassent l'abdomen et n’ont d’épipleures qu’à la base. Comme chez
les Amphicyrta, les pattes postérieurs sont assez rapprochées, tandis que
les intermédiaires sont très écartées à la base.
BRACHYMYS PUBERULUS *. — Long. 4 3/4 mill. — Breviter ovatus, fus-
cus, nitidus, submetallescens, pilis rufis sat dense vestitus; capite dense
punctato, summo medio ingresso, antennis pedibusque picescenti-rufis,
illis pubescentibus ; prothorace transverso, antice sat fortiter, basi bre-
viter angustato, lateribus rotundatis, anguste marginatis, angulis anti-
cis valde reflexis, posticis obtusis, minus reflexis dorso subtiliter dense
punctato ; scuiello minuto, ovato, elytris brevibus postice valde declivi-
bus, apice obtuse simul rotundatis, sat fortiter sat dense punctatis, in-
tervallis alutaceis ; prosterno medio punctato, inter coxas utrinque
siriato, apice obtuso, antice dilatata et truncato, pectore abdomineque
punctatis, hoc pilosulo, lateribus paulo impresso.
New-Year-sound, Terre de Feu.
SCLEROGNATHUS FEMORALIS Guér. — Répandu dans la partie méridio-
nale du Chili jusqu’au détroit de Magellan ; commun aux environs de
la colonie chilienne, à Punta-Arena et Port-Moutt ; retrouvée par M. le
docteur Hyades, à la baie Orange.
MACROSOMA GLACIALE Fab. — Baie Orange.
LISTRONYX TESTACEUS Fab. — Baie Orange.
DEROMECUS CANALICULATUS *. — Long. 43 mill. — Elongatus, antice
posticeque leviter attenuatus, niger, nitidus, subtilissime pubescens ;
capite fortiter punctato, summo medio impresso, supra antennarum
basin utrinque oblique leviter elevato ; antennis parum gracilibus, basin
prothoracis superantibus, parum dentatis, articulo 2 tertio evidenter
breviore ; prothorace angusto, latitudine baseos haud breviore, antice
leviier attenuato, basi dilatato, angulis posticis elongatis, apice com-
L6 L. FAIRMAIRE.
pressis truncatis, subtus leviter sinuatis, supra carniatis, dorso dense
punctato, medio late fortiter sulcato ; scutello ovato subquadrato, dense
subtiliter punctato ; elytris elongatis, striato-punctatis, striis parum im-
pressis, intervallis planiusculis, subtilissime dense punctulatis ; subtus
nitidior, pectore dense sai fortiter punctato, adomine subtilissime punc-
tulato, apice evidentius et nigro-piloso, lateribus impressis.
Baie Orange.
Remarquable par son corselet étroit, fortement canaliculé, à angles
postérieurs comprimés, tronqués, un peu sinués en dessous ce qui rend
la troncature fortement angulée, et surtout par la proportion du 2 ar-
ticle des antennes qui est évidemment plus court que le 3.
CorvmBires FueGensis *, — Long. 10 mill. — Elongatus, modice con-
vexus, dorso planiusculus, niger, nitidus, obsoletissime metallescens,
subtiliter griseo-pubescens, pedibus piceo-fuscis, tarsis trochanteribus-
que piceis; capite parum dense punctato, Summo puncto impresso, antice
obsolete biimpresso, antice obtusissimo, leviter marginato; antennis sat
gracilibus, basin prothoracis fere attingentibus, articulo 4° crassiore,
cæteris subæqualibus, 2 vix breviore, prothorace latitudine media haud
longiore, antice basique fere æqualiter angustato, lateribus arcuatis,
postice sat fortiter sinuatis, margine postico medio emargiuato, utrinque
impresso, angulis posticis valde elongatis, carinatis, intus leviter arcua-
tis, apice truncatis, dorso modice convexo, sat dense subtiliter punc-
tato, medio sulcato ; scutello fere orbiculari, medio carinulato; elytris
oblongis, medio vix ampliatis, apice conjunetim obtusis, punctato stria-
tis, intervallis planiusculis, subtiliter dense punctulato-rugosulis ; sub-
tus sat dense punctatus, mento ruio-piceo.
Baie Orange.
Ressemble assez au C. affinis d'Europe, mais plus court avec le cor-
selet plus arrondi sur les côtés en avant, bien moins marginé sur les
côtés avec les angles postérieurs moins droits et moins aigus, et le
disque plus sillonné, les élytres sont plus courts, la tête n’est pas con-
vexe, et la teinte est un peu plus noirûtre.
CYPHON PALLIGOLOR. — Long. 3 mill. — Ovoideus, postice leviter atte-
nuatus, convexus, fulvus, modice nitidus fulvo-pubescens, sutura an-
gustissime infuscata, prothorace basi utrinque vage infuscato, subtus
cum pedibus paulo rufescens, antennis brunneis, articulo 4° rulo;
capite parum convexo, indistincte punctulato ; antennis articulo 1° Cras-
siuseulo, 2 parvo, tertio paulo breviore, his 2 conjunctis quarto æquali-
Coléoptères recueillis à la Terre de Feu. 47
bus; prothorace brevissimo, longitudine triplo latiore, elytris valde
angustiore, margine postico late arcuato, dorso subtiliter punctato ; sCu-
tello triangulari, sat acute, punctulato ; elytris basi utrinque rotundatis
post medium angustatis, parum subtiliter dense punctatis ; subtus sub-
tilissime punctulatus.
Baie Orange.
Par sa forme ovalaire atténuée en arrière, cet insecte rappelle un peu
les Olibrus.
PYRACGTOMENA BIOCULATA Blanch. Voy. Pôle sud, IV, 70 pl., fig. 7
(Chauliognathus). — Découvert orignairement au Port-Famine et retrouvé
à la baie Orange. Les deux individus recueillis par M. le D' Hyades sont
d’une coloration plus foncée que celle indiquée par la description et la
figure.
Je crois qu'il faut rapporter cette espèce au Lampyris obscura Fab.
Syst. ent. 200 — Ent. Syst. I, 2, 4 — OI. ent. Il, 28, 18, pl. 2, fig. 43.
— Nigra, clypeo utrinque macula rufa. Clypeus integer, niger lateribus
depressis macula magna rufa. Elytra fusca, immaculata. Abdomen et
pedes nigra.
Tierra del Fuego.
Genre HAPLOUS *, nov. gen.
Ce nouveau genre, voisin des Telephorus, en diffère par le pénultième
article des tarses entiers non bilobé et les crochets petits, simples; le
dernier article des palpes est plus ovalaire, obtus. Chez l'espèce type les
élytres sont, en outre, beaucoup plus courts que l’abdomen dont les
3 derniers segments restent à découvert; mais ce caractère ne semble
pas avoir l’importance que Lacordaire y a attachée, car une deuxième
espèce du détroit de Magellan ne peut en être séparée génériquement
par la seule différence de longueur des élytres. La tête est conformée
comme celle des Telephorus, un peu plus courte en avant, les antennes
sont insérées de la même manière, et leur 2 article est très petit.
Le pénultième article des tarses est assez largement et fortement sil-
lonné en dessus, de sorte qu’en le regardant dans le sens de la longueur
il peut paraître un peu échancré, mais il n’est nullement bilobé ; le der-
nier article est inséré à la base du 4e.
HAPLOUS SEGMENTARIUS *. — Long. 7 à 11 mill. — Atrosubcyaneus,
nitidus, elytris fere opacis, prothoracis vitta basali angusta, utrinque ad
48 L. FAIRMAIRE.
latera paulo dilatato-producta rubra, segmentis abdominibus apice an-
gustissime rubro marginatis ; capite fere lævi, obsolete impressiusculo,
ante antennas utrinque foveato, mandibulis piceis ; antennis dimidium
corporis attingentibus, validiusculis, articulo 2° brevi, cæteris subæqua-
libus ; prothorace transverso, elytris parum angustiore, antice paulo an-
gustato, lateribus leviter arcuatis, postice late, antice anguste marginato-
reflexis, margine postico sat crasse marginato, medio late sinuato, dorso
lævi, antice plus minusve transversim impresso, postice obsolete im-
presso et medio breviter suleatulo, angulis anticis valde, postice fere
obtuse rotundatis ; scutello basi transverso, apice constricto, fere lævi,
nitido; elytris abdomine brevioribus, postice vix attenuatis sed leviter
dehiscentibus, apice obtuse rotundatis, punctulato-coriaceis, sutura et
utrinque lineis duabus obsolete elevatis ; pedibus mediocribus, tibiis
anticis basi leviter arcuatis, tarsis articulo 4° longiore, 4° integro, ungui-
culis parvis, integris. — g' minor, elytris paulo angustioribus, abdo-
mine magis attenualto, segmento ventrali penultimo profundissime
emarginato ; ? major, abdomine paulo ampliato, segmento ventrali pe-
nultimo medio elevato et sulcato.
Baie Orange.
Je crois qu’il faut classer dans le même genre le Telephorus magella-
nicus Leguillon, Revue Zoolog. 1844, 293, qui ressemble beaucoup à
l’insecte précédent, mais s’en distingue facilement par les élytres recou-
vrant complètement l’abdomen ; la coloration est aussi moins noire, plus
bleuâtre, moins mate sur les élyires qui sont peut-être un peu moins
rugueux, et les segments abdominaux ne sont pas marginés de rouge.
Ce dernier insecte est, du reste, le même qui a été trouvé par le capitaine
King à Port-Famine et décrit par Curtis sous le nom de Telephorus ru-
bromarginatus (Trans. Linn. Soc. Lond. 1839, 201).
Genre CHITONISCUS Waterh. Trans. entom. Soc. Lond. 14875, 331.
Menton très petit. Languette tronquée en avant avec les angles arron-
dis. Dernier article des palpes labiaux subcylindrique, petit presque aussi
long que les deux précédents réunis. Pénultième article des palpes
maxillaires pas plus long que large, le dernier deux fois aussi long que
le 2°, plus large à l'extrémité mais non sécuriforme. Mandibules bifides
à l’extrémité. Labre transversal, non échancré. Tête pas très rétrécie
derrière les yeux ; chaperon séparé de la partie antérieure par une
ligne profondément marquée; à peine une saillie sur la base des an-
tennes. Yeux pas très saillants. Antennes modérément longues, 2 arti-
Coléoptères recueillis à la Terre de Feu. 49
cle cylindrique, un peu plus long que le 4 et plus grêle, les 3°, 5e et
7° articles presque égaux, un peu plus courts que le %, les 4°, Ge et 8°
un peu plus courts que les 3°, 5° et 7°, les 9, 40° et 11° devenant gra-
duellement un peu plus forts. Thorax déprimé avec tous les angles ar-
rondis et la base sinuée. Écusson transversal, tronqué à l'extrémité.
Élytres couvrant incomplètement l'abdomen, ‘divergents à l’extrémité,
pattes longues, tarses antérieurs ayant les 4 premiers articles subégaux,
décroissant insensiblement ; 1% article des postérieurs aussi long que
les deux suivants réunis. Hanches antérieures saillantes, prosternum en-
foncé entre elles et canaliculé ; les intermédiaires un peu séparées ;
mésosternum tronqué en avant, excavé transversalement entre les
hanches ; métasternum très court avec une profonde impression centrale;
hanches postérieurs largement séparées. Téguments généralement mous.
Pas d’ailes.
CHITONISCUS BREVIPENNIS Wat., loc. cit., 332. — Long. 9 mill. — Piceus,
depressus ; corpore subtus femoribusque piceo-testaceis. Capite sat lato,
nitido, irregulariter haud crebre punctulato, clypeo piceo-testaceis. An-
tennis piceis, articulo 4° et 9, 10° et 11° piceo testaceis, his pubescen-
tibus. Thorace dorsim depressiusculo, nitido, sat crebre subtiliter punc-
taio, longitudine vix latiori, lateribus rotundatis. Scutello piceo testaceo,
subtiliter punctulato. Elytris basi thorace paulo latioribus postice amplia-
ts, Striatis ; singulo elvtro margine interno arcuato. Abdomine supra ni-
tido, impunctato, subtus subtiliter aciculato-punctato, punctis setiferis.
Pectore nitido, impunctato.
Tierra del Fuego.
La surface des élytres est faiblement ridée, et les stries (pas profondé-
ment enfoncées) sont par paire et non ponctuées.
Ce très curieux insecte (dont les antennes à articles peu serrés rap-
pellent celles des Blattes) a été trouvé en nombre par Darwin, sous les
pierres au bord de la mer (Waterhouse).
L'expédition française n’a pas rencontré cet insecte remarquable dont
les élytres déhiscentes sont anormales dans le groupe de Hélopides ; il
paraît que les pierres qui lui servent d’abri sont recouvertes à chaque
marée.
Le genre suivant, découvert récemment à la Géorgie du Sud, semble
former la transition entre les Chitoniscus et les Hydromedion, se rappro-
chant des premiers par les élytres plus courts que l'abdomen, mais al-
longés, non déhiscents.
(1885)
LE
50 L. FAIRMAIRE.
Genre PERIMYLOPS Müll. Deut. entom. Zeit. 1884, 419.
Caput triangulare, pone oculos constrictum. Palpi maxillares articulo
ultimo ovato, truncato. Labrum transversim, apice leviter marginatum
mentum parum, oblongum. Oculi parvi, transversi, integri, vix promi-
nuli. Antennæ ante oculos insertæ, graciles, articulo 2° elongato. Scu-
tellum magnum, trapezoidale. Pedes graciles, coxæ anticæ subglobosæ,
prosterno anguste separato. Corpus apterum.
PErIMYLOPS ANTARCTICUS Müller, loc. cit. — Long. 6 1/2 à 8 mill. —
Elongatus, opacus, niger vel nigro-fuscus, parcius pilosellus ; prothorace
subquadrato, apice angustato, sparsius punctato ; elytris angulosis.
Noir ou d’un brun noir, allongé, à pubescence courte et rare; tête et
corselet à ponctuation fine, pas très serrée. Corselet à peine plus large
que long, fortement rétréci en avant, arrondi sur les côtés, tronqué à la
base avec les angles obtus, carène latérale très faible, à peine distincte.
Surface très faiblement convexe. Élytres un peu plus larges que le cor-
selet, ne couvrant pas tout à fait l'abdomen, fortement ridés avec quel-
ques lignes longitudinales indistinctement élevées. Chaque élytre est
arrondi à l’extrémité.
Sous les pierres et aux racines des plantes.
Genre HYDROMEDION Waterh. Trans. ent. Soc. Lond. 1875, 333.
Ce genre, créé par M. Waterhouse pour deux insectes rapportés par
Darwin de la Terre de Feu et du détroit de Magellan, a été caractérisé
par lui de la manière suivante :
Antennes longues et grêles, les articles, 3 à 10, se raccourcissant
graduellement, le 10° à peine d’un tiers plus long que large. Elytres
couvrant l'abdomen, non divergents à l'extrémité, les bords internes
se touchant presque jusqu’à extrémité. Prosternum enfoncé entre les
hanches, caréné. Mésosternum tout à fait déclive en avant, comprimé
entre les hanches qui ne sont pas très séparées. Métasternum court,
sillonné postérieurement ; hanches postérieures pas très séparées.
Le reste comme dans le genre Chitoniscus.
Le genre ÆHydromedion est identique avec le genre Mylops Fairm.
Ann. ent. Fr. 1883, 499, mais l’espèce sur laquelle est fondé ce dernier
genre ne parait pas être la même que le H. elongatum. Les exemplaires
assez nombreux rapportés du cap Horn par MM. les docteurs Hyades et
Coléoptères recueillis à la Terre de Feu. 51
Hahn sont bien les mêmes que le Mylops magellanicus Fairm. Cet insecte
diffère de l’H. elongatum par la taille sensiblement plus petite, les an-
tennes, moins longues, assez robustes, avant leurs trois premiers arti-
cles égaux, les articles 4-8 égaux en longueur, les 9° et 40° un peu plus
larges et très peu plus longs, le 41° ovalaire, acuminé ; extrémité de
chaque article est brune ; la tête est ponctuée assez fortement et un peu
inégalement avec deux impressions assez mal marquées ; les angles pos-
térieurs du corselet sont très obtus et non presque droits, sa largeur est
notablement supérieure à la longueur, sa surface est assez inégale, pré-
sentant deux impressions qui ne paraissent pas exister chez l’elongatum
et sa ponctuation est un peu inégale ; l’écusson est très densément ponc-
tué à la base ; les stries des élytres sont fortement ponctuées, mais elles
ne sont un peu profondes que vers la suture, et elles sont effacées à
l'extrémité et sur les côtés, leurs intervalles ne sont pas convexes et
sont très finement ponctués.
Les individus trouvés à la baie Orange, dans le canal du Beagle, sont
plus grands que ceux du détroit de Magellan, 9 mill. au lieu de 8.
La place de ce genre, des précédents et des suivants paraît bien être
à la suite des Hélopides, comme l’ont proposé MM. Waterhouse et Mül-
ler. Ne connaissant d’abord que le genre Hydromedion (Mylops Fairm.)
j'avais donné trop d'importance à la saillie et à la connexité des hanches
antérieures et suivi trop à la lettre l’opinion de Lacordaire disant, en
parlant des cavités cotyloïdes antérieures fermées et des hanches anté-
rieures saillantes : tout Hétéromère qui réunit les deux caractères qui
viennent d’être signalés, doit, à mon avis, être placé dans leurs rangs
(Lagriides). Mais ce caractère des hanches, bien marqué chez les Hy-
dromedion, et les Chætoniscus, disparait chez les Parahelops et les Bra-
chyhelops qu’on ne peut pourtant en éloigner. C’est après les Nephodes
qu'il me paraît convenable de classer tous ces genres qui sont remar-
quables par la mollesse de leurs téguments et l’absence d'ailes.
HYDROMEDION ELONGATUM Waterh., loc. cit. — Elongatum, piceo-testa-
ceum, sat nitidum. Capite sat magno, sat crebre subtiliter ponctulato,
Thorace capite paulo latiori, longitudine vix latiori, sat crebre fortius
punctato, leviter convexo, antice omnino rotundato, postice paulo an-
gustato, angulis posticis (plerumque) fere rectis, obtusiusculis. Scutello
iransverso, basi parce punctulato. Elytris basi thorace paulo latioribus,
et 2 3/4 longioribus, postice ampliatis, sat convexis, fortiter punctatc-
Striatis, interstitiis sat angustatis, leviter convexis, nitidis ; singulo ely-
tro ad apicem rotundato. Abdomine subtus parce subtilissime punctu-
lato. — Long. 5 lin. (10 mill. 4/2).
52 TA L. FAIRMAIRE.
Var. — Tête plus distinctement ponctuée. Thorax avec les côtes plus
arrondies, et les angles postérieurs plus obtus. Mésosternum seulement
faiblement caréné entre les hanches ; stries des élytres moins densément
ponctuées.
Terre de Feu.
HYDROMEDION MAGELLANICUM Fairm., Ann. Soc. ent. Fr. 1883, p. 500
(Mylops). — Long. 7 à 10 mill. — Oblongo-elongatum, piceolo-testa-
ceum, nitidum, glabrum, aut prothorace capitisque disco infuscatis,
aut piceo-brunneus, fulvo vage maculosus, pedibus fulvo-piceis, brun-
neo tinctis, antennarum articulis brunneo breviter terminatis ; capite
mediocri, sat dense punctato, interoculos sat late impresso et interdum
ad oculos impressiusculo ; antennis mediocriter gracilibus, articulo 2°
tertio vix longiore, articulis 4-8 æqualibus, penultimis paulo crassiori-
bus et paulo longioribus, ultimo longiore, acuminato ; prothorace trans-
verso, elytris angustiore, lateribus cum angulis anticis rotundato, antice
parum arcuato, basi leviter late sinuato, angulis obtusis, subrotundatis,
dorso inæquali sat dense punctato, utrinque leviter biimpresso ; scutello
lato, obtuso, dense sat subtiliter punctato, apice lævi; elytris oblongis,
medio leviter ampliatis, apice separatim obtuse rotundatis, punctato-
substriatis, punctis extus et apice obliteratis, intervallis planiusculis,
alutaceis, vix perspicue rarius punctulatis ; pectore vix parce punctu-
lato, abdomine apicem versus punctato-asperulo et fulvo setosulo, late-
ribus impresso.
Baie Orange, Punta-Arena, détroit de Magellan.
Paraît différer de l’Æ. elongatum Waterh. par la tête de grosseur mé-
diocre, impressionnée au milieu, les antennes peu grêles, à articles 4-8
égaux, le corselet à peine arrondi au bord antérieur avec les angles
postérieurs plus arrondis, l’écusson très ponctué à la base, les élytres à
lignes de points ne formant que de faibles stries avec les intervalles
plans indistinctement ponctués. La coloration de cette espèce est extrê-
mement variable, ainsi que la forme du corselet et même des an-
tennes.
Un individu de grande taille, d’un roussâtre assez brillant, à la tête
sans impression médiane distincte, avec une ponctuation plus fine, plus
rare, les antennes à 3° article aussi long que le 2, le corselet à côtes
parallèles avec les angles postérieurs plus arrondis, les antérieurs très
£&
1
Coléoptères recueillis à la Terre de Feu. D3
arrondis et avec une ponctuation moins grosse, moins inégale (var. :
distinguendum).
Baie range.
L’Helops oblongiusculus Blanch., Voy. Pôle Sud, 171, pl. n, fig. 3,
pourrait bien appartenir à ce genre.
HYDROMEDION DISTINGUENDUM Fairm. — Long. 10 mill. — Je crois de-
voir séparer sous ce nom un individu plus grand, remarquable par son
corselet rétréci seulement en avant avec les angles antérieurs et le bord
très arrondis et les côtés presque parallèles dans leur moitié postérieure;
Pécusson est aussi moins transversal, assez fortement sinué de chaque
côté, très densément ponctué avec l'extrémité lisse et une fine carène
longitudinale ; en outre, la tête ne présente pas les deux impressions
entre les yeux et dans sa partie antérieure, au-dessus de l'impression
arquée de l’épistome, elle a un court sillon longitudinal au lieu d’une
faible impression transversale. Serait-ce une variété de l’elongatum ?
Baie Orange, un seul individu.
HYDROMEDION VARIEGATUM Waterh. loc. cit. 336. — Long. 9 mill.
— Præcedentibus valde affine ; piceum, mitidum, fulvo guttulatum, an-
tennarum articulis basi fulvis, pedibus fulvis, piceo maculosis, episto-
mate antice fulvo ; capite punctato, inter oculos rugosulo, antice obtuse
triangulariter impresso, antennis medium corporis fere attingentibus,
articulis elongatis, 2° 3°que æqualibus, ultimis 3° paulo crassioribus ;
prothorace valde transverso, lateribus cum angulis rotundato, dorso in-
æquali, sat fortiter inæqualiter punctato, ad angulos posticos sat fortiter
impresso ; scutello dense punctato, apice sub lævis elviris medio paulo
ampliatis, sat late marginatis, fortiter lineato-punctatis, vix striatulis, la-
teribus et apice irregulariter punciatis, striatum intervallis lævibus et
alternatim parum regulariter paulo elevatis ; abdomine subtiliter punc-
tulato-asperulo.
Anse Saini-Martin.
Bien distinct des précédents par son corselet transversal à bords laté-
raux tranchants, ses élyires assez largement marginés, et sa coloration
brune maculée de fauve.
Je crois qu’il faut rapprocher de cette espèce l’insecte dont la descrip-
tion suit et qui a été trouvé par la mission allemande à la Géorgie du
Sud.
HYDROMEDION SPARSUTUM Müll. Deut., ent. Zeit. 1884, 418 (Mylops). —
Long. 8 à 11 mill. — Oblongus, modice convexus, minus nitidus, subti-
d4 L. FAIRMAIRE.
lissime pubescens, fuscus, maculis sparse conspersus ; subtus, pedibus
antennisque dilutioribus ; capite prothoraceque fortiter minus dense
punctatis; scutello punctato; elytris subcoriaceis subtilius parce punc-
tatis.
Oblong-elliptique, convexe, d’un brun de poix, parsemé de taches
jaunes très éparses, notamment sur les élytres, peu brillant, à pubescence
très fine. Bouche, palpes, antennes, dessous du corps et pattes d’un
brun clair ou jaunâtre. Yeux petits, peu convexes, non saillants. Corse-
let un peu plus large que long, à angles arrondis, les antérieurs plus
que les postérieurs. Ecusson assez fortement ponctué. Elytres finement
coriacés, à ponctuation éparse, peu profonde, formant parfois de faibles
lignes sur le milieu.
Sous les pierres et à la racine des gazons.
HYDROMEDION ANOMOCERUM. — Long. 9 mill. — Un individu qui res-
semble beaucoup à l’'H. variegatum en diffère par une coloration plus
claire parsemée de taches moins nombreuses et moins distinctes et sur-
tout par les antennes ayant les trois premiers articles subégaux (le 2° à
peine plus long que le 3°), les 4° et 6° plus courts que le 5°, le 40° un
peu plus court que le 9°, le 41° pas plus long que le 9° ; en outre le corse-
let est moins large, plus également ponctué, ne présentant pas de petits
espaces lisses, les angles postérieurs sont bien moins arrondis, les ély-
tres sont assez marginés latéralement en arrière, mais à peine vers la
base, ils sont un peu moins fortement ponctués ; l’écusson est conformé
de la même manière.
Sommet du Choungougon.
Les espèces de ce genre sont fort difficiles à caractériser ; les formes
sont variables et d’une manière insensible et inégale, car parfois les deux
côtés du corps ne se ressemblent pas complètement ; leurs téguments
sont assez mous et paraissent se déformer facilement, notamment les
élytres.
Genre PARAHELOPS Waterh. Trans. ent. Soc. Lond. 1875, 333.
Ce genre ressemble extrêmement au précédent pour le faciès, mais il
en diffère notablement par les yeux saillants, la tête rétrécie à la base,
les antennes à 34 article ordinairement plus long que le 2°, et surtout par
les hanches antérieures et intermédiaires écartées, beaucoup moins sail-
lantes, les pro- et mésosternum plus ou moins larges.
Les deux espèces de la Terre de Feu décrites par M. Waterhouse, ont
Coléoptères recueillis à la Terre de Feu. 55
été retrouvées par l’expédition française ; comme elles sont peu con-
nues, je crois utile d’en redonner les descriptions en les complétant par
les deux espèces de Parahelops découvertes aux îles Malouines et dont
une a été rapportée par le Volage.
ParAHELOPS DarwiImn Waterh. loc. cit. 334. — Long. 7 à 9 mill, —
Oblongus, modice convexus, fusco-piceus, nitidus, lateribus sæpe dila-
tioribus, antennis palpis pedibusque rufo-piceis ; capite dense punctato,
antice arcuatim leviter impresso, inter oculos obsolete sat late biim-
presso, spatio intermedio anguste lævigato ; antennis prothoracis basin
attingentibus, crassiusculis, apice paulo crassioribus ; prothorace trans-
verso, elytris parum angustiore, lateribus medio fere angulatim arcua-
tis, angulis anticis fere rotundatis, posticis obtusis, dorso dense punc-
tato, utrinque antice et medio impressiusculo ; scutello subtiliter punc-
tato ; elytris ovato-oblongis, apice separatim obtuso-rotundatis, sat grosse
punctato-striatis, striis punctisque apice et extus obsolescentibus, inter-
vallis planiusculis, subtiliter punctatis ; pectore grosse laxe punctato,
abdomine fere lævi, segmentis basi subtiliter punctaiis.
Baie Orange ; New-Yearsound ; sommet du Choungougon ; île Hoste ;
baie des Indiens.
Ressemble un peu à l’Æydromedion elongatum, mais plus court, à cor-
selet plus large et plus ponctué et bien distinct d’ailleurs par les carac-
tères génériques.
La description de M. Waterhouse convient bien aux insectes rappor-
tés par M. le D' Hyades ; mais le 3 article des antennes est seulement
un peu plus long que le 2, et non pas égal aux deux premiers réu-
nis.
Cette espèce diffère du P. pubescens par une iorme plus élargie,
moins convexe, le corselet moins transversal, à angles postérieurs obtus
et l’absence de pubescence.
PARAHELOPS PUBESCENS Waterh. loc. cit. 334. — Long. 7 mill. —
Præcedenti affinis, sed minor, paulo angustior et præsertim magis Con-
vexus; fuscus, nitidus, subtiliter rubiginoso-pubescens, subtus cum
pedibus, palpis antennisque piceo-rufescens, his articulo 4° dilutiore ; ca-
pite dense punctato, supra antennas utrinque transversim impresso, his
apice paulo crassioribus ; prothorace minus transverso, subquadrato,
lateribus leviter arcuatis, margine postico fere recto, angulis acute rectis
angulis anticis rotundatis, dorso dense punctato, utrinque transversim
leviter biimpresso ; scutello depresso, punctato ; elvtris post medium
PAIN PUR EE L 1
56 L. FAIRMAIRE.
leviter ampliatis, punctato-substriatis, striis primis profundioribus, in-
tervallis planis, subtilissime vix perspicue punctulatis ; pectore abdo-
mineque dense sat fortiter punctatis.
Canal du Beagle, baie du Naturaliste, cap Horn, sommet du Choun-
gougon.
Bien distinct du précédent par sa forme plus convexe, les angles pos-
térieurs du corselet presque aigus et la ponctuation égale et assez forte
du dessous du corps. Il est, en outre, remarquable par la fine pubescense
rousse-qui recouvre le corps en dessus et en dessous, et par ses an-
tennes dont le 3° article est presque deux fois aussi long que le 2°, tan-
dis qu'il est presque égal chez les deux autres espèces.
PARAHELOPS QUADRICOLLIS Waterh. loc. cit. 335. — Oblongus, piceo-
niger, sat Convexus, nitidus, breviter griseo-pubescens. Capite creber-
rime distincte punctato ; oculis prominulis. Thorace parum convexo,
creberrime distincte punctato,capite 4/3 latiori, longitudine 4/5 latiori,
margine antico medio parum producto, angulis anticis rotundatis, late-
ribus fere parallelis, ante angulos posticos subito parum obliquis, angu-
lis posticis obtusiusculis scutello parvo triangulari. Elytris thorace paulo
latioribus et 2 1/5 longioribus, sat convexis, postice paululo ampliatis,
sat fortiter punctato-striatis, interstitiis convexiusculis, subseriatim
subtilisssime punctulatis. Abdomine crebre distincte punctato. — Long.
3 1/5 lin (6 1/2 mill.).
Cette espèce se rapproche beaucoup du P. pubescens et offre la même
structure générale, mais elle est relativement plus large. Elle se distin-
gue par la ponctuation plus serrée de la tête et du thorax et par la lar-
geur de ce dernier. Les élytres sont proportionnellement moins allon-
gés, les épaules sont marquées. L’abdomen est moins fortement et
moins densément ponctué que chez le pubescens, et la pubescence est
plus fine. L’extrémité des antennes et les tarses sont d’un brun de poix.
Varie pour le corselet, dont les côtés sont légèrement arrondis. — Wa-
terhouse.
Iles Malouines.
PARAHELOPS ANGULICOLLIS *. — Long. 7 mill. — Præcedenti similli-
mus, sed paulo brevior, haud pubescens, antennis brevioribus, apice
crassioribus, articulo 3° secundo parum longiore, ultimo brevi apice
obtuse truncato, prothorace lateribus magis acute marginatis, ante me-
dium leviter angulato rotundatis, basi obliquatis, margine postico ante
angulos leviter sinuato, his sat acutis, supra depressis, dorso tennius
Coléoptères recueillis à la Terre de Feu. D7
punctato, ad angulos anticos impresso; scutello punctato, apice medio
lævi; elytris similiter striatis, sed striis fortius punctatis, et punctis
apice vix obsolescentibus, intervallis haud distincte punctulatis minus
planatis, 3° paulo latiore. j
Canal du Beagle, baie du Naturaliste, île Hoste, cap Horn.
ParAHELOoPs Haversu Waterh., loc. cit., 336. — Long. 6 1/2 mill. —
Ovalis, piceo-fuscus, nitidus, subtus cum pedibus dilutior; Capite pro-
thoraceque subtiliter dense punciatis; antennis gracilibus, basin protho-
racis vix attingentibus, articulo 3° secundo jere duplo longiore, protho-
race valde transverso, medio elytris parum angustiore, lateribus cum
angulis anticis rotundatis, explanato-reflexis, margine postico late si-
nuato, angulis posticis obtuse rotundatis, supra impressis, scutello fere
truncato, punctulato ; elytris ovatis, basi truncatis, lateribus explanaio-
reflexis, fortiter punctato-striatis, intervallis convexiusculis lævibus ;
subtus dense punctatus.
Iles Malouines.
Comme le dit M. Waterhouse cet insecte rappelle le Necrophilus sub-
teraneus par sa forme générale et le rebord du corselet ainsi que celui
des élytres ; chez ces derniers il est très large à la base et s’efface vers
l'extrémité.
Genre BRACHYHELOPS *, nov. gen.
Ce nouveau genre est très voisin des Parahelops, mais il en diffère
par le corps court et large, le labre échancré, la tête plus large, les an-
tennes plus grèles, ne grossissant qu’insensiblement vers Pextrémité,
dépassant notablement la base du corselet, ayant les articles 2-4 sub-
égaux, le 2 à peine distinctement plus court que le suivant, le dernier,
presque deux fois aussi long que le pénultième, le dernier article des
palpes maxillaires oblong, conique, assez pointu, des palpes labiaux
plus grêle et tronqué; les tarses sont plus larges avec le 4° article bi-
lobé ; le prosternum et le mésosternum sont larges enire les hanches
qui sont à peine globuleuses, nullement saillantes ; le rebord épipleurali
est bien plus large; les élytres ne sont pas soudés et ne recouvrent
pas d’ailes.
BracayHeLops Hauxn *, — Long. 6 mill. — Ovatus, vix oblongius-
culus, convexus, rufulo-piceus, nitidus, subtus cum antennis, palpis,
pedibus et elytrorum margine reflexo dilutior ; capite lato, sat dense
punctato, antice fere truncato et impressione Îere obsoleta, utrinque Îo-
58 L. FAIRMAIRE.
veolata, arcuatim signato ; prothorace transverso, elytris parum angus-
tiore, longitudine plus duplo latiore, lateribus leviter arcuatis, antice
vix angustiore, angulis anticis rotundatim obtusis, posticis acute rectis,
margine postico utrinque leviter late sinuato, dorso mediocriter sat
dense punctato, medio utrinque puncto grosso signato ; scutello trian-
gulari, vix punctato ; elytris ad humeros obtusis, postice a medio an-
gustatis, apice obtusis, dorso sat fortiter substriato-punctatis, punctis
postice minoribus, striis 3 marginalibus integris, profundaribus et for-
tius punctatis, intervallis planiusculis, haud punctatis, prosterno inter
coxas utrinque striato, pectore laxe punctato, abdomine subtiliter parce
punctulato, segmento 4° basi tenuiter rugosulo.
Baie Orange ; sommet des Sentry-Boxes (600 mètres d'altitude). :
Genre ANTARCTOBIUS *, nov. gen.
Ce genre est voisin des Barynotus, mais il en diffère par le 4° article
du funicule qui est plus long que le 2, le scape atteignant ou dépassant
un peu le bord postérieur des yeux et assez brusquement renflé à l’ex-
trémité. Il se rapproche davantage du genre Catoptes, de la Nouvelle-
Zélande, dont il se distingue par les yeux transversaux, brièvement ova-
laires, le scape assez brusquement renflé à l'extrémité, le 2° article du
funicule plus court que le 1° mais plus long que le suivant, les articles
3-6 ovalaires parfois très courts, le 7° un peu plus gros, parfois trans-
versal ; la massue est oblongue, ovale, acuminée, articulée. Les hanches
antérieures sont contiguës, assez saillantes, les intermédiaires sont peu
distantes, les postérieures beaucoup plus ; l’écusson est petit, triangu-
laire ou tronqué. Le corps est oblong, un peu comprimé latéralement,
les élytres sont un peu carénés en dehors, à stries faibles, mais parfois for-
tement ponctuées ; les pattes sont assez courtes et médiocrement fortes,
les fémurs en massue, les tibias antérieurs droits, assez fortement mu-
cronés à l'extrémité interne, denticulés en dedans; les tarses sont ciliés,
le 3 article assez large, bilobé, les crochets sont libres.
Le faciès de ces insectes rappelle assez bien celui des Barynotus squa-
mosus et viridanus ; ils sont recouverts d’une pubescence extrêmement
fine.
ANTarcTogius Hvapesn *. — Long. 11 mill. — Elongatus, antice
posticeque fere æqualiter attenuatus, convexus, elytris compressis, rufes-
cente-brunneus, fusco vage plagiatus, capite infuscato, sat nitidus pube
tenui grisea parum dense vestitus ; capite sat dense punctulato, rostro
Coléoptères recueillis à la Terre de Feu. 29
paulo fortius punctato, carina media apice dilatata signato ; antennis pi-
ceo-rufescentibus, sat gracilibus, funiculi articulo ultimo transverso,
clava ovata; prothorace elytris angustiore, longitudine paulo latiore,
basi et antice fere æqualiter angustato, lateribus medio fere parallelis,
dorso subtiliter dense punctulato, linea media longitudinali parum im-
pressa ; scutello ovato, apice obtuso ; elytris elongatis, postice magis
compressis, apice fere oblique truncatis et ante apicem utrinque tuber-
culo obtuse conico signatis, dorso tenuiter punctato-substriatis, punetis
basin versus paulo majoribus, intervallis planis, alutaceis, alternatim
vix convexiusculis, externo fere carinato, stria marginali profunda et
fortiter punctata ; subtus brunneus, nitidior, abdomine basi impresso,
pedibus rufo-piceis, tarsis anticis 4 articulo 3° bilobo, tarsis posteriori-
bus îere integro.
Canal du Beagle.
ANTARCTOBIUS LACUNOSUS *. — Long. 9 mill. — Oblongus, minus
compressus, brunneo-piceus, sat nitidus, costulis, antennis pedibusque
rufo-piceis, supra pube tenuissima grisea parum dense vestitus ; capite
infuscato, cum rostro sat tenuiter punctato, illo haud carinato, inter ocu-
los minute foveato ; prothorace elytris angustiore, lateribus rotundato,
antice vix sensim angustiore, dorso sat subtiliter dense punctato, antice
impressione transversa, medio interdum profundiore signato, basi utrin-
que transversim leviter impresso, scutello angusto, fere triangulari,
obtuso; elytris substriato-punctatis, punctis plus minusve grossis, su-
tura elevata, intervallis, interdum alternatim elevatis, sæpe interruptis
et postice transversim connexis, ante apicem utrinque Callo obtuso pa-
rum valido instructis; subtus brunneus, nitidior, metasterno et abdomine
basi valde impressis.
Baie Orange.
Dans cette espèce, les tibias antérieurs sont très faiblement spinuleux
en dedans et le 3° article de tous les tarses est fortement bilobé. Elle est
plus petite et plus courte que la précédente et la sculpture des élytres
est variable, les stries plus ou moins marquées, les intervalles plus ou
moins convexes et interrompus, formant des aréoles irrégulières, la côte
externe toujours plus marquée et d’une teinte un peu plus claire ainsi
que les parties un peu saillantes. Cette espèce est très distincte de la
précédente par sa taille plus faible, sa forme plus courte, le corselet plus
arrondi sur les côtés, plus impressionné en avant, les élytres plus courts,
plus fortement striés, ponctués avec les intervalles plus convexes,
interrompus, les tubercules antéapicaux plus gros, etc.
+
L
60 L. FAIRMAIRE.
ANTARCTOBIUS DISSIMILIS. — Long. 6 1/2 à 7 mill. — Præcedenti
affinis sed angustior, minor; brunneus, nitidus, prothoracis basi et
margine antico, elytrorum sutura et margine externo, corpore subtus,
antennis pedibusque rufo-piceis ; capite dense punctato, inter oculos
foveato et ante transversim impresso, rostro fere aciculato-punctato, an-
tice oblonge impresso ; funiculi articulo 2° primo parum breviore,
sequentibus brevibus, clava ovato-acuminata ; prothorace subquadrato,
lateribus rotundato, basi sat fortiter marginato, dorso sat fortiter dense
punctato, medio postice oblonge impresso, antice linea elevata polita,
postice dilatata ; scutello vix distincto ; elvtris ovato-oblongis, ad hume-
ros valde rotundatis apice conjunctim rotundatis, fortiter striato-puncta-
tis, intervallis alternatim paulo convexioribus, externo magis COnvexo,
parte laterali profunde punctato-striata, stria marginali oblonge fortiter
impressa ; subtus brunneus, nitidior, mesosterno et abdominis basi for-
titer late impressis ; ® paulo major, prathorace magis convexo, Ÿiita
media longitudinali polita basi punctata, antice breviter bisulcata, elvtris
fortius striato-punctatis, intervallo externo magis costulato, elyirorum
apice in Caudam truncatam, ad suturam concavam breviter producto,
parte laterali grosse seriatim punctata, linea marginali sulcata, apice
profundiore, linea antemarginali apice sulcata ; subtus rufo-picea, nitida,
abdomine convexo, segmentis 2 et 3 utrinque valde impressis, ultimo
depresso.
Baie Orange, sommet du Choungougon.
La différence entre les deux sexes rend cette espèce très remarquable;
elle se distingue facilement de la précédente par sa taille beaucoup plus
petite, sa forme plus étroite, les élytres plus atténués en arrière, à
épaules bien effacées et à stries régulières, le corselet est plus fortement
ponctué, fortement rebordé à la base.
ADIORISTUS SULCATUS. — Long. 47 mill. — Oblongus antice attenua-
tus, postice valde convexus, niger, sat nitidus, pedibus obscure rufis,
genubus, tibiarum apice tarsisque nigricantibus ; capite convexiusculo,
subtilissime punctulato, inter oculos puncto impresso, rostro vix distinc-
tius punctuluto, apice dilatato, rugosulo et impressione arcuata, medio
subinterrupta signato ; antennis fuscis, cinereo-pubescentibus ; protho-
race sat parvo, transverso, antice parum angustiore, lateribus sat rotun-
datis, angulis posticis obtusis sed evidentibus, anticis valde decumben-
tibus, dorso subtilissime sat dense punctulato ; scutello sat minuto,
oblongo, truncato ; elytris amplis, medio prothorace duplo latioribus,
basi truncaüs, medio regulariter ampliatis, apice separatim obtuse angu-
Coléoptères recueillis à la Terre de Feu. 61
latis, dorso late ad profunde sulcatis, sulcis crenatis, intervallis convexis,
subtiliter punctulatis, 3° paulo magis convexe, apice paulo prominulo, 5°
7°que paulo convexioribus, apice conjunctis et paulo prominulis, spatio
suturali elevato, post medium paulo incrassato et convexiore, sutura
ipsa depressa; pectore parum fortiter punctato, abdomine subtiliter
punctulato, basi impressiusculo, processu abdominali obtusissimo, tibiis
omnibus intus breviter setosulis.
Canal du Beagle.
Ressemble un peu à A. crassirostris Fairm., du Chili, mais bien plus
grand, à corselet à peine distinctement ponctué, à élytres plus amples,
fortement sillonnées avec les intervalles relevés en côtes et l'extrémité
ondulée ; se rapproche encore plus de l’A. angulatus Guér., mais le
corselet est légèrement arrondi et non presque anguleux sur les côtés,
et les élytres, bien plus fortement sillonnés, ne sont pas ridés en travers
et n’ont pas les épaules aussi anguleuses.
LOPHOTUS viTULUS Fab. — Espèce chilienne qu’on retrouve au détroit
de Magellan et qui a été recueillie à la baie Orange.
MICROPLOPHORUS MAGELLANICUS Blanch. — Ne paraît pas frare au cap
Horn ; est du reste commune à Punta-Arena et aux environs de Puerto-
Mouti.
CALLISPHYRIS SEMICALIGATUS Fairm. Ann. Soc. ent. de Fr. 1859, 496.
— €. Schythei Phil. Anal. Univ., Chili 1878, 38. — Ce bel insecte,
découvert par M. Germain dans les forêts subandines de Chillan, où il
vit sur le Fagus Dombeyi, a été retrouvé dans la baie d'Orange. Il existe
aussi dans le détroit de Magellan. L’insecte décrit par M. Philippi est à
peine une variété de cette espèce.
Genre HORNIUS *, nov. gen.
Ce nouveau genre de Cérambycide se rapproche des Dorcasomides par
ses cavités cotyloides intermédiaires ouvertes en dehors, ses hanches
antérieures saillantes, coniques, un peu angulées en dehors, dépassant
le niveau de la saillie prosternale qu est très mince et presque nulle
entire les hanches, et par ses hanches postérieures contiguës. En outre,
la tête est dégagée du corselet, courte, transversale, avec les yeux sail-
lants, réniformes, mais à peine échancrés, les antennes insérées en avant
et à une certaine distance des yeux, à premier article gros, le deuxième
court, les suivants subégaux, le dernier ne dépassant pas le milieu du
corps ; l’épistome est sinué, le labre un peu moins et très court ; le der-
62 L. FAIRMAIRE. — Coléoptères recueillis à la Terre de Feu.
nier article des palpes maxillaires est oblong-ovoïde, obtusément acu-
miné; le corselet, très court, est un peu plus large que la tête, mais
bien plus étroit que les élytres; ceux-ci sont assez courts, angulés
aux épaules, arrondis conjointement à l'extrémité; le mésosternum est
irès étroit, la saillie intercoxale triangulaire, peu aiguë; les tibias sont
légèrement, mais longuement sillonnés, inermes à l'extrémité; les fémurs
sont faiblement claviformes, les trois premiers articles des tarses sont
subégaux, le premier un peu plus long aux tarses postérieurs, le qua-
trième grêle et allongé; les crochets sont simples.
Le faciès de cet insecte rappelle celui des Tetraopes et surtout des
Astathes ; mais la conformation des yeux, des pattes et du prosternum
le rapproche des Lepturides et des Dorcasomides auxquels il ne res-
semble guère.
HoRNIUS SULCIFRONS *, — Long. 8 mill. — Alatus, breviter oblongus,
subparallelus, convexus, nitidus, fulvus, elytris pallidioribus sed fulvo-
obscuro vage marmoratis, subtiliter pubescens, subtus cum pedibus
paulo rufescens, genubus obscurioribus; capite sat subtiliter punctato,
lateribus fortius, medio sat profunde sulcato, inter antennas sulco brevi,
utrinque foveolato transversim impresso; antennis parce villosulis ; pro-
thorace longitudine plus duplo latiore, lateribus valde rotundato-angu-
latis, angulis posticis paulo obtusis, dorso sat fortiter dense punctato,
antice posticeque transversim obsolete impresso; scutello triangulari-
ovato, paulo concavo, fere lævi; elytris basi et ad humeros pallidioribus
punctis obscuris irregulariter impressis, punctis basi densioribus, apice
rarioribus et subtilioribus, intervallis paulo inæqualibus, stria suturali
parum profunda, margine reflexo angustissimo ; subtus minus nitidus,
metapleuris subtiliter coriaceis.
Baie Orange.
Il est à remarquer que la coloration de cet insecte est analogue à celle
des Hydromedion et des Parahelops, bien qu'il soit ailé et que ses mœurs
doivent être différentes.
Eriopis CONNExXA Germ., var. magellanica Phil., Stett. Ent. Zeit., 1864,
402.
Dans cette variété, qui diffère à peine du type, les taches sont d’une
couleur plus pâle, d’une dimension un peu plus faible.
Répandu dans tout le Chili, la Patagonie et la Terre de Feu.
En ——— )
LISTE
DES
HEMIPTÈRES RECUEILLIS A LA TERRE DE FEU
PAR LA MISSION DE LA ROMANCHE
ET
DESCRIPTION DES ESPÈCES NOUVELLES
Par M. V. SIGNORET, membre honoraire.
Séance du 25 février 1885.
Genre DITOMOTARSUS Spinola, Faun. Chil., Gay, Hist. de Chile,
Zool., vol. VII, 127, 1. — Ruschovu Stal, Vet. Akad., Forh.,
1858, XV, 436. — Signoret, Ann. Soc. ent. Fr., 1863, 548.
Corps ovale, déprimé, aplati en dessus. Tête triangulaire, arrondie en
avant; lobe médian égalant les latéraux ou à peine plus long. Antennes
de cinq articles, le premier ne dépassant pas la tête, le troisième le plus
court, à peine aussi long que la moitié du deuxième, celui-ci avec le qua-
trième et le cinquième les plus longs et presque égaux, le deuxième le
plus long et le plus grêle. Rostre atteignant les pattes intermédiaires ;
premier, deuxième et troisième articles les plus longs et égaux, le qua-
trième le plus petit. Yeux globuleux, arrondis. Thorax aplati, un peu
incliné en avant; angles huméraux arrondis. Écusson iriangulaire ;
extrémité acuminée; un peu plus long que large à la base. Élytres aussi
larges que l’abdomen, la membrane dépassant généralement ce dernier.
Ventre inerme, mutique, les quatrième, cinquième et sixième segments
plus ou moins fortement échancrés. Tibias cylindriques ; tarses de deux
articles.
Ano. Soc. ent. Fr. — Juin 1885.
(11 V. SIGNORET.
DiToMoTARSUS HYADESI, nov. sp. — Canal du Beagle.
Long. 8 à 9 mill.; larg. 4 mill. — Brun ponctué de noir, la ponctua-
tion plus ou moins confluente, la pointe de l’écusson et quelquefois les
deux angles basilaires jaunes, les antennes, le rostre et les pattes brunes,
le premier article des antennes quelquefois jaune avec le sommet brun,
le deuxième article dans quelques-uns plus clair, mais les troisième, qua-
trième et cinquième sont presque noirs, surtout dans les individus plus
clairs ; les élytres, plus ou moins bruns, sont plus foncés vers le som-
met de la corie à l'angle interne; les pattes, d’un brun de poix plus ou
moins foncé, présentent les tibias plus clairs. Tête presque équilatérale,
le lobe médian un peu plus large à l'extrémité et arrondi, à peine plus
long que les latéraux, ceux-ci un peu sinueux sur les côtés, au-dessus
des yeux. Vertex finement strié transversalement; sommet ponctué.
Yeux globuleux. Ocelles peu visibles, insérés plus près des yeux que
de la ligne médiane. Rostre atteignant les jambes intermédiaires, le
deuxième article plus long que le premier et le plus long, le troisième
le plus court. Antennes avec le troisième article le plus court, les
deuxième, quatrième et cinquième les plus longs et presque égaux, le
deuxième deux fois et demie aussi long que le troisième. Prothorax
deux fois plus large que long, les angles huméraux arrondis, les bords
latéraux convexes, le disque fortement impressionné transversalement
en avant, très convexe en arrière, la ponctuation près du bord antérieur
plus fine et plus nombreuse que sur le disque. Écusson acuminé à
l'extrémité, ponctué, excepté sur le sommet qui présente une légère
carène se perdant vers le tiers du disque. Élytres très ponctués, les
bords latéraux très convexes, l’espace marginal très large, la membrane
longue, hyaline, avec une bande légèrement enfumée et offrant sept
nervures longitudinales. Ventre finement ponctué, avec des siries trans-
versales fines ; milieu très convexe, l'extrémité échancrée pour le mâle
et arrondie pour la femelle, les quatrième et cinquième segments irès
échancrés; le sixième segment du mâle, fortement échancré, présente
au milieu un lobule, et, de chaque côté, aux angles, un faisceau de poils
rugueux représentant un lobule et qui dépend de lorgane sexuel mâle,
lequel est entièrement caché par le sixième segment ventral.
Cette espèce est assez variable comme couleur. Les individus les plus
foncés sont d’un brun noirâtre assez uniforme, avec l'extrémité de lécus-
son et les deux angles basilaires d’un brun plus clair jaunâtre, la région
odorifique, la base de la tête en dessous, les tibias d’un jaune brun plus
clair dans les exemplaires plus pâles.
y 4
Hemiptères recueillis à la Terre de Feu. 65
Ce Ditomotarsus se rapproche beaucoup du D. Gayi Spinola et surtout
du D. punctiventris, que nous considérons comme une variété plus fon-
cée du Gayi; mais il en diffère par la tête moins large en avant, par les
ocelles presque invisibles insérés plus près des yeux que de la ligne
médiane, tandis que dans le D. Gayi ils sont aussi éloignés des yeux
que de la ligne médiane; par la ponctuation du bord antérieur du pro-
thorax plus fine et plus dense; la coloration, en outre, est plus foncée.
Genre ISODERMUS Erich., Arch., 8, 1, 284 (1842). — Anchomichon
Spin., Faun. Chil. (1852), 216, pl. 1, fig. 14.
Les espèces qui font partie de ce groupe sont des plus anormales
parmi les Hétéroptères, et l’on ne sait au juste à quelle tribu les rap-
porter. Par le faciès, l’insecte ressemble à un Aradite et à un Aneurus,
mais l'absence d’un canal rostral et, par conséquent, le rostre libre ne
permet pas de le classer parmi eux, et il nous devient difficile de le
placer dans les familles connues, surtout par la brièveté du rostre, la
forme des antennes, et encore plus par Paplatissement du corps. Nous
nous voyons donc obligé de laisser un doute dans la classification de ces
singuliers insectes, pour lesquels le professeur Stal (Énumération , |
3° vol., 1873, 147) a créé la sous-famiile des Isodermiens et qu’il place
dans les Aradites.
IsonerMus Gayi Spinola.— Anchomichon Gayi Spinola, Faun. Chil. (1852).
— Gay, Hist. Chil., Zool., 7, 216, pl. 1, fig. 14.— Mezira ? patago-
nica Stal, Frag. Eug. Resa. Im., 260, 111 (1859). — Isodermus
patagonicus Stal, Enumer. Hemipt., Kongl., Vet Acad. Handl.
(1873), 147, 2. — Cap Horn, baie Orange.
d'et@.— Long. 6 mill.; larg. 4 3/4 mill. au prothorax, 2 1/4 mill. au
milieu de l’abdomen ©, 2 mill. &.— Corps très déprimé, brun poix, bril-
lant, les bords latéraux de l’abdomen, le milieu du dos, le dessous du
corps, les antennes, les élytres et les pattes un peu plus clairs. Tête fine-
ment rugueuse, triangulaire en avant, le lobe médian beaucoup plus long
que les latéraux ; rétrécie en forme de col en arrière. Tubercule antenni-
fère un peu saillant. Yeux globuleux, saillants, aussi éloignés du sommet
de la tête que de la base. Ocelles manquent. Rostre très court, libre dans
toute son étendue, le premier article court, le deuxième plus long, plus
gros et épaissi, le troisième à peine plus long, moins épais, fusiforme, les
filets rostraux débordant le rostre. Antennes aussi longues que la tête,
le prothorax et l’écusson réunis, le premier article très court, ne dépas-
(1885) 3
66 V. SIGNORET.
sant pas le sommet du lobe médian de la tête, chacun des autres articles
le double plus long et égaux entre eux. Prothorax plus de deux fois plus
large que long, le bord antérieur finement marginé, faiblement échancré
et un tiers moins large que le bord postérieur, celui-ci presque droit, les
bords latéraux sinueux, faiblement échancré vers le bord antérieur; au
niveau de l'impression transverse, sur la ligne médiane, un sillon
linéaire longitudinal ne dépassant pas l'impression transverse. Écusson
triangulaire, acuminé, plus long que large à la base, le disque très fine-
ment rugueux. Élytres courts (1), ne dépassant pas l’extrémité de
l’écusson et ne consistant qu’en une écaille presque quadrangulaire,
tronqués à l'extrémité, ponctués le long de la suture cubitale et le long
du bord externe. Un rudiment de membrane remplace l'aile. Pattes très
finement pubescentes, avec l'insertion très éloignée, et d'autant plus
que l’on s'éloigne des antérieures; les cuisses plus ou moins spineuses en
dessous ; les fémurs antérieurs présentent au sommet une épine plus
forte en forme de dent. Tibias cylindriques, épaissis an sommet, mais
sans que nous ayons pu y voir de fossette spongieuse, et, à la place,
nous voyons, à l’extrémité, une rangée de très petites épines en forme
de peigne, ce qui permet, vu l’absence de fossetites spougieuses, de
laisser ce genre dans les Aradites dont il a tout à fait le faciès, et dont
il ferait partie s’il avait un sillon rostral. Tarses de deux articles, le
premier très court, le second très long, trois à quatre fois plus long que
le premier; griffes assez fortes, accompagnées de ganglions allongés
(Spinola dit : trois articles). Poitrine finement striée transversalement
entre les pattes antérieures, lisse en arrière. Abdomen très brillant, pré-
sentant sur le dos un sillon médian et de chaque côté, sur chaque seg-
ment, quatre plaques cicatricielles, dont deux médianes supérieures
ovales près de la base et deux latérales arrondies, plus petites, à langle
latéral supérieur; en outre, sur chaque segment du connexivum, un
stigmate allongé. Sur le ventre on voit également des plaques, mais
au nombre de six par segment, deux de chaque côté du bord latéral
près du connexivum et une de chaque côté de la ligne médiane, celle-ci
largement déprimée ; le dernier segment est large et arrondi chez le
mâle ; la femelle, acuminée, a le cinquième segment fendu jusqu’au
sommet du quatrième.
Nous ne doutons pas que l’espèce du cap Horn soit la même que celle
(1) Dans l’espèce de Van Diemen, Erichson figure des élytres complets qui
couvrent le dos de l’abdomen, mais en laissant découverts tous les bords laté-
raux ou connexivums et l'extrémité de l'abdomen (Erichson, Faune de Van
Diemen (1842), 282, sp. 270, pl. V, fig. 9).
Hémiptères recueillis à la Terre de Feu. 67
du Chili décrite par Spinola, et celle surtout de Patagonie, dont la des-
cription de Stal lui convient parfaitement.
Genre KLEYDOCERUS Westw. (1841). — Lyctus Flor. (1860). —
Ischnorhynchus Fieb. (1861).
KLEYDOCERUS PÆCILUS Spinola. — Pachymerus pæcilus Spinola, Gay, Hist.
de Chile (1852), 149, 5, pl. 4, fig. 15. — P. hyalinatus Spin. id.,
448, pl. 1, fig. 16. — P. hyalinatus Signoret, Rev. Hém. Chil.,
Ann. Soc. ent. Fr. (1863), 563, 61, et P. pæcilus id., n° 62. —
Baie Orange, cap Horn ; Chili (Spinola). — Collection du Muséum
et collection Signoret.
Long. 5 1/2 mill.; larg. 2 mill. — Jaune blanchâtre, ponctué de noi-
râtre et maculé de brun au milieu et au sommet de la corie des élytres.
Antennes et pattes jaunes. Tête acuminée en avant, le lobe médian blanc
antérieurement, ce blanc ressortant d'autant plus que les lobes latéraux
sont d’un brun très foncé de chaque côté. Vertex brun, avec une bande
médiane jaune qui, quelquefois rejoignant deux traits transverses de
chaque côté, forme une espèce d’Y. Yeux grands, longitudinaux, débor-
dant à peine de chaque côté les angles antérieurs du prothorax. Ocelles
insérés sur la ligne basilaire des veux et à peine plus rapprochés de
ceux-ci que de la ligne médiane. Rostre atteignant le milieu de l’inser-
tion des pattes intermédiaires, brun jaunâtre, plus foncé sur les troisième
et quatrième articles, le canal rostral très petit, recouvrant à peine les
côtés basilaires du premier article qui atteint le bord antérieur du pro-
sternum, le deuxième article de même longueur, le troisième un peu
plus petit, le quatrième le moins long. Antennes brunâtres, le premier
article plus obscur et le plus petit, le deuxième le double plus grand et
plus pâle, les troisième et quatrième un tiers moins longs que le deuxième
et égaux. Prothorax deux fois plus large à la base qu'au sommet, le bord
antérieur et les côtés blanchâtres, le disque antérieur plus foncé que le
postérieur ; la ligne médiane blanchâtre du vertex se continue sur le
disque antérieur du prothorax jusqu’à l’impression transverse; bords
latéraux obliques, légèrement sinueux. Écusson un peu plus long que
large à la base, jaune ponctué de brun foncé, surtout au milieu et à la
base, où les points sont plus ou moins confluents. Élytres plus larges
que l’abdomen, jaunes, ponctués, jnuancés de plus pâle, le clavus et
les cellules radiales présentant des séries de points plus forts et offrant
deux fascies ou macules brunes, obliques, l’une transverse au milieu et
Pautre au bord apical de la corie; quelquelois ces bandes ne forment que
des macules ou taches séparées. Membrane jaune hyalin; le milieu pré-
68 V. SIGNORET.
sente une bande longitudinale enfumée. Abdomen brun, recouvert d’une
pubescence grisâtre plus ou moins jaune au milieu. Poitrine avec l’in-
sertion des pattes d’un jaune pâle, ainsi que le bord antérieur du pro-
sternum. Pattes jaunes avec le sommet des fémurs brun ainsi que la
base des tibias.
NagBis FAMINEI Stal, Freg. Eug. (1859), 260, 112. — Patagonie.
M. fuminervi proxima, brevior, posterius latior, capite minus pro-
ducto. Dilute fusco testacea hemylytris pedibusque fusco punctatis, illis
abdomine nonnibil breviore, nervo uno longitudini apicem versus ma-
culis duabus parvis, fuscis ; membrana parva, longitudinaliter nervosa ;
_Capite thoracisque vitta antica fuscis, hoc pone medium subconstricto ;
scutello nigro-fusco, macula utrinque laterali flava. &, $.— Long. 1/2-
5 1/2 mill.; lat. 2-2 1/3 mill.
Nous indiquons cette espèce, car, vu la proximité de la localité, nous
pensons qu'elle doit aussi se trouver au cap Horn, de même qu’elle se
rencontre au Chili.
CORIXA QUADRATA, nov. Sp. — Baie Orange, cap Horn.
Long. 4 6 mill.; larg. à la base de la tête 2 mill., au prothorax 1 2/3
mill. — Dessus brun rayé de jaune flave, dessous jaune, base de Pabdo-
men noire. Tête grosse, jaune brun, plus large que le prothorax, le
front aplati, pubescent, finement ponctué près des yeux; chaperon
brun, noirâtre, pubescent, finement linéolé iransversalement de jaune,
caréné sur le milieu, cette carène peu visible et se continuant sur le
front, mais seulement au sommet. Vertex très large, formant un qua-
drilatère arrondi en avant, le bord postérieur droit, un peu anguleux au
milieu, le disque convexe, presque caréné à la base et présentant de
chaque côté de la ligne médiane et le long du bord oculaire une ligne de
points enfoncés, les deux séries se réunissant un peu avant le bord pos-
térieur, le vertex égalant environ la largeur des yeux réunis. Prothorax
deux fois et demie plus large que long, droit antérieurement, postérieu-
rement arrondi, les angles huméraux angulairement arrondis; disque
offrant huit ou neuf lignes plus ou moins confluentes, et faiblement
caréné au sommet. Écusson noir, mais invisible dans l’état naturel.
Élytres bruns, finement linéolés de jaune ; espace marginal blanc, jau-
nâtre jusque passé le milieu de la corie; la même teinte s'étend aussi à
la naissance de la suture cubitale ; les linéoles jaunes, très étroites, sont
très distinctes à la base du clavus, puis le deviennent beaucoup moins
sur le disque et remontent le long de la côte externe sur l’espace mar-
Hémiptères recueillis à la Terre de Feu. 69
ginal; partie membraneuse indistincte et confondue avec la corie,
excepté un peu vers langle du clavus. — Ce caractère distingue cette
espèce de toutes les autres Corira exotiques ou européennes. — Ailes
manquent. Pattes d’un brun jaunâtre, les antérieures courtes; cuisses
épaisses, aussi longues que le tarse et le tibia réunis; tibias très courts,
à peine la moitié de la longueur du tarse ou palette; celui-ci formant
un croissant avec des cils très longs au bord externe supérieur, au
nombre de seize ou dix-sept, et d’autres beaucoup plus petits au bord
inférieur, puis, au sommet, deux où trois cils presque aussi longs que
les internes supérieurs. Pattes intermédiaires très grêles et longues,
les postérieures avec les tarses et tibias plus foncés, la euisse plus forte
et à peu près d’égale longueur avec le tibia, le tarse très aplati, en forme
de rame, cilié sur les bords et plus fortement au bord interne; ongle ou
griffe large, aplati, plus brun que le reste et du tiers aussi long que le
tarse. Abdomen noir en dessus sur le dos, noir en dessous à la base et
flave au bord et au sommet.
Comme espèce, nous trouvons deux caractères surtout qui la dis-
tinguent de toutes les espèces connues, d’abord la largeur du vertex et
ensuite la membrane confondue avec la corie ; comme grandeur, elle
se rapproche du C. Fabricii, mais s’en éloigne par les caractères énoncés
ci-dessus et par le dessin dont les lignes jaunes transverses sont plus
étroites et moins distinctes sur le prothorax et les élytres.
Ce sont les seuls Hémiptères-Hétéroptères que nous ayons à signaler;
parmi les Hémiptères-Homopières, il n’y a qu’un débris que nous attri-
buons à un Cixiide; mais labsence de la tête et du prothorax nous
empêchant de désigner à quel genre ce débris peut appartenir, nous
nous abstenons de le décrire, bien que le nombre d'Hémipières soit très
restreint et que nous ayons cependant le désir, en faisant cette faunule,
d'augmenter le nombre des espèces; aussi nous pardonnera-t-on de
joindre ici une espèce provenant du Chili et qui peut un jour ou lPautre
se trouver au Cap Horn.
Genre IPSNOLA, nov. gen. (groupe des Achilides Stàl).
Les caractères les plus importants de ce genre résident dans la nerva-
tion des élytres : nous nous appesantissons surtout sur eux. La nervure
interne du clavus atteint presque le sommet de celui-ci, qui finit par un
angle très obtus; les nervures basilaires dépassent sans bifurcation le
milieu de lélytre au niveau à peu près du sommet du clavus, et pré-
sentent diverses bifurcations formant cinq cellules discoïdales (2, 2, 1);
des diverses cellules partent d’autres nervures se rendant à la circonfé-
rence et formant neui cellules apicales, y comprise celle du stigmate peu
70 V. SIGNORET. — Hémaptères recueillis à la Terre de Feu.
visible dans ce genre; les nervures basilaires comprenant les diverses
radiales sont droites, tandis que les autres sont plus ou moins sinueuses
ou courbes. Dans l’espace marginal, nous observons trois nervures
transverses, et dans le clavus, à cheval sur la nervure clavienne externe
(axillaire Spangberg), cinq ou six transverses formant un angle sur la
nervure même et obliquant à droite et à gauche sur la seconde nervure
clavienne ou sur la commissure; les cellules basilaires et celle qui longe
le clavus sur celui-ci même offrent un certain nombre de points tuber-
culeux blanchâtres ; dans les trois derrières cellules apicales, celles de la
commissure, On remarque un point central tuberculeux, arrondi et noir.
Ailes se rapprochant beaucoup de celles des Cixiides, avec deux ner-
vures bifurquées et deux nervures rayonnantes.
Tête tricarénée, avec le vertex légèrement anguleux en avant, un
peu plus long que large et trois carènes correspondant à celle du pro-
thorax et de l’écusson; face privée d’ocelle, avec le front un peu plus
long que le clypeus et caréné; rostre atteignant l’espace intermédiaire
métasternal, le troisième article le plus petit. Prothorax à peine plus
long que la tête ; écusson trois fois et demie plus long. Tibias plus longs
que les fémurs, les postérieurs unispineux
Ce genre se rapproche beaucoup des Cixius comme faciès, mais s’en
distingue facilement par les caractères énoncés ci-dessus, et qui peuvent se
résumer par l'absence d’ocelle frontal, par Pabsence de tubercules pileux
sur les nervures et la présence de points tuberculeux dans certaines
cellules.
IPSNOLA SEXTUBERCULATA, NOV. Sp. — Chili.
Long. , ®, 5 1/2 mil.; larg. 1 3/4 mill.; envergure 13 mill. — Brun,
plus ou moins nuancé, linéolé de jaune clair, les nervures apicales demi-
jaunes ou noires ; sur le clavus, des linéoles jaunes à cheval sur la ner-
vure externe; dans les cellules, surtout les radiales internes et médianes
et le sommet de la cellule clavienne, des points tuberculeux blancs ;
dans les trois dernières cellules apicales, un tubercule noir médian
arrondi ; la portion interne en dehors de ces macules est jaune clair, et
l’externe est lavé de brun. Aïles brunes, avec les nervures noirâtres.
Tête jaune, les carènes nuancées de brun noir de chaque côté, ce qui les
fait ressortir en plus clair; on pourrait dire : les carènes noires avec
ligne médiane jaune. On peut en dire autant des carènes thoraciques et
scutellaires. Les carènes frontales ne sont noires que jusqu’à la suture
du clypéus, tout en se continuant jusqu’au rosire. Joues noirâtres ;
milieu du corps brunâtre ; abdomen brunâtre, avec le sommet des seg-
ments plus clair; organes sexuels jaune brun; spinules des sommets
des tibias et des articles des tarses noires.
—— {ff <—
DIAGNOSES
DE
LYCIDES nouveaux ou peu connus
5e PARTIE (1).
Par M. J. BOURGEOIS.
Séance du 11 février 1885.
1. MACROLYCUS FLABELLATUS Mots., Schrenk’s Reis., 1860,
p4t£) plt7, Ge. 29.
M. Gorham (Trans. ent. Soc. of London, 1883, p. 397) identifie le
Cerceros pectinicornis Kr. avec le Celetes pectinifer Kiesw., mais il met
en doute la réunion de ces deux espèces au Lygistopterus flabellatus
Mots., sans motiver, il est vrai, son opinion. Je crois cependant avoir
suffisamment indiqué la raison de cette synonymie (Ann. Soc. ent. Fr.,
1881, Bull., p. xzvi), que M. Kraatz lui-même n’a pas hésité à recon-
naître. La ®, qui m'était restée inconnue, a été décrite et figurée par
M. Gorham (loc. cit., et pl. xvu, fig. 2); elle diffère du & par les an-
tennes serriformes au lieu d’être flabellées et par le nombre des segments
abdominaux (7 au lieu de 8), dont le dernier est triangulaire et incisé
au sommet.
Mongolie, Amour, Japon.
2. LiPERNES PERSPECTUS Ch. O. Waterh., Illustr. of typ. Spec.
of Coleopt., [, 1879, p. 9, pl. 11, fig 41.
La description de cette intéressante espèce, pour laquelle M. Ch. O.
Waterhouse a créé un genre nouveau, voisin des Lycostomus, a été
faite uniquement sur des ©. J’en possède un & qui faisait partie de la
collection Mniszech et provient également de Shanghai. Les antennes
(1) Voir 1r° partie, Annales 1877, p. 363; 2° partie, Annales 1878, p. 165 ;
3° partie, Annales 1882, p. 141; 4° partie, Annales 1884, p. 63 et pl. 4, fig. 1-5.
Ann. Soc. ent. Fr. — Juin 1885.
72 J. BOURGEOIS.
paraissent sensiblement plus longues que dans exemplaire figuré par
M. Waterhouse et atteignent environ la moitié du corps ; leurs articles»
à partir du 4° jusqu’au 10° inclusivement, sont fortement sinués à leur
bord interne et sensiblement prolongés à leur angle apical ; le dernier,
près de deux fois aussi long que le précédent, est atiénué vers lextré-
mité et comme appendiculé. Les segments abdominaux ont leurs angles
postérieurs plus aigus que dans la majeure partie des Lycostomus, el
l’avant-dernier est prolongé en arrière en deux lobes triangulaires aussi
longs que lui ; le dernier segment (ou 8°) est très allongé et atténué vers
l'extrémité. Le pronotum est noir luisant, avec l’extrème bord latéral
d’un roux pâle ; outre le sillon longitudinal, il présente un sillon trans-
versal, beaucoup plus court, qui coupe le premier à angle droit, vers
la moitié de sa longueur.
Long. 43 mill. ; lat, 5 1/2 mill.
Chine : Shanghaï.
3. Lycus (LYCOSTOMUS) FERRUGINEUS Fab. Ent. syst.,
Suppl., p. 125, vAR.
Il existe, dans les collections, deux espèces très voisines auxquelles
s'applique indifféremment la description sommaire donnée par Fabri-
cius pour son L. ferrugineus (Ent. syst., Suppl., p. 125). L’une est d'un
rouge sanguin en dessus, ses élytres sont graduellement et assez forte-
ment dilatés de la base vers l'extrémité, son pronotum est très trans-
verse, fortement arqué sur les côtés, en ogive surbaissée ; c’est le L. simi-
lis Hope. L'autre espèce, que je considère, avec M. Waterhouse, comme
étant le vrai ferrugineus, est d’un jaune ocracé, à les élytres plus
parallèles, à peine sensiblement élargis vers l'extrémité et le pronotum
moins transversal, avec les bords latéraux moins fortement arqués. La
patrie de ces deux espèces est, en outre, bien différente. Le L. similis, qui
a un habitat plus occidental, n’a été cité jusqu’à présent que du nord de
l'Hindoustan (Himalaya, Népaul, Boutan, Allahabad, Silhet), de Ceylan,
des îles Andaman et de Siam ; tandis que le ferrugineus, espèce plus
orientale, ne paraît se rencontrer que dans l'archipel Malais (Sumatra,
Bornéo, Java). il existe, en outre, aux Célèbes et aux Moluques, une
forme voisine, mais un peu différente, que j'avais d’abord été tenté de
décrire comme espèce nouvelle, mais que je préfère actuellement ne
considérer que comme une variété géographique du ferrugineus typi-
que. Elle est d’une taille généralement plus grande (Long. 19 à 24 mill.),
ses élytres sont plus plans et s’élargissent brusquement vers le 1/5
Lycides nouveaux où peu connus. 73
postérieur, de manière à présenter une forme légèrement spatulée. Jen
ai vu jusqu'à présent à exemplaires, qui tous présentent cet élargisse-
ment postérieur des élytres, quoique à un degré un peu variable sui-
vant les individus.
&. Lycus (Lycosromus) suTuRALIS Redtenbacher, Hügel’s Kaschmir, IV,
1848, p. 508, pl. xxm, fig. 7. — Lycostomus patruelis Bourg.,
An. Mus. Civ. Genov., XVII, 1882, p. 625.
L'espèce que j'ai décrite sous le nom de L. patruelis n’est qu’une va-
_riété de coloration du L. suturalis Redtenb., comme j'ai pu m’en assurer
‘depuis que je possède un individu authentique de ce dernier. Dans la
var. patruelis, la coloration noire des élytres est limitée au pourtour de:
l’écusson et à la moitié antérieure du seul rebord sutural, tandis que
dans lPespèce typique, cetie coloration s’étend de chaque côté de la su-
ture jusqu’à la première côte et même au-delà, de manière à former une
tache suturale commune prolongée jusque vers le milieu.
Kaschmir ; Himalaya : Darjeeling.
5. Lycus (LYCOSTOMUS) HONESTUS Bourg. — Lycostomus modestus Ch. O.
Waterh., Ilustr. of typ. Spec. of Coleopt., I, 14879, p. A1, pl. n,
fig. 10.
Le nom spécifique de modestus ayant été appliqué antérieurement par
von Kiesenwetter à un Lycostomus du Japon (Berl. ent. Zeits., 1874,
p. 250), je propose pour l’espèce de M. Waterhouse le nom d’honestus.
Boutan, Inde, Chamba.
6. Lycus (LYCOSTOMUS) ELONGATULUS Bourg.
Elongatus, fere parallelus, subplanatus, opacus, fusco-niger, thorace
elytrisque rufo-ochraceis, illo disco, his apice nigris ; fronte profunde
impressa; rostro latitudine basali fere duplo longiore, apicem versus vix
angustato, subcylindrito, sæpius rufescente; antennis vix serratis, arti-
culis 2-3 interdum pallescentibus ; prothorace elongato-trapeziformi vel
ogivali, basi longitudine æquali, lateribus sat late reflexo-marginatis,
disco subnitido, angulis posticis haud productis, retusis; elytris basi
thoracis latitudine, subparallelis, apicem versus vix dilatatis, apice ro-
tundatis, obsolete 4-costatis, intervallis rugosis ; corpore subtus nitidius-
culo, trochanteribus, femorum basi abdomineque interdum plus minusve
rufescentibus.
d. Antennis dimidium corporis attingentibus, abdominis segmento 7°
74 J. BOURGEOIS.
(penultimo) utrinque fortiter arcuato et postice rotundatim emarginato,
ultimo triangulariter elongato, bivalvato.
®. Antennis dimidium corporis haud attingentibus, abdominis segmen-
to 7° (ultimo) subtriangulari, lateraliter arcuato.
Long. 9-12 mill. ; lat. 3-4 1/2 mill.
Variat : 1° prothorace modo vix infuscato, modo fere omnino nigro ;
2° elytris omnino rufo-ochraceis.
Birmanie. — Coll. Dohrn, la mienne.
Voisin des L. honestus Bourg. et singularis Waterh., mais facile à
distinguer de ces deux espèces par la taille moindre, la forme plus pa-
rallèle, le prothorax plus long, la coloration, etc.
7. Lycus (Lycosromus) AmBIGuUS Ch. O0. Waterh., Illustr. of typ.
Spec. of Coleopt., I, 1879, p. 44, pl. ni, fig. 3.
M. Waterhouse, se basant surtout sur la similitude du facies et de la
coloration, a réuni, sous ce même nom spécifique, deux formes très
différentes. L’une, qu’il considère comme le &, a le rostre de longueur
médiocre, obconique, d’un quart environ plus long que large à la base,
le prothorax moins transverse, trapéziforme, avec les bords latéraux
moins largement foliacés et moins relevés, l’abdomen noir, bordé de
roux ferrugineux, etc. L'autre, qui serait la Q, diffère par le rostre bien
plus long, grêle, subeylindrique, le prothorax beaucoup plus transverse,
avec les bords latéraux plus largement foliacés et plus relevés, Pabdomen
d’un roux ferrugineux, plus ou moins rembruni dans le milieu de sa
partie basilaire, etc. Or il existe des individus get $ se rapportant par-
faitement à chacune de ces deux descriptions, et je suis d’avis que le
savant auteur anglais a réuni à tort deux espèces différentes. Je réser-
verai à la première, C'est-à-dire à celle que M. Waterhouse considère
comme le &, le nom d’ambiquus et je décrirai ensuite la seconde sous le
nom de restitutus.
L. (Lycosromus) AMBIGUUS Ch. O. Waterh., loc. cit. (3 nec ®).
Elongatus, subpianatus, opacus, fusco-niger, dense ferrugineo-pubes-
cens, thoracis marginibus elytrisque ferrugineo-rufis; rostro latitudine
basali quadrante fere longiore, subconico ; antennis subserratis ; protho-
race vix transverso, trapeziformi, apicem versus paulum angustato, late-
ribus foliaceis, sat reflexis, angulis posticis subacutis ; elytris basi pro-
thorace paullo latioribus, pone humeros paulum arcuato-dilatatis, apice
Lycides nouveaux ow peu connus. 75
rotundatis, obsolete 4-costatis, intervallis grosse rugoso-punctatis, costu-
larum vestigis hinc inde apparentibus.
d. Abdomine sæpius nigro-piceo cum lateribus rufo-ferrugineis, seg-
mento 7° (penultimo) arcuatim emarginato, ultimo semper obscuro, trian-
gulariter elongato, bivalvato.
©. Abdomine sæpius omnino nigro, segmento 7° (ultimo) ogivali, apice
inciso.
Long. 14-16 mill. ; lat. 6-7 mill.
Variat, in utroque sexu, abdomine omnino rufo vel nigro.
Cachar, Neelgheris. — Coll. du Musée royal de Belgique, la mienne.
8. Lycus (Lycosromus) rEsTITUTUS Bourg. — Lycostomus ambiquus
Ch. O. Waterh. 9.
A præcedente præcipue differt rostro longiori, tenui, cylindrico, pro-
thorace magis transverso cum lateribus latius foliaceis. Elongatus, sub-
planatus, nitidiusculus, fusco-niger, minus dense ferrugineo-pubescens,
thorace elytrisque ferrugineo-rufs, illo disco plus minusve nigrescente ;
rostro tenui, cylindrico, latitudine basali fere triplo longiore ; antennis
vixæ serratis ; prothorace transverso, trapeziformi, apicem versus haud
vel vix angustato, lateribus late foliaceis, reflexis, angulis posticis haud
productis, subrectis; elytris basi latitudine prothoracis, pone humeros
parum arcuato-dilatatis, apice rotundatis, obsolete 4- costatis, inter-
vallis a costula longitudinali rugisque transversis dislinctius quam in
præcedente reticulatis ; abdomine ferrugineo-rufo.
&. Abdominis segmento 7° (penullimo) arcuatim emarginato, ultimo
triangulariter elongato, bivalvato.
Q. Abdomine basi plus minusve fuscescente, segmento 7° (ultimo) trian-
gulari, apice inciso.
Long. 42 1/2-17 mill. ; lat. 5-8 mill.
Inde boréale. — Ma collection.
9. Lycus (LycosroMus) NIGRIPES Fabr., Mant. ins., I, p. 163.—Oliv., Ent.,
n° 29, p. 41, pl. 1, fig. 12. — Ch. O. Waterh., Illustr. of typ.
Spec. of Coleopt., I, 4879, p. 43, pl. mn, fig. 6.
M. Waterhouse a redécrit cette espèce d’après l’exemplaire typique
de Fabricius, conservé dans la collection Banks, actuellement au
British Museum. Elle varie beaucoup sous le rapport de la forme du
pronotum, suivant que les bords latéraux foliacés de celui-ci sont plus
76 J. BOURGEO!S.
ou moins relevés. Quand ces bords sont peu obliques par rapport à la
surface du disque, le pronotum présente à peu près la forme d’un
triangle équilatéral, comme le montrent les figures données par Olivier
et par M. Waterhouse. Mais il peut arriver aussi que ces bords se re-
dressent au point de devenir perpendiculaires au disque ; alors la forme
du pronotum, vu d'en haut, change complètement et devient trapézoïi-
dale, comme dans un individu de ma collection, provenant de la
Cochinchine française, dont je suis redevable à M. Gounelle. Un autre
exemplaire, de la même localité, fait le passage entre les deux formes.
Cette espèce a un habitat étendu ; elle se trouve en Cochinchine, à
Siam, en Birmanie et dans l'Himalaya ; j’en possède un exemplaire pro-
venant de Darjeeling.
10. Lycus (Lycosromus) DaAvinis Fairm., Ann. Soc. ent. Fr., 1878,
p. 118 (sub Porrostoma). — Lycostomus debilis Ch. 0. Waterh.
Illustr. of typ. Spec. of Coleopt., E, 1879, p. 15, pl. un, fig. 8.
Ces deux espèces sont identiques, comme j'ai pu m'en assurer en
comparant le type du L. Davidis, que je possède, avec des individus au-
thentiques du debilis. La couleur des bords de Pabdomen varie du roux
ferrugineux ou brun noirâtre.
Chine septentrionale et centrale (Bowring, l'abbé David).
A1. Lyous (Lycosromus) raoracicus Ch. O. Waterh., Illustr. of typ.
Spec. of Coleopt., I, 1879, p. 16, pl. mx, fig. 4.
Cette curieuse espèce paraît varier un peu sous le rapport de la gran-
deur des bords foliacés du prothorax et de la dilatation des élytres. Ma
collection renferme un exemplaire & qui se rapporte entièrement à la
description et à la figure données par M. Waterhouse; les bords laté-
raux du prothorax, à peine relevés, sont énormes et beaucoup plus
larges que les élyires à la base; ceux-ci se dilatent fortement, à partir
des épaules jusque vers le milieu. Dans deux autres individus, «' et @,
le prothorax offre des bords joliacés un peu moins dilatés, et surtout
beaucoup plus relevés que dans Pexemplaire cité précédemment; il en
résulte que, vu d’en haut, il paraît sensiblement moins large, ses expan-
sions latérales ne se présentant, pour ainsi dire, qu’en raccourci; les
élytres sont également un peu moins élargis vers le milieu.
Himalaya : Sikkim, Darjeeling, Boutan.
Lycides nouveaux où peu connus. 77
12. Lycus (THORACOGALON) UMBRATICEPS Bourg.
d. Oblongus, glaber, vix nilidus, niger, thorace elytrisque flavo-ochra-
ceis, illo disco, his macula elongata prope scutellum utrinque trienteque
posteriori nigris, nigredine apicali basin versus angulatim ascendente ;
prothorace basi longitudine paullo latiore, lateribus late foliaceis, re-
flexis, arcuatis, sat parce ruguloso-punctatis, angulis posticis subacutis,
dorso profunde sulcato ; elytris elongatis, ad marginem vix amplialis,
fortiter rugoso-punctatis, 4-costlatis, tertia costa utrinque abbreviata,
quarta ad humerum calloso-incrassata; abdominis segmentis 8 conspicuis,
ultimo triangulariter elongato, tibiis subarcuatis.
®. À mare difiert prothorace lateraliter viæ arcuato, fere trapeziformi,
elytris ad marginem haud ampliatis, abdomine segmentis 7 conspicuis,
ultimo ogivali, ante apicem utrinque sinuato.
Long. 16-17 mill. ; lat. max. 5-6 mill.
Nouvelle-Grenade. — Coll. du Musée royal de Belgique (4), la
mienne (©).
Très voisin de mon L. adumbratus, il en diffère par la forme plus
allongée, le pronotum beaucoup moins transversal, moins fortement
arqué latéralement, avec les bords plus relevés et non explanés chez
le &, par la coloration du dessous du corps et des pattes toujours entiè-
rement noire, par les tibias à peine arqués dans les deux sexes, etc.
Les élytres, au lieu d’être d’un testacé flave luisant avec le 4/4 posté-
rieur noir, comme chez l’adumbratus, Sont ici d’un jaune ocracé pres-
que mat sur un peu plus de leur moitié antérieure et noirs sur le reste;
la coloration noire a, en outre, une tendance à remonter de chaque
côté, pour rejoindre la tache juxtascutellaire. Il est probable qu’il existe
des variétés où cette jonction s’est opérée entièrement et qui, dès lors,
doivent présenter des élytres en majeure partie noirs.
13. CALOPTERON OPULENTUM Bourg.
Oblongo-ovatum, antice altenuatum, Ssubplanatum, brevissime pu-
bescens, subnitidum, nigrum, elytris nigro-cyaneis, sutura, margine et
costis postice flavo-aurantiacis ; prothorace subtrapeziformi, longitudine
basi fere æquali, antice rotundato, lateraliter refleæo-marginato, sinuato,
angulis anticis rotundatis, posticis longe oblique-productis, acutis ; elytris
a basi usque ad medium subarcuatim dilatatis, dein apicem versus simi-
liter attenuatis, subpellucidis, 4-costalis, tertia costa postice abbreviata,
quarta ad humerum calloso-incrassata, intervallis costarum clathris
transversis in areolus divisis, his subconcavalis.
78 J. BourGEoïs.
d&. Abdominis segmentis 8 conspicuis, penultimo postice arcuatim emur-
ginato.
©. Hucusque invisa.
Long. 15 mill. ; lat. hum. 3 mill. ; lat. max. 8 mill.
Equateur (de Ville). — Coll. du Musée royal de Belgique, un seul
exemplaire d.
Cette espèce est voisine du C. flavicauda Kirsch ; elle en diffère par
sa forme plus allongée, ses élytres plus plans, moins brillants, moins
dilatés, avec les aréoles moins grandes et moins excavées. En outre,
la coloration jaune de l’extrémité, au lieu d’être limitée à une tache
apicale, remonte plus ou moins le long de la suture, du bord marginal
et des côtes, surtout de la 4°. A cet égard, le €. opulentum se rapproche
de mon €. Poweri (Ann. Soc. ent. Fr., 1878, p. 168, et 1879, p. 13,
pl.1, fig. 9), avec lequel, toutefois, sa forme générale ne permet pas
de le confondre.
14. CALOPTERON PRETIOSUM Bourg.
Oblongo-ovatum, antice attenuatum, parum convexum, brevissime pu-
bescens, subnilidum, nigro-piceum, thorace lateraliter flavo-marginato,
elytris fusco-violaceis, triente apicali pallide flavis ; prothorace subqua-
drato, antice rotundato, pone medium utrinque sat fortiter coarctato,
basi leviter bisinuato, angulis anticis rotundatis, posticis divaricatis,
products, subacutis ; elytris a basi usque ad medium arcuatim dilatatis,
dein rotundatim attenuatis, subpellucidis, 4-costatis, costis omnibus in-
tegris, secunda et quarta magis elevatis, hac ad humerum calloso-incras-
sata, intervallis costarum clathris transversis sat dense uniseriatim areo-
latis, areolis subconcavatis, transversis.
d. Hucusque invisus.
©. Abdominis segments 7 conspicuis, ullimo triangulari, apice rotun-
dato.
Long. 15 mill. ; lat. hum. 3 1/2 mill. ; lat. max. 9 mill.
Nouvelle-Grenade. — Ma collection, un seul exemplaire 9.
Cette espèce, qui appartient, comme la précédente, au groupe du
C. flavicauda, rappelle un peu, par la coloration, le €. speciosum Guér.-
Mén. (Voy. d’Osculati in Verh. zoolog. bot. Ges. Wien, V, 4855,
p. 581), de l’Amazone, mais elle en est bien distincte par ses élytres for-
tement dilatés vers le milieu, plus brillants, translucides, d’un violet
brunêtre métallique, avec le 1/3 postérieur d’un flave pâle sans tache
Lycides nouveaux où peu connus. 79
apicale, tandis que dans le speciosum ils sont noirs, opaques, médio-
crement dilatés vers l'extrémité, d’un jaune orangé à partir du milieu,
et montrent une petite tache noire à l’extrémité postérieure. En outre,
dans mon espèce, la partie flave des élytres est séparée de la partie mé-
tallique par une ligne courbe, arquée en avant, et non par une ligne
droite transverse.
15. LYPONIA HIMALEJICA Bourg.
Elongata, fere parallela, depressa, Subopaca, pubescens, nigra vel piceo-
nigra, thoracis limbo elytrisque pallide roseo-testaceis ; mandibulis rufis ;
fronte inter oculos transversim profunde impressa; prothorace quadrato,
Subtransverso, antice posticeque fere recte truncato, lateraliter subar-
cuato, disco nitidiusculo, a quadrante anteriori inde canalicutato, mar-
gène antico et laterali parum reflexis, grosse rugoso-punctatis, angulis
anticis Subrotundatis, posticis rectis ; scutello elongato-quadrato, apice
arcuatim emarginato ; elytris 9-costalis, costis subæqualibus, intervallis
sat regulariter quadrato-areolatis ; corpore subtus nitidiusculo, glabro.
d. Antennis ultra medium corporis prolongatis, a quinto articulo
inde longe flabellatis ; abdominis segmento penultimo postice profunde ar-
cualim exciso.
Q. Hucusque invisa.
Long. 43 mill. ; lat. 4 mill.
Himalaya : Darjeeling. — Ma collection.
Cette espèce, la plus grande de celles décrites jusqu’à présent, est
voisine du L. quadricollis Kiesw. (£ militans. Kiesw.), du Japon. Elle
s’en distingue surtout par son pronotum en rectangle presque parfait,
nullement rétréci en avant, avec les bords antérieur et postérieur cou-
pés presque droit et les latéraux légèrement et régulièrement arqués en
dehors, par la coloration du dessus du corps, d’un testacé à peine rou-
geûtre avec le disque du pronotum d’un brun noirâtre, etc. Elle s'éloigne
encore davantage des L. debilis Ch. O0. Waterh. et delicatulus Kiesw..,
par les côtes élytrales subégales entre elles.
46. Drrongces soBrNUS Ch. O. Waterh., Ilustr. of typ. Spec. of Coleopt.,
I, 1879, p. 32, pl. var, fig. 2.
Citée seulement de Birmanie, cette espèce se trouve aussi au Tonkin.
J'en possède un individu @, récolté par M. Martin, lieutenant d’infante-
rie au Corps expéditionnaire.
80 J. BOURGEOIS.
17. XyLoBANUS FAsTIDIOSUS Ch. O0. Waterh., Ilustr. of typ. Spec. of
Coleopt., I, 1879, p. 39, pl. X, fig. 3.
Malgré la différence de patrie, je crois devoir rapporter à cette espèce
un individu $ de l'Himalaya concordant parfaitement avec la descrip-
tion, sauf que le prothorax, au lieu d’être d’un jaune plus pâle que les
élytres, est plutôt un peu plus orangé que ces derniers. Ce ne peut
être, toutefois, le X. rigidus Ch. O. Waterh., car les carénules transver-
sales des élytres sont sensiblement plus serrées dans lintersirie externe
et vers l'extrémité que sur le reste de la surface, caractère assigné par
M. Waterhouse à son fustidiosus. Mon exemplaire est aussi un peu plus
grand.
Long. 13 1/2 mill. ; lat. À mill.
Java, Himalaya.
18. XYLOBANUS ALVEOLUS Bourg.
Elongatus, parallelus, depressus, opacus, tenuissime sericeo-pubescens,
fusco-niger, thorace elytrisque flavo-aurantiacis ; mandibulis rufis, labro
flavescente ; prothorace trapeziformi, latitudine basali paullo breviore,
apicem versus valde angustato, medio constricto, antice subrotundato, busi
obsolete bisinuato, lateribus valde reflexis, angulis posticis productis, acu-
tis, disco 5-areolato, areolis in imo infuscatis ; scutello elongato-quadrato,
medio infuscato, apice semicirculariter exciso; elytris thorace paullo
latioribus, parallelis, apice conjunctim rotundatis, 4-costatis, intervallis
clathris tenuioribus confertim uniseriultim areolatis, areolis transverso-
quadratis, in imo nigrescentibus ; corpore subtus nitidiusculo, coxis tro-
chanteribusque flavescentibus.
d'. Hucusque invisus.
Q. Abdominis segmento ultimo (7°) quadrato, apice rotundato.
Long. 8 1/2 mill. ; lat. 2 1/3 mill.
Himalaya : Darjeeling. — Ma collection (un seul exemplaire).
Voisin du X. humerifer Ch. O. Waterh. par la forme du prothorax,
il s’en distingue par la taille plus grande, la coloration différente, etc.
19. XYLOBANUS APPROXIMANS Boure.
Elongatus, subparallelus, depressus, opacus, subglaber, fusco-niger, tho-
race elytrisque aurantiacis ; mandibulis rufis ; prothorace subtriangulari,
basi longitudine paullo laliore, antice rotundato, medio haud constricto,
basi leviter bisinuato, lateribus parum reflexis, angulis posticis oblique
sat longe productis, acutis, disco 5-areolato ; scutello elongato-quadrato,
Lycides nouveaux ou peu connus. 81
basi attenuato et infuscato, apice profunde arcuatim eæciso ; elytris basi
thoracis latitudine, apicem versus paululum dilatatis, apice conjunctim
rotundatis, 4-costatis, intervallis clathris transversis uniseriatim qua-
drato-ureolatis, clathris costis haud tenuioribus ; corpore subtus niti-
diusculo.
d. Antennis acute serratis ; abdominis segmento penultimo (7°) postice
triangulariter exciso, ultimo elongato-triangulari.
P. Hucusque invisa.
Long. 9 1/2 mill. ; lat. 2 4/2 mill.
Himalaya. — Un seul exemplaire (ma collection).
Voisin du X. costifer Ch. O. Waterh. (Illustr. of typ. Spec. of Coleopt.,
p. 38, fig. 11) (1), mais distinct par la taille plus grande, le prothorax
plus triangulaire, plus atténué en avant, avec les angles postérieurs plus
saillants, etc. Il diffère du précédent par le prothorax non étranglé dans
son milieu, les intervalles élytraux divisés en aréoles subcarrées et non
rectangulaires, les côtes longitudinales plus fines, pas plus épaisses que
les réticulations transversales, les élytres moins parallèles, un peu élar-
gis postérieurement, la couleur plus orangée, etc.
20. Conperis VELUTINUS Ch. O. Waterh., Trans. ent. Soc.. 1878, p. 110.
Je posséde 4 exemplaires 4 de cette jolie espèce, provenant de Dar-
jeeling (Himalaya). Ils présentent tous les quatre une coloration identique
et se rapportent en tous points à la description donnée par M. Wa-
terhouse, mais ils varient un peu sous le rapport des antennes qui sont
tantôt plus larges et plus profondément serriformes, tantôt plus étroites
et moins fortement dentées, suivant les individus.
M. Waterhouse a identifié depuis cette espèce avec le €. signicollis
Kirsch (C. festious Ch. O. Waterh.), de Malacca et de Sumatra ; mais les
individus que j'ai vus de cette dernière provenance m'ont paru assez
différents pour être maintenus à l’état d’espèce distincte.
21. Conneris WATERHOUSEI Bourg.
Elongatus, subparallelus, opacus, supra densissime velutino-pubescens,
niger, prothorace, scutello elytrisque obscure ferrugineo-rufis ; labro et
(1) La comparaison du texte avec la planche me fait supposer que les figures
10 et 11 ont dù être interverties dans l'ouvrage de M. Waterhouse, la figure 10
se rapportant plus exactement au gratiosus, la figure 11 au costifer.
(4885) 6
82 J. BOURGEOIS.
mandibulis rufescentibus; prothorace basi longitudine paullo latiore, api-
cem versus angustato, antice rotundato, lateraliter pone medium pau-
Lum constricto, angulis posticis subproductis, retusis, disco 5-areato, area
dorsali profunda, rhomboïdali, magna, à quadrante anteriori inde usque
ad basin prolongata, in imo nitidiuscula, nigrescente ; scutello nitidius-
culo, quadrato, apice haud emarginato ; elytris 4-costatis, costis æquali-
bus, intervallis obsolete biseriatim punctato-areolatis ; corpore sublus ni-
lidiusculo, coxis trochanteribusque rufescentibus.
d'. Hucusque invisus.
®. Antennis profunde serratis, abdominis segmento ultimo ogivali.
Long. 13-16 mill. ; lat. 4-5 mill.
Himalaya : Darjeeling. — Ma collection.
Voisin du C. major Ch. 0. Waterh., mais bien distinct par le prothorax
presque aussi long que large, fortement atténué en avant, avec la fos-
selte médiane grande, très profonde, s'étendant depuis le 1/4 antérieur
jusqu’au rebord basilaire, l'aspect plus velouté, etc.
COLOBEROS, nov. gen.
(xokofos, mutilé; Eros)
A genere Pyropterus Muls., cui facie valde affinis, antennis tantum
10-articulatis, in mare longe hirsuto-pilosis, præcipue discedit.
Ce genre, que je propose d'établir pour une petite espèce de l’Hima-
laya qui rappelle, par son facies général, notre Pyropterus nigroruber
d'Europe, est surtout remarquable par le nombre des articles anten-
paires, qui est de 10, au lieu de 41, chiffre normal dans tous les autres
genres connus de la famille. La tête, à peine recouverte par le pronotum
en dessus, est marquée, en arrière du front, d’une impression transver-
sale assez profonde et s’avance un peu entre les yeux en une gibbosité
au sommet de laquelle sont creusés les torulus. Les antennes soni fili-
formes, assez épaisses, hérissés, chez le 4, de longs poils très fins, un
peu Îrisés ; leur 1° article est épaissi vers l'extrémité, subpyrilorme,
tronqué au bout; le 2° transversal, excessivement court et presque en
entier enfoui dans le 1°; le 3, qui est le plus long de tous, atteint près
de 3 lois la longueur du 1°; les suivants, un peu plus courts, sont sub-
égaux en longueur, mais diminuent graduellement d'épaisseur vers
extrémité ; ils sont obconiques chez le & et subcylindriques chez la ©;
le dernier est allongé, un peu plus long que le précédent, atténué au
bout. Les palpes maxillaires ont leur dernier article acuminé vers l’ex-
Lycides nouveaux ou peu connus. 83
trémité. Le prothorax est petit, très transverse et présente, sur son
disque, une grande aréole losangiforme occupant toute sa longueur ;
les élytres offrent 4 côtes longitudinales, dont les intervalles sont divisés
par des carénules transversales en une série unique d’aréoles sub-
carrées.
Le genre Coloberos vient se placer naturellemententreles genres Tuphes
Ch. O. Waterh. et Pyropterus Muls. Il a de commun avec le premier la
forme du prothorax et la villosité des antennes chez les &.
22. COLOBEROS TENELLUS Bourg.
Elongatus, nigro-piceus, elytris læte rufis, opacis, brevissime subvelu-
tinis ; prothorace brevi, transverso, nitidiusculo, areola dorsali bene dis-
tincta, magna, rhomboïduli, marginem anticum et basalem attingente,
instructo; scutello quadrato, postice recte truncato; elytris 4-costatis,
intervallis clathris transversis sat irregulariter uniseriatim quadrato-
areolatis ; corpore subtus nitidiore.
d. Antennis longioribus, longe ultra medium prolongatis, ariiculis
a 3° inde obconicis, hirsulo-pilosis ; abdominis segmento penultimo pro-
funde triangulariter exciso, ultimo elongato-triangulari, bivalvato.
®. Antennis paullo brevioribus, articulis a 3° inde subcylindricis, pu-
bescentibus ; abdominis segmento ultimo subsemilunato.
Long. 5 mill. ; lat. vix 2 mill.
Himalaya : Darjeeling. — Ma collection.
23. TRICHALUS OLIVIERI Bourg.
Elongatus, parallelus, depressus, opacus, supra aurantiacus, capite,
ore, antennis corporeque subtus piceo-nigris, elytrorum basi pronotoque
dense hirsuto-villosis ; rostro brevi, transverso, antice arcuatim emargi-
nato ; mandibulis apice rufis ; prothorace parvo, sublriangulari, latitu-
dine basali paullo longiore, antice et lateraliter nigro-limbato, subar-
cuato, marginibus incrassatis, haud foliaceis, parum reflexis, basi leviter
bisinuato, angulis posticis haud productis, relusis, disco medio foveola
profunda, nitidiuscula, in imo nigra nigroque limbata, marginem anti-
cum haud attingente, instructo; scutello quadrato apice nigro, villoso ;
elytris basi thorace latioribus multoque longioribus, parallelis, 7-costatis,
costis allernis elevatioribus, juxtasuturali basi trifida, intervallis rugis
transversis quudrato areolatis; corpore subtus nitidiusculo, mesosterno
rufescente.
d. Antennis longe flabellatis, articulis a 3° inde ramulum compressum,
pubescentem, articuli longitudinem mulio superantem emittentibus, ultimo
84 J. BourGEoIs. — Lycides nouveaux ou peu connus.
elongato-lamelliformi; abdominis segmento penultimo (7°) postice medio
arcuatim eæciso, ultimo triangulari, bivalvato.
Q. Antennis acute serratis ; abdominis segmento ultimo (7°) triangu-
lari, subtus triangulariter impresso.
Long. 14-15 mill. ; lat. 4 mil.
Moluques : Gilolo (Halmahera). — Coll. E. Olivier.
Cette remarquable espèce, que l’on distinguera facilement de toutes
celles connues jusqu’à présent à la villosité du prothorax et de la base
des élytres, semble faire le passage des Cladophorus aux Trichalus. Elle
rappelle les premiers par les antennes du g' longuement flabellées, tan-
dis que ses autres caractères la rattachent incontestablement aux se-
conds.
Elle m'a été communiquée par M. E. Olivier, de Moulins, à qui je me
fais un plaisir de la dédier.
24. TRICHALUS PYGOXANTHUS Bourg.
Elongatus, parallelus, subdepressus, opacus, subtilissime sericeo-pubes-
cens, ater, thorace, scutello elytrisque flavo-ochraceis, his quadrante pos-
teriori nigris ; rostro brevi, transverso, nitidiusculo, antice arcuatim
subemarginato ; mandibulis rufis, palpis basi lestaceis ; prothorace trape-
Ziformi, longitudine basi fere æquali, antice subrecto, postice trisinuato,
lateraliter angulatim arcuato, ante basin constricto, marginibus parum
elevatis, angulis anticis bene distinctis, subdentatis, posticis sat productis,
acutis, disco medio foveola sat profunda marginem anticum haud attin-
gente instructo, utrinque transversim plicato, punctis grossis, rugosis
ad imarginem anticum et lateralem ; scutello quadrato, apice arcuatim
emarginato ; elytris ad humeros thorace paullo latioribus, parallelis,
2-costahis, costis alternis multo elevatioribus, juxta-suturali basi trifida,
éntervallis clathris transversis quadrato-areolatis ; corpore subtus niti-
diusculo, pectore, coxis, trochanteribus abdominisque segmentis 3 ultimis
flavo-ochraceis.
d. Antennis longe ultra medium corporis prolongatis, articulis a 3°
inde elongatis, compressis, subserratis ; abdominis segmento penultimo
(7°) postice medio triangulariter exciso, ultimo elongato-triangulari, bi-
valvato.
©. Hucusque invisa.
Long. 11-12 mill. ; lat. 3 mill.
Moluques. — Ma collection.
Espèce remarquable par la couleur testacée de l’extrémité de l'abdomen.
"ESS ———
RECHERCHES
SUR LES
Coléoptères du nord de l’Aîfrique
Par M. Louis BEDEL,
Séance du 25 février 1885.
Recherches synonymiques (1).
Harïpalus (Pangus) tingitunus * Fairm., 1876, Petites Nouv. Ent., IF,
p. 37 = Harp. oblitus Dej. (patruelis Dej. — M. Fairmaire à bien voulu
me communiquer ses types; ils appartiennent à la variété noire et sans
reflets métalliques.
Cymindis Chaudoiri * Fairm. — Carabique nouveau pour la faune
africaine et dont j'ai pris un exemplaire, le 17 avril 1881, à Teniet-el-
Had, dans une clairière de la forêt des Cèdres, devant la maison fores-
tière.
Grâce à MM. Fairmaire et Grenier, j'ai pu comparer mon échantillon
algérien aux types des €. Chaudoiri Fairm. et canigouensis Fairm.; les
différences entre ces trois insectes sont insignifiantes, à côté des varia-
tions qu’on observe chez d’autres espèces du même genre, et je les
considère ici comme de simples modifications individuelles.
Je ne pense pas que le €. Baudueri Perris diffère davantage du C. ea-
nigouensis. Perris a bien essayé de justifier sa publication en opposant
les termes des deux diagnoses; mais, s’il avait examiné le type du cani-
gouensis, il aurait pu voir que ses scrupules n'étaient pas suffisamment
fondés.
Je propose, par conséquent, d'adopter la synonymie suivante :
2
Cymindis canigouensis * Fairm., 1854...... Pyrénées-Orientales.
Var. Baudueri Perris, 1869.......... . Lot-et-Garonne.
Var. Chaudoiri * Fairm., 1869........ Sicile; Algérie (2).
(1) Cf. Ann. Soc. ent Fr. 1884, p. 222 +
(2) Malgré l'étendue de son aire géographique, cet insecte est toujours d'une
extrème rareté; c’est à peine si l’on en cite cinq ou six exemplaires {collections
Fairmaire, Grenier, Bedel; École d'agriculture de Montpellier : Musée de Berlin).
Il vient d’être repris en Algérie, à l'Edough, près Bône, par M. Grilat (mai
1885).
Ann. Soc. ent. Fr. 1885. — Juin 1885.
86 L. BEDEL.
Les élytres de cette espèce ont un léger reflet chatoyant, presque irisé,
dont les auteurs ne font aucune mention.
Methles punctipennis Sharp, 1882, Dyt., p. 874, pl. xmm, fig. 165 —
M. cribratellus * Fairm. (sub Hydroporus), 1880, Ann. Fr., 1880, p. 248.
Scydmaenus ditomus Reitt., 1880 — S. angustatus * Lucas. — La figure
que Ch. Coquerel a donnée de langustatus (Ann. Fr. 1860, pl. 6, fig. 8)
est très inexacte ; les particularités que M. Reitter y relève (Bestimm.
Tabellen, V, p. 571) n'existent pas dans la réalité.
Rhizotrogqus inundationis * Raffray, 1871, Petites Nouv. Ent., I,
p. 460. — C’est la femelle du R. amphytus Buquet; le type que j'ai vu
appartient à M. René Oberthür qui l’a reçu de M. Raffray.
Phyllopertha algirica Reiche, 1864, — P. lineata Fabr., 1798 (1).
Phyllopertha Oberthüri * Fairm., 1871, Ann. Fr. 1870, p. 379.— Autre
synonyme du P. lineatu Fabr. Je dois à M. René Oberthür la commu-
nication du type; c’est un exemplaire de la variété à élytres fauves.
Pentodon pygidialis Kraatz, 1882, Deutsche ent. Zeit., XX VI, p. 61 —
P. variolo-punctatus Fairm., 1879, Ann. Fr. 1879, p. 172.
Buprestis nigrita Fabr., Suppl. Ent. Syst., p. 133. — La description
de Fabricius, que les auteurs semblent avoir perdue de vue, désigne
certainement un des Melanophila du groupe d’acuminata Degeer; le
type provenait de Tanger.
Attalus ulicis Er., 1840, = A. limbatus Fabr. (sub Malachius), 1798,
Suppl. Ent. Syst., p. 71.
Comme tous les exemplaires de Tanger, le type de Fabricius avait le
prothorax entièrement rouge. Erichson a décrit son wlicis sur un insecte
de Portugal, taché de noir sur le prothorax.
Attalus ecaudatus * Peyron (sub Axinotarsus), 1877 = À. maculicollis *
Lucas.
M. Peyron (L’Abeille, XV, p. 92) a considéré l’Aftalus maculicollis
Lucas comme le mâle du Malachius marginicollis Lucas; cette synony-
mie est d'autant plus étonnante qu’il suffit de jeter un coup d’œil sur
les planches de l’Exploration de l'Algérie pour s'assurer que ces deux
insectes appartiennent à des genres différents.
(1) C'est le Melolontha lineata Fabr., Suppl. Ent. Syst., p. 133; il est décrit
du nord de l'Afrique et n’a rien de commun avec l’Anisoplia hesperica Er.,
insecte espagnol que divers catalogues y rattachent encore.
Coleoptères du nord de l'Afrique. 87
La figure de l’Attalus maculicollis (pl. 49, fig. 2) est bien reconnaissable
et correspond absolument au type conservé dans la collection Lucas, au
Muséum de Paris; la descripiion est moins exacte ; elle mentionne, au
sommet des élytres, une impression dont je n’ai pu retrouver la trace
sur le type de l’auteur.
Blaps pubescens * Allard, 1881 — B. propheta * Reiche, 1861 (1). —
Jai vu les types du pubescens dans la collecuon Fairmaire et ceux du
propheta dans la collection Reiche, actuellement entre les mains du
D" Sénac; les uns et les autres proviennent de Bou-Saada.
Quant au Blaps femelle en qui M. Ernest Allard a cru reconnaitre le
B. propheta (cf. Ann. Fr. 1881, p. 165), c’est évidemment quelque exem-
plaire égaré d’une des espèces qu’il énumère ailleurs.
Melambius aspero-costatus * Fairm., juin 1871, Ann. Fr., 1870, p. 391,
— M. Teinturieri * Muls. et God., Ann. Soc. Linn. Lyon, 1865, p. 454,
— Les types proviennent de MM. Hénon et Teinturier, qui tous deux les
ont rapportés de Batna.
Mylabris Baulnyi * Mars., 1870, L’Abeille, VIE, p. 49 = M. tenebrosa
Cast. (variété à élytres fascinées). — J'ai constaté existence de tous les
passages, par développement des taches ou réduction des fascies, sur
de grandes séries d'exemplaires rapportées de Biskra par le D' Ch.
Martin.
Cantharis sanguiniceps * Fairm., Bull. Soc. ent. Fr., 1885. — Appar-
tient au genre Epicauta Redt.
Rhinognathus globulatus Fairm., Rev. de Zool., 1873, p. 344 — Lep-
tolepyrus meridionalis * Duval (sub Cneorhinus).
M. Desbrochers des Loges m'avait indiqué cette synonymie comme
probable, et j’espérais voir le type chez M. Gandolphe; mais notre col-
lègue ayant remanié toute sa collection sans conserver aux insectes leurs
anciennes étiquettes, je mai plus trouvé chez lui qu'une rangée de
L. meridionalis : l’un des exemplaires, encore pourvu de fausses mandi-
bules « longues, aiguës, en forme de pinces », répond absolument à la
description du Rhinognathus globulatus.
(t) Cette espèce se distirgue entre toutes par la pubescence roussâtre qui
garnit le dessous du corps; cette pubescence peut facilement passer inaperçue
et M. Reiche ne l’a pas mentionnée dans sa description (Ann. Soc. ent. Fr., 1861
p. 89), mais je me suis assuré de son existence sur les types.
83 L. BEDEL.
Sitona Blanchardi * Allard, 1865 = S. fallax * Rosenh., 1856 (1). —
Jai vu les types des deux espèces; celui du S. fallax m'a été communi-
niqué par M. R. Oberthür; c’est un exemplaire provenant d’Algesiras
et tout à fait pareil aux exemplaires du Blanchardi qu’on reçoit de
Tanger.
Rhytirhinus gentilis Fairm., 1881, Rev. de Zool., 1879 (sep., p. 37).
— La description s'applique de tous points au R. Saint-Pierrei * Allard.
Le R. Saint-Pierrei se trouve dans la partie montagneuse des pro-
vinces d'Oran (Daya !) et d'Alger (Teniet-el-Had !); le type du R. gen-
tilis venait de la province de Constantine (Menah).
Cleonus sycophanta Fairm., 1881, Rev. de Zool., 1879 (sep., p. 35) =
Liœus soricinus Mars. (sub Bothynoderes), 1868, L’Abeille, V, p. 200.
Lixus dubitabilis Fairm., 1875, Ann. Mus. civ. Gen., VIE, p. 534. —
L'auteur compare son type au L. Ascanii L., mais les seules différences
qu'il relève entre eux sont précisément celles qui distinguent la var.
Wagneri Luc. des Ascanii septentrionaux.
Larinus interruptus Desbr., 1884, Bull. Acad. d’Hippone, n° 16,
p. 158 = L. Chevrolali * Bohem., 1843.
Pachytychius leucoloma Jekel. — L'auteur décrit cet insecte comme
propre au Sénégal (cf. Journ. of Ent., I, p. 271).
Dans le Catalogue de Münich (p. 2515) on lit « Algeria » au lieu de
« Sénégal »; cette fausse indication est déjà reproduite en différents
ouvrages, et je crois utile de signaler le fait (2).
Cionus phyllireae * Chevr. = Stereonychus fraxini Deg., var. — Plu-
sieurs auteurs considèrent le phyllireue comme synonyme du S. gibbi-
frons Kiesw. Je puis affirmer qu’ils se trompent.
Sibynes cretososparsus Fairm., Ann. Fr., 1880, p. 24 = S. cupulifer *
Ch. Bris. (Sub Ceuthorhynchus), 1869, L’Abeille, V, p. 443.
Ce Curculionide de Biskra est bien remarquable par la structure des
(1) Le S. fallax + Allard (Ann. Soc. ent. Fr., 1864, p. 357) n’a rien de com-
mun avec l'espèce de Rosenhauer; c'est simplement un exemplaire du S. crini-
tus Herbst.
(2) La disposition défectueuse du texte (Journ. of Ent., I, p. 272) explique
l'origine de cette erreur; le mot « Algeria » suit de fout près la diagnose du
P. leucoloma et semble s'y rattacher, tandis qu’il s'applique au P. Lucasi,
décrit quelques lignes plus bas.
Coléoptères du nord de l'Afrique. 89
squamules qui le couvrent, la simplicité des ongles, etc.; mais ce qui le
distingue avant tout, C’est l’écartement des hanches antérieures, Carac-
ère nouveau dans la tribu des Sibiniini, où je propose de le ranger,
sous le nom de Dichotychius.
Sibinia planiuscula Desbr. (sub Sibynes), 1873, Ann. Soc. ent. Belg.,
XVI, p. 12% (sep., p. 26). — L'auteur n’avait pas indiqué la patrie de
cette espèce; d’après les renseignements qu’il a bien voulu me donner,
elle provient d'Algérie.
Apeltarius multilineatus Desbr., 1. c., p. 126 (sep., p. 30). — Me parait
synonyme du Tychius amplicollis Aubé, pour lequel Tournier a pré-
cisément créé le sous-genre Ectatotychius (Ann. Soc. ent. Fr., 1873,
p. 461).
Clytra opaca Rosenh., 1856 — C. (Otiocephala) quadrinotata Fabr.
(sub Cryptocephalus), 1787, Mant., I, p. 79. — Cette espèce est assez
répandue dans les parties rocheuses des provinces d'Oran et d'Alger; le
type de Fabricius provenait des récoltes de Martin Vahl sur la côte de
Barbarie.
La description du C. quadrinotata, après avoir été traduite, sans mo-
dification, par Olivier (Encycl. méth., VI, p. 33), est devenue l’objet de
confusions multiples. Les auteurs ont voulu reconnaître en elle divers
Labidostomis de Syrie (hebraea Lac.), d'Espagne (bigemina Suffr. —
quadrimaculatu Motsch.) ou d'Italie (centromaculuta Gene), mais nul
d’entre eux n’a songé seulement aux Clytrides algériens.
Les trois Ofiocephalu connus (quadrinotata F., forcipifera Lac. et
Warioni Lei.) ne paraissert différer entre eux que par l’extension, d’ail-
leurs variable, des taches élytrales ; la couleur foncière des élytres est
d’un beau rouge chez tous les exemplaires vivants des trois formes.
Cryptocephalus acupictus Mars., 1874, L’Abeille, XILE, p. 172, =C. acu-
punctatus * Fairm., Rev. de Zool., 1873, p. 354.
Cryptocephalus fulguritus * Mars., 1874, I. c., p. 49 = C. fulqurans *
Fairm., lc, p.999.
Chrysomela semiopaca * Fairm., 1873, 1. c., p. 357 = C. confossa *
Fairm., 1865, var. — Cette espèce est un exemple remarquable de
dichroïsme : les élytres sont orangés avec une bande suturale d’un noir
bleuâtre chez confossa, complètement noirs ou bleuâtres chez semiopaca.
Les deux types se trouvent ensemble sans transitions; ils vivent sur les
pentes arides, aux dépens d’une Centaurée à petites fieurs roses.
90 L. BepeL. — Coléoptères du nord de l'Afrique.
Lithonoma cyanea Tourn., 1875, Petites Nouv. Ent., Il, p. 475 —
L. Favieri Fairm., 1875, même vol., p. 388.
Brumus Olcesei Crotch, 1874, Rev. of Coccin., p. 195 — Micraspis
tetradyma * Fairm., Ann. Fr., 1867, p. 416.
Chilocorus nigropictus * Fairm. (picturatus * Faïrm.), 1876, Petites
Nouv. Ent., I, p. 9% — Exochomus quadripustulatus L., var. ancho-
rifer * Allard, 4870, Descr. de quelques Col. nouv.
Crotch mentionne cette même race algérienne sous le nom d’ericae
(Rev. of Coccin., p. 193).
Hyperaspis Camillae * Allard, 1870, Description de quelques Coléo-
ptères nouveaux = H. Marmottani * Fairm. (sub Coccinellu), 1868, Ann.
Fr., 1868, p. 501.
Près de l’Hyperaspis Marmottani devra se ranger l’H. guttulata *
Fairm. (1871), qui ne s’en disiingue guère que par la grande extension
de la couleur noire aux dépens des parties jaunes. Reste à savoir si ce
ne seraient pas les deux sexes d’une même espèce.
Novius algiricus Crotch, 1874, Rev. of Coccin., p. 282 = NN. algiricus *
Allard, 1870, Descr. de quelques Col. nouv.
CALANDRIDES
Nouveaux genres et nouvelles espèces,
observations, synonymies,
doubles emplois de noms de genres et d'espèces, etc.,
2° PARTIE (1)
Ouvrage posthume d’AucustTe CHEVROLAT, membre honoraire
(Séance du 27 juin 1883.)
CALANDRIDES, Trisu 78. Lacordaire, Genera, 1866.
OBSERVATIONS GÉNÉRALES.
La Société entomologique de France, dans sa séance du 24 décembre
188% (Bulletin, page cv), après avoir entendu lecture du discours
prononcé par son Président, M. Ed. Lefèvre, sur la tombe de Chevrolat,
a renvoyé à l'examen d’une commission composée de MM. Jekel et Sallé
plusieurs mémoires sur les Calandrides que notre regretté membre
honoraire nous avait présentés afin que ces mémoires pussent être pu-
bliés ultérieurement.
(1) Voir la 1° partie, Annales 1882, pages 555 à 582 (4° trimestre 1882, paru
le 30 mai 1883).
A cette {re partie, on devra, d'après les notes laissées par Chevrolat :
1° Joindre aux 21 espèces indiquées pour le genre Cercidocerus (loc. cit.,
p. 572) l'espèce suivante :
CERCIDOCERUS TRICHOPYGUS *, nOV. Sp. — Long. (rostr. exclus.) 15 mill., rostri
5 mill.; lat. 4 1/4 mill. — Alatus, angustus, elongatus, niger opacus, rostro
recto, compresso, subcylindrico, apice lateribus, angulato, basi crasso, supra
sulcato ; inter antennas subelevato; scapo oculos attingente, clavato et arti=
culis funiculi rufis, 1 art. crasso longiori, clava apice truncata, cinerea ;
capite cylindrico, sericeo-ferrugineo; prothorace longiori latitudine, antice
in collum attenuato, in medio late emarginato, postico supra scutellum sub-
Ann, Soc. ent. Fr. — Juillet 1885.
92 A. CHEVROLAT.
Après une étude approfondie faite par la commission, d’après les types
de l’auteur, l’un de ses membres, M. H. Jekel, en demandant l’impres-
sion dans les Annales des travaux posthumes de Chevrolat, croit devoir
présenter à ses collègues les remarques suivantes :
« On reconnaîtra facilement, par l’ensemble des 2, 3° et 4° mémoires
de Chevrolat sur les Calandrides qu’il nous reste à publier, que son
travail n’était pas terminé, puisqu'on n’a pas trouvé trace de listes ou
descriptions des genres qui, dans la méthode de Lacordaire, suivie par
lui, et dans l’énumération conforme de Gemminger et de Harold, font
suite au groupe des Sphenophorus de Schônherr.— Evidemment l’auteur
avait l'intention de compléter son travail par un 5° mémoire.
« Je me propose, si la santé et les loisirs me le permettent, de publier
d’abord mes travaux en souffrance et de reprendre cette nombreuse tribu
en sous-æuvre, Car :
€ 4° L'auteur n’a pas cru devoir profiter d’un travail que je lui avais
communiqué sur les Cyrtotrachelus, basé sur un plus grand nombre
d'espèces et d'individus que ceux qu’il avait à sa disposition. Sa collec-
tion, généralement peu fournie en exemplaires de chaque espèce, le
conduisait souvent à établir des espèces sur des wnicas aberrants ; néan-
angulose prolenso, fusco sericeo ; scutello longe conico, plano; elytris pro-
thorace duplo longis, apice in margine rotundatis, in sutura obliquis, albo-
limbatis, singulatim 5 striis sulcatis; pygidio longo, conico, emarginato,
piloso, albo-punctato; corpore sat nitido, lœvi; abdomine lateribus foveato;
femoribus 4 anticis clavatis, posticis, longis, rectis ; tibiis posticis intus fulvo
hirsulis. &.
Sylhet. Typus auctoris.
20 Former avec les 4 espèces désignées sous le nom générique de Spheno-
phorus (G. 38°, p. 578) un groupe nouveau, celui des Phyllerythrurus (gro,
j'aime ; e0v850s, le rouge), et y placer comme 5° espèce le S. auro/asciatus de
Brême, Ann. Soc. ent. Fr., 1844, pl 1x, fig. 7, p. 308, de Colombie.
3° Ajouter à la synonymie de l'Omotemnus serrirostris (loc. cit., p. 559) :
Boh. in Sch , VILLE, 2, p. 207. d et Q.
4° Placer des * (c’est-à-dire l'indication des espèces appartenant à la collection
Chevrolat) après les noms des : Omotemnus miniaticrinitus (p. 560), Hetero-
toœus miniacerus (p. 568), Eugithopus vittatus (p. 577), et à toutes les espèces
du G. Scyphophorus (p. 577), à l'exception du robustior; et, au contraire,
supprimer les * des : Rhynchophorus introduceus et lobatus (p. 561), et Iete-
rotoxæus gratus (p. 568).
Calandrides. 93
moins les coupes qu’il a établies classent bien les espèces, et pour les
Sphenophorus de Schônherr, surtout, genre nombreux et polymorphe,
déjà subdivisé par Leconte et Horn pour les espèces de l'Amérique du
Nord, un remaniement complet était désirable.
« 2° Un certain nombre d'espèces qu’il n’a pas marquées (*), comme ne
les possédant pas, me sont connues : quelques-unes devront être dépla-
cées.
« 3° Il est difficile de comprendre l’idée qu’il s’est faite de son genre
38° (Sphenophorus limite, Ann. 1882, p. 578), car il n’en donne pas la
liste, et se contente de signaler quatre espèces à bande rougeätre à la
base des élytres (auxquelles il faut joindre : aurofasciata de Brême,
Ann. Soc. ent. Fr. 1844, p. 308, pl. IX, fig. 7, de Colombie) espèces dont
le 5° article des tarses est large et spongieux en dessous (Stirps I, Sch.)
comme dans les Cactophagus, Metamasius et Rhodobænus des auteurs
américains, tandis que dans les Sphenophorus pr. d., tels qu'ils sont li-
mités — et avec raison — par ces savants, le 3° article en question est
simple, étroit, plus ou moins cilié, et non spongieux en dessous (Stirps 2,
Sch.) et ne contiennent que nos espèces d'Europe et une partie des es-
pèces de l'Amérique du Nord, etc. (Voir la note de Chevrolat, n° 2.)
« Je terminerai en faisant observer que, lors du collationnement des
2° et 3° mémoires, nous avons constaté, M. Sallé et moi, toutes les peines
que notre dévoué secrétaire, M. Desmarest, s'était données pour en coor-
donner et classer les éléments, de telle sorte que la tâche nous en a été
relativement facile, car les nombreuses bandelettes alternativement ad-
jointes, ou distraites des manuscrits primitifs, souvent en doubles et
triples, selon que l’auteur avait voulu modifier ou perfectionner son
œuvre étaient parfois inextricables. Le 4° mémoire était dans le plus
grand désarroi : on sentait que ce cher disparu n'avait pu compléter
son œuvre ! J'espère, néanmoins, en avoir tiré le meilleur parti pos-
sible.
« Puissent nos efforts avoir rendu quelques services à la science, en
faisant connaître aux entomologistes les derniers travaux de ce regretté
pionnier, dont le zèle infatigable a doté l’entomologie, pendant plus d’un
demi-siècle, d’un si grand nombre de découvertes et de travaux ! D’au-
tres voix plus autorisées diront les nombreux services qu’il a rendus
(3 7e A. CHEVROLAT.
aux entomologistes : quant à moi, je garderai le plus profond souvenir
de son urbanité, de son aménité et de sa bienveillance envers moi, pen-
dant les quarante années qu'ont duré nos rapports, je n’oublierai jamais
les délicieuses heures que nous avons passées ensemble dans nos études
réciproques sur les Curculionides, et à celles employées à consulter les
nombreux et précieux types de sa magnifique collection ! »
Nous ajouterons encore que, pour faciliter l'impression des derniers
mémoires de Chevrolat, M. l'abbé Ludovic Julien Laferrière, son neveu,
chanoine, à la Rochelle, a bien voulu recopier le manuscrit entier, et
que ce difficile travail a été collationné avec autant de soin que pos-
sible par MM. Sallé et Desmarest. Enfin nous dirons que la Commission
de publication et la Société (séance du 27 mai 1885) ont décidé l’impres-
sion des trois mémoires de Chevrolat dans les Annales de l’année 1885.
41° Genre Phrynoïdes, nov. gen. (opwoudes, qui ressemble
à un Crapaud.)
Corps ailé, court, large; trompe droite, élargie à la base, sillonnée entre
les yeux; antennes insérées sur le côté à la base du rostre ; scrobe per-
pendiculaire, court, dirigé en avant; scape droit, limité à l’œil ; funicule
de 6 articles, 4% court, 2, le plus long, conique ; massue cylindrique-
ovoide, derniers articles brièvement aplatis ; yeux latéraux, oblongs,
noirs ; tête transverse ; prothoraæ Carré, plan, rétréci et incliné sur le
devant, fortement étranglé sur le côté, bisinueux à la base et subite-
ment anguleux sur l’écusson, rugueux et fortement ponctué en dessus ;
écusson presque rond; élytres larges, plans, bisinueux, anguleux,
offrant une pointe avancée au-dessous du prothorax et l’enclavant au-
dessus de l’épaule, faiblement atténués vers le sommet, à stries légères,
ayant un pli transverse avant le sommet; pygidium large, conique;
abdomen de six segments ; pattes antérieures rapprochées ; cuisses
courtes, en massüe, échancrées en dessous vers le sommet et garnies de
poils ; jambes arquées, comprimées à la base ; 3° article des tarses dilaté
et arrondi sur le côté, spongieux en dessous; deux courts onglets les
terminant.
Ce genre doit être placé avant celui des Crepidotus (Ann. 1882,
p. 70); il ne comprend qu’une seule espèce.
Calandrides. 95
PHRYNOIDES LUTEUS *. — Long. (rostr. excel.) 9 mill.; rostri 4 mill.;
lat. 5 mill. — Alatus, brevis, latus, supra planus, luteus ; rostro recto,
basi crasso, inter oculos scisso, apice nigro ; scapo brevi, recto ; articulis
funiculi fuscis, submoniformibus, elongatis; clava oblongo-ovata; capite
transverso, luteo, oculis oblongis, nigris, supra-angulatis ; prothorace pos-
tice quadrato, antice declivi, attenuato, transversim constricto, supra
pluno, luteo, rugoso-punctato, postice supra scutellum angulato; scutello
plano, rotundato ; elytris basi sinuosis extus humerum unguiculo produc-
to, externumangulum posticum prothoracis includente, striis tenuibus,
interstitiis æqualiter nodulosis, brunneis basi et apice albidis ; pygidio
conico, brunneo; corpore pedibusque luteis vage et paululum punctatis ;
femoribus crassis, versus apicem subemarginatis; tibiis inæqualiter sub
cylindricis, unguiculis 2 parvis, brevibus.
Para. Typus auctoris.
42° Genre Polyaulax, nov. gén. (roAds, plusieurs ; ævlaë, sillon).
Corps cylindrique, ailé ; trompe arquée, sillonnée sur chaque côté
longitudinalement en dessus à la base ; scape mince, dépassant à peine
la strangulation du prothorax ; funicule de 6 articles, 1% noduleux,
transversal, 2 sub conique, les suivants moniliformes, égaux ; massue
arrondie, assez petite; ééte modérément convexe ; yeux arrondis, laté-
raux, réunis en dessous ; prothoraæ en carré long, convexe, fortement
et lächement ponctué ; eécusson triangulaire ; élytres cylindriques, à
peine plus larges que le prothorax, arrondis chacune à l'extrémité,
ponctués, striés, interstices plans, pointillés ; pygidium vertical, ar-
rondi par le bas; abdomen de 5 segments, 3 et 4 plus étroits, les autres
grands ; pattes assez fortes, inermes ; cuisses en massue ; jambes fine-
ment sillonnées, postérieures échancrées au sommet et garnies d’un duvet
ocracé ; 4° article des tarses postérieurs large, 3° arrondi, bilobé.
Le type de ce genre qui doit être placé à la suite des Liocalandra,
est le Sphenophorus castaneipennis * Bohem. Sch. Gen. Cur. 8, p. 249,
Natal.
43° Genre Meraphus nov. gen.
Corps ailé, allongé, déprimé en dessus ; trompe arquée, épaissie à
la base, amincie au sommet; scrobe horizontal, situé sur le côté à la
base; scape épais, droit, de la longueur du funicule; ce dernier de
six articles moniliformes, les 2 premiers un peu plus forts ; massue de
trois articles, globuleuse, les deux derniers cendrés ; yeux grands réu-
96 A. CHEVROLAT.
nis en dessus ; tête petite; prothorax allongé, rétréci en avant, com-
primé sur les côtés et légèrement convexe, parallèle, arrondi en arrière ;
écusson arrondi, plat; élytres un peu plus larges que le prothorax,
avancés en pointe en avant de l'épaule, ponctués-striés, coupés
obliquement sur la suture; pygidium conique; abdomen de cinq seg-
ments, le deuxième et surtout le dernier grands; cuisses épaisses au
sommet, fortement dentées ; hanches arquées, terminées par un onglet
corné aigu ; tarses à 3° article triangulaire, bilobé : deux crochets égaux
les terminent.
Genre voisin de celui des Sphenophorus, et dont le type est le serri-
rostris.
17M: SERBIROSTRIS (NOV. SD.) RIRES see na Celehes
2: NL DENTICULATUS (NON. SD.) ne.c cheb nes ec AINDONNE
DM. AUTERNANS " (NOV: SD.) 2e e De moe ete eue 3 SU AUNDONNAS
ROM PCINEREIVENTRIS U(NOVLSD:). 060 LEUR PORT SD Molucæ
DM NIGROGINCTUS, (NOV. SD) AR Use ete Je tr PMilippine
6. M. GENICULATUS * (nov. Sp.).....:.. Re NE CR MAeNNUElebeS
2 MSDINEANIGRA"" (NOV: SD:). THAT ES MRNRMrNE AS Ins. Java ouest.
D EMEA TICUS (RON: SDS): ei che cata ele eat (de ... Ceylan.
9. M. SUBSCUTELLATUS (NOV. Sp.) ......... -Sarotaeuces 0 COCHINCDINA:
AO MMFLANOLINEATUS: * {NnOV-HSpD:) eee RME. Philippinæ.
MERAPHUS SERRIROSTRIS (n0v. Sp.). — Long. (rostr. excl.) 45 mill.; lat.
& 1/2 mill. — Elongatus, niger, rostro arcuato, basi crasso, cylindrico,
apice tenui, supra bisinuatim dentato ; oculis antennisque nigris ; clava
globosa, apice semi cinerea ; prothorace elongato, longitudine paululum
convexo, antice attenuato, lateribus constricto parallelo, regulariter
punctato, postice semirotundato et sulcato ; scutello rotundato, rubro,
plano ; elytris rubris, punctato-strialis, in sutura oblique truncatis,
interstitiis 3 et 5 elevatis; pygidio brunneo, conico, punctalo, apice trun-
cato ; femoribus clavatis, fortiter dentatis; corpore nigro; abdomine
densius punctato.?.
Célèbes. Typus auctoris.
MERAPHUS DENTICULATUS (n0V. sp.). — Long. (rostr. excl.) 43 mill.; lat.
3 1/2 mill. — Elongatus, rubro tomentosus ; rostro arcuato, basi crasso,
scisso apice tenui, supra plano, in dimidio antico biserie dentato, bicari-
nato ; antennis nigris, elava globosa, apice cinerea ; capile convexo, qla-
Calandrides. 97
bro; prothorace pluno, elongato, apice attenuuto, constricto, postice
semirotundato, tenue sulcato ; scutello triangulari, plano ; elytris vix
prothorace latioribus, infra humerum spinobasis, obsolete sulcatis, inter-
stitiis 3 el à elevatis, apice oblique in sutura truncatis ; pygidio, crasso,
conico, paululum emarginato punctato, selulis albis ; femoribus dentatis ;
tibiis, apice nigro, uncinatis ; 3° articulo tarsorum triangulari, bilobo,
infra spongioso $.
Amboyna. Typus auctoris a D. Riehl datus.
MERoOPLUS (1) ALTERNANS (nov. sp.). — Long. 14 mill.; lat. 6 mill. —
Alatus, elongatus, ellipticus, obscure ferrugineus ; rostro arcuato, glabro,
basi crasso, profunde scisso; oculis antennisque nigris ; clava Semi grisea,
globosa; capite transverso; prothorace antice cylindrico, truncato et
constricto, attenuato, postice subrotundato, supra plano, ruge punctato,
linea longitudinali et laterali nigra, postice depresso, lateribus anticis
rotundato; sceutello cordiformi, nitido ; elytris, quam prothoracem pau-
lulum latioribus, antice prominulis, in humero elevatis et extus oblique
rotundatis, in sutura oblique emarginatis, sat fortiter punctato-striatis,
interstits sex alternis elevalis ; pygidio conico, punctato ; corpore pedi-
busque rubris; femoribus infra calcaratis, posticis, apice compressis,
nigris ; tibiis apice adunco cinereo-nigro, acuto terminatis.
Amboyna. Typus auctoris.
MEROPLUS CINEREIVENTRIS (nOV. Sp.). — Long. (rostr. excl.) 13 mill.;
lat. à mill. — Elongatus, ruber, rostro arcuato, supra basi valde crasso,
scisso supra dorso, granuloso, punctulato, apice tenu; oculis magnis,
glabris, antennisque nigris; clava globosa, apice alba ; capite transverso ;
prothorace elongato, antice attenuato, subconstricto, plano, bicostato,
linea longitudinali nigra, punctato ; postice semi-rotundato ; scutello
rotundato, plano, nitido ; elytris striato-punctatis, apice in sutura obli-
que truncatis, interstitiis quindecim elevato; pygidio conico, punctato,
longitudine carinato; propygidio conico, albo, postice rufo-fasciato ;
femoribus acute dentatis; tibiis brevibus, sulcatis, adunco nigro curvo
terminalis ; corpore cinereo-rufescente punctato.
Moluccæ. Typus auctoris a D. Lethierry datus.
(it) Cest par erreur qu'il a été imprimé, pages 95 et 96, Meraphus, c'est
Meroplus (unoos, cuisse, zhoy, arme) qu'on devra lire, comme M. Aug. Sallé
s’en est assuré dans la collection de l’auteur.
(1885) 7
98 A. CHEVROLAT.
MEROPLUS NIGROCINCTUS (nov. Sp.).— Long. 9 mill.; lat. 5 mill. — Alatus
ellipticus, flavo-rubidus ; rostro arcuato, attenuato, rude punctato, nigro,
basi crasso, flavo, scisso; antennis oculisque nigris.; clava apice cinerea,
globosa ; capite transverso, crasso, lævi; prothorace elongato, antice atte-
nuato, recte cylindrico, infra oculos lobato, postice semi-circulari, plano,
tomentoso, lineis tribus nigris, lateralibus basi latis, triangularibus ; scu-
tello, parvo, nigro; elytris flavis, planis, striato-punctatis, nigro-lim-
batis, interstilio centrali elevato, in sutura oblique emarginato ; pygidio
conico, nigro, nitido, punctato, truncato; pedibus nigris, cinereo-punc-
tatis ; femoribus calcaratis ; tibiis apice adunco corneo acuto terminatis ;
trochanteribus quatuor anticis rubris ; pectore et abdomine nigris ; pro-
thorace infra rubro.
Ius. Philipp. Typus auctoris.
MEROPLUS GENICULATUS (nov. sp.). — Long. (rostr. excl.) 14 mill.;
lat. 5 1/4 mill. — Elongatus, fluvo-ruber ; rostro acuto, basi crasso, scisso,
rubro, nitido; oculis antennisque nigris; clava globosa, apice alba; capite
transverso, punctato ; prothorace elongato, antice attenuato, cylindrice
marginato, postice sub rotundato, lineis tribus et maculis quatuor nigris,
albo-punctulato; scutello oblongo, nitido ; elytris basi prothoracis vix latio-
ribus, in humero elevatis, oblique dilatatis et oblique in sutura truncatis,
punctulato-striatis, ante medium nigro-quadrimaculatis ; pygidio conico,
pallide rubro, albo punctulato ; propygidio albescente transverso, apice
nigro limbato ; corpore dense cinereo, vitta media nigra ; pedibus puni-
ceis ; genubus nigris, nitidis et posticis cinereis. $.
Célèbes. Typus auctoris.
MEROPLUS LINEANIGRA (nov. sp.). — Long. 9 mill.; lat. 4 mill. — Alatus,
elongatus, antice posticeque attenuatus, ruber, linea longitudinale in
prothorace et in elytris maculis quatuor nigris ; rostro arcuato, nitido,
punctato, basi crasso, scisso ; oculis brunneis ; scapo prothoracem attin-
gente ; clava globosa, apice cinerea ; capite convexo ; prothorace conico,
antice cylindrice truncato, tenue constricto, postice semicircuiter rotun-
dato, sesque longiori latitudine ; albo punctato, linea dorsali nigra; scu-
tello plano, postice rotundato ; elytris prothorace latioribus, antice angu-
lato prominulis, postice rotundato, in sutura oblique truncatis, punctato-
striatis, maculis 4 nigris humerale et in margine postica ; pygidio
conico, punctato, lateribus reflexo ; corpore infra pedibusque, rubris ;
pectore punctato, macula laterale in abdomine nigra; femoribus subden-
tatis ; tibiis distortis, acute unguiculatis. ;
Ins. Java. Typus auctoris a D. Dr Plason datus.
Calandrides. 99
MEROPLUS HÆMATICUS (nov. Sp.).— Long. 9 mill., lat. 3 mill. — Alatus,
elongato-ellipticus, ruber, M. lineanigræ similis, sed tomentosus; pro-
thorace lineis tribus; scutello et elytrorum maculis 4 nigris ; rostro
arcuato, basi crasso, scisso, supra longitudine denticulato ; oculis nigris ;
capite transverso, læve ; prothorace elongato, sesque longiori latitudine,
antice subcylindrice truncato, postice semicireulari rotundato, lateribus
posticis et supra submarginato transversim sulcato, supra læve impunc-
tato, tomentoso, infra remote punctato ; scutello concavo ; elytris protho-
race latioribus, in humero obliquis, sat grosse punctatis, striatis; maculis
quatuor lateralibus nigris, duabus anticis transversalibus, duabus posticis
quadratis ; pygidio conico, crasso, punctato; corpore pedibusque rubris ;
pectore et abdomine fortiter punctatis; femoribus calcaratis ; tibüs cur-
vatis, corneo acuto tomentosis ; 3° articulo tarsorum rotundato, infra
spongioso.
Ceylan. Typus ex museo Jekel, descriptus.
Cette espèce ressemble tellement au M. lineanigra qu’elle n’en diffère
que par le tomenteux du dessus du prothorax et la forte ponctuation du
dessous.
MEROPLUS SUBSCUTELLARIS (nov. sp.). — Long. 10 mill., lat. 4 mill. —
M. lineanigræ affinis; alatus, rubidus, elongato ellipticus, planus ; ros-
tro arcuatlo, basi crasso, rubro, nitido, lateribus plano ; scapo recto,
clavato, secundo articulo funiculi longiori; clava globosa, acuta, fusca ;
oculis magnis, nigris ; prothorace elongato, rubido, antice attenuato et
cylindrice recto, in collo constricto, postice semi rotundato, linea longi-
tudinale nigra depressa; infra crebre punctato; scutello elevato, trigono ;
elytris paululum prothorace latioribus, rubris, striato-punctatis, limbo
apicali angulose emarginato et macula elongata infra scutellum nigris ;
pygidio conico, crasso, albo-punctato ; pedibus rubris, nitidis, femoribus
calcaratis ; tibiis corneo acuto et setula terminatis ; corpore rubido.
Cochinchina. Typus ex mus. Jeckel descriptus.
MEROPLUS FLAVOLINEATUS (n0V. Sp.). — Long. 11 mill., lat. 5 mill. —
Alatus elongato-ellipticus ; rostro arcuato, nigro ferrugineo, rude punc-
tato, basi crasso, flavescente, scisso; antennis oculisque nigris; prothorace
subconico, elongato, supra plano, rubro, antice attenuato, cylindrice
truncato, infra oculos lobato, postice semi-rotundato, lineis tribus nigris ;
scutello elongato, nigro ; elytris sub-apice, in humero oblique dilatatis,
el in apice suturæ oblique emarginutis, rubidis, lineis quatuor flavis,
duabus mediis ante apicem limitatis; pygidio conico, emarginato, rubido,
100 A. CHEVROLAT.
punctato; corpore pedibusque rubidis ; femoribus calcaratis ; tibiis cur-
vis adunco corneo acuto terminatis ; tarsis nigris.
ns. Philipp. (Manilla). Typus auctoris.
44° Genre APLOTES, nov. gen. (axhotns, simplicité).
Groupe générique, voisin de celui des Meroplus, n’en différant que
par l’absence d’une dent aux cuisses et composé d’espèces des Indes
Orientales.
AMACERLIENUS |? (NOV. SD:)S 242. DURE NE AE IS, Java:
2. A. CRUCIGER * Mots. Etud. es tom. VIL, p. 69, 1858... Birma.
3. A. RogLorsi * Chv., Ann. Soc. ent. Fr., Bull. 1882,
p. cuix (sub Sphenophorus)..... AN .. Japon.
carinicollis (Sphenophorus) Roel., Ann. Soc. ent. Belg.,
1874 (Java).
&. À. CARINICOLLIS * Gylh., in Schon. 4, 2, p. 882 (Spheno-
DADRUS) RE ee RARE ER DCS ARS PAR ANN Java.
SAADIVERSILINEIS (NOV-SD) Le Meme EU RL LCA Moluccæ.
APLOTES ALIENUS (nov. Sp.). — Long. 40 mill., lat. 4 4/2 mill. — Alatus,
elongato-ellipticus, ruber, punctulatus; rostro arcuato in apice; anten-
nis oculisque nigris; in prothorace lineis quinque lateralibus et basalibus,
antice abbreviatis et in elytris sex maculis, humerale media rotundata,
laterale in fasciam posticam jnncta, nigris; corpore el pedibus rubris,
macula elongata ante trochanteribus antiquo; in pectore linea laterale,
macula basale, infra pedibus medüis ; in abdomine macula basale in primo
segmento et fasciis duabus in secundo et tertio; geniculis posticis et omni-
bus trochanteribus nigris ; pygidio albo, tricarinato.
Ins. Java. Typus auctoris.
Cet insecte a quelque ressemblance avec certaines espèces de Calan-
drides de l’Amérique méridionale.
APLOTES DIVERSILINEIS (n0V. Sp.). — Long. (rostr. excl.) 8 mill.; lat.
2 mill. — Alatus linearis, parvus, ruber; rostro arcuato, cylindrico,
inter antennas paululum crasso, rubido, nitido, basi scisso ; oculis
antennisque nigris ; clava cupiliforma, apice truncata, alba ; capite trans-
verso ; prothorace elongato, Subconico, rubro, granulato, profunde cana-
liculato, lineis duabus lateralibus albis, linea laterale nigra ad mar-
ginalem adnexa; sculello punctiforme, nigro; elytris antice recte trun-
catis; viæ prothorace latioribus, albolimbatis, rubris, anguste sulcatis, in
Calandrides. 104
sutura oblique truncatis, maculis sex migris : quatuor ante et duabus
ultra medium, lateribus pedibus elongatis corporeque, rubris; tibiis bre-
vibus, curvatis, apice adunco corneo, acuto terminatis; pygidio subconico,
pallide rubro, truncato.
Moluccæ. Typus auctoris.
Cette espèce est très voisine de la carinicollis Gyllenhall; mais elle
s’en distingue de suite par les lignes blanches et noires du prothorax.
45° Genre Frachorhopalon Kirsch in Meyer, Dresden, p. 56, 1879.
Genre établi sur le Sphenophorus strangulatus, type de ma collection
qui y avait été classé sous le nom de Glyptocnemis.
17e DIVISION.
Scapus marginem anteriorem prothoracis attingente; clava antennale
cupilifera, tertio articulo, in apice, acuta, alba; pygidium
conicum.
1. T. STRANGULATUS * Gyll. in Sch., Genera, 4, 2, 963. Java, Malaccæ.
2ANTD-UCANAEIPES Gil. In SCh:, 410, 42,997 00 India or.
SMMREEPENTS NE (DOVE Sp) RSR NN IIS Re Ceram.
RÉÉTNCETCOGRANMUSLE (NOV SN) RENE UNE .. Ceylan.
2e DrvisIoN.
Scapus ad strangulum prothoracis ductum; elava cupulifera, tertio arti-
culo, apice obtuse acuminata, alba; pygidium conicum, tri-
carinatum.
DD AUMER AEIS SN (TO VA SDS) 2 SE ie Masse le China.
discicollis ? Walker, Mag. Nat. Hist., série mr, t. IV,
|A Ke Aie lee 15 0 ISO ANS UE en RAR . Ceylan.
GPU MACUPATUS AGIR SCh SAN 2 NOEL ELA Id.
FAUDAeNErCAUDA (NOV. ISD.) are RP En Malaccæ.
3° DIvISION.
Scapus rectus trochanteribus anterioribus attingente ; clava cupuliforme,
tertio articulo apice obtuse acuta ; pygidium breve subconicum
acutum.
De NLINEOL ABUS, FU(HO VS IS DAME Ne USER) GUERRE Java.
102 A. CHEVROLAT.
&e DIvISION.
\
Scapus ante trochkanteribus anticis limitatus ; clava globosa, tertio articulo
apice obtuse producta, alba; pygidium conicum tricarinatum ;
corpus angustum, cinereum.
9. T. HORSFIELDI * (NOV. Sp.)..
5° DIvisIoN.
Scapus vix strangulum prothoracis superans, secundo articulo funiculi
longiori, turbinato ; clava cupuliforme, truncata ; rostrum arcua-
tum, infra ante antennas nodulo conico signatum ; pygidium
conicum, angulose emarginatum, barbatum tricarinatum.
AD TE RS SIAUDA EE RON AS DE) 2 ne an ee Cambodgia.
4
A1. T. INVERSICORNIS * (NOV. Sp.
MARS AR India or.?
TRACHORHOPALON STRANGULATUS Gil. in SCh., 4, 2, p. 963 (93°), type
ex mus. D. Chevrolat descriptus. — Long. (rostr. excl.) 7 mill.; lat.
9 4/2 mill. — Elongatus, angustus, sat depressus, niger, opacus ; rostro
arcuato, nigro, basi crasso, transversim scisso, longitudine sulcato ; tho-
race antico, profunde constricto, supra disparo, sat profunde punctato;
area dorsali laevi; elytris subremote punctato-striatis, interstitiès altermis
elevatibus; pygidio conico, cinereo, tuberculis 2 albis.
Ins. Java.
Var. 8. — Long. 7 mill.; lat. 3 4/4 mill. — Indumento griseo luteo
vestitus ; rostro arcuato, basi crasso, ante oculos scisso, longitudine tri-
sulcato; apice antennisque nigris; clava cupuliforme, apice alba; protho-
race longitudine sulcato, plano, sat profunde punctato; elytris sulcatis,
interstitis seriatim clavatis ; pygidio conico, crasso, griseo, binodoso.
Ins. Java.
Var. y. ALBO-LINEOLATUS. — Elytris cum üinterstitiis hinc inde albo-
lineolatis; pygidio conico, albo, tuberculis quinque elevatis.
Malacca.
TRACHORHOPALON REFLEXUS (nov. sp.). — Long. (rostr. excl.) 7 mill.;
lai. 4 mill. — T. strangulato vicinus, indumento griseo tectus; rostro
arcuato, basi scisso, crasso, griseo, antice cylindrico, attenuato, nigro,
punctalo ; antennis oculis capiteque nigris; prothorace subparallelo, antice
attenuato, albo, marginato, fusco, sericeo, setuloso, angulose constricto et
punctis impressis, punclio majore antico, sulco longitudinali tenue, postice
Calandrides. 103
sulcato, reflexo; scutello rotundato, lateribus reflexis; elytris griseis, pla-
nis, tenue sulcatis, in humero rotunde amplialis, interstitiis quatuor ele-
vatioribus ; pygidio subconico, triangulose quadricostato ; femoribus pla-
niusculis; tibiis sulcatis corporeque griseis.
Ceram. Typus auctoris.
TRACHORHOPALON LEUCOGRAMMUS (nov. Sp.). — Long. 10 mill.; lat.
& mill. — Elongatus, ellipticus; rostro arcuato, ferrugineo, nitido, basi
crasso, scisso, inter antennas suleato; antennis nigris; scapo prothora-
cem attingente; primo articulo funiculi elongato; clava globosa, apice
albida ; oculis nigris ; capile ferrugineo, convexo ; prothorace sesqui lon-
giort latitudine, plano, antice cylindrice attenuato, recto constricto, pos-
tice paululum rotundato; lateribus cinereo; dorso late alabro, ferrugineo,
crebre punctato; scutello angusto, longo, albido; elytris basi rotundatis,
singulatim in sutura rotundatis, macula utrinque media fusca, inter-
stitiis albo elevatis; pygidio acuto, conico, punctato, carinato, lateribus
refleæo, griseo; corpore pedibusque griseis albicantibus, medio nigro.
Ceylan. Typus auctoris.
TRACHORHOPALON HUMERALIS (NOV. Sp.). —Long. (rostr. excl.) 10 mill.;
lat. 4 mill. — Alatus, elongatus ; antennis, oculis et capite nigris, rostro
arcuato, cylindrico, punctato; prothorace oblongo, plano antice attenuato,
transversim constricto, disco nigro, medio depresso, crebre punctato,
punctis centralibus albis, lateralibus basique griseis ; postice supra scu-
tellum subanguloso; scutello elongato, plano; elytris in humero obliquis,
parallelis, in sutura singulatim rotundatis, callo humerali plano lævi,
planis interstitis elongato nodulosis, nigris; pygidio conico, griseo, tri-
carinato; corpore pedibusque griseis ; femoribus crassis, tibiis longitudine
sulcatis; tertio articulo tarsorum trigono, subtus spongieso; unguiculis
æqualibus.
China, Cambodgia. Ex mus. auctoris.
2 D
TRACHORHOPALON CINCTICAUDA (nov. Sp.). —Long. (rostr. excl.) 44 mill.;
lat. à 4/2 mill. — Alatus, elongatus, planus, niger, punctatus; rostro
arcuato, basi crasso, ante oculos scisso, et inter illos foveato, capiteque
nigris ; prothorace oblongo, planiusculo, nigro, crebre punctato, antice in
collum attenuato, in disco postice vix depresso, longitudine tenue glabro,
postice subrotundato ; scutello angusto, elongato, sulcato; elytris in humero
obliquis, planiusculis, parvis, intus punctato-striatis, interstitiis elevatis,
lateralibus albo-lineolatisé pygidio conico, nigro, punctato, bicarinato,
fascia nigra, signato ; pedibus et corpore nigris, albo punctatis ; femoribus
10% A. CHENROLAT.
apice infra subemarginatis; tibiis longitudine sulcatis, unguiculo acuto,
corneo et setis duobus terminatis, tertio articulo tarsorum triangulari,
subtus spongioso, unguiculis duobus æqualibus.
Malacca. Typus auctoris.
TRACHORHOPALON LINEOLATUS (nov. Sp.).—Long. (rostr. excl.) 8 mill.;
lat. 4 mill.— Alatus, angustus, elongatus, depressus, niger, lineolis punc-
tisque albis supra et infra in elytris serie dispositis; rostro arcuato,
rufo, apice nigro, basi crasso, supra plano, albo; antennis nigris, scapo
longo, crasso, ante pedes anteriores limitato, clava ovata semi alba ;
oculis oblongis, nigris; capite convexo, rufo; prothorace elongato,
antice paululum attenuato, postice rotundato, reflexo; scutello lineari;
elytris prothorace vix latioribus, basi in scutello obliquis, in humero
rotundatis, apice in sutura singulatim rotundatis, anguste sulcatis, fascia
ultra medium nigra; pygidio conico, nodoso, lateribus reflexo ; femoribus
slavatis ; tibiis curvatis, adunco corneo aciculato nigro et Spinula termi-
matis; duobus unguiculis æqualibus.
Ins. Java. A D. Dr Plason missus.
TRACHORHOPALON HORSFIELDI (nov. sp.). — Long. (Rostr. excl.) 10 mill.;
lat. 4 mill. — Alatus, linearis, niger, opacus ; rostro arcuato, nigro, basi
crasso, ante oculos scisso; antennis nigris; scapo recto ad sulcum anticum
ducto, articulis funiculi nodosis, secundo paululum longiori; clava ovata,
nigra, oculis et capile convexo, nigerrimis; prothorace angusto, sesqui
longiori latitudine, nigro, opaco, minuto, sat dense punctato, linea longi-
tudinali postica, nigerrima subunciforme, postice recte truncato, lateribus
suleato et infra semi arcuato ; scutello plano, conico ; elytris prothorace
viæ latioribus, griseis, in humero rotundatis, punctato-sulcatis, apice
truncatis ; pygidio conico, punctato, tricarinato; corpore nigro, punctato;
pedibus cinereis; tibiis sulcatis, tarsis nigris; unguiculis duobus æqua-
libus.
Ins. Java. A D. Horsfield datus.
TRACHORHOPALON FISSICAUDA (nov. sp.). — Long. (rostr. excl.) 15 mill.;
lat. 5 mill. — Alatus, elongatus, oblongus, subdepressus ; rostro arcuato,
apice tenui, nigro, basi crasso, infra antennas Spina conica impresso,
supra oculos scisso, bisulcato, punctato, supra albo, antennis albis, scapo
marginem anteriorem prothoracis superante; rostro crasso, articulis funi-
culi moniliformibus, secundo longiore; clava globosa, nigra, apice trun-
cata, alba; oculis oblongis, nigris ; capile G@nvexo nigro; prothorace
elongato, oblongo, antice attenuato, lateribus constricto, plano, nigro,
Calandrides. 105
albo punctato, longitudine costato, postice rotundato ; scutello lineari r'ujv;
elytris prothorace latioribus, rufis, in humero rotundatis, apice in sutura
oblique truncatis, striatis, interstitiis planis, serie albo maculatis, singulo
nigro trimaculatis ; pygidio nigro, punctato, angulose scisso; corpore
pedibusque nigris, illis confuse albo punctatis ; femoribus clavatis ; tibiis
curvatis, sulcatis, adunco corneo nigro et spinula terminatis ; unguiculis
duobus æqualibus.
Cambodgia.
TRACHORHOPALON INVERSICORNIS (nov. Sp.) — Long. (rostr. excl.)
11 mill.; rostri 4 3/4 mill.; lat. 4-4 4/2 mill. — Alatus, elongatus, ferru-
gineus ; rostro, antennis, capite et oculis nigris; rostro arcuato, cylin-
drico, crebre sat fortiter punctato, basi crasso, infra longitudine edentato,
ante oculos scisso, infra inter antennas cornu conico signato ; capite con-
vezo, nudo; scapo clavato, ante trochanteros anteriores protenso, secundo
articulo funiculi longiori; clava cupuliforme, apice acuta alba ; protho-
race oblongo, ferrugineo, antice attenuato, fortiter transversim constricto,
postice rotundato, crebre punctato, linea longitudinali glabra, nigra,
ultra medium attenuata, in disco plano:; scutello angusto nigro; elytris
ferrugineo-rubris, prothorace sesquilongioribus, in humero oblique rotun-
datis, singulatim nono strüs punctatis; sutura elevata, nigra, longitu-
dine striolata et supra serie punctata; corpore pedibusque nigris, fortiter
punctatis ; femoribus clavatis, infra in apice emarginatis ; tibüs longitu-
dine sulcatis ; pygidio crasso, conico, obscuro.
India or.?
46° Genre Axinophorus Sch., Genera., Curcul., 4, 2, p. 818.
À. GAGES * Fab., Ent. Sys., 1, 2, p. 416....... Dee 0h . Guinea.
47° Genre Sphenophorus Sch.
Ce genre, tel que l'indique Schoenherr dans sa Synonymia Insecto-
rum, Genera et Species Curculionidum, était une sorte de capharnaüm
comprenant un grand nombre d’espèces, dont les unes, très disparates
des autres, ayant pour caractères : un funicule antennaire composé de six
articles et une massue souvent globuleuse, cupuliforme, terminée par plu-
sieurs articles tomenteux, blancs ou cendres. Le nombre des espèces
anciennement connues ou nouvelles est de 124.
Le Catalogue général des Coléoptères de MM. Gemminger et de Harold,
tome VIII, pages 2646 à 2652, signale 156 espèces de ce genre, mais la
106 A. CHEVROLAT.
même espèce est indiquée quelquefois sous différents noms ou placée
dans un autre genre, tandis que d’autres sont réunies comme syno-
nymes et appartiennent cependant à des espèces distinctes.
Pour le même genre, les deux ouvrages suivants : The Rhyncophora
of America North of Mexico, Proceedings of the American Philosophical
Society, vol. XV, 1876, n° 96, par le Dr John Leconte et le D' George
H. Horn, et Contributions to the knowledge of the Curculionidæ of the
Uniled States, des mêmes auteurs, énumèrent trente espèces avec de
nombreuses synonymies que ces entomologistes seuls pouvaient établir
d’après les types de Say et autres naturalistes américains.
Pour les espèces de Sphenophorus propres à l’Europe, deux entomo-
logistes, l’un français, M. Ernest Allard, et l’autre suisse, M. le docteur
Sierlin, ont publié : le premier, à Dresde, un travail où sont décrites les
sept espèces suivantes : 4° S. piceus Lin. et var. nitens, du midi de la
France; 2° S. abbreviatus Fabr., var. paludicola Waltl, Espagne ;
30 S. inæqualis, regardé comme une variété du S. opacus, mais que
récemment M. Stierlin considère comme une espèce valabie (1); 4° $. opa-
cus SChr.; 5° S. parumpunctatus GyIl.; 6° S. mutilatus Laich., syn.
ardesius O[L.; 7° S. meridionalis (Dej.) Gyll., de Sardaigne; et l’autre
auteur, M. Stierlin, vient de décrire deux espèces dans la Revue d’'En-
tomologie, 1883, p. 60 : inæqualis et pumilus Allard.
Schoenherr fait du S. Scotinus, Gen. Sp., p. 90, une variété de l’abbre-
viatus; mais elle est plus petite, plus droite, et le prothorax est forte-
ment et plus densément ponctué.
$ LL Sphenophorus d'Europe et du bassin de la Méditerranée.
4. S. PICEUS * Pallas, It., I, 1776, p. 464... Europa, Algeria, Siberia.
miens, iNar. B./Allard, REY., p.207... 0e . Gallia merid.
2. S. ABBREVIATUS * Fab., Sys. EL., 10, p. 436, Mani. I,
DH0 OlNVE Panzer ENORME CDR Europa.
US: SCOTINUS GerTM:, SN, D. 208, CHENT MAP ENTRE Europa.
C. abbreviatus Gem. et Har., Catal., t. VIA, p. 262%,
var.
RES DENOMINA RTS CROVT. en6 «2000 0E do aide Gallia.
inæqualis E. AIl., var. — Stieri., esp. distincte.
5. S. PARUMPUNCTATUS Gyll. in Schr., 4, 2, p. 931....... Italia.
(1) Ce nom de S. inæqualis a été employé dans ce même genre par Say et
adopté par le D° Horn; par ce motif, je le chauge en celui de S. denominatus.
Calandrides. 107
GMSPOPACUS M CUIR NIOE SCIE ARE IEEE NE Italia.
7.8: MumiLATUS * Laich., Verz Tyrol. Ins., 1, p. 346;
GyilAoccit"p.0099.1 220 AAA TES QE Europa.
8. S. MERIDIONALIS * (Dej.) GyIl., loc. cit., p. 934. Sardinia, Gall. mer.
OS SANGUINIPENNIS * (SDANOV.)e ee dure ao : 7 Gall. mer.
SPHENOPHORUS SANGUINIPENNIS. — Long. (rostr. exel.) 10 mill.; rostri
& mill.; lat. 3 4/2 mill. — Nigerrimus, crebre punctatus ; rostro arcuato,
tenuis crebre punctato, basi crasso, ante oculos scisso: scapo clavato,
extra strangulum anteriorem prothoracis ducto; clava cupiformis, nitida,
apice alba; capite convexo, nitido, punctato ; prothorace sesqui longiori
latitudine antice attenuato, cylindrice recto, breviter et transversim con-
stricto, postice paululum arcuato et transversim tenue sulcato, longitudine
late depresso in medio, linea supra elevata costato, supra erebre punctato ;
scutello angusto, obtuse nigro ; elytris sanguineis, singulatim rotundatis,
anguste punctato striatis, interstitis planis, æqualibus, confuse punctu-
latis, in apice nigricantibus, margine apicale albo velutina: pygidio
conico, propygidio longitudine sulcato, nigris ; corpore et pedibus nigerri-
mis, nilidis, crebre et minute punctatis. $.
Gallia meridionalis (Marseille). A D. Solier datus.
$ IL Sphenophorus d'Amérique.
Espèces énumérées par M. George H. Horn (Contributions to a Know-
ledge on the Curculionidae of the United-States. Septembre 1873) :
a. Espèces des États-Unis d'Amérique.
RSS SIMPLRXOE LOCONIE.. AU Te PRET een . . California.
AS NOMERNUS UC. 0 APR AE CORTE ST RE Colorado.
var. baridioides Horn, loc. cit., p. 413........... Arizona.
39: UERSIAHOEN 100 Cit., DA ERA TM ..:. Amer. Sept.
RS IPINAOUALIS Me 0 AV Ur IEEE APE ARE RTE in Gulf-Stat.
contractus GyIl. in Schr.
MOCHRAÆUS NEC ER AA ETES nan en mate .. Canada, Arizona.
DISCOLOR * Mannh., Bull. Mosc., Bohm. in Schr,
NORD AGE ER Eee En nr AAA TT ee California.
TA S SPICTUSL IE CRU ET UMR ERE AA nee DT TE Id. et Vallecito.
8. S. PERTINAX * Ol., interstilialis, truncatus Say, cana-
liculatus Bohm. in Sch….
a g
um un
Ne NME IE Ne TARUE. DANONE Canada.
108 A. CHEVROLAT.
JÉSNIROBUSTUS à HO, 100 CL D ALLO ER REENANU OUeS California.
10. S. cosriPennis Horn, loc. cit., p. 420. Illinois, Visconsin, Nevada.
11. S. caRIOSUS OI., larvalis Gêm., cicatricosus Say, flexuo-
RUES NI Er LE AE Late Middle-States, Gulf-States.
HO SEA UNASES HOEN, 100: Cit, De ADEME REUT ERTOLX Georgia.
43. S. scoparIus Horn, loc. cit., p. 424, ® ....... HA RATISAS:
PS CA TEOSUS OL, GYIin SChrE M eMAS eee MAmMEr/DOr:
A5. S. scuzpriuis Uhler, Proceed. Ac., 1855, p. 416... Middle-West.
zea Walsh., Pratical Entom., I, p. 117; Riley,
Tird: Ann /REDOrE D: 09, 1121022, UTC RME South-Stat.
46. S. MELANOCEPHALUS * F., nubilus Gyll. in Schr. Georgia, Kansas.
17. S. Saxt * Gyl. in Schr., subcarinatus Mannh.. Pensylv., Orégon,
Georgia.
18.15. PLAGIDUS Say, venatus; reclus, immunis Say, con-
fusus, apicalis, var. Schr., Gyll. in Schr., p. 938,
fallut; rehculaticols Bohm ee eee ee Amer. sept.
19, S. cenTiuis Lec., Pacif. R. R., 1857, p. 58....... . California.
PONSSPARFULUS GYM SCT TES CERN EUt Pensylv., Georg.
21. S. (PUMILUS Gyll. in Schr., retusus Gyil. in Schr...... Kansas.
AIS M ARIZONENSIS : HOPN : JI0G: CIS ANSE rte Arizona.
93. S. GAGATINUS, V, 63, p. 94, pl. 28, fig. 420, Gyll. in
Sch.; necydaloides Fab., Sys. ElL., 2, 435; Oliv.,
Pnt SV 188 pe Jen UT ur SU NET RUE Georgia.
94. S. CULTELLATUS Horn, loc. cit., p. 429......,... Kansas, Texas.
95. S. COMPRESSIROSTRIS Say, S. cultirostris Gyll. in Schr. Ibid.
96. S. German * Horn compressirostris Germ., Ia.
Spec. nov., 300, 1824; Bohm. in Schr., VII, 2,
| DAS OS RAR MAN EAN CL SE a Ibid.
Species invisæ auctoris.
97. S. ÆQUALIS Say, Gyll. in SChr. -.......,.......... Missouri.
98. S..ANGEPS Gyll. in SChr..-:.:...........:.... .. Colombia.
TOME CIC A TRICOSDS OAV 2e LADA AUENSS ESGt Ie MT ARS California.
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Calandrides. 109
b. Espèces du Bresil.
eTRERICUS ML SCA Sn AU TE RTE Brasilia.
. PUNCTATO-STRIATUS * GYII. in SChr .............. Id.
c. Espèces de Montevideo et de Buenos-Ayres.
MenerconHs®) GyliliiniSChr IN: 1495200 Montevideo.
var. rubrotessellatus Blanch., Voyage d’Orbigny,
LE EN DM LI HN PRIE EE RNRQ AR SET A RU Bolivia.
. BRUNNIPENNIS Germ., Sp. Ins....... . RUE Brasilia merid.
TES signaticoltis GyIl. in Schr............ ... Buenos-Ayres.
* DEPIGEUS Boñsun SChr. VIT 220100 ET Montevideo.
d. Espèces de Bolivie, de Patagonie, du Chili et du Pérou.
. CRASSUS * Blanch., Gay, Hist. nat. Chili. ......... Bolivia.
var. rufus in prothorace lineis tribus et scutello
TUNES SANT NE ALIAS AL ES tn PA E E Lo Patagonia.
SIGHILENSIS, Dianieh un) GAY. Re ne) ANS Chili.
LAGEMEN AUS IMONNSD A SP LES, An ue Chili, Perou.
. ADUNGUS Erich., Wiegman Archiv., I, 137........ Perou.
NBRUTUS) CGNILMNSCRES PAS AO TR ENIUR CS ARS Id.
. CRUDUS Erich., Wieg. Arch., p. 137........ RAS Id.
ADAEUS) ETICNe, OC CHE CU ns ea Id.
2) SERIEPUNCTATUS | GVIl in SChr EE Ar SRE Perou, Calao.
e. Espèces du Mexique.
A .
+ MEMNONIUS * B6h. INSCRIRE Ne Mexico.
nie Cyan Nu UN Id.
à HogpErar * Bhn. in Schr., VII, 2, p. 254......... Vera-Cruz.
MONS A Gy Ii an) SCT A) enm ren, SEL Mexico.
REMICUPATUS Ban in SCT. AE RRNT Rens ne Id.
PAOUESIFRONS NOV IL INSERT Ne Reese Id.
SINCURRENS GyIl in SChT te SR ee Id.
\QUADRIVILTATUS * GYI: In) SChT:. ue QE Id.
(1) Les espèces portant les n° 46 à 52 ont toutes les élytres ponctuées-striées.
110 3. te CHEVROLAT.
D. S. CICATRIPENNIS * G#. in Schr. — S. angustusi GyIl.
NES CDI ES A RENE te One ee RSR ts Fe . Mexico.
AND GDABRIPES ATOS DUAL Lac NE CO AR Id.
DD LSLASUECIFRONSA NY (DONS) eee ee mens se Id.
SPHENOPHORUS GEMINATUS (n0V. Sp.). — Long. (rostr. excl.) 4 mill.;
rostri 2 mill.; lat. 2 mill. — Alatus, elongatus, oblongus, ferrugineus ;
rostro arcuuto, punctulato, basi scisso, brunneo; antennis ferrugineis ;
capite convexo, punctulato, inter oculos tenue foveato ; prothorace vix lon-
giore latitudine plano, brunneo, lateribus rotundato, antice attenuato, in
singulo angulo anteriori depresso, confertim punctato, supra scutellum
rotundato, costa longitudinale postice attenuata nitida; scutello parvo;
elytris planis, prothorace latioribus, in humero extus antice angulatis,
singulatim sex stris geminatis, ferrugineis, interstitiis confertissime punc-
tatis, in callo depressis ; pygidio albo, verticalis ; corpore crebre punctato,
pedibus ferrugineis, punctulutis.
Chili, Peru. Typus auctoris.
SPHENOPHORUS GLABRIPES (n0v. Sp.) — Long. (rost. excel.) 9 mill.;
rostri 3 mill.; lat. 3 1/2 mill. — Elytris grosse-punctato-striatis; rostro
cylindrico, arcuato, punctulato, nigro nitido, basi crasso, inter oculos
foveato et usque antennas sulcato; prothorace elongato, oblongo, opaco,
minute punctato, antice paululum attenuato, cylindrice truncato et trans-
verse constricto, postice subrotundato, in areo depresso et breviter ac tenue
costato ; scutello declivi, nitido, trianguloso; elytris opacis, prothorace
vix latioribus, in humero fortiter foveato-striatis, in fundo nitidis atque
obsulcatis, singulatim in sutura rotundatis; pygidio conico, crasso,
acuto; corpore sat crebre punctato; pedibus minute punctatis, nigris,
nitidis. G\, $.
Mexico (août), Terre froide. D. Sallé et Cristotori.
SPHENOPHORUS SULCIFRONS (DOV. Sp.). — Long. (rostr. excel.) 7 mill.;
rostri 21/2 mill.; lat. 2 1/2 mill. — Præcedenti similis, alatus, elongatus,
niger, opacus, sed fronte nec foveato et prothorace fortius punctato, in
longitudine media costato; rostro arcuato, nigro, cylindrico, longitudine
lateribus compresso, basi crasso, Supra ultra antennas profunde sulcuto,
antennis oculisque nigerrimis ; scapo solium prothoracis superante; capite
subconvezxo ; prothorace elongato, antice paululum attenuato, subeylindrice
truncato et tenue albo-murginato, elongato, lateribus longitudine et pos-
tice subrotundato in disco medio costato ; scutello triangulari plano; ely-
Calandrides. :
alt
tris, prothorace flatioribus, sesqui longioribus, opacis, albo-punctato-
striatis, singulatim rotundatis, et albo-limbatis ; pygidio conico, crasso,
coriaceo, obliquo, infra rotundato.
Mexico. A D. Ecoffet missus.
$ IT. Espèces que je n'ai pas vues el que je n’ai pu rapporter
aux genres nouvellement établis.
SPHENOPHORUS ADUNCUS Er............. RNA PA LU AU AE
— ANCEPS OV ESA de MS di CE ... Amer. bor.
— ASPERIPENNISIS ee a à RMS PRO! Peru:
— CICATRIPENNIS SENS SNA PR ERA RTS Mexico.
— CINCTICOLLIS GYIl........ ON eee ee ON EMIUeUS
— CINERASCENS Mots LE RER Bite
— CIRCENSCRIPTUS GEMM. .............. ns. Woodlark.
— CRIBRICOLLIS Walk.:..:...0. PR PR Ceylan.
— CRUGIGER MOiSCh 2 S.Ae PL Birma.
— CRUDUS ETICRS ee eee AN TA
= DEVICTUS BONE MES Re MOT ET dent
— DEL#MBATUS. . . .. TS De ee DE CRE RUE .... Benguela.
— EXQUISITUS Walk...... ET RE ee .. Ceylan.
— GENTMLISNLEC, 2 MP en D'OR CE California.
— GLABRIDISCUS Walk. ..+,....... sise de M ONIONs
— HÉBRLSTUS Year LEE se 80 » 1 D GOIOMPIRS
— IMMONIS ASE Ver nee ae eee nn .. Amer. bor.
— LÉTUSV EICHER AMC Ce Een? 2.2 BCEUS
— L'ARVALIS AGE 52" Ds ne Ve TN RS ATEN Louisiana.
— CA DERLEUS | GyL, CeeN RnS e SEA ETS Sierra-Leona.
— ÉEPROSUS PL ee AR É HÉALIE Java.
— MACULIFER NS Re A LE ARE rss .. Mexico.
— NEGYDALOÏIDES Fa. re GATONNA
— NIGER RIMUS GEL SU Li RAR ANT ES Amer. mer.
— OBLIQUEVITTATUS TaSChenb "0.000 Loja.
— DANOPON NV AE te Era CA EN E IE Ceylan.
— LE) (OA DIS DE COENSAE CP Oo Er ES EE California.
— PRAÆPOTENS SAV RE GR PER at x Arkansas.
— RIMORATES GYIL: 1)... 2... NOR 3 MAC IOIAMEA
-— RUBROSCUTELLATUS Blanch................ Bolivia.
— SCHOENHERRI Gy [lee NERO LE Nov.-Holl.
— SENEGALENSIS GyIl............ RE An Senegalia.
112 A. CHEVROLAT. — Calandrides.
SPHENOPHORUS SIMILLIMUS Kolbe, p. 35............,..... Afr. occid.
— SOURMOSNS DIRE AU PME eau Guinea.
— STRIGOSUS M PPFICD: 2: ee MN Te MPeRE
— SUMATRENSIS CREVER NN + - SUMATA.
— ENT UUUEUS BANANE NS. CNE. ie Id.
— TESTARDISMOntroUzIer. 2e RAM. . Nov.-Cal.
— TÉRRICUS AVE AE RER EE ne Brasilia.
$ IV. Remarques sur diverses espèces appartenant à des genres différents
de celui des Sphenophorus.
ORTHOSINUS SCULPTICOLLIS Motsch. — (Xerodermus Lac.)
PORCELDUS MAC ee LAN AR er nt QUES Ceylan.
OXYRRHYNCHUS. Aux à espèces indiquées au Catalogue
Gemminger et Harold, ajouter :
ET SUTURABIS ROBIOIS QULLE AURONT EU AE Sumatra.
— CoNvExXUS Ritz., Musée de Leyde, vol. V-XXI,
| LU Ko + ARE Reste REP SR 1 Sumatra.
= PBREVIPENNIS RIZ:, 100: It, D A8. MMA ER Bornéo.
NT REGULUS RIZ; 100. CI, (D.1892%: 20e un ASE Sumatra.
= HNICONL ABRIS EILZ., 100: 'Cit. DLMA89 22) PO een: Java.
= FABRICHIRITZ, 10C:.CIt:; D 180.7 Ne ES Sumatra.
— Hyproricus Chevr., Ann. Soc. ent. Fr., 1880. Ins. Andaman.
SIPALUS. Aux 8 espèces du Catalogue cité plus haut,
ajouter : <
— SQUALIDUS Kobbe, Berl. Zeschr. Ent., vol. XX VII,
ASt/CAhICR,, D 9) 1060) e UNE Aîrica occid.
RHINA AFFABER Farh., Get £ — EBRIOSA............ Nr AMexICO:
Ce n’est qu’une variété de taille plus petite que le type
spécifique.
ACIDALIE NOUVELLE
LÉPIDOPTÈRES NOUVEAUX
ET
CHENILLES INÉDITES POUR LA FAUNE FRANÇAISE
Par M. Prerre MILLIÈRE.
(Séance du 1% janvier 1885.)
ACIDALIA ÎTALICATA Mill. (sp. nov.). — PI. 2, fig. 4.
Cette nouvelle Acidalie appartient au groupe des A. Séraminata Tr.,
Subsericeata Hw. et Strigilaria Hb., classées d’après la Monographie des
Phalénites de l’auteur du Species général. Les caractères distinctifs de
l’Italicata sont tels qu’on la reconnaît tout de suite comme espèce dis-
tincte de toute autre. Elle a été obtenue ex larva; voici sa description :
Envergure : 19 mill.—. Les quatre ailes sont sensiblement arrondies,
ce qui donne à l’insecte un facies particulier ; leur couleur est l’argileux
légèrement enfumé à la côte. Sur le fond des quatre ailes il n’existe que
deux lignes transverses très légèrement enfumées, courbes, géminées,
iremblées, suivant dans leur courbure le mouvement extérieur des ailes.
Cependant, ce qui caractérise davantage peut-être cette intéressante
Acidalie, est l'absence absolue de toute tache discoïdale et de tous points
placés avant la frange ou sur celle-ci. Cette absence de points en dessus
et en dessous des quatre ailes peut paraître d'autant plus surprenant
que c’est, je le crois du moins, la seule des nombreuses Acidalies euro-
péennes connues qui soit dans ce cas.
La tête, le thorax et l'abdomen participent de la couleur argileuse des
ailes. Les yeux sont noirs; les antennes, filiformes, sont uniformément
concolores. Les ailes, en dessous, sont un peu plus claires qu’en dessus,
et les lignes transversales géminées sont plutôt soupconnées qu’appa-
rentes. Les pattes, également argileuses, sont munies de deux paires
d’éperons très rapprochées l’une de l’autre. — Le & n’est pas connu.
La chenille de l’Acidalia Italicata, trouvée en septembre 1883 aux
thermes d’Acqui (Italie), dans un petit bois voisin de l’établissement des
bains, a été élevée avec des chenilles de lAcidalia Degeneraria, parmi
lesquelles je n’ai pu la distinguer; en sorte qu’elle n’a pas été décrite,
Ann. Soc, ent. Fr. — Septembre 1885.
(1885) 8
411% P. MILLIÈRE.
ce qui est regrettable assurément. Tout ce que je peux dire de cette
chenille est qu’elle m’a semblé polyphage, qu’elle a passé l’hiver et
qu’elle s’est transformée le 4% avril 1884. L’insecte parfait s’est montré
le 27 mai suivant.
L’Acid. Italicata devra trouver place immédiatement après la Sérig.
ilaria et porter le n° 2202 bis dans le grand catalogue allemand.
ACGIDALIA LUTEOLARIA Constant. — PI. 2, fig. 6 et 7.
En décrivant, le 14 novembre 1862, l’insecte parfait de cette petite
Phalène, M. Constant nous a dit qu’elle a été prise par lui dans les envi-
rons de Mont-Louis (Pyrénées-Orientales), et qu’à la même époque
M. Staudinger la prenait aussi à San-Ildefonso, en Espagne.
Mes collègues n’avaient encore rien appris des premiers états de cette
Acidalie. C’est seulement cette année qu’il m'est possible de faire con-
naître la chenille de PAcid. Luteolaria.
Le 15 mai dernier (1884), il m'était adressé de San-Ildefonso, de la
part du D’ Staudinger, une ponte de cette Luteoluria qu'il venait de
capturer. « Cette jolie espèce, n'écrivait-il, vole à une hauteur de
2,000 mètres au moins, sur une prairie où il n’y a presque que des
Graminées. » Les œufs sont éclos à Cannes le 2% mai, et les chenilles,
restées fort petites pendant tout l’été, ont seulement grossi à la fin de
Pautomne; mais elles passeront l'hiver et ne se transformeront en chry-
salide qu’en mars. L’insecte parfait, devant éclore un mois ou cinq
semaines après, n’a, cela paraît probable, qu’une seule génération.
La chenille de luteolaria, lors de ses diverses mues, change assez peu
de couleur. Devenue adulte, elle rappelle les petites chenilles d’Acidalia
Obsoletaria, Polituria, Moniliata ({conogr., IL, pl. 76), dont elle partage
les mœurs, mais elle ressemble surtout à la chenille de la Flaveolaria Hb.
(Ic., IL, p. 485, pl. 100, fig. 6 et 7). Elle est donc assez courte, atténuée
antérieurement, avec une tête petite, brune et recouverte de poils
raides très courts. Sa couleur est ocreuse, et les incisions sont indiquées
en brun; celles du milieu, vues de dos, sont marquées d’un X noir irès
apparent. Le ligne stigmatale placée sur la carène est fine, interrompue,
blanchâtre. Le ventre ne laisse pas voir de ligne, mais deux petits
traits diagonaux, bruns sur chaque segment du milieu. Les stigmates,
invisibles sans loupe, sont blancs et cerclés d’un bourrelet fauve. Les
pattes écailleuses sont brunes ; les quatre pattes anales sont concolores.
Cette chenille est polyphage, mais elle semble préférer les pétales de
Geranium à d’autres fleurs. Elle a cependant rongé les feuilles de Rumex,
Leontodon et autres plantes herbacées.
Chenilles et Lépidoptères nouveaux. A15
AciIpALIA ROBIGINATA Stgr. — PI. 2, fig. 2 et 3.
Le 1% novembre 1864, j'ai dit, en annonçant la découverte de cette
espèce, qu'on ne savait rien de la chenille. Depuis cette époque, qui
remonte à vingt ans, les premiers états de cette Phalénite rapportée de
San-Ildefonso (Espagne) par le D' Staudinger, ont pu enfin être étudiés.
L’insecte parfait de la Robiginata, obtenu ab 0vo, n’a, selon toute appa-
rence, qu’une génération, puisque sa chenille ne se transforme en chry-
salide qu’au mois d'avril de l’année suivante. L’Acidalia Robiginata par-
tagerait ainsi les habitudes d’un groupe de petites Géomètres que j'ai
élevées et qui n’ont elles-mêmes qu’une seule éclosion.
La chenille de cette Robiginata est, par sa forme, une des plus singu-
lières qui se puissent voir : elle est médiocrement allongée, de couleur
brun foncé, et présente une carène latérale très saillante, ondulée et
comme festonnée. Elle est rugueuse ainsi que certaines chenilles congé-
uères. La ligne vasculaire est plus claire que le fond, fine et continue ;
il n'existe pas de sous-dorsale, et la stigmatale reposerait sur la curieuse
carène latérale que j'ai indiquée. Une large bande claire parcourt en
dessous les anneaux du milieu. Les dix pattes sont de la couleur de la
chenille. La tête est grosse, cordiforme, rugueuse et d’un brun presque
noir. Des poils rudes, courts et bruns existent sur les premiers et der-
niers segments.
Cette petite larve mange peu en hiver, demeure volontiers plusieurs
semaines privée de nourriture sans paraître souffrir de ce jeûne forcé.
L'état léthargique est court; après avoir formé une coque légère et à
claire-voie, la chenille de Robiginata se transforme, et l’insecte parfait se
montre vingt-cinq jours après environ.
ACIDALIA ASELLARIA H. S. (Aberr. Ruminata Mill.).— PI, 2, fig. 4 et 5.
Cette variété est tellement constante certaines années, elle est si abon-
dante à son habitat, assez restreint il est vrai, qu’on peut se demander
si elle ne devrait pas être considérée plutôt comme type de l'espèce que
comme simple variété. La chenille n'avait point encore été observée; je
viens de l’élever et de la suivre dans toutes les phases de sa vie.
C’est encore une de ces chenilles courtes, atténuées aux deux extré-
mités, à l'aspect rugueux et comme chagriné. Les lignes ordinaires sont
imparfaitement indiquées, et la couleur générale est d’un argileux
obscur. La ligne vasculaire est de couleur ocreuse, très fine, interrom-
pue, mais reliée sur les anneaux du centre par des taches cordiformes.
Sur les premiers et les derniers segments, cette ligne est à peine visible.
Pas de sous-dorsale. La ligne stigmatale est indiquée par de gros points
416 P. MILLIÈRE.
noirs placés sur la carène. Je n’ai pu distinguer les stigmates. Le ventre
est très obscur et n’a pas de ligne. Sur le premier anneau, de couleur
testacée, on distingue à peine trois petits traits bruns parallèles. La tête
est petite, entièrement noire et garnie de poils très courts. Les pattes
écailleuses sont noires ; les membraneuses sont concolores.
La chenille d’Asellaria varie fréquemment : le quart environ des sujets
que j'ai élevés, après leur avoir fait passer l'hiver, sont de couleur
sombre. Ces individus obscurs représenteraient-ils l’aberr. Ruminata,
relativement obscure elle-même ? Le fait, bien que non prouvé, ne serait
pas impossible. Cette chenille, lente dans ses mouvements, est essen-
tiellement omniphage, passe l’hiver, perdue dans la mousse, touche à
peine, pendant la nuit, aux plantes herbacées qui lui sont fournies. Elle
n’acquiert toute sa grosseur qu’en avril, réunit quelques brindilles végé-
tales au centre desquelles aura bientôt lieu la transformation en chry-
salide. L’insecte parfait se montre cinq ou six semaines après.
Voici en quoi la var. Ruminata diffère comme insecte parfait du type
de l’Asellaria : le fond des quatre ailes est d’un argileux moins pâle, plus
Chaud que chez cette dernière. Les lignes transversales sont sensible-
ment plus larges et plus obscures. Les taches cellulaires sont, de leur
côté, plus grandes en dessus et en dessous que chez Asellaria.
Type et variété de cette Phalène, qui n’a qu’une génération, ne sont
pas rares dans le voisinage de mon habitation à Cannes, voire même
dans mon jardin, où, pendant le jour, on la remarque à deux époques de
l’année, juin et août, fixée aux murs, aux rochers, aux troncs d'arbres.
Je n’ai pas retrouvé ailleurs que dans la vallée du Cannet, l’Acid.
Asellaria et sa variété constante.
THAMNONOMA AcqQuiARIA G' Mill. — PI. 2, fig. 8.
Jai récemment dit, après avoir décrit et publié cette Thamnonoma
d’après une femelle unique, dans 1! Naturalista Siciliano, TE, n° 2, qu'il
m'était arrivé huit ans après, c’est-à-dire en août 1883, de retrouver les
deux sexes de cette intéressante espèce italienne, au même lieu et
presque à la même place que la première fois.
Le G' de cette Th. Acquiaria n'ayant pas encore été représenté, je
crois devoir le faire connaître par une bonne figure exécutée par notre
très habile collègue M. G.-A. Poujade.
Tham. Acquiaria ' ressemble exactement à la $ par l’envergure, la
coupe d'ailes, la couleur générale et la disposition des lignes transverses
d’un roux vif; mais l’abdomen est plus mince, et les antennes sont pec-
Chenillles et Lépidoptères nouveaux. 117
tinées ou mieux fortement ciliées jusqu'aux trois quarts de leur lon-
gueur. Les pattes inférieures sont munies de deux paires d’éperons.
Les deux sexes de cette rare Phalène se tiennent pendant le jour sur
la lisière des bois taillis, non loin de l’établissement des Thermes, posés
à terre et se laissant facilement approcher par le chasseur.
Une femelle d’Acquiaria, Capturée en même temps que le mâle, a
pondu à la fin d'août 52 œufs fécondés; ceux-ci sont éclos le 4er sep-
tembre suivant. Jai dû, cinq ou six jours après, abandonner l’espoir
d'élever les jeunes chenilles, qui ont refusé de toucher aux nombreuses
plantes qui leur ont été présentées. Cependant j'ai pu, au moyen d’une
iorte loupe, reconnaître que la petite larve, éclose d’un œuf oblong, d’un
vert pâle, est assez allongée, cylindrique, d’un gris blanc teinté de
bleuâtre, avec une grosse tête et dix pattes bien formées. J'ai acquis la
certitude que lespèce a deux générations, la première apparition du
Lépidoptère ayant lieu en juin et la seconde en septembre.
Collection Staudinger. Mon cabinet.
Liopes TiprARIA Rb, — PI. 2, fig. 19 et 18.
Si l’insecte parfait a été trouvé dans la Charente et dans l’Indre-et-
Loire, cela a dû être accidentellement, car la Tibiaria est un Lépidoptère
essentiellement méridional.
Je laisse avec intention cette Phalénite parmi les Liodes de Guenée,
plutôt que de la comprendre parmi les Gnophos, ainsi que l’a fait le
D: Staudinger dans son Catalogue des Lépidoptères européens (48714,
p. 168). Je base mon opinion sur la forme de la chenille, restée inconnue
jusqu'a ce jour, laquelle s'éloigne de toutes les larves de Gnophos.
Je viens compléter l'histoire de cette Liodes par la description et la
figure de sa chenille.
Peu de larves varient autant que celle de la Tibiaria, mais, par oppo-
sition, peu de Phalènes aberrent moins que ce Lépidoptère.
Cette espèce, qui n’a qu'une génération, se montre abondamment sur
le littoral méditerranéen, aux environs de Cannes notamment, en sep-
tembre et octobre, dans les lieux frais, au milieu des hautes bruyères
abritées par les pins. Ce sont les Erica scoparia et arborea fleuris en
hiver qui nourrissent les chenilles de Tibiaria, lesquelles rongent seule-
ment les fleurs.
Les œufs de cette Liodes, pondus à la fin de septembre, éclosent vingt
ou vingt-cinq jours après. La chenille vit sans cesse à découvert, fixée
aux rameaux de la plante qui la nourrit; elle ne mange que la nuit.
Aucune chenille de ce genre n’était encore connue; celle dont il est
118 P. MILLIÈRE.
question grossit lentement et n'arrive à son entier développement qu’à
la fin de février. J'ai dit que la chenille de Tibiaria varie beaucoup. Dès
ses premières mues, elle passe du gris argileux au jaunâtre ocreux, ou,
du roux au brun par des nuances intermédiaires. Il est encore certains
sujets qui sont presque blancs. Cependant les individus les plus nom-
breux sont d’un argileux chaud.
Cette Tibiaria, parvenue à toute sa grosseur, est assez courte, Cylin-
drique, sans nulle carène latérale, avec une tête grosse, carrée, et aussi
haute que le premier anneau. Le corps est marqué de lignes longitudi-
nales le plus souvent vives et tranchées qui sont : la vasculaire, repré-
sentée par une série de taches cordiformes, ocreuses; la ligne sous-
dorsale, indiquée par deux lisérés fins, géminés, se détachant sur un
fond clair. Une large ligne blanchâtre, continue, doit représenter la
stigmatale; d’autres fois celle-ci est très brune, presque noire. Certaines
de ces chenilles sont marquées, sur le 1° et le 8° segment, d’une grosse
tache brune. Les dix pattes de cette espèce si variable participent de sa
couleur générale. La transformation a lieu au pied des bruyères, au
centre d’une coque papyracée où elle demeurera tout l'été.
La Tibiaria réussit difficilement en captivité; pour l’amener à bien, il
convient de conserver les chrysalides dans une chambre située au nord.
Ogs. Il me semble certain que la Liodes Fuscaria Hh., rapportée
comme variété de Tibiaria, est une espèce bien distincte.
La découverte des premiers états de Fuscaria viendra bientôt, espé-
rons-le, nous prouver qu'il existe bien là deux espèces séparées.
Norris LIMBIPUNCTELLA ? Stgr. — PI, 2, fig. 9.
Le genre Nothris n’est composé que d’une dizaine d’espèces euro-
péennes, et presque toutes sont étrangères à la France.
Je viens de retrouver, sur les hauteurs de nos Alpes-Maritimes, en
septembre dernier, ainsi que sur une montagne escarpée de la Ligurie,
la N. Limbipunctella, qui est à peine connue.
Envergure : 16 mill. — Les ailes sont étroites, aiguës à l’apex; les
supérieures sont d’un gris ardoisé, éclairées de blanchâtre aux deux
premiers tiers de la côte, et lavées de roussâtre à l’apex. Elles sont
marquées de quatre petits traits noirs dans le sens des nervures, dont
deux à la base superposés, et deux vers le centre de laile ; ces derniers
se suivent de très près et semblent, par leur rapprochement, ne former
qu'un seul trait. La frange est précédée de neuf ou dix points noirs. Les
ailes inférieures sont d’un gris cendré, largement éclairées sur le bord
interne. La frange est large et lavée de roussâtre dans sa première
Chenilles et Lepidoptères nouveaux. 119
moitié. La tête est blanche, ainsi que les palpes; ceux-ci possèdent le
caractère essentiel du genre : ils sont très longs, projetés horizontale-
ment, avec les deux premiers articles garnis de poils épais, et le dernier
article grêle, délié presque à l’égal des antennes. Celles-ci sont assez
longues et brunes. Le thorax et l’abdomen sont de la couleur des ailes
supérieures.
Cette petite espèce vole à 1,200 mètres environ sur des pentes escar-
pées, parmi d’abondantes touffes d'Euphorbia spinosa. — Le docteur
Staudinger, ayant vu un exemplaire en bon état de la Limbipunctella de
notre département, m'a répondu : « Peut-être species nova. »
CucuLiA CINERACEA Fr. — PI. 2, fig. 414.
Guenée, d’après je ne sais quel renseignement, nous a dit, en parlant
de cette superbe Noctuide, que la chenille doit vivre sur des Armoises.
Cette supposition du savant naturaliste m’a paru justifiée, car c’est tou-
jours dans le voisinage de l’Artemisia absinthium L. que j'ai capturé
cette espèce butinant à l'entrée de la nuit, aux environs de Saint-Martin-
Lantosque (Alpes-Maritimes) et, dans des conditions identiques, au-delà
de Fenestra (Italie). L’espèce ne doit pas être rare à la hauteur de 1,000
à 4,200 mètres dans les lieux précités, car lAbsinthe y croît spontané-
ment et en grande abondance. — Ce fait de retrouver dans les Alpes-
Maritimes un Lépidoptère des montagnes (les monts Ourals) qui sé-
parent l’Asie de la Russie, me semble bien intéressant au point de vue
de la géographie entomologique.
Os. J'ai retrouvé dans les mêmes lieux, et à la même époque de
l'année, la superbe Cucullia Santonici Hb., espèce des bords du Wolga
et de l’Oural. Cette Santonici se montre à Saint-Martin-Lantosque plus
abondamment que la Cineracea.
L’Iconographe Frevyer a figuré la chenille de la Santonici sur une
Anthemis ; mais je ne crois pas que ce soit sa véritable nourriture qui
doit être plus vraisemblablement lArtemisia absinthium.
Ixo STATICES L. (var. CRASSICORNIS Stgr.). — PI. 9, fig. 10.
Cette variété, la Crassicornis, et une seconde aberration de l’Ino Sta-
tices, l'Heydenreichii Ld., se montrent ensemble sur la route d'Italie en
quittant Saint-Martin-Lantosque (Alpes-Maritimes), en deçà et au-delà de
la frontière, à une hauteur d’environ 1,209 mètres. — Ces deux variétés
constantes ne sont pas moins dignes d'intérêt, au point de vue de la
géographie entomologique, que ne le sont les deux Cucullia Cineracea
et Santonici Hb., précédemment citées.
L’Ino var. Crassicornis Sigr. n’était point encore figuré.
120 P. Mizuière. — Chenilles et Lépidoptères nouveaux.
GELECHIA RUMICIVORELLA Mill. — PI. 2, fig. 44 et 15.
Au mois d'avril 1881, en figurant l’insecte parfait de cette remar-
quable Tinéide, je laissais espérer de faire connaître par la gravure et
une description détaillée, sa chenille qui vit aux environs de Saint-
Martin-Lantosque , pendant la première quinzaine de juillet, sur le
Rumezx seutosa L.
Voici la description de cette chenille. Elle est fusiforme, avec 16 pattes
normales ; la tête est lenticulaire, le premier anneau est corné. Géné-
ralement d’un gris cendré, cette Gelechie se montre quelquefois d’une
teinte argileuse. Elle est marquée de lignes longitudinales à peine plus
accusées que le fond. Les points verruqueux très petits donnent nais-
sance à des poils noirs relativement longs. La tête est d’un jaunâtre
argileux, avec les côtés maculés de noir. Les pattes ventrales sont con-
colores, les écailleuses sont noires, mais le dernier article est testacé.
La Rumicivorella ronge, préférablement aux fleurs, les feuilles hastées
du Rumex scutosa. La transformation en chrysalide a lieu du 20 au
30 juillet, et le petit Lépidoptère éclôt quinze ou dix-huit jours après.
EXPLICATION DES FIGURES DE LA PLANCHE 2.
Fig. 4. Acidalia Italicata Mill.
2. Chenille de l’Acidalia Robiginata Stgr.
3. Insecte parfait.
L. Chenille de lAcidalia Asellaria H. S. (var. Ruminata Mill.).
à. Insecte parfait.
6. Chenille de l’Acidalia Luteolaria Const.
7. Insecte parfait.
8. Thamnonoma Acquiaria & Mill.
9. Nothris Limbipunctella ? Sigr.
10. Ino Statices L. (var. Crassicornis $ Stgr.).
A1. Cucullia Cineracea Frey.
42. Chenille de la Liodes Tibiaria Rh.
A5 Id: id. id.
4%. Chenille de la Gelechia Rumicivorella Mill.
ANRT id. id., tombée accidentellement.
Rameau d’Erica arborea L.
Tige de Rumex scutosa L.
RÉ
DIPTÈRES NOUVEAUX OU PEU CONNUS
26° PARTIE (1).
Par M. J.-M.-F. BIGOT.
(Séance du 12 septembre 1883.) (2)
XXXIV
Genre GLOSSINA.
(Wiedem., Auss. Europ. Zweiïfl. Ins., t. I, 1830. Macq., Dipt., Suites
à Buff., et Dipt. Exot. Westwood, Proceed. Linn. Soc. London, 1850.
Schiner, Novarra Reise — NemorxiNA Rob.-Desv., Myodaires, 1830 —
Zimb ou Tsé-tsé des voyageurs.)
(Les Myodaires de Rob.-Desv. ayant été publiées en 1830, et, le
tome IT des Diptères Exotiques de Wiedmann, durant le cours de la
même année, on ne saurait dire auquel, de auteur français, ou de l’au-
teur allemand, doit appartenir la priorité ?.)
Dans un lot de Diptères, provenant de l'Australie et acquis par moi
il y à quelques années, j'ai trouvé deux exemplaires d’une Muscide (très
probablement deux © ?), appartenant sans nul doute au G. Glossina
(Wiedem.). Leur provenance, en supposant, chose improbable, qu'il y
ait eu quelque confusion, est certainement un fait très intéressant, car,
aucun représentant du Genre dont il s’agit n’a été rencontré ailleurs
qu’en Aîrique. Pour mon compte, je n’ai jamais oui dire que les trou-
peaux d'Australie aient eu à souffrir des piqûres meurtrières attribuées,
avec plus ou moins de certitude, aux Glossines africaines.
La coloration générale de mes spécimens a beaucoup d’analogie avec
celle de la Glossina longipalpis (Wiedem.), mais ils diffèrent notablement
de cette dernière par la conformation de leur abdomen.
Voici une liste synoptique des six Espèces de Glossines actuellement
connues qui permettra de les distinguer plus clairement les unes des
(1) Voir 1° à 25° parties, n°5 I à XXXIII, Annales 1874 à 1884.
(2) Ce mémoire a été revu par l’auteur en juin 1885.
Ann, Soc. ent. Fr. — Septembre 1588.
129 J.-M.-F. Bicor.
autres. Malgré ce qu’en à dit Macquart dans ses Diptères Exotiques, les
deux sexes ne sont pas encore assez connus pour qu’on puisse les recon-
naître nettement.
Elles appartiennent au groupe des Stomoæydæ (Rondani, Prodromus).
— Ventre de forme normale. Le dessus de l'abdomen, tantôt
roussâtre et, seule, l’extrémité brunâtre, tantôt avec deux
demi-bandes brunes sises à la base des segments, tantôt
enfin, brun avec l'extrême bord postérieur des segments
et une bande médiane, longitudinale, étroite, d’un gris
jaunâtre ; thorax, ordinairement avec des bandes ou de
larges macules irrégulières plus ou moins distinctes, de
couleur brune; pieds plus ou moins jaunâtres, cuisses
DATIOIS OLISALTES SE ME EEE MUNRE SAN EH Ne SANTA
— Id. fortement et anormalement renfié ou distendu en des-
sous, le dessus avec les côtés et les bords des segments
finement lisérés d’un gris jaunâtre, une courte bande
étroite, longitudinale, roussâtre, sur le milieu du pre-
mier segment; thorax d’un brun foncé avec des bandes
grisâtres très peu disunctes; pieds roussâtres, cuisses
entièrement brunes; antennes brunâtres..... G. Ventricosa.
Australie ? (Mihi. Voir ci-après la description détaillée.)
1. Abdomen avec une bande médiane plus ou moins distincte,
bords postérieurs des segments d’un gris jaunâtre ; tho-
rax brun avec des bandes moins foncées assez peu dis-
tinctes; pieds d’un jaune grisâtre, cuisses grises; an-
ÉENUCSHDEUNOS EEE OA IAERC EE RER G. Longipalpis.
Afrique centrale. (Wiedem., Auss. Zweiil. Ins., 1830 !,
et, auctor.) — Nemorhina palpalis (Rob.-Desv., Myod.,
1830 !).
— Jd, tantôt avec deux demi-bandes ou macules brunes, sises
à la base des segments, tantôt jaunâtre avec l'extrémité
brune ; thorax d’un gris roussâtre avec des bandes ou
macules irrégulières, brunes, bien distinctes ; pieds d’un
jaune roussâtre, tarses plus ou moins brunâtres; an-
iénnes brunes eee ee SN AUS DM RARES le fic e 2e
2. Abdomen jaunâtre avec l'extrémité brunâtre; antennes par-
fois JAHMATES 2e SA PR MERE MT
— Id. d’un gris plus ou moius Jaunäire avec deux demi-bandes
Genre Glossina. 193
ou macules brunes, sises à la base des segments ; pieds
plus ou moins jaunâtres ; antennes jaunâtres.......... Lu.
3. Thorax brun, sans bandes ni macules distinctes; antennes
TAUNATES A NAN IS UEUNE AE PNA GMEUSCUSN(S10):
Patrie ?. (Walker, List. Dipt. me Brit. Museum, 1849,
p. 682.)
- Id. brunâtre, avec des bandes et des macules distinctes, noi-
râtres ; antennes brunes, chète fauve; pieds jaunâtres,
tibias et tarses légèrement marqués de lignes bru-
HALDES AS ÉCRAN EE NRA G. Tabaniformis.
Afrique centrale. (Wesiwood., Proceed. Zool. Soc.
London, décembre 1850, p. 268.)
L. Abdomen, 1° segment d’un roux jaunâtre pâle avec deux
macules assez petites, brunes ; thorax avec de larges
bandes brunes distinctes, interrompues à la suture;
pieds jaunâtres, cuisses légèrement teintées de brunâtre
extérieurement, derniers segments des tarses bruns...
A AS Pa NS EE AAA non M RO ERA A M G. Morsitans.
Afrique 1d. (Westw., loc. cit., p. 264.)
— Id., fous les segments avec deux demi-bandes basilaires,
brunes ; thorax largement et assez irrégulièrement ma-
culé de brun ; picds d’un jaunâtre obscur, tarses noi-
râires; antennes brunes... ...... ..... G. Tachinoïdes.
Afrique occidentale. (Westw., loc. cit., p. 267.)
GLOSSINA VENTRICOSA Q ? (nov. sp.).
Long. 40 mill. — Antennis fulvis, chæto testaceo, setis fuscanis mu-
nito; haustello testaceo; palpis fuscis ; facie fusca, utrinque fulva; fronte
testacea, vitta lata castanea, superne bifida; thorace fusco, obscure cine-
rascente vittato; scutello testaceo, basi maculis binis, trigonis, fuscis ;
calyptris et halteribus sordide albidis ; abdomine fusco, incisuris, anguste,
testaceo obscuro tinctis, lateribus parum cinereis, segmento 1° vitla me-
diana fulva notato, ventre sordide cinereo, pedibus fuscis, tibiis, femoribus,
in medio, basi tarsorum anticorum intermediorumque, late, tibüs posti-
cis, intus, fusco tinclis; alis pallide infuscatis; ventre, inferne, maxime
inflato.
Australie ?. :
Deux exemplaires, — Ma collection.
i
12% JI.-M.-F. Bicor. — Genre Glossina.
Antennes brunes avec les articulations testacées ; chète testacé avec les
soies brunes ; trompe testacée, palpes bruns, jaunâtres à la base; face
brune au milieu, d’un fauve pâle sur les côtés; front testacé avec une
large bande brune, bifide, en dessus une petite macule ocellifère, noï-
râtre ; thorax brun, épaules et flancs d’un jaunâtre obscur, quatre bandes
longitudinales grisâtres peu distinctes, en dessus ; écusson d’un jaunâtre
obscur avec deux macules basilaires trigonales, brunes ; cuillerons et
balanciers d’un blanc sale; abdomen brun, segments finement bordés
d’un jaunâtre obscur sur les côtés, ainsi qu'aux bords postérieurs des
segments, une bande médiane, étroite, roussâtre, sur le 1 segment,
anus et ventre d’un roussâtre obscur; pieds d’un testacé fauve, cuisses
largement teintées de brun au milieu, tibias postérieurs intérieurement,
tarses postérieurs et derniers segments des antérieurs, ainsi que des
intermédiaires, bruns; ailes brunâtres. Ventre singulièrement renflé en
dessous et d'aspect vésiculeux.
Nora. Jusqu'à ce jour, il faut dire que la plupart des faits rapportés
concernant les Glossines semblent empreints de quelque exagération ou
s'appuyer sur des observations incomplètes ; du moins règne-t-il encore
une obscurité grande au sein de leur histoire. Aussi, ne saurait-on
engager trop vivement les naturalistes qui parcourent les contrées plus
ou moins connues qu’elles habitent à poursuivre sur cette intéressante
question des investigations, des expériences consciencieuses, tant au
point de vue médical ou physiologique qu'à celui de la composition
intime du venin? du virus ? injecté par la trompe pungeante de ces
Muscides redoutées.
Toutefois, l’homme paraît jouir à cet égard d’une fort heureuse immu-
nité, ce qui montre la dissemblance du virus en question avec celui du
charbon. Mais les observateurs, indigènes ou voyageurs, sont loin de
s’accorder à l'égard des espèces animales qui resteraient indemmes, à
côté d’autres qui succomberaient plus ou moins rapidement?. En somme,
je le répète, nous ne savons toujours que fort peu des choses concernant
ces Zimbs ou Tse-Tses, terreur des zones tropicales africaines (4).
(1) On consultera avec fruit l'intéressante et savante notice, en langne hollan-
daise, de M. F. M. Van der Wulp., dans la XXVIL: livraison du Tijdschr. voor
Entomologie, p. 143.
ÉTUDES
SUR LES
PCNTEVRTDES
Par M. Erxesr OLIVIER.
I.
(Séance du 25 février 1885.)
Le premier mémoire qui suit est le commencement d’une série de
semblables travaux, dans lesquels, autant que le permet l’état actuel de
nos connaissances, je ferai la revision du groupe des Lampyrides, un des
plus intéressants de l’ordre des Coléoptères et un de ceux, peut-être,
dont l'étude a été jusqu'ici la plus négligée. Une véritable monographie
serait actuellement une œuvre prématurée et même impossible. Les pre-
miers états de ces insectes et un grand nombre de femelles sont inconnus,
et de nombreuses espèces inédites me parviennent encore journellement.
Aussi, pour mener à bien cette œuvre que j'ai entreprise, il faut encore
plusieurs années de travail continu et persévérant. Mais comme j'ai déjà
réuni des matériaux nombreux et importants, j'ai cru devoir les com-
muniquer à mes collègues, leur faire connaître les espèces nouvelles
que j'ai établies et les modifications qu’il convient d’apporter à la clas-
sification générique de Lacordaire et du Catalogue de MM. Gemminger
et de Harold. C’est là simplement le but de ces études qui sont comme
le prodrome de la future monographie des Lampyrides.
LES GENRES A ANTENNES FLABELLÉES.
(A'e PARTIE.)
Genre Lamprocera Cast., Ann. Soc. ent. Fr., 1833, 199. —
Lacord., Gen. des Coléopt., IV, 311, pro parte.
Comme je rétablis aux dépens des Lamprocera, tels que les compre-
nait Lacordaire, le genre Lucio de Castelnau, il convient d'ajouter les
caractères suivants à ceux qu'en donne l’auteur du Genera : Élytres
Ann. Soc. ent. Fr. — Septembre 1885.
126 E. OLivier. (2)
oblongo-ovales ou ovalaires allongées ; articles 3-10 des antennes émet-
tant chacun deux rameaux d’égale longueur, très longs chez le 4, beau-
coup plus courts chez la © ; dernier segment ventral largement échancré
chez le &\, triangulaire, incisé au sommet chez la 9. L'appareil lumineux
semble être de peu d'intensité; il consiste généralement chez le 4° en un
point d’un blanc jaunâtre placé sur le milieu du cinquième et parfois
aussi du sixième segment ventral, et chez la © en une tache flave à cha-
cun des côtés de la base du segment anal. Le L. diluta paraît, par
exception, posséder sur ses irois derniers segments la faculté phospho-
rescente.
Les insectes qui composent ce genre habitent l’intérieur des forêts
humides de l'Amérique du Sud; leurs premiers états sont inconnus. —
Type : Lamprocera Latreillei Kirb.
4. LAMPROCERA LATREILLEI Kirb., Lin. Soc. Lond.,
XII, 1818, 387, pl. 21, fig. 4.
Cette espèce, qui existe dans la plupart des collections, habite le Brésil
où elle paraît répandue communément. Elle est assez variable sous le
rapport de la coloration des élytres. A l’état normal, une grande tache
noire en couvre le tiers apical et se prolonge le long du bord externe,
qui reste flave, en une large bande descendant jusqu’au-dessus de angle
huméral, tandis que, sur le disque, elle émet trois courtes lignes termi-
nées en pointe aiguë ; une autre tache noire, oblongue, s'étend à la base
entre l’écusson qu’elle ne touche pas et le calus huméral qu’elle recouvre
complètement. Mais parfois la tache juxtascutellaire vient se joindre à
l’apicale, et la couleur noire envahit alors la plus grande étendue de
l'élytre. Cependant, même chez les individus les plus obscurs, on
observe toujours une partie humérale flave, et la suture reste constam-
ment flave jusqu’auprès de lPextrémité. Kirby et Motschulsky décrivent
l'abdomen comme ne présentant pas d'indices d’un appareil lumineux.
Un point d’un jaune brillant est cependant bien visible sur le milieu du
cinquième segment du mâle; mais, quant à la femelle, les taches flaves
de la base du segment anal sont souvent indistinctes.
2. LAMPROCERA FLAVO-FASCIATA Blanch., Voy. d’Orb., Ent., 123,
Dr ne AO
Chiquitos, ? (Mus. de Paris, type); Brésil : Saint-Paul, 4; Montevideo, £
(ma collection).
M. Blanchard n’a connu que la femelle. Il décrit les antennes comme
unidentées ; mais l’examen du type montre bien chacun des articles
(3) Lampyrides. — Genre Lamprocera. 127
émettant distinctement deux denis d’égale longueur, comme l'indique,
du reste, avec exactitude, le dessin joint à son travail. Le mâle a le
corps en ovale allongé; la bande fauve, ondulée, du milieu des élytres
se joint, en descendant le long de la suture, à une tache triangulaire
qui entoure l’écusson, et elle se prolonge en une ligne très étroite jusque
sur le calus huméral; à la base de l’écusson,.de chaque côté, se trouve
une petite tache nébuleuse. Les rameaux des articles des antennes sont
aussi longs que ceux du L. Latreillei, quoique le prothorax soit plus
étroit et plus anguleux en devant. Le point lumineux du cinquième
segment ventral est également bien distinct.
Chez un exemplaire £ de ma collection, la fascie transversale flave
des élyires est interrompue dans le milieu de chacune par une bande
noire longitudinale.
3. LAMPROCERA TRISTIOR Gorh., Ent. Soc. London, 1880, L.
Brésil, & (Mus. de Bruxelles, type); &, $ (Mus. de Paris; ma collect.).
Le mâle est plus étroit et proportionnellement plus allongé que la
femelle. Les cinquième et sixième segments du ventre du mâle sont
ornés d’un point flave, ovalaire, de peu d’étendue, et, dans le milieu
basilaire du segment anal de la femelle, on observe une tache triangu-
laire, très étroite, d’un testacé blanchâtre.
Un individu mâle du Musée de Bruxelles, cité par M. Gorham (loc.
cit.), a le prothorax entièrement bordé, sauf à sa base, d’un mince liséré
flave.
Var. Prothoracis margine et dimidia parte antica flavis.
Brésil, 4, © (Mus. de Paris); © (ma collect.).
La moitié antérieure du prothorax et le bord marginal dans toute son
étendue sont d’un jaune testacé.
k. LAMPROCERA DILUTA, NOV. SP.
Cayenne, 4 (ma collect., type).
Long. 21 mill.; lat. hum. 10 4/2 mill. — Brunnea, prothorace antice
testaceo el anguloso, marginato, tenuiter carinato, discoidali parte basali
nigro; elytris valde ampliatis, humeris rotundatis, margine extlerno
sinualo, brunneis, in medio macula quadrata communi dilutiore; pygidio
recte truncalo, quinto et sexlo ventris segmentis puncto flavo ornatis,
ullimo emarginato, utrinque ad basim flavo-maculato ; antennis brun-
neis, prothorace tantulum longioribus, articulo primo subtus testaceo,
ramulis gracilibus.
125 E. OLIVIER. (4)
L'appareil lumineux est ici plus complet que chez les espèces précé-
dentes; car, outre une tache flave sur les cinquième et sixième seg-
ments, l’anal offre à sa base deux larges plaques d’un jaune brillant. Le
L. dilutu se distingue encore par sa couleur, le bord marginal des élytres
sinué, les rameaux antennaires plus courts, plus étroits, et les antennes
elles-mêmes beaucoup moins longues, dépassant peu le prothorax.
C'est évidemment par inadvertance que, dans leur Catalogue, MM. Gemminger
et de Harold ont inscrit dans le genre Lamprocera le Lampyris lucida de
Linné et d'Olivier. Cet insecte appartient aux Photinus. La phrase du Systema
naturæ qui le compare au Lampyris noctiluca (noctilucæ similis) et le dessin
d'Olivier indiquent, du reste, suflisamment qu'il ne doit pas faire partie du pré-
sent genre.
Je ne connais pas en nature le Lampyris icterica Gyll.; mais, outre sa pro-
venance indienne, les caractères qu'en donne Gyllenhall l’écartent aussi des
Lamprocera.
Genre Lucio Cast., Ann. Soc. ent. Fr., 1833, 135. — Lamprocera,
pro parte, Lacord., Gen. des Coleopt., IV, 341.
Aux caractères donnés par Lacordaire, il faut ajouter les suivants qui
différencient les Lucio des Lamprocera : Élytres oblongo-ovales, très
amples ; &, articles 3-10 des antennes émettant chacun deux rameaux
de longueur inégale, l’externe beaucoup plus long et plus large que lin-
terne (pl. 3, fig. À b); pygidium tronqué ou faiblement échancré; bord
postérieur du dernier segment ventral sinué, trilobé, le lobe médian
triangulaire aigu, généralement plus court et beaucoup moins large que
les latéraux ; ©, antennes pectinées au côté externe et seulement den-
tées plus ou moins fortement à l’interne; dernier segment ventral trian-
gulaire, incisé au sommet.
L'appareil lumineux est dans ce genre beaucoup plus développé que
dans celui qui précède. En effet, chez plusieurs espèces l’abdomen tout
entier paraît posséder la faculté phosphorescente, et celles qui sont les
moins bien douées sous ce rapport offrent encore des plaques brillantes
plus ou moins étendues sur les trois derniers segments du ventre.
Les insectes qui composent ce genre vivent dans l’Amérique du Sud;
une espèce se rencontre jusqu’au Nicaragua. Leurs premiers états sont
inconnus. Type : Lucio abdominalis Cast.
Abdomen entièrement rouge ou testace.
1. Lucio ABDOMINALIS Cast., Ann. Soc. ent. Fr., 1833, 136, ©.
Brésil, £ (ma collect., type).
Je n'ai vu que lindividu , ayant appartenu à M. Chevrolat, qui a
(5) Lampyrides. — Genre Lucio. 129
servi de type à la description de Castelnau et fait actuellement partie de
ma Collection. L’abdomen est couvert d’une pubescence d’un fauve doré,
et le dernier segment ventral est sinué latéralement près du sommet qui
est étroitement bordé de brun noirûtre.
2. LUGIO RUFIVENTRIS, NOV. Sp.
Patrie ?, & (Mus. de Bruxelles, type).
Long. 22 mill.; lat. hum. 14 mill. — Nigro-fusca, prothorace antice
testaceo, bas bisinualo; elytris ampliatis, apicem versus regulariter atte-
nualis, fuscis, duabus maculis basalibus, una humerali, altera juxta sutu-
rali, fasciaque media lata, undulata, marginem non attingente, flavis ;
pectore pedibusque nigris : abdomine rufo pube nigro vestito, ultimo ven-
trali segmento apice infuscato.
Outre le dessin tout autre des élytres, cette espèce se distingue de la
précédente par la couleur noire de la pubescence de Pabdomen. Chacun
des segments est bordé postérieurement de cils dorés, assez épais, mais
très courts. M. Gorham, qui a vu cet insecte au Musée de Bruxelles, Pa
pris pour l’abdominalis Cast.; c’est de ce nom qu'il l’a étiqueté, et il lui
compare son L. picta (Ent. Soc. Lond., 1880, 5). Les élytres de ces
espèces, L. rufiventris et L. picta, ont, en effet, une coloration à peu
près analogue, et C’est précisément un des caractères les éloignant toutes
les deux du véritable abdominalis Cast.
3. LUCIO SPLENDENS, n0V. sp. — PI. 3, fig. 4.
Paraguay ; Brésil : las Minas, £ (ma collect., type).
Long. 48-20 mill.; lat. hum. 9-11 mill. — Ochracea; vertice, pectore,
tarsis, punctoque marginali in utroque elytro, nigris ; scutello basi nigres-
cente; antennarum ultimo articulo, tibiis et femoribus nigro variegatis ;
ultimo ventrali segmento in medio postico breviter mucronato.
Chez cette espèce remarquable, Pabdomen tout entier paraît être phos-
phorescent; cependant les cinquième et sixième segments sont plus
lisses et plus brillants sur toute leur surface et paraissent être le foyer
principal de lappareil lumineux. Les rameaux antennaires externes sont
larges, épais, régulièrement convexes en dessus, en ligne droite en
dessous. Je n’en connais pas la femelle.
4. Lucio BRUNNEA Ern. Oliv., Lamprocera brunnea Ern. Oliv.,
Rev. d’Ent., 1883, 326, &.
Colombie ; région des Amazones, &, & (ma collect., types).
C'est la plus petite espèce du genre. La femelle ressemble au mâle et
(1885) 9
130 E. OLIVIER. (6)
n’en diffère que par les caractères sexuels ordinaires. L’abdomen, tout
entier, doit être lumineux chez les deux sexes; cependant les trois der-
niers segments paraissent posséder une phosphorescence plus intense.
D. LUCIO MELANURA, nOV. Sp.
Région de l’Amazone, G' (ma collect., type).
Long. 16 mill.; lat. hum. 9 mill. — Rufo-lestacea, vertice, antenna-
rumque ramulis nigris; prothorace marginato, dense punctato, carinato,
disco impresso, fascia nigra juæta-basali, ornato; scutello triangulari,
nigro, apice valde punctato; elytris prothorace latioribus, ampliatis,
tune ad apicem attenuatis, rufo-testaceis, macula marginali quadrata et
apicali nigris; tibiis infuscatis, tarsis nigris ; pygidio nigro ; ultimo ven-
trali segmento breviter mucronato.
Ovale oblong, d’un roux testacé; six ou sept premiers articles des
antennes roux, avec les rameaux internes correspondant de cette même
couleur, les suivants, ainsi que tous les rameaux externes, noirs ; palpes
robustes, le dernier article grand, taché de noir extérieurement ; pro-
thorax roux, orné d’une bande noire sur sa moitié basilaire: cette bande
recouvre les marges latérales, mais laisse tout le long de la base un
mince liséré testacé. Écusson noir, en triangle allongé, fortement ponctué
au sommet. Élytres plus larges que le prothorax , s’élargissant encore
après les épaules, puis rapidement atténuées jusqu’au sommet, ponctuées
rugueuses, garnies d’une courte pubescence noire, d’un roux testacé
avec chacune deux taches noires, lune marginale située au tiers environ
de la longueur de l’élytre et couvrant à peu près la moitié de sa largeur,
l’autre apicale se joignant à la première le long de la marge latérale. La
tranche supérieure des fémurs et les tibias sont rembrunis, les tarses
sont noirs. L’abdomen, sur ses deux faces, est entièrement roux à l’ex-
ception du pygidium qui est noir; le dernier segment ventral est trilobé,
le lobe médian pas plus long que les latéraux.
Cette espèce se distingue aisément de toutes les autres par la couleur
d’an roux testacé de la poitrine et de l’abdomen, le pygidium seulement
étant noir.
Abdomen noir.
6. Lucio picrA Gorh., Lamprocera picta Gorh., Ent. Soc. Lond., 1880, 5;
Biol. cent. Americ., Malacod., 30, pl. 3, fig. 1, d'; var. id., 249,
pl ba
Chiriqui, &, ® (ma collect.).
M. Gorham compare cette espèce à notre rufiventris qu’il avait pris
(7) Lampyrides. — Genres Lucio. 131
pour l’abdominalis Cast. Nous avons déjà vu que ces derniers n’ont
entre eux aucun autre rapport que celui d’avoir tous les deux l’abdo-
men entièrement rouge. Quant au picta, il ne ressemble au rufiventris
que par le dessin des élytres à peu près analogue chez certains exem-
plaires.
Le lobe médian du dernier segment ventral du mâle est presque aussi
long que les latéraux; le sixième segment (4) et le septième, de chaque
côté de la base (4, $), sont ornés d’un point lumineux. Je possède une
femelle dont la coloration est identique à celle du mâle figuré par
M. Gorham (loc. cit., pl. 44, fig. 17).
7. LUCIO DIMIDIATA, nov. Sp.
| Région de l’Amazone : Tonantins ; Pérou : Cavallo-Cocho, & (collect.
Oberthür, type).
Long. 15-17 mill.; lat. hum. 8-9 1/2 mill. — Nigra; capite, antenna-
rum duobus primis articulis, prothorace, scutello, elytrorum basi, pec-
tore, femoribus et ultimo ventrali segmento, testaceis.
Var. fasciolata, Pérou : Cavallo-Cocho, & (collect. Oberthür).
Ovalaire, oblong, noir, garni en dessus d’une courte pubescence
noire ; prothorax testacé, densément ponctué, rebordé, à bord antérieur
bisinué, chargé sur son milieu longitudinal d’une fine carène et orné sur
la moitié postérieure de son disque d’une plaque plus finement ponctuée
d’un jaunâtre rosé. La tache apicale des élytres est variable et occupe
parfois plus des deux tiers de la surface. La poitrine et les cuisses sont
d’un roux testacé, l’abdomen d’un noir luisant; le dernier segment ven-
tral, à lobe médian court, triangulaire, est testacé en entier; lavant-
dernier est orné dans son milieu d’une tache ovalaire testacée.
Dans la variété que j'appelle fasciolata et qui sera peut-être érigée
en espèce à la suite de l'étude d’un plus grand nombre de types, la
tache noire des élytres est parsemée dans son milieu de plusieurs ma-
cules:testacées qui constituent une bande transversale interrompue ; la
poitrine est brune.
8. Lucio BLATTINA Perty, Homalsus blattinus Perty, Del. An. Art., 26,
plit6; fig: 1019: L
Guyane, Amazone inférieure, Brésil, &, $ (ma collect.); $ Mus. de
Paris).
L’unique mâle que je possède est beaucoup plus petit que les femelles.
Les parties de la bouche et le premier article des antennes sont testa-
132 E. OLIVIER. (8)
cés ; les rameaux antennaires externes sont larges, lancéolés, obtus ; le
dernier segment ventral est muni, à chacun des côtés de la base, d’une
plaque ovoïde d’un jaune brillant ; le lobe médian de son bord postérieur
est aussi long, mais beaucoup plus étroit que les latéraux ; le pénultième
segment est testacé dans la majeure partie de sa surface. Le segment
anal de la femelle est plus largement échancré au sommet que chez les
autres espèces et est muni comme celui du mâle de deux taches flaves.
9. LuCIO OBSCURA, nov. sp.
Nouvelle-Grenade, & (ma collect., fype).
Long. 22 1/2 mill.; lat. hum. 41 mill. — Nigra, trochanteribus, femo-
rum extremo apice, elytris punctis quinque, duobus basalibus, tribus me-
diis, rufis ; segmento anali ad basim utrinque rufo-maculato.
Noir, trochanters, une étroite bordure au sommet des cuisses, deux
points à la base du segment anal et cinq taches sur chacune des élytres
d’un roux testacé. Ces taches sont ainsi disposées : deux basilaires
oblongues, l’une juxta-scutellaire, la seconde au-dessous du calus dans
la dépression humérale; les trois autres punctiformes en ligne transver-
sale au milieu de lélytre, la plus externe, la plus petite. Bien différente
de l’abdominalis par son abdomen noir et son prothorax sans tache
flave, à marges plus larges et non redressées, cette espèce se rapproche
de blattina dont on le reconnaît à son prothorax concolore et aux macu-
latures des élytres.
Genre Hyas Cast., Ann. Soc. ent. Fr., 1833, 134. — Lacord.,
IV, Gen. des Coleopt., 343.
Ce genre, voisin des précédents, en diffère par les caractères suivants :
d, articles 3-10 des antennes n’émettant chacun qu’un seul rameau assez
long et large; pygidium tronqué carrément, bord postérieur du dernier
segment ventral légèrement échancré ; appareil lumineux indistinct où
constitué parfois par un point flave sur le milieu des segments du
ventre. — ®, antennes simplement dentées ou pectinées, pygidium ar-
rondi ou tronqué, segment anal court, triangulaire, incisé au sommet,
portant à sa base de chaque côté une petite plaque testacée ovalaire et
parfois une seule au milieu. — Le dernier article des tarses postérieurs
est, en outre, dans les deux sexes, moins robuste et moins complète-
ment engagé entre les lobes du pénultième.
Ces insectes se rencontrent dans l'Amérique centrale et méridionale.
L’Hyas rhomboidea du Nicaragua, décrit et figuré par M. Gorham (Biol.
centr. Amer., Malacod., pl. 3, fig. 2), est très remarquable par ses
(9) Lampyrides. — Genre Hyas. 133
élytres parallèles, s’arrondissant seulement à la base et à l'extrémité, et
par son prothorax à côtés latéraux droits, rétrécis subitement près du
sommet.
,
La femelle décrite par M. Blanchard sous le nom de Lamprocera flavo-
quadrata, et dont le type existe au Muséum de Paris, est un Hyas. en
ai vu un second exemplaire, également femelle, dans les collections du
Musée de Bruxelles.
J’en fais connaître cinq espèces nouvelles,
1. HYAS QUADRIMACULATA, nov. Sp.
Brésil : Sainte-Catherine, g' (ma collect., type).
Long. 18 mill.; lat. hum. 9 mill. — Nigra; prothorace subtrianguluri,
flavo, vitta media et angulis posticis nigris ; scutello nigro; elytris oblon-
gis, humeris et apice simul rotundatis, margine laterali sinuato, flavis,
maculis duabus lateralibus apiceque late nigris.
La coloration de cette espèce est identique à celle de l’Hyas rhom-
boidea Gorh., mais la forme du prothorax et celle des élytres sont bien
différentes. Le pygidium et le dernier segment ventral sont très con-
vexes et forment une ouverture circulaire comme celle que l’on observe
chez les H. denticornis Germ. et bipunctata Gorh.
2. HyYAS LUCTUOSA, nov. sp. — PI. 3, fig. 2.
Équateur, ® (ma collect., type).
Long. 13-14 mill.; lat. hum. 6-7 mill. — Oblongo-ovalis, atra, nitida,
rugose punctata; prothorace antice obtuse anguloso, duabus plagis trans-
lucidis minutis ; elytris fascia testacea, angusta, sinuata ; segmento anali
utrinque flavo-maculato.
Les taches translucides du prothorax sont petites, peu distinctes, et
même chez un exemplaire font complètement défaut. *
3. HYAS AFFLICTA, nOV. Sp.
Équateur, $ (ma collect., éype).
Long. 43 mill.; lat. hum. 6 mill. — Oblongo-ovalis ; aterrima, pro-
thoracis margine antico subtus et ultimo ventrali segmento flavo bimacu-
latis.
Ressemble à l'espèce précédente, mais plus étroite et complètement
noire en dessus; le bord marginal du prothorax est marqué en dessous
de chaque côté, près du sommet, d’une étroite tache linéaire d’un jaune
testacé, invisible si l’on regarde l’insecte en dessus.
134 E. OLIVIER. (10)
k, HYAS FALLAX, nOV Sp.
Colombie, © (Mus. de Bruxelles, type).
Long, 1% 1/2 mill.; lat. hum. 8 mill. — Brunneo-testacea ; prothorace
densissime punctato, carinato, antice rotundato, vix sinuato, disco lævi,
punctis duobus flavidis; elytris prothorace latioribus, ampliatis, margine
laterali in medio valde sinuato, apice simul rotundatis, rugosulis, brun-
neis, margine basali, puncto humerali, suturaque flavescentibus; coæxis et
femorum apice testaceis.
Cette espèce, comme taille et coloration, rappelle notre Lucio brunnea.
On l’en distingue aisément, en outre des différences génériques, à sa
forme plus scutiforme, moins convexe, à son prothorax sans impression
transversale, à ses élytres dont le bord marginal est fortement sinué au
milieu et l’extrémité plus largement obiuse.
Un individu © de la collection Oberthür, provenant de Teffé (Ama-
zones), est dans toutes ses parties d’une coloration plus claire qui rend
indistinctes les taches du prothorax et du sommet de l’épaule; la suture
est de la même teinte que les élytres.
D. HYAS FASCIATA, nOV. Sp.
Région de l’Amazone : Tonantins, $ (Gollect. Oberthür, éype).
Long. 45 mill.; lat. hum. 8 mill. — Oblonga, nigra; ore piceo; pro-
thoracis margine et macula antica, elytrorum fascia interrupta, coxisque
anticis, testaceis.
Oblong, noir; parties de la bouche d’un brun de poix; prothorax en
forme de croissant, assez fortement sinué près du sommet qui est obtu-
sément saillant, noir, orné en devant d’une tache testacée et finement
bordé latéralement de cette même couleur, caréné, grossièrement ponc-
tué, sauf sur la partie postérieure du disque, qui est brillant et où la
ponctuation est plus fine; marge basilaire noire et presque en ligne
droite. Écusson noir. Élytres plus larges que le prothorax, arrondies
aux épaules, oblongues, noires, avec une bande testacée, ondulée, inter-
rompue dans son milieu par une légère ligne noire; chargées chacune
de deux côtes saillantes, naissant de chaque côté du calus huméral, lin-
terne disparaissant en arrivant à l’angle apical, externe se joignant à la
suture près de ce même angle, Dessous du corps d’un noir brillant, à
l'exception des hanches antérieures testacées; dernier segment ventral
profondément incisé.
(11) Lampyrides. — Genres Hyas et Tenaspis. 135
6. HyAS DENTICORNIS Germ., Ins., sp. nov., 67.
Brésil, 4 (Mus. de Bruxelles; ma collect.).
L’Homalisus scissiventris de Perty doit, à mon avis, être réuni à cette
espèce. Je ne vois, en effet, entre les deux aucune différence, si ce m’est
que la fascie noire des élytres qui est entière chez le denticornis est plus
ou moins largement interrompue dans son milieu chez le scissiventris,
caractère de peu d'importance et sur lequel on ne peut baser une dis-
tinction spécifique.
7. HYAS FLABELLATA Fabr., Syst. El., IT, 106.
Brésil : Para, & (coll. Oberthür); $, Cayenne (ma collect.).
Le prothorax est flave avec une tache d’un brun luisant sur le disque
et deux autres latérales noires ; chez une femelle de ma collection, ces
trois taches sont contiguës et forment une ligne basilaire interrompue.
Les élytres sont noires, ayant chacune une tache juxta-scutellaire et une
étroite bande transversale ondulée d’un jaunâtre pâle; le dessous du
corps est d’un testacé brunâtre; pygidium tronqué, légèrement sinué &',
arrondi $; dernier segment ventral, convexe, tronqué d, incisé au
sommet $.
Genre ‘F'enaspis Leconte, Trans. Amer. Ent. Soc., 1881, 33.
Forme peu convexe, ovalaire, élargie; antennes non flabellées, mais
très comprimées et fortement dentées, presque également dans les deux
sexes ; abdomen fortement lobé, à angles largement saillants en arrière;
appareil lumineux peu développé; &\, pygidium circulairement échancré
avec les angles postérieurs arrondis, mais assez saillants ; dernier seg-
ment ventral largement échancré, à angles très aigus; $, antennes moins
longues, à dentelures un peu moins aiguës ; dernier segment ventral
subitement atténué au tiers de sa longueur en un lobe obconique incisé
au sommet.
Ce genre a été créé par Leconte pour l’Hyas angularis de M. Gorham
et l’H. semifuseca du même auteur doit également en faire partie. Ses an-
tennes comprimées et seulement dentées le rapprocheraient des Lucidota ;
mais la forme générale, celle des derniers segments de labdomen et le
peu d'intensité de l’appareil lumineux ne permettent pas de l’éloigner
beaucoup des Hyas.
4. TENASPIS ANGULARIS Chevr. in litt.; Hyas angularis Gorh., Ent. Soc.
Lond., 1880, 7, pl. x, fig. 49.
Mexique, &, $ (ma collect., type).
136 E. OLIVIER. (42)
L’abdomen est ordinairement noir chez les mâles, sans aucune trace
de taches phosphorescentes ; cependant chez quelques individus l’extré-
mité est plus claire. Chez la femelle, le dernier segment ventral est d’un
testacé pâle.
2. TENASPIS SEMIFUSCA Gorh., Hyas semifusca Gorh.,
Biol. centr. Americ., Malacod., 31.
Guatemala, 4 (ma collect.).
Le prothorax, chargé d’une carène bien saillante, est d’un jaune fauve
ainsi que le tiers basilaire des élytres ; l'abdomen est rembruni ; le der-
nier segment ventral et le pygidium sont flaves.
M. Gorham mentionne une variété de Panama qui a les élytres entière-
ment d’un jaune d’ocre.
Genre Cladodes Solier in Gay, Hist. Chil., Zool., IV, 444. —
Lacord., Gen. des Coléopt., IV, 313.
Les Cladodes sont de beaux insectes propres à l'Amérique du Sud ;
une seule espèce, décrite par M. Gorham, habite le Nicaragua. Leurs
antennes sont longues et très fortement flabellées, sauf deux exceptions
(Demoulini, stellata), chez lesquelles les rameaux sont de longueur mé-
diocre. Les élytres sont variables, et j'ai été amené à ne faire qu’une
sous-division du genre Dryptelytra, dans lequel elles sont subulées et
déhiscentes à leur côté interne. Jai, en effet, observé des passages inter-
médiaires entre cette forme extrême et celle ovalaire élargie du lamelli-
cornis. Quoique j'en aie examiné un grand nombre d'individus, je mai
jamais rencontré que des mâles, et il est probable que les femelles ont
des mœurs particulières et un genre de vie différent qui expliqueraient
leur rareté. Le pygidium est bilobé; le dernier segment ventral est
muni dans son milieu d’une étroite pointe triangulaire ; Pappareil Iumi-
neux consiste en deux petites taches situées sur le dernier segment;
l'avant-dernier et le pygidium en sont, parfois, également munis.
Le tableau suivant facilitera la détermination des espèces connues
jusqu’à ce jour :
Élytres oblongo-ovales ou elliptiques, ayant leur plus grande
largeur au milieu ou au-delà du milieu de leur lon-
CA DTELER DSC ERREUR ER PERTE S.-G. CLADODES.
Élytres allongées, étroites, parallèles. .............. S.-G. LEDOCAS.
Élytres régulièrement acuminées, ayant aux épaules leur plus
grande largeur ee AO APR CPE ESP S.-G. DOoDACLES.
(13) Lampyrides. — Genre Cladodes. 137
Élytres subulées, subitement déhiscentes à leur côté interne à
peu de distance de la base, laissant entre elles les ailes
AMTÉCOMERTA EN UN Re Le AE LE TA S.-G. DRYPTELYTRA.
Sous-Genre Cladodes.
1" Preniers/sSeoments AU VENTE NOITS- 4. 00 -ee ele APN
— Premiers segments du ventre rouges ou d’un testacé bru-
TO PÉTER EU DR NOR DER MAC SR een tte ae AO
2. Élytres entièrement noires... RAR AMOR D PRE Pa ater Sol.
— Élytres n'étant pas entièrement noires. ................ SEE
3. Élytres noires avec une bande antéro-marginale peu éten-
due HAVE OUNTOUSSE AMENER EEN ORNE DRE 0e Le.
— Élytres testacées plus ou moins tachées de noir........... D.
L. Pygidium entièrement noir ; bordure marginale flave prolon-
gée jusqu’au milieu, au moins, de lélytre. lamellicornis Motsch.
— Pygidium testacé, au moins latéralement; bordure margi-
nale réduite à une courte ligne rousse subhumérale..….
NE EAN ee CR LEA Nes ... humeralis, nov. sp.
5. Élytres testacées avec une large tache apicale et une autre
EX TAESCULC AIT MOTOS: 2002 ELU eee me LÉO
— Élytres testacées avec une large tache apicale noire, mais
pas de juxta-scutellaire............. RTS SOUS 7e
6. Prothorax testacé avec une tache médiane noire. Demoulini Motsch.
— Prothorax noir avec deux bandes flaves longitudinales...
DE PS TU Me de Va da et AN ob ... Delalandei, nov. sp.
7. Plus grand; marge jaune du prothorax irès finement ponc-
tuée, une carène sur la tache discoïdale noire........
LH ee PER ne sels os ebouaite cs UELICONNMASEMOESCNE
— Plus petit et proportionnellement plus élargi; marge jaune
du prothorax profondément et grossièrement ponctuée,
pas de carène sur la tache discoïdale noire; une très
petite tache obscure de chaque côté à la base de l’écus-
SON SR NME Re Ana ee RTE TARA ES ... stellatus Gorh.
8. Ventre en entier d’un testacé brunâtre. ...... Bourgeoisi, nov. sp.
— Les trois ou quatre premiers segments, seulement, plus ou
moins tachés de roux orangé, les autres noirs......... 9.
138 E. OLivier. (14)
9. Prothorax roux marginé de noir............. .... flabellatus Sol.
— Prothorax roux, avec ou sans tache discoïdale noire, mais
non marginé de noir. ;.:...4.02. SEULE NI EUME + 19: 10.
10. Prothorax roux, faiblement taché de noir sur son milieu ;
élytres d’un roux flave avec une large bande transver-
Sale NOIFO OT SINUEUSO LA ne A EMI E . ventralis Gorh.
— Prothorax avec une large tache discoïdale noire; élytres
noires à extrémité d’un roux flave............ Solieri Kirsch.
Sous-Genre Ledocas.
Lies GOSSES PENSE ER ES Er A ARE RSS parallelus, nov. Sp.
Sous-Genre Dodacles.
1. Prothorax entièrement noir.............., ..... nigricollis Gorh.
— Prothorax roux avec une large tache discoïdale noire...
LR ANR EE .… attenualus, nov. Sp.
— Prothorax entièrement roux, sans tache noire........... AE
…e
2. Antennes d’un rouge d’ocre, à extrémité des lamelles noire ;
trois premiers segments du ventre roux ; angles posté-
rieurs du prothorax très aigus et très saillants en
CLR TE RO ENTER MS ANT PTUR- LEE elegans, nov. sp.
— Antennes et abdomen noirs en entier ; angles postérieurs du
DFOUIO TAXE AT TONTIS, MIRE A ERA plumosus Gorh.
Sous-Genre Dryptelytra.
Antennes fauves à extrémité des lamelles noire; élytres d’un
noir brunâtre plus ou moins étroitement marginées de
ROUTE ST NRA AN ARE RENE PA MAT cayennensis Cast.
Antennes entièrement noires ; élytres flaves avec une tache api-
Cale MORE A MT TEAM MS RD NI A ER LP caloceras Kirsch.
A. CLADODES ATER Sol., Gay, Hist. Chil., 4, 443, tab. 11, fig. À a-e.
Montevideo, & (Mus. de Paris); Chili, $ (ma collect.).
Le dernier segment ventral et le pygidium sont ornés de chaque côté
de leur base d’une tache translucide jaune qui se correspond sur chacun
de ces organes; corps en entier d’un noir opaque, à l'exception de ces
taches et de deux autres oblongues d’un orangé rouge sur le disque du
prothorax.
(15) Lampyrides. — Genre Cladodes. 139
2. CLADODES LAMELLICORNIS Motsch., Et. ent., 1853, 10 (Nyctocrepis).
Brésil, & (Mus. de Paris ; ma collect.).
Le prothorax est noir avec deux taches semi-lunaires d’un testacé
blanchâtre ; mais, chez quelques exemplaires, ces taches prennent une
grande extension et se rejoignent en avant, de sorte qu'il ne reste plus
de la couleur noire que la partie discale postérieure, les angles basilaires
et une fine bordure marginale.
3. CLADODES HUMERALIS, NOV. Sp. — PI. 3, fig. 3.
Brésil, g' (ma collect., type).
Long. 18 mill.; lat. hum. 6 mill. — Ellipticus, elongatus, ater ; pro-
thoracis margine flavo; elytris ad humeros breviter flavo marginatis.
Prothorax à bord basilaire sinué et rebordé, à angles aigus et très
saillants ; élytres en ellipse allongée, un peu plus larges à la base que
le prothorax, noires, ornées d’une fine bordure marginale flave qui part
de l'épaule et ne se prolonge pas au-delà du tiers de leur longueur ;
repli, en entier, de cette même couleur; pygidium marqué de taches
translucides.
&. CLADODES DEmouLiNt Deyr. in litt.; Motsch., Et. ent., 1853, 10.
Brésil : Sainte-Catherine, & (ma collect.; type Deyrolle).
Les lamelles des articles des antennes sont, chez cette espèce, moins
longues et surtout beaucoup moins larges que chez les précédentes.
5. CLADODES DELALANDEI, NOV. Sp.
Brésil, & (Mus. de Paris, type).
Long. 9 1/2 mill.; lat. hum. 7 mill. — Ellipticus, elongatus, niger;
prothorace duabus lineis longitudinalibus et elytris fascia basali, flavis.
Oblong, elliptique, ayant sa plus grande largeur au-delà du milieu des
élytres; prothorax noir orné de chaque côté, entre le disque et le bord
marginal, d’une étroite ligne longitudinale flave, bord basilaire sinué, à
angles saillants en arrière; élytres noires avec une large bande basilaire
testacée qui laisse autour de l’écusson une tache noire; deux points
blanchâtres sur le dernier segment ventral.
Cette espèce, rapportée du Brésil par Delalande, est bien différente du
Demoulini, près duquel elle se place, par sa taille plus avantageuse, les
lamelles des antennes beaucoup plus longues et plus larges, la colora-
tion du prothorax, dont les angles basilaires sont plus fortement prolon-
140 E. OLIVIER. (16)
gés en arrière, la tache noire juxta-scutellaire moins étendue, n’atteignfnt
pas le calus huméral, etc.
6. CLADODES FLABELLICORNIS Motsch., Et. ent., 1853, 10.
Brésil, g' (ma collect.).
Le prothorax est ordinairement d’un jaune testacé avec une large tache
discoïdale noire; cependant j'en possède un exemplaire chez lequel la
couleur noire a pris une grande extension et envahi presque toute la
surface du prothorax, en ne laissant qu’une étroite bande marginale
jaune.
7. CLADODES BOURGEOISI, nov. sp. — PI. 3, fig. 4.
Brésil, g' (ma collect., type).
Long. 16 4/2 mill.; lat. hum. 6 mill. — Ellipticus, elongatus, croceus ;
capite, palpis, antennis, elytrorum dimidio apicali, tibiis, tarsisque nigris ;
abdonine subtus testaceo, Supra in medio nigro.
Cette espèce a la forme en ovale très allongé du C. flabellicornis; on
la distingue aisément à la couleur tesiacée du dessous du corps, à son
prothorax sans tache noire, à son écusson flave, à la tache apicale des
élytres moins étendue. Je suis heureux de la dédier à mon collègue et
ami M. Bourgeois, dont les travaux consciencieux sur les Malacodermes
sont bien connus de tous les entomologistes.
8. CLADODES STELLATUS Gorh., Ent. Soc. Lond., 1880, 8.
Brésil, g (Mus. de Bruxelles, type; ma collect.).
Ressemble au C. Demoulini ; en diffère par les caractères de la ponc-
tuation mentionnés dans le tableau dichotomique, par l'absence de tache
juxta-scutellaire et par la dimension moindre de la tache apicale.
9. CLADODES VENTRALIS Gorh., Ent. Soc. Lond., 1880, 8.
Colombie; Nouvelle-Grenade, & (ma collect.).
Le dernier segment ventral est, comme chez les espèces à abdomen
noir, orné de chaque côté de sa base d’un point blanchâtre translucide.
Le prothorax d’un des exemplaires de ma collection est marqué sur son
disque d’une tache brune.
10. LEDOCAS PARALLELUS, nOV. Sp. — PI. 3, fig. à.
Brésil, 4 (ma collect., type).
Long. 4% mill.; lat. hum. 4 mill. — Elongatus, angustus, parallelus,
(47) Lampyrides. — Genre Cladodes. 141
niger ; prothorace rufo; abdominis 5-6 segmentis supra albo-marginatis ;
duobus ventralibus et pygidio albidis; coxis et tibiis anticis infra, tes-
taceis.
Cette espèce a un faciès particulier dû à sa forme étroite et parallèle
et à la couleur d’un blanc transparent du pygidium et des derniers seg-
ments de l’abdomen ; elle fait le passage entre les Cladodes proprement
dits à élytres élargies, ovalaires, et les Dodacles, dont les élytres sont
acuminées, régulièrement atténuées.
11. DopACLES NiGriCOLLIS Gorh., Ent. Soc. Lond., 1880, 8.— PI. 3, fig. 6.
Équateur, & (Mus. de Bruxelles, type); Pérou : Chanchamayo (collect.
Oberthür).
Les élytres sont moins allongées et moins fortement acuminées que
chez les espèces suivantes et recouvrent entièrement l'abdomen.
12. DODACLES ATTENUATUS, NOV. Sp.
Montevideo, Rio-de-Janeiro, & (Mus. de Gênes; ma collect., ypes).
Long. 18-22 mill.; lat. hum. 6-7 mill. — Ater, prothoracis margine
elytrorumque dimidia parte basali croceis; abdomine elytris longiore et
latiore, apicem versus ampliato.
Voisin du D. plumosus Gorh., dont il diffère par le prothorax taché
de noir, à angles postérieurs aigus et saillants, l’écusson et les fémurs
noirs, le pygidium marqué de deux points translucides. L’abdomen est
plus long et plus large que les élytres et est fortement dilaté au sommet,
caractère qui se retrouve, du reste, chez les autres Dodacles, mais avec
une intensité moindre.
13. DODACLES ELEGANS, n0V. Sp. — PL. 3, fig. 7.
Brésil, & (ma collect., type).
Long. 17 1/2 mill.; lat. hum. 6 mill. — Ochraceus ; capite, antennarum
ramulorum dimidio apicali, elytrorum apice, abdominis quatuor ultimis
segmentis, tarsisque nigris; pectore nigro maculato.
Cette belle espèce s'éloigne de toutes les autres par les rameaux de
ses antennes bicolores et par son prothorax presque en forme de crois-
sant, arrondi latéralement et à peine anguleux en avant, à côté basi-
laire droit, à angles postérieurs très aigus et très saillants. La poitrine
est marquée de cinq taches noires presque confluentes qui constituent
une ligne sinueuse transverse; l’abdomen est moins élargi au sommet
que dans l’espèce précédente; la tache apicale noire des élytres n’arrive
pas jusqu’à la moitié de leur longueur.
142 E. Ozrvier. (18)
Genre Phænolis Gorh., Ent. Soc. Lond., 1880, 10.
Articles 3-10 des antennes biflabellés, à rameaux grêles d’égale lon-
gueur ; prothorax arrondi en avant, très convexe sur son disque ; abdo-
men fortement lobé latéralement ; pygidium sinué, offrant dans le mi-
lieu de son bord postérieur un lobe court, très peu saillant, large,
arrondi; dernier segment ventral échancré au sommet, présentant deux
lobes redressés, recourbés en forme de spatule. L'appareil lumineux
consiste en des taches peu étendues, de couleur claire, situées à la base
de ce segment, qui, chez le P. Gorhami, est testacé en entier.
Aucune femelle n’est encore connue. M. Gorham a décrit quatre
espèces de l’Amérique centrale, toutes représentées par des individus
mâles. J’en fais connaître deux autres de l’Amérique du Sud.
1. PHÆNOLIS GORHAMI, nOV. Sp.
Région de l’Amazone : Jurimaguas, d' (ma collect., type).
Long. 12 1/2 mill.: lat. hum. 5 mill. — Oblongo-elongatus, rufus ; ca-
pile, antennis, abdomine, elytrorumque dimidio apicali nigris ; protho-
race perbrevi, transverso, rotundato, antice leviter anguloso, carinato,
disco miniato, valde convexo, basi bisinuato, angulis rotundatis ; elytris
prothorace latioribus, rugosulis, costulatis, rufis, macula nigra profunde
emarginata dimidiam partem apicalem operiente; pectore pedibusque
rufis ; tarsis infuscatis, seygmento anali testaceo.
Cette espèce diffère de l’ochraceus par la tache noire des élytres ; de
l'ustulatus par la couleur d’un roux jaune de sa poitrine et de ses
jambes ; du nigricollis par son prothorax roux, et enfin du laciniatus
par ses tibias roux, le segment anal testacé en entier, l’échancrure de la
tache noire des élytres, l'étendue plus considérable de cette tache qui
dépasse la moitié de ta longueur des élyires.
2. PHÆNOLIS STERNALIS, NOV. SP.
Région de l’Amazone, & (collect. Oberthür, éype).
Long. 9 4/2 mill.; lat. hum. 3 1/2 mill. — Oblongo-elongatus, ater ;
ore et antennarum articulo primo piceis ; prothorace flavido, antice an-
guloso, disco roseo ; scutello, pectore, femorum basi, genubus, ultimoque
ventrali segmento, albido-flavis.
Le prothorax est d’un blanc jaunâtre, avec une tache rosée sur la
partie postérieure du disque ; il est arrondi latéralement, puis sinueu-
sement tronqué en avant avec une pointe triangulaire dans le milieu
(19) Lampyrides. — Genres Phænolis et Calyptocephalus. 143
du bord antérieur, bisinué à la base, avec les angles légèrement sail-
lants. L’écusson est allongé, subparallèle, à sommet arrondi. Les élytres,
d’un noir opaque, sont pubescentes, rugueusement ponctuées, pas plus
larges à la base que le prothorax, mais s’élargissant un peu après les
épaules ; on y distingue des vestiges de trois côtes. La poitrine est d’un
jaune blanchâtre ainsi que les genoux et la majeure partie des fémurs ;
l'abdomen est noir en dessus, d’un brun de poix en dessous avec le
dernier segment ventral blanchâtre.
Genre €alyptocephalus Gray in Griffith’s Anim. Kingd.
Ins., I, 370.
Les insectes qui composent ce genre diffèrent des précédents par leur
forme étroite, allongée, leurs antennes biflabellées, à rameaux très longs,
grèles et contournés sur eux-mêmes, leur prothorax plus long que
large, fortement rétréci et acuminé en avant avec les angles basilaires
arrondis ou très obtus ; l'abdomen est fortement lobé ; l'appareil lumi-
neux est très peu développé; il occupe les côtés du segment anal, mais
est le plus souvent nul et indistinct. Lacordaire s’est certainement trompé
dans l'indication qu’il donne des caractères sexuels. Les individus que
j'ai vus sont tous du même sexe, que je crois être le mâle : le dernier
segment ventral est subitement atténué en un lobe très allongé, sub-
cylindrique, échancré au sommet, lequel est appliqué et non redressé
comme chez les Phænolis. Le bord postérieur du pygidium bisinué,
échancré au milieu, présente presque la figure d’une accolade.
Les Calyptocephalus sont tous originaires de l'Amérique du Sud, sauf
le bifurius qui habite les États-Unis du Nord et pour lequel Newman a
créé le genre Pollaclasis. Jen décris deux espèces, dont une, à élytres
déhiscentes, extrêmement remarquable, qui est, par rapport aux Calyp-
tocephalus déjà connus, ce que les Dryptelytra sont aux Cladodes.
1. CALYPTOCEPHALUS GRATIOSUS, NOV. Sp. — PI. 3, fig. 8.
Région de l’Amazone, G' (ma collect., type).
Long. 410 mill.; lat. hum. 4 4/2 mill. — Elongatus, parallelus, flaves-
cens ; antennis biflabellatis, supra nigris, ramulis quoque dimidio apicali
nigrescentibus, prothorace dense profundeque punctato, carinato, disco
lævi, valde convexo, in medio basali anguloso; scutello apice truncato ;
elytris dehiscentibus, costulatis, pubescentibus, nigris, basi, margine hu-
merali tenuiter et sutura latius, flavescentibus ; abdominis tribus ultimis
segmentis supra nigris ; quinto et sexto ventralibus utrinque nigro macu-
14% E. OLIVIER. (20)
latis, ultimo nigro, in mucrone subeylindrico, apice inciso, prolongato ;
tarsis nigris.
2. CALYPTOCEPHALUS MIMICUS, NOV. Sp.
Région de l’Amazone, 4 (ma collect., fype).
Long. 8 mill.; lat. hum. 4 mill. — Rufescens ; antennis (articulo primo
eæcepto), tarsis, abdomine supra et elytris macula apicali triangulari
nigris; abdomine subtus flavescente, quarto, quinto et sexto segmentis
obscurioribus, Septimo flavo, apice nigro.
Le prothorax, pubescent et caréné, est atténué en une pointe obtuse,
la marge, plane à la base, est redressé antérieurement à partir de la
moitié de sa longueur, le côté de la base est presque droit, très légère-
ment sinué de chaque côté pour former les angles qui sont arrondis. Les
élytres sont pubescentes, rugueusement ponctuées, d’un roux flave,
avec une tache noire apicale qui se prolonge sur le milieu de chacune
en une longue pointe triangulaire. L’abdomen est noir en dessus, flave
en dessous, avec les segments 4° à 6° obscurs ; le dernier est flave,
légèrement incisé et taché de noir au sommet; les tarses, à l'exception
des ongles, sont noirs.
Cette espèce se rapproche du Phænolis Gorhami ; elle s’en distingue
par la forme du prothorax et de la tache noire des élytres, la couleur
de la tête, de l'abdomen, du dernier segment ventral, etc.
Genre Megalophthalmus Gray in Griffith’s Anim. Kingd.,
Ins., I, 371.
Les antennes, courtes, sont composées de onze articles : le premuer
grand et très gros, s’épaississant au sommet, le deuxième à peine dis-
tinct, les neuf autres très courts et très serrés, émettant chacun un
rameau beaucoup plus long que lantenne entière, comprimé et s’élar-
gissant de la base au sommet; ces rameaux sont d’égale longueur, sauf
le premier qui est ordinairement le plus court, et c’est un caractère spé-
cial à ce genre, que le onzième article, grêle et filiforme chez les autres
espèces à antennes pectinées, émet ici un rameau ou lamelle analogue
à ceux des articles précédents. Le prothorax, fortement transversal, est
arrondi en avant ou un peu anguleux dans le milieu de son bord anté-
rieur; son disque est chargé de reliefs lisses et le côté de la base est
fortement sinué entre l’écusson et les angles ; la tête est moins profon-
dément enfoncée sous le prothorax que chez les genres précédents et se
trouve parfois entièrement à découvert. L’abdomen est lobé latéralement,
et l'appareil Jumineux occupe les deux ou trois derniers segments infé-
(24) Lampyrides. — Genre Megalophthalmus. 145
rieurs ; le pygidium, quelquefois trilobé, est le plus souvent simple-
ment bisinué ; le segment anal, très court, se prolonge postérieurement
en une courte pointe triangulaire, échancré au sommet chez le collaris ;
ce segment est ordinairement presque en entier recouvert par le pénul-
tième et est alors à peine distinct, d'autant plus que l’appendice qui le
termine s'applique exactement sur l’appareil génital et se confond avec
lui. Lacordaire ne l’a pas vu et a décrit le dernier segment comme
tronqué. Je ne connais que des mâles.
1. MEGALOPHTHALMUS COLLARIS Guér., Rev. zool., 1843, 17.
Colombie, & (Mus. de Bruxelles, type; ma collect.).
C'est la plus grande espèce du genre (10-13 mill.). L’exemplaire du
Musée de Bruxelles est seulement légèrement rembruni à la partie anté-
rieure du prothorax ; chez un de ceux qui figurent dans ma collection,
le prothorax, d’un flave rosé, est orné antérieurement, conformément à la
description de Guérin, d’une tache noire transversale jointe à une autre
longitudinale qui se prolonge entre les deux reliefs du disque, sans tou-
tefois atteindre le bord basilaire. La poitrine, noire au milieu, est latéra-
lement d’un roux flave, ainsi que les hanches ; les trois derniers seg-
ments du dessous de l'abdomen sont entièrement d’un flave brillant, le
dernier se prolonge en une courte pointe obconique échancrée au som-
met; le pygidium est brièvement trilobé, à lobes larges, arrondis, le
médian un peu plus saillant que les latéraux.
M. Gorham a figuré (Biol. Centr. Amer., Malacod., pl. 11, fig. 24),
sous le nom de M. collaris, un insecte de petite taille (6 mill.) à élytres
brunes, marginées de testacé, à prothorax noir en majeure partie, qui
ne semble pas devoir appartenir à cette espèce.
2. MEGALOPHTHALMUS COSTATUS Cast., Soc. ent. Fr., 1833, 131.
— M. obsoletus Blanch., Voy. d’Orb., 123, t. 7, fig. 7.
Colombie, 4 (Mus. de Paris, type Blanchard; Mus. de Bruxelles ; ma
collect.).
La comparaison des descriptions des deux auteurs ne peut laisser
aucun doute sur l'exactitude de cette synonymie. Les deux pénultièmes
segmenis sont ornés d’une plaque d’un jaune flave luisant qui en occupe
presque toute la surface ; le dernier est d’un brun testacé, brusquement
atiénué en une courte pointe triangulaire.
3. MEGALOPHTHALMUS MARGINATUS Guér., Verh. zool. bot. Ver.
Wien, V, 579.
Colombie, & (Mus. de Bruxelles, éype).
(4885) 10
146 E. OLIVIER. (22)
Taille et coloration du précédent ; mais les élytres sont sans côtes
saillantes ou n’en offrent que des vestiges, et le prothorax, au lieu de
s’arrondir en avant dès la base, est en carré transversal, légèrement
anguleux dans le milieu de son bord antérieur ; la tête est presque en-
tièrement découverte ; le dernier segment ventral est terminé par un
lobe arrondi.
k. MEGALOPHTHALMUS OBSCURUS, nOV. SP.
Brésil, 4 (collect. Oberthür, la mienne, fypes).
Long. 5—6 1/2 mill.; lat. hum. 4 1/2—2 mill. — Griseus, oblongus,
pilosus ; prothorace brevi, punctato, carinato, griseo-testaceo, disco in-
fuscato, basi bisinuato, angulis posticis parum retro productis, antice
rotundato, margine erecto ; elytris rugose punctatis, tricostatis ; abdomine
nigro, duobus penultimis segmentis cereis, ultimo brunneo dente triangu-
lari munito, genitali conico, incrassato ; pygidio sinuato.
D'un gris brunâtre, un peu plus clair sur la poitrine et les côtés du
prothorax, ce dernier finement caréné longitudinalement, arrondi en
avant, avec la marge redressée ; côté de la base bisinué, à angles posté-
rieurs saillants ; tubercules du disque peu prononcés. Élytres d’un gris
uniforme, ponctuées, rugueuses, pubescentes, chargées chacune de trois
côtes bien saillantes, prolongées presque jusqu’à l’angle apical. Abdomen
noir, avec les cinquième et sixième segments du ventre d’un blanc de
cire brillant, le septième brun, muni dans son milieu postérieur d’une
pointe triangulaire cour‘e et assez large, le génital conique, très gros.
Cette espèce vient se placer près du costatus Cast., dont on la distingue
aisément à ses élytres entièrement grises, sans bordure testacée.
D. MEGALOPHTHALMUS DECORUS, NOV. Sp.
Région de l’Amazone, G' (ma collect., type); Cavallo-Cocho (collect.
Oberthür).
Long. 7 mill.; lat. hum. 2 mill. — Flavescens, angustus, parallelus,
pube aurea vestitus ; antennarum articulo primo incrassato, incurvato,
lamellis æqualibus, 3-8 in medio nigro maculatis; prothorace rotundato,
antice angustato, subogivali, lateribus marginatis et fortiter erectis, punc-
tato, carinato, utrinque in medio luterali profunde foveolato et in disco
bituberculato, basi supra scutellum prominula, angulis acutis; scutello
profunde punctato ; elytris flavis, dimidio apicali nigris, rugose punc-
tatis, costatis ; sublus omnino flavescens, pygidio trisinuato, ultimo ven-
trali segmento breviter aculeato.
Tout couvert d’une assez longue pubescence dorée et entièrement d’un
{
À
(23) Lampyrides. — Genres Megalophthalmus et Psilocladus. 147
jaune flavescent, à l'exception de la moitié apicale des élytres, qui est
noire, et d’une tache également noire sur le milieu de chacune des
lamelles émises par les articles 3 à 8 des antennes. Ces lamelles, toutes
à peu près d’égale dimension, sont linéaires et moins élargies que chez
les espèces précédentes ; le premier article est long, trapu, épaissi au
sommet, fortement arqué en dehors. Les élytres sont chargées, outre la
suture et la marge externe, de trois côtes très saillantes, la juxta-sutu-
rale disparaissant à la hauteur où commence la tache noire, les deux
autres prolongées jusqu’à l’angle apical et se joignant en y arrivant. Le
pygidium est sinué et offre la forme d’une accolade ; le dernier segment
ventral est très brièvement aiguillonné.
6. MEGALOPHTHALMUS SPILOCERAS, NOV. Sp.
Région de l’Amazone : Massanarv, 4 (collect. Oberthür, éype).
Long. 6 mill.; lat. hum. 2 mill. — Oblongus, pubescens, fulous ; capite,
antennarum ramulis dimidio apicali, elytrisque nigris, his sutura tenuiter
el margine externo latius, fulvo limbatis ; abdomine nigro, ultimo ven-
trali segmento, analique piceis.
Le prothorax est arrondi et fortement rebordé, ponctué et pubescent,
sauf sur les reliefs du disque qui sont lisses : on distingue entre ces
derniers des vestiges d’une carène longitudinale ; le côté de la base est
légèrement sinué et les angles aigus. Les élytres, à peine plus larges que
le prothorax, sont grossièrement ponctuées et chargées, outre la suture
et la marge externe, de trois côtes bien saillantes, la plus interne étant
la plus courte. Les tarses et le sommet des tibias sont tant soit peu
obscurs ; l’abdomen est noir, à l’exception du dernier segment ventral
et de l’anal qui sont testacés ; la pointe terminale du dernier est courte
et triangulaire.
Le Megalophthalmus melanurus de Castelnau, dont le type provenant de la
collection Chevrolat, est actuellement en ma possession, est un Æthra qui doit
être placé près du cincticollis Blanch.
Genre Psiloeladus Blanch., Voy. d’Orb., Ent., 122. —
Drilolampadius Gorh., Biol. Centr. Amer., Malacod., 33.
Tête presque entièrement recouverte par le prothorax. Palpes assez
robustes, à dernier article ovoide, épais. Antennes de onze articles cou-
verts de poils serrés : 1, gros, arqué et épaissi au sommet; 2, très
petit; 3-10, subégaux, émettant à leur base deux rameaux de même
grandeur, allongés, linéaires, hérissés de cils encore plus longs et plus
épais ; 11, filiforme, ordinairement blanc. Prothorax semi-circulaire,
148 E. OLIVIER. (24)
parfois un peu anguleux dans son milieu antérieur (inauditus), rarement
atténué à partir de la base (stolatus), canaliculé et chargé sur son disque
de reliefs saillants, bisinué à la base, avec ses angles postérieurs le plus
souvent très aigus et très fortement prolongés en arrière. Élytres oblon-
gues ou allongées, subparallèles. Pattes grêles ; dernier article des tarses
à peu près complètement dégagé des lobes du pénultième. Abdomen non
lobé latéralement. Appareil phosphorescent peu développé.
d. Yeux médiocrement gros; pygidium arrondi; dernier segment
ventral échancré ; l’anal assez long et large; des points lumineux sur
les quatrième, cinquième ou sixième segments du ventre.
$. Yeux plus petits ; rameaux des antennes beaucoup plus courts, pas
plus longs que les articles correspondants; dernier segment ventral
triangulaire, incisé au sommet; appareil lumineux occupant, chez la
seule femelle que je connaisse, le segment anal en entier et une partie
des deux pénultièmes.
Type : Psilocladus miltoderus Blanch.
Ce genre a été été établi par M. Blanchard (loc. cit.) pour un insecte
découvert par A. d’Orbigny dans la province de Chiquitos. La forme
des antennes, à elle seule, suîtit pour justifier sa création et le faire dis-
tinguer, à première vue, de tous les autres genres de Lampyrides. Les
espèces qui le composent sont de petite taille et habitent l'Amérique
centrale et méridionale. M. Gorham, auquel la description de M. Blan-
chard a échappé, a laissé le P. miltoderus parmi les Calyptocephalus,
où l'avaient classé MM. Gemminger et de Harold, et a établi un nouveau
genre, Drilolampadius pour deux insectes de Panama qui ne diffèrent
pas génériquement des Psilocladus. J'ai donc dû mettre en synonymie
cette dénomination récente imposée par l’auteur anglais. Le tableau sui-
vant fait ressortir les caractères spécifiques les plus essentiels.
41. Élytres en entier d’un noir brillan‘........... .. Mmelas, nov. sp.
— Élytres non entièrement d’un noir brillant... .... TN AR
2. Elytres d’un roux flave, avec une bande transversale et une
larfsettaché'apicale noires ER UN formosus, nov. Sp.
— Élytres plus ou moins variées de flave et de noir, mais ces
couleurs n'étant pas distribuées comme ci-dessus...... 3.
3. Prothorax fortement atténué en avant, obtriangulaire stolatus Gorh.
— Prothorax semi-circulaire ou à peine anguleux antérieure-
Æ
(25) Lampyrides. — Genre Psilocladus. 119
&. Élytres obscures, ayant seulement une petite tache flave sur
JO ICA STEMRE TA DAN EET RANAETINTRe ea Re ea
— Elyires entièrement ferrugineuses ou ferrugineuses avec
une petite tache subscutellaire noire......... scutellaris Gorh.
— Élytres en entier d’un testacé flave, à l'exception de la côte
suturale, qui est noire sur la moitié environ de sa lon-
Sue AA DaTurie l'ÉCUSSONM EE LEUR, suluralis, nov. sp.
— Élytres autrement variées de noir et de testacé
SR oc 6.
>. Plus petit, plus étroit; prothorax brun, marginé de flave. .
LE REA LR EE EN EUR RE inauditus, nov. sp.
— Croate gros, trapu ; prothorax rouge, parfois avec
une petite tache noire sur son disque...... miltoderus Blanch.
6. Prothorax orné dans son milieu d’une bande noire longitu-
ina PA an, CAE AE PR ANR ER à 7.
— Prothorax portant sur son disque une tache noire ovalaire
ou quadrangulaire qui ne se prolonge pas jusqu’au bord
ATLÉTIEUL NS AR en est na) Lt Rate BNP ES 8.
7. Élytres brunes, avec une bande juxta-marginale d’un tes-
tacé blanchâtre ; angles postérieurs du prothorax presque
droits, à peine saillants en arrière........... pulcher, nov. sp.
— Élytres d’un roux flave, à intervalles des côtes obscurs sur
une partie seulement de leur longueur; angles posté-
rieurs du prothorax très aigus et longuement prolongés
CRÉAITIDEE a ete none ereue Roue ee ANR AS So nebulosus, nov. Sp.
8. Élytres brunes, finement bordées de flave ; dernier article
dESANENTESNOIT NAME PE ROME ARR . lineolatus, nov. sp.
— Elytres noires, avec une large bande antéro-marginale flave;
dernier article des antennes blanc. ....... .. Guerini, nov. sp.
1. PSILOCLADUS MELAS, n0V. Sp.
Région de l’Amazone : Fonteboa, 4 (ma collect., fype).
Long. à mill.; lat. hum. 2 1/2 mill. — Oblongus, ater, nitidus, pubes-
cens ; antennarum articulis secundo et ultimo albidis ; prothorace rotun-
dato, marginato, biluberculato, basi bisinuato, anqulis productis, nigro,
lateribus albido ; elytris rugosis, vix costulatis ; pedibus nigris, genubus
albo-testaceis.
Les rameaux filamentaires des antennes sont, chez cette petite espèce,
plus de quatre fois plus longs que l’article qui les a émis. Les élytres,
très rugueuses, n’offrent que des vestiges de côtes.
150 E. OLIVIER. (26)
2. PSILOCLADUS FORMOSUS, nov. Sp.
Région de Amazone : Teffé, 4 (collect. Oberthür, type).
Long. 8 4/2 mill.; lat. hum, 3 mill. — Fulvus; antennis nigris, ul-
timo articulo excepto; prothorace fulvo, striga longitudinali nigra,
marginalo, grosse punctato, in medio canaliculato, angulis posticis valde
retro productis ; scutello triangulari, nigro ; elytris pubescentibus, fulvis,
costulatis, macula juxta-scutellari, altera apicali fasciaque transversa
nigris, ornatis; pectore fulvo, abdomine nigro, striga mediana rufa ;
femoribus, tarsisque posticis et omnibus tibiis, nigris.
D'un jaune fauve ; antennes grossièrement ponctuées, à longs cils
fins et nombreux, noires, sauf le dernier article, allongé, obconique,
qui est fauve ; prothorax orné sur son milieu d’une large bande noire
longitudinale ; élytres à côtes peu saillantes, fauves, avec une tache
juxta-scutellaire, une autre apicale et une bande transversale ondulée
ne recouvrant pas la marge externe, noires ; poitrine fauve, noirâtre
latéralement ; abdomen noir, avec une bande longitudinale fauve ; milieu
des fémurs postérieurs, tibias et tarses de cette même paire de pattes,
noirs ; dans les autres paires, tibias et tarses obscurs, cuisses et genoux
testacés.
3. PSILOCLADUS SUTURALIS, nOV. Sp. — PI. 3, fig. 9.
Colombie, & (Mus. de Bruxelles, type).
Long. 7 4/2 mill.; lat. hum. 2 1/2 mill. — Elongatus, subparallelus,
niger ; ultimo antennarum articulo albido; prothorace aurantiaco, vitta
mediana nigra, tuberculis duobus minutis, lateribus planis antice vix
erectis, basi bisinuato, angulis posticis acutissimis et valde retro produc-
tis ; scutello nigro; elytris flavo-aurantiacis, pubescentibus, tricostulatis,
sutura a seutello ad dimidium circiter nigricante ; coæxis piceis; quinto
ventrali segmento in medio puncto albido notato, septimo emarginato.
Le prothorax, à bords latéraux plans, est à peine rebordé en avant et
fortement bisinué à sa base, qui présente une sorte de lobe saillant au-
dessus de l’écusson ; les angles, très aigus, sont longuement prolongés
en arrière; le disque n’est pas sillonné et est chargé au milieu de deux
petits tubercules coniques. La côte suturale des élytres est noire sur les
deux sixièmes de sa longueur, à partir de l’écusson. Le cinquième seg-
ment ventral est orné dans son milieu d’une petite tache d’un blanc
jaunâtre ; le septième est largement échancré.
1
(27) Lampyrides. — Genre Psilocladus. LA
4, PSILOCLADUS INAUDITUS, NOV. Sp.
Cayenne, & (ma collect., éype).
Long. 6 mill.; lat. hum. 2 mill. — Angustus, elongatus, subparallelus,
piceus; prothorace flavo, Sparsim profunde punctato, marginato, antice
parum anguloso, disco nigro, foveolato, densissime et tenue punctato,
basi sinuato, angulis acutis, productis ; scutello nigro, fossulato, lævi;
elytris nigris, rugosis, tricostulatis, punclo humerali flavo ; pedibus abdo-
mineque piceis ; quinto ventrali segmento macula flava ornato, ultimo
emarginato.
Le prothorax, légèrement anguleux antérieurement, est bordé, tout le
long de son bord marginal, d’une strie de gros points contigus, épars sur
le reste de sa surface, sauf sur le disque, qui est creusé d’une fossette
longitudinale et couvert d’une ponctuation très fine et très serrée. Les
élytres, très rugueuses et chargées de trois côtes bien marquées, sont
noires avec une tache flave sur le calus huméral.
5. PSILOCLADUS MILTODERUS Blanch., Voy. d’Orb., Ent., 122.
Brésil : Chiquitos, & (Mus, de Paris, type).
Var. Prothorace nigro maculato.
Amazone, ® (ma collect.).
Les élytres sont noires, avec une tache rouge sur le calus huméral.
Chez le mâle, les cinquième et sixième segments du ventre sont ornés,
dans leur milieu, de deux points flaves, et le reste de l’abdomen est
entièrement noir. La femelle de ma collection, que je rapporte au mâle
décrit par M. Blanchard, a le corps plus trapu, les stries des élytres plus
saillantes, le prothorax taché de noir longitudinalement, à bord basilaire
moins sinué, les rameaux des antennes pas plus longs que Particle cor-
respondant, les hanches testacées ainsi que les fémurs antérieurs et la
tranche interne des tibias antérieurs; le dernier segment ventral est
triangulaire, incisé au sommet et testacé en entier, les deux précédents
l’étant seulement sur leur partie médiane.
6. PSILOCLADUS PULCHER, NOV. Sp.
Brésil, g (ma collect., type).
Long. 40 mill.; lat. hum. 4 mill. — Gblongus, ater ; ore piceo ; protho-
thorace rotundato, testaceo, in medio nigro viltato, disco aurantiaco,
bituberculato, basi leviter sinuato, angulis rectis vix productis ; scutello
nigro ; elytris nigris, villa juxta-marginali, apicem nec basin attingente,
152 E. OLIVIER. (28)
testacea ; coxis et femoribus anticis testaceis ; quinto et sexto ventris seg-
mentis plaga cerea ornatis, seplimo emarginato.
Cette jolie espèce, qui est, avec le miltoderus, la plus grande du genre,
se reconnaît aisément à sa coloration. Le prothorax est arrondi, ponctué,
d’un testacé flave, chargé, sur son disque, de deux reliefs lisses d’un
jaune orangé, entre lesquels passe une bande noire, longitudinale ; le
bord basilaire est sinué et se dirige de chaque côté obliquement en
arrière pour former les angles qui sont à peu près droits et légèrement
saillants. Les élytres n’ont que des côtes très peu saillantes ; une bande
d’un blanc jaunâtre prend naissance au-dessous de l’épaule, suit, sans
la recouvrir, la côte marginale, qui reste noire et s'arrête aux trois
quarts environ de la longueur de l’élytre. L'appareil lumineux est ici
plus développé que chez les autres espèce; les cinquième et sixième
segments du ventre sont ornés chacun d’une plaque d’un blanc de cire
qui occupe la plus grande partie de leur surface.
7. PSILOCLADUS NEBULOSUS, nOV. Sp. — PI. 3, fig. 10.
Colombie, & (Mus. de Bruxelles, fype).
Long. 8 mill.; lat. hum. 2 3/4 mill. — Oblongo-elongatus, niger ; an-
tennarum articulis duobus ultimis albidis ; ore, coxis et femoribus piceis ;
prothorace aurantiaco, subogivali, villa mediana nigra, disco fossulato
et tuberculato, basi fortiter bisinuato, angulis posticis acutissimis et valde
retro productis ; scutello punctato, brunneo, apice flavo ; elytris flavis,
nigro variegatis, pubescentibus, tricostatis ; quarto et quinto ventris seg-
mentis in medio lucidis, septimo emarginato.
Les deux derniers articles des antennes sont blanchâtres, mais les
rameaux filiformes émis par le dixième sont noirs comme les précé-
dents. La tache ou bande noire du prothorax m’atteint ni le bord basi-
laire ni la marge antérieure, qui restent flaves. Les élytres, outre les
côtes suturale et marginale, sont chargées chacune de trois autres côtes
bien saillantes ; elles sont d’un flave orangé, maculées de bandes noires
mal limitées, qui ne semblent pas devoir occuper la même étendue chez
tous les individus. Dans l’unique exemplaire que j'ai sous les yeux, les
deux premiers intervalles sont noirs, du côté de la suture, sur les deux
tiers de leur longueur, et une autre tache noire, étroite, allongée, s’étend
ie long du bord externe, à peu près au milieu. Ces taches disparaissent
en se fondant insensiblement, ce qui donne à l’ensemble des élytres une
coloration nébuleuse.
(29) Lampyrides. — Genre Psilocladus. 153
8. PSILOCLADUS LINEOLATUS, nOV. Sp.
Brésil ?, g (ma collect. type).
Long. 7 mill.; lat. hum. 2 1/2 mill. — Oblongus, piceus ; antennis ni-
gris ; prothorace rotundato, marginato, antice erecto, flavo, disco nigro,
fossulato, tuberculato, basi bisinuato, angulis acutis, productis ; scutello
brunneo ; elytris rugosis, tricostatis, nigris, puncto humerali, sutura
margineque (apice excepto), et lineola mediana perbrevi flavis ; quinto
ventris segmento macula lucida ornato.
Les antennes sont entièrement noires ; le prothorax, rebordé en avant,
est sinué à son bord basilaire et presque échancré au-dessus de lPécus-
son ; les élytres, chargées de trois côtes bien saillantes, sont noires avec
les parties suivantes flaves : un point sur le calus huméral, la suture et
la marge externe, sauf autour de l’angle apical, et deux courtes lignes
longitudinales, l’une sur le milieu de la seconde strie, et l’autre, entre
la troisième et le bord marginal, pouvant être prise pour une extension
de la coloration de ce dernier. La tache lumineuse du cinquième seg-
ment est très peu développée.
9. PsILOCLADUS GUERINI, nov. sp. — PI. 3, fig. 14.
Colombie, 4 (Mus. de Bruxelles, type).
Long. 6 1/2 mill.; lat. hum. 2 1/2 mill. — Oblongus, niger, ultimo
antennarum articulo albido ; prothorace rotundato, flavo, macula postica
nigra, profunde punctato, canaliculato, basi bisinuuto, angulis acutissi-
mis et retro productis ; scutello nigro ; elytris nigris, rugosis, tricostu-
latis, margine exlerno antice late flavo; quarto ventrali segmento macula
lucida minutlissima, septimo emarginato.
Les élytres sont noires, avec une tache marginale flave qui s’étend de
leur base aux deux tiers environ de leur longueur en s’élargissant dans
son milieu.
L’exemplaire que j'ai figuré appartient au Musée de Bruxelles et
provient de la collection Guérin-Méneville, auquel je dédie cette inté-
ressante espèce.
Je ne connais pas en nature les Psilocladus stolatus et scutellaris Gorh.
(Drilolampadius). Ils ont été décrits et figurés dans Biologia Centrali-Ameri-
can«.
154
Fig. 1.
E. OLivier. — Lampyrides. (30)
EXPLICATION DES FIGURES DE LA PLANCHE 3°.
Lucio splendens Ern. Oliv.
1 b. Extrémité de l’antenne grossie.
2.
3.
. Cladodes Bourgeoisi Ern. Oliv.
. Ledocas parallelus Ern. Oliv.
. Dodacles nigricollis Gorh.
© OO "I Oo CE
Hyas luctuosa Ern. Oliv.
Cladodes humeralis Ern. Oliv.
. Dodacles elegans Ern. Oliv.
. Calyptocephalus gratiosus Ern. Oliv.
. Psilocladus suturalis Ern. Oliv.
10.
11
Psilocladus nebulosus Ern. Oliv.
Psilocladus Guerini Ern. Oliv.
Les trois Psilocladus ont été dessinés par M. Poujade, notre peintre d’ento-
mologie bien connu ; les autres dessins sont dus àmon ami et collègue M. H. du
Buysson, qui a bien voulu m'apporter gracieusement le concours de son talent,
et a contribué ainsi puissamment et de la façon la plus efficace à l'intelligence
de mes descriptions. Je le prie de vouloir bien recevoir ici l'expression de ma
reconnaissance.
GS D
CLASSIFICATION
DES
ADESMIDES et des MÉGAGÉNIDES (Lacord.)
Par M. ERNEstT ALLARD.
(Séance du 11 mars 1885.)
Il est assez malaisé aujourd’hui de reconnaître les espèces de ces deux
iribus, parce que leurs descriptions sont éparses dans de nombreux
ouvrages qu'il est difficile de se procurer. J’ai réuni Ces descriptions, je
les ai comparées à un grand nombre d’insectes appartenant aux musées
de Belgique et de Gênes, aux collections de mes amis Fairmaire et le
comte de Bonvouloir, ou provenant de la collection Javet et de celle de
M. Dohrn, de Stettin. J'ai également étudié les types de Solier qui se
trouvent dans notre Muséum de Paris, ainsi que ceux des voyages de
M. le marquis Doria, de Gênes, décrits par M. Baudi de Selve, et, après
un travail long et consciencieux, j'ai dressé les tableaux synoptiques qui
suivent, avec l'espoir qu’ils faciliteront la détermination et le classement
des espèces de ce groupe intéressant d'Hétéromères.
I. ADESMIDES.
D’après Lacordaire, la tribu des Adesmides se divise en trois genres,
comme suit :
Épistome rétréci antérieurement en trapèze et à
côtés dans le prolongement du bord latéral et
antérieur de la tête. Yeux étroits, irrégu-
Hérémentiovaless trans ere ee Genre Adesmia.
Épistome brusquement rétréci antérieurement en
saillie rectangulaire. Yeux larges, régulière-
ment ovales et pas sensiblement échancrés
antérieurement.
Jambes intermédiaires très longues........... Genre Stenocara.
Jambes intermédiaires courtes, ainsi que les
antérieures; les cuisses postérieures moins
longues que l'abdomen. ............. ... Genre Metriopus.
Ann. Soc. ent. Fr. — Octobre 1885.
156 ERNEST ALLARD.
Genre Adesmia.
Solier n’a connu que 22 espèces d’Adesmia et 3 espèces de Macro-
poda. Ces deux genres, que Lacordaire a réunis en un seul, contiennent
aujourd’hui, à ma connaissance, 76 espèces, dont voici un tableau synop-
tique.
TABLEAU SYNOPTIQUE DES ESPÈCES.
%re Division.
Mandibules sans sillon en dessus. Menton anguleux sur les côtés et à
échancrure profonde. Labre non recourbé à son extrémité, tronqué
ou échancré.
1 Subdivision.
Premier article des tarses postérieurs non comprimé; tibias antérieurs
pas sensiblement comprimés et jamais tranchants au côté extérieur ;
les quatre postérieurs peu ou point comprimés.
17 GROUPE.
Corps entier suborbiculaire.
Sous-genre : Physosterna Dei.
Élytres ayant une apparence hémisphérique, cou-
vertes de forts tubercules placés en séries... 1. globosa Haag.
Élytres convexes, couvertes de gros tubercules
serrés, sans trace de côtes.
Les intervalles des tubercules sont lisses...
oO
Goryi Sol.
Les intervalles des tubercules sont granulés. 3. fuberculipennisH.
Élytres convexes, couvertes de gros tubercules
entièrement oblitérés dans un espace triangu-
laire assez grand au milieu de la base.
Les tubercules sont éloignés les uns des
autres, excepté près de la côte marginale où
ils sont plus petits et plus rapprochés....,... %. ovata Oliv.
Les tubercules sont aussi éloignés près de la
côte marginale que sur les autres parties de
l'élytre; de plus, ils se terminent par une pointe
ÉpIneuSe eee PE SN atelere ea 0 >. cribripes Haag.
Élytres convexes, paraissant lisses, mais ayant
quelques granulations très petites, coniques,
Adesmides en général. 157
irès éparses, grossissant et rapprochées sur
ARCTES TAF DINAlE ME RAA Une MON 2 Ste Per 6. lævis Allard.
Élytres convexes, couvertes de gros points ou fos-
settes irrégulières disposées en séries près de
ROSE ER EE D es dure De mb MURS 7. foveipennis Haag.
Élytres convexes, avec des vestiges de côtes vi-
sibles latéralement et en arrière, et surmontés
de granulations; le fond des élytres est forte-
ment ponctué de points irréguliers. .......... 8. puncliger Allard.
2e (GROUPE.
Corps soit allongé et subcylindrique dans les mâles, soit ovale dans les
femelles, n'ayant aucune dépression dorsale des élytres qui sont fort
convexes. Les ongles qui sont à l’extrémité des tibias sont très longs
et roux.
Sous-genre : Gnymacris Allard.
Élytres sans carène marginale.
Elles sont entièrement blanches, unies...... 9. candidipennis B.
Elles sont d’un blanc jaunâtre avec les bords
latéraux et la suture plus clairs, des nervures
longitudinales et des points................. 10. marginipennis B.
Elles sont d’un blanc jaunâtre, couvertes de
gros tubercules disposés en série. ........... 11. bicolor Haag.
Elles sont à fond blanc, le disque orné de
lignes longitudinales d’un beau rouge qui se
TÉHIMISSERT POS ÉTIeNTEMENL EN CRUE 12. Langii Guer.
Elles sont noires, lisses et unies, sauf à leur
extrémité postérieure où apparaissent les ves-
tres dé rrois CORSA ELA EPA A NONNN NN 13. unguicularis H.
Élytres avec une carène marginale placée au-des-
sous de la section horizontale médiane de l’in-
secte.
Entre la carène marginale et la suture, il y a
deux côtes dont les intervalles sont densément
ponctués et portent des rides transversales... 1%. rugatipennis H.
Entre la carène marginale et la suture, il v a
158 ERNEST ALLARD.
trois côtes qui se réunissent avant l'extrémité
de: l'élytre... ss REA ee PR Re 15. paiva Haag.
Entre la carène marginale et la suture, il y a
huit côtes alternativement plus élevées... ..... 16. multistriata H.
3° GROUPE.
Corps entier ovale ou oblong-ovale, ayant une dépression manifeste sur
le dos des élytres dont le disque est limité par une carène marginale
tantôt simple, tantôt double et d'ordinaire placée au-dessus de la
section horizontale médiane de linsecte.
Sous-genre : Adesmia.
I. Carène limitant le disque des élytres formée d’une double ou triple
rangée de tubercules.
A2. Base du prothorax fortement sinuée et prolongée en arrière, dans
son milieu, en un lobe large et arrondi. Saillie prosternale pro-
longée horizontalement au-delà des hanches.
Dos des élytres couvert d’assez gros tuber-
cules, plus ou moins obsolètes près de la
suture, et ayant des points enfoncés dans les
intervalles qui les séparent. ......... ... 17. montana Klug.
Dos des élytres couvert, excepté à l’extré-
mité, de gros tubercules obconiques, confus,
atteignant la base et la suture, et entre les-
quels il n’y a pas de points enfoncés....... 18. acervata Klug.
At, Base du prothorax presque droite, avec ses
angles posterieurs arrondis. Saillie proster-
nale recourbée en dessous.
Les tubercules des élytres sont placés non en
ligne longitudinale, mais confusément.
Corselet une fois et demie environ aussi
large que long, à ponctuation fine et éparse.
Dos des élytres et parties embrassantes cou-
verts de très gros tubercules irréguliers, non
en pointe, qui se continuent jusqu’à l’extré-
rie denélVire 262 SR Lt os ... 49. Dejeanii Gebl.
Corselet une fois et demie environ aussi
large que long, à ponctuation fine et éparse.
Adesmides. — Genre Adesmia. CPS MONA Li)
Dos des élytres couvert de tubercules poin-
tus de moyenne grosseur, assez serrés en
arrière et près de la côte marginale, avec un
espace triangulaire lisse sur la suture à la
base. Partie embrassante inégale, comme on-
(11 (ESRI PET PAR SACS M TRS AA SEE SOUS 20. tenebrosa Sol.
Corselet une fois et demie aussi large que
long, ponctué. Dos des élytres couvert de
tubercules pointus de moyenne grosseur,
assez serrés et parfois confluents, s'étendant
plus près de la suture que dans la éenebrosa,
et se continuant jusqu’à l’extrémité de l’ély-
tre. Partie embrassante couverte de gros tu-
hercules écrasés MALUS Rene 21. Karelini Fisch.
Corselet une fois et demie plus large que
long, pointillé, à côtés moins arrondis que
dans les précédentes. Dos des élytres couvert
de tubercules coniques, assez gros, inégaux,
confus et confluents vers la base, s’écartant
les uns des autres graduellement en allant
vers l’extrémité où ils disparaissent avant de
l’atteindre. Dans leurs intervalles, il y a de
fines granulations éparses. Partie embras-
SOTE MOPAIE CREER Lee EUR nee .. 22. Ehrenbergi F.
Les tubercules des élytres sont placés en lignes
longitudinales au nombre de deux à cinq.
Corselet deux fois aussi large que long,
lisse. Dos des élyires avec cinq rangées de
iubercules arrondis de moyenne grosseur qui
se continuent jusqu’à l'extrémité, et entre
lesquels il y a des points épars ; un espace
lisse triangulaire au-dessous de l’écusson... 23. lævicollis Kr.
Corselet une fois et demie aussi large que
long, à ponctuation fine et écartée, Dos des
élytres avec trois. rangées, souvent doubles,
de tubercules coniques qui cessent avant
extrémité de l’élytre. Les intervalles sont
lisses avec des points épars. Partie embras-
sante inévale'ebponctuée Leman Jul 24. Panderi Fisch.
160 ERNEST ALLARD.
Corselet court, environ deux fois aussi
large que long, à côtés très arrondis, ponctué
sur les côtés seulement. Dos des élytres ayant
un large espace triangulaire lisse à la base et
deux rangées d’assez forts tubercules co-
niques, espacés. Fond de l’élytre fortement
rugueusement: ponctué. ....4:..- esse . 25. Lehmanni M.
Corselet une fois et demie aussi large que
long, à côtés moins arrondis, assez pointillé.
Dos des élytres avec deux rangées de gros
tubercules obtus, dans les intervalles desquels
on distingue des points et un sablé de tuber-
cules très petits. Parties embrassantes avec
quelques tubercules déprimés assez gros et
des points’enfoncés, ÉPaArs: ... 4.12 2. Lan, 26. Maillei Sol.
Corselet une fois et demie aussi large que
long, pointillé. Dos des élytres couvert de
gros points enfoncés, assez denses, irrégu-
liers surtout vers les côtés, avec les inter-
Valle TUBES NE. CRAN RENE RTE 27. punctipennisH.
I. Carène limitant le disque des élytrés simple. Il y a presque toujours
entre elle et le bord marginal une côte plus ou moins entière.
B+ Disque des élytres sans côtes, couvert de tubercules assez gros, pla-
cés sans ordre, ne formant pas de rangées longitudinales.
Le prothorax est médiocrement transversal et assez long ; la carène
limitant le disque des élytres se continue jusqu’à leur base.
Elle est crénelée, et les tubercules des
élytres sont écariés, inégaux et surmontés
d’une petite pointe triangulaire. ...... ..... 28. longipes KI.
Elle n’est pas crénelée, presque entière, et
les tubercules des élytres sont serrés, confus,
Confiients FATrONIS-- REP RL ACL 29. Fagergreenii B.
Le prothorax a les côtés presque parallèles et
la base fortement bisinuée. Les élyires,
allongées et aplaties sur le dos, n’ont au-
cune trace de carène marginale.......... 30. austera Baudi.
Le prothorax est transversal et très court; la
carène limitant le disque des élytres de-
Adesmides. — Genre Adesmia. 161
vient indistincte en approchant de leur
base.
Elle est très saillante, légèrement crénelée. 31, nodulosa Fald.
Elle est formée par une rangée de tuber-
cules et peu saillante.
Les tubercules du dos des élytres sont gros,
ronds, serrés et distincts les uns des autres. 32. miliaris R.
Les tubercules du dos des élytres moins
gros, pas régulièrement ronds, fréquemment
CORDES EE RS AE Re TE 33. Duponchelii Sol.
B3 Disque des élytres sans côtes, mais avec deux rangées de gros tu-
bercules qui les représentent. Prothorax à ponctuation très grosse
et rugueuse.
Les tubercules des deux rangées des élytres
sont très gros, coniques, arrondis au sommet. 34. monilis KI.
Les tubercules des deux rangées des élytres
sont plus petits, oblongs et doubles........ 3. abyssinica R.
B?. Disque des élytres réticulé, c’est-à-dire couvert de trois ou quatre
côtes noduleuses, réunies transversalement par des plis ou des
tubercules.
c?, Prothorax ayant le fond lisse et brillant avec des points très écartés,
au moins sur le milieu de son disque.
d?. Lobe postérieur et intermédiaire du prosternum faisant une saillie
en arrière à peu près horizontale et s'appuyant sur un renflement
notable du mésosternum.— Angles huméraux des élytres notable-
ment saillants sur le prothorax. Élytres planes, étroites à la base,
élargies jusqu’au-delà du milieu, ayant chacune entre la carène
marginale et la suture deux côtes noueuses.
Les intervalles avec une rangée de tuber-
cules moyens et des lignes élevées transverses
quilesTréunmiIssent aux COtES NET ANNE 36. clathrata Sol.
Les intervalles sont remplis par des lignes
élevées, transverses, aussi hautes que les
côtes, en.forme de treillis........... 1-37: cancellataKI:
di, Lobe postérieur et intermédiaire du prosternum recourbé en dessous
après les hanches. — Angles huméraux des élytres non saillants
sur le prothorax; élytres ovales, assez conveæes.
(1885) 1]
162 ERNEST ALLARD.
Élytres rétieuléessee ue LAEAr 38. reticutata K1.
Élytres ayant chacune, entre la carène mar-
ginale et la suture, trois côtes très marquées,
lisses, à peine crénelées, dont les intervalles
ont une seule rangée de tubercules......... 39. antiqua KI.
Élytres ayant entre la carène marginale et
la suture trois côtes; les deux premières sont
noueuses et la troisième crénelée; intervalles
à tubercules irréguliers. ........ te AE ce 40. æthiopia AI.
Élytres ayant chacune trois côtes, peu dis-
tüinctes, formées de tubercules oblongs en
SÉTIO re SR AUS AM Res RAIN EN MR RA2e LA. Coucyi Luc.
et. Prothorax couvert de gros points enfoncés, serrés, entremêlés par-
fois de rugosités. — Lobe postérieur et intermédiaire du proster-
num toujours recourbé en dessous après les hanches.
e, Élytres convexes; elles ont quatre côtes longitudinales, et si l'on
regarde l’insecte du dessus, on aperçoit la quatrième côte sur la
déclivité latérale.
Les côtes sont noueuses et peu élevées, et leurs intervalles sont
remplis par des tubercules plus ou moins réunis en forme de rides
élevées.
Tête densément ponctuée; corselet une fois
et demie aussi large que long. Insecte oblong. 42. procera Mill.
Tête finement et vaguement ponctué ; Cor-
selet court, deux fois plus large que long.
mSsecte brièvement ovale." rene . 43, anthracinaKI.
Les côtes sont presque droites, éranchantes,
et les intervalles remplis par des cloisons
transversales en forme de treillis. ......... 44. interrupta KI.
el. Élytres déprimées, planes en dessus ; leur disque aplati et limité par
la troisième côte; la quatrième ne S’aperçoit pas, si l’on regarde
l’insecte du dessus. Les trois côtes visibles sont noueuses, peu
marquées, et les intervalles sont remplis par des tubercules ou
des rides subtransversales.
Intervalles des côtes remplis par des tuber-
cules à peu près égaux, réunis par des plis. 45. wlcerosa KI.
Intervalles remplis par des rides subtrans-
Adesmides. — Genre Adesmiu. 163
versales qui donnent à l’élytre une appa-
rence grillagée....... CR AA .......... A6. abbreviata KI.
B'. Disque des élytres convexe, ayant plusieurs côtes étroites, tran-
chantes, habituellement crénelées. Ces côtes sont au nombre de
quatre, mais la plus voisine de la suture est courte, se réunit à
la suture un peu au-delà du milieu et est le plus souvent obli-
térée. Les intervalles sont remplis par des tubercules variant de
grosseur, de nombre et de forme.
Lobe postérieur et intermédiaire du pro-
sternum faisant une saillie horizontale en ar-
COLOR PR REUAREE (RL Nc CA y. ANS 47. dilatata KI.
Le même lobe recourbé fortement en des-
sous après les hanches.
re côte aussi élevée et tranchante que les
trois autres.
Prothorax presque lisse. Intervalles des
côtes avec des tubercules dont une rangée de
DIUSICTOSIQuerles autres PRE RUE 48. porcata Fab.
Prothorax densément et rugueusement
ponctué de gros points confluents. ......... 49. orientulis H.
1e côte oblitérée et souvent peu distincte.
Les trois autres tranchantes.
Abdomen finement et densément granulé
sans rides longitudinales sur les trois pre-
MMÉLSISCPMENISRE tee nee MR lee 50. maroccana H.
Abdomen lisse avec les trois premiers seg-
ments ridés longitudinalement.
Prothorax à ponctuation assez forte, très
serrée sur les côtés. Tubercules des élytres
moyens, obconiques, nombreux, réunis trans-
versalement. Insecte brièvement ovale, pres-
ŒUÉRAETORPRMRE LORS UNE MERE CR LR 51. microcephalus.
Prothorax à ponctuation fine et écartée,
corps ovale-oblong; tubercules des élytres
beaucoup moins denses.
Intervalles des côtes distinctement plissés
154 ERNEST ALLARD.
en travers, avec quelques tubercules qui dis-
paraissent dans le dernier quart de l’élytre.. 52. Douei Luc.
Intervalles des côtes non plissés en travers,
avec des tubercules plus forts, beaucoup plus
nombreux et continus jusqu’à l'extrémité de
LCR EE EE A I PE EE . 3. Solieri Luc.
Intervalles des côtes non plissés en travers,
avec des tubercules petits, isolés et oblitérés
près de la suture, dans un espace triangu-
laire, entremêlés de petits points enfoncés.. 54. affinis Sol.
2° Subdivision.
Premier article des quatre tarses postérieurs fortement comprimé : tous
les tibias sont également comprimés et tranchants au côté externe,
surtout les quatre postérieurs qui le sont très fortement et très
minces ; ils sont garnis de petits piquants écartés et logés dans une
espèce de crénelure.
Sous-cenre : @terescelis Sol.
I. Corps ovale, ayant les côtés des élytres arqués ou arrondis à partir
de la base.
A3. Dos des élytres, entre la carène marginale et la suture, divisé en
deux parties presque égales par la deuxième côte qui est élevée,
tranchante et parallèle à la suture ; la première côte est oblitérée
et presque indistincte.
Insecte oblong, ayant entre la suture et la
côte du milieu deux rangées de gros points
séparés par des élévations rarement tuber-
culeuses, et entre la côte du milieu et la ca-
rène marginale une rangée de tubercules assez
DÉS AE CRE AR SA SP. Do. carinata Sol.
Insecte formant un ovale très large, ayant
entre la côte médiane et la suture, et entre la
carène marginale et la côte médiane, des tu-
bercules assez gros, nombreux, réunis trans-
versalement et entremêlés de petites granulo-
sités fines et serrées. . . ....... SÉE ET AN 56. elevata Soi.
Insecte très court, presque arrondi, ayant
Adesmides. — Genre Adesmia. 155
entre la suture et la côte médiane et entre
celle-ci et la carène marginale, des tuber-
cules assez gros, coniques et ne se réunis-
SAT DAS RE an ce Lie tait Lien date . D7. de Vecchi Osc.
A?. Dos des élytres entre la carène marginale et la suture, ayant la pre-
mière côte un peu plus marquée. La deuxième côte, qui est tou-
jours forte, est bien sensiblement rapprochée de la carène margi-
nale dont elle a la forme cintrée, en sorte que cette surface est
divisée en trois parties presque égales.
Côte voisine de la suture très oblitérée,
2° côte dentelée ou crénelée.
Intervalles intercostaux remplis de tuber-
cules inégaux, irréguliers.
2° côte s’approchant beaucoup de la base. 58. bicarinata Sol.
2 côte oblitérée avant la base. Corps plus
CP AQUE ER EE A LR SR EN URSS 59. Audouini Sol.
Intervalles intercostaux remplis par une
seule rangée de tubercules transversaux dont
les lacunes ressemblent à des fossettes gar-
nies au fond de tubercules très fins en forme
dOSADIOrB eee EE En e LATE .. 60. lacunosa KI.
Côte voisine de la suture tuberculeuse,
2 côte très mince, très saillante.
Corps noir. Dans les intervalles des côtes,
des tubercules nombreux, inégaux, réunis
fréquemment... PNA ETES 61. Furemonti L,
Corps d’un cuivré obscur. Dans les inter-
valles des côtes, une seule rangée de gros
HDCrCUIES RE eee SN an AL tenter à . 62. metallica KI.
At, Dos des élytres, entre la carène et la suture,
ayant deux côtes très élevées, tranchantes,
entières, réunies transversalement en forme
detrétculatontcarree EPP RE 63. fossulata AI.
IH. Corps oblong, ayant les élytres comprimées vers la base, subparal-
lèles ou élargies à la partie postérieure. Surface de l’élytre, entre
la carène marginale et la suture, divisée en trois parties presque
166 ERNEST ALLARD.
égales par deux côtes dont la plus rapprochée de la suture est sou-
vent obsolète. :
Carène marginale crénelée ; les deux côtes
intérieures plus ou moins oblitérées ; inter-
valles avec des tubercules très écrasés..... 64. cothurnataKI.
Carène marginale faiblement crénelée ; côte
plus rapprochée de la suture oblitérée vers
la base; 2° côte tranchante et entière. Inter-
valles avec une rangée de gros tubercules
SCA Sn sel ESS RE ee . 65. indica All.
Carène marginale dentée d’une façon très
aiguë ; la 4'e côte oblitérée, la 2° tranchante et
entière. Dans chaque intervalle, une rangée
de grandes fossettes....... DRE NS RQ . 66. Gebleri Ménét.
2e Hivision.
Mandibules ayant en dessus un sillon profond et triangulaire. Menton
pas sensiblement anguleux sur les côtés et à échancrure peu pro-
fonde. Labre anguleux antérieurement, avec la pointe recourbée vers
le bas. — Sol.
Sous-genre : Macropoda Sol.
Élytres couvertes de très petits tubercules écartés, avec d’autres plus
gros, souvent oblongs antérieurement et coniques à la partie posté-
rieure, disposés plus ou moins en rangées longitudinales.
Saillie postérieure notablement prolongée
et s'appuyant contre le mésosternum fôrte-
LE A RS LEA PES RON done Le 67. rivularis Sol.
Saillie postérieure du prosternum pas sen-
siblement prolongée en arrière; mésoster-
num peu renflé antérieurement. ..... ...... 068. vuriolaris OI.
Elytres réticulées dans la première moitié du dos par des lignes élevées
et lisses renfermant des fossettes irrégulières ; les réticulations cessent
en arrière où l’on voit de gros tubercules coniques. Saillie proster-
nale fortement prolongée en arrière des hanches.
Fossettes formées par des réticulations garnies
de petits tubercules très écartés.
Adesmides. — Genre Adesmiu (sous-genre Physosterna). 167
Dos des élytres convexe. Saillie proster-
pale triangulaire en arrière des hanches. ... 69. Boyeri Sol.
Dos des élytres sensiblement déprimé.
Saillie prosternale arrondie au bout, non
SONORE RNA CN RAR RTE 220 70. inæqualis F.
Fossettes formées par des réticulations sans
tubercules, lisses au fond. Saillie prosiernale
arrondie au bout, creusée au milieu d’un fort
SION ON CENTAINE IR ARENA EEE 71. reticularis G.
Élytres couvertes de réticulations depuis la base jusqu’à l’extrémité, sans
tubercules gros ou petits.
Corps oblong ou ovale.
Prothorax rebordé latéralement seulement
en avant, également arrondi. Antennes ro-
bustesse ments TE M EN ES DCE OT 72. scrobipennis H.
Prothorax non rebordé latéralement, plus
rétréci en avant qu’en arrière. Antennes
DrÉIES ere. ane CEA .......... 13. lurida Haag.
Corps presque orbiculaire.
Prothorax non rebordé latéralement, plus
rétréci en avant qu’en arrière. Antennes
RTE RSR ARS EE ARLES See APT ER US 74. Moufleti Haag.
Prothorax rebordé antérieurement sur les
cotés. Antennes robustes. .......:......... 75. Fetlingi Haag.
Corps en ovale court. Prothorax non rebordé
latéralement, plus rétréci en avant qu’en ar-
rière. Antennes robustes.................. 76. nassata Erich.
Diagnoses des espèces d’Adesmia faisant l'objet du tableau synoptique
qui précède. (Ces diagnoses sont, pour la plupart, celles données par
les auteurs qui ont créé chaque espèce.)
A. PHYSOSTERNA GLoBosA Haag-Rutenberg, Deut. Entom. Zeit.,
H7,1875/p 41
Patrie : Dama, Rald.
Long. 44—95 mill.; larg. 10—146 mill. — Nigra, rotundata, parum
198 ERNEST ALLARD.
nitida ; capite thoraceque vix punctatis ; elytris globosis, seriatim tuber-
culatis.
d. Minor, elytris minus convexis, tuberculis majoribus.
©. Major, elytris rotundatis, globosis, tuberculis minoribus.
Cette espèce ne peut être confondue avec aucune autre, à cause de la
rotondité de ses élytres. Je lai vue dans la collection de M. de Marseul.
9, PHYsosTERNA Gonryi Solier, Ann. Soc. ent. Fr., 1835, p. 54%.
Patrie : Cap de Bonne-Espérance.
Long. 45 1/2 mill.; larg. 10 mill. — Nigra, breviter ovalis suborbicu-
laris. Capite prothoraceque sublævigatis, vix laxe punctulatis. Elytris
tuberculis acutis retrorsum resupinatis, lateribus tuberculis parvis, raris,
inferne obliteratis. Antennis rufo-obscuris. — Solier.
Dans cette espèce, les tubercules sont beaucoup plus serrés que dans
les autres Physosterna, et ils sont aussi saillants et aussi nombreux près
de la suture que sur le reste des élytres. Leurs intervalles sont lisses.
Elle est moins commune que l’ovata. Collections du Muséum de Paris,
du Musée belge, la mienne.
3. PHYSOSTERNA TUBERCULIPENNIS Haag-Rut. Deut. Entom. Zeit., 1875,
H. 7, page 12.
Patrie : Dama, Rald, Angola.
Long. 17—19 mill.; larg. 12—1% mill. — Ovalis, nigra, subnitida ;
capite thoraceque vix punctatis; elytris ovalibus, tuberculis magnis obco-
nicis seriatim obsitis; interstitiès minutissime granulatis; pedibus elon-
gatis, cribratis.
Var. Pedibus obscure brunneis. — Haag.
Cette espèce est plus grosse que la précédente; les tubercules des
élytres sont gros et forment des rangées peu régulières; mais ce qui
caractérise l’espèce, c’est que leurs intervalles sont remplis de très fines
oranulations.
Collection du Musée belge, la mienne.
L. PHYSOSTERNA OVATA Oliv., Entom., t. HI, 59, p. 48, pl. m, fig. 30.—
Solier, Ann. Soc. ent. Fr., 1835, p. 545.
Patrie : Cap de Bonne-Espérance.
Long. 12 1/2 mill.; larg. 10 mill. — Nigra, suborbicularis. Capite laxe
punctulato. Prothorace dorso sublævigato, lateribus punctulato. Elytris
Adesnides. — Genre Adesmix (sous-genre Physosterna). 169
rotundatis tuberculis obtusis, remotis, prope basin medio obliteratis. Tibiüs
anticis brevissimis. — Solier.
Espèce remarquable par sa taille plus petite que celle des autres Phy-
sosterna et par l’espace triangulaire lisse, sans tubercules, qui existe au
milieu de la base.
Commune.
D. PHYSOSTERNA CRIBRIPES Haag-Rutenb., Deut. Entom. Zeit., 1875,
H. 7, page 12.
Adesmia tuberculata Bohem. in litt.
Patrie : Sud de l'Afrique.
Long. 20—22 mill.; larg. 14—16 mill. — Ovalis, nigra, nilida ; capite
thoraceque sublævibus ; elytris ovalibus, rotundatis, subseriatim tubercu-
latis, tuberculis versus suturam evanescentibus ; pedibus elongatis, rude
cribratis. — Haag.
Cette espèce est plus grosse et plus convexe que la fuberculipennis ; les
tubercules des élytres sont beaucoup plus écartés et s’oblitèrent près de
la suture.
Musée belge, ma collection.
6. PHYSOSTERNA LÆVvIS All.
Physost. nodulosa Boh. in litt.
Patrie : N’.-Gami.
Long. 19 mill.; larg. 43 1/2 mill. — Nigra, parum nitida, breviter
ovalis, Suborbicularis. Capite prothoraceque lævigatis; elytris suborbicu-
laribus, lævigatis, granulis minimis aliquot sparsis, margine laterali
fortiter crenato; pedibus elongatis, nitidis, lævigatis, remote punctatis.
A première vue, cette espèce paraît lisse. On distingue, à la loupe,
sur les élytres des granulations fort petites, très écartées, surtout près
de la carène marginale qui est fortement crénelée.
Collection Fairmaire, la mienne.
7. PHYSOSTERNA FOVEIPENNIS Haag-Rut., Deut. Ent. Zeit., 1875,
H. 7, page 13.
Patrie : Cap de Bonne-Espérance.
Long. 143—17 mill.; larg. 10—12 mill. — Rotundata, nigra, nilida ;
capite thoraceque disperse punctatis; elytris ovalis, convexis, punctis
magnis iregularibus, versus marginem in seriebus dispositis, dense ob-
sitis; interstiliis lævibus; pedibus vix elongatis, opacis, fere lævibus.
170 ERNEST ALLARD.
Cette espèce a la taille de l’ovata et aussi sa forme; mais les tuber-
cules sont remplacés sur les élytres par de gros trous, profonds. Les
pattes sont plus courtes que dans les autres Physosterna.
Je dois cette espèce à la générosité de M. Dobrn, de Stettin, qui l'avait
reçue du pays des Hottentots. Je l’ai vue aussi dans la collection du
Musée belge.
8. PHYSOSTERNA PUNCTIGER Allard.
Patrie : Angola.
Long. 20 mill.; larg. 44 mill. — Ovalis, nigra, nitida; capite anterius
fortiter punctato, fronte lævigato ; prothorace versus latera punctato ;
elytris ovalibus, rotundatis, sat dense punctatis, punctorum interstitiis
implanis ; quatuor costæ longitudinales, remote et minute tuberculatæ,
vestigia præbent. Pedibus elongatis, laxe fortiter punctatis.
Cette espèce n’a pas de gros tubercules sur les élytres dont le fond est
fort inégal; outre qu’elles sont criblées de points assez fins, elles ont
cinq ou six côtes légères qui apparaissent surtout dans le dernier tiers
des élytres et qui sont surmontées de petites granulations arrondies et
écartées.
Ma collection.
9. ONYMACRIS CANDIDIPENNIS Brême, Rev. Zool., 1840, p. 4112; Mag.
Zool., 1841, p. 1, tab. 60.
Patrie : Cap Negro, côte de Guinée.
Long. 25 mill.; larg. 42 4/2 mill.— Oblongo-ovalis, ad partem posticam
dilatata, capite et thorace nigris, valde irreqularibus punctis notatis ;
elytris albidissimis, ad latera dilatatis et retro acutis; partibus inferio-
ribus et pedibus prorsus nigris et lucentibus ; tibiis anticis brevissimis.
Collections du Musée belge, de Paris, Fairmaire, Dohrn, la mienne.
10. ONYMACRIS MARGINIPENNIS Brême, Rev. Zool., 1840, p. 143;
Mag. Zool., 4841, p. 1, tab. 61.
Patrie : Cap Negro, côte de Guinée.
Long. 46 mill.; lat. 8 4/2 mill. — Oblongo-ovalis, quasi parallela ; ca-
pile et thorace nigris et punclatis ; elytris flavo-fuscis, ad basin dilutio-
ribus; sutura alba; super singulis elytris binis costis marginalibus albis,
ad extremitatem posteriorem confusis, externa longiori; partibus inferio-
ribus et pedibus nigris. — Brème.
Collections du Musée belge, de Paris, Fairmaire, Dohrn, la mienne.
Adesmides. — Genre Adesmia (Sous-genre Onymacris). 171
41. ONYMACRIS BICOLOR Haag-Rutenberg, Deut. Ent. Zeit., 1875,
H. 7, page 7.
Patrie : Congo.
Long. 16—18 mill.; larg. 7—9 mill. — Elongata, nitida ; elytris flavis
vel flavo-albidis ; capite thoraceque nitidis, impunctatis; elytris elongatis,
supra depressis, seriatim tuberculatis ; pedibus elongatis, spinis unguicu-
lisque perlongis, nigro-brunneis.
Cette espèce a la même forme et la même taille que l’'On. margini-
pennis Br. Elle s’en distingue aisément par les gros tubercules en séries
longitudinales régulières qui couvrent ses élytres.
Ma collection.
12. Onymacris LANG Guér.-Méneville, Rev. Zool., 1843, p. 261 ;
Mag. Zool., 1844, p. 3, tab. 139.
Patrie : Congo.
Long. & 16 mill.; lat. 8 1/2 mill. — Long. 20 mill.; lat. 44 mill. —
Nigra, subnitida, ovato-oblonga, capite cælato; thorace sublævigato, dis-
perse punctato, antice albido ciliato; elytris albidis, sutura, carina late-
rali vittisque duabus in singulo luteis nigro aut fusco-marginatis.
Élytres blanches, rayées de jaune et de brun noirâtre.
Collections Dohrn, Fairmaire, la mienne.
43. ONYMACRIS UNGUICULARIS Haag-Rut., Deut. Ent. Zeit., 1875,
H. 7, page 7.
Patrie : Sud de l’Afrique.
Long. 17—20 mill.; larg. 8—10 mill. — Elongata, nigra, nitida; cly-
peo ruguloso, fronte lævi, impresso, inter oculos carinata ; thorace minus
transverso, antice late profunde emarginato, flavo-ciliato, lævi; elytris
oblongis, antice lævibus, postice sutura quartisque costis obtuse elevatis,
interstiliis laxe punctatis; pedibus elongatis, spinis unquiculisque per-
magnis, obscure brunneis.
Même forme et même taille que l’On. marginipennis, mais les élytres
sont noires comme le reste du Corps.
Collection du Musée belge, la mienne.
1%. ONYMACRIS RUGATIPENNIS Haag.-Rut., Deut. Ent. Zeit., 1875,
H. 7, p. 10. — Ad. rectipennis Boh. in litt.
Patrie : N’Gami.
Long. 48—22 mill.; larg. 12—14 mill. — Ovalis, nigra, opaca; capite
laxe punctato, inter oculos carinato; thorace antice valde exciso, sat dense
172 ERNEST ALLakb.
fortiter punctato; elytris ovalibus, convexis , obtuse bicarinatis, margi-
natis ; tolis dense punctatis et granulatis rugulisque numerosis transversis
obsitis; pedibus ut in Païva.
Cette espèce est remarquable par sa forte convexité. Ses côtes, non
rectilignes, sont moins des côtes que des nervures longitudinales très
saillantes dont les intervalles sont remplis de points creux, de fines gra-
nulations, et ont même, par ci par là, des rides transversales.
Collections du Musée belge, Dohrn, Fairmaire, la mienne.
15. OnymAcCRIS PAÏvA Haag-Rut., Deut. Ent. Zeit., 1875, H. 7, p. 8.
Patrie : sud de l’Afrique.
Long. 16—18 mill.; larg. 8—9 mill. — Elongata, nigra, parum ni-
tida; capite magno, inter oculos carinato, impresso, sublævi ; thorace
apice valde exciso, nitido, dorso fere lævi, lateribus punctatis ; elytris
oblongis, margine tribusque carinis inter se conjunctis, elevatis, laxe cre-
nulatis; pedibus longissimis, nigris, Spinis unquiculisque per magnis,
nigro-brunneis.
Var. 1. Elytris minus elongatis, carinis ut in Païva, apice rugulis
transversis plurimis irregularibus elevatis, crenulatis ; interstiliis magis
rugulosis et tuberculatis. — Adesmia confluens Dej., Cat., IE, p. 109.
Var. 2. Thorace minus transverso, prima tertiaque costis solum inter
se conjunctis, secundam includentibus ; interstitiès minus rugulosis. — Ad.
conjuncla Haag.
Cette espèce est plus étroite que la précédente. Les intervalles des
côtes ne sont pas ponctuées, mais simplement finement rugueux.
Collection du Musée belge, la mienne.
16. ONYMACRIS MULTISTIATA Haag-Rut., Deut. Ent. Zeit., H. 7, p. 40.
Patrie : Dama Rald.
Long. 17 mill.; larg. 41 mill. — Ovalis, nigra, nitida; capite thora-
ceque Sublævibus, elytris ovatis, convexis, 8-costatis, costis alternis dis-
tinctioribus ; interstitiis rugulosis, subseriatim granulatis ; pedibus elon-
gatis, tibiis compressis.
Je n’ai pas vu cette espèce.
47. ADESMIA MONTANA Klug, Symb. Phys., II, m. 25, tab. 12, fig. 12.
Patrie : Arabie, mont Sinaï.
Long. 44—15 mill.; larg. 7—7 1/2 mill. — Nigra, oblonga, ante an-
gustata, postice parum dilatata, dorso planata. Capite prothoraceque
Adesmides. — Genre et sous-genre Adesmiu. 173
laxe punctulatis. Elytris laxe punctatis, dorso postice in marginibus tu-
berculis magnis, sparsis acutisque, ad suturam obsoletis. Epipleuræ alu-
laceæ, obsolete tuberculatæ. Processu prosternali elongato.
Var. Ad. Servillei Solier. Ann. Soc. ent. Fr., 1835, p. 538. — Late-
ribus tuberculis conicis superne satis approæimatis et subseriebus dispo-
sitis, inferne obliteratis.
Patrie : Perse, Amadan.
Var. Ad. parallela Mill, Wien. Ent. Mon., 1861, p. 171. — Elytris
dorso depressis, irregulariter obsoleteque punctatis, margine tuberculuto-
costato.
Patrie : Le Caire.
Je ne crois pas pouvoir séparer les Ad. montana K1., Servillei Sol. et
parallela Mill. Il n’y a, entre elles trois, de différence que dans la den-
sité des tubercules. Dans la Servillei, ils sont plus nombreux ; dans la
montana, ils disparaissent près de la suture, et dans la parallela, on
n’en voit plus guère que près de la côte marginale.
Collections des Musées belge et de Paris, de M. Leprieur, de M. Fair-
maire, la mienne.
18. ADesMIA ACERVATA Klug, Symb. Phys., II, m. 26, tab. 12, fig. 13.
— Ad. Klugü Sol., Ann. Soc. ent. Fr., 1835, p. 539. — Ad. bis-
krensis Lucas, Expl. Alg., p. 305, tab. 27, fig. 4. — Rev. z0ol.,
1844, p. 264.
Patrie : Égypte, Biskra.
Long. 15—17 mill.; larg. 6 4/2—7 mill. — Nigra, oblonga, ante an-
gustata, postice parum dilatata, dorso planata. Capite prothoraceque
leviter punctulatis. Elytris supra confertim tuberculis magnis, obconicis,
apice obliteratis, ab basim tectis. Epipleuræ tuberculatæ.
Cette espèce se distingue de la précédente en ce que, entre les tuber-
cules, il n’y a pas de points enfoncés comme dans celle-ci. En outre, les
tubercules sont plus gros, plus denses et ne s’oblitèrent pas près de la
suture.
Je ne vois pas de différence spécifique entre l’acervata et la biskren-
sis. Peut-être cette dernière a-t-elle le dos des élytres légèrement plus ,
convexe.
La Klugii, dont le type de Solier est au Muséuin de Paris, ne diffère
pas des acervata Klug, d'Égypte.
Collections du Muséum de Paris, Fairmaire, la mienne.
174 ERNEST ALLARD.
49. ADESsMIA DEJEANI Mén. — Ad. Dejeuni Gebl., Bull. Mosc., 1841,
IV, p. 589 ; 1859, II, p. 474.
Patrie : Songarie.
Long. 12—14 mill.; larg. 6—8 mill. — Valde affinis Karelini ef amœna
Kar.; at differt ab illa elytris densius et fortius (etiam ad apicem et infra)
tuberculatis ; ab hac statura et thorace minoribus, elytris infra impressis,
lateribus evidentius emarginatis.
Tota subnitida glabra. Thorax brevis, transversus, lateribus parum
dilatatus, postice late rotundatus, vage punctulatus, foveola media im-
pressa. Elytra basi latitudine thoracis, angustata, lateribus rotundata,
ultra medium sensim dilatata, apice subacuminata ; supra fornicata, disco
parum convexo, undique tubereulis rotundis, subconfluentibus, ad la-
tera densioribus et acutioribus, marginem obtuse serratum formantibus,
subseriatim dispositis tecta ; infra longitudinaliter impressa, æque tuber-
culata.
Collections du Muséum de Paris, Fairmaire, la mienne.
20. ADESMIA TENEBROSA Solier, Ann. Soc. ent. Fr., 1835, p. 536.
Patrie : Perse, Amadan.
Long. 15 1/2 mill.; larg. 7 mill. — Nigra, angustato-ovalis. Capite
prothoraceque punctulatis. Elytris dorso planatis, postice et prope cos-
tam marginalem tuberculatis, medio prope basin lævigatis ; lateribus
læviter inæqualibus, punctis tuberculisque minoribus triangularibus.
Cette espèce diffère des précédentes par la base de son prothorax
presque droite, par ses élytres non échancrées, par la saillie prosternale
recourbée en dessous et non horizontale comme chez ces espèces. II y a,
sur les élytres, de gros tubercules assez serrés, confus et entremêlés de
fines granulations. Les gros tubercules se continuent jusqu’à l'extrémité
de l’élytre.
Collections des Musées belge et de Paris, la mienne.
21. ADesMIA KARELINI Fischer, Bull. de Moscou, 1835, p. 312,
tab. 8, fig. 4 et 2.
Patrie : Turcomanie.
Long. 44 mill.; larg. 8 mill. — Nigra, angustato-ovalis. Capile protho-
raceque punctulatis. Elytra dorso planata, tota tuberculata, tuberculis
depressis, confertim confusis, ex parte confluentibus.
Je lai reçue de M. Dohrn, de Stettin.
Adesmides. — Genre-et sous-genre Adesmia. 175
22. ADESMIA EHRENBERGI Falderm., Faun. Transc., Il, 2 24,
tab. 2, fig. ue
Patrie : Kutdcha, Turkestan.
Long. 45 mill.; larg. 7 mill. — Subglobosa, atra, subnitida ; thorax
brevis, transversus, basi obtuse rotundatus, apice late et profunde emar-
ginatus, angulis valde productis, obtuse acuminatis, disco lævigatus, ni-
tidus, vage et obsolete, sed latera versus crebre et fortiter punctatus.
Elytra subglobosa, lateribus pone medium dilatata, ampliato-rotundata,
apice subsinuatim acuminata, supra æqualiter modice conveæa, nitidis,
dense subseriatim collocatis, interstitiis et postice tuberculis minoribus
numerosis dense obtecta, et ad latera rude variolosa.
Ma collection.
23. ADESMIA LÆVICOLLIS Kratz, Deut. Entom. Zeit., 1882, p. 107.
Patrie : Turkestan.
Long. 44—17 mill.; larg. 6—9 mill, — Nigra, oblonga, anterius paulo
magis angustala, dorso vix punctata, capite prothoraceque lævibus, ely-
tris quinque-seriatim tuberculatis, tuberculis haud acutis, Suturam versus
magis deplanatis, costa humerali distincta, undulata haud serrata ; re-
gione circum scutellari semper, suturali plerumque sublævi.
Ma collection.
24. ADesMIA PANDERI Fischer, Bull. Mosc., 1835, p. 313, tab. 8, fig. 3.
Patrie : Turcomanie.
Long. 14 mill.; larg. 6 1/2—8 mill. — Nigra, angustato-ovalis. Capite
prothoraceque punctulatis. Elytris dorso planatis, tuberculis in tribus
seriebus dispositis, obsitis, versus apicem evanescentibus ; interstitis ru-
gosis.
Cette espèce m’a été envoyée par M. Dohrn, de Stettin.
25. ADESMIA LEHMANNI Ménétr., Mem. Ac. Petr., 6, 1849, p. 224,
tab. 3, fig. 10.
Patrie : Turcomanie.
Long. 44 mill.; larg. 7 4/2 mill. — Oblonga, nigra; thorace trans-
verso, longitudine plus quam duplo latiore, lateribus valde rotundato,
subtiliter disperse punctato ; elytris angustato- oblongis, profunde rugoso-
punctatis, tuberculis magnis subrotundatis duplici serie, costa laterali
duplicata, intricato-asperatu.
Elle ressemble un peu à la pulcherrima Fald. (Maillei Sol.), et, ainsi
176 ERNEST ALLARD,
que celle-ci, on la rencontre quelquefois recouverte d’une substance blan-
châtre. Le corselet est beaucoup plus large, plus arrondi sur les côtés,
et les points qui le recouvrent sont à peine visibles ; les élytres sont
moins déprimées sur le dos, et leurs tubercules plus petits et plus régu-
lièrement placés.
Ma collection.
26. AnesmiA Maiccer Solier, Ann. Soc. ent. Fr., 1835, p. 530. — Ad.
pulcherrima Fisch., Bull. Mosc., VIII, 1835, p. 315, tab. 8, fig. 5.
— Falderm., Fn. transc., IE, p. 27. — Ad. strophium Fisch.,
Rev. zool., 1838, p. 316.
Patrie : Perse, Russie mérid.
Long. 10—1%4 mill.; larg. 6—7 mill. — Nigra, ante valde angustata,
postice dilatata. Capite prothoraceque laxe punclulatis. Elytris tuberculis
seriebus tribus dispositis, marginali triplici, suturali unica intermediaque
retrorsum subduplici.
Cette espèce a les élytres très étroites à leur base et notablement élar-
gies à leur partie postérieure, déprimées en dessus, légèrement bril-
lantes près de la suture et sur les tubercules, opaques et pulvérulentes
dans le reste. La carène marginale est composée de trois rangées de
petits tubercules ; entre elle et la suture on voit deux rangées de gros
tubercules espacés ; il y en a six ou sept dans la plus voisine de la suture
et neuf ou dix dans la seconde.
J'en possède plusieurs exemplaires de Turcomanie, Syr-Darja et
Transcaucasie.
27. ADESMIA PUNCTIPENNIS Haag-Rut., Deut. Ent. Zeit., 1875,
HP NDe Le;
Patrie : Senaar.
Long. 15—18 mill.; larg. 7—7 1/2 mill. — Oblonga, nigra, nitida ;
capite thoraceque parum punctatis ; elytris elongatis, subdepressis, mar-
ginatis, dorso irregulariter sat dense punctis magnis impressis obsitis,
præsertim versus latera, interstiliis partim rugulosis, lævibus.
Je n’ai pas vu cette espèce.
28. ADESMIA LONGIPES Klug, Symb. Phys., Il, m. 2%, tab. 12, fig. 41.
— Ad. concisa Walker.
Patrie : Égypte, Alexandrie.
Long. 18—19 mill.; larg. 9—12 mill. — Caput obsolete punctatum,
postice rugosum, labro vix emarginato, antennis thorace vix duplo lon-
Adesmides. — Genre et sous-genre Adesmia. 177
gioribus, apice latioribus, compressis. Thorax antice posticeque bisinua-
tus, marginatus, obsolete vage punctatus, lateribus subrugosus, medio
longitudinaliter impressus. Pectus abdomenque obsolete punctata, sub-
rugosa. Elytra basi angustiora, dorso plana, obsolete tuberculata, lateri-
bus carinata, carina duplici, crenatu. Pedes subscabri, posteriores valde
elongati. — KI.
Cette espèce est facile à reconnaître à ses longues pattes et à une im-
pression large et assez profonde située au milieu de la base de son cor-
selet. En outre, si on la regarde en se plaçant perpendiculairement au-
dessus, la vue n’est pas limitée par la carène marginale, mais on aperçoit
une seconde côte ou carène située au-desssous.
Collections des Musées belge et de Paris, Leprieur, Fairmaire, la
mienne.
29. ADEsMIA FAGERGREENI Baudi de Selve, Deut. Ent. Zeit.
1875, p. 27.
Patrie : Perse.
Long. 18 mill.; larg. 9 1/2. — Nigra, nitida, oblongo-ovata; caput
plus minusve subtiliter, antice crebre, postice sparsim punctatum, tri-
impressum, labro crebre punctato, in femina latius, anguslius in mare
apice exciso, epistomate parum in eu, sat in hoc emarginalo ; thorax
transversus, longitudine sesqui fere latior, utrinque valde declivis, pone
medium oblique et ad angulos anticos impressus, dorso etiam inæqualis,
obsolete longitudinaliter tricanaliculatus, parce inæqualiter sat fortiter
punctatus, angulis anticis sat prominulis, basi subtruncatus, ibi latior,
lateribus incomplete marginatus ; elytra basi conjunctim emarginata,
humeris super thoracem porrectis, dorso parum conveæa, lateribus a basi
medium usque fere rectis, dein apicem versus attenuata, ulrinque in mare
leviter, in femina paulo magis rotundata, subæqualiter tuberculoso-
corrugata, punctis parcis intermixtis, costis nullis dorso conspicuis, tu-
berculis apicem prope sensim distinctioribus et parcioribus ; costa margi-
nali in utroque sexzu angulosa, simplici, obsolete crenulata, margine
infleæo in mare verticali, in femina conveæiusculo, sublilius quam dor-
sum rugato, distinctius punctato, tuberculorum serie costæ marginali
parallela dimidio postico ornato ; prosterni processus parum postice pro-
ductus, retrorsum dentiformis.
Collections du Musée de Genève, de M. Baudi de Selve.
30. ADESMIA AUSTERA ® Baudi, Deut. Ent. Zeit., 1881, p. 275.
Patrie : Yémen, Arabieheureuse.
(1885)
=
ho
178 ERNEST ALLARD.
Long. 48 mill.; larg. 9 mill. — Habitu A. biskrensis affinis, at major,
staturæ ratione haud latior, crassior ; nigerrima, valde nitida. Caput ut
in illa extructum, lineolis clypei utrinque obliquis magis impressis, subti-
liler, sparsim æqualiterque punctulatum. Thoraæ superne inspectus late-
ribus usque prope apicem Subrectis, fere parallelis, apicem prope leniter
rotundatis, angulis anticis modice porrectis, basi utrinque magis sed late
bisinuatus, lobo medio lato, magis rotundato ; dorso æqualis, subtiliter
uti caput punctatus, punctis dorso medio parcioribus, utrinque sparsis.
Elytra oblonga; ab humeris thoracis basin viæ excedentibus medium
usque sensim ampliata, regulariter apicem versus attenuata, dorso pla-
niuscula, apice fortiter declivia, utrinque cum parte inflexa rotundata,
carinæ marginalis rudimento nullo, crebre tuberculatu, tuberculis eleva-
tulis, distinctis lucidis, undique, etiam suturam secus, æqualibus. Corpus
infra mediocriter nitidum, impunctatum, prosterni processu inter coxas
parallelo, valido, crasso, apice rotundato, mesosterno arcte applicato. —
Baudi.
M. Baudi a décrit une femelle chez laquelle il n’y a pas la moindre
trace de côte sur les élytres, ni marginale, ni autre. L’élytre est confu-
sément et très densément couverte de gros tubercules, ronds, brillants,
très serrés de la base à l’extrémité et de la suture au rebord latéral,
abdominal. Cet insecte ressemble, en plus grand, à la femelle de
PA. montana K1., ou plutôt de la nodulosa Fald.
Collection du Musée de Gênes.
31. ADESMIA NODULOSA Falderm., Faun. Transc., IT, 26, 303.
Patrie : Amasie.
Long. 43 mill.; larg. 8 mill. — Globosa, nigra. Thorax supra læviga-
tus, latera versus punctis minultissimis vix visibiliter vage dispersis.
Elytra in medio valde dilatata, æqualiter ampliato-rotundata, dorso de-
planata, confertissime variolosa, vel tuberculis obsoletis inequaliter con-
fluentibus crebre instructa, in utroque carina sat elevata in medio disci
longitudinaliter et altera juxia marginem lateralem crenulata.
Ma collection.
32. ADESMIA MILIARIS Reiche, Thoms. Mus. scient., I, 1860, p. 25.
Patrie : Soudan.
Long. 19—20 mill.; larg. 10—12 mill. — Nigra, subnitida, ovalis con-
vexa. Caput depressum, sat remote punctatum, inter antennas foveolis
duabus, alteraque frontali impressum. Thorax capite vix duplo latior,
latitudine dimidio brevior, antice quadratim emarginatus : angulis acu-
Adesmides. — Genre et sous-genre Adesmiu. 179
tiusculis prominulis ; lateribus vix rotundatis, postice utrinque paulo
sinuatus ; disco remote punctato, medio obsolete canaliculato, a latere
valde transversim rugato. Elytra basi thoracis latitudine, paulo infra
dilatata, pone medium valde inflata, præsertim in $, confertim tubercu-
lata ; costa laterali crenulata, altera sublaterali purum perpicua; lateri-
bus depresso tuberculatis ; tibiis cylindricis.
Cette espèce est fort convexe, plus même que les femelles d’acervata
Klug. La carène marginale, en approchant de la base des élytres, n’est
plus qu’une ligne de tubercules. Les tubercules, qui sont assez gros,
forment deux autres lignes longitudinales très raccourcies sur le disque
des élytres ; les intervalles sont remplis de tubercules aussi gros, confus,
serrés, dont quelques-uns se réunissent vers la base de l’élytre seu-
lement.
Collections du Musée belge, Fairmaire, la mienne.
33. ADESMIA DUuPONCHELH Solier, inéd.
Patrie : Algérie.
Long. 19 mill.; larg. 12 mill. — Nigra, subnitida, ovalis, convexa.
Caput depressum, sat dense punctatum, inter antennas foveolis duabus,
alteraque, frontali impressum. Thorax latitudine dimidio brevior, antice
emarginatus, lateribus rotundatis, postice retrorsum rotundatus ; disco
sat dense punctato. Elytra basi thoracis latitudine, dein inflata, confer-
tim tuberculata, tuberculis inæqualibus, transversim confluentibus ; costa
marginali crenulata, et altera dorsali abbreviata ; epipleuris tuberculatis.
Cette espèce est convexe, mais pas tout à fait autant que la précé-
dente. Son corselet est plus ponctué. Elle à la même disposition de
côtes, seulement, au lieu d’être tuberculées, comme dans la miliaris, la
latérale et la marginale sont crénélées, ce qui les rend plus distinctes.
Les tubercules sont très irréguliers, assez coniques ; vers la base de
lélytre, ils se réunissent et forment des rugosités transversales et ne
sont séparés que dans la seconde moitié des élytres ; il y aussi à la base
de Pélyire, au milieu, sur la suture, un espace triangulaire où les tu-
bercules s’effacent et sont remplacés par de gros points. Les épipleures
ont des tubercules plus petits que le dos, entremêlés de points.
Ma collection.
34. ADESMIA MONILIS Klug, Symb. Phys., IT, m. 38, tab. 13, fig. 12. —
Ad. dubia Solier, Ann. Soc. ent. Fr., 1835, p. 527. — Ad. per-
lata Sturm, Cat., 1826, p. 124. — Ad. convergens Walker.
Patrie : Égypte, cap de Bonne-Espérance, Syrie.
180 ERNEST ALLARD.
Long. 46—18 mill., larg. 8—41 mill. — Nigra, ovalis. Capite punc-
tato. Prothorace dorso multicavo. Elytris sutura elevata tuberculisque
minutissimis tectlis; singulo lateribus costis duabus denticulatis, medio
tuberculis majoribus, in seriebus duabus dispositis, interdumque longi-
trorsum prope basin conjunctis. — Solier.
Var. rugosa Fab.? — Elytris tuberculis interstitiorum majoribus.
Le prothorax est couvert en dessus de très gros points assez serrés,
dont quelques-uns sont souvent réunis. Élytres avec une côte marginale
en forme de carène et une plus courte, n’atteignant pas la base, au-
dessous de la première; l’une et l’autre légèrement crénelées ; suture
élevée d’une manière assez notable : entre elle et la carène marginale,
on voit deux rangées de très gros tubercules coniques et plusieurs très
petits, épars et sans ordre.
Collections des Musées belge et de Paris, Fairmaire, la mienne.
35. ADESMIA ABYSSINICA Reiche, Galin., Voy. Abyss., 1850, p. 363,
tab. 22, fig. 5, G.
Patrie : Abyssinie.
Long. 14—16 mill.; larg. 6—8 1/4 mill. — Afra, opaca; caput antice
crebre punctatum, trimpressum, vertice cicatricoso ; epistomo subqua-
drato. Thorax subnitidus, capite dimidio latior, latitudine brevior, sub-
quadratus, antice posticeque subrecte truncatus; angulis anticis paulo
prominulis ; disco punctis magnis distantibus cribrato. Elytra basi tho-
racis latitudine, infra medium dilatata, tuberculis nitidis seriebus quinque
ornalis ; epipleuris punctatis. Subtus prosterno postice inermi.
Cette espèce a été rapportée d’Abvyssinie par M. Raffray. Collection
Fairmaire, la mienne.
36. ADESMIA CLATHRATA Solier, Ann. Soc. ent. Fr., 1835, p. 541.
Patrie : Perse, Amadan.
Long. 16 1/2—19 mill.; larg. 9—12 mill. — Nigra, ante angustata,
postice dilatata, dorso planata. Capite laxe punctulato. Prothorace carina
laterali postice obliterata, basi trilobato, lobo intermedio truncato. Elytro
singulo costis tuberculorumque seriebus tribus alternatis, aliquando con-
fusis aut transversim junctis : lateribus costa crenulata plus minusve
abbreviata basin non attingente. — Solier.
Prothorax subrectangulaire, à angles antérieurs très saillants; son dos
avec quelques points enfoncés très écartés, plus rapprochés latérale-
ment, et une impression dans le milieu près de la base. Élytres à angles
Adesmides. — Genre et sous-genre Adesmia. 181
huméraux fortement saillants vers le prothorax et à base un peu échan-
crée, ayant, entre la carène latérale et la suture, deux côtes plus ou
moins saillantes, cependant jamais très marquées, et une rangée de tu-
bercules moyens et plus ou moins distincts sur chaque intervalle, avec
des lignes élevées, transverses, réunissant les tubercules aux côtes.
J'ai vu plusieurs types de cette espèce, rapportés d’Amadan par Oli-
vier, dans les collections du Muséum de Paris et Chevrolat.
37. ADESMIA CANCELLATA Klug, Symb. Phys., IL, m. 37, tab. 13, fig. 41.
— Ad. Latreillei Sol., Ann. Soc. ent. Fr., 1835, p. 540.
Patrie : Arabie déserte.
Long. 18—19 mill.; larg. 8 1/2 mill. — Ælongata, subcompressa, ater-
rèma. Caput medio lateribusque foveolatum, ubique punctatum, punctis
magnis impressis. Antennæ vix thorace longiores, apice dilatatæ, com-
pressæ. Thorax marginatus, dorso planus, punctis excavatis magnis,
sæpius confluentibus, inæqualis, lateribus deflexis, glabris, infra scabris,
margine antico bisinuato, ciliato, angulis valde productis. Sternum ru-
gosum. Segmenta ventralia priora basi longitudinaliter ciliata. Elytra
obscura, dorso plana, lineis tribus longitudinalibus subinterruptis lineo-
lisque plurimis transversalibus subfleæuosis elevatis, lævibus, reticuluta,
sesqui carinata. Epipleuræ rugoso-reticulatæ. Pedes vix elongati. —
Klug.
Cette espèce est plus étroite et plus parallèle que la clathrata. Le pro-
thorax est fait de même; mais, sur les élytres, les lignes élevées, trans-
verses dans les intervalles, sont plus régulières, en sorte que les élytres
paraissent avoir comme trois rangées de très gros points enfoncés.
Le type de la Latreillei Sol., qui se trouve au Muséum de Paris, est
identique à Ad. cancellata KI. Le Musée belge possède plusieurs exem-
plaires de cette dernière.
38. ADESMIA RETICULATA Klug, Symb. Physic., Il, n° 39,
tab. 43, fig. 13.
Patrie : Abyssinie et Arabie heureuse.
Long. 15 mill.; larg. 8 mill. — Siatura fere præcedentis (monilis).
Caput sparsim punctatum. Antennis thorace longioribus, apice dilatatis,
compressis. Thorax sparsim punctatus, dorso utrinque impressus, mar-
gine antico late emarginato, ciliato, angulis parum productis, lateribus
subrotundatis. Pectus abdomenque subrugosa. Elytra convexæiuscula, medio
latiora, dorso reticulata, linea utrinque longitudinali elevata. Epipleuræ
obsolete rugosæ. Pedes granulati, postici parum elongatr.
182 ERNEST ALLARD.
Cette espèce a la couleur, la convexité, la taille, la forme générale de
VAd. monilis KI1., seulement les élytres ne sont pas couvertes de gros
tubercules, mais très régulièrement réticulées.
Elle a été rapportée d’Abyssinie par M. Raffray. Collections Fairmaire,
la mienne.
39. ADESMIA ANTIQUA Klug, Symb. Phys., IT, n° 35, tab. 13, fig. 9. —
Solier, Ann. Soc. ent. Fr. 1835, p. 531. — Ad. carinata Sturm,
Cat., 1826, p. 183.
Patrie : Égypte, Nubie, Ambukhol Dongolæ.
Long. 48 1/2 mill.; larg. 40 4/2 mill. — Nigra, ovalis-oblonga, supra
convexa. Capite laxe punctato. Prothorace dorso laxe punctato, lateribus
rugato. Elytro singulo costis quatuor; marginali crenulata, lateribus
subintegris; interstitis tuberculis parum prominulis serie unica dispo-
sitis. — Solier.
Élytres convexes avec quatre côtes sur chacune d’elles ; la marginale
légèrement crénelée, celle près de la suture un peu en zigzag, obli-
térée près de la base et se réunissant, aux deux tiers de la longueur,
sur la suture ; les deux intermédiaires très marquées, lisses ou à peine
crénelées. Chaque intervalle a une rangée de tubercules un peu oblongs,
peu saillants et séparés par des fossettes peu enfoncées.
Collections du Muséum belge, Fairmaire, la mienne.
40. ADESMIA ÆTHIOPIA Allard.
Patrie : Abyssinie.
Long. 17 mill.; larg. 9 4/2 mill, — Nigra, oblonga-ovata, supra con-
vexa. Capite sat dense punctato. Prothorace dorso laxe punctato, lateribus
punctis majoribus. Elytro sinqulo costis quatuor ; duobus inferioribus
nodulosis, tertia marginalique crenulatis; interstitiis tuberculis serie
unica dispositis, sed frequenter costas conjungentibus.
Forme ovale-oblongue et convexe de l’antiqua, mais s’en distinguant
aisément par la conformation des côtes des élytres : les deux plus rap-
prochées de la suture sont très noueuses, très interrompues, et la troi-
sième très crénelée. Les tubercules des intervalles sont plus petits que
dans l’antiqua et se rattachent fréquemment, en travers, aux côtes.
J'ai trouvé cette espèce dans les insectes rapportés d’Abyssinie par
M. Rafiray.
MA. ApesmiA Coucy1 Lucas. — Ad. Buqueti Baudi de Selve, Deut. Ent.
Zeit., 1875, p. 28.
Long. 17 mill.; larg. 8 1/2 mill. — Nigra, oblongo-ovata, convexa ;
Adesmides. — Genre et sous-genre Adesmi«. 183
capile subtiliter sparsim punctato; thorace subquadrato, lateribus com-
presso, angulis anticis valde productis, laxe punctato, punctis minimis,
remotis in disco, versus latera majoribus; elytris oblongo-ovatis, basi
thoracis latitudine, costis tribus dorsalibus parum indicatis, tubereulis
oblongis seriatis formatis; costa marginali magis elevata ; dorso tuber-
culis validis, approæimatis uniformiter fere obtectis, inter costas hinc et
illinc junctis ; margine inflexo rugoso-tuberculato. Prosterni processu
recurvalo.
Voici encore une espèce aussi convexe que la monilis ou la reticulata
Klug. Entre la carène marginale des élytres, qui est très peu crénelée,
et la suture, elle a trois côtes très peu distinctes, formées de tubercules
assez gros, oblongs, qui se confondent aisément avec les tubercules des
intervalles et parfois sont confluents avec eux; ces trois côtes n’attei-
gnent ni la base ni l'extrémité.
J'ai vu, dans les collections du Musée belge et Fairmaire, des Ad.
Buqueti, d'Égypte, qui sont absolument semblables à l’Ad. Coucyi que je
possède d'Algérie.
42. ADESMIA PROCERA Miller, Wien. Ent. Monat., 1861, p. 170,
tab. 5, fig. 10 G, 11 ©.
Patrie : Syrie.
Long. 20 mill.; larg. 10 4/2 mill. — Nigra, subovalis, processu pros-
ternali fere nullo, capite distanter punctato, absque sulco longitudinal ;
thorace dense rugoso punctato, medio longitudinaliter subsulcato ; elytris
subconvexis, costis dorsalibus parum elevatis, lineiformibus, laterali et
marginali acutis, interstitiis dorsalibus transversim rugosis, subreticu-
latis, laterali irregulariter tuberculato-rugoso, marginali tuberculato,
lateribus inflexis nitidioribus, obsoletissime tuberculatis ; tarsorum pos-
ticorum articulo primo non compresso, tibiis fere cylindricis. — Miller.
Cette espèce se reconnaît à sa grande taille, à sa forme allongée, à son
pronotum criblé de gros points serrés, enfoncés, à ses élytres voüûtées,
dont les deux côtes rapprochées de la suture sont fortement noueuses,
avec les intervalles remplis de tubercules plus ou moins réunis en forme
de rides élevées.
Ma collection.
43. ADESMIA ANTHRACINA Klug, Symb. Phys., II, n° 28, tab. 43, fig. 2.
Ad. Olivieri Reiche, Ann. Soc. ent. Fr., 1857, p. 224.
Patrie : Syrie.
Long. 47 mill.; larg. 40 mill. — Afra, breviter ovalis, subrotundata.
18% ERNEST ALLARD.
Caput vage punctatum, obsolete bièmpressum. Thorax capite duplo latior,
latitudine plus dimidio brevior, punctato-rugosus, subcanaliculatus ; an-
gulis anticis subacutis, vix prominulis. Elytra basi thoracis latitudine,
rotundatim maxime dilatata, in femina presertim suborbicularis, a
latere carinata ; disco deplanato, tuberculis parvis in rugis coeuntibus
clathrato ; lateribus perpendicularibus, rugosis. Pedes mediocres, in mare
crassiores.
Cette espèce est remarquable par sa forme courte, large, presque
arrondie. Le pronotum est densément ponctué, et le dos des élytres est
un peu convexe comme dans la procera. Comme dans cette espèce, les
côtes médianes sont noueuses, écourtées, peu distinctes, et leurs inter-
valles, remplis de tubercules irréguliers, se réunissent en forme de
rides transversales.
Espèce commune.
kh, ADESMIA INTERRUPTA Klug, Symb., IL, n° 36, tab. 13, fig. 40, —
Ad. sulcata Klug ir litt.
Patrie : Arabie heureuse.
Long. 17 mill.; larg. 9 1/2 mill. — Caput punctis magnis impressis
confluentibus scabrum. Thorax fere quadratus, punctis magnis impressis
foveolisque confluentibus scaber, margine antico late emarginato. Pectus
abdomenque vix medio rugosa. Elytrorum costis tribus internis suturæ
fere parallelis, carinæformibus quartaque, seu marginuli medio diver-
gente, subintegris nitidisque; in interstitiis transversim lineatis, lineolis
partim confluentibus, versus suturam rarioribus. Epipleuræ transversim
TuUgOSE.
Espèce oblongue et fort convexe sur les élytres, dont les trois côtes
médianes sont très saillantes, en forme de carène, lisses, avec des inter-
valles dans lesquels il y a de nombreuses lignes élevées, transverses.
La diagnose ci-dessus, de Klug, s'applique surtout à la femelle, qui est
très élargie postérieurement.
Collection Fairmaire.
45. ADESMIA ULCEROSA Klug, Symb. Physic., I, n° 3%, tab. 13, fig. 8. —
Var. Ad. reticulata Solier, Ann. Soc. ent. Fr., 1835, p. 528. —
Ad. perplexa Cat. Gemm. et Har.
Patrie : Syrie.
Long. 44—16 mill.; larg. 7 1/2 mill. — Nigra, ovalis. Capite punc-
tato. Prothorace dorso valde punctato. Elytris supra planatis, tubercu-
Adesmides. — Genre et sous-genre Adesmix. 185
latis, subreticulatisque ; lateribus costis duabus crenulatis, una marginali
alteraque inferiori. — Solier.
Cette espèce est remarquable par la dépression du dos des élytres
qui est presque plan. Son prothorax est densément ponctué. Les deux
côtes médianes, très noueuses, sont peu distinctes, et les tubercules plus
ou moins transversaux des intervalles donnent une apparence réticulée
aux élytres.
Je crois qu’il n’y a qu’une différence de taille entre l’Ad. ulcerosa KI.
et la reticulata Sol.; la première est plus petite que la seconde.
Espèce commune.
46. ADESMIA ABBREVIATA Klug, Symb. Physic., IL, n° 27. — Var. Ad.
arca Reiche, Ann. Soc. ent. Fr., 1857, p. 222.
Patrie : Syrie, Nazareth.
Long. 14—18 mill.; larg. 7 4/2 mill. — Atra, haud nitida, oblonga.
Caput vage ac minute punctatum, obsolete biimpressum. Thorax latitu-
dine dimidio brevior, punctato-cicatricosus ; angulis anticis obtuse rotun-
datis. Elytra basi thorace paulo angustiora, pone medium latiora, in
mare Subparallela, in femina dilatata ; disco deplanato, a latere carinato,
tuberculis cœuntibus Subtransversim rugatlo, granis minutis adsperso ;
lateribus Subperpendicularibus, subrugosis, granulatis.
Cette espèce est très plate en dessus, comme la précédente, mais les
côtes des élytres sont plus élevées, moins noueuses, plus distinctes, les
intervalles ont des tubercules transversaux plus régulièrement espacés,
ce qui donne à l’élytre une apparence grillagée.
L’Ad. arca Reiche n’est qu’une Ad. abbreviatu KI. de grande taille.
Cette espèce est commune ; on la rencontre dans beaucoup de collections
sous le nom de clathrata Sol.
K7. ADESMIA DILATATA Klug, Symb. Phys., Il, n° 32, tab. 13, fig. 6. —
Ad. macropus Solier, Ann. Soc. ent. Fr., 1835, p. 542. — Ad.
insignis Mill., Wien. Ent. Mon., 1861, p. 172, tab. 5, fig. 14.
Patrie : Égypte.
Long. 17—20 mill.; larg. 9 4/2—12 1/2 mill, — Nigra, ovalis. Capite
vix punctato. Prothorace dorso laxe punctulato, lateribus transversim
rugato. Elytris medio vix depressis ; singulo costis quatuor acutis leviter
crenulalis ; prima abbreviata et aliquando obliterata : interstitiis, tuber-
culis in serie subdispositis. — Solier.
Chaque élytre à quatre côtes assez aiguës et crénelées ; la plus voisine
186 ERNEST ALLARD.
de la suture, courte, se réunissant à la suture ün peu au-delà du milieu
de la longueur, le plus souvent oblitérée et jamais aussi saillante que
les autres. Intervalles avec des tubercules écartés, variables dans leur
grosseur et dans leur nombre, plus ou moins aigus, et formant une
rangée plus ou moins régulière.
Espèce commune.
LS. ADESMIA PORCATA Fabric., Spec. Ins., I, p. 317. — Solier, Ann.
Soc. ent. Fr., 1835, p. 534, pl. 15, fig. 7.
Patrie : Cap de Bonne-Espérance.
Long. 10—1% 1/2 mill.; larg. 6—8 1/2 mill. — Nigra, subdepressa,
breviter ovalis. Capite lævigato ; epistomo angulatim emarginato. Protho-
race dorso subdepresso, medio lævigato, lateribus punctulato. Elytro sin-
qulo costis quatuor acutis integrisque; interstitiis tuberculis acutis pros-
tratis, sæpe majoribus in serie dispositis.
Courte, ovale et légèrement déprimée. Prothorax presque lisse. Chaque
élytre a quatre côtes étroites et tranchantes ; la plus voisine de la suture,
oblitérée près de la base, et la quatrième ou la marginale, denticulée
postérieurement. Intervalles avec des tubercules aigus et couchés en
arrière, dont une rangée de plus gros que les autres et paraissant quel-
quefois isolée à la vue simple, les autres étant très petits. Tous ces tu-
bercules sont oblitérés près de la base dans le milieu.
Espèce très commune.
49. ADESMIA ORIENTALIS Haag-Rut., Deut. Ent. Zeit., 1875, H. 7, p. 18.
Patrie : Indes orientales.
Long. 1% mill.; larg. 5 1/2 mill. — Elongata, nigra, opaca; capite
punctato; thorace dense ruguloso punctato; elytris elongato-ovalibus.
parum convexis, sutura, margine tribusque costis plus minusve abbre-
viatis, postice tuberculatis, elevatis ; interstitiis opacis, disperse crenulatis,
interdum serie tuberculorum majorum ; pedibus gracilibus, non elongatis,
tarsis robustis.
Cette espèce ressemble un peu à lAd. porcata. Elle est plus petite,
plus étroite, mais s’en distingue surtout par son corselet très densément
granulé.
Collection du Musée belge.
50. ADESMIA MAROCANA Haag-Rut., Deut. Ent. Zeit., 4877, H. 9, p. 283.
— Ad. Reitteri AIl., olim.
Patrie : Maroc.
Adesmides. — Genre et sous-genre Adesmiu. 187
Long. 12 mill.; larg. 6 4/2 mill. — EÆlongato-ovalis, nigra, opaca ; ca-
pite impunctato, clypeo antice recto; thorace valde transverso, longitudine
plus duplo latiore, antice leviter biemarginato, anqulis distinctis, postice
subrecto ; versus basin magis contracto, supra vix punctato ; elytris elon-
gato-ovalibus, lateribus æqualiter rotundatis, postice declivibus, apice
subproductis, dorso viæ convexis, sutura leviter, margine tota duabusque
costis postice abbreviatis acute elevatis, subdentatis, interstitiis ad basin
corrugoso-rugulosis, versus apicem fere regqulariter unituberculatis ; epi-
pleuris serie indistincta tuberculorum minorum. Abdomine granulato.
Cette espèce a, en petit, la forme de PAd. microcephala ; mais elle s’en
distingue tout de suite par son abdomen qui est finement et densément
granulé, tandis que celui de la microcephala est lisse avec de fortes
rides longitudinales sur les trois premiers segments.
Collection Reitter, la mienne.
O1. ADESMIA MICROCEPHALA Sol., Ann. Soc. ent. Fr., 1835, p. 933. —
Luc., Explor. Algér., p. 303, pl. 27, fig. 2. — Ad. rotundipennis
Dej., Cat., 3° éd., p. 199.
Patrie : Algérie.
Long. 43 1/2—15 mill.; larg. 9—10 mill. — Nigra, breviter ovalis,
dorso subdepressa. Capite punctulato. Prothorace dorso, lateribus dense,
medio laxe punctato. Elytro singulo costis tribus, marginali lata tuber-
culis triangularibus tecta, alteribus vix crenulatis : interstitiis tuberculis
obconicis, numerosis, transversim conjunctis.
Dos du prothorax à ponctuation assez forte, écartée dans le milieu et
très serrée sur les côtés. Élytres planes sur le dos, entre les deux pre-
mières côtes, chaque élytre offrant trois côtes ; les deux premières assez
tranchantes, à peine crénelées et oblitérées avant la base, surtout la pre-
mière; la troisième ou marginale plus large et couverte de tuberecules
triangulaires couchés en arrière. Intervalles entre ces côtes couverts de
tubercules moyens, obconiques, assez nombreux, plus ou moins réunis
transversalement et moins marqués dans le milieu près de la base.
Espèce très commune.
52. ApesmiA DouEr Luc., Rev. zool., 1844, p. 265; Expl. Alg.,
p. 303, pl. 27, fig. 3.
Patrie : Algérie.
Long. 43 1/2 mill.; larg. 7 1/2 mill. — Nigra, oblongo-ovalis. Capite
punclulato, clypeo emarginato. Prothorace laxe punctulato, a latere rugis
transversis. Elytris dorso planatis, ovatis : sinqulo costis tribus acutis,
188 ERNEST ALLARD.
crenulatisque, primaria abbreviata ; interstitiis transversim plicatis, tu-
berculorum una serie parvorum, versus apicem lævigatam deficiente.
Plus petite et plus oblongue que la microcephala, avec le corselet
moins ponctué, et les intervalles des côtes remplis de plis transversaux
élevés.
Ma collection.
53. ApesMIA Soient Luc., Rev. zool., 1844, p. 266 ; Explor. Alg.,
p. 304.
Patrie : Algérie.
Long. 18—19 mill.; larg. 8—9 1/2 mill. — Nigra, oblongo-ovalis. Ca-
pile punctulato, clypeo subtruncato. Prothorace laxe punctato, lateribus
transversim rugato. Elytris dorso planatis, singulo costis tribus acutis et
crenulatis ; primaria abbreviata ; interstitiis, tuberculis numerosis antice
transversim conjunctis, postlice remotis el obconicis, usque ad apicem
obsitis.
Très commune à Biskra.
94. ADESMIA AFFINIS Solier, Ann. Soc. ent. Fr., 4835, p. 535.
Patrie : Barbarie, Tunis.
Long. 19 mill., larg. 11 mill. — Nigra, oblongo-ovalis. Capite punctu-
lato. Prothorace dorso punctato, lateribus transversim rugato. Elytris
granulatis dorsoque planatis : singulo costis tribus acutis crenulatisque ;
primaria abbreviata. Tibiis quatuor posticis leviter compressis.
Taille et forme de la Solieri, mais tout autrement sculptée. Élytres
couvertes de petits tubercules triangulaires, peu rapprochés et oblitérés
sur la suture dans un espace triangulaire dont le sommet est à la partie
postérieure ; ces tubercules entremêlés de petits points enfoncés, plus
sensibles au milieu et sur la partie embrassante. On voit, en outre, sur
chacune d’elles, trois côtes tranchantes et légèrement crénelées, dont la
première, plus courte, s’oblitère avant la base.
J’ai reçu cette espèce de feu Pirazzoli.
59. OÜTEROSCELIS CARINATA Sol., Ann. Soc. ent. Fr., 1835, p. 547.
Patrie : Perse.
Long. 4% mill.; larg. 7 1/2 mill. — Nigra, oblongo-ovalis, subdepressa.
Capite prothoraceque punctulatis. Elytra singulo costis duabus ; margi-
nali duplici, denticulata; dorsali abbreviata carinataque : interstitiis
fossulatis, plicatis, tuberculisque acutis, parvis el sparsis.
Corps ovale-oblong ; prothorax presque lisse dans son milieu, avec un
Adesmides. — Genre Adesinia (sous-genre Oteroscelis). 189
petit sillon longitudinal peu marqué. Chaque élytre a dans son milieu
une côte élevée et tranchante, oblitérée postérieurement aux deux tiers
de la longueur. La carène marginale est double et denticulée. Intervalle,
entre la suture et la côte du milieu, avec deux rangées de petites fos-
settes séparées par de petites élévations ; intervalle, entre la côte du
milieu et la carène marginale, avec des petites fossettes plus indistinctes
et une rangée de petits tubercules dans son milieu.
Collection du Muséum de Paris, la mienne.
56. OTEROSCELIS ELEVATA Sol., Ann. Soc. ent. Fr., 1835, p. 549.
Patrie : Égypte et Alep.
Long. 16—17 mill.; larg. 40—41 mill. — Nigra, lato-ovalis, parum
depressa. Capite prothoraceque leviter punctulatis. Elytra singulo costis
duabus denticulatis : prima medio, secunda duplici marginali; interstitiis
fossulis, granulis, tuberculisque transversim conjunctis.
Cette espèce a beaucoup de rapports avec la précédente, mais elle est
beaucoup plus large ; la côte du milieu de chaque élytre s’approche plus
de l'extrémité ; dans les intervalles, il y a des tubercules assez gros,
assez nombreux, réunis transversalement et entremêlés de petites gra-
nulosités fines et serrées.
Collections du Muséum, la mienne.
57. OrEroSCELIS DE VECccHi Osculati.
Patrie : Perse, Syrie.
Long. 42 mill.; larg. 8 mill. — Nigra, breviter-ovalis, fere rotundata,
supra depressa. Capite prothoraceque leviter punctulatis. Elytro singulo
costis duabus crenulatis ; prima medio, secunda duplici marginali ; inter-
stitiis tuberculis magnis sparsisque conjunctis obsitis.
Insecte très court, presque arrondi. La côte médiane est oblitérée
dans le premier tiers de lélytre ; les tubercules des intervalles des ély-
tres sont plus nets, plus ronds et se confondent moins que dans l’ele-
valu.
Ma collection.
98. OÜTEROSCELIS BICARINATA Klug, Symb. Phys., I, n° 34, tab. 13, fig. 5.
Patrie : Égypte, Alexandrie.
Var. Ad. Villæ Oscul. — Perse.
Long. 13—17 mill.; larg. 6—9 1/2 mill. — Caput el thorax vage
punctata. Thorax antice late emarginatus, ciliatus, lateribus densius
190 ERNEST ALLARD.
punctatus. Pectus abdomenque punctata, subrugosa. Elytra transversim
obsolete rugosa, sparsim tuberculata, tuberculis lævibus, dorso lineata,
linea elevata crenata, lateribus carinata, carina crenata, scabra. Epi-
pleuræ transversim subrugosæ, ad carinam subscabræ. Pedes scabri. —
Klug.
Cette espèce se distingue des trois précédentes en ce que la côte mé-
diane ne la divise plus exactement en deux, mais est bien sensiblement
rapprochée de la carène marginale, dont elle a la forme cintrée. Cette
côte médiane, très tranchante, monte jusqu’à la base de l’élytre. L'espace
compris entre les deux côtes médianes est fort aplati.
Les bicarinata d'Égypte sont assez grandes, mais j'en ai vu de petits
exemplaires de Perse, sous le nom de Villæ Oscul., qui ne me paraissent
différer du type dega bicarinata que par leur petite taille.
Musées de Paris, de Belgique, collections Fairmaire, la mienne.
59. OTEroscELIS AupouInNt Sol., Ann. Soc. ent. Fr., 1835, p. 230.
Patrie : Syrie, Perse.
Long. 15 mill.; larg. 8 mill. — Nigra, ovalis-oblonga, convexiuscula.
Capite prothoraceque vix punctulatis. Elytris tuberculatis granulatisque :
singulo costis duabus crenulatis, mediana obliterata marginalisque tri-
plici.
Cette espèce est plus convexe que la précédente entre les deux côtes
médianes des élytres. De plus, ces côtes s’oblitèrent dans le premier
tiers de l’élytre.
C'est cette espèce que M. Baudi a appelée ægrota Dej. et pulcherrima
Solier dans le Deut. Ent. Zeit., 1875, p. 2%, et que M. le marquis Doria
a rapportée de Perse (Ispahan).
Je puis en parler assurément, puisque j’ai pu comparer de visu le type
de l’Audouini de Solier qui est au Muséum de Paris et les nombreux
exemplaires du Musée de Gênes étiquetés par M. Baudi.
Collections du Muséum de Paris, du Musée belge, du Musée de Gênes,
la mienne.
60. OTEROSCELIS LACUNOSA Klug, Symb. Physic., Il, n° 33, tab. 13,
fig. 7.—Ad. pulcherrima Sol., Ann. Soc. ent. Fr., 1835, p. 546.
— Ad. ægrota Falderm. — Ad. gratiosa Brême.
Patrie : Arabie déserte, Perse.
Long. 44 1/2 mill.; larg. 8 mill. — Subgibbosa, subcompressa. Caput
antice confertim, postice vage punctatum. Thorax subcompressus, sub-
quadratus, obsolete punctatus, margine antico bisinuato, ciliato. Pectus
Adesmides. — Genre Adesmia (sous-genre Oteroscelis). 191
abdomenque alutacea. Elytra basi vix, medio parum thorace latiora,
plana, trilineata, tuberculata, lineis dorsalibus duabus obsolete crenatis,
laterali sive carina confertim et acute crenata, tuberculis foveolisque al-
lernis inter lineas elevatas in serie dispositis. Epipleuræ transversim
rugosæ, sparsim acute tuberculatæ.
Collections du Muséum de Paris, du Musée belge, Fairmaire, la
mienne.
61. OrerosceLis FAREMONTI Luc., Rev. Rev. z0ol., 1844, p. 264 ; Expl.
Alg., p.305, pl. 27, fig. 5.
Patrie : Algérie.
Long. 41 mill.; larg. 6 mill. — Oter. metallicæ KI. affinis et eadem
statura, sed nigra, et sæpe albo pruinosa. Ovalis supra depressa. Capite
prothoraceque punctulatis. Elytro singulo costis tribus ; prima suboblite-
rata, secunda valde elevata et crenulata, tertia marginali duplici, crenu-
lata : interstitiis tuberculis irregularibus, transversis, in serie unica
dispositis.
Cette petite espèce ne paraît pas rare à Biskra.
62. OTEROSCELIS METALLICA Klug, Symb. Physic, I, n° 23, tab. 12,
fig. 10. — Solier, Ann. Soc. ent Fr., 1835, p. 591.
Patrie : Égypte, Perse,
Long. 41 mill.; larg. 6 mill. — Obscuro-ænea, ovalis, supra depressa.
Capite prothoraceque punctulatis. Elytro singulo costis tribus ; prima
subobliterata tuberculataque, secunda valde elevata, tenui et integra ; tertia
marginali, duplici crenulata : interstitiis tuberculis rotundatis, magnis,
in serie unica dispositis granulisque minutissimis inter tuberculos dense
aggregatis : lateribus inferne granulis minutissimis dense tectis.
Espèce commune en Égypte et en Perse.
63. OTEROSCELIS FOSSULATA Allard.
Patrie : Arabie.
Long. 43 1/2 mill.; larg. 7 2/3 mill. — Nigra, parum nitida, oblongo-
ovata, postice parum dilatata, dorso planata. Capite antice punctato.
Prothorace basi truncato, conico, lateribus viæ rotundatis, lævigato. Ely-
tro singulo costis tribus : marginali duplici crenulata, dorsalibus duabus
elevatis, integris, acutis ; his tribus costis tuberculorum totidem seriebus
transversim punclis.
Cette espèce ressemble un peu à lAd. abbreviata Klug; elle a sa cou-
192 . ERNEST ALLARD.
leur terreuse, sa taille, le dos des élytres aplati et réticulé; mais elle
s’en distingue aisément par ses tibias comprimés et tranchants au côté
externe, par les côtes et tubercules transversaux de leurs intervalles
aussi saillants que dans la cancellatu. La tête n’est ponctuée que sur
l’épistome, le reste est lisse ainsi que le prothorax. Ce dernier est un peu
plus large que long, presque conique, avec les côtés à peine arqués, le
sommet bisinué et la base tronquée. Dans le seul exemplaire que j'ai
sous les yeux, il y a deux impressions profondes placées en travers du
milieu ; peut-être ne sont-elles qu’accidentelles ? Les élytres paraissent
très régulièrement et fortement réticulées dans leurs deux premiers
tiers; dans le troisième, c’est-à-dire dans leur partie déclive, les cloi-
sons transversales se réduisent à des tubercules disposés en série. Le
dessous du corps est terne, et l'abdomen paraît lisse. Le prosternum se
recourbe en dessous entre les hanches antérieures.
64. OTEROSCELIS COTHURNATA Klug, Symb. Phys., IE, n° 30. — Ad. Pa-
riseli Solier, Ann. Soc. ent. Fr., 1835, p. 52. — Ad. alternans
Dei. — Var. Ad. extensa Klug, Symb. Phys., H. n° 29. —
Var. Ad. Lefevbrei Fisch.
Patrie : Égypte.
Long. 14—18 mill.; larg. 7—8 4/2 mill. — Nigra, oblonga, subparal-
lela, postice parum dilatata. Capite prothorace punctulatis. Elytro singulo
costis tribus; dorsalibus duabus plus minusve obliteratis, marginali
duplici denticulata : interstitiis inæqualibus fossulatisque ; pedibus pos-
ticis longissimis.
J'ai vu cette espèce dans un grand nombre de collections, ce qui m’a
permis de constater qu’elle était très variable par l’oblitération plus ou
moins grande de ses côtes et de ses tubercules.
L’extensa Klug ne me paraît être qu’une variété à côtes et à tubercules
très effacés.
65. OTEROSCELIS INDICA Allard.
Patrie : Inde boréale.
Long. 16 mill.; larg. 8 4/2 mill. — Nigra, oblonga, subparallela, pos-
tice parum dilatata. Capite prothoraceque punctulatis. Elytro singulo
costis tribus; dorsalibus duabus abbreviatis, basin non attingentibus,
prima sæpe interrupta, secunda integra acutaque, tertia marginali du-
plici crenulata ; interstitiis serie unica magnorum tuberculorum obsitis.
A première vue, on prendrait cette espèce pour une cothurnata Klug
fraîche, à tubercules non émoussés; mais, en l’examinant, on reconnaît
Adesmides. — Genre Adesmia (s.-g. Oteroscelis et Macropoda). 193
non seulement que ses côtes et tubercules sont plus saillants, mais encore
qu’ils sont autrement conformés. En effet, la première côte ne commence
qu’au tiers de l’élytre, la deuxième un peu plus haut, et elle est tran-
chante, entière et non crénelée comme dans la cothurnata; enfin, dans
les trois intervalles, il y a une seule rangée formée de 7 à 8 gros tuber-
cules espacés.
Collection Fairmaire.
66. OTrErosceLIS GEBLERL Gebler, Bull. Ac. Petr., IT, 1845, p. 401 ;
Bull. Mosc., 1860, III, p. 15. — Ad. Dejeani Kar. in litt. — Ad.
foveola Ménét., Mem. Ac. Petr., VI, 1849, tab. 3, fig. 9. — Gebler,
olim.
Patrie : Sibérie, Turcomanie.
Long. 12 mill.; larg. 7 mill. — Nigra, nitida, oblongo-ovata, subpa-
rallela, postice parum dilatata. Capite prothoraceque punctulatis. Elytro
singulo costis tribus : prima omnino obliterata, secunda acute elevata,
integra, tertia marginali maxime et acute dentala; interstitis intra su-
turam et secundam costam foveatis, foveis magnis in serie dispositis ;
interstitio juxta carinam marginalem tnberculato.
Cette espèce se reconnaît tout de suite à sa deuxième côte tranchante
et entière et à la marginale dentée de petites dents très aiguës comme
celle d’une scie.
Elle m’a été donnée par M. Dolrrn.
67. MAcropoDA varIOLARIS Oliv., Ent., t. IE, 59, p. 9. — Solier, Ann.
Soc. ent. Fr., 1835, p. 517.
Patrie : Sénégal.
Long. 15—18 mill.; larg. 8—10 mill. — Nigra, ovalis vel oblongo-
ovalis. Capite ante punctato postice valde inæquali, longitrorsum trisul-
cato. Prothorace dorso valde inæquali, fossulato reticulatoque. Elytris
tuberculatis ; tuberculis plurimis majoribus seriatim dispositis.
Espèce irès commune.
68. MACROPODA RIVULARIS Solier, Ann. Soc. ent. Fr., 1835, p. 520. —
Ad. baccata Gerst.
Patrie : Sénégal.
Long. 14 mill.; larg. 8 mill. — Nigra, irregulariter ovalis. Capite
leviter rugoso, dense punctis magnis mediocriter profundis foveolisque
(1885) 15
194% ERNEST ALLARD.
tribus, impresso. Prothoraceé dorso, punctis magnis parum profundis,
dense tecto. Elytris granulis parvis sparsis, tuberculisque ante oblongis,
postice obconicis, majoribus.
Élytres couvertes de très petits tubercules écartés, avec d’autres plus
gros, oblongs antérieurement et dans le milieu, coniques à la partie pos-
térieure ; quelques-uns réunis transversalement près de la base.
Ma collection.
69. MacroropA Boyer Solier, Ann. Soc. ent. Fr., 4835, p. 519.
Patrie : Sénégal.
Long. 143—14 mill.; larg. 6 1/2—7 mill. — Nigra, oblonga. Capite,
punctis maximis sparsis tribusque foveolis, impresso. Prothorace dorso,
foveolis raris, irregularibus punctisque magnis, impresso, discis lævissi-
mis ; elytris dorso lævissime granulatis, lineis elevatis, reticulatis.
Cette espèce est bien plus petite et bien plus étroite que la précédente.
Élytres réticulées sur le dos, dans presque toute la longueur, par des
lignes élevées et lisses renfermant des fossettes dont le fond est d’une
couleur mate, avec de petits tubercules très écartés, un peu plus appa-
rents à la partie postérieure.
Collection Fairmaire.
70. MacropopA INÆQUALIS Fahr., Col. Caffr., 1870, p. 247.
Patrie : Caîrerie, Afrique australe.
Long. 12 1/2—15 mill.; larg. 7—9 mill. — Subovata, atra, opaca,
glabra, Supra rude scrobiculato-rugosa; capite subtrapeziformi, intra
oculos utrinque, carina longitudinali elevata, thorace rotundato-am-
pliato, pone oculos lobato; elytris insigniter ampliatis, postice irregula-
riler tuberculatis.
Thorax basi longitudine vix latior apiceque vix angustior, medio
æqualiter rotundato-ampliatus, postice subtruncatus, supra parum con-
vexus, rude scrobiculato-rugosus. Elytra basi latitudine thoracis baseos,
lateribus regulariter rotundato-ampliatis, medio thoracis dimidio 4, vel
duplo &, latiora ; supra subdepressa, scrobiculato rugosa, postice tuber-
ulis subconicis obsita, rugis tuberculisque disci costas duas irregulares
plus minusve distinctas formantibus.
Ma collection.
Adesmides. — Genre Adesmia (sous-genre Macropoda). 195
71. MACRoPODA RETICULARIS Gemm. et Har. — M. reticulata Gerst.,
Monat. Berl. Ac., 1854, p. 530 ; Peters. Reis., 1862, p. 273.
Patrie : Mozambique.
Long. 143—14 mill.; larg. 9—9 1/2 mill. — Oblongo-ovata, nigra opaca,
capite thoraceque rude punctatis, hoc supra bifoveoluto medioque obsolete
suleato ; elytris longitudinaliter bicostatis, interstitiis transverse rugosis.
Cette espèce se distingue aisément de la précédente par son corselet
plus transversal et beaucoup plus arrondi latéralement et ayant deux
grosses fossettes en travers de son disque. Les deux côtes dorsales des
élytres, quoique très noueuses, sont bien plus apparentes.
Collections du Musée belge, Fairmaire, la mienne.
72. MACRoPODA SCROBIPENNIS Haag-Rut., Deut. Ent. Zeit., 1875,
É7: D: 18
Patrie : Damara, N’Gami.
Long. 13—14 mill.; larg. 8 1/2—9 mill. — Oblongo-ovalis, nigra,
opaca, capile inter oculos biimpresso, punctis magnis partim longitudi-
naliter confluentibus obsito; thorace minus transverso, ad latera antice
solummodo marginato, æqualiter rotundato, dense scrobiculato-punctato,
plagisque in dorso nonnullis lævibus ; elytris breviter ovalibus, fere im-
marginahs, dense scrobiculato-foveolatis ; pedibus parum elongatis. —
Haag-Rut.
C’est Boheman qui a le premier donné le nom de scrobipennis à cette
espèce. J’en possède un exemplaire provenant de lui-même.
73. MACROPODA LURIDA Haag-Rut., Deut. Ent. Zeit, 1875, H. 7, p. 14.
Patrie : Sud de l’Afrique.
Long. 14 mill.; larg. 8 1/2 mill. — Oblongo-ovalis, nigra, nitida; ca-
pile thoraceque rude scrobiculato-punctatis et foveolatis; elytris irrequ-
lariter reticulatis.
74. MacropopA MourLerit Haag-Rut., Deut. Ent. Zeit., 1875,
HS DA LE
Patrie : Benguela.
Long. 12 mill.; larg. 9 mill. — Breviter ovalis, nigra, parum nitida ;
capite thoraceque rude punctatis, elytris reticulatis.
Collections du Musée belge, la mienne.
196 ERNEST ALLARD.
75. MAcroPODA FETTINGI Haag-Rut., Deut. Ent. Zeit., 1875.
H.7; p; 45!
Patrie : Damaraland, Neubarmen.
Long. 16 mill.; larg. 11 mill. — Ovata, nigra, nitida ; capite thora-
ceque rude scrobiculatis ; elytris dense reticulatis ; thorace lateraliter
distincte marginato.
Je ne connais pas cette espèce.
76. MacroponA NAssATA Erichs., Wiegm. Arch., 1843, I, p. 240. —
Haag-Rut., Deut. Ent. Zeit., 1875, H. 7, p. 16.
Patrie : Angola, Benguela.
Long. 411—14 mill.; larg. 7—9 mill. — Breviter ovalis, nigra, opaca ;
capite thoraceque rude scrobiculato-rugosis ; elytris breviter ovalibus,
subdepressis ; irregulariter reticulatis.
Collections du Musée belge, Fairmaire, Dohrn, la mienne.
Genre Stenocara.
Haag-Rutenberg a fait, en 1875, dans le Deutsche Entomologische
Zeitschrift, une étude très complète de ce genre. Le tableau synoptique
qui suit est une imitation et souvent une traduction du sien.
TABLEAU SYNOPTIQUE DES ESPÈCES.
[. Élytres blanches, ou jaunâtres. ........... 1. eburnea Pasc.
II. Élytres de couleur foncée.
A?. Prothorax couvert de fortes rugosités très
denses.
b?, Côtes des élytres dentées en scie.
Bord antérieur du pronotum s’avançant
en bourrelet vers la tête. ........... 19. gibbipennis Dei.
Bord antérieur du pronotum faiblement
SAINS AE Ce A de REA LC AE .. À8. serrata Fab.
bi. Côtes des élytres dentées en scie.
Corselet couvert de tubercules entremèé-
lés d’élévations allongées........... 16. arachnoides Gerst.
Corselet simplement tuberculeux.
A.
e2,
az.
dt.
f°.
F3.
el,
ge:
Adesmides. — Genre Stenocaru.
Élytres avec des rides transversales
dans les intervalles des côtes. .....
Élytres avec de gros tubercules dans
LES IÉRVANES A SR re
Prothorax lisse ou ponctué.
Ponctuation du prothorax presque nulle ou
irès fine.
Côtes des élytres remplacées par des séries
de gros tubercules.
Intervalles des côtes remplis de tuber-
CuleS tres Dés A ER CS
Intervalles des eôtes remplis de gros
ÉUDETEULES ir er LU eee
Côtes des élytres entières, bien marquées,
crénelées ou dentées.
Premier segment de l’abdomen tuberculeux.
Des tubercules petits et rares dans les in-
LÉVAIES TE SESITIES RER NR NN ERRe
Des tubercules très fins et très serrés dans
les intervalles.
Les deux côtes dorsales se réunissent
apres leomilieu. 245" een
Les deux côtes dorsales ne se réu-
nissent pas après le milieu. .......
Premier segment de labdomen plissé en
long et non tuberculeux.
Intervalles des côtes très finement gra
INIUÉS SORTE D 0 cer Ale
Intervalles des côtes avec de forts tu-
DEC ESE AREQNU INTENSE
. Ponctuation du prothorax soit grossière,
soit formés d’assez forts points épars.
Côtes des élytres remplacées par des séries
de tubercules
?, Tubercules des élytres gros, écartés... ...
15.
47:
197
Batesi Haag.
globulum Haag.
2, rotundata Sol.
3.
8.
11.
10.
Te
9.
6.
longipes Fab.
sex-lineata Sol.
Winthemi Sol.
cursor Herbst.
morbillosa Fab.
dentaa Fab.
cursori& Boh.
198 ERNEST ALLARD.
h'. Tubercules des élytres petits, rapprochés.
Une large bande pulvérulente, blanchà-
tre, finement granulée de chaque côté
dusmhemducorselets. 00e D. vittata Haag.
Cette bande n'existe pas... ...... 207. L. gracilipes Sol.
g'. Côtes des élytres entières, plus ou moins
crénelées.
Intervalles des côtes avec des séries
dB CTOS MUDOTCULES PRE PARRE PAR 13. depressa Haag.
Intervalles sans séries de gros tuber-
cules.
Insecte long, étroit, bronzé... . 414, ænescens Haag.
Insecte court, arrondi, à cuisses
ÉSRÉDAISSES ERA RE ARE ARC 12. ruficornis Sol.
1. STENOCARA EBURNEA Pascoe, Journ. of Ent., II, 1866, p. 449. —
Haag-Rut., Deut. Ent. Zeit., 1875, H. 7, p. 23.
Patrie : N'Gami, Congo.
Long. 10—11 mill.; larg. 5—6 mill. — Breviter ovata, nilida, nigra,
elytris flavido-albidis, opacis ; capite laxe punctato ; thorace minus trans-
verso, nitido, lateribus vix punctatis ; elytris breviter ovatis, thorace la-
tioribus, convexis, margine laterali duplici, costisque duubus in dorso
pone medium abbreviatis, leviter serratis ; pedibus elongatis, femoribus
vix incrassatis.
Ma collection.
2, STENOCARA ROTUNDATA Solier, Ann. Soc. ent. Fr., 1835, p. 558. —
Haag-Rut., Deut. Ent. Zeit., 1875, H. 7, p. 24.
Patrie : Cap de Bonne-Espérance.
Long. 14—15 mill.; larg. 9—9 1/2 mill. — Oblongo-ovalis, nigra, ni-
tida ; antennis tibiisque obscure brunneis ; capite disperse punctato ; tho-
race parum transverso, punclis sparsis impresso; elytris ovalibus,
parum convexis, Sinqulo tuberculis conicis magnis seriebus tribus dispo-
sitis, marginali duplici, interstiliis tuberculorum minorum serie unica
tuberculisque minutis sparsis ; pedibus elongatis, femoribus vix incras-
sais.
Collections Dohrn, la mienne.
Adesmides. — Genre Stenocara. 199
3. STENOCARA LONGIPES $ Olivier, Ent., IL, 59, pl. 4, fig. 3. — Haag,
loc. cit., p. 25. — Pimel. spinifera Perch., Guér. et Perch., Ins.,
1835, IL, n. 6, 10. — St. longipes Sol., Ann. Soc. ent. Fr., 1835,
p. 557. — St. Herbsti Gemm., Col., Heït. VI, 1870.
Patrie : Cap de Bonne-Espérance.
Long. 41—14 mill.; larg. 6 1/2—9 mill. — Oblongo-ovalis, nigra,
nitida; capite laxe punctato, inter oculos impresso ; thorace nitido sub-
lævigalo ; elytris oblongo-ovalibus, tuberculis magnis in seriebus dispo-
sitis ; pedibus nigris, elongatis, femoribus parum incrassatis.
Var. a. &. Antennis pedibusque rufo-piceis, margine elytrorum du-
plici.
St. Fabricii Sol., loc. cit., p. 560.
Var. b. (4). Capite medio magis punctato, margine elytrorum du-
plici, tuberculis elytrorum alternatim majoribus minoribusque, tibiis
rufo-obscuris.
St. lævicollis Sol., loc. cit., p. 561.
Var. ©. ®. Margine elytrorum duplici, seriebus tuberculorum alterna-
lim majoribus minoribusque, tibiis tarsisque rufescentibus.
St. conifera Sol., loc. cit., p. 559.
? Pimelia aranipes Oliv., Ins., HE, n° 59, pl. 4, fig. 6.
L, STENOCARA GRACILIPES Sol., loc. cit., p. 562. — Sf. miliuris Er.,
Wieg. Arch., 1843, I, p. 239.
Patrie : Angola.
Long. 11—15 mill.; larg. 6—9 mill. — Oblongo-ovalis, nigra, parum
nitida ; capite punctato, medio leviter impresso ; thorace antice trilobato,
puntato, disco læviore; elytris marginatis, unicarinatis, plus minusve
irregulariter tuberculatis'; pedibus elongatis, vix incrassatis, obscure
nigro-brunneis.
C’est espèce la plus commune.
5. STENOCARA VITTATA Haag-Rut., Deut. Ent. Zeit., 1875, H. 7, p. 27.
Patrie : N’Gami.
Long. 12—1% mill.; larg. 6 1/2—8 1/2 mill. — Oblongo-ovalis, nigra,
parum nilida, parce pubescens ; capile punctato, inter oculos impresso,
200 ERNEST ALLARD.
flavescente-piloso ; thorace parum transverso, antice trilobato, punctato,
quadri-impresso, impressionibus dense subtiliter rugulosis pulvere albido-
flavescenti adspersis ; elytris elongatis, margine duabusque carinis e tu-
berculis plus minusve magnis compositis instructis, interstitiis disperse
tuberculatis, partim pulvereis; epipleuris parce tuberculatis ; pedibus
elongatis, nigro-brunneis.
Collection du Musée belge, la mienne.
6. STENOCARA CURSORIA Boh. — Haag-Rut., loc. cit., p. 28.
Patrie : Cap de Bonne-Espérance.
Long. 43 mill.; larg. 9 mill. — Oblongo-ovalis, nigra, parum nitida,
antennis dilute, tibiis obscure brunneis ; capite punctato, antice impresso,
piloso ; thorace transverso inæquali, punctato, impressionibus rugulosis ;
elytris ovatis, globosis, seriebu# septem e tuberculis magnis obconicis com-
positis instructis ; interstitis minutissime granulatis ; parapleuris opacis,
viæ punctatis, epipleuris minutissime granulatis, tuberculis majoribus
parcis ; pedibus elongatis.
Ma collection.
7. STENOCARA MORBILLOSA Fab., Syst. EL, t. I, p. 130. — Solier, loc.
cit., p. 26%. — Haag-Rut., loc. cit., p. 29. — Pim.-variolosa Fab.,
Ent. Syst., app., p. 438. — Var. Sf. Bonelli Sol., loc. cit., p. 569.
— Var. St. dubia Haag-Rui.
Patrie : Cap.
Long. 13—15 mill.; larg. 8—9 mill. — Oblongo-ovalis, nigra, opaca ;
“apite punctalo, thorace parum transverso, sublævigato; elytris parum
convexis, margine duplici, versus apicem divergente, duabusque costis,
prima breviore, obsolete dentatis ; interstitiis minutissime granulatis ;
pedibus elongatis, nigris.
Var. Bonelli 4. Carinis marginalibus magis approximatis, granulis
interstitiorum minoribus.
Var. dubia Q. Carinis marginalibus valde distantibus, apice parum
divergentibus.
Collections du Musée belge, Fairmaire, la mienne.
8. STENOCARA SEXLINEATA Solier, loc. cit., p. 560. — Haag-Rut.,
loc. cit., p. 30.
Patrie : Cap.
Long. 12—13 mill.; larg. 6 1/2—8 1/2 mill. — Oblongo-ovalis, nigra,
Adesmides. — Genre Stenocara. 201
sublævigata ; capite laxe punctato ; thorace parum transverso, vix punc-
tato; elytris oblongo-ovalibus, parum convexis, margine duplici, apice
divergente, duabusque carinis, prima postice abbreviata, plerumque ad
basin deleta, dentatis; interstitiis sparsim minutissime granulutis, pe-
dibus obscure brunneis, elongatis, in mare nonnullum incrassatis.
Ma collection.
9. STENOCARA DENTATA Fabr., Ent. Syst., I, L., p. 102, n° 16. —Herbst,
Kaf., 1799, p. 112, tab. 124, fig. 10. — Pèm. sexlineata Herbst
(Q), loc. cit., tab. 124, fig. 4.
Patrie : Cap.
Long. 11—13 mill.; larg. 6—9 mill. — Oblongo-ovalis, nigra, parum
nitida ; capite punclato ; thorace opaco, Sigtiliter punctuto; elytris oblon-
gis, granulatis, parce transverse rugosis, margine duplici, apice non
divergente, duabusque costis, secunda longiore et altiore, acute crenatis ;
pedibus elongatis, femoribus incrassatis, obscure brunneis.
Ma collection.
10. STENOCARA CuRSOR Herbst, Kaf., 1799, p. 113, tab. 124, fig. 10. —
Haag-Rut., loc. cit., p. 32. — Ad. vicina Dej., Cat., IT, p. 199.
Patrie : Cap.
Long, 12—1% mill.; larg. 6 4/2—9 mill. — Oblongo-ovalis, nigra, tho-
race nitido ; capite À ro bintrs thorace par uin transverso, vix punctato ;
elytris granulationibus minutissimis opacis, margine duplici, apice non
divergente, duabusque costis obtuse dentatis, nitidis, obsitis ; pedibus elon-
gatis, obscure brunneis.
Collections du Musée belge, la mienne.
A1. STENOCARA WiNrHEMI Sol. loc. cit., p. 567. — St. acutata Fab.?
Patrie : Cap.
Long. 12 mill.; larg. 6 mill. — Nigra, oblongo-ovata. Capite dense punc-
tato medioque impresso. Prothorace dorso laxe punctulato. Elytris dense
et subtiliter granulatis ; singulo costis tribus valde prominentibus, ante
crenalis, postice multi denticulatis ; marginali appropinquato-duplici
a basi multi denticulata, apice divergenti. Antennis nigris. GIUE rufo-
obseuris. — Solier.
Élytres couvertes de granulosités très fines, assez serrées, et ayant
202 ERNEST ALLARD.
chacune trois Côtes minces et très saillantes ; les deux premières se réu-
nissent avant l’extrémité. Les trois premiers segments de l’abdomen
plissés en long et granuleux ; les deux derniers finement ponctués.
Collections du Musée belge, Fairmaire, la mienne.
12. STENOCARA RUFICORNIS Solier, loc. cit., p. 569. — Haag-Rut.,
loc. cit., p. 32.
Patrie : Cap.
Long. 8—12 mill.: larg. 4 1/2—7 1/2 mill. — Breviter ovata, nigra,
parum nitida; capite punctato; thorace transverso, lateraliter indis-
tincie marginato, punctis magnis, sparsis impresso; elytris ovalibus,
parum convexis, Sutura, margine, tribusque costis, apice conjunctis,
obtuse crenatis, elevatis; interstitis granulatis rugatisque ; pedibus
elongatis, femoribus valde incrssatis ; tibiis obscure brunneis.
Collection du Musée belge.
13. STENOCARA DEPRESSA Haag-Rut., loc. cit., p. 34.
Patrie : Dama Rald.
Long. 41 mill.; larg. 6 mill. — Breviter ovata, nigra, nitida; capite
punctis longiusculis, partim confluentibus, sat dense obsito ; thorace levi-
ter transverso, disco laxe, lateribus magis punctato; elytris breviter
ovalibus, depressis, carina laterali tuberculata, dorso bicarinatis, inter-
stitiis tuberculis majoribus parum numerosis in serie disposilis, obsitis ;
pedibus elongatis, femoribus vix incrassatis.
Ma collection.
14. STENOCARA ÆNESCENS Haag-Rut., loc. cit., p. 34.
Patrie : Dama Rald, Damara.
Long. 12—13 mill.; larg. 5—6 mill. — Oblongo-ovata, opaca, nigra ;
parce pilosa, obscure ænescens; thorace parum transverso, sat dense
punctato; elytris oblongis, parum convexis; margine triplici, sutura
duabusque costis tertiaque abbreviata versus apicem elevatis, interstitiis
diffuse transversim rugulosis granulatisque; parapleuris viæ, epipleuris
dense punctatis et unicarinalis.
15. STENOCARA BATESI Haag-Rut., loc. cit., p. 35.
Patrie : Angola, Benguela.
Long. 10—11 mill.; larg. 6—7 mill. — Oblongu, nigra, opaca, terru-
Adesmides. — Genre Stenocara. 203
lenta ; capite rugoso, carinato ; thorace transverso, scrobiculato-rugoso ;
elytris oblongo-ovalibus, convexis, postice productis, margine duplci,
carina in dorso divisa, plagas nonnullas includente, interstitiis lineis
multis elevatis transversis instructis, plagas irregulares formantibus ;
epipleuris structura elytrorum ; antennis pedibusque gracilibus.
Collection du Musée belge.
16. STENOCARA ARACHNOIDES Gerst., Monatsb. Berl. Ac., 1854, p. 531.
— Perters. Reis., 1862, p.275, tab. 16, fig. 3. — Haag-Rut.,
OC CIE D: 27.
Patrie : Mozambique.
Long. 9 mill.; larg. 6 mill. — Ovalis, nigra, opaca, terrulenta ; capite
rugoso-punctato, antice impresso ; thorace transverso, inæquali, tuber-
culato ; elytris globosis, postice productis, marginatis, unicarinatis, ca-
rina flezuosa, interstiliès rugulis numerosis granulatis transversis ele-
vatis inæquatibus ; pedibus gracilibus, femoribus non incrassatis.
17. STENOCARA GLOBULUM Haag-Rut., loc. cit., p. 38.
Patrie : Dama Rald.
Long. 8 mill.; larg. 6 mill. — Globosa, nigra, opaca, parce pilosa ;
capite rude punctato; thorace transverso, antice angustato, confertim
serobiculato ; elytris brevibus, globosis, postice productis, indistincte
bimarginatis, bicostatis, interstitiis tuberculis nonnullis magnis, fere in
serie dispositis, obsitis ; pedibus elongatis, non incrassatis.
Collection Fairmaire.
18. STENOCARA SERRATA Fabr., Syst. El., I, p. 1432. — Haag-Rut., loc.
cit., p. 39. — ,Sf. cavifrons Sol., loc. cit., p. 568.
Patrie : Cap.
Long. 6—10 mill.; larg. 3 1/2—6 mill. — Breviter ovata, nigra,
opaca ; capite antice plus minusve impresso, punctato ; thorace apice levi-
ter producto ; postice impresso, rude punctato ; elytris globosis, singulo
costis quatuor, prima et secunda connexis, serratis ; interstitiis granulis
sparsis transversimque valde rugosis ; pedibus longissimis, atris, tibiis
dilutioribus.
Var. a. d. Costa prima et secunda magis elevatis, prius connexis.
Var, b. Pedibus omnibus obscure brunneis.
Collections du Musée belge, Fairmaire, la mienne.
204 ERNEST ALLARD.
19. STENOCARA GIBBIPENNIS. — Adesm. gibbipennis Dej., Cat., IT éd.,
p. 199. — Haag-Rut., loc. cit., p. 39.
Patrie : Cap.
Long. 7—9 mill.; larg. 4—5 1/2 mill. — Globosa, opaca, atra ; capite
binoduloso, rude punctato; thorace antice producto, alte elevato, scrobi-
culato ; elytris globosis; margine duabusque carinis alle elevatis, post
medium connexis, irreguluriter obtuse granulatis et dentatis ; interstitiis
transverse rugulosis ; pedibus gracilibus, longissimas.
Collection du Musée belge.
Genre Metriopus Solier.
1. Merriopus HoFFMANSEGGn Solier, loc. cit., p. 571.
Patrie : Cap.
Long. 40 4/2 mill.; larg. 6 1/2 mill. — Nigra, breviter ovalis ; supra
depressa, subtus valde punctata. Capite valde punctato, longitrorsumque
rugato. Prothorace dorso multicavo. Elytris suborbiculatis, valde reticu-
latis. Antennis pedibusque rufo-obscuris.
Collection du Musée belge.
2. METRIOPUS PLATYNOTUS Gerstak.
Patrie : Lac Nyassa.
Long. 12 mill.; larg. 6 4/2 mill. — Oblongo-ovatus, niger, opacus;
thorace lateribus rotundato, supra rude punctato ; elytris dorso depla-
natis, forliter transverse rugosis, costa longitudinali arcuata suturaque
elevatis, sublævibus.
Collections Fairmaire, la mienne.
I. MÉGAGENIDES.
Lorsque Solier, en 1835, s’est occupé des Adesmides, il en avait bien
séparé les Megagenius, qui ont le labre petit et caché sous l’épistome,
tandis qu’il est toujours saillant dans les Adesmides, et qui, de plus,
ont, en dessous de la tête, un sillon transverse et profond n’existant
pas dans les Adesmides.
Lacordaire a créé plus tard la tribu des Mégagénides, dans laquelle il
n’a compris qu'un genre, le genre Megagenius.
En 1875, Haag-Rutenberg a observé que certains insectes avaient les
caractères propres des Mégagénides cités plus haut, et, de plus, s’en
Mégagenides. — Genres Megagenius et Pedionomus. 205
distinguaient par une rainure longitudinale destinée à contenir les an-
tennes existant dans les parapleures. Il s’est appuyé sur ce caractère
pour fonder un second genre qu’il a nommé Pedionomus.
Par suite, nous avons le genre Megagenius, composé d’une seule
espèce, le Megagenius Frioli Sol., et le genre Pedionomus, dans lequel
Haag a compris trois espèces.
1° Genre Megagenius.
MEGAGENIUS FRiozr Solier, Ann. Soc. ent. Fr., 1835, p. 514.
Patrie : Algérie.
Long. 19 mill.; larg. 8 mill. — Niger-obscurus, laxe vixæ punctulatus.
Capitis margine antica mandibulisque punctatis. Prothorace dorso lon-
gitrorsum medio leviter sulcato. Pedibus punctatis spinulosisque.
Ma collection.
2 Genre Pedionomus Haag-Rut.
4. PepioNomus FAvosus Erich., Wieom. Arch., 1843, I, p. 239. —
Haag-Rut., loc. cit., p. 43.
Patrie : Angola.
Long. 22 mill.; larg. 12 1/2 mill. — Oblongo-ovalis, niger, opacus ;
clypeo incrassato, foveolis pluribus rugulisque transversis inæquali; tho-
race scrobiculato, elytris dense reticulatis, versus apicem distinte granu-
latis ; femoribus elytrorum apicem attingentibus.
2. PEDIONOMUS CAVIFRONS Haag-Rut., loc. cit., p. 43.
Patrie : Angola.
Long. 17—18 mill.; larg. 11 mill. — Præcedenti simillimus, sed differt
statura minore, thorace minus transverso, elytris magis ovalibus, foveolis
elyérorum majoribus, usque ad apicem perspicuis, epipleuris non granu-
latis, femoribus intus pilosis.
Ma collection.
3. PRDIONOMUS BREVIPES Haag-Rut., loc. cit., p. 4%.
Patrie : N'Gami.
Long. 23 mill.; larg. 10 mill. — Oblongo-ovalis, niger, opacus , capite
ut in præcedentibus ; thorace minus transverso, lateribas subrotundatis,
dorso rude scrobiculato; elytris dense foveolatis et granulatis ; pedibus
brevibus, femoribus apicem elytrorum non D ITEUTRNEE quarts ultimis
dense une en ie
206
ERNEST ALLLARD.
TABLEAU MÉTHODIQUE
pes ADESMIDES er es MÉGAGÉNIDES.
Genre Adesmia Fisch.
S.-Gen. Physosterna Dei.
QD I OO © € © NO
10.
11.
12.
13.
1%.
15.
16.
17:
18.
19:
20.
21.
. globosa Haag. — Dama, Rald.
. Goryi Sol. — Cap de B.-Esp.
. tuberculipennis H. — Angola.
. ovata Oliv. — Cap de B.-Esp.
. cribripes Haag. — Sud Aîr.
. lævis Allard. — Sud Aîr.
. foveipennis Haag. — Cap.
. punctiger Haag. — Angola.
S.-Gen. Onymacris All.
candidipennis Brêm.— Congo.
marginipennis Brèm.—Congo.
bicolor Haag. — Congo.
Langii Guér. — Congo.
unguieularis Haag.— Sud Afr.
rugatipennis Haag. — N’Gami.
Païva Haag, — Sud Aîr.
multistriata Haag. — Sud Aîr.
S.-Gen. Adesmia Fisch.
montana Klug. — Arabie.
var. Servillei Sol. — Perse.
v. parallela Mill. — Égypte.
acervata Klug. — Égypte.
Klugii Sol.
v.biskrensis Luc.— Algérie.
Dejeani Ménét. — Songarie.
tenebrosa Sol. — Perse.
Karelini Fisch. — Turcomanie.
. Ehrenberoi Fald.—Turkestan.
. lævicollis Kr. — Turkestan.
. Panderi Fisch. — Turcomanie.
). Lehmanni Ménétr. — Turcom.
. Maillei Sol. — Perse.
pulcherrima Fisch.— Russie
mérid.
strophium Ménét.
. punctipennis Haag.— Sennaar.
. longipes Klug. — Égypte.
concisa Walk.
. Fagergreenii Baudi. — Perse.
. austera Baudi. — Yémen,
. nodulosa Fald. — Russie mér,
. miliaris Reiche. — Soudan.
. Duponchelii Sol., inéd. — Alg.
. monilis Klug. — Syrie.
dubia Sol. — Égypte.
convergens Walk.—Égypte.
. abyssinica Reiche.— Abyssinie.
. clathrata Sol. — Perse.
mesopotamica Chevr.
. Cancellata KI. — Arabie.
Latreillei Sol. — Égypte.
. reticulata Klug. — Arabie.
39. antiqua Klug. — Égypte.
. æthiopia AI. — Abyssinie.
. Coucyi Lucas. — Alger.
Buqueti Baudi. — Égypte.
2. procera Mill. — Syrie.
. anthracina KI. — Syrie.
Olivieri Reiche. — Syrie.
Tableau méthodique des Adesmides et Mégagénides. 207
44, interrupta Klug. — Arabie. ægrota Fald.
45. ulcerosa Klug. — Syrie. gratiosa Brême.
var. perpleæa Harold. semiglabra Chevr. — Syrie.
reticulata Sol. subserrata Chevr.— Égypte.
46. abbreviata Klug. — Syrie. 61. Farémonti Luc. — Algérie.
var. area Reiche.— Syrie. | 62. metallica Klug. — Égypte.
47. dilatata KI. — Égypte. ænea Redt. — Perse.
macropus Sol. 63. fossulata AIl, — Arabie.
insignis Mill. 64. cothurnata Klug. — Égypte.
48. porcata Fab. — Cap de B.-Esp. Pariseti Sol.
49, orientalis Haag. — Indes orient. var. extensa KI.
d0. maroccana Haag. — Maroc. Lefebvrei Fisch.
51. microcephala Sol. — Algérie. cursor Chevr.
52. Douei Luc. — Algérie. 65. indica Allard. — Indes orient.
53. Solieri Luc. — Algérie. 66. Gebleri Ménétr. — Sibérie.
54. affinis Sol. —- Algérie. Dejeani Ker. — Kar.
S.-Gen. Oteroscelis Sol. foveola Gebl.
: À S.-Gen. Macropoda Sol.
55. carinata Sol. — Egypte.
56. elevata Sol. — Égypte. 67. variolaris Oliv. — Sénégal.
57. de Vecchi Oscul. — Perse. 68. rivularis Sol. — Sénégal (1).
58. bicarinata Klug. — Égypte. 68 bis, baccata Gerst. — Zanzibar.
var. Villæ Oscul. — Perse. | 69. Boyeri Sol. — Sénégal.
59. Audouini Sol. — Syrie. 70. inæqualis Fabr.— Aîfric. Sud.
60. lacunosa Klug. — Arabie. | 71. reticularis Gemm. — Mozamb.
pulcherrima Sol. — Perse. | reticulata Gerst.
(1) Post-scriPTuM. — J'ai assimilé à tort, page 193, la Macropoda baccata
Gerstak. à la Macropoda rivularis Sol. — Pendant l'impression de ce mémoire,
je viens d’avoir la bonne fortune de me procurer les deux insectes ainsi dé-
nommés, et j'ai reconnu qu'ils appartenaient à deux espèces distinctes.
La baccata Gerst. a, à peu près, la mème taille que la rivularis, mais elle est
déprimée sur le dos des élytres, tandis que l’autre est convexe; les tubercules
des élytres sont beaucoup plus gros et plus nombreux dans la baccata, et les
épipleures sont remplies de grosses fossettes profondes qui n'existent pas dans la
rivularis. Enfin les pattes sont sensiblement plus longues.
La baccata vient de Zanzibar, tandis que la rivularis n'a encore été signalée
que du Sénégal.
208 ERNEST ALLARD. — Tab. méthodique des Adesmides et Mégagenides.
72. scrobipennsi Haag. — Damara. | 8. sexlineata Sol. — Cap.
73. lurida Haag. — Sud Aîric. 9. dentata Fabr. — Cap.
74. Moufleti Haag. — Benguela. 10. cursor Herb. — Cap.
75. Feltingi Haag. — Damara. 11. Winthemi Sol. — Cap.
76. nassata Erich. — Angola. 12. ruficornis Sol. — Cap.
13. depressa Haag. — Dama, Rald.
Genre Stenocara. 1%. ænescens Haag. — Damara.
15. Batesi Haag. — Angola, Beng.
16. arachnoides Gerst. — Mozamb.
17. globulum Haag. — Dama, Rald.
18. serrata Fab. — Cap.
cavifrons Sol.
19. gibbipennis Dej. — Cap.
A. eburnea Pasc. — N’'Gami.
2. rotundata Sol. — Cap.
3. longipes Oliv. — Cap.
spinifera Perch.
Herbsti Gemm.
var. Fabricii Sol.
var. lævicollis Sol., . Genre Metriopus Sol.
var. conifera Sol., $.
aranipes Olv.
L. gracilipes Sol. — Angola.
miliaris Er. | Genre Megogenius.
5. vittata Haag. — N'Gami.
6. cursoria Boh. — Cap.
1. Hoffmansegoi Sol. — Sud Afr.
2. platynotus Gerst. — Sud Aîfr.
1. Frioli Sol. — Alger.
7. morbillosa Fab. — Cap. | Genre Pedionomus Haas.
variolosa Fab. 1. favosus Er. — Angola.
var. Bonelli Sol. 2. cavifrons Haag. — Angola.
var. dubia Haag. 3. brevipes Haag. — N’Gami.
ÉTUDES ARACHNOLOGIQUES
17e Mémoire (1)
Par M. EucÈène SIMON.
(Séance du 24 juin 1885.)
XXIV
ARACEHNIDES
RECUEILLIES
dans la vallée de Tempé et sur le mont Ossa (Thessalie)
par M. le D’ J. Srussxer (de Laibach).
L’intéressante région explorée par M. le D' J. Stussiner en juin et
juillet 1884 fait aujourd’hui partie du territoire de la Grèce, le présent
travail peut donc être considéré comme un supplément à celui que nous
avons publié l’année dernière dans les Annales (1884, p. 305) sur la
faune des Arachnides de cette contrée.
Les recherches du D" J. Stussiner nous ont procuré 14 espèces nou-
velles ou non encore signalées, ce qui porte à 235 le nombre total des
Arachnides actuellement connus de Grèce.
Les espèces qui figurent dans notre premier travail porteront les
mêmes numéros, les autres porteront des numéros bis, ter, etc., per-
mettant de les y intercaler.
2. MENEMERUS SEMILIMBATUS Hahn. — Vallée de Tempé (Stuss.).
16. Paizæus HæÆMoRRHOICUS C. Koch. — Vallée de Tempé (Stuss.).
62. LycosA PRÆGRANDIS C. Koch. — Vallée de Tempé (Stuss.).
Une femelle adulte. — Les yeux antérieurs sont presque égaux,
presque équidistants et en ligne fortement courbée. Le tibia et la patella
de la 4° paire sont plus courts que le céphalothorax de la moitié de la
(£) Voir, pour les 16 premiers mémoires, Nos I à XXIII, Annales 1873 à 1884.
Ann. Soc. ent. Fr. — Décembre 1885.
(1885) 14
210 E. SIMON.
distance des yeux postérieurs au bord frontal. La plaque de l’épigyne
est un peu plus longue que large, tronquée presque droit en avant,
marquée de chaque côté d’une forte dépression ou canal oblique conver-
geant en avant sans atteindre tout à fait le bord antérieur ; ces dépres-
sions limitent une grande pièce médiane plus longue que large, légère-
ment élargie et ovale en arrière, néanmoins brusquement rétrécie près
de l'extrémité et terminée par une petite dilatation transverse.
Comme nous l’avons déjà indiqué, L. prægrandis se rapproche beau-
coup de L. Piochurdi E. Sim. et encore plus de L. Cambridgei E. Sim.,
de Syrie ; comme chez celui-ci, les bandes du céphalothorax sont larges,
très nettes et d’un blanc pur. Mais, chez L. Cambridgei, les yeux mé-
dians antérieurs sont un peu plus séparés que les latéraux, le tibia et la
patella de la 4° paire sont presque aussi longs que le céphalothorax ;
l’épigyne paraît aussi offrir quelques différences.
63. LycosA RADIATA Latr. — Vallée de Tempé (Stuss.).
Varieté. Cephalothoracis vitta media antice leviter dilatata ovata et
lineas fuscas duas paululum arcuatas includens. Pedes, præsertim antici
in , longius pilosi.
Cette variété rappelle, au moins par le faciès, L. feroæ Luc.
65. Lycosa rusciPes C. Koch. — Vallée de Tempé (Stuss.).
65 1. LYCOSA THESSALA, Sp. nov. — ®. Long. 14,5 mill. — Cephalo-
thorax nigricans parce, versus marginem sensim densius, obscure fulvo-
pubescens, vitta longitudinali latissima cinereo-albido fulvove dense
pilosa antice partem cephalicam fere omnino obtinente sed postice an-
gustiore et attenuata, supra notatus. Facies fulvo-pilosa. Oculi antici
in linea modice procurva fere æque distantes, spatiis dimidio diametro
oeuli paulo angustioribus disjuneti, medii lateralibus majores. Spatium
inter oculos laterales ser. primæ et oculos ser. secundæ diametro oculi
antici haud latius. Intervallum oculorum seriei secundæ diametro oculi
plus 1/3 angustius. Chelæ nigræ, in parte basilari fulvo-pilosæ in parte
apicali nigro-setulosæ, margine sulci inferiore valde bidentato. Sternum
nigrum nitidum brevissime et perparce cinereo-pilosum. Abdomen late
ovatum antice albido præterea obscure cinereo dense et breviter pubes-
cens, antice vitta lanceolata cinerea tenuiter fusco-marginata, dein serie
ex angulis seu arcubus tenuibus fuscis transversis et utrinque serie
punctorum majorum alborum supra ornatum, infra omnino cinereo-
pubescens. Pedes mediocres fusco-rufescentes supra fulvo breviter pu-
bescentes, infra coxis et femoribus parce albido-pilosis, patellis tibiis-
Faune des Arachnides de Grèce (Supplément). 211
que præsertim posticis pilis albidis inordinate variatis. Patella cum
tibia 1v cephalothorace paulo brevior. Metatarsus 1v patella cum tibia vix
brevior. Tibiæ metatarsique 1 et 11 infra aculeis parum robustis 3-3 ar-
mati. Metatarsi tarsique 1 et 1 dense scopulati. Tarsi rx et 1V setulosi.
Vulvæ fovea oblonga fusca paulo longior quam latior antice paululum
attenuata et rotundata, Carina nigra humili antice angusta postice sen-
sim dilatata et subtriquetra longitudinaliter secta.
Sommet du mont Ossa ; au-dessus de la région boisée, sous les pierres
(Stuss.).
- Cette espèce est du groupe des L. fabrilis CI. et inquilina CI.; elle s’en
distingue facilement par la face ventrale entièrement revêtue de pubes-
cence grise. Elle se rapproche beaucoup des L. alpicola E. Sim. et
laciniosa E. Sim., mais la structure de l’épigyne est toute différente.
85. SYNÆMA PLORATOR Cambr. — Mont Ossa : aux environs du village
Spilia (Stuss.).
86. THomisus ALBUS Gmel. — Mont Ossa : aux environs du village
Spilia (Stuss.).
105. EpgiRA DALMATICA Dolesch. — Vallée de Tempé (Stuss.).
106. EpgiraA Cince Aud. in Sav. — Couvent de Hagios Demetrios,
sur le versant est du mont Ossa (Stuss.).
41934. Mera Menarni Latr. — Commun dans toutes les grottes, par-
ticulièrement dans celles du Kokkino-Vracho (Stuss.).
141 1. EURYOPIS SEXALBOMACULATA Luc., Expl. Alg., Ar., p. 265,
pl. xvu, fig. 8 (Theridion). — Theridion lætum Westr., Ar. Suec., 1861,
p. 190. — Theridion argentatum Keyserl., Verh. z. b. Ges. Wien, XII,
1863, p. 8, pl. x, fig. 12-17. — Vallée de Tempé (Stuss.).
11 ?. Nesricus EREMITA E. Sim., Bull. Soc. zool. Fr., 1879, p. 258,
— et Ar. Fr., V, p. 48. — Grotte dans le Kokkino-Vracho, sur le mont
Ossa (Stuss.).
Cette espèce n’était connue jusqu'ici que d’une grotte du midi de la
France, près d’Hyères.
155. TEGENARIA PARIETINA Fourc.—Hagios Demetrios, sous les écorces
et dans le creux des arbres (Stuss.).
160. AGELENA LABYRINTHICA Cl., variété orientalis GC. Koch. — Vallée
de Tempé (Stuss.).
No)
212 E. SIMON.
x
1601. HADITES Myops, sp. nov. — 9. Long. 8,5 mill. — Cephalotho-
rax testaceo-rufescens, lævis, albo-cinereo longe et parce pubescens,
parte thoracica utrinque rotundato-arcuata postice obtuse truncata. stria
media angusta et profunda et striis radiantibus munita, parte cephalica
angustiore ere parallela antice convexa. Oculi octo minutissimi, antici
lineam vix recurvam formantes inter se parum sejuncti, medii laterali-
bus minores nigri. Oculi postici æqui, in lineam evidenter recurvam linea
antica multo latiorem dispositi, fere æquedistantes. Area mediorum haud
longior quam latior et antice quam postice multo angustior. Clypeus
area oculorum mediorum haud angustior, verticalis planus. Chelæ fulvo-
rufescentes, læves, parce et tenuiter setosæ, prope basin convexæ, mar-
gine sulci inferiore dentibus nigris æquis et æquedistantibus instructo.
Sternum testaceum, partes oris infuscatæ. Abdomen ovatum, convexum,
cinereo-testaceum, parce albido-pilosum. Mamillæ albo-testaceæ, supe-
riores longæ et graciles articulo secundo primo haud breviore longe acu-
minato, inferiores et mediæ fere longitudine æquæ, mediæ paulo graci-
liores, inferiores ad basin anguste disjunctæ. Pedes-maxillares fulvi,
longi, longe nigro aculeati, patella minuta, tibia patella plus duplo
longiore, tarso paulo longiore quam patella et tibia simul sumptis. Pedes
sat longi, fulvo-rufescentes, aculeis nigris longis et numerosis instructi.
Area vulvæ fere semicircularis, antice paulum triangulariter depressa,
postice utrinque late fulva et convexa, in medio fusca.
Grotte du Kokkino-Vracho, sur le mont Ossa. Trouvé par M. Stussiner
le 4 juillet 1884.
Nora. Malgré l'existence des yeux, nous plaçons cette espèce dans le
genre Hadites Keyserl. (1), dont le type, A. tegenarioides Keyserl., des
caves de Lesina (Dalmatie), est complètement aveugle.
L'absence des yeux chez les espèces cavernicoles a rarement l’impor-
tance d’un caractère générique dans la classe des Arachnides ; les genres
Stalita Schiôdte, Phalangodes Tellk. (Scotolemon Lucas), etc., ont des
représentants aveugles et d’autres chez lesquels les yeux sont plus ou
moins rudimentaires.
Le genre Hadites est très voisin du genre Tegenaria ; il en diffère par
les filières supérieures beaucoup plus grêles, plus longues, avec les
deux articles presque égaux, et par la position des yeux, quand ils
existent. Ces yeux sont très petits, les postérieurs, largement séparés,
sont en ligne assez fortement courbée en avant, les latéraux des deux
lignes sont largement séparés, le bandeau est relativement haut. — Par
(1) Verh, z. b. Ges. Wien, XII, 1862, p. 541
Faune des Arachnides de Grèce (Supplément). 213
ses yeux, le genre Hadites ressemble beaucoup au genre Cybaeodes
E. Sim., mais par le nombre de ses griffes tarsales et la structure de
ses filières, ce dernier appartient à la famille des Drassidæ (1).
180 !. GNAPHOSA STUSSINERI, Sp. n0V. — 9. Long. 15 mil. — Gna-
phosæ lucifugæ valde affinis, differt oculis anticis in linea recta inter
se multo magis appropinquatis spatio inter medios diametrum oculi vix
æquante inter medios et laterales ere nullo, mediis lateralibus saltem
1/3 minoribus, lateralibus oblongis et obliquis, oculis mediis posticis
majoribus quam lateralibus et fere contiguis, clypeo angustiore oculis
lateralibus anticis haud duplo latiore (in G. lucifuga saliem quadruplo
latiore), tibiis 1v aculeo dorsali prope basin carentibus, tarsis ur et 1v seto-
sis haud scopulatis (in 6. lucifuga tarso m utrinque subtiliter scopulato),
vulva antice processu magno latissime ovato rufulo concentrice striato
postice plagula media angusta paululum lanceolata haud impressa et
utrinque lobo fulvo fere semucirculari notata. Cætera sicut apud
G. lucifugam. — Cephalothorax niger breviter fulvo-pubescens. Abdo-
men nigricans dense obscure fulvo-sericeo pubescens. Pedes obscure
fusci fere nigri femoribus basin versus paulo dilutioribus et rufescente
tinctis.
d. Long. 11,5 mill. —A G. lucifuga differt situ oculorum (ut in femina)
apophysa tibiali pedum-maxillarium brevi magis uncata et divaricata,
lobo interiore bulbi intus margine tenuiter dentato (dentibus minutissi-
mis à vel 6, sed in lucifuga prope medium dentibus binis paulo majoribus
et acutis instructo).
Sommet du mont Ossa ; au-dessus de la région boisée, sous les
pierres (Stuss.).
209 1, OBisium PRÆCIPUUM E. Sim., Ar. Fr., VIE, p. 59. — Grotte dans
le Kokkino-Vracho, mont Ossa (Stuss.).
Nous avons découvert cette espèce dans le département des Basses-
Alpes ; nous l’avons reçue depuis du Tyrol et de Dalmatie. — C’est
probablement O. blothroides de Tomosvary (Mag. Fauna Alskorp.,
p. 238)-
2092. CHTHONIUS TETRACHELATUS Preysl. — E. Sim., Ar. Fr., VIE,
p. 70.—C. trombidioides auct. — Mont Ossa; dans les mousses (Stuss.).
(1) Sur le genre Cybaeodes (cf. E. Sim., Ar. Fr., IV, p. 205). Nous avons
découvert C. teslaceus en Corse ; nous l’avons retrouvé depuis à Menton (Alpes-
Maritimes).
24% E. SIMON.
2093. CHTHoNIUS cÆCUS, sp. nov. — Long. 2,5 mill. — Pallide fulvo-
testaceus nitidus. Cephalothorax anophthalmus, paulo longior quam
latior, postice parum attenuatus, setis parum longis parcissime munitus.
Epistoma quasi nullum. Chelæ cephalothorace fere longitudine æquæ,
uitidæ, rufescentes, digito mobili supra mutico haud tuberculato. Pedes-
maxillares graciles, femore recto in parte apicali levissime et sensim
incrassato, intus setis gracillimis longis extus setis brevioribus parce
munito, manu tibia saltem 1/3 longiore vix latiore fere paralella haud
supra impressa nec ad basin convexa, digitis gracilibus longis æquis.
— Grotte dans le Kokkino-Vracho, mont Ossa (Stuss.).
Très voisin de C. cephalotes E. Sim., des grottes du midi de la France,
s’en distingue par la taille plus petite, le céphalothorax plus parallèle,
moins atténué en arrière, le doigt mobile des chélicères dépourvu de
tubercule en dessus.
Nora. Aux caractères du C. cephalotes E. Sim., il faut ajouter que le
doigt mobile des chélicères offre en dessus, près de l'extrémité, un petit
tubercule obtus ; un tubercule semblable existe chez les autres espèces
du genre Chthonius, à l'exception des C. Rayi L. K. et C. cæcus E. Sim.
210. BuTHUS PELOPONNENSIS C. Koch. — Vallée de Tempé.—M. Stus-
siner nous écrit, à propos de cette espèce : « Aux environs de Baba,
petit village à l’entrée ouest de la vallée de Tempé, ce Scorpion est très
commun sous les pierres ; on le trouve isolément ou par paire, toujours
tapis dans une cavité ou fossette peu profonde. »
212. Euscorpius CARPATHICUS L. — Variété tergestinus C. Koch. —
Hagios Demetrios et au sommet de l’Ossa. Très commun sous les écorces
(Stuss.).
214. EGænus crisrA Brullé. — Vallée de Tempé (Stuss.).
2141. EGÆNUS DIADEMA, Sp. nov. — ©. Long. 7—9 mill. — Corpus
late ovatum cCrassum supra nigrum antice et latera versus dilutius et
paulum rufescens, linea media integra alba a tubere oculorum ad api-
cem ducta et postice utrinque vitta abbreviata antice divaricata et eva-
nescente ornatum, muticum, subtiliter coriaceum, cephalothorace in
parte anteoculari setis minutissimis et inordinatis parce munito. Tuber
oculorum a margine antico longe remotum, paulo longius quam latius
supra obscure fulvum utrinque nigrum, levissime canaliculatum utrin-
que tuberculis minutis et obtusis quinque instructum. Chelæ mediocres
uitidæ, articulo 1° supra parum convexo mutico fulvo et nigro-macu-
Faune des Arachnides de Grece (sSupplement). 215
lato, articulo 2° longe ovato, fusco nitido antice parum distincte testaceo
vittato. Pedes-maxillares breves, mutici, obscure fulvi, femore patella
tibiaque late fusco-variatis, tarso apicem versus sensim infuscato, pa-
tella et tibia fere longitudine æquis, intus vix distincte densius pilosis.
Pedes mediocres robusti nigricantes, femoribus præsertim posticis ad
basin metatarsisque cunctis fulvis, patellis tibiisque obscure fulvo-linea-
tis, muticis et brevissime pilosis, femoribus patellisque dentibus apica-
libus ordinariis minutissimis fere obsoletis, femoribus saltem posticis et
tibiis cunctis subangulosis.
Mont Ossa (Stuss.).
Cette espèce existe aussi à Constantinople, d’où nous l'avons reçue en
même temps que les E. sinister et Clairi. Elle se distingue de E. crista
par le céphalothorax mutique en avant du mamelon, les fémurs posté-
rieurs non denticulés en dessous. — Elle diffère de E. sinister par le
mamelon oculaire denticulé, les fémurs et les tibias anguleux, les denti-
cules articulaires des patellas et tibias postérieurs beaucoup plus faibles.
2142. DASYLOBUS EGÆNOIDES, Sp. n0V. — $. Long. 10 mill. — Corpus
crassissimum et Convexum, cinereum antice cervino-tinctum, cephalo-
thorace utrinque fusco-variegato et antice tenuiter fusco-lineato, abdo-
mine vita nigricante latissima apicem haud attingente late bidilatata et
utrinque acute biangulosa vittam cineream longitudinalem integram
includente supra notato. Cephalothorax ad marginem lateralem parce et
minute dentatus, antice inter marginem anticum et tuber oculorum bre-
viter densissime et imordinate dentatus. Abdomen tuberculis minutissi-
mis et inordinatis parcissime munitum. Tuber oculorum a margine antico
longe remotum, obscure fulvum, longius quam latius, obtuse canalicu-
latum, utrinque dentibus 7-8 obtusis minutis et mæqualibus munitum.
Area membranacea antica minute bidentata. Chelæ mediocres fulvæ nigri-
cante-maculatæ, articulo 4° supra tuberculis minutis et inordinatis mu-
nito, articulo 2° ovato lævi. Pedes-maxillares obscure fulvi femore patella
tibiaque late fusco-maculatis ; femore supra infra et extus minute et fere
inordinate tuberculato intus ad apicem paulum convexo et piloso ; pa-
tella supra, præsertim ad marginem exteriorem, setis minutis paululum
elevatis munita, ad marginem interiorem paululum convexa, ad angu-
lum haud producta; tibia patella haud longiore, basin versus vix atte-
nuata ; patella tibiaque intus densius pilosis. Pedes parum longi obscure
fulvi, femoribus patellis tibiisque late fusco-variatis et sublineatis, fe-
moribus et patellis x et ir vix distincte angulosis breviter et parum regu-
lariter dentatis, femoribus patellisque nr et 1v angulatis sat valde et
216 E. SIMox.
regulariter serratis, tibiis cunctis muticis compressis et valde angulosis.
Sommet du mont Ossa (Stuss.).
Cette espèce a beaucoup d’analogie avec la précédente; elle appartient
cependant au genre Dasylobus par la proportion de ses pattes, celles de
la seconde paire étant plus longues que celles de la quatrième. — Elle
est remarquable par léloignement du mamelon oculaire et du bord
frontal, caractère rappelant le genre Egænus.
218 1. ACANTHOLOPHUS ANNULIPES L. Koch, Verh. z. b. Ges. Wien,
1867, p. 885. — Espèce voisine de A. hispidus Herbst, dont elle diffère
par les trois épines frontales placées sur une seule ligne transverse, les
carènes du mamelon formées chacune de 3 ou 4 tubercules courts et
plus obtus, les séries des fémurs et des patellas formées de tubercules
moins réguliers, plus inégaux et espacés, celles des tibias formées, au
contraire, de tubercules très serrés et très brièvement sétigères, par les
métatarses, au moins ceux des paires 1, 11 et 1v, pourvus de séries denti-
culées plus faibles que celles des fémurs, enfin par les pattes moins
inégales, celles de la seconde paire étant relativement beaucoup moins
longues.
A. annulipes se rapproche beaucoup de A. lemniscatus E. Sim. (1),
principalement par l’armature et la proportion des pattes; mais il s’en
distingue facilement par les trois épines frontales égales et sur un seul
rang, les tubercules du mamelon et ceux de l’abdomen beaucoup plus
courts et surtout plus obtus, ceux des fémurs moins réguliers et moins
nombreux.
A. annulipes a été découvert au Monténégro ; il a été retrouvé dans la
vallée de Tempé par le Dr Stussiner.
290 !. NEMASTOMA THESSALUM, Sp. nOV. — Q. Long. 4—6 mill. —
Corpus crassissimum et convexum postice paululum dilatatum et obtuse
truncatum, tenuiter et dense rugosum, tuberculis sex (3-3) minutissimis
et fere rotundatis, anticis duobus inter se appropinquatis cæteris trans-
versim longe remotis Supra notatum, nigerrimum, parte thoracica ma-
cula magna flavo-aurea antice versus marginem anticum anguste pro-
ducta et flexuosa postice profunde biemarginata in medio punctum ni-
grum minutum includente utrinque marginata, parte abdominali prope
angulum posticum macula minuta elongata et obliqua et in segmentis
liberis punctis minutis quatuor vel sex biseriatim dispositis ornata. Corpus
infra nigrum tenuiter rugosum. Tuber oculorum humile transversum.
(1) Boll. Soc. Ent. Ital., XIV, 1882, p. 9.
Faune des Arachnides de Grèce (supplément). 217
in medio paulum depressum minutissime et parce rugosum. Chelæ in ®
nigræ nitidæ articulo primo convexo mutico. Pedes-maxillares fusco-
rufescentes trochantere et femore in parte basilari dilutioribus et fulvo-
testaceis, femore infra patella infra et intus tibia tarsoque totis setis
clavatis, femore patellaque supra setis simplicibus vestitis. Pedes nigri
versus extremitates paululum olivaceo-tineti, coxis, præsertim anticis
grosse granulosis, articulis reliquis subtiliter coriaceis, femoribus tenuiter
subannulato rugosis.
Sommet du mont Ossa (Stuss.).
Voisin de N. awrosum L. Koch (cf. E. Sim., loc. cit., p. 353); en diffère
principalement par les tubercules abdominaux plus petits et arrondis,
ceux de la première paire rapprochés, ceux des deux suivantes largement
séparés, tandis que chez N. aurosum, les tubercules sont subaigus et
disposés en deux lignes presque parallèles.
220 ?. NEMASTOMA STUSSINERI, Sp. nov. — &. Long. 4,4 mill. —
Corpus supra omnino nigrum fere parallelum postice truncatum, uni-
formiter dense et sat valde rugosum, supra tuberculis 10 fere æquis sat
brevibus et cuneatis (ad basin angustis ad apicem dilatatis subglohosis
et rugosis) biseriatim (5-5) dispositis, et tuberculis binis multo mino-
ribus et simplicibus ad marginem posticum seuti sitis supra instructum.
Segmenta libera postica parce rugosa, primum in medio minutissime
bituberculatum. Corpus infra fuscum tenuiter rugosum. Tuber oculorum
magnum paulo latius quam longius leviter canaliculatum utrinque valde
et inordinate granulosum. Chelæ fusco-rufescentes nitidæ, articulo 4°
in d supra COnvexo prope apicem apophysa crassa paulum compressa
et pilosa apicem versus valde dilatata et obtuse truncata insigne armato,
articulo 2° ovato ad basin paulum acuminato. Pedes-maxillares obscure
fusco-rufescentes, patella intus prope apicem dente minuto conico et
recto diametro articuli breviore perpendiculariter armata, femore et pa-
tella infra tibia tarsoque omnino setis clavatis, femore patellaque supra
setis simplicibus et brevibus vestitis. Pedes nigri versus extremitates
paulo dilutiores et olivacei, coxis præsertim anticis valde rugosis, femo-
ribus subannulato rugosis, articulis reliquis cunctis subtiliter coriaceis.
Grotte dans le Kokkino-Vracho,‘sur le mont Ossa (Stussiner, Z juillet
1884).
Espèce très remarquable par les tubercules cunéiformes de l’abdomen.
a D NO ————
218 E. SIMON. — Espèce nouvelle du genre Trogulus.
XXV
Description d'une espèce nouvelle du genre TROGULUS
TROGULUS TOROSUS, Sp. nov. — Long. 22 mill.; lat. 9 mill. — Niger
opacus sat dense et uniformiter granulatus, antice attenuatus, crasse et
obsolete marginatus. Pars abdominalis stria transversa subrecta antice
discreta, costa media validissima marginem posticum segmenti penul-
timi attingente et costis transversis minoribus tribus paululum sinuosis
et fere æque distantibus supra notata. Segmentum ultimum planum
postice paulum attenuatum et obtuse emarginatum. Tuber oculorum
valde convexum latius quam longius utrinque rotundatum in medio
depressum dense granulatum. Clypeus fere æque longus ac latus antice
sensim et sat valde attenuatus atque ad apicem emarginatus, supra
utrinque convexus et dense granulatus in medio depressus et granulis
majoribus paucis inordinatis et transversis munitus. Corpus infra sat
dense et uniformiter granulatum. Pedes-maxillares obscure fulvo-olivacei
versus extremitatem sensim infuscati, tibia tereti plus quintuplo lon-
giore quam latiore, tarso tibia multo breviore ad basin paulo angus-
tiore, patella tibia tarsoque supra setis obtusis paululum lanceolatis
infra setis acutis et simplicibus vestitis. Pedes nigricantes, metatarsis
(præsertim n) paulo dilutioribus et olivaceis, dense et regulariter granu-
lati, femoribus patellis tibiisque cunctis fere cylindratis haud cristatis,
setis clavatis minutissimis parcissime munitis, metatarsis tuberculis seti-
feris parvis et subæquis sat dense vestitis, metatarsis 1 et 1 ad apicem
oblique sectis haud prominulis, metatarsis H1 et IV ad apicem supra bre-
viter et obtusissime conicis, tarso 11 metatarso multo breviore articulis
2 et 3° longitudine fere æquis, articulo 3° apicem versus vix incrassato,
ungue longo gracili et curvato instructo.
Dalmatie méridionale : Spica-Sutomore, sur la Versuta, frontière du
Monténégro (Stussiner, juin 1885).
Espèce remarquable par sa taille au moins double de celle des plus
grandes espèces connues du genre Trogulus. Elle offre le caractère unique
d’avoir tous les fémurs cylindriques et sans crêtes d’épines en dessus,
même à la première paire.
APPENDICE AU MÉMOIRE
SUR LES
Guêpes solitaires de l'archipel Austro-Malais (')
SUR LA
Vie évolutive de l'Eumenes petiolatus var. Fabr.,
ESPÈCE HABITANT LES INDES ORIENTALES
(Annales 1885, pl. 4°)
Par M, Maurice MAINDRON.
(Séance du 8 février 1882.) (2)
Un heureux hasard me mit à même, il y a déjà quelques années, lors
de mon arrivée à Pondichéry, d'étudier la nidification et la vie évolutive
d’un Eumenes (E. petiolatus Fab.). Les quelques observations nouvelles
que j'ai pu faire serviront bien de complément au travail dans lequel
j'ai développé l'histoire des Guêpes solitaires de l'archipel Austro-
Malais.
C'est au mois de décembre 1880 que je rencontrai un nid d’Eumenes
parfaitement clos, adossé au chambranle d’une fenêtre de la maison que
j'habitais. Ce nid, de forme allongée, était largement bombé et construit
avec de la terre gâchée d’une teinte grisâtre uniforme, et ne différait en
rien des autres constructions qu'élèvent les diverses Guêpes de ce
groupe. Mais ce qui frappa mon attention, ce furent les allées et venues
d’un Eumenes voltigeant sans cesse autour du nid et cherchant à m’en
éloigner par des manifestations hostiles. Je capturai l’insecte, que je
reconnus être une femelle, et je détachai avec soin la petite construc-
tion.
Dans son intérieur étaient ménagées sept loges ovalaires, réparties de
haut en bas suivant le sens de leur petit axe. Cinq de ces cellules con-
tenaient des larves à tous les âges : la première alvéole était habitée
par une larve ayant déjà filé sa coque, et le dernier compartiment, par-
faitement clos, était vide.
(1) Voir Annales 1882, p. 69, 169 et 267; pl. 3, 4 et 5.
(2) Ce mémoire a été revu par l’auteur en octobre 1885.
Ann. Soc. ent. Fr. — Décembre 1885.
220 MAURICE MaAINDRON.
Il est généralement admis que les femelles des insectes ne survivent
que peu à la ponte, et que, semblables aux vestales, elles ne peuvent
perdre leur virginité sans être condamnées à périr. Cependant, des
exceptions relevées de jour en jour ont fait, par leur fréquence, revenir
sur ces aphorismes faits de toutes pièces, que les naturalistes, mauvais
observateurs et plus aptes à compter les stries d’une élytre qu’à se
rendre compte des lois physiques présidant à l’évolution des êtres, pro-
diguent sans cesse, espérant fermer les yeux du public sur des faits
dont ils n’avaient ni l’idée ni la patience de se rendre compte.
Les mœurs des Forficules sont depuis trop longtemps connues pour
qu’il soit nécessaire de rappeler la sollicitude de la mère, attentive à
rassembler autour d'elle sa petite couvée, l’emmenant pâturer aux
champs, tout comme un petit troupeau. Nous avons encore cette Arai-
gnée, si connue de tous les entomologistes, dont l'abdomen blanc laiteux
contraste si étrangement avec le céphalothorax rouge vif, qui, d’après
les observations patientes de M. H. Lucas (1), exerce les mêmes soins
vis-à-vis de sa progéniture. Citons encore les Hyménoptères, Diplo-
ptères et Apiaires, Hétérogynes sociaux, dont les femelles élèvent d’abord,
au jour le jour, une couvée de gouvernantes, vierges stériles, destinées
à élever la petite république « s’augmentant suivant une proportion
« géométrique dont la raison est fort élevée et dont le nombre des
« termes (ou des pontes) peut, dans les années et les climats chauds,
« atteindre un chiffre extraordinaire » (2). à
Mais en somme, avec les connaissances actuelles dont nous disposons,
nous devons reconnaître que la grande majorité des insectes femelles
meurent sans avoir vu se développer les petits dont elles ont souvent
pris soin d’assurer la subsistance. L’Eumenes que nous avons observée,
non contente d’avoir pourvu largement à la nourriture de ses larves,
qui étaient entourées d’un assez grand nombre de chenilles, veillait
encore autour du nid, comme pour en éloigner les ennemis. Il ne faut
donc pas taxer trop vite d'erreur Palissot de Beauvois (3), qui, dans
son histoire des Pelopæus, assure que la femelle revient visiter son
nid quelque temps après la ponte. Cet auteur allait plus loin, car il
pensait que linsecte venait approvisionner de nouveau les cellules
(1) Lucas, Annales de la Société entomologique de France, séance du 13 octobre
1875 (Nidification de la Dysdera erythrina).
(2) De Saussure, Monographie des Guêpes sociales, tome IT, partie générale,
page xv.
(3) Palissot de Beauvois, Ins. Afr. et Amér ; Paris, 1805.
Vie évolutive de l'Eumenes petiolatus. 221
lorsque les larves avaient épuisé une première provision. Cette dernière
opinion est plus que probablement erronée, mais la première observa-
tion doit être juste, et le vieil entomologiste a dû conclure un peu par
analogie pour n’arriver qu’à une hypothèse. Peut-être avait-il été trompé
en observant un insecte de la même espèce qui, à court de matériaux,
cherchait dans l’intérieur d’un nid abandonné des parcelles de terre et
de gravier pour élever une nouvelle construction, comme nous l'avons
observé aux Moluques pour le Pelopæus lætus (4).
Il y aurait ici matière à de longues réflexions sur l'apparition succes-
sive, dans ces diverses classes d'Hyménoptères, et au développement
des caractères tendant à leur assurer un avantage dans la lutte qu’ils
ont sans cesse à soutenir contre les organismes qui leur disputent place
au banquet de la vie. Comme dans les sociétés humaines, où il est re-
connu que, dans un intérêt commun, l’individualisme doit disparaître
devant le principe social, nous voyons cetle loi suivre son évolution chez
les Vespides. Les Hyménoptères organisés en républiques présentent une
plus grande perfection d'organes, un système nerveux plus complet,
une intelligence plus étendue et plus pratique que les Euméniens.
Ceux-ci se contentent de vivre isolément au jour le jour et de demander
aux ressources plus ou moins hasardeuses de la maraude et de la chasse
les moyens de soutenir leur existence vagabonde. Lorsque ces bohèmes
veulent plus tard songer à installer le berceau de leur progéniture, que
de soins et de travaux pour élever une habitation dans laquelle linapti-
tude de l'architecte à un pareil travail est évidente et frappe l'œil à
chaque partie de l’œuvre. Trop grande quantité de matériaux, d’où dé-
perdition de temps et de force; là où une petite république eût installé
le berceau d’une nombreuse progéniture, la Guêpe solitaire logera à
peine six nourrissons. Et la lutte contre les envahisseurs, les parasites,
qui, cachant, tantôt sous l’humble manteau du mendiant, tantôt sous la
cuirasse d’or du soldat ou le costume brillant du courtisan, leur avidité
et leurs mauvaises passions, font sans cesse le siège de cette demeure.
La maison n’est même pas gardée pendant que la mère est aux champs,
occupée à recueillir les chenilles nécessaires à l’alimentation de ses
larves. Chez les Hyménoptères sociaux, au contraire, des sentinelles
vigilantes veillent sans cesse auprès des portes, éloignant les intrus, les
étrangers, à plus forte raison les ennemis, et si cette garde vigilante se
laisse parfois tromper, ce n’est que par ces parasites qui, empruntant
(1) Maurice Maindron, Notes hyménopt. Arch. Malais (Annales Soc. entom. de
France, 1878, 1e partie, 385).
292 MAURICE MAINDRON.
habilement une robe et une forme voisine de celles de leurs victimes,
S’introduisent dans la place pour y porter les ravages et la mort.
Les parasites des Hyménoptères solitaires ne se donnent pas la peine
de dissimuler sous la livrée des dupés leurs mauvais instincts et leurs
sinistres projets. Étalant en toute liberté des armures resplendissantes,
où la turquoise, l’émeraude et le rubis s’enchâssent dans les métaux les
plus précieux, ils portent fièrement leurs armes empoisonnées, prêts à
s’en servir Contre quiconque voudrait les arrêter. Il semblerait qu'un
remords subit les fasse fuir, seulement par moments, devant le proprié-
taire du logis où ils ont été surpris. Mais la vengeance de ce dernier
n’est jamais bien grave, et ne serait l’exemple du malheureux Hedy-
chrum, que Lepeletier de Saint-Fargeau nous montre les ailes coupées
par une Abeille maçonne, nous avons lieu de croire qu’en général
le propriétaire du nid se contente de châsser le maraudeur. Souvent
même un Diptère Tachinaire vient déposer rapidement un œuî sur la
proie que l’'Hyménoptère apporte entre ses pattes, et s'envole rapidement
avant que la Guêpe ait pu s’apercevoir de l'acte audacieux du parasite.
Que si nous considérons l'architecture et le développement des Eumé-
niens, qui, comme les Eumenes, les Zethus et les Synagris, élèvent de
toutes pièces, avec des matériaux péniblement élaborés, le berceau de
leur progéniture, nous jugeons qu'il y a un commencement d'évolution
qui semble rallier ces Guêpes solitaires aux Guêpes sociales. Cette cellule
vide, que nous trouvons dans presque tous les nids, en est un premier
indice; c’est un tâtonnement, un acheminement de l'instinct vers les
assises d’une république plus durable; on dirait que la mère réserve
une cellule pour la descendance des nouveaux éclos. Tant que cette mère
a vie, elle ne quitte pas les environs de son nid, et si elle ne nourrit
pas ses larves au jour le jour, c’est qu’elle ne pourrait seule suffire à ce
soin : aussi leur a-t-elle laissé les provisions nécessaires. Il n’y a pas d’ail-
leurs que les Hyménoptères sociaux pour nourrir ainsi au jour le jour un
couvain affamé, certains Sphégiens donnent au jour le jour la becquée à
un nourrisson tapi au fond d’un terrier ouvert (1). Au moins, l’'Eumenes
ne remplit pas une tâche inutile, et si sa postérité est loin d'aller selon
une progression arithmétique, comme celle des Vespides sociales, du
moins n’a-t-elle pas besoin d’élever des essaims entiers de mâles, qui
périront misérablement, pour la plupart, sans avoir rempli le but auquel
ils étaient destinés. Mais, comme nous l’avons déjà remarqué, contrai-
rement à ce qui se passe dans les républiques des Guëêpes, chez les Eu-
(1) Fabre, Annales sciences nat., Série 4, 1559, tome VI, p. 180.
Vie evoeutive de l’'Eumenes petiolatus. 223
méniens, ce sont les mâles qui éclosent les premiers. Mesure inutile,
préjudiciable même au développement de lespèce, car ces individus,
ainsi lancés dans la vie quelque temps avant leur accouplement, ont
bien des chances de tomber sous les coups de leurs ennemis avant
d’avoir pu remplir leurs fonctions. Les mâles, dans les deux cas, sont
donc, par le fait, destinés à disparaître en grand nombre avant de pou-
voir coopérer à la reproduction de lespèce, Ce mode de recrutement
présente aussi ses avantages : ce seront évidemment les plus aptes au
combat de la vie, et par suite les mieux organisés, qui assureront la
reproduction et donneront ainsi des produits meilleurs. Là où les faibles
et les inaptes disparaîtront, les forts survivront et feront souche.
L'architecture des Euméniens suit aussi son évolution : les petites
cellules, isolées les unes des autres, quoique réunies en une seule masse,
que construisent les Zethus ou l'Eumenes dorycus, sont bien supérieures
aux massives constructions des Synagris, dont j'ai esquissé lhistoire,
en 1879, dans le Journal du Sénégal, ou des grandes espèces d’Eumenes.
De ces cellules aux utricules des Bourdons ou des Mélipones, aux cel-
lules grossières des Trigona, il y à un acheminement progressif vers les
merveilleux gâteaux des Apis ou des Chatergus. Mais souvent ne voyons-
nous pas dans les alvéoles des Guêpes comme un arrêt, une hésitation
du principe d'évolution et un fait de réversion ? Cette forme cylindrique
ou irrégulière des cellules (1) n'est-elle pas un souvenir d’une architec-
ture moins parfaite des premiers ancêtres !
Les larves que j'ai recueillies dans le nid de l'Euwmenes de Pondichéry
étaient toutes, comme je l'ai dit, plus ou moins avancées en maturation,
et j'ai remarqué que si les jeunes larves sont, au sortir de l’œuf, abso-
lument transparentes, elles ne tardent pas à prendre d’abord une teinte
jaune citron, puis une coloration verte, qui passe ensuite au ton rosé
que gardent les nymphes dans leurs premiers temps. Il faudrait sans
doute chercher la cause de cette coloration dans la façon dont s’alimentent
ces larves. En effet, dès le début, elles se contentent d’attaquer le tissu
graisseux de la chenille, puis, plus tard, elles commencent à ronger le
tube digestif rempli de sucs verts, et enfin, lorsqu'elles sont plus fortes
et capables de tâtonner entre leurs victimes, nous les voyons s'attacher
de préférence aux masses musculaires.
Notre opinion est basée sur l'examen des chenilles contenues dans les
différentes cellules que nous avons examinées. Dans les alvéoles qui
contenaient de jeunes larves, les chenilles étaient à peine attaquées,
(1) Waterhouse, Trans. entom. Soc. Lond., série 2, 1559, tome Lil, p. 4.
224 Maurice MaAINDRON. — Vie évolutive de l'Eumenes petiolatus.
tandis que celles qui avaient été vidées par les larves vertes avaient
le tube digestif à peu près dévoré ; et, dans les cellules contenant des
larves arrivées à maturation, il ne restait plus que la peau des chenilles
éventrées.
Mais la particularité la plus intéressante que m’ait fournie l’examen
de ce nid est la présence d’une chrysalide parfaitement vivante, gisant
au milieu des chenilles plus ou moins attaquées que contenait la troi-
sième cellule. Cette chrysalide n’avait pu évidemment être introduite
dans le nid par la Guêpe ; c'était donc une des chenilles qui, ayant sans
doute échappé à la piqûre de l’Eumenes ou n'ayant été qu’insuifisam-
ment curarisée, avait pu accomplir sa métamorphose. Cette chrysalide
donna naissance à un papillon dont je ne pus malheureusement pas
connaître l’espèce.
Obligé de partir brusquement en voyage dans le Deckan, je l’avais
placée trop précipitamment dans une boîte mal close, et, à mon retour,
je ne trouvais plus qu’une dépouille sèche et des traces de méconium
indiquant clairement l’éclosion et la fuite du Lépidoptère, qui était évi-
demment une Phalène du genre des Géomètres.
Je crois que ce fait mérite quelque attention, car il serait bien possible
que l’Eumenes, dont je viens de dépeindre les mœurs, se fût contentée, à
l'instar de certains Sphégiens, comme les Palarus (1), de mutiler les
chenilles qui lui servaient de victimes, sans les percer de son aiguillon.
Peut-être, servi par le hasard, pourrai-je reprendre ces expériences ?
Je me borne, actuellement, à signaler ce fait aux rares observateurs
qu’intéressent encore les phénomèmes biologiques d’un ordre d'insectes
trop négligé.
(1) Fabre, loc. cit., et Léon Dufour, Sur le Cerceris bupresticida, Annales
sciences nat, série 2, 1841, tome XV, p. 353-370, fig.
——
DIPTÈRES NOUVEAUX OÙ PEU CONNUS
27° PanTiE (1).
Par M. J.-M.-F. BIGOT.
XXXV
Famille des ANOMALOCERATI ({mihi) avouahoy—xepac.
(CorrACÆ, PupipARA, NYCTERIBIDÆ. Auctor.)
(Séance du 13 février 1884.) (2)
Les Insectes nouveaux que je décris plus loin appartiennent au groupe
des Coriacæ (Latr., 1802), Pupipara (Nitzsch, 1818), Hippoboscidæ
(Leach, 1817, Schiner, Rondani), Nycteribidæ (Leach, 1817, Schin., Ron-
dani); groupe dont je change les appellations diverses, assez mal choi-
sies, en leur appliquant un néologisme (Anomalocerati), qui rappelle les
transformations, les atrophies, subies chez eux par un organe de la plus
haute importance, les antennes.
Acceptée ou non, cette innovation présenterait, je crois, l’avantage
d'introduire quelque homogénéité dans la nomenclature, et de n'être pas
tirée, comme les autres, soit d’un mode spécial de parturition, soit d’un
genre de vie parasitaire, soit enfin d’une plus ou moins grande ténacité
des téguments.
Or c’est ici le cas d'ouvrir une parenthèse : j'avais autrefois (Ann.
Soc. ent. Fr.), commencé la publication d’un travail intitulé : Essai
d'une classification générale et synoptique de l’ordre des Insectes Dipteres,
classification fondée exclusivement sur la nature des organes extérieure-
ment visibles, tels qu'ils se montrent chez l’Insecte parfait. Cette œuvre
fut alors sévèrement et doctoralement critiquée dans les Bericht de
Gerstaecker (Berlin), par l’habile diptériste H. Loew. Je dois confesser
que la plupart des objections m'ont paru tellement fondées que, recon-
naissant la médiocre valeur de mes Essais, je me suis résigné à les
abandonner à mi-chemin.
(1) Voir 1re à 26° parties, n°5 I à XXXIV, Annales 1874 à 1885.
(2) Manuscrit revu par l’auteur en octobre 1885.
Ann. Soc. ent. Fr. — Décembre 1885.
(1885) 15
-
226 J.-M.-F. Bicor.
Depuis lors, la science diptérologique a fait, on le sait, de grands
progrès (à l’étranger, s'entend), principalement en Italie, grâce aux
travaux considérables du savant C. Rondani; en Prusse, en Autriche,
dus aux œuvres excellentes de Loew et de Schiner. J'ai tiré profit de
ces lumières à l’aide desquelles j'ai tracé un plan nouveau, encore
inédit, mais dont je puis indiquer dès à présent les linéaments pro-
visoires.
Je partage actuellement l’ordre des Diptères en deuæ Tribus :
Omalocerati (omxkoy—xepas) et Anomalocerati (avommæloy—xepxc).
La première, se divisant en Macroceratæ et Brachyceratæ, répondant
aux Nemocera et Brachocera (Macq., et, auct.). Je subdivise ensuite mes
Brachyceratæ en, Empodiata, c’est-à-dire, montrant, aux tarses, trois
ou quatre pelotes normales (Pulvilli), et, Anempodiata, c’est-à-dire, ayant,
au plus, deux pelotes normales et non atrophiées.
Je scinde mes Anomalocerati en Zoobiæ (Genres Hyppobosca, Ornitho-
myia, Strebla, Lipoptena, etc.), Melitobiæ (G. Braula et Nycteribiæ). (Les
premières comprennent un petit nombre de Familles dont on verra ci-
après le Tableau synoptique.)
Ici je ferme la parenthèse, car ce que je viens de dire suffit pour me
faire comprendre.
Mais je ne me suis pas contenté de changer les dénominations, j'ai
voulu modifier, ou, pour mieux dire, rectifier et compléter les Diagnoses
de ces deux Tribus primordiales, afin de rendré aussi clairement qu’il
était en moi leurs différences séparatives.
Voici les formules auxquelles je me suis arrêté :
Omalocerati. — Antennes normales, formées d’au moins érois seg-
ments distincts, outre le chète, quand il existe; palpes normaux, formés
presque toujours d'au moins deux segments distincts : sinon, soit la tête
bien dégagée du thorax et dirigée en avant dans le repos ; soit l’abdo-
men peu ou point extensible (@) et distinctement segmenté; soit les
yeux composés distincts, soit enfin les pieds insérés en dessous du
thorax ; presque toujours des balanciers, des cuillerons, plus ou moins
visibles ; ovipares ou larvipares.
Anomalocerati. — Antennes de forme plus ou moins anormale,
ou bien, atrophiées, presque toujours formées de deux segments distincts,
au plus, palpes anormaux, où bien atrophiés, le plus habituellement
formés d'un seul segment plus ou moins distinct : sinon, soit la tête plus
ou moins profondément engagée dans le bord thoracique antérieur ; soit
l'abdomen notablement extensible ($) et parfois sais segmentations
Famille des Anomualocerati. 297
visibles; soit les. yeux et les ocelles atrophiés ; ou bien la tête redressée,
renversée en arrière durant le repos, avec les pieds insérés sur ou
même en dessus des bords du thorax. Pas de balanciers (sauf peut-être
chez les Nycteribiæ, d’après le D' Gerstaecker); pas de cuillerons. Pupi-
pares.
Cette Famille comprend les anciens : Pediculi, pt (Linné); Coriaceæ
(Latr., Hist. nat. des Ins., 1802); Phihiridium, pt (Hermann, Mem.
apterol., 180%), Phihyromyiæ (Latr., Gener. Crustac. et Insect., 1809);
Nycteribidæ (Leach, Sam. Comp., 1819); Cryptoceres (J. Bigot, Ann.
Soc. ent. Fr., 1852, etc.), Hippoboscidæ (Schiner, Faun. Austr. Diptera,
1864); Hippoboscita (Rondani, Bull. dell. Soc. ent. Ital., 1879); Polycte-
nidæ (Watherhouse); et Ornithomytes ? (Blanchard).
Elle semble former la transition entre les Diptères et les anciens
Apitères, à cause de la dégénérescence ou de l’atrophie de plusieurs
organes très importants : Antennes, Palpes, Ailes, Yeux, Balanciers, Cuil-
lerons ? Selon moi, et nonobstant la concentration remarquable des gan-
glions nerveux thoraciques, ces dégénérescences la relèguent aux der-
niers échelons de l’ordre des Diptères, auxquels d’ailleurs certaines
formes paraissent étrangères (Nycteribiæ, Melitobiæ). Peut-être, quelque
jour, formera-t-on pour eux un Groupe de transition particulier ?
Les dénominations que je propose ici pour mes nouvelles subdivisions
ne rappellent pas toutes correctement, à dire vrai, le genre de vie des
Insectes qu’elles embrassent. Ainsi, les Hippobosques ne vivent certaine-
ment pas toutes sur le Cheval, et, peut-être, parmi mes WMelitobiæ, s’en
rencontrera-t-il quelqu’une qui ne soit pas exclusivement parasite des
Abeilles ? mais il semble facile de remédier à ces imperfections, en chan-
geant, par exemple, l’ancien nom du G. Hippobosca, pour lui donner
celui de G. Zoomyia, celui du G. Braula en G. Melitomyia, etc.?.
Ainsi qu'il advient presque toujours aux limites extrêmes d’une for-
mation typique, on aperçoit ici nombre de déviations, d'anomalies, qui
semblent prédire un effacement, une disparition imminents.
Chez ces Insectes, fort peu séduisants, peu recherchés, encore très
imparfaitement connus, le nombre des Espèces décrites n’est pas considé-
rable, mais il s’accroîtra probablement d’autant plus que des entomolo-
gistes sérieux s’adonneront à leur intéressante étude.
Suivant l'exemple donné par divers auteurs, entre autres par Macquart,
Schiner, Rondani, et, comme on le remarquera dans la partie synony-
mique de mes Tableaux, j'ai négligé l'inscription d’un certain nombre
de coupes Génériques. En agissant ainsi, j’ai été déterminé surtout par
228 J.-M.-F. Bicor.
deux raisons : la première, résultant de ce que le petit nombre des
Espèces actuellement connues ne rendait pas utile le fractionnement des
groupes anciens ; la seconde, de ce que les caractères choisis par ceux
qui instituèrent ces subdivisions sont, ou fort difficiles à apprécier, ou
ne révèlent pas des modifications profondes; je citerai, par exemple, la
villosité plus ou moins dense des antennes ou de l’écusson, la situation
respective de quelques nervures alaires, les dimensions, toutes relatives, du
thorax, la fissiparité plus ow moins grande des ongles. Peut-être pour-
rait-on prendre en plus sérieuse considération la présence ou l'absence des
ocelles ? Mais, pour agir sûrement en pareil cas, il faudrait la vue des
Types. On en pourrait dire autant de la conformation des antennes, s’il
était toujours possible de la constater et de la formuler clairement ?
ANNOTATIONS. — La place du singulier G. Carnus (Nitzsch), en admet-
tant qu’elle soit judicieusement choisie chez les Pupipares (voir ce qu’en
a dit le D' Egger, Verhandl. k. k. 3. b. Gesellsch. Wien, 1858), reste en
somme fort difficile à discerner; par conséquent, celle que je lui assigne
parmi mes Zoobidi ne doit être considérée que comme une localisation
provisoire. Schiner le range dans la subdivision des Borborinæ, ce que
je ne crois pas rationnel; il modifie, sans motif, le nom du genre (Cen-
chridobia) et de l'espèce unique (C. Eggeri—Carnus hemapterus Nitzsch,
1818), ce dernier auteur ayant, ce me semble, la priorité (voir Schiner,
Faun. Austr. die Fliegen, 1. I, p. 335, 1864).
Celles que je donne aux genres Polyctenes (Giglioli, Journ. microscop.
Soc. W., p. 25, 1864) et Euclenodes (Waterhouse) ne sont peut-être
pas très correctes. Il faudrait, pour plus de certitude, avoir les Types
sous les yeux. Quoi qu’il en soit, je ne pense pas qu'il y ait lieu de
créer, pour l’un non plus que pour l’autre, une division séparée, comme
le suppose Waterhouse (ses Polyctenidæ).
Le genre Euctenodes paraît avoir certaines analogies avec le genre
Carnus ?.
Je ne connais pas assez le genre Trichobia (Gervais) pour l’inscrire
dans mes listes synoptiques.
Les genres Stylidia et Listropodia (Westwood, Kolenati), Acrocholidia
(Kolenati, Wien, Ent. Monatschr., I, p. 62, 1857), ne m'ont pas semblé
établis sur des caractères assez importants ou assez nettement for-
mulés.
Je n’admets pas le genre Ornithophila (Rondani, Bull. dell. Soc. ent.
lial., ann. XI, p. 3-28, Firenze, 1879), dont la diagnose, trop vague-
Famille des Anomalocerati. 229
ment rédigée, ne suffit pas, à mes yeux, pour le distinguer de l’ancien
genre Olfersia.
Le genre Hæœmobora (Curtis) ne présente pas des caractères assez
tranchés, ni assez importants pour le séparer du genre Ornithomyia.
Say a décrit une Ornithomyia confluens (citée ultérieurement par
Wiedemann sous le même nom) qui pourrait servir à constituer un
genre nouveau à cause de la disposition des nervures alaires, fait d’ail-
leurs judicieusement signalé par M. le baron Osten-Sacken dans les
notes de la 2 édition de son excellent Catalogue des Diptères Nord-ameé-
ricains; mais, pour ce faire, il faudrait étudier le Type même.
L'Olfersia Courtilieri (L. Fairmaire) ne diffère pas de la Feronia (OI-
fersia) spinifera (Leach, 1810).
L’exacte détermination des espèces, entre autres chez mes Zoobidi
(genres Hippobosca, Ornithomyia, eic.), toujours ardue, est encore ren-
aue plus difficile à cause de lincorrection, de l’insuffisance des descrip-
tions, et parce que ces Insectes varient beaucoup dans leur coloration,
que modifient d’ailleurs les effets de la dessiccation, ou la nuance des
substances ingérées généralement perçue au travers des téguments.
Pour atteindre plus de correction, il faudrait toujours les décrire d’après
le vif. Il résulte de tout cela que je n’ose pas accorder une confiance
absolue à mes propres descriptions. Souvent, en effet, j'aurai pu consi-
dérer comme des nouveautés ce que d’autres ont tenté de faire con-
naître avant moi.
Rondani (Bull. dell. Soc. ent. Ital., t. XI, p. 13, 1879), dans une
brève note synonymique, cherche à justifier le nom qu'il substitue à
celui du genre Stenopteryx; dans la page suivante, il paraît vouloir
confondre avec celui-ci le genre Oxypterum, qui, tout au contraire, me
semble digne d’être maintenu. Sur le premier point, il a probablement
raison, puisque le nom Stenopteras (Col. Illiger) date de 180%, tandis
que Stenopteryæ (Leach) est de 1817, conséquemment, on peut substituer
à ce dernier le nom de Chelidomyia; mais, on ne saurait en dire au-
tant du genre Oxypterum (Leach, 1815), dénomination antérieure à celle
d’Oxypteris (Col. Kirby, 1837). (J’ignore la date d’un genre Oxypterus
Mamm. Rafinesque-que ne donne pas le Nomenclator d’Agussis.)
On a constaté, paraît-il, chez la femelle de la Lipoptena Cervi, que les
ailes étaient caduques comme il advient à quelques Hyménoptères. En
supposant, chose d’ailleurs assez probable, que le fait ne soit pas rare
dans cette famille, la classification actuelle pourrait s’en ressentir gran-
dement.
230 J .-M.-F. Bicor.
Wiedemann (Zweifl. Ins., vol. Il, 1830, p. 608) donne une diagnose
tout à fait incomplète d’une Ornihomyia, appartenant au Musée de Ber-
lin, à laquelle il assigne le nom spécifique de Plicata; la vénation ou les
plis convergents qu’il signale sur ’'abdomen me font l'effet d’une parti-
cularité tout accidentelle ? En tout cas, ma collection contient érois spéci-
mens d’une Ornithomyia (sans désignation de provenance), étiquetés
Plicata de la main de Macquart et n’offrant pas les plis en question;
j'ajoute que, très probablement, ils appartiennent à l’O. nigricans (Espèce
Indienne, Leach et Wiedemann), inparfaitement décrite par ces deux
auteurs.
Les dénominations nouvelles, que je propose d’appliquer aux érois
Groupes que je forme au sein de mes Anomalocerati, s'expliquent sans
difficulté. Le premier (mes Zoobiæ) appartient, assez visiblement à l’ordre
des Diptères, nonobstant certaines déviations, certaines atrophies. La
place du dernier (mes Nycteribiæ), dont le facies rappelle celui des
Arachnides, peut soulever quelques objections. Pour mon compte (malgre
l'existence problématique des balanciers), j'hésiterai toujours à l’y collo-
quer. Quant à mes Melitobiæ (Braulidæ auctor.), j'avoue que je ne puis
y reconnaître des Diptères ?. Si je les laisse figurer dans mes Listes
synoptiques, C’est uniquement afin de me conformer, comme je dois le
faire, à l'opinion de quelques illustres entomologistes.
ANOMALOCERATE (mihi) (1)
TABLEAU SYNOPTIQUE DES TRIBUS.
— Antennes parfois grêles ou allongées, et, dans ce cas, les
yeux atrophiés, ou, l'abdomen sans segmentations dis-
tinctes ; ailes plus ou moins développées, parfois ca-
duques ? parfois atrophiées ; tête, non redressée ni ren-
versée durant le repos et de dimensions relatives nor-
males; pieds médiocrement allongés, insérés en dessous
du thorax; des ongles aux tarses............... Æoobiæ. I.
— Antennes fort courtes, tantôt peu distinctes, tantôt atro-
phiées ; pas d'ailes; souvent la tête fort petite et redres-
sée ou recourbée en arrière durant le repos; les pieds
allongés, grêles, insérés sur ou même au-dessus des
bords thoraciques ; tarses parfois dépourvus d’ongles
AaPParenis eee Rae ME OR Me PC a io IL.
(1) Tribu, Curie, vocables employés ici à titre provisoire,
Famille des Anomalocerati. 231
IT. Tête relativement grande, ni redressée, ni renversée en
arrière; yeux atrophiés; pieds, ni grêles, ni relative-
ment fort allongés, insérés sous le thorax; ongles des
tarses atrophiés. . ......,,.,..,............ Melitobiæ. I.
(Mihi = Braulidæ, Rondani = G. Entomibia Ch. Costa.)
— Tête relativement fort petite, redressée ou renversée en ar-
rière durant le repos ; pieds fort allongés, grêles, insérés
sur, ou même au-dessus des bords thoraciques ; ongles des
tarses robustes et bien développés......... Nycteribiæ. IV.
(= Nycteribidæ Leach, Mem. Wern. Soc., 1817.)
I ZOOBIÆ.
TABLEAU SYNOPTIQUE DES CURIES.
— Antennes peu distinctes ou atrophiées; tête dégagée du
bord thoracique antérieur; ailes persistantes ? obtuses,
relativement grandes, nervures longitudinales ordinaire-
ment parallèles entre elles; tarses relativement courts,
élargis (parfois seulement teframères), ongles courts,
simples; le corps ni élargi, ni déprimé, l'abdomen visi-
blement segmenté........ SRE ERS ere csese COEPOPDIIQR
(Rondani, Ann. dell. Mus. civ. d. Stor. nat. d. Genova,
1878.)
ordinairement distinctes et segmentées; tête engagée
dans une échancrure du bord thoracique antérieur ;
sinon, tantôt l’abdomen pourvu d’une segmentation dis-
tincte, tantôt le corps non déprimé, ni élargi. Les tarses
sont presque toujours pentamères ; les ongles sont grands,
bifides ou trifides en dessous; les ailes, souvent fort
courtes, ou bien atrophiées, parfois caduques ? les ner-
vures longitudinales non parallèles entre elles...... Zoobidi.
(Leach, Mem. Wern. Soc., 1817.)
— Id
STREBLIDI.
— Ailes, six nervures longitudinales, sensiblement parallèles,
et trois transversales ; antennes parfois cachées, ou atro-
phiées; les yeux parfois petits et situées en arrière;
tarses quelquefois féframères.........,,.,.... SRE 4.
232 J.-M.-F. Bicort.
— Id., au plus, cinq nervures longitudinales, non parallèles, et
trois transversales; antennes bien visibles; les yeux re-
lativement grands et normalement situés; tarses tou-
OUPS HER IAIMENES RES ee Lee de dedans 2.
1. Antennes visibles; les yeux relativement grands et nor-
malement situés; tarses paraisssant £étramères ; ailes
ciliées extérieurement. ..........e.sessoesese G. KOLENATIA.
(Rond., Ann. dell. Mus. civ. d. Stor. nat. d. Genova,
vol. XII, 1878.)
— Id., cachées, ou atrophiées; les yeux petits et situés en
arrière de la tête; ailes non ciliées extérieurement ;
tarses pentamères...... RNA Re dos ie Us OTRERBLRS
(Wiedem., Analecta Entom., 182%.)
2. Ailes non ciliées extérieurement, trois cellules postérieures ;
LAPRES ASE ZICOUTIS Se mena eeesecccsses- CUT AT MONDU
(Frauenfeld, Wien Acad. Sitz. B., XVI, p. 320, 1825.)
— Id., ciliées extérieurement, deux cellules postérieures ; tarses
fort raccourcis. Lafrase de secect 0, DRACHYTARSINA
(Macquart, Dit. vi 1850, üe Supplém.)
ZOOBIDI.
— Antennes plus ou moins distinctes, tantôt, allongées et rela-
tivement grêles, tantôt, presque conoïdales, ou, lamelli-
formes et longuement ciligères; ailes parfois atrophiées
pu'caduques (PP) en steiecneE tee + ee te 1.
— Id., cachées ou rudimentaires, non ciligères ; ailes toujours
Arophiées, sautcaduques (get? 1) EE CRC ee 11:
4. Antennes, quand elles existent, normalement conformées,
avec au moins quatre segments plus ou moins distincts ;
les yeux parfois atrophiés ; abdomen pariois dépourvu
de segmentations distinctes ; ailes parfois rudimentaires. 2.
— Id. paraissant formées de deux segments plus ou moins
distincts ; des yeux normaux ; ailes souvent de gran-
deur normale et non caduques (g'et )............. L.
2. Des yeux distincts; ailes rudimentaires; abdomen sans
segmentations visibles; ongles simples; antennes fort
Famille des Anomalocerati. 233
courtes, formées de érois segments, outre le chète. G. CARNUS.
(Nitzsch, Germ., Magas., NI. 1818 : voir Egger, 1858.
— Cenchridobia? Schiner, Wien Ent. Monastischr., 1869.)
— Id., atrophiés; des ailes, ou, pas d’ailes, et parfois l’abdo-
men sans segmentations visibles ; les antennes, quand
elles existent, formées d’au moins quatre segments;
ONIESEDIIIeS RS ER R ee AR AC PE Etat 3.
3. Ailes de forme et grandeur normales; antennes indis-
tinctes ?; abdomen sans segmentations visibles. G. EUCTENODES.
(Waterhouse, Trans. Ent. Soc. London, 1879,
p. 309, etc.)
— Id. nulles ou atrophiées ; antennes anormalement allon-
gées et plus ou moins grêles, formées d’au moins quatre
segments ; abdomen visiblement segmenté... G. POLYCTENES.
(Giglioli et Westw., Quarterl. Journ. of microscop.
science, Vol. IV, 1864, p. 23.)
L. Ailes au moins aussi longues que l’abdomen et notable-
ment élargies ; antennes de formes variées........... à.
— Id. beaucoup plus courtes que l’abdomen, étroites ; an-
tennes lamelliformes et villeuses.....,...,. G. MYoPHTHRIA.
(Rond., Ann. del Mus. civ. d. Stor. nat. d. Genova,
vol. VIL 1875, p. 464.)
d. Ailes élargies, fort obtuses ou arrondies à l'extrémité. ...
6PArlesMunercelluleranale ee Are AN EE TN
6
— Id., étroites, plus ou moins acuminées, souvent courtes... 9.
7
—. Id.; pas de’cellule”anale distincte ne Ennee 8
7. Antennes presque conoidales, terminées par un long pin-
ceau de soies rigides; ailes, 3° nervure longitudinale
(Rondani) soudée avec la costale fort loin de l'extrémité
de cette dernière; cellules basilaires très inégales. .
PE oO 0 De done ON dédie DOC 00 CE .... G. ORNITHOICA.
(Rond., Ann. del Mus. civ. d. Stor. nat. d. Genova,
vol. XII, 1878, p. 159.)
— Id., lamelliformes, 3° segment largement et densément
cilié ; ailes, 3° nervure longitudinale (Rond.) soudée
avec la costale non loin de son extrémité, cellules basi-
234 J.-M.-F Brcor.
laires à peu près égales entre elles......... G. ORNITHOMYIA.
(Latr., Hist. nat. des Crust. et des Ins., t. III, 1802—
Hippobosca pt Fabr., Hæmobora Curtis.)
8. Antennes plus ou moins fuberculiformes, médiocrement et
brièvement villeuses; tête dégagée du bord thora-
GRO EE nine te caca dent G. HIPPOBOSCA.
(Linn., Hist. nat., 1848 = Nirmomyia p*t. Nitzsch. —
G. Zoomyia ? mihi).
— Id., souvent non tuberculiformes, mais, longuement et
densément villeuses ; tête engagée dans une profonde
échancrure du bord thoracique antérieur. ..... G. OLFERSIA.
(Leach, Edim. Encycl., XI, 1819 — Feronia p' Leach,
1817 = Ornithophila Rond., 1879.)
9. Aïles fort acuminées, dépasssant notablement l’abdomen,
3° et 4° longitudinales unies par une courte transver-
SE ICT ANARAE DRE RS ARE ER AR rte 10.
— Id., médiocrement acuminées et dépassant très peu lab-
JOMONA TRES nt ete Ptit + G. OCYPTERUM.
(Leach, Eprobos. Ins., 1815 — Hippobosca Panz. =
Anapera Meig., 1830 — Chelidomyia pt Rondani.)
10. Antennes relativement allongées, 3° segment élargi et très
Milleux-Apas d'ochlles PERTE SL Rene: G. LyNcHA.
(Weyenberg, Cordoba, 1881, p. 3, Dos nuev. espec.
del Grupo d. l. Dipt. Puparos.)
— Id., 3° segment assez étroit; des ocelles....... G. CHELIDOMYIA.
(Rondani, Bull. dell. Soc. ent. Ital., t. XI (à part, p. 8),
1879 — Séenopteryæ Leach, Eprobasc. Ins., 1815 —
Hippobosca p° Linn. = Ornithomyza pt Latr. — Crate-
rina Curtis, 1816.)
11. Des ailes rudimentaires (Z), caduques (9); yeux relative-
MONPTANUS, OVAÏAITS 2.20 re et le elle ce cle G. LIPOPTENA.
(Nitzsch, Germ. und. Zinken. Monogr. f. Ent., 3,
p. 310, 1818 — Pediculus pt Linné.)
— Pas d’ailes (G' et $); yeux petits, linéaires... .... G. MELOPHAGUS.
(Latr., Hist. nat. des Crust. et des Ins., vol. III, 1802
— Hippobosca p‘ Linné.)
Famile des Anomalocerati. — Genre Hippobosca 239
III. MELITOBIÆ.
Genre BrAULA.— (Nitsch, Germ. und Zinkens Magaz., LI, p. 315, 1818
— Entomybia Costa — G. Melitomya ? mihi.)
IV. NYCTERIBIÆ.
— Les pieds sensiblement égaux entre eux................. 1.
— Les postérieurs beaucoup plus longs que les autres. G. MEGISTOPODA.
(Macquart, Ann. Soc. ent. Fr., 2° sér., t. X, p. 353,
1852.)
A. Tibias notablement sillonnés transversalement.... G. CYCLOPODIA.
(Kolenati, Horæ Soc. ent. Rossiæ, IL, p. 82, 1862 —
Eucampsipoda Kolenati, Wien Ent. Monatschr., I, p. 62,
1857.)
— Id., dénués de sillons transversaux distincts. ..... G. NYCTERIBIA.
(Latr., Hist. nat. des Crust. et des Ins., vol. IX, 1802
— Acarus pt Linné. — Hippobosca Voigt. = Phihiridium
Hermann, Celeripes Montag., Stylidia Westw., Listro-
podia Kolenat. et Rond.)
ESPÈCES NOUVELLES.
(Toutes les espèces décrites ici font partie de mes collections. 3.8.)
Genre HEippobosca.
4. H. sivæ. — Long. 6 mill.
Nigro fulvoque picta. Antennis fulvis ; fronte fuloa, vitta frontali fusca ;
thorace fulvo marmorato; scutello maculis tribus fulvis notuto; pectore
et abdomine castaneis ; pedibus rufis; alis pallidissime fulvis, venis, cos-
tali et quinque longitudinalibus basi obscure fuscis, transversa secunda
partim albida.
Antennes fauves avec quelques soies blanchâtres; front fauve avec
une large bande brune; trompe noire, saillie supero médiane du protho-
rax fauve, le reste du thorax noir, épaules rougeâtres avec deux demi-
bandes fauves, deux demi-bandes latérales avant la suture, élargies à
leurs extrémités, la suture avec une courte demi-bande médiane, trans-
versale, trifide antérieurement; bord postérieur avec quatre macules
239 J.-M.-F. Brcot.
obliques, le tout d’un jaune fauve ; flancs bruns avec une large macule
d’un jaune pâle; écusson noir avec trois bandes d’un jaune fauve, poi-
trine brunâtre ainsi que l’abdomen; pieds d’un noirâtre pâle avec
quelques poils blanchâtres, dernier segment des tarses interméniaires et
postérieurs châtain ; ailes d’un jaunâtre très pâle, nervures, costale, lon-
gitudinales 1-4 entièrement, 6° jusqu’à la transversale, 1° transversale,
la partie interne de la ®, noirâtres, le reste de cette dernière blanc,
de longitudinale roussâtre jusqu’à la 1"° transversale, le reste des ner-
vures très pâle.
Indes orientales. — 1 spécim.
2. H. caLopsis. — Long. 6 mill.
Nigra, nitida. Haustello nigro; antennis fulois; hypostamate nitido,
flavo late notato ; capite fulvo nitido, vitta frontis nigra; oculis fulois,
nigro uni-viltatis ; thorace nitido, nigro, flavido [ulvo picto; scutello nigro,
macula punctisque duo minutis fulvis; abdomine fusco, nitido, cinereo
villoso , basi obscure livido ; pedibus rufis, femoribus anticis superne
nigro notatis, intermediis, intus et apice lute, posticis, dimido parte api-
cali, nigris, tibiis intermediis intus, posticis, præter genicula, tarsis
apice, præter anticos, nigris; alis pallide fuscanis, venis, costali, longi-
tudinalibus 1-35 omnino, 4 et 5* parum, ultra transversas, 6* late basi,
transversis tandem, plus minus, nigro fusco pictis.
Antennes rougeâtres, avec quelques soies jaunâtres; trompe noire ;
tête d’un fauve luisant ; sur l’épistome, une large macule presque cordi-
forme d’un jaune luisant ; front avec une large bande noire bifide anté-
rieurement, callosité ocellifère de couleur châtain en avant et fauve en
arrière ; yeux fauves avec une macule médiane ovalaire, allongée, noire;
la saillie du prothorax noire avec une macule médiane d’un jaune fauve;
les épaules, deux demi-bandes latérales arquées en avant de la suture,
et, sur la suture même, une petite bande transversale légèrement tri-
dentée antérieurement, cinq macules obliques, allongées, sur le méta-
thorax, le tout d’un jaune fauve; flancs noirs à duvet gris, deux points
accolés jaunes sous l'insertion des ailes ; écusson d’un noir luisant avec
une bande médiane et deux points latéraux d’un jaune fauve; poitrine
brune ; abdomen noirâtre, luisant, obscurément roussâtre en dessous,
clairsemé de duvet gris, base teintée d’un jaunâtre livide ; pieds rou-
geâtres avec un fin duvet clairsemé blanchâtre, tarses, sauf les anté-
rieurs et ongles, noirs, cuisses antérieures avec, en dessus, une large ma-
cule noire, les intermédiaires et les tibias intermédiaires, intérieurement,
Anomalocerati. — Genres Hippobosca et Olfersia 237
largement teints de noir vers leur extrémité, les cuisses et les tibias pos-
térieurs largement teintés de même couleur à l'extrémité; ailes d’un
roussâtre pâle, nervures, costale et longitudinales 1-3, entièrement, 4° et
>, jusqu’un peu au-delà des transversales, base de la 6°, la re trans-
versale, la moitié interne de la 2°, de couleur noirûâtre; le reste des ner-
vures extrêmement pâle.
Ile de Ceylan. — 4 spécim.
Genre @lfersia.
4. O. maURA. — Long. 5 1/2 mill.
Antennis castaneis, flavido setosis ; epistomate et vertice testaceis, fronte
fusca, utrinque nitidu ; thorace fusco nigro, vix nitente, humeris scutello-
que sordide fulvis ; abdomine obscure infuscato, segmento 2 apice fulvo
marginato ; pedibus testaceis, femoribus superne parum infuscatis, nigro
parce setosis, posticis, externe, linea tenui, fuscana, notatis ; alis fere hya-
linis, venis, costali, longitudinalibus 1-4, omnino, 5?, usque ad trans-
versam 1%® nigram, nigro tinctis.
Antennes brunes à soies jaunâtres ; épistome, vertex largement, d’un
jaunâtre luisant, front d’un brun mat à côtés luisants; thorax d’un brun
assez luisant, épaules jaunâtres, côtés ainsi que l’écusson d’un roux pâle,
ce dernier muni de deux soies latérales; poitrine roussâtre ; abdomen
brun, 2° segment avec un fin liséré jaune; pieds testacés, quelques soies
noires sur les cuisses, celles-ci légèrement brunâtres en dessus, les pos-
térieures avec, extérieurement, une ligne brune très fine, le dessous
des tarses postérieurs brunâtre ; ailes d’un jaunâtre très pâle, nervures,
costales, 1, 2, 3 et 4° longitudinales, entièrement, 5°, jusqu’à la 4'° trans-
versale, l’externe, la 6° à sa base, noirâtres, la 1"° nervure transversale
de même couleur, la 2 très pâle, les deux cellules basilaires fort inégales,
la 2° nervure longitudinale soudée à la costale assez loin de la première,
c’est-à-dire au niveau de la transversale externe.
Algérie. — 2 spécim.
2. O. rmpressA. — Long. 7 mill.
Antennis pallide fulvis, nigro villosis; haustello superne ejusdem colo-
ris; fronte castanea ; epistomate, lateribus et macula trigona verticis
nilidis; oculis rufis ; thorace nitido, fuseo nigro, linea mediana, sutura
profunde impressa, scapulisque fluvidis, utrinque puncto prope radicem
alarum flavido; scutello, apice, dense nigro villoso ; abdomine nigro,
nigro villosulo; pedibus sordide testaceis, femoribus, superne, tibiis, intus
238 J.-M.-F. Bicor.
et exlerne sed anguste, fuscis ; alis fere hyalinis, venis, costali, lonyitudi-
nalibus 1-45, omnino, 5?, parum ultra transversam 1% nigram, nigro
pictis, transversa 2? pallidissima.
D'un noir brunâtre. Antennes, dessus de la trompe, jaune fauve;
des soies longues et noires aux antennes; front brun, triangle du vertex,
bord interne des orbites, épistome, luisants ; yeux rougeâtres ; thorax
d’un brun noir, luisant, avec un sillon médian ainsi que la suture pro-
fondément marqués, l’écusson avec un sillon longitudinal très marqué,
saillie des épaules jaunâtres avec une macule noirâtre à la base, un
point jaunâtre près de la base des ailes; écusson longuement frangé de
soies rigides, noires ; abdomen d’un noir mat à petits poils noirs ; pieds
d’un fauve pâle, quelques soies noires sur les cuisses, en dessus, les
bords internes et externes des tibias, brunâtres, tarses postérieurs noirs;
ailes presque hyalines, nervures, costale et longitudinales de 1 à 4, en-
tièrement, 5, jusqu’un peu au-delà de la 1"° transversale, 6°, jusqu’à la
% transversale (l’interne), et 1'° transversale (l’externe), noires, 2° trans-
versale et le reste des nervures pâles. Les deux cellules basilaires fort
inégales, 2° nervure longitudinale soudée à la 4", et, toutes les deux,
avec la costale, au niveau de la 4"° transversale.
Californie. — 1 spécim.
3. O. LIVIDICOLOR. — Long. 5 mill.
Antennis fuscis; fronte fuscana; oculis custaneis; epistomate sordide
flavido ; thorace piceo, parum nitente, humeris et scutello obscure fulvis ;
abdomine, sordide, fulvo opaco; pedibus pallide fulvidis; alis parum in-
fuscatis, venis, costali, longitudinalibus 1-4, omnino, à*, usque ad trans-
versam 1% fuscam, infuscatis, transversa 2 pallidissima.
Antennes brunâtres, à poils bruns; yeux châtains ; épistome d’un jau-
nâtre obscur assez luisant, ainsi que le vertex et le bord interne des
orbites; thorax couleur de poix, peu luisant; côtés, écusson, obscuré-
ment roussâtres, ce dernier muni de deux macrochètes latéraux noirs ;
abdomen d’un fauve brunâtre obscur; pieds d’un jaunâtre sale avec
quelques soies brunes ; ailes d’un jaunâtre très pâle, nervures, costale,
longitudinales 4-4, entièrement, 5°, jusqu’à la 1"° transversale, 6°, à sa
base, 1'° transversale (externe), brunes, 2° transversale (interne) fort pâle.
Première nervure longitudinale (Rondani) soudée à la costale loin de
la %, celle-ci s’arrêtant un peu avant d'atteindre le niveau de la 1"° trans-
versale ; les deux cellules basilaires extrêmement inégales.
Brésil. — À spécim.
Anomalocerati. — Genre Olfersia. 239
k. O. sorpInA. — Long. 5 mill.
Antennis fuscanis, flavo pallido villosis ; toto corpore nigro fusco, tho-
race nilido; femoribus basi lividis ; alis fuscanis, venis, costali, longilu-
dinalibus 1-45, omnino, à? et 6*, usque ad venas transversas nigras, nigro
tinctis.
Entièrement d’un brun noirâtre, thorax luisant, excepté; antennes
brunes à poils jaunâtres, un disque arrondi, luisant, sis au-dessus de
l’épistome et portant au centre une profonde fossette, le haut du front,
le vertex, entièrement, recouverts par une large plaque trapézoïdale éga-
lement luisante; yeux noirâtres. Écusson dépourvu de soies. Pieds noi-
râtres, cuisses d’un jaune livide à la base avec quelques courtes soies
roussâtres ; ailes enfumées, nervures, costale, longitudinales 1, 2, 3 et
Le (Rondani), ainsi que les deux transversales, entièrement noires, à° et
6° de cette nuance, mais seulement jusqu'aux transversales. Première
nervure longitudinale soudée à la costale au niveau de la 1'° transver-
sale, 2° longitudinale soudée à ladite costale loin de la 4"° longitudinale,
les deux cellules basilaires fort inégales.
Guatemala. — 1 spécim.
5. O. EryTuropsis. — Long. 6 mill.
Antennis fuscis, fusco villosis. Fusco nigro, thorace nitido ; oculis rufis ;
humeris flavis; thorace et scutello, utrinque, castaneo obscuro limbatis ;
tibiis sordide rufis, femoribus, superne, tibiis, intus et externe, tarsis, om-
nino, obscure fuscis ; alis infumatis, venis, costali, longitudinalibus 1-4
omnino, 5? el 6*, usque ad transversas nigras, nigris.
Antennes brunes à villosité brunâtre; thorax d’un noir brunâtre très
luisant; yeux rouges; front avec deux sillons transversaux, une fossette
arrondie sise au-dessus de l’épistome ; épaules jaunâtres ; côtés du tho-
rax et de l’écusson bordés d’un châtain foncé; écusson paraissant glabre;
abdomen d’un brun noirâtre peu luisant; pieds d’un rougeâtre obscur,
cuisses en dessus, bords internes et externes des tibias et des tarses, noi-
râtres, quelques soies brunes clairsemées sur les cuisses; ailes enfu-
mées, nervures, Costale, longitudinales 1-4, entièrement, 5° et 6°, jus-
qu'aux transversales, noirâtres, 1"° transversale pâle, 2 longitudinale
soudée à la costale à peu près au niveau de cette dernière et loin de
la &, les deux cellules basilaires fort inégales.
Nouv.-Calédonie. — 1 spécim.
220 J.-F.-M. Braor.
6. O. NoOUMEANA. — Long. 3 1/2 mill.
Antennis rufis, nigro longe villosis; fronte nigro fusco, lateribus, occi-
pile et epistomate, nitidis, castaneis ; thorace obscure cærulescente, niido,
humeris rufis; scutello fere nudo ; pedibus sordide rufis, femoribus longe
sed parce nigro setosis, superne obscure fuscis; tibiis, intus et externe, tarsis,
intermedüis et posticis, ejusdem coloris; alis pallide infuscatis, venis, cos-
tali, longitudinalibus 1-45, omnino, à* el 6*, usque ad transversas, trans-
versa 12, nigris, 2*, pallida.
Antennes rougeâtres à longues soies noires; front noirâtre; côtés,
épistome marqué d’une grande fossette, vertex, d’un châtain foncé lui-
sant; yeux noirâtres ; thorax, écusson, d’un noir un peu verdâtre, lui-
sants, épaules d’un châtain foncé ; écusson presque glabre ; abdomen d’un
brun noirâtre mat; pieds d’un roussâtre obscur, cuisses avec quelques
soies noires, le dessus, les bords antérieurs et postérieurs des tibias,
l'extrémité des tarses, les tarses postérieurs entièrement, noirâtres ; ailes
d’un jaunâtre pâle, nervures, costale de 1 à 4, entièrement, 5° et 6° lon-
gitudinales, jusqu'aux transversales, enfin, 1" transversale, noirâtres,
2% transversale pâle du côté extérieur, 1"° longitudinale soudée à la cos-
tale au niveau de la 2 transversale, 2 et 3° soudées simultanément de
la même manière, mais au-delà du niveau de la 1"° transversale, les deux
cellules basilaires fort inégales.
Trouvée sur un Alcedo.
Nouv.-Calédonie. — 1 spécim.
7. O. cAPENSIS, d'. — Long. à mill.
&. Cinereo livido obscuro ; labro testaceo ; palpis pallide fuscis; fronte
lata, quadrata, obscure cireneu; alis pallide cinereis, venis externis parum
infuscatis, transversali fusca, ad apicem primæ longitudinalis haud extra
nec infra locata; oculis nigris.
d. D'une nuance grisâtre obscurément livide; front carré, d’un gris
foncé, sans lignes ni sillons ; labre testacé ; palpes longs, brunâtres ; abdo-
men légèrement nuancé de brun; ailes, fort allongées, d’un gris pâle,
nervures externes brunes, la transversale plus foncée, située exactement
au niveau de l’extrémité de la longitudinale; yeux noirâtres. Antennes
fort petites, brunâtres.
Cap de Bonne-Espérance. — 1 spécim.
Anomulocerali. — Genre Ornithomyix. 2141
Genre Grnithomyia.
1. O. Hova. — Long. 10 mill.
Castanea, nitida. Antennis fulois, nigro longe villosis ; oculis castaneis ;
fronte, utrinque, obscuriore ; humeris lateribusque thoracis obscure fulvis,
spinis humeralibus flavidis, basi puncto impresso ovali, pallido, notatis;
scutello medio parce nigro setoso ; abdomine cinerascente flavido, minutis-
sime fusco punctulato et parce nigro setoso; pedibus lividis, femoribus
superne, tibiis, ante et retro, tarsis, omnino, nigris; alis fuscanis, venis,
costali, longitudinalibus 1-45, omnino, 5° et 6*, parum ultra transversas,
castaneis, transversali 1* ejusdem coloris, 2? albida.
Brune, luisante. Antennes rougeätres à soies noires; yeux bruns;
côtés du front bruns, luisants, le milieu mat; côtés du thorax et base de
l’écusson roussâtres, saillies humérales jaunâtres avec, latéralement à la
base, une impression stigmatiforme pâle, ovalaire ; écusson avec quelques
soies noires vers l’extrémité; abdomen opaque, d’un gris jaunâtre, très
finement ponctué de brun et clairsemé de longues soies noires ; pieds
bruns avec quelques soies noires, base et dessous des cuisses, milieu des
tibias, teintés longitudinalement d’un jaune livide ; ailes brunâtres, ner-
vures, costale, longitudinales 1-4, entièrement, 5° et 6°, jusque un peu
au-delà des nervures transversales, 1° transversale (l’externe), bru-
nâtres, 2 transversale blanche, la 1° nervure longitudinale soudée avec
la costale à peu près au niveau de la 1° transversale, la 2° au niveau de
la seconde transversale, la 3° fort au-delà et à peu près à égale distance
entre la 2° et la 4° longitudinale ; les deux cellules basilaires fort inégales.
Madagascar. — 2 spécin.
2. O. NITENS. — Long. 9 mill.
Nitidu. Antennis nigris nigroque villosis ; palpis flavidis ; fronte testa-
cea ; oculis nigris ; thorace nigro, linea media angusta, fulvida, humeris
late, scutello, testuceis ; abdomine nigro fusco, breviter et parce piloso ;
pedibus flavide lividis, geniculis, linea tibiarum laterali angusta, tarsis,
omnino, fuscis ; alis pallide fuscanis, venis, costali, longitudinalibus 1-4
omnino, nigris, 5* el 6, parum ultra transversas, ejusdem coloris, istis
in medio pallidis.
Très luisante. Antennes testacées, à poils noirs ; palpes jaunâtres ; yeux
noirs ; front jaunâtre, macule ocellifère noire; thorax jaunâtre, ferqum
largement noir avec une ligne médiane, fort étroite, rougeâtre, épaules
largement, écusson, testacés, ce dernier avec quelques soies noirâtres
en son milieu; poitrine testacée avec deux grandes macules latérales
(1885) 16
242 J.-M.-F. Bicor.
noirâtres ; abdomen d’un brun pâle ou jaunâtre, à poils noirs clairsemés ;
pieds d’un jaunâtre clair avec les genoux, les tarses et une marge
étroite à la face externe des tibias postérieurs, noirâtres ; ailes rous-
sâtres, nervures brunâtres, costale, longitudinales 1-4, entièrement, 5° et
6°, jusque un peu au-delà de la 1" transversale noire, le tout de cou-
leur également noire, la 2° transversale brune; 1" longitudinale soudée
à la costale à peu près au niveau de la 1" transversale (lexterne), 2° au
niveau de la seconde transversale, 3° assez près de l'extrémité de la
le longitudinale; les deux cellules basilaires assez inégales.
Panama. — à spécim.
3. O. FUSCIPENNIS. — Long. à 4/2 mill.
Haustello, palpis antennisque nigro villosis, nigris, epistomate prasino-
tincto ; fronte fulva: thorace scutelloque testaceo obscuro, superne fus-
cano, linea media, exili, rufa ; abdomine flavido pruinoso ; pedibus pallide
fulvis, parce et longe nigro setosis, tarsis fuscis, femoribus superne el
inferne viridi tinctis; alis pallide flavescentibus, venis, costali fulva, lon-
gitudinalibus 1-45, omnino, 5 et 62, parum ultra 1° transversam fus-
cam, obscure fuscanis, transversa 2*, media albida.
Trompe et palpes noirs, antennes de même couleur à poils noirs;
épistome luisant, jaunâtre, avec une petite fossette ronde; front fauve,
vertex et côtés luisants, macule ocellifère noire ; thorax, écusson, luisants,
d’un jaune roussâtre, fergum largement brunâtre avec une étroite ligne
médiane rougeâtre; écusson clairsemé de longues soies noires ; abdomen
d’un pruineux jaunâtre sur fond brun, quelques soies noires ; pieds jau-
nâtres, extrémité des tarses brune, cuisses bordées de vert pâle en des-
sus et en dessous; ailes d’un jaunâtre fort pâle, nervures, costale rous-
sâtre, longitudinales 1-4, entièrement, 5° et 6°, jusque un peu au-delà des
transversales, 1"° transversale, noirâtres, ® transversale blanche en son
milieu ; 1" et 2° longitudinales soudées à la costale avant les transver-
sales et très loin de la %; les deux cellules basilaires médiocrement
inégales.
Colombie. — 4 spécim.
LB. O. HAÏTIENSIS. — Lone. 7 mill.
Antennis et capite fulvis, nilidis, nigro setosis. Thorace nitido, flavido-
fulvo, macula fusca transversa, lata, subcordiformi, notato; scutello ni-
tido, fusco, utrinque, basi, pallide fulvo ; abdomine castaneo, opaco, basi
obscure fulvido; pedibus fulvis, tursis apice, posticis, omnino, fuscis,
femoribus posticis et intermediis linea exili laterali, tibiis, superneet in-
ferne, angustissime, fuscis ; alis pallide flavidis, venis, costali, longitudi-
arc
Anomaloceruti. — Genre Ornithomyiu. 249
nülibus 1-4%, omnino, 5% el 6%, usque ad venas transversas, nigris, trans-
versali 1* nigra, 2? pallida.
Tête et antennes fauves à soies noires ; épistome marqué d’une fossette
arrondie ; vertex, côtés du front, luisants, macule ocellifère noirâtre ;
thorax, écusson, luisants, le premier d’un fauve pâle avec une grande
macule dorsale presque cordiforme, brune, le second brun avec deux
macules basilaires latérales, jaunâtres, et muni d’assez nombreuses soies
noires et rigides près du bord postérieur ; abdomen mat, brunâtre avec
la base un peu jaunâtre; pieds d’un jaune fauve avec d’assez longs ma-
crochètes noirs, extrémité des tarses (les postérieurs entièrement), noi-
râtres, une ligne ténue, longitudinale, brune, sise au côté externe des
cuisses médianes et postérieures, tous les tibias bordés de brun en dessus
et en dessous; ailes d’un jaunâtre pâle; nervures, costale, 1-4 longitu-
dinales, entièrement, 5° et 6°, jusqu'aux transversales, noirâtres, 1'° trans-
verssale (lexterne) noire, 2 blanche ; 4°° et 2° nervures longitudinales
(Rondani) soudées toutes les deux avec la costale, non loin l’une de
l’autre, un peu au-delà de la nervure transversale interne, 3° soudée
avec ladite costale près de la 4°, les deux cellules basilaires assez iné-
gales.
Haïti. — 1 spécim.
D. Ô. RUFIVENTRIS. — Long. 7 mill.
Nigro nitido. Haustello rufo, palpis obscure castaneis ; fronte media,
spatio quadralo magno, opaco, vertice parum cordiformi, marginibus
internis oculorum el epistomale, nitidis; oculis pallide rufis; tergo tho-
racis el scutello, linea longitudinali media profunde notatis; abdomine,
rufo pruinoso, macula basali parva, et, apicem versus, maculis duo
rotundatis, nigris nilidis, picto; pedibus omnino nigris, nitidis; alis
infuscatis ; vena transversa 2, vix perspicua, a 1? longe locata.
Trompe roussâtre ; palpes d’un brun foncé; les yeux d’un rougeâtre
pâle ; front, en son milieu, avec un grand espace mat, quadrangulaire,
déprimé sis, entre les saillies étroites et luisantes du bord interne des
orbites, celles du vertex échancré en avant, et, de l’épistome; un sillon
longitudinal tracé sur le milieu du tergum et se continuant sur l’écus-
son ; abdomen d’un roux pruineux, avec une petite macule saillante près
de la base et deux autres plus grandes, arrondies, sises près de son extré-
mité, noires et luisantes ; pieds entièrement d’un noir luisant ; ailes noi-
râtres, les deux cellules basilaires extrêmement inégales, la 2 nervure
wansversale (l’interne) peu distincte et sise tout près de la base dé l'aile;
la 17 nervure longitudinale (Rondani) soudée à la costale avant la
244 J.-M.-F. Bicor.
{1e transversale (lexterne), les 2 et 3° tout auprès l’une de l’autre, mais
très loin de la 1"° longitudidale.
Je dois ces insectes à la générosité de mon ami L. Fairmaire.
Brésil (Port Alègre). — 4 spécim.
6. O. KANAKORUM. — Long. 10 mill.
Fronte, oculis et antennis sordide fulvis, nigro setosis; verticis lateri-
busque castaneis, nitidis ; thorace nitido, obscure fulvo ; scutello superne
nigro setoso; abdomine fusco, nigro piloso; pedibus pallide fulvis, femo-
r'ibus parce nigro setosis, externe, apice, tibüis, intus et extra, tarsis om-
hino, nigro fusco tinctis ; alis flavescentibus, venis fulvis, costali, longi-
tudinalibus 1-45, omnino, à* et 6%, parum ultra transversam primam
nigram, nigro pictis, transversa secunda albidu.
Épistome jaunâtre, luisant, échancré en avant; antennes d’un fauve
pâle à villosité noire; les yeux d’un fauve rougeûtre ; front d’un châtain
clair, vertex et côtés luisants, un peu plus foncés; thorax luisant, d’un
châtain clair, écusson brunâtre avec de longs macrochètes rigides en son
milieu ; abdomen mat, brun, à poils noirs; pieds d’un fauve jaunûtre,
cuisses munies en dessus de quelques longs macrochètes noirs et teintées
en dehors, vers l’extrémité, d’une couleur noirâtre, tarses entièrement,
tibias, extérieurement et intérieurement, noirâtres ; ai:2s d’un roussâtre
pâle, nervures, costale, longitudinales 1-4, entièrement, 5° et 6°, jusque
uif peu au-delà de la 1" transversale (lexterne) noirâtres, cette dernière
de même nuance, ? transversale (linterne) presque entièrement blanche ;
longitudinales 1 et 2 soudées à la costale au niveau des 1'° et 2° trans-
versales, 3 longitudinale aboutissant tout auprès de la 4° longitudinale,
les deux cellules basilaires assez inégales.
Nouv.-Calédonie. — 1 spécim.
7. OÔ. ÆNBSCENS. — Long. 3 1/2 mill.
Antennis rufis, apice nigris eb nigro selosis; oculis rufis ; fronte fusca,
vertice, lateribus, et, epistomate nitidis, ejusdem coloris ; thorace scutello-
que nigro æneo, humeris apice flavidis ; abdomine fusco opaco; pedibus
fuscis, femoribus et tibiis mediis, ante et postice, rufo vittatis ; alis fere
hyalinis, venis, costali, longitudinalibus 1-4, omnino, 52 et 6%, usque ad
transversas nigras, nigro piclis.
Antennes rougeâtres, extrémité et poils noirs ; les yeux d’un rougeâtre
pâle; front d’un brun mat, côtés, vertex, épistome, d’un châtain luisant ;
thorax, écusson, d’un bronzé obscur et luisant; pointes des saillies hu-
mérales jaunâtres ; abdomen d’un brun mat avec de courtes soies noires ;
pieds d’un châtain foncé, milieu des cuisses et des tibias avec, en avant
Anomatocerati. — Genres Ornithomyia et Nycteribix. MD
et en arrière, vers leur milieu, une large bande longitudinale rougeûtre ;
ailes presque hyalines, nervures, costale, longitudinales 1 à 4, entière-
ment, 5° et 6°, jusqu'aux transversales, noires, ainsi que ces dernières ;
Are longitudinale (Rondani) soudée à la costale un peu au-delà de la
2 transversale (l’interne), 2 au niveau de la 1" (lexterne), 3° tout
auprès de la 4° longitudinale, les cellules basilaires fort inégales.
Nouv.-Calédonie. — 3 spécim.
8. O. VARIEGATA. — Long. 4 mill.
Antennis fulvis, nigro setosis ; oculis fuscis ; capite fulvo ; thorace f[usco
opaco, lateribus, humeris, pectore et basi scutelli, obscure rufis: abdo-
mine parum rufo tincto, parce nigro setoso ; pedibus viridi-flavido tinctis,
tarsis apice castaneis ; alis cinereis, venis fuscis, externis nigris, trans-
versa secunda media albida.
Antennes fauves, brunâtres à leur extrémité, soies noires ; les yeux
noirâtres ; tête fauve et de nuance moins claire au milieu du front, vertex,
côtés, poitrine, base de l’écusson, teintés de rougeûtre ; abdomen rous-
sâtre, mat, avec de très courtes soies noires; pieds d’un vert jaunâtre
pâle, extrémités des tarses châtain; ailes d’un cendré pâle, nervures
brunes, les externes noirâtres ainsi que les transversales, 2 transversale
(l’interne) blanchâtre au milieu, les longitudinales 4 et 2 (Rondani) sou-
dées à la costale un peu avant la 2° transversale, et la 3° assez loin de
la 4° longitudinale, les cellules basilaires presque d’égale longueur.
Nouv.-Zélande. — 1 spécim.
Genre Nyeteribia.
1. N. MEXICANA. — Long, 2 mill.
Fulvo pallido, unguibus nigris; corpore undique sparso setis parvis,
nigris ; abdomine ad apicem selis duo elongatis, ejusdem coloris, munito ;
femoribus anticis superne nudis, intermediis breviter villosis, et, apicem
versus, Superne, seta unica longa armatis, posticis Similiter setosis, tibiis
omnibus superne breviter setosis et macrochetis quatuor instructis, deni-
que inferne, ad apicem, setis paucis longis.
Entièrement d’un fauve clair, sauf les ongles qui sont noirs ainsi que
toutes les soies et tous les macrochètes ; les soies du corps sont courtes,
clairsemées ; deux longs macrochètes existent vers l’extrémité abdomi-
nale ; les cuisses antérieures sont nues, les intermédiaires, en dessus,
brièvement villosules, avec un long macrochète subapical, les posté-
rieures nues et munies d’un semblable appendice: tous les tibias son
246 J.-M.-F, Bicor. — Anomatocerati. — Genre Nyteribia.
clairsemés en dessus de petites soies et munies de quatre longs macro-
chètes ; en dessous, quelques soies allongées, vers l'extrémité.
Mexique. — 4 spécim.
2. N. ocEANICA. — Long. 2 mill.
Pallide fuloa, unguibus, setis et macrochetis nigris; femoribus anticis
superne nudis, inferne inæqualiter villsosis, coxis satis longe setosis,
intermediis parce tomentosis, apicem versus, superne et inferne, satis longe
selosis, posticis superne nudis, inferne, ad apicem, parce setosis, tibiis om-
nibus, superne, inæqualiter et parce setosis, subtus, ad apicem, satis
longe villosis.
D'un fauve pâle, ongles, soies et macrochètes noirs ; les cuisses anté-
rieures, nues en dessus, très irrégulièrement villeuses en dessous, les
hanches munies de longues soies; les cuisses intermédiaires, clair-
semées de poils courts, sont munies en dessous et latéralement, vers
leur extrémité, d'assez longs macrochètes inégaux ; les postérieures, nues,
sont pourvues en dessous, vers leur extrémité, de quelques macrochètes ;
tous les tibias sont semés en dessus de quelques soies fort inégales, et,
en dessous, vers leur extrémité, de quelques macrochètes assez allongés.
Nouv.-Calédonie. — 2 spécim.
3. N. FULVIDA. — Long. 5 mill.
G'?. Rufa. Abdomine castaneo tincto et longe fusco piloso ; tibiis, tarsis
leniter incurvatis, testaceis : capite fusco piloso; femoribus sat latis, haud
sulciolatis, versus apicem, superne, longe fuseo villosis, tibiis cylindricis,
selis plurimis, inæqualibus, externe instructis; unguibus nigris.
d'?. Rougeâtre ; tête plus foncée et garnie de nombreuses soies noi-
râtres ; abdomen brunâtre, assez densément garni de longs poils noi-
râtres; cuisses légèrement élargies, sans impressions transversales ;
tibias un peu courbés, tarses d’un testacé pâle, ongles noirs. Les cuisses
munies en dessus, vers leur extrémité, de longues soies brunes ; tibias
clairsemés, en dessus et sur toute leur étendue, de longues soies brunes
à peu près égales entre elles ; les cuisses antérieures munies en dessus
et sur les côtés de quelques soies de même nuance; les cuisses com-
primées, élargies, les tibias presque cylindriques.
Cap de Bonne-Espérance. — 1 spécim.
Je possède deux spécimens d’une Nycleribia ? de petite taille, d’un
fauve luisant, présentant des formes assez notablement épaisses et rac-
courcies, longues, au plus d’un millimètre : leur mauvais état de conser-
vation ne permet pas de les déterminer convenablement, — Nouvelle-
Calédonie.
— 2 D ——————
DIPTÈRES NOUVEAUX OU PEU CONNUS
28° PARTIE
Par M. J.-F.-M. BIGOT.
XXXVI
SYRPHIDI
Addenda au mémoire publié dans les Annales
de la
Société entomologique de France
(ANNÉES 1883-1884.)
Séance du 27 mai 1885 (1).
NOUVELLES ESPÈCES.
(Toutes les espèces ici décrites font partie de mes collections.)
XYLOTA CUPRINA, d'. — Long. 11 mill.
Antennis nigris; facie nigra, utrinque albido pruinosa, fronte ejus-
dem coloris, vertice obcure ænescente; thorace scutelloque nigro violaceo,
parum nitentis, pleuris cinereo villosis; abdomine cupreo-aurato, basi
obscuriore, apicem versus parce aureo tomentoso ; calyptris obscure ful-
vis, halieribus rufis; pedibus obscure fuscis, geniculis late, tibis apice,
anguste, tarsis basi, late fulvis; alis fuscis, basi el intus late cinereo pal-
lido tinctis.
Antennes noirâtres ; face et front noirs à duvet blanc sur les côtés,
vertex obscurément bronzé; thorax, écusson, noirâtres, peu luisants, à
reflets violacés, flancs à duvet grisâtre, épais, cuillerons d’un fauve ob-
scur, balanciers fauves; abdomen d’un cuivreux doré,- plus obscur et
plus foncé à la base, un peu de duvet.court clairsemé et doré, vers son
extrémité; pieds noirâtres, genoux, extrémité des tibias et base des
tarses, largement fauves; ailes brunes, la base et le bord interne d’un
gris assez Clair.
Indes. — à spécim.
(1) Manuscrit revu par l’auteur en octobre 1885.
Ann. Soc, ent. Fr. — Décembre 1885.
248 J.-M.-F. Brcor.
BRACHYOPA RUBRIVENTRIS, ©. — Long. 8 mill.
Antennis castaneis ; palpis et haustello nigris ; facie et fronte nigro ni-
tido ; thorace scutelloque nigris, obscure œnescentibus ; calyptris et halte-
ribus rufis; abdomine rufo nitido; pedibus rufis, coxis, femoribus, tibiis
tarsisque, apice, nigris, femoribus pedum posticorum nigris, basi late ru-
fis ; alis pallidissime flavidis, apice parum infumatis.
Antennes brunes; palpes et trompe noirs ; face et front d’un noir lui-
sant avec un peu de duvet gris clairsemé sur les côtés ; thorax d’un noir
à reflets bronzé obscur et duvet gris; cuillerons et balanciers rou-
geâtres; abdomen entièrement d’un rouge orangé luisant; hanches
noires, pieds d’un rouge orangé, sauf l'extrémité des cuisses, des tibias
et les trois derniers segments des tarses qui sont noirs, pieds postérieurs
entièrement noirs, sauf la base des cuisses largement teintée de rou-
geâtre; ailes un peu roussâtres, légèrement enfumées vers l’extrémité,
le stigmate d’un roussâtre plus foncé. Les yeux sont très clairsemés d’un
fin duvet à peine distinet; le chète est nu; la 5° nervure longitudinale
de l'aile (Rondani) est très brièvement appendiculé après le coude; la
face est un peu concave et sans callosité; les cuisses postérieures, peu
renflées, sont villeuses en dessous avec quelques soies épineuses vers
leur extrémité.
Australie. — À spécim.
SYRITTA VITRIPENNIS, &. — Long. 7 1/2 mill.
Antennis fuscis; facie albida, fronte verticeque nigris, nilidis; tho-
race scutelloque nigris, parum nitidis ; humeris puncto albido notatis, pleu-
ris albido pruinosis ; calyptris albidis, halteribus pallide testaceis ; abdo-
mine nigro opaco, segmentis 2° et 3°, utrinque, macula elongata testaceo
pallido tincta; femoribus posticis crassis, subtus pluridentatis, nigro nitido
pictis, tibiis id. castaneis, fulvo late bis annulatis, tarsis id. fuscis, pedi-
bus anticis et intermediis fulvis, femoribus id. basi nigris; alis omnino
vitreis.
Antennes brunes; face blanche; front et vertex d’un noir luisant ;
thorax, écusson, d’un noir un peu luisant, flancs d’un blanc pruineux,
une macule arrondie aux épaules et une bande étroite latérale, réunis-
sant cette macule à la suture, d’un blanc jaunâtre ; abdomen d’un noir
opaque, une touffe de poils blancs de chaque côté de sa base, 2° et 3° seg-
ments avec, de chaque côté, une bande jaunâtre pâle, terminées avant le
bord postérieur des dits segments et légèrement convexes intérieurement ;
cuisses postérieures épaisses, denticulées en dessous, d’un noir luisant,
Syrphipi. — Genres Eristalomyia, Orthonecra, Ischyrosyrphus. 249
tibias éd. bruns, avec les genoux et un large anneau, fauves, tarses &d.
bruns ; les pieds antérieurs et intermédiaires fauves, base des cuisses id.
largement teintée de brun ; ailes entièrement hyalines.
Cap de Bonne-Espérace. — 1 spécimen.
ERISTALOMYIA NOTATA, ®. — Long. 12 mill.
?. Antennis nigris, chæto et vertice castaneis ; facie flavido cinereo to-
mentosa, vilta, Superne abbreviata, nigro nitido ; oculis valde approxi-
matis ; thorace nigro, dense fulvo vestito, scutello nigro, apice fulvo obs-
curo; abdomine nigro nitido, vittis transversis quatuor fulvis ; calyptris
et halteribus testaceis ; pedibus nigris, tibiis basi, late, metatarsis, obscure
fulvis; alis hyalinis, vitta transversali irrequlariter sinuosa, intus eva-
nescente, fusco nigro.
Antennes noires, chète et vertex brunâtres ; face d’un blanc jaunâtre,
couverte d’un duvet de même nuance; une large bande médiane, d’un
noir luisant; thorax noir, couvert d’un épais duvet roussâtre ; écusson
rougeâtre à base noire; cuillerons et balanciers testacés ; abdomen d’un
noir assez luisant avec quatre bandes transversales, fauves, sises à la
base des 2%, 3°, 4° et 5° segments, les deux premières soudées l’une
avec l’autre de chaque côté; pieds noirs, base des tibias fauves, méta-
tarses d’un brunâtre pâle ; ailes hyalines avec une demi-bande trans-
versale, externe, irrégulière, d’un brun noirâtre foncé, s’atténuant et
se terminant au milieu du disque.
Cap de Bonne-Espérance. — 1 spécimen.
Peut-être l’autre sexe d’une espèce déjà décrite ?
ORTHONEVRA VARIPES, ®. — Long, 5 mill.
Nigra nitida; antennis nigris ; facie albida, fronte, vitta media faciei
nigris, nitidis ; calyptris et halteribus fulvis; pedibus fulvis, femoribus
basi nigris, geniculis, late flavo albido ; alis hyalinis
Entièrement d’un noir très luisant, excepté : antennes noirâtres, face
luisante, teinte latéralement d’un blanc jaunâtre ; cuillerons et balanciers
fauves ; pieds d’un fauve rougeâtre, base des cuisses noire, leur extré-
mité et la base des tibias d’un blanc jaunâtre; ailes hyalines, stigmate
d’un jaune pâle.
Mont Caucase. — 1 spécimen.
ISCHYROSYRPHUS TIGERINUS, d'. — Long. 15 mill.
Antennis fulvis, superne et apice late fuscis ; facie flavida, parce cinereo
250 J.-M.-F. BiGor.
villosula, callositate fulva, setis nigris parce, utrinque, ad basim anten-
narum locatis ; thorace obscure œnescente, utrinque late fulvo, lineis dor-
salibus tribus fuscis et flavo villoso ; scutello fulvido, apice parum nigro
piloso; abdomine fulvido, incisuris anguste rufis, villis angustis trans-
versis, basi apiceque segmentorum, fuscis ; pedibus, fulvis, femoribus posti-
cis, apice, late rufis, tibiis apice parum infuscatis; alis pallide flavis,
costa fulvo pallido tincta.
Antennes fauves, l'extrémité et le dessus du % segment bruns ; front
et face jaunâtres, le premier à poils noirs, une petite macule noirâtre,
en forme de croissant, située immédiatement au-dessus de la base des
antennes, callosités et bords de l’ouverture buccale fauves et luisants,
bords postérieurs des orbites à duvet jaune ; thorax d’un bronzé obscur
avec duvet jaunâtre, trois lignes brunes dorsales, flancs et bords laté-
raux largement fauves ; écusson fauve, bordé de quelques poils noirs ;
abdomen d’un fauve pâle et mat, les incisions luisantes, rougeûtres,
chaque segment avec deux bandes noires, étroites, transversales, un
peu élargies au milieu et atteignant les bords, sises, l’une vers la base,
l’autre vers l'extrémité des segments; cuillerons et balanciers fauves ;
hanches noirâtres, pieds fauves, extrémité des tarses brunâtre, tibias
postérieurs largement et légèrement teints de brunâtre vers l'extrémité,
cuisses postérieures avec une teinte roussâtre en dessous, vers l’extré-
mité ; ailes d’un jaunâtre clair, l’espace compris entre les deux nervures
costale 1e et 2 longitudinales (Rondani) fauve.
Indes, — À spécim.
LASIOPHTHICUS ANNAMITES, d'. — Long. 4% mill.
Antennis basi fuscis; facie pallide flava, callositate nigra, nigro pilo-
sula, fronte tumida, superne rufa et nigro dense villosa ; barba cinerea ;
thorace nigro cærulescente, utrinque cinereo villoso ; scutello flavido, nigro
setoso; calyptris albis, halterum clava fulva; abdomine nigro opaco,
apice nitente, lunulis sex, ante concavis, e lateribus distantibus, flavis,
segmentis 4 et >° fulvo anguste limbatis; pedibus fulvis, femoribus an-
ticorum et posticorum, basi late, tibiis mediis, tarsis denique totis,
obscure fuscis (pedibus intermedüis ?); alis vitreis, stigmate fulvo, elon-
gato. a
Les antennes manquent, sauf les deux premiers segments qui sont noi-
râtres ; face et base du front jaunâires, callosité noirâtre à poils noirs, ver-
tex roussâtre, couvert de longs poils noirs et denses, joues brunes, barbe
blanchâtre ; thorax d’un bleu noirâtre métallique, duvet gris, flancs à
Sirphidi. — Genres Lasiophticus, Melanostoma, Ocyptamus. 951
duvet gris, épais; écusson d’un fauve pâle, bordé de poils jaunâtres et
pourvu de quelques soies noires en dessus ; cuillerons blancs, bordés de
poils jaunâtres, balanciers fauves ; abdomen d’un noir opaque, derniers
segments un peu luisants, finement bordés de rougeûtre, trois paires de
lunules jaunes, concaves en avant, m’atieignant pas les côtés; pieds
fauves, base des cuisses largement, milieu des tibias, tarses entièrement,
noirâtres (les intermédiaires manquent); ailes hyalines, l’espace stigma-
tique, entre les nervures longitudinales 4 et 2 (Rondani), de couleur
fauve.
Cochinchine. — 4 spécim.
MELANOSTOMA CYANEOCINCTA, &, — Long. 8 mill.
Antennis palpisque castaneis; facie utrinque albido pruinosa, fronte
nigro villosa, nigro cærulescente nitido tincla; thorace nigro, parum
nitente, cinereo villosulo, pleuris partim argenteo tomentosis ; calyptris
albis, halteribus rufis; abdomine nigro opaco, utrinque albido villoso,
villis tribus transversis cærulescentibus, nilidis ; pedibus obscure fuscis,
geniculis, tarsis in medio, fulois ; alis hyalinis, basi el externe anguste
pallide castaneis.
Antennes et palpes noirâtres ; face et front d’un noir bleuâtre luisant,
la première avec, latéralement, une pruinosité argentée, le second, à poils
noirs ; thorax, écusson, d’un noir peu luisant à duvet grisâtre, flancs
largement maculés d’une pruinosité argentée; cuillerons blancs, balan-
ciers fauves ; abdomen d’un noir opaque avec un peu de duvet blan-
châtre latéralement, et trois bandes transversales étroites mais élargies
sur les côtés, d’un bleu métallique; pieds noirâtres, genoux et milieu
des tarses largement fauves ; ailes presque hyalines, base et bord externe
étroitement teintés de brunâtre.
Mexique. — 1 spécim.
OCGYPTAMUS FENESTRATUS, &. — Long. 40 mill.
Antennis nigris; fronte nigro nitido, facie flavida, callositate rufa ;
thorace scutelloque nigris, viæ nitidis; culyptris albis, clava halterum
fusca ; abdomine nigro opaco, apice parum nitente, basi, utrinque, albido
villoso, vittis tribus angustis cinereis nitidis, parum distinctis, ad api-
cem segmentorum locutis ; alis fuscis, margine interna, apice, cellulis in
medio, late cinereis; pedibus testaceis, femoribus, tibiis, tarsis interme-
diorum et posticorum, apice, parum infuscalis.
Antennes noires ; front d’un noir luisant, face jaunâtre avec la callosité
292 J-M.-F, Bicor. — Syrphidi. — Genre Ocyptnus.
rougeûtre ; thorax, écusson, d’un noir luisant ; cuillerons blancs, balan-
ciers fauves ; abdomen d’un noir opaque, un peu luisant à son extrémité
et pourvu de duvet blanchâtre de chaque côté de la base ; trois bandes
transversales, étroites et peu distinctes, d’un gris métallique, sises vers
l'extrémité des segments basilaires ; pieds d’un fauve pâle avec un peu
de brunâtre à l'extrémité des cuisses, des tibias, et, des tarses postérieurs ;
ailes noirâtres, le milieu des cellules, le bord interne et l'extrémité d’un
cris Clair.
Mexique. — 3 spécim.
OCYPTAMUS FUSCICOLOR, d'. — Long, 12 mull.
Antennis nigris; fronte et facie nigro nitido tinctis, utrinque albido
pruinosis, thorace, nitente, castaneo nigro; pleuris late bis albido vittatis ;
calyptris albis, halteribus fuscis; abdomine castaneo nigro, vix nitente ;
pedibus castaneis, tibiis anticis et intermedüs, basi, late rufis ; alis fusca-
nis, externe obscurioribus.
Antennes noires; front et face d’un noir luisant, face bordée d’une
pruinosité blanchâtre ; thorax d’un noir brunâtre peu luisant; écusson
semblable, mais un peu plus pâle, flancs avec deux larges bandes trans-
versales blanchâtres ; abdomen d’un brun foncé peu luisant, une forte
touffe de duvet blanc sise de chaque côté de sa base; cuillerons blancs,
balanciers à massue brune; pieds bruns, tibias antérieurs et intermé-
diaires largement roussâtre à la base; ailes brunâtres, notablement plus
foncées extérieurement.
Nouvelle-Calédonie. — 1 spécimen.
—— a ———————
REMARQUES
SUR LE
Genre DASYTISCUS
ue
ESCRIPTIONS D'ESPÈCES NOUVELLES QU IMPARFAITEMENT CONNUES
Par M. J. BOURGEOIS.
(Séance du 10 juin 1885.)
Le genre Dasytiseus à été caractérisé comme suit par H. von Kiesen-
wetter (Berl. ent. Zeits., 1859, p. 179, pl. 1, fig. 7, 15, 16, 19 et 20) :
Antennae moniliatae vel subserratue.
Labrum transversum.
Palpi maæillares filiformes, articulo ultimo elongato, apice subacumi-
nato.
Tarsi breviusculi, articulis secundo et tlertio dilatatis, quarto minuto,
ultimo praecedentibus tribus simul sumptis aequali.
Unguiculi simplices, curvati.
Comme on le voit, il se distingue principalement des autres genres de
la tribu des Dasytini par la structure de ses tarses, dont les articles 2-3
sont dilatés, obtriangulaires, un peu échancrés en ligne courbe à l’extré-
mité, le 4° court, inséré au fond de léchancrure du précédent, quelque-
fois peu distinct, le dernier obconique-allongé, égalant en longueur les
3 précédents réunis; les crochets sont simples, légèrement recourbés
(PL. 5, fig. 1 b).
A côté de ce caractère essentiel, les Dasytiscus présentent dans la
forme de leurs antennes, dans la conformation de leur pronotum, dans
la nature et la disposition de leur vestiture, une série de particularités
moins importantes, il est vrai, mais dont la réunion constitue un facies
qui permet presque toujours de les reconnaître à première vue.
ANTENNES. — Ce n’est que rarement (vestitus) qu’elles sont subserri-
formes, c’est-à-dire que chacun de leurs articles, à partir du 4° jus-
qu’au 40° inclusivement, se dilate anguleusement à son bord interne, de
Ann. Soc. ent, Fr. — Décembre 1885.
25/4 J. BourGEois.
manière à paraître transversalement triangulaire. Le plus souvent, les ar-
ticles 4-10 sont seulement un peu dilatés-arrondis intérieurement (PI. 5,
fig. 4 c), quelquefois même les &, 9 et 10° deviennent entièrement globu-
leux. Les antennes paraissent ainsi plutôt moniliformes que serriformes.
Le 1er article est assez épaissi vers l’extrémité, les 2 et 3° générale-
ment plus grêles et obconiques, le dernier toujours en toupie renversée.
Chez quelques espèces (rufilarsis, affinis, praecox, etc.), les 6° et & ar-
ticles sont sensiblement plus courts et plus étroits que ceux qui les pré-
cèdent et les suivent immédiatement (Berl. ent. Zeits., 1859, pl. nr,
fig. 16).
ProNoTuM. — Il est toujours plus ou moins arrondi sur les côtés,
avec le bord antérieur presque droit et le bord postérieur arqué en ar-
rière et subsinué de chaque côté du milieu (PI. 5, fig. 1 a, 2, 3, 4). Vu
d’en haut, il peut paraître transversal et atténué de la base vers l’extré-
mité (PL. 5, fig. 4 «, 3), subcarré et alors aussi large à son bord anté-
rieur qu'à la base (PI. 5, fig. 2, 4), quelqueïois même plus long que
large (melitensis). Ses bords latéraux sont toujours visiblement crénelés.
Tantôt ces crénelures sont obtuses et serrées (PI. 5, fig. 4 a, 3), tantôt
elles affectent plutôt la forme de petites dents, assez distantes les unes
des autres (PI. 5, fig. 2). Chacune d’elles donne naissance, à son sommet,
à une soie généralement dirigée en arrière. Dans un seul groupe d’es-
pèces (cyanellus, transcaspicus), le pronotum présente, de chaque côté,
une strie sulciforme peu profonde, prolongée jusqu’à la base (PL. 5,
fig. 1a).
VESTITURE. — Elle se présente sous deux formes :
A. — À l’état de pubescence, c’est-à-dire de poils fins, couchés et tou-
iours, sauf une seule exception connue jusqu’à présent (cyanellus), d’un
gris jaunâtre soyeux. Celle de la tête affecte deux dispositions diffé-
rentes ; elle est longitudinale sur le vertex et divisée, sur le front, en
deux bandeaux divergents vers les côtés. La pubescence du pronotum
mérite d’être étudiée avec soin, car son mode d’arrangement peut fournir
de bons caractères pour la distinction des espèces. Dans certains cas
(indutus, vestilus, etc.), l’on remarque, sur la partie médiane du disque,
une bande plus ou moins large de poils longitudinaux, dirigés d'avant
en arrière, dont la direction contraste avec celle de k pubescence laté-
rale, toujours plus ou moins transversale (PI. 5, fig. 2, 3). D’autres fois,
les poils du pronotum se dirigent tous, sans exception, des bords laté-
raux vers la ligne médiane, où ils viennent se heurter les uns contre
les autres, suivant une sorte de crète longitudinale, souvent très mar-
Genre Dasytiscus. 299
quée (medius, Sedilloti, etc., PI. 5, fig. 4), analogue à celle que lon
observe, mais dans le sens transversal, chez certaines espèces de Da-
nacea (tomentosu, etc.). Sur les élytres, la pubescence est toujours longi-
tudinale et dirigée d’avant en arrière.
B. — A l’état de sotes raides, dressées, de couleur noire, mêlées à la
pubescence. Ces soies manquent dans une grande partie des espèces;
quelquefois elles se montrent seulement sur la tête et le pronotum (rufi-
tarsis, impressicollis, affinis, PI. 5, fig. 2); ailleurs, elles affectent tout
le dessus du corps (cyanellus, transcaspicus, PI. 5, fig. 4).
Je signalerai, enfin, pour terminer ce qui a trait à la vestiture, une
autre sorte de soies plus courtes, mi-couchées, douées d’un éclat micacé,
qu’on aperçoit sur les élytres de certaines espèces jindutus, vestitus, etc.),
où elles sont longitudinalement et sérialement disposées.
D’après ces différents caractères, les Dasytiscus me paraissent pouvoir
être divisés comme suit :
A. Pubescence entremêlée de soies noires, dressées, sur
tout le dessus du corps ; pronotum sillonné latérale-
EN Me et Ar SUR te .... A% GROUPE.
1. cyanellus Kiesw. — 2. éranscaspicus, nov. Sp.
A’. Pubescence entremêlée de soies noires, dressées, sur
la tête et le pronotum seulement....,.,... s 2 ele 2: 0 20e GROUPE
B. Pronotum sillonné latéralement.
3. impressicollis Reitt.
B”", Pronotum non sillonné latéralement.
L. rufitarsis Luc. — 5. affinis Moraw.
A'". Pubescence non entremêlée de soies noires, dres-
CLOS 7 a REPARER eut intense DACRTITIPEES
B. 6° et &° articles des antennes plus grèles et plus courts
que ceux qui les précèdent et les suivent immé-
diatement.
6. praecoæ Kiesw. — 7. Abeillei, nov. sp. —
8. puberulus, nov. Sp.
B'. 6° et & articles des antennes ne se différenciant pas,
par leur petite taille, de ceux qui les précèdent et
les suivent immédiatement.
C. La pubescence du pronotum est transversale sur
250 J. BOURGEOIS.
les côtés et longitudinale sur le milieu, où elle
forme une bande plus ou moins large de poils
couchés, dirigés d'avant en arrière (PI. 5, fig. 3).
9, indutus Kiesw. — 10. syriacus Reitt. —
11. vestitus Kiesw. — 12. Beckeri Kiesw. —
13. syrticus, nov.sp.—1%. laticollis, nov. sp.
C'. La pubescence du pronotum est tout entière di-
rigée des bords latéraux vers le milieu; les
poils, en venant se heurter sur la ligne mé-
diane, y forment, le plus souvent, une crête
longitudinale bien marquée (PL. 5, fig. 4).
15. medius Rottb. — 16. Sedilloti, nov. sp.
— 17. rufimanus, nov. Sp. — 18. obesus
Kiesw.—19. squamatus Kiesw.— 20. me-
litensis, nov. sp.
Groupe 1.
Pubescence entremêlée de soies noires, dressées, sur tout le dessus du
corps; pronotum sillonné latéralement.
Je n’en connais, jusqu’à présent, que deux espèces :
4. Dasytiscus cyanellus Kiesw............... Syrie
2. — (TANSCASPICUS, NOV ISD = --.ce Turkestan.
1. DASYTISCUS CYANELLUS Kiesw., Naturg. Ins. Deuis., IV, p. 625,
note 2.
Cyaneus, nigro-pubescens, longius pilosus, antennis capite prothora-
ceque longioribus, gracilioribus, apicem versus incrassatis, prothorace
linea laterali impresso, sublilius parcius punctato, coleopteris dense punc-
tatis angustiore, transverso, lateribus rotundatis crenulatis. — Long.
LL 4/2 mill.
Syrie.
Ex Kiesenwetter.
2. DASYTISCUS TRANSCASPICUS, Sp. nOV.
(PL. 5, fig. 4.)
Oblongus, convexus, viridi-cyaneus, dense cinereo-pubescens, longe
migro-hirsutus, pube supra punctis denudatis subseriatim interrupta ;
ore antennisque piceo-nigris; prothorace subtransverso, utrinque linea
Genre Dasyliscus. 297
laterali impresso, luieribus arcuatis, dense crenulutis; pedibus piceis,
femoribus viridi-aenescentibus.
Oblong, convexe, subcylindrique, d’un bleu verdâtre peu brillant ;
pubescence d’un cendré flave, fine, couchée, assez longue et serrée,
celle du pronotum convergente des côtés vers la ligne médiane, mais
sans y former de crête longitudinale de poils relevés, interrompue par
des points dénudés subsérialement disposés, donnant naissance, chacun, à
une longue soie noire dressée. Tête inclinée; bouche et antennes d’un noir
de poix, celles-ci sensiblement moins longues que la tête et le pronotum
réunis, un peu et graduellement épaissies de la base vers l’extrémité,
recouvertes d’une pubescence soyeuse, grisâtre, visible surtout sur les
articles terminaux et entremèlée de poils raides, épars; articles 5-7 lé-
serement dilatés-arrondis intérieurement, 8-10 submoniliformes. Prono-
tum légèrement transverse, assez fortement arqué et densément crénelé
sur les côtés, finement et assez éparsement ponctué sur le disque, plus
fortement et plus densément sur les bords, marqué de deux stries laté-
rales sulciformes, peu profondes, subrectilignes ; angles postérieurs lar-
sement arrondis, les antérieurs un peu moins. Élytres plus larges que
le pronotum, subparallèles, conjointement arrondies à l'extrémité, den-
sément et rugueusement ponctuées. Dessous du corps et cuisses d’un
bleu verdâtre, à pubescence moins dense et grisâtre, finement et rugueu-
sement ponctué sur la poitrine, moins distinctement sur l'abdomen ;
tibias et tarses d’un noir à reflet métallique. — Long. 4-5 mill.
Turkestan : Tachkend, bords de la rivière Salar, avril-mai (Balassoglo).
Cette belle espèce, la plus grande du genre jusqu’à présent, est voi-
sine du D. cyanellus Kiesw. Elle s’en distingue surtout par la taille et
la couleur de la pubescence, qui est d’un cendré flave, au lieu d’être
noire.
Groupe Il.
Pubescence entremèlée de soies noires, dressées, sur ,a tête et Le
pronotum seulement.
3. Dasytiscus impressicollis Reitt..,......, Grèce.
graminicola Kiesw. (partim).
L. — RULHALSIS TU CAN Crea reces
graminicola Kiesw. (partim).
D. — aftinis Moraw....... Co IRUSSIeEMETt
(1885, 17
258 J. BOURGEO!S.
3. DASYTISCUS IMPRESSICOLLIS Reitter, Karsch’s Entom. Nachr., XI, 1885,
p. 245. — graminicola Kiesw., Berl. ent. Zeits,, 1859, p. 180,
pl. 1, fig. 42 (partim).
Elongatus, convexiusculus, viridi-aeneus, parcius subtiliusque cinereo-
pubescens, capite et pronoto nigro-hirsutis; antennis piceo-nigris, arti-
culis 2-3 saepius obscure rufescentibus, 6 et 8 gracilioribus ; prothorace
vix transverso, Subquadrato, utrinque linea laterali impresso, dense sub-
liliter puuctulato, lateribus parum arcuatis, remote denticulatis ; corpore
sublus nigro-aeneo, pedibus nigris vel nigro-piceis, coxis, genubus, libiis
tarsisque rufis.
B. — Pallidior, elytris brunneo-aenescentibus, prosterno pedibusque
rufis, femoribus plus minusve aeneo-infuscatis.
y. — Omnino testaceus, oculis nigris.
Allongé, assez convexe, subcylindrique, d’un verdâtre bronzé peu
brillant, quelquelois un peu brunâtre sur les élytres ; pubescence peu
serrée, fine, assez courte, mi-couchée, celle du pronotum convergente
vers le milieu, où elle forme une bande longitudinale étroite, peu dis-
tincte, celle des élytres entremêlée de petites soies brillantes, sérialement
disposées ; tête et pronotum hérissés, en outre, de longues soies noires,
dressées, éparses sur le disque, plus nombreuses sur les bords. Tête
inclinée ; bouche et antennes d’un brun de poix, articles 2-3 souvent
d’un roussâtre obscur, les 6° et 8° plus grêles et plus courts que ceux
qui les précèdent et les suivent immédiatement. Pronotum à peine
transverse, subcarré, aussi large à son bord antérieur qu’à la base, avec
les côtés régulièrement arrondis et garnis de 6 à 7 petites dents espacées,
saillantes, nettement détachées, sétigères, marqué de deux stries laté-
rales sulciformes, assez profondes, subarquées en dehors; disque peu
profondément, mais assez densément ponctué ; angles antérieurs et pos-
térieurs régulièrement arrondis. Élytres aussi larges aux épaules que le
pronotum dans son milieu, subparallèles, conjointement arrondies à
l'extrémité, rugueusement ponctuées. Dessous du corps d’un bronzé
noirâtre, à pubescence clairsemée, à ponctuation écartée; pattes noires
ou d’un noir de poix, genoux, tibias et tarses d’un roux ferrugineux,
ceux-ci assez longs. — Long. 2-2 1/4 mill.
6. — Coloration générale plus pâle, élytres d’un brun plus ou moins
clair à reflet bronzé, leur bord réfléchi d’un roux pâle; prosternum roux
ainsi que les pattes ; cuisses souvent un peu rembrunies.
y. — Entièrement d’un testacé-roussâtre, à exception des yeux.
Iles Ioniennes : Corfou, Céphalonie ; Grèce : Athènes (Letourneux).
Genre Dasytiscus. 299
L. DASYTISCUS RUFITARSIS Luc., Rev. Mag. Zool., 1853, p. 571. — gra-
minicola Kiesw., Berl. ent. Zeits., 1859, p. 180, pl. , fig. 12
(partim).
(Pb; 192,2)
A praecedente pronoto fortius, licet minus dense, punctulato, pube
crassiore, sulco laterali haud velivix conspicuo, antennis basi manifestius
rufis vix discedit.
Ne diffère du précédent que par le pronotum un peu plus brillant,
moins densément et un peu plus fortement ponctué, à pubescence un
peu plus grosse, sans sillon latéral ou n’en offrant qu’un vestige posté-
rieur ; les articles basilaires des antennes, à partir du 2°, sont aussi d’un
roussâtre clair plus vif. — Long. 4 1/3-2 mill.
Crète : environs de Candie et plaine de Messara, sur des Ombellifères
(Lucas) ; Grèce : Athènes (Letourneux).
Le D. graminicola Kiesw. est un mélange des D, impressicollis et rufi-
larsis.
D. DASYTISCUS AFFINIS Moraw., Bull. Soc, Nat. Mosc., 1861,
IT, p. 348.
Espèce très voisine de la précédente, mais bien distincte cependant
par sa taille plas grande, sa couleur d’un bronzé verdâtre plus obscur,
son pronotum plus convexe transversalement, beaucoup plus fortement
arrondi sur les côtés avec les denticules moins saillants et plus rappro-
chés ; les pattes sont entièrement testacées, avec les cuisses plus ou moins
rembrunies. — Long. 2 1/4 mill.
Russie méridionale : Sarepta, commun,
Groupe III.
Pubescence non entremêlée de soies noires, dressées.
6. Dasytiscus praecox Kiesw....... Asie Mineure, Syrie, Chypre.
8. hebraicus Bourg,
hybridus Reiti.
FLE — Abeillei, sp. nov..... Syrie.
8. — puberulus, sp. nov... Liban.
+
9. — indutus Kiesw....... Grèce, Chypre.
10. — Syriacus Reitt. 7.20 Syrie.
LL. — vestitus Kiesw....... Algérie.
12. == Beckeri Kiesw....... Russie mérid.
20) J. BOURGEOIS.
13. — SYTUCUS NSD: NOV. .220 2 N 8.2) VOUNISIE:
1%. — laticollis\ sp: noy....-:2..: .. Mésopotamie.
15. — HDeIUS ROLE. AAOANES Sicile, Tunisie.
pexus Kiesw.
16. —— Sedilloti, [Sp. nov........... Tunisie.
472 — TUHMANUS, Sp NOV... Turkestan.
18. — DbESUSRISWN: 0-6 COR Russie mérid.
19. — squamatus Kiesw. .......... Tunisie, Chypre.
20. — melitensis, sp. nov.......... Malte.
6. Dasyriscus PRAECOX Kiesw., Naturg. Ins. Deuts., IV,
[e]
p. 625, note 2.
Elongutus, ferrugineus, labro, antennis apice palpisque fuseus ; pube
parum densalu, cinereo-flavescente, in elytris sat longa, crassiore, hispi-
dula; prothorace vix transverso, lateribus paulum arcuultis, remote den-
biculutis ; tursis Summo apice infuscatis.
8. — Vertice nigro-infuscalo, elytris singulatim postice fusco-plagiu-
lis; abdomine nigro, basi saepius rufescente. — D. hebraicus Bourg...
Aup. Soc. ent. Fr., 1883, Bull., p. Lu. — hybridus Reitt., Karsch’s
Entom. Nach., XI, 1885, p. 244.
Allongé, parallèle, cylindrique, entièrement d’un roussâtre clair, à
l'exception de l'extrémité des antennes, du labre et des palpes, qui sont
plus ou moins rembrunis; yeux noirs; pubescence peu serrée, d’un
cendré flave, formée, surtout sur les élytres, de poils à reflets soyeux,
assez épais et subhérissés, celle du pronotum un peu plus fine et plus
couchée, convergente vers le milieu, où elle disparait souvent entière-
ment. Antennes un peu plus longues que la tête et le prothorax réunis,
avec les articles 6 et 8 un peu plus grêles que ceux qui les précèdent
et les suivent immédiatement. Pronotum à peine transverse, aussi large
à son bord antérieur qu’à la base, avec les côtés sensiblement arqués et
garnis de 8 à 10 petites denis espacées, saillantes, nettement détachées,
sétigères ; disque assez convexe, luisant, finement et peu densément
pointillé. Élytres pas plus larges que le pronotum, parallèles, conjointe-
ment arrondies à l’extrémité, subrugueusement ponctuées. Dessous du
corps roux, ainsi que les pattes ; extrémité du dernier article et crochets
des quatre tarses postérieurs noirs. — Long. 2-2 3/4 mill.
6. — Partie postérieure de la tête jusque vers le milieu des yeux, an-
tennes (à l'exception des 4 premiers articles), le plus souvent une tache
sur le milieu du bord antérieur du pronotum, une autre sur la moitié
postérieure de chaque élvtre, d’un noir bruuêtre plus ou moins bronzé ;
dessous du corps roux, abdomen d’un noir brunâtre, avec la base des
L premiers segments plus ou moins teintée de ferrugineux. (D. hebraicus
Bourg., 1. ©. — hybridus Reiïit., 1. €.)
Asie Mineure (v. Kiesenwetier); Chypre (Truqui); Syrie : Beyrouth
(Peyron); Palestine : Tibériade (Abeille de Perrin), Jérusalem (Letour-
neux).
Quand j'ai décrit mon D. hebruicus, je ne connaissais le D. praecox
que par la diagnose sommaire donnée par Kiesenwetter. En le compa-
rant depuis à des individus authentiques de ce dernier, je me suis
convaincu qu'il n'en était qu'une variété de coloration. Je rapporte à
cette même variété l'espèce que M. Reitter a décrite récemment sous le
nom d’hybridus.
7. DASYTISCUS ABEILLEI, Sp. nov. — Ÿ hebraicus Reitter, Karsch’s Entom.
Nachr., XI, 1885, p. 244.
A praecedente statura paullo minore, alia pictura, pube dimidio bre-
viore, subtiliore, prostatu, pronoto magis quadrato bene distinctus.
Allongé, parallèle, subcylindrique, d’un roussâtre clair, avec la moitié
postérieure de la tête et les élytres d’un brunâtre à reflets bronzés ;
bouche et antennes à partir du 7° article d’un noir de poix; yeux noirs ;
pubescence médiocrement serrée, fine, à reflets soyeux, très courte et
presque couchée sur les élvtres, celle du pronotum à peine distincte.
Antennes égalant en longueur la:tête et le prothorax réunis, avec les
articles 6 et 8 un peu plus grêles que ceux qui les précèdent et les
suivent immédiatement. Pronotum aussi long que large, avec les côtés
légèrement arqués et garnis de 8 à 10 petites dents espacées, saillantes,
nettement détachées, sétigères ; disque assez convexe, luisant, éparse-
ment pointillé. Élytres à peine plus larges que le pronotum, parallèles,
conjointement arrondies à l’extrémité, paraissant un peu plus claires à
la base et dans la moitié postérieure de leur contour. — Long. 4 3/4
mill.
Palestine : Tibériade (Abeille de Perrin). Un seul exemplaire.
Facile à distinguer des variétés les plus foncées du praecoæ par la
pubescence des élvtres plus fine, beaucoup plus courte, nullement héris-
sée, presque entièrement couchée, et par le pronotum au moins aussi
long que large. M. Reitter l’a rapporté, par erreur, à mon D. hebraicus.
Je me fais un plaisir de dédier cette jolie petite espèce à mon collègue
262 J. BOURGEONS.
et ami M. Abeille de Perrin, en souvenir de l’obligeance qu'il a mise à
me communiquer le produit de ses chasses en Palestine.
8. DASYTISCUS PUBERULUS, Sp. nOV.
Elongatus, nigro-aeneus, elytris testaceis ; pube subtili, parum densata,
prostata; antennis ferrugineis, apice infuscatis, articulis 6 et 8 gracilio-
ribus; prothorace subtransverso, antice haud angustato, lateribus vix
arcuatis, subtiliter denticulatis, anqulis anticis bene distinctis, subrectis ;
corpore subtus fusco-piceo, prosterno abdomineque medio rufescentibus ;
pedibus ferrugineis, femoribus medio tarsisque apice infuscatis.
Assez allongé, subparallèle, peu convexe, d’un noir brunâtre à reflet
bronzé, élytres testacées ; pubescence fine, cendrée, assez courte, presque
couchée, médiocrement serrée; celle du pronotum un peu plus longue,
un peu plus forte, convergente vers le milieu. Épistome, mandibules et
palpes d’un testacé-roussâtre, ceux-ci rembrunis à l'extrémité; labre
rembruni ; yeux noirs ; antennes d’un testacé-roussâtre avec les derniers
articles rembrunis, moins longues que la tête et le prothorax pris en-
semble, submoniliformes, articles à peine dilatés-arrondis au côté in-
terne, les 6° et surtout &° plus grêles que ceux qui les précèdent et les
suivent immédiatement. Pronotum un peu transverse, avec les côtés
subrectilignes en devant, arqués postérieurement, peu visiblement den-
ticulés, angles antérieurs bien marqués, les postérieurs arrondis ; disque
peu convexe, assez luisant, très finement et peu densément pointillé.
Écusson brun, subcarré. Élytres à peine plus larges que le pronotum,
subparallèles, conjointement arrondies à l’extrémité, assez finement et
peu densément ponctuées. Dessous du corps d’un brun de poix, proster-
num et partie médiane des segments abdominaux roussâtres ; pattes
d’un roux-testacé, milieu des cuisses et extrémité des tibias rembrunis,
— Long. 2 3/4 mill.
Voisin du praecox, mais distinct par la taille un peu plus grande,
le système de coloration, le pronotum un peu transverse, avec les côtés
subrectilignes antérieurement et moins distinctement crénelés, la forme
un peu ‘moins allongée, moins parallèle, la pubescence des élytres plus
fine, plus courte, presque couchée, etc.
Liban (Abeille de Perrin). Un seul exemplaire.
9. Dasyriscus NDpuTus Kiesw., Berl. ent. Zeits., 1859, p. 179;
Jacq. Duv., Gen. Col., IT, pl. 46, fig. 230.
(PL. 5, fig. 3.)
Oblongus, converus, viridi-aeneus, pube densa sericeo-flavescens, in
Genre Dasytiscus. 263
elytris setis micantibus, seriatim disposilis intermixla; antennis piceo-
migris, articulis 2° et 3° ferrugineis; prothorace subtransverso, antice
angustato, lateribus arcuatis, crenulatis, pube in disco longitudinaliter
disposita; pedibus nigris, genubus, tibiis tarsisque rufo-piceis.
Oblong, convexe, subcylindrique, d’un bronzé verdâtre clair assez
brillant; pubescence serrée, mi-couchée', assez longue, d’un flave
soyeux, celle du pronotum sinueusement convergente des côtés vers le
milieu, où elle forme une bande longitudinale large et bien distincte,
celle des élytres entremêlée de petites soies brillantes, mi<ressées, sé-
rialement disposées. Tête verticale; épistome et bouche d’un noir de
poix ; yeux noirs ; antennes un peu moins longues que la tête et le pro-
thorax réunis, d’un noir de poix, avec les articles 2-3 et quelquefois la
base des 4° et 5° plus ou moins ferrugineux, de grosseur à peu près
égale à partir du 4°. Pronotum subtransverse, un peu plus large à la
base que long dans son milieu, sensiblement rétréci d’arrière en avant
en ligne un peu arquée, obtusément et densément crénelé sur les bords
qui sont densément frangés de flave pâle, peu profondément et rugueu-
sement ponctué ; angles antérieurs et postérieurs arrondis. Élytres de la
largeur du pronotum à la base, subparallèles, conjointement arrondies à
l'extrémité, obsolètement et rugueusement ponctuées. Dessous du corps
d’un bronzé obscur, à pubescence moins dense, plus fine, blanchâtre,
assez distinctement ponctué; origine des cuisses, genoux, tibias et
tarses d’un roux de poix, ceux-ci plus ou moins rembrunis. — Long.
3-4 mill.
Grèce : Athènes (Letourneux), Taygète (vom Bruck); Chypre, pas
rare (Truqui).
10. Dasyriscus syrrAcus Reitt., Karsch’s Entom. Nachricht., IX,
1885, p. 243.
Elongatus, subparallelus, viridi-aeneus, parcius cinereo-pubescens ; an-
tennis piceo-nigris, articulis 2-3 ferrugineis; prothorace minus trans-
verso, antice vix angustato, lateribus arcuatis, crenulatis, pube in disco
longitudinaliter disposita ; pedibus nigris, genubus, tibiis tarsisque ferru-
gineis, saepius infuscatis.
Ressemble beaucoup à l’indutus, mais de taille un peu moindre, d’as-
pect plus brillant, sensiblement plus allongé et plus étroit, revêtu d’une
pubescence moins longue et beaucoup moins serrée, laissant apparaître
plus distinctement la couleur foncière des téguments ; la bande médiane
du pronotum, formée de poils longitudinalement disposés, est moins
Con
26 J. PourGroïs.
large et s’étend moins loin vers la base; le pronotum est beaucoup moins
transversal et plutôt subcarré, non ou à peine atténué en avant, les cré-
nelures de ses bords latéraux sont un peu plus saillantes et moins serrées,
la ponctuation est moins serrée, à peine rugueuse, mais mieux marquée
sur le disque; les tibias et les tarses sont généralement d’un roussâtre
clair plus vif, quoique souvent plus ou moins rembrunis. — Long, 2 4/2-
3 1/3 mill.
Cette espèce paraît assez communément répandue en Syrie : Antiliban,
Zebedani, Bloudan; Tibériade, Caïffa (Abeille de Perrin), Jérusalem,
Jaa (Letourneux) ; Naplouse (coll. Ch. Brisout).
Elle est sujette à de notables variations au point de vue de la taille,
de la coloration des tibias et des tarses, de la longueur et de la densité
de la pubescence. Ayant cru remarquer certaines corrélations entre plu-
sieurs de ces caractères, j'avais séparé primitivement, comme espèce
distincte, les individus à pubescence très courte, presque squamiforme,
qui m’avaient tous paru avoir les tibias et les tarses fortement rem-
brunis, presque noirs; mais je n'ai pas tardé à me convaincre, par les
nombreux passages observés sur la belle série d'individus que M. Abeille
de Perrin a mise à ma disposition, qu'il était impossible de ne pas con-
sidérer tous ces exemplaires comme appartenant à une seule et même
espèce.
Répandue, dans quelques collections, sous le nom d’inops Bourg. in litt.
41. Dasvriscus vesTITUs Kiesw., Naturg. Ins. Deuts.. IV, p. 625,
note 2.
Elongatus, parallelus, subplanatus, viridi-aeneus, pube densa sericeo-
flavescens ; antennis Subserratis, piceo-nigris, articulis 2-3 testaceo-rufis ;
prothorace sat transverso, antice paulum angustato, lateribus arcuatis,
crenulatis, pube in disco longitudinaliter disposita; pedibus laete testa-
ceis, tarsis Summo apice infuscatis.
6. — Minor, antennarum articulo 3° saepius plus minusve infuscato.
Assez allongé, parallèle, assez aplani en dessus, d’un bronzé verdâtre
clair assez brillant; pubescence serrée, mi-couchée, assez longue, d’un
ilave soyeux, celle du pronotum sinueusement convergente des côtés
vers le milieu, où elle forme une large bande longitudinale occupant
presque toute la longueur, celle des élytres entremêlée de petites soies
brillantes, mi-dressées, sérialement disposées. Tête inclinée ; bouche d’un
noir de poix ; yeux noirs ; antennes atteignant environ la longueur de la
tête et du prothorax réunis, d’un noir de poix, avec les articles 2-3 en
Genre Dasytisens. 250
entier, et souvent une partie du suivant, d’un roux testacé vif, forte-
ment dilatés-arrondis, à partir du 4°, à leur bord interne, ce qui fait
paraître les antennes subserrilormes. Pronotum assez fortement trans-
versal, une fois et demie environ aussi large à la base que long dans son
milieu, légèrement rétréci d’arrière en avant, avec les bords latéraux
assez fortement arrondis, surtout postérieurement, assez obtusément
crénelés, densément frangés de flave pâle, disque ruguleux, angles pos-
térieurs arrondis, les antérieurs mieux marqués. Élytres aussi larges à
la base que le pronotum dans sa plus grande largeur, parallèles, à
épaules bien marquées et un peu saillantes, conjointement arrondies à
l'extrémité, ruguleusement et peu profondément ponctuées. Dessous du
corps d’un bronzé verdâtre foncé, moins densément pubescent, à ponc-
tuation peu serrée; pattes en entier d’un roux-testacé vif, dernier ar-
ticle des tarses rembruni à l'extrémité ; crochets d’un noir brunâtre. —
Long. 4 mill.
Cette espèce est voisine de l’indutus, mais elle s’en distingue facile-
ment par sa forme plus parallèle, plus aplanie en dessus, par ses épaules
mieux marquées, presque saillantes, par son pronotum plus transver-
sal, moins atténué en avant, par la couleur entièrement testacée de ses
pattes, etc.
Algérie, surtout le littoral et les régions chaudes : Mostaganem (Gran-
din de PEprevier), Médéah (Bonnaire), Alger (E. Olivier), Ouargla (La
Perraudière); Constantine (Hénon).
8. — Taille ne dépassant pas 3 millimètres; 3° article des antennes
souvent plus où moins rembruni.
Algérie, surtout les régions élevées : Bordj-Menaïel (Ch. Leprieur),
Teniet-el-Haad, en juin (Bedel, Ch. Brisout), Boghar (Raffray).
Cette variété, que tous ses ca”actères rattachent au vesfiltus, paraît
constituer une race plus petite que le type, propre aux régions monta-
gneuses et tempérées. En effet, je n’ai constaté aucune variation, sous le
rapport de la taille, entre les nombreux individus qui m'ont été commu-
niqués de Teniet par MM. Bedel et Ch. Brisout. Ceux que j'ai vus de
Boghar et de Bordj-Menaïel sont aussi constamment plus petits.
12. Dasyriscus Becxert Kiesw., Berl. ent. Zeits., 1871, p. 86 (note).
Aeneus, nilidulus, pube dense fortiore flavescens, punctulatus, antennis
pedibusque piceis, illis basi ferrugineis, prothorace subtransverso, antror-
sun leviter angustato, pube in medio disco longitudinaliter, basi et latera
266 J. Bourcroïrs.
versus oblique vel transversim disposita, elytris setulis suberectis, subse-
riatis. — Long. 3 mill,
Russie mérid.
Ex Kiesenwetter.
43. DASYTISCUS SYRTICUS, SP. nOV.
A praecedente pedibus omnino rufo-testaccis, elytris setulis subseriatis
destitutis praecipue discedit.
Allongé, assez convexe, d’un bronzé clair assez brillant, avec les ar-
ticles 2-4 des antennes et les pattes entièrement d’un roussâtre clair ;
pubescence fine, assez dense, couchée, d’un jaune grisâtre soyeux, celle
du pronotum sinueusement convergente des côtés vers le milieu, où elle
forme une bande longitudinale médiocrement large s'étendant jusque
vers le 1/3 postérieur, celle des élytres non entremêlée de petites soies
brillantes, mi-dressées et sérialement disposées. Tête inclinée; bouche
d’un brun de poix, mandibules rousses, rembrunies à l'extrémité ; yeux
noirs, peu saillants ; antennes atteignant environ la longueur de la tête
et du prothorax réunis, d’un brun de poix, avec les articles 2-4 et l’ori-
gine des 5° à &° d’un roux clair, dilatés-arrondis, à partir du 4°, à leur
bord interne. Pronotum finement et rugueusement pointillé, assez trans-
verse, atténué d’arrière en avant, un peu resserré en arrière du bord
antérieur, puis fortement arrondi sur les côtés, qui sont denticulés et
ciliés de flave pâle; angles postérieurs arrondis, les antérieurs mieux
marqués. Élytres à peine plus larges à la base que le pronotum dans
son plus grand diamètre, subparallèles, conjointement arrondies à l’extré-
mité, rugueusement ponctuées. Pattes entièrement d’un roux clair ;
dernier article des tarses rembruni à l'extrémité; crochets noirs, —
Long. 3 mill.
Tunisie : de Gabès à Bir-Marboth (Sédillot et Léveillé). Un seul exem-
plaire.
Cette espèce est voisine du Beckeri, dont elle diffère par les pattes en
entier d’un roussâtre clair et par la pubescence des élytres non mélangée
de petites soies brillantes, mi-dressées et subsérialement disposées.
L'absence de ces mêmes petites soies la différencie également du vesti-
tus ; elle s’en éloigne, en outre, par la forme moins parallèle, les épaules
plus arrondies, les antennes moins serriformes, la pubescence moins
dense, le pronotum simplement cilié, au lieu d’être frangé latérale-
ment, etc.
Genre Dasytiscus, 267
1%. DASYTISCUS LATICOLLIS, SP. nOV.
Oblonqus, parum conveæus, cyaneo-viridis, pube sat densa cinerascens ;
antennis pedibusque nigro-piceis ; prothorace fortiter transverso, longitu-
dine fere duplo latiore, antice haud angustato, lateribus arcuatis, crenu-
latis, pube medio longitudinaliter disposita.
Oblong, peu convexe, d’un vert bleuâtre médiocrement brillant; pu-
bescence assez dense, d’un cendré flave, celle du pronotum sinueusement
convergente des côtés vers la partie médiane, où elle forme une
bande assez large de poils couchés ‘longitudinalement, s’étendant
jusque vers le 1/5 postérieur. Tête fortement penchée, subverticale ;
bouche d’un noir de poix ; yeux noirs, médiocrement saillants ; antennes
plus courtes que la tête et le prothorax réunis, entièrement d’un noir de
poix, articles sensiblement dilatés-arrondis intérieurement à partir du 4,
Pronotum finement et éparsement pointillé, fortement transverse, presque
deux fois aussi large que long, non rétréci en devant, arrondi sur les
côtés qui sont obtusément crénelés et frangés de flave pâle, angles pos-
térieurs largement arrondis, les antérieurs un peu moins. Élytres à peu
près aussi larges à la base que le prothorax dans son maximum de lar-
seur, subparallèles, conjointement arrondies à l'extrémité, obsolètement
et rugueusement ponctuées, sans traces de petites soies dressées, bril-
lantes, subsérialement disposées au milieu de la pubescence ; épaules
assez marquées. Pattes entièrement d’un noir de poix. — Long. 2 1/2-
3 mill.
Mésopotamie : Mossoul (coll. Abeille de Perrin). Deux exemplaires.
Voisin du Beckeri, mais distinct par les antennes entièrement d’un
noir de poix, le pronotum très transverse, non rétréci en avant, et l’ab-
sence de petites soies brillantes, mi-dressées et sérialement disposées au
milieu de la pubescence des élytres.
45, Dasvriscus menus Rottb., Berl. ent. Zeits., 1870, p. 244. —
peæus Kiesw., loc. cit, 1871, p. 85.
Aeneus, nitidulus, pube densa flavescens, densius punctulatus, antennis
basi, tibiis tarsisque testaceis, prothorace latitudine haud breviore, late-
ribus leviter rotundato, antrorsum vix angustato, prothoracis pube medio
lineam longitudinalem pilorum convergentium formante.
D'un bronzé noirâtre brillant, recouvert en dessus d’une pubescence
dense, couchée, jaunâtre, de longueur moyenne ; 3 premiers articles des
antennes d’un jaune rougeâtre, pattes de cette même couleur, à l’excep-
tion des cuisses et des crochets des tarses qui sont noirâtres. Front et
268 J. BOURGEO!S.
vertex assez fortement granuleux. Pronotum aussi long que large,
offrant sa plus grande largeur un peu après le milieu, bord antérieur
coupé droit et aussi large que le bord postérieur, celui-ci subarrondi ;
bords latéraux faiblement arrondis, denticulés, ciliés. Pronotum et élytres
finement et modérément ponctués. — Long. 2-2 4/% mill.
Ex Rotienberg et Kiesenwetter,
Sicile, Syracuse (v. Rottenberg); aussi en Tunisie : El-Djem, en mai
(Sédillot et Léveillé).
16. DASYTISCUS SEDILLOTI, SP. NOV.
(PI. 5, fig. 4.)
Elongatulus, subparallelus, aeneus, pube sat densa sericeo-flavescens :
antennis nigro-piceis, articulo 2 ferrugineo : prothorace Subquadrato,
antice vix angustato, lateribus subarcuatis, denticulatis, pube medio
lineam longitudinalem pilorum convergentium formante ; corpore subtus
cum pedibus aeneo-nigris.
Suballongé, convexe, subeylindrique, d’un bronzé jaunâtre assez
clair ; pubescence serrée, couchée, peu longue, d’un flave soyeux, celle
du pronotum dirigée transversalement des bords latéraux vers le milieu,
où elle forme une ligne longitudinale de poils convergents, un peu re-
levés, qui s'étend du bord antérieur jusqu’à la base. Bouche d’un noir
de poix ; yeux noirs ; antennes d’un noir brunâtre avec le 2 article d’un
roux ferrugineux, aussi longues que la tête et le pronotum réunis, sub-
moniliformes, légèrement et graduellement épaissies vers l'extrémité,
articles 4-7 transversaux, assez notablement dilatés-arrondis au côté
interne. Pronotum subcarré, aussi long dans son milieu que large à la
base, presque aussi large à son bord antérieur qu’à son bord postérieur,
avec les côtés légèrement arqués, assez densément denticulés et ciliés de
flave, angles postérieurs légèrement arrondis, les antérieurs mieux mar-
qués. Écusson densément pubescent, sauf sur la ligne médiane qui est
dénudée. Élytres plus larges que le pronotum à sa base, subparallèles,
conjointement arrondies à l'extrémité, peu profondément et rugueuse-
ment ponctuées, sans traces de soies brillantes s’élevant au-dessus de la
pubescence. Dessous du corps et pattes d’un bronzé noirâtre, celles-ci
offrant souvent un reflet violacé ; tarses d’un brun noirâtre plus ou moins
foncé. — Long. 2 3/4-3 1/2 mill.
Tunisie : Tunis, Hammam-Lif, en mai (Sédillot et Léveillé).
Cette espèce m'a été communiquée par mon ami M. Maurice Sédillot,
à qui je me fais un plaisir de la dédier. Elle est voisine des D. medius,
Genre Dasyliscus. 209
obesus et squamutus, el, Comme eux, se fait remarquer, à première vue,
par la ligne longitudinale de poils convergents que présente le pronotum
dans son milieu. On ne saurait touteiois la confondre avec le medius et
l’obesus, dont les pattes sont ferrugineuses ; d’un autre côté, sa couleur
d’un bronzé clair, sa pubescence plus longue, plus serrée, jaunâtre, im-
primant au-dessus du corps un reflet un peu doré, sa taille plus grande,
sa forme plus allongée, l’éloignent également du squanatus.
17. DASYTISCUS RUFIMANUS, Sp. NOV.
Elongatulus, subparallelus, aeneus, pube minus densa longius vestilus ;
{ronte foveolata; antennis nigro-piceis, articulo 2 ferrugineo ; protho-
race subtransverso, antice vix angustato, lateribus leviter arcuatis, den-
ticulatis, pube medio lineam longitudinalem pilorum convergentium for-
mante ; pedibus fuscis, tarsis r'ufis.
Très voisin du D. Sedilloti, il en diffère par sa pubescence un peu
plus longue (surtout sur les élvtres) et beaucoup moins serrée, par son
aspect plus brillant, par sa tête marquée, en arrière du front, d’une
lossette oblongue, dénudée, assez profonde, par son prothorax sensible-
ment transverse, au lieu d’être subcarré comme dans Sedilloti, par ses
tibias d’un brun clair et ses tarses roussâtres. — Long. 3 mill.
Turkestan : Tasckend, en mai (Balassoglo). Un seul exemplaire.
18. Dasyriscus oBESUS Kiesw., Berl. ent. Zeits., 1871, p. 85 (note).
Aeneus, nitidulus, pube densa virescens, densius punctulatus, antennis
piceis, basi pedibusque ferrugineis; prothorace transverso, pube adpressa
medio lineam longitudinalen pilorum convergentium formante. — Long.
2-2 4/4 mill.
Voisin du pezus (— medius Roth.) par la disposition de la pubescence,
“ais facile à distinguer par ses cuisses d’un rouge ferrugineux et son
pronotum beaucoup plus court, ainsi que par Pensemble de sa forme,
qui est moins allongée. — Ex Kiesenwetter.
Russie mérid. ; Syrie ?
La ligne de poils convergents sur la ligne médiane du pronoium est
iaoins marquée que chez le D. medius.
La collection Ch. Brisout renferme un individu provenant de Syrie et
paraissant appartenir au D. obesus.
Cette espèce ne serait-elle pas le D. fulvipes Reitter, Karïsch’s Entom.
Nachr., XI, 1885, p. 244 7...
19. DASYTISCUS SQUAMATUS Kiesw., Berl. ent. Zeits., 18714, p. 86 (note).
Ooscure aeneus, nunus nilidus, pube minus densu, brevi, adpressa, sub-
270 J. BOURGEOIS.
squamala Suboirescens, untennis pedibusque nigris, tllis basi ferrugineis,
prothorace subquadrato, antrorsum leviter angustato, pube medio lineamn
longitudinalem squamarum convergentium formante. — Long. 2 mill. —
Ex Kiesenwetter.
Tunisie : La Marsa, en avril (Lethierry); Hammam-Lif, en mai (Sé-
dillot et Léveillé); aussi à Chypre (Truqui).
La forme générale est plus courte que dans les autres espèces du
même groupe, et les élytres sont plus brusquement arrondies postérieu-
rement, ce qui les fait paraître comme tronquées.
20. DASYTISCUS MELITENSIS, SP. NOV.
Elongatus, parallelus, postice subtruncatus, viridi-aeneus, pube minus
densa cinerascens ; antennis piceo-nigris, articulis 2-3 ferrugineis; pro-
thorace oblongo, antice haud angustato, lateribus leviter arcuatis, subti-
liter denticulatis ; femoribus aeneo-piceis, tibiis tarsisque ferruginers.
Voisin du squamatus, mais distinct par le pronotum allongé, sensible-
ment plus long que large, et par les tibias et les tarses d’un testacé
rougeâtre.
Allongé, convexe, subcylindrique, d’un bronzé verdâtre assez brillant,
avec les articles 2-3 des antennes, les tibias et les tarses d’un roux tes-
tacé ; pubescence courte et peu serrée, celle du pronotum dirigée trans-
versalement des bords latéraux vers le milieu, mais n’y formant pas de
ligne longitudinale appréciable, à cause de sa brièveté et de son peu de
densité, celle des élytres presque squamiforme, brillante. Bouche d’un
noir de poix ; yeux noirs, assez saillants ; antennes noires, avec le 2° ar-
ticle et la base du 3 d’un roux clair, légèrement et graduellement épaissies
vers l’extrémité, articles 4-7 un peu dilatés-arrondis à leur bord interne.
Pronotum sensiblement plus long que large, non rétréci en avant, avec
les côtés assez régulièrement arqués, peu visiblement denticulés et ciliés,
angles postérieurs arrondis, les antérieurs mieux marqués; disque ru-
gueusement mais peu profondément ponctué. Élytres plus larges que le
pronotum à la base, subparallèles, très brièvement arrondies et comme
subtronquées à l'extrémité, rugueusement ponctuées, sans traces de soies
s’élevant au-dessus de la pubescence. Cuisses d’un brun noirâtre à reflet
bronzé, tibias et tarses roux, ceux-ci avec l'extrémité du dernier article
rembruni. — Long. 2 1/3 mill.
Malte. — Un seul exemplaire obligeamment communiqué par M. de
Marseul.
Genre Dasytiscus. 271
Espèces qui me paraissent devoir être retranchees du genre DAsyriscus (1),
où qui me sont restées inconnues.
DASYTISCUS AEQUALIS Reitt., Karsch’s Ent. Nachr.,
NAS SON DNA an Lt AN Grece:
_— ARMENIACUS Kiesw., Verh. Ver. Brünn,
NI DA AA et tem SUR à ‘ATMEéNIE:
— DANACAEOIDES Reitt., Karsch’s Ent. Nachr.
XD 1889, 1D: 2105: crosse rer lGTCCe:
— Eucrr Reitt., Deuts. entom. Zeits, 1884,
DATI ENRAE MR see IG TÈCE:
— * HiRTULUS Reitt., Karsch’s Ent. NS. xT
LOS ND PA Te re eee ET Le BAR.
— * NIGROPILOSUS Reitt., loc. cit., p. 244..... Espagne.
— PLUMBEUS Kiesw., Verh. Ver. Brünn,
NN 2e en ae rech ue CUAUCASE
— * posrTicus Solsky, Hor. ent. Ross., V, 1867,
(OC L'AE see eo UOTE
— ROTUNDICOLLIS Reitt., Karch’s Ent. Nachr.,
XI 41885, p. 246,40... soldaitaa se AMONUIES
— * SCUTELLARIS Solskv, Hor. ent. Ross., V,
1807 DS NEC eue cb cene L'AlGÉTIES
— SUBTILIS Reitt., Karsch’s Ent. Nachr., XI,
ASS) D 240-420. eue ete: 0 CT ONTYETIE:
— VIRESCENS Baudi, Berl. ent. Zeits., A 1873,
DDR Re ere mue eines sa II VIITE:
(1) Les espèces qui me paraissent devoir être retranchées du genre sont pré-
cédées d’un astérisque.
DESCRIPTION
D'UN GENRE NOUVEAU ET D'UNE ESPÈCE NOUVELLE
DE
MALACODERMES de la faune paléarctique
(PI.5, Ag25:)
Par M. Juces BOURGEOIS.
(Séance du 10 juin f885.)
CYDISTUS (x601570<, illustre).
Bourg.,-Ann. Soc. ent. Fr., 1885, Bull., p. XXXVII.
&. Palpi maxillares longitudine caput aequantes, compressi, 4-rticu-
luli, articulo 1° brevissimo, 2 et 3° obiriangulariter elongatis, hoc illo
triente breviore, ultimo maxüno, elonguto-securiformi, apice obtuse trun-
cato. (PI. 5, fig. 5 a.)
Mandibulue simplices, viæ curvulue, aculissimue.
Antennae 12-urticulatue, hirsuto-pilosae, articulo 1° crusso, subpyri-
formi, apice oblique truncato, 2 et 3° brevissimis, transversis, 4-11 ob-
conicis, biflabellatis, ultimo compresso, securiformi. (PI. 5, fig. 40.)
Oculi prominentes, globosi, sat magni.
Elytra abbreviata, apicem versus singulatim attenualu.
Alae integrae, usque ad apicem corporis prolongatue.
Pedes elongati, compressi, tarsis S-articulalis, articulis 3 primis sub-
aequalibus, 4 praecedenti dimidio breviore, ultimo elongalo, 2 praeceden-
tibus simul sumptis æquuli; unquiculis sünplicibus. (PL. 5, fig. 5e.)
Abdomen segmentis 8.
Au premier coup d'œil, le curieux insecte sur lequel ce genre est
établi ressemble à un grand Malthodes dont les antennes seraient bifla-
bellées. Mais sa véritable place est plutôt, à mon avis, à côté des Phen-
godes, dont il paraît représenter Île type dans la faune paléarctique. Comme
ces derniers, en effet, il se fait remarquer par des antennes biflabellées,
finement hérissées, des palpes maxillaires aussi longs que la tête, des
Ann. Se. ent. Fr. — Décembre 1888.
Genre Cydistus. 273
élytres raccourcies, atténuées chacune vers l’extrémité et légèrement dé-
hiscentes. Mais, d'autre part, ses antennes de 12 articles, ses palpes
maxillaires insérés sur le côté des mâchoires et non bout à bout avec
elles, la forme de leur dernier article, aplati et sécuriforme, l’absence
de plaques lumineuses sur les derniers arceaux de l’abdomen, l’éloignent
notablement des Phengodes proprement dits. Le genre Cydistus devra
prendre place, dans les catalogues des espèces paléarctiques, en tête de
la tribu des Cantharini, immédiatement après les Drilini, auxquels il se
relie, du reste, par certains caractères communs.
Il ne compte, jusqu’à présent, qu’une seule espèce :
Cypisrus REITTERI Bourg.
Ann. Soc. ent. Fr., 1885, Bull., p. xxxvIm.
(PI. 5,'fig. 5.)
d. Elongatus, flavus, sat nitidus, capite nigro, parcius cinereo-pubes-
cente, labro palpisque flavis, mandibulis rufis; antennis fuscis, articu-
lis 2-3 flavescentibus ; pronoto latitudine fere duplo longiore, subplanato,
viæ punctato, antice transversim sat profunde impresso; scutello laevi,
apice recto truncato ; elytris abdominis segmentum tertium vix ultra pro-
longatis, ad apicem singulatim attenuatis, basi testaceis, a dimidio inde
fuscis apiceque flavo-guttatis, rugulosis ; corpore subtus nitidiusculo, pu-
bescente, pectore (prosterno flavo excepto) abdominisque segmentis 4 ulti-
mis piceis, his flavo-limbatis, ullimo omnino piceo.
Q. Hucusque invisa.
G. Allongé, parallèle, d’un jaune orangé assez luisant; tête noire,
finement pubescente de cendré flave, peu densément ponctuée; labre et
palpes d’un jaune orangé; mandibules rousses; antennes d’un brun
foncé, avec les articles 2-3 testacés. Pronotum’en rectangle allongé, près
de 2 fois aussi long que large, avec les côtés parallèles, le bord antérieur
presque droit et le postérieur fortement arrondi en arrière ; angles anté-
rieurs subrectilignes, émoussés, les postérieurs largement arrondis ;
disque aplani, éparsement et irrégulièrement ponctué, marqué d’un
sillon longitudinal obsolète et de trois dépressions peu profondes, l’une
antérieure et médiane, les deux autres postérieures et latérales. Écusson
grand, luisant, lisse, en rectangle allongé, coupé droit postérieurement.
Élytres ruguleuses, testacées dans leur moitié basilaire, d’un brun noi-
râtre sur le reste, ornées chacune, à l'extrémité, d’une tache guttiforme
(1885) 18
]
27% J. BourGgois. — Genre Cydistus.
d’un beau jaune orangé. Dessous du corps luisant, pubescent; poitrine
(à l’exception du prosternum) et 4 derniers segments abdominaux d’un
noir de poix, ceux-ci bordés de jaune en arrière et sur les côtés; le
dernier entièrement d’un brun noir.
Ç. Inconnue.
Long. 7 1/2 mill.; larg. 1 3/4 mill.
Syrie : Caïffa (ma collection).
Je me fais un plaisir de dédier cette espèce remarquable à M. E. Reit-
ter, de Vienne, qui a bien voulu se dessaisir en ma faveur de l’unique
exemplaire qu'il ait reçu.
EXPLICATION DES FIGURES DE LA PLANCHE 9°.
Fig. 4. Dasytiscus transcuspicus Bourg.
1 a. Tête et pronotum du même.
1 b. Tarse postérieur du même.
lc. Antenne du même.
2, Dasytiscus rufitarsis Lucas (tête et pronotum).
8. — indutus Kiesenw. (idem).
L. — Sedilloti Bourg. (idem).
5. Cydistus Reitieri Bourg.
5 a. Palpe maxillaire du même (les 3 derniers articles).
5b. Antenne du même.
dc. Un tarse du même.
CALANDRIDES
Nouveaux genres et nouvelles espèces,
observations synonymiques,
doubles emplois de noms de genres et d'espèces, etc.,
3° PARTIE (4)
Ouvrage posthume d’Aucuste CHEVROLA®T, membre honoraire.
(Séance du 12 septembre 1883.)
48& Genre Hkhodobænus John Leconte, The Rhynchophora of North
America of Mexico, p. 332, 1876.
Ce genre, créé aux dépens de l’ancien genre Sphenophorus, renferme,
selon l’éminent entomologiste américain, deux coupes sous-génériques
distinctes : la première, ayant pour type le S. &redecimpunctatus Illiger,
contient de nombreuses espèces de toutes les parties de l'Amérique mé-
ridionale ; la deuxième a pour type le S. pustulosus Gyllenhal in Schôn-
herr, et renferme quelques espèces mexicaines. Jy joindrai une troi-
sième coupe, qui ne comprendra que S$. cinctus Gyll. in Schôünh., du
Mexique, qui présente plusieurs variétés, et dont j'ai pu étudier le type,
malheureusement en mauvais état, qui faisait partie de la collection de
Sturm, et qui-a été acquis par M. Aug. Sallé.
1°" Groupe.
1. R. TREDECIMPUNCTATUS * Illig., Schneider, Mag., V,
1701 4DE 0185-1710 Carolina, Louisiana, Texas, California.
Nar nov ET EMaCUIUUS se SN . Mexico, Guatemala.
Var. NOV. J. MerOpolitang.. .................e Guatemala.
2. R. FEMORALIS * (Sp. nov.)..,... ESC INA ARR .... Mexico:
variabilis pars Gyl. in Sch., 4, 2, p. 899... Je Id.
(4) Voir 1re partie, Annales 1882, p. 555 à 588, et 2 partie, Annales 1885
Dao a mii2
Ann. Soc. ent. Fr. — Décembre 1885.
276 A. CHEVROLAT.
DUR AUCEUS SAMOA) 0e desc dance cotes ereee Mexico.
variabilis Gyl pars in SCh., loc.rcit..:........... Colombia.
VAR ATOME Le SERA Ce Te Mexico.
RME SRLEGANS SD NOV). 55e Messe dec ce screens Id.
5. R. PULCHELLUS * Gyl. in Sch., 4, 2, p. 898........ STE Id.
6. R. QUINQUEPUNCTATUS * Say, Am. Ent., 4. p. 9....... Louisiana.
VAT MOV PCLONUCIQUS RARE CPR Re Mexico.
variabilis Gyl. pars: in Sch., loc. cit... 0.00 20 Id.
7. R. sancumneus * (Klug) Gyl. in Sch., 4, 2, p. 903........ Id.
SR CAM ATIDUS (De) )MCHVR ER Re LCR UE EUR Id.
OR DEL TOIDES (SD: MOV) ee esecenemesmeeceeeseccr Id.
10. R. imeLicATUS * Gyl. in Sch., 4, 2, p. 901..... UErCeS Id.
UND LUS DAS AV Ie LOC CICR cer reepnioie Id.
HR ANDRE" 1(SD: NOM) 2 hercules RE te Id.
FONERE ST PCILON (SD DONS) A0 eeepc see ceci Id.
SUR DCORMENLATUS 2 1(SD. NOV.) 2.100... Lnu 2 Id.
1%. R. CENTROMACULATUS * (Sp. NOV.)................. .. . Cayenna.
SAR PMINTATUS (Del) (SD:rAOV) ER RER En eee Brasilia.
16: 0R: SUTURANIS = GYl In SCh. 4) 2 D ODA ER TM Id.
47. R. sauctus * (Germ.) id. DA D APR SR M Id.
PSMR ÉNIGRICORNIS (SD. MOV.) AMENER RER RT Id.
19 PS CRUCICOELIS (SD. NOV.) nee LR Te en bre Id.
SD RE: PIPUNCTATUS = (SD: NOV)... eee Pen eee : Id.
DR ILrBAS DS Dé) SDNON.). nee si nee Lie Colombia.
variabilis * Gyl., Cat. génér. des Coléopt............ Bogota.
DE BICINCTUS SD MO Ve)e me nneimeilenianie dome nn iecie Ne Colombia.
DR TINEIGRR SD AMOVE) AE Lemon etes a ou sie te Le let Id.
RHODOBÆNUS TREDECIMPUNCTATUS lIlliger. — Var. nov. $. DUODECIM-
MACULATUS. — Long. (rostr. excl.) 10 mill., rostri 4 mill.; lat. 3 4/2
mill. — Alatus, elongatus, supra læle ruber, infra cinereus ; rostro, ca-
pite, pedibusque nigris, primo arcuato, basi crasso, ante oculos scisso,
supra trisulcato, cylindrico, punctutato, scapo sulcum prothoracis supe
rante; prothorace elongato, convexo, lineam longitudinalem medio am -
Calandrides. 277
pliorem, antice abbreviatum et punctis duobus lateralibus nigris signato :
scutello conico, nigro nitido ; elytris prothorace vix latioribus, in humero
rotundatis, in sutura obliquis, obsolete punctato-striatis, maculis duabus
communibus : prima media, angulata, secundu, apicale, transversa et ma-
culis duabus lateralibus nigris infra humerum, secunda in medio ; pygi-
dio conico, cinereo, fortiter punctato; corpore et pedibus crebre punctatis ;
geniculis postice cinereis.
Guatemala, typus auct. a D. Candèze missus.
RHODOBÆNUS TREDECIMPUNCTATUS lIlliger. — Var nov. ÿ. METROPALITA-
NUS. — Long. (rostr. excl.) 10 mill., rostri 3 1/4 mill.; lat. 3 1/2 mill. —
Alatus, elongatus, ruber, rostro arcuato, rubro, inter antennas angulato,
crasso, oculis oblongis, conveæis, fronteque nigris ; scapo ut in præcedenti;
primo articulo funiculi transverso; clava globosa, apice alba; capite
convexo, nigro, antice depresso; prothorace conico, antice cylindrice
truncato, attenuato, tenue albo limbato, paululum constricto, postice su-
pra scutelluin subanguloso, rubro, linea longitudinali et maculis duabus
lateralibus elongatis, nigris; scutello conico, plano, nigro; elytris san-
guineis, velutinis, in humero oblique rotundatis, in sutura oblique trun-
eatis, profunde sulcatis, interstitiis elevato-costatis, maculis sex et quarta
parte postice, nigris; pygidio conico, rubro, epipleuris et vitta pectorale
obliquis et femoribus basi rubris ; corpore et pedibus nigro cinereis. ©.
Guatemala, a D. Candèze missus.
RHODOBÆNUS FEMORALIS, Sp. nov. — R. variabilis pars 42 Gyl. in
Sch., 4, 2, 899. — Long. (rostr. excel.) 10 mill.; lat. 3 mill. — Ruber,
infra cinereus ; rostro valde curvato, basi crasso, antennis, oculis, capi-
teque nigris ; scapo recto, longo ; clava globosa, apice cinerea, ante oculos
scisso; prothorace elongato antice recte constricto, nigro, limbo albo,
rubro tomentoso, maculis quatuor parvis, lineaque longitudinale nigris ;
scutello rotundato, depresso, nigro ; elytris vix prothorace latioribus, basi
rubris, dimidio postico in sutura angulose nigro-tomentosis, punctato
striatis, Singulatim rotundatis ; pygidio conico, crasso, punctato, nigro,
basi rufo; pedibus rubris ; genubus tibiisque apice nigris, curvatis ; un-
guiculo acuto et spinula nigris terminatis. & 9.
Mexico, Alvarado, Yucatan oriental, 7 exempl. & 9.
Outre les caractères que je viens d'indiquer, ce qui m'a engagé à
regarder cet insecte, qui avait été considéré comme une simple variété
du 13-punctatus, comme une espèce particulière, c’est que M. Aug.
Sallé l’a observé vivant sur une plante distincte de celle qui nourrit
l’espèce précédente.
278 A. CHEVROLAT.
RHoPOBÆNUS AUCTUS, sp. nov. — d. Long (rostr. excl.) 4 mill., ros-
tri 2 mill.; lat. 2 mill. — Alatus, elongatus, supra niger ; prothorace
rubro, fascia antica et postica, linea longitudinali ad illas adnexa et
macula laterali punctiformi media nigris, limbo submarginali rubro ;
corpore cinereo; rostro, capite, pedibusque nigris; pygidio verticali, co-
nico nigro.
©. Long. 4 1/2 mill., rostri 2 1/4 mill.; lat. 3 mill.
Mexico, D. Sommer 9 ; D. Sallé, Nova-Grenata.
Var. &. ut in præcedentibus ; tantum differt a limbo antico albo, ma-
cula kumerale rubra postice angulata et attenuata ante apicem limilata,
notula humerali nigra; pygidio conico nigro.
Colombia (Guarapiche), a D. Lherminier missus.
Var. y. Epipleuris vitta rubra.
Mexico (Alvarado), 2 exempl.
RHODOBÆNUS ELEGANS, Sp. nov. — Long. (rostr. excel.) 9 mill.; lat.
8 mill. — R. femorali proæimus sed pedibus nigris ; rostro arcuato crasso
basi profunde foveato; antennis oculis et capite nigris; scapo longo;
clava oblongo-ovata, nigra; capile convexo, glabro ; prothorace elongato,
plano, læte rubro, tomentoso, antice cylindrice in collum constriclo et
punctis quinque nigris, 3 dorsalibus, elongatis, 2 lateralibus, posticis,
vix basi sejunctis, margine antica angusle alba; scutello conico, longo,
longitudine concavo, acuto; elytris in humero obliquis, extus in apice
rotundatis, læte rubris, tantum basi distincte striatis, maculis sex parvis
elongatis nigris, una infra humerum, quatuor ante medium transversim
dispositis ; pygidio conico, crasso, corporeque cènereo, nigro, punctato ;
pedibus nigris, femoribus posticis basi cinereis.
Mexico, typus auctoris.
RHODOBÆNUS QUINQUEPUNCTATUS Sav. — Var. nov. $. THORACICUS. —
Long. (rostr. excl.) 6 4/2 mill., rostri 3 mill. — Niger ; prothorace rubro,
maculis quinque et villa media nigris.
RHODOBÆNUS HÆMATIDUS, Sp. nov. — Long. (rostr. excl.) 9 mill.; lat.
3 4/3 mill. — Alatus, elongatus, ruber, tomentosus ; rostro, antennis
(scapo longo, marginem anteriorem prothoracis superante, arcuato), oculis
et capite convexo transverso, nigris; prothorace elongato, ante medium
luteribus subanguloso, convexo, rubro, medio dorsi obscuro, depresso,
antice in collum cylindrice nigro, paululum attenuato, margine tenue
albo, postice viæ rotundato, tenue albo; scutello conico, plano, obcuro ;
elytris rubris, tomentosis, distincte striatis, interstitiis subconvexis, apice
Calandrides. 1 27!
subrotundatis; pygidio conico, crasso, nigro, albido, setuloso; corpor
infra griseo-plumbeo, tenue punctato, nilido; pedibus nigris, punctatis
nitidis. |
Dejean, Catalogue, p. 328, typo ab hujus auctoris determinatus.
Mexico.
RHODOBÆNUS DELTOÏDES, Sp. nov. — Long. (rostr. excel.) 6 mill.; lat
3 Mill. — Alatus, elongatus, ruber; rostro arcuato, cylindrico, bas
crasso, dilatato, nigro, nitido, antennis, oculis et capite nigris; scap
longo, paululum arcuato ; clava apice, cinerea; prothorace elongato ru
bro, antice attenuuto, in collum constricto, nigro, macula dorsali trian
gulari, macula laterali media et fascia infera ad pedes anticos ducta
nigris; scutello‘rufo; elytris in humero obliquis, rubris, truncatis, à
apice albis, macula deltiforme media, altera infra humerorum apicen
nigris; pygidio conico, crasso, punctato, cinereo; corpore cinereo; pedibu
nigris, laxe punctatis. & 9.
Mexico.
RHODOBÆNUS IMPLICATUS Gyl. in Sch., 4, 2, 901. — S. notigeru
(Chevr.). — Var. variabilis Sch. — Long. (rostr. excl.) 9 mill.; lat
2 1/2 mill. — Alatus, elongatus, ruber, rostro arcuato, basi crasso
scisso, rubro, punctato, antennis, oculis el capite nigris; scapo clavato
clava globosa apice cinerea; prothorace conico, antice attenuato, versu
medium subangulato, rubro, lineis quinque medioque infra late nigris
scutello conico, acuto, plano, rufo; elytris prothorace latioribus, in hu
mero oblique rotundatis, anguste striatis, rubris, macula deltiform
communa el fascia subapicale, lateribus curvata, nigris, singulatim ro
tundatis ; corpore nigricante ; pedibus rubidis.
Mexico.
RHODOBÆNUS ANDREÆ, Sp. nov."— Long. (rostr. excel.) 143 mill.; Jat
3 mill. — Alatus, linearis, squamulis’albidis, rotundatis, conglomerati
dense tectus ; rostro arcuato, inter antlennas crasso, breviter sulcato
plano; oculis capiteque nigris; scapo curvato, clavato; clava globosa
semi-alba; prothorace elongato, conico, uatice aitenuato, postice subro:
tundato; scutello elongato, nigro; elytris vix prothorace latioribus, à
humero rotundatis, conjunctim rotundatis, modice convexis, tenue stria.
dis, interstitiis planis serie albido-qutlatis, guittis rotundatis, maculi
quatuor posticis nigris crucem Andreæ simulantibus ; pygidio conico
convexo ; corpore guitulis albis consperso, pedibus rectis, griseis ; genubu.
el tarsis nigris.
Mexico, typus auctoris.
230 .. À. CHEVROLAT.
RHODOBÆNUS YPSILON, Sp. nov. — Long. (rostr. excl.) 4 mill.; lat.
2 mill. — R. implicato Gyl. similis sed minor. Alatus, lincaris ; rostro
crasso, valde arcuato, rubro, basi crassiore, supra bicostato ; oculis anten-
nisque nigris ; scapo longo, crasso ; clava apice alba; capite convexo rufo ;
prothorace elongato, rufo, vitlis tribus nigris, lateribus punctatis, in
margine angusto et in basi lineolis duabus albis, infra maculis duabus
nigris ad pedes anticos adneæis ; scutello elongato, nigro; elytris rubris,
in humero obliquis, in sutura oblique truncatis, tenue punctato striatis,
macula infra humerum, vitla marginale, vitta suturale, infra scutellum
incipiente, antice bifida, litteram ypsilon fiqurante ; pygidio conico crasso ;
corpore cinereo ; pedibus nigris ; femoribus posticis rubris.
Mexico, typus auctoris.
RHODOBÆNUS CORNICULATUS, Sp. nov. — Long. (rostr. excl.) 8 mill.,
rostri 2 mill.; lat. À 3/4 mill. — Alatus, elongatus, ruber ; rostro et capite
nigris, primo arcuato, basi quadratim crasso, inter oculos profunde sul-
cato, rugoso, punctato, infra corniculato; scapo recto, ad trochanteres
anticos ducto; articulis funiculi connexis, primo elongato; clava globosa
in dimidio apicali cinerea ; capite convexo, rude punctato; prothorace
elongato, rubro, longitudine convexo, linea longitudinale sat lata, ante
apicem abbreviata, maculis sublateralibus duabus nigris, antice cylindrice
compresso, margine antico tenue albo, postice subsinuose recto, reflexo, late-
ribus mediis paululum rotundaltis; sculello plano et sutura nigris ; elytris
rubris, singulatim rotundatis, tenue striatis, macula media communi
rotundata et alter, ante apicem conica, nigris ; pygidio conico, crasso,
nigro, albo-punctato; corpore cinereo, pedibus nigris, nitidis, femoribus
infra nigro pilosis, albo-punctulatis.
Mexico (Orizaba).
RHODOBÆNUS CENTROMACULATUS, Sp. n0V.— Long. (rostr. excl.) 9 mill.,
rostri 3 1/2 mill.; lat. 3 mill. — Alatus elongatus, linearis; rostro ar-
cuato, cylindrico, rubido, basi crasso, supra longe plano subcupreo,
antennis oculisque nigris; scapo longo; prothorace conico, antice atte-
nuato, valde compresso, postice fere recto, supra scutellum subangulato,
fusco metallico, supra plano, in disco paululum depresso et macula nigra
signato, guttulis albis consperso ; scutello elongato ; elytris prothorace pau-
lulum latioribus, in humero oblique rotundatis, rufescentibus, prothorace
duplo longioribus, tenue striatis, macula centrali nigra, paululum trans-
versa, conjunctim rotundatis, limbo apicali albo; pygidio obscuro, conico,
scabroso; epipleuris rufescentibus ; corpore obscuro ; pedibus rufescen-
tibus.
Cayenna, typus auctoris.
Calandrides. 281
RHODOBÆNUS MINIATUS (Dejean), sp. nov. — antennatus Chevr., olim.
— Long. (rostr. excel.) 6 1/2 mill., rostri 3 1/2 mill; lat. 2 mill. — Alatus,
elongatus, ruber ; rostro arcuato, basi crasso, rubro, cylindrico, nitido,
scisso; scapo clavato, ferrugineo; articulis funiculi nigris, primo lon-
giori; clava globosa, apice alba, oculis infra conjunctis, convexis, nigris;
Prothorace subconico, rubro, subemarginato, tenue albo limbato, supra
scutellum subangulato, lineis tribus nigris, lateralibus antice abbreviatis ;
scutello conico, plano, nigro ; elytris in humero rotundatis, postice extus
rotundatis, rubris versus medium, prope suturam maculis duabus elon-
gatis; sutura, fascia et apice antice angulala, nigris; pedibus rubris,
femoribus posticis infra villosis.
Brasilia.
RHODOBÆNUS NIGRICORNIS, Sp. nov.— Long. (rostr. excl.) 9 mill., rostri
à mill.; lat. 3 mill. — Alatus, elongatus, ruber ; rostro arcuato, valido,
rubro, punctato, nitido, basi valde curvato, crasso, scisso; anten-
nis moniliformibus; scapo recto oculisque nigris; capite punctato trans-
verso; prothorace conico, antice attenuato, cylindrice truncato, tenue
rectle constricto, anguste albo-limbato, postice supra scutellum subangu-
loso, rubro, lineis tribus rubris, laterale inferius recte ad trochanterem
ducta; scutello, conico, plano, rubro; elytris in humeris oblique versus
apicem paululum atienuatis, rubris, singulatim rotundatis, limbo apicali
albo, anguste striatis, parte callosa triangulariter impressa; pygidio co-
nico, crasso, ferrugineo, apice cinereo ; corpore pedibusque brunneo-ferru-
gineis ; tibiis costato-sulcatis. 9.
Brasilia. À D. D" Piason datus.
RHODOBÆNUS CRUCICOLLIS, Sp. nov. — Long. (rostr. excel.) 9 4/2 mill.,
rostri 2 mill.; lat. 3 mill. — Alatus, elongatus, miniaceo-velutinus ; ros-
tro arcuato, nitido, puncluto, basi crasso, strangulato, supra breviter
sulealo ; oculis rotundatis et capite nigris; fronte plana, inæquale; scapo
clavato, valido; prothorace subconico, antice attenuato, anguste cons-
tricto, cylindrice truncato, tenue albo limbato; supra scutellum oblique
anguloso, linea longitudinali integra et transversali breve impressa cruci-
formibus nigris; elytris prothorace sesqui longioribus, basi rotundato,
rotundutis et latioribus, singulatim rotundatis, tenue punctato-striatis,
obscure lineatis interstitiis subelevatis ; pygidio conico, crasso, ferrugineo ;
corpore pedibusque nigro-brunneis, coriaceis, vittis duabus in pectore
ferrugineis, lateribus prothoracis infra ferrugineis. ©.
Brasilia.
282 A. CHEVROLAT.
RHODOBÆNUS BIPUNCTATUS, Sp. nov. — Long. (rostr. excl.) 8 mill.,
rostri 3 mill.; lat. 2 1/2 mill. — R. miniato affinis, sed minor et rufo-
obscuro-velutinus ; rostro valde arcuato, nigro, basi crasso, inter antennas
elevato, lateribus compresso, breviter sat sulcuto, longitudine carinato ;
scapo clavato, ad marginem prothoracis limitato, oculisque oblongis ni-
gris, post oculos scisso; prothorace elongato, antice attenuato, lateribus
tenue constricto, in medio marginis subemarginato, albo fimbriato, postice
supra scutellum subangulato, rubro, lineis longitudinalibus tribus nigris,
media angustu, integra, lateralibus basalibus, macula media infra in
dorso albo-punctato; scutello conico, plano, nigro; elytris in humeros
oblique rotundatis, singulatim rotundatis, obsolete striatis, rubris, ante
medium, prope suturam, nigro-bipunctatis ; pygidio conico, obtuse acuto ;
corpore pedibusque griseis; femoribus infra nigris, pilosulis, linea nigra
in longitudine abdominis. @.
Brasilia meridionalis, typus auctoris.
Raonopænus LEBAsI (Dejean, Cat., 3° éd., 329). sp. nov. — variabilis
var. Gyl. in Schôün., 4, 2, 902. — variabilis Gem. et Harold, 8, 2650. —
Long. (rostr. excl.) 11 mill.; lat. 3 1/2 mill. — Alatus, elongatus, supra
rubro-tomentosus, rostro crasso, arcuato, basi crassiore, nitido, punctato,
antennis (clava globosa, semialba), oculis et capite nigris; prothorace,
collo, punctis quatuor et linea longitudinali nigris ; scutello et elytris
cum quarta postica nigris, corpore cinereo, pedibus nigris.
Colombia, Bogota. À D. Lebas captus et missus.
RHODOBÆNUS BICINCTUS, Sp. nov. — Long. (rostr. excel.) 9 mill., rostri
2 1/2 mill.; lat. 2 4/2 mill. — Alatus, elongatus, niger, sat nitidus, ros-
tro arcuato inter antennas dilatato; glabro, basi scisso, nitido, punctato,
paululum curvato ; prothorace conico, antice attenuato ; supra conveæo,
cylindrice truncato et constricto, rubro, lineis tribus nigris, longitudinali
supra scutellum profunde arcuatim impressa, lateralibus prope margines
postice abbreviatis, angulose-rotundatis ; scutello plano, angusto, nigro,
nitido ; elytris vix prothorace latioribus, sesqui longioribus, singulatim
rotundatis, sanguineis, apice pallidioribus, æqualiterque striatis, inter-
stitiis planis, coriaceis, sutura et fasciis duabus nigris, prima media.
secunda ante apicem ; pygidio conico ; pedibus et corpore nigris. Q.
Colombia ad ripas fluminis Magdalenæ. — Typus auctoris.
RHODOBÆNUS LINEIGER, Sp. nov. — Long. (rostr. excl.) 8 mill.; rostri
2 1/4 mill.; lat. 2 mill. — Alatus, elongatus, rubidus ; rostro cylindrico,
rubido, valido, paululum arcuato, antennis oculis et capite nigris ; clava
Calandrides. 283
oblonga, apice alba ; prothorace conico, rubro, apice cylindrice truncato,
paululum attenuato, postice rotunduto, linea longitudinali, margine an-
tice et laterale punctis lateralibus duobus nigris parvis; scutello nigro;
elytris flavis, externe rotundatis, lineis quatuor fluvis, suturali obsoleta,
maculis quatuor magnis (una humerale, altera in apice marginis), et
punctis duobus nigris in medio prope suturam; pygidio luteo; epi-
pleuris, prothorace infra, pectore lateribus (in medio albo), et abdomine
(nigro) lateribus et femoribus, flavis.
Colombia ad ripas fluminis Magdalenæ. — Typus auctoris.
2° Groupe.
TR PUSTULATUS GI iNSChS 42 /D 0230060. 0 MEXICO
Var. nov. $. puncticollis (Chevr.). Minor : quittulis al-
bidis partim delineatis, prothorace punctis minutis
impressis vage dispositis.
DR PINGUIS SD: TOM.) de mises class elle sera lei ofte Id.
SR LOUINQUEMACULATUS) (SD:RNOV) IN RAT NN Id.
PR UGULTATUS FNS.1N,SCh.,18,12, Dresser cest Id.
DR AERUSCURELDATUS 2 (SD NOV). sec emececeeer eue Id.
GB NV ARIEGUNTATUSMASDe DOVE) LAS NRA RETIRE Id.
FAR: PNIGROLINEA US" (SD. NOV.)2122 40, 2.040... MOaxaca Mid:
SURF ADSPERSUS IG YL ANSCh., 402 D. 022 RSS CRC RRE Id.
impressus (Chev.). Prothoraxæ offrant une impresion
arquée, profonde.
Effacer la syn. Klug du Cat. Dej., 3° éd., p. 328.
OS RSUEURELLUSM(SDANOV)E RER NRA CR A AO NS TE Id.
10 RMCONUSUS ED ON) ee Rene SM ee BCE AE Id.
adspersus Dej., Cat., 3° éd., p. 328.
RHODOBÆNUS PINGUIS, Sp. nov. — Long. (rostr. excl.) 12 mill.; lat.
5 mill. — R. pustuloso Gyl. affinis sed multo brevior, latus crassus, aio-
mis rotundatis, vagis albis obsitus ; rostro valido, arcuuto, nigro, opaco,
basi latiore, pluno, griseo; antennis, oculis, el capite (transversim con-
vexo), nigris ; SCapo recto, marginem prothoracis superante, primo arti-
culo funiculi latitudine longiore; prothorace latitudine sesqui longiore,
convexo, medio elevato, nigro-fusco, quitis albidis lateribus et basi tecto,
284 À. CHEVROLAT.
lineis tribus nigro-fuscis, latis, signato, basi supra scutelli subangulato ;
scutello triangulari ; elytris in humero dilatatis, rotundatis, Singulatim
rotundatis, fusco-nigris, anguste striatis, interstitiis vage albido-guttatis,
sutura minute et confertim serie maculatis, nigro bifasciatis, media lata;
pygidio conico, crasso, cinereo, macula basali quadrata, nigra; corpore
cinereo abdomine fascia basale, pedibusque nigris, albo-guttatis.
Mexico, typus auctoris.
RHODOBÆNUS QUINQUEMACULATUS, Sp. nov. — Long. (rostr. excel.)
9 4/2 mill.; lat. 3 mill. — Alatus, elongatus, livido-pulvinatus ; in pro-
thorace vitta longitudinali media ; elytris maculis quinque obsolelis ni-
gris, duabus in humeris, duabus posticis margini adneæis et quinta com-
muni in medio; rostro nigro, arcuato, basi crasso, scisso, cinereo, oculis
et funiculo nigris, primo articulo longiori; scapo clavato, griseo, clava
globosa, apice cinerea; prothorace elongato, antice attenuato, postice bi-
arcuato, planiusculo, lateribus subrotundatis, livido pulverulo, punctato;
scutello nigro ; elytris in humero rotundatis, singulatim rotundatis, punc-
tulato-tenue-striatis, interstitis planis ; pygidio conico, crasso ; corpore
infra, pedibusque griseo-pulverosis ; femoribus crassis.
Mexico.
RHODOBÆNUS ALBOSCUTELLATUS, Sp. n0V. — R. pustulatus Sch., var. B,
— R. punctatus Dei., Cat., 3° éd., p. 328.— Long. (rostr. excel.) 40 mill.;
lat. 4 1/2 mill. — R. pustuloso Gyl. affinis, sed minor ; alatus, brevis
cylindricus, niger, atomis albis undique tectus, sed scutello albido, dis-
tinctus ; rostro valido, arcuato, inter antennas dilatato, nigro, obscuro,
basi supra sulcato ; antennis, oculis et capite (punctato, nilido) nigris ;
prothorace elongato, convexo, atomis rotundatis, albidis tecto, linea dorsi
obscura ; scutello plano, albo; elytris brevibus, cylindricis, in humero
oblique et postice rotundatis, anguste striatis, interstitiis planis, serie
albo-guttatis ; pygidio conico, punctato, linea elevata alba.
Mexico.
RHODOBÆNUS VARIEGUTTATUS, Sp. n0V. — Long. (rostr. excel.) 12 mill.;
lat. 3 1/2 mill. — Præcedenti consimilis, sed obesior, nigro fuscus, atomis
rotundatis, albis et griseis, et magnitudine dimidio minutis rotundatis
supra tectus; rostro arcualo, Subcylindrico, basi plano et crasso ; fronte
plana tuberculata; antennis, oculis mitidis et capite (transversim con-
vexo) nigris ; scapo recto, marginem prothoracis superante, primo arti-
culo funiculi longiore; clava globosa, apice fusea; prothorace conico,
convexo, in ordine albo-guttato, line longitudinali nigra antice posti-
Calundrides. 283
ceque interrupta, limbo antico angusto et cylindrice albo ; scutello trian-
guluri, acuto, plano, nigro ; elytris nigris, opacis, apice extus rotundatis,
tenue striatis, interstitiis, atomis rotundatis albis et griseis magnitudine
variabilibus tectis, Sseriatim disposilis; pygidio conico, crasso, nigro,
albo, punctulato ; corpore pedibusque minus flavido-pulvinatis subguttatis,
ano albido.
Mexico, typus auctoris. .
RHODOBÆNUS NIGROLINEATUS, Sp. nov. — Long. (rostr. excel.) 9 mill.,
rostri 2 4/2 mill.; lat, 3 mill. — Alatus, elongatus, fuseus, guttulis albidis
in prothorace minutis vagis el confluentibus, in elytris majoribus, antice
subtransversis ; rostro valde curvato, cylindrico, nigro basi crasso, flavo-
pulvinato ; antennis, oculisque nigris, depressis ; scapo ad sulcum protho-
racis ducto; prothorace conico, antice attenuato, antice cylindrice recto,
in margine tenue flavo, lateribus constricto, postice subangulose rotun-
dato, linea dorsale nigra, elevata ; scutello subconico ; elytris vix protho-
race latioribus, in humero oblique rotundatis, apice singulatim rotundatis,
tenue striatis, interstitiès quitis flavis, plenis, serie dispositis ; pygidio
fusco, curvato, conico; corpore cinereo flavescente; pedibus obscuris flavide
gutlulatis.
Oaxaca, typus ex mus. Lacordaire.
RHODOBÆNUS SUTURELLUS, Sp. nov. — Long. {rostr. excl.) 9 mill.,
rostri 3 mill.; lat. 3 1/2 mill. — Elongatus, fuscus, quttulis fulvis sparse,
sed in elytris sat regqulariter irroratus, sutura tota fuloa ; rostro arcuato,
cylindrico, basi scisso, dilatato, antennis, oculis et capite transversim
convexis, nigris; fronte fusca; prothorace conico paululum convexo, an-
tice attenuato, cylindrice recto, fusco, postice rotundato, vix quitulis
flavis consperso; scutello triangulari, nigro, plano ; elytris prothorace
duplo longioribus, in humero obliquis, singulatim rotundatis; pygidio
conico, fulvo, piloso, basi albo nigroque fasciato ; corpore lucido, pedibus
nigris.
Mexico, typus auctoris.
RHODOBÆNUS CONFUSUS, Sp. nov. — Long. (rostr. excel.) 8 mill.; lat.
3 mill. — Alatus, niger, obscurus, KR. pustuloso sünilis, sed mnulto mi-
nor, atomis vagis supra tectus ; prothorace angusto, conico, basi supra
breviter sulcato et conice rotundato, limbo anguste albo, linea dorsali
antice transversa signato; rostro sal valido, arcuato basi crasso, apice
nitido ; antennis, oculis ef capite nigris, inter oculos transversim sulcato ;
236 A. CHEVROLAT.
clava globosa semi-alba; prothorace angusto, albo-guttato, linea dorsali
ante basim interrupta, lateribus mediis griseo maculutis ; scutello trian-
gulari, conico, acuto, plano ; elytris in bumer orotundatis, tenue striatis,
interstitiis vage albo-guttatis, fascia media late nigra; pygidio conico,
crasso, griseo, postice punctato; corpore maris nigro, coriaceo, depresso,
feminæ cinerascente ; atomis albidis quitato ; abdonine convexo.
- Mexico, a D. Sallé captus datus, & $.
3° Groupe.
RHODOBÆNUS ciNCTUS Gyl. in Sch., IV, 2. p. 931. — Long. (rostr.
excel.) 43 mill., rostri 3 mill.; lat. 5 mill. — Alatus, nigro-velutinus,
rostro arcuato, cylindrico, supra basi latiore, plano, albo, macula oblonga
nigra; prothoruce lineis duabus lateralibus curvatis, niveis; scutello,
lineolis suturalibus juxta seutellum, lineola basaii media in singulo ely-
tro, annulo oblongo juxta suturam et maculis duabus apicalibus niveis ;
pygidio conico, nigro, lineis tribus albis; prothorace infra ; pectore et
abdomine albis.
Mexico, a D. Schônherr communicatus.
Je possède dans ma collection seize exemplaires de cette espèce, et
plusieurs d’entre eux m’ayant élé envoyés par Schônherr sous la déno-
mination de cénctus, je dois les considérer comme des types ; aussi lPin-
dividu de la collection de Sturm, qui a été acquis par M. Aug. Sallé, ne
me semble pas valable. Du reste, cètte espèce, qui se trouve au
Mexique, dans l'Amérique centrale et même au Brésil, présente plu-
sieurs variétés, parmi lesquelles j'ai distingué Îes suivantes :
Var. 8. — Prothorace lineis duabus lateralibus albis, inter se vere con-
junctis ; scutello, lineolis duabus suturalibus infra, in elytro lineis tribus
basalibus abbreviatis, mediis contiquis ad annulum oblongum juxta sutu-
ram positum, adnexis, lineolu marginali obliqua et maculis duabus api-
calibus albis; pygidio conico, nigro ; prothorace infra, pectore et abdo-
mine cinereis.
Mexico etiam a D. Schôünherr communicatus : Amer. centr., a D. Pla-
son miIssus.
Var. y. — Niger, velutinus ; prothorace in disco macula elongata ely-
tris maculis decem holosericeis, una humerali, secunda quadrata ad scu-
tellum adnexa, tertia parva in medio marginis, quarta suturali subqua-
drata et ultima apicali.
Mexico.
Calandrides. 287
Var. à. R. FUNERARIUS. — Prothorace lineis duabus lateralibus arcua-
tis obsoletis; scutello lineolis duabus suturalibus infra, lineis duabus
basalibus medis, ad annulum oblongum, juxta suturam positum albis ;
pygidio conico, nigro, linea alba signato.
Brasilia, ex museo Lacordaire descriptus,
Var. «. R. oBLiQuuS. — Elongatus cinereus; prothorace maculis qua-
tuor elongatis, abbreviatis, nigerrimis, duabus lateralibus, duabus basa-
libus ; elytris striatis, maculis decem nigris : prima humerali, tertia
suturali obliqua, secunda elongata, prope scutellum, quarta marginali,
media et quinta transversa supra collum.
Mexico, a D. Guex missus.
49° Genre Homalostylus, gen. nov. (ouxhos, plat; otudos, scapus).
Genre formé avec le Sphenophorus latiscapus de Kirsch, Berliner Zeit.,
1869, p. 221, Coléopière de Colombie (Bogota); caractérisé par la forme
du scapus, bien développé, plat, large, arqué; les hanches antérieures
sont très rapprochées entre elles, globuleuses ; le prosternum est étroit,
saillant et les sépare; le métasternum s’avance coniquement peu après
entre les pattes médianes ; le troisième article des farses est dilaté, trian-
gulaire, spongieux en dessous ; le pygidium conique.
Le Sph. latiscapus, seule espèce du genre Homalostylus, se place à la
suite des Rhodobænus, et se rapproche surtout du premier groupe de
ce genre.
d0° Genre Paradiaphorus, gen. nov. (xapa, tout; Ôtapopos,
différent).
Genre établi sur le Sph. crenatus de Bilberg, Enum. Ins., 122, p. 4 ;
Gyl. in Sch., IV, 2, p. 876, dont l’ensemble des diverses parties du
corps diffère de celles des autres espèces. Corps ailé, allongé, fortement
ponctué; scape limité à la strangulation du prothorax ; funicule de six
articles, le deuxième grand, conique, le dernier le plus large, transver-
sal ; massue irrégulière, subovale, tronquée, aplatie, blanche à l’extré-
mité ; tête convexe, lisse; frompe arquée, plus courte que le prothorax,
cylindrique, semi-brillante, épaisse et ridée à la base, ponctuée et sil-
lonnée en avant des yeux ; scrobe vertical ; prothoraæ allongé, fortement
rebordé sur les côtés et avancé en dessous, convexe, lisse en dessus ;
288 A. CHENROLAT.
scrobe arrondi au-dessus de l’écusson, sillonné et élevé à la base ; écusson
long, arrondi au sommet, sillonné longitudinalement ; élytres profondé-
ment sillonnées, interstices larges, arrondis ; pygidium vertical, arrondi ;
abdomen de cinq segments, premier, deuxième et cinquième grands ;
pattes assez fortes, antérieures assez rapprochéss entire elles ; prosternum
aplati, arrondi en avant des pattes médianes.
5l° Genre Odoiporus, gen. nov. (L2oxopos, Voyageur).
Corps ailé, allongé, aplani; trompe de moyenne grosseur, un peu
arquée, cylindrique, finement ponctuée, granuleuse, base renflée, lisse ;
yeux arrondis, grands ; scrobe latéral, large, transverse ; scape droit, dé-
passant d’un millimètre la bordure antérieure du prothorax ; funicule de
six articles, les deux premiers un peu plus longs, les quatre suivants
moniliformes ; massue globuleuse, cendrée au sommet; fée convexe;
prothoraæ en carré long, plan, lisse, droit sur les côtés, subitement ré-
tréci en avant, coupé cylindriquement, droit et sillonné en dessous,
arrondi sur l’écusson, offrant, le plus souvent, deux lignes loongitudi-
nales de points sur la longueur ou trois courts sillons transverses sur le
milieu du disque ; écusson arrondi, concave; élytres planes, plus larges
que le prothorax, à épaules élevées et arrondies, droites sur les côtés,
obliquement tronquées sur la suture, profondément sillonnées et striées-
ponctuées sur les côtés, interstices relevés en côtes arrondies ; pygidium
conique, bords relevés, carène basale; abdomen de cinq segments; les
deux premiers et le dernier grands ; pattes modérément espacées ; cuisses
mutiques, épaisses ; jambes terminées par un onglet pointu; {arses à
troisième article large, triangulaire, spongieux en dessous ; prosternum
aplani, subconique, tronqué au sommet au-dessous des hanches anté-
rieures, lesquelles sent arrondies et peu saillantes.
Le type est la CALANDRA LONGICOLLIS Olivier, Ent., V, 83, p. 85,
pl. 29, fig. 413.— Inde, extrême Orient, et non Saint-Domingue, comme
j'a indiqué l’auteur.
Synon. Sphenophorus planipennis Gyl in Sch., t. IV, 2, p. 914, 38.
— glabricollis Gyl. in Sch., t. IV, 2, p. 943, 40.
_ castaneus Dei., Cat., 3° éd., p. 329.
— politus Wied.
Java, ins. Andaman, China, Ceylan.
Calandrides. 289
d2° Genre ‘F'emnosehoïta, gen. nov. (reuve, je coupe; oxouta,
bout).
Genre créé avec le Sphenophorus quadrimaculatus Gyl. ou quadri-
pustulatus OI., insectes synonymes : le premier du cap de Bonne-Espé-
rance et le second de Guinée, et qui a pour caractères :
Le pygidium large, prolongé, tronqué et coupé carrément au sommet ;
corps ailé, allongé, plan en dessous; frompe arquée, mince, renflée
dans sa moitié postérieure; antennes insérée au cinquième de la base
sur la côte ; scrobe dépassant la strangulation du prothorax, droit; funi-
cule de six articles, premier court, deuxième le plus grand, conique,
suivants égaux, moniliformes ; massue à premier article conique, dernier
arrondi, blanc; téte convexe, transversale, lisse ; yeuæ grands, arrondis,
latéraux, réunis en dessous ; prosternum allongé, plan en dessus, coupé
obliquement sur les côtés, rétréci et coupé subeylindriquement en avant
et fortement comprimé peu après, arrondi postérieurement, chargé d’une
ponctuation fine et serrée, avec une ligne longitudinale lisse; écusson
allongé, concave ; élytres arrondies obliquement aux épaules, légèrement
arrondies au sommet, striées, interstices élevés, finement ponctués ;
abdomen de cinq segments, le dernier très gros et développé chez la
femelle ; cuisses fortes ; jambes arquées, sillonnées sur la longueur ; troi-
sième article des tarses arrondi, spongieux en dessous; hanches ante-
rieures rapprochées l’une de l’autre, arrondies en dessous.
53° Genre €osmopolites, gen. nov. (x05407017n5, COsmopolite).
Corps allongé; rostre courbé, base épaisse, élargie entre les antennes,
qui sont coudées ; scrobe longitudinal, situé au bord inférieur ; scape
dépassent à peine le bord antérieur du prothorax, droit, épais ; funicule
de cinq articles, submoniliformes, presque égaux, le deuxième un peu
plus long; massue en bouton; yeux latéraux oblongs, appuyés au pro-
thorax ; féte transversale, lisses, coupée en avant; prothorax longitudi-
nalement convexe, une fois et demi aussi long que large, atténué
en avant et transversalement étranglé peu après, coupé transversa-
lement en avant, lobé en dessous, demi-cintré sur la base, asse
fortement ponctué, angles postérieurs aigus; eécusson étroit, parallèle,
arrondi; élytres un peu plus larges que le prothorax, obliques aux
épaules, arrondies sur chaque extrémité, pointillées, à côtes longitudi-
nales pointillées, alternes, plus élevées ; pygidium épais, arrondi en des-
sous; pattes inermes, fortes, courtes, épaisses ; jambes échancrées à la
(1885) 19
290 À, CHEVROLAT.
base, un peu arquées, munies au sommet d’un onglet pointu; {arses con-
vexes, troisième article triangulaire, deux forts crochets les terminent ;
abdomen de cinq segments, les deux premiers grands ; érochanters anté-
rieurs globuleux, rapprochés ; prosternum aplati, anguleux en avant des
hanches.
Le type du genre est la CALANDRA SORDIDA Germar, qui a pour pa-
trie : le Brésil, Java, Ceylan, Malacca, Saïgon, la Chine, la Réunion, etc.
94° Genre MKerothrieus, gen. nov. (uncos, cuisse ; Op, poil).
Ce genre établi sur le Sphenophorus rusticus Dej., Gyl., de Cayenne,
se cComposera de trois espèces du même pays, et ayant pour caracières :
Tarses à articles étroits, triangulaires, aigus au sommet, troisième
non spongieux en dessous ; corps ailé, allongé, recouvert d’une incrus-
tation épaisse, d’un jaunâtre terreux ; frompe arquée, cylindrique, assez
épaisse, noire, un peu déprimée sur les côtés; antennes insérée sur le
côté en avant des yeux ; serobe vertical, noir; scape courbé ou droit, en
massue, atteignant l’étranglement du prothorax ; funicule de six articles,
grossissant vers le sommet, le premier le plus long; massue cupuli-
forme, allongée, tronquée et blanche au sommet; prothoraæ inégal,
oblong ; écusson triangulaire, allongé ; élytres calleuses ; pattes énormes ;
cuisses épaisses, ciliées sur leur tranche inférieure ; jambes insérées dans
une échancrure cintrée des genoux ; pygidium conique, épais ; trochan-
ters arrondis, saillants, rapprochés ; mesosternum aplati, s’avançant en
pointe entre les pattes antérieures ; abdomen de cinq segments, premier,
deuxième et cinquième grands, intermédiaires égaux, deux forts cro-
chets aux tarses.
1. M. (SPHENOPHORUS) RUSTICUS Gyl. in Sch.,BIV, 2,
De 0 104 SUN ARS die ee domine ARIANE
2. M. NIGROSCOUTELLATUS (Sp. NOV.)............ Re Id.
ONE (CAMEESTHIS SD. 110 Ve) ne An ARE Id.
MEROTHRICUS (SPHENOPHORUS) RUSTICUS GyIL. in Sch. — Long. (rostr.
exel.) 44 mill., rostri 4 4/2 mill.; lat. 5 mill. — Oblongus, convexus,
opacus, indumento crustaceo indutus, subtus cinereo-unicolori, supra
fusco variegatus ; thorace inequaliter punclatus, longitudinaliter tricana-
liculato ; scutello triangulari, elongato, concavo ; elytris remote punctato
striatis, postice callosis; interstitio tertio elevato ; rostro paululum com-
presso, nigro.
Cayenna.
Calandrides. 291
L’unique exemplaire que je possède a été communiqué à Schônherr,
et il m'est revenu sous Ce nom, ce qui m'a forcé de modifier la descrip-
tion de Gyllenhal qui ne concordait pas avec l’insecte.
MEROTHRICUS NIGROSCUTELLATUS, Sp. nov. — Long. (rostr. excl.)
45 mill., rostri à mill.; lat. 6 mill. — Alatus, elongatus, indumento fla-
vido tectus, fusco variegatus. sublus cinereo-unicolori ; rostro arcuato,
cylindrico, sat valido, nigro, lateribus plano, basi crasso, cinereo, inter
oculos sulcato, vertice noduloso ; oculis magnis, rotundatis, nigris; pro-
thorace oblongo, plano, antice attenuato, tenue constricto, longitudine
subcarinato, carina ante apicem attenuata, nigra, albomaculatim punc-
tato, postice Supra scutellum rotunde et obtuse-angulato ; seutello trian-
gulari, plano, acuto; elytris prothorace paululum latioribus, in humero
oblique rotundatis, punctalo-striatis, in apice punctis subfoveatis ,
oblongo quadratis, ad apicem Ssubattenuatis, Singulatim rotundatis, in
singulo et in margine tricostatis, luteis, lurido marginatis ; pygidio
conico, crasso, punctato, bifovealo, corpore et pedibus inæqualiter nigro
punclatis; femoribus validis infra ciliatis; tibiis apice corneo, acuto,
nigro, piloso terminatis. ç.
Cayenna, typus auctoris.
MEROTHRICUS CAMPESTRIS, Sp. n0V. — Long. (rostr. excel.) 11 mill.,
rostri 3 4/2 mill.; lat. 4 mill. — Alatus, oblongus, indumento albido-luteo
indutus, infra luteo unicolori vage punctato ; rostro arcuato, sat valido,
punclulato, nigro, basi crasso, supra luteo, longiludine obsulcato, lineolis
duabus obsoletis, nigris ; lineola transversa inter oculos, oculis et macula
trigona verticale, nigris ; scapo arcuato, cinereo ; funiculis et clava nigris,
illa apice alba ; prothorace oblongo, antice attenuato, cylindrice et tenue
constricto, postice supra scutellum oblique angulato, longitudine convexo,
carina media nigra, antice et postice abbreviata, lineis duabus curvatis
dorsalibus obscuris, obsolete et sat late punctatis; scutello conico, elon-
gato, plano, basi albo, fusco; elytris prothorace latioribus, in humero et
singulatim apice rotundatis, luteis, cinereis, obscuris, callosis, subpunc-
talo-strialis ; pygidio conico, crasso, grosse punctalo, basi nigro; femo-
ribus crassis, infra ciliatis posticis subangulatis ; unguiculo corneo tibia-
run nigro. $.
Cayenna, {ypus auctoris.
TS
95,
96,
SE
98,
99,
—
100,
101,
À. CHevroLAT. — Calandiides.
ligne 32, au lieu
29,
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2
POUÉ
1 94;
— 29,
— 30,
Errata à la 2° partie
(Ann. Soc. ent. Fr., 1885, p. 91-112).
de : MeraAPaus ; lire : MEROPLUS.
idem.
idem.
spinobasis ; lire : spinosis.
quam prothoracem ; lire : prothorace.
emarginato ; lire : emarginatis.
sesque ; lire : sesqui.
rotundato ; lire : rotundatis.
humerale ; lire : ad humerum.
sesque ; lire : sesqui.
tomentosis ; lire : terminatis.
antiquo ; lire : anticis.
macula, basale infra pedibus medis ;
lire : macula basali infra pedes medios.
attingente ; lire : attingens.
acuta, alba ; lire : acuto, albo.
acuminata, alba; lire : acuminato,
albo.
attingente ; lire : attingens.
acuta ; lire : acuto.
trochanteribus anticis ; lire : trochan-
teres anticos.
producta, alba; lire : producto, albo.
antico, profunde; lire : antice profunde.
disparo ; lire : dispariter.
area; lire : area.
elevatibus ; lire : elevatioribus.
clavatis ; lire : elevatis.
duobus ; lire : duabus.
nono ; lire : novem.
tenuis ; lire : tenui.
cupiformis ; lire : cupiformi.
verticalis ; lire : verticali.
areo; lire : area.
NOTE
Dispersion géographique des CGoléoptères
en Abyssinie
ET
DESCRIPTIONS D’ESPÈCES NOUVELLES
Par M. AcuiLe RAFFRAY.
(Séance du 27 mai 1885.)
Généralités.
« Si l’on jette les yeux sur une carte d’Abyssinie, on voit que ce pays,
situé entre les 16° et 10° degrés de latitude nord et les 34° et 38° degrés
de longitude est, c’est-à-dire au sud du tropique, est formé d’un im-
mense massif montagneux à pentes abruptes du côté de la mer Rouge,
dont le séparent des déserts arides et brûlants qui s’élargissent en des-
cendent vers le sud. A l’ouest, au contraire, il s’incline en pente douce
et par ressauts successifs jusque dans les plaines du Soudan.
Les cimes chenues du Sémiène et de lAbouua-Yousef, qui se dressent
jusqu’à près de 5,000 mètres au-dessus du niveau de la mer, arrêtent
et condensent les nuages dont de profondes vallées drainent les eaux,
vers le Nil d’abord, à la mer Rouge ensuite et enfin dans les dépressions
intérieures des déserts des Dankalis.
Tous les climats s’y trouvent réunis, depuis l'air embrasé des déserts
du littoral jusqu’au vent glacial qui balaye constamment le sol humide
et marécageux des hauts sommets. Quelle variété doit présenter la faune
d’un tel pays!
J'avoue que la recherche de ces lois à peine soupçonnées, mais qui
certainement doivent exister et semblent présider à la répartition des
êtres vivants à la surface du globe, me semble une des branches les plus
attrayantes et les plus pleines d’imprévu de la philosophie de l’histoire
naturelle.
Ann, Soc. ent. Fr. — Décembre 1885.
20% ACHILLE RAFFRAY.
Il faut assurément réunir de nombreuses collections et les classer mé-
thodiquement, mais ce ne sera qu’un squelette sans vie si chaque animal
n’est accompagné, en quelque sorte, de son état civil, c’est-à-dire si lon
a omis de noter les conditions géographiques et climatériques dans
lesquelles il a été rencontré.
Pendant plusieurs années de séjour comme vice-consul à Massouah
(deux longs voyages dans l'intérieur : l’un de huit mois, de la mer Rouge
au Nil bleu, l’autre de six mois, des frontières de la Nubie à celle des
Gallas, et de nombreuses excursions moins importantes), je me suis
spécialement attaché à ce genre de recherches. Dans mon dernier voyage
surtout, j’observais constamment laltitude en même temps que je re-
cueillais des insectes, et je prenais bien soin de ne jamais mélanger ce
que j'avais pris dans un bassin avec les récoltes d’un autre bassin, no-
tant avec le soin le plus scrupuleux les localités et les époques.
Comparant ensuite ces observations journalières avec mes collections,
mariant en quelque sorte la géographie à l’entomologie, j'ai pu préciser
et limiter l'habitat de chaque espèce et déterminer quatre zones entomo-
logiques, qui coincident d’ailleurs avec quatre régions géographiques
bien distinctes.
Ces quatre zones et régions sont :
1° La région du littoral ou zone saharienne ;
2° La région des vallées et plateaux inférieurs ou zone sénégalienne ;
3° La région des hauts plateaux ou zone éthiopienne ;
4° La région des sommets ou zone subalpine.
4° Région du littoral ou zone saharienne.
Cette zone est comprise tout entière dans le bassin de la mer Rouge.
Elle s’étend sur le littoral, au nord de Massouah (et probablement aussi
au sud), entre la mer et la montagne, jusqu’à environ 800 mètres au-
dessus du niveau de la mer, avec une altitude moyenne de 200 mètres.
Ce sont des plaines, tantôt parfaitement plates, tantôt légèrement ondu-
lées, le plus souvent pierreuses, parfois, mais rarement, sablonneuses.
Le thermomètre, à l’ombre, y descend bien rarement au-dessous de
25 degrés centigrades ; il varie, l'été, au milieu du jour, de 40 à
15 degrés et monte parfois jusqu’à 50 degrés. L’eau y manque presque
partout, encore n'est-ce que de l’eau saumâtre, quand on est assez heu-
reux de la découvrir en creusant à plus d’un mètre le sable des torrents
Coléoptères d'Abyssinie. 295
desséchés, que les Arabes appellent khor. La végétation, très pauvre et
rabougrie, est représentée par quelques Graminées et surtout des buissons
de Mimosas qui ont pius d’épines que de feuilles. Les pluies y sont
hivernales et fort rares.
Dans cette région, constamment brûlée par le soleil, les Coléoptères
sont assez nombreux, mais peu variés, et rappellent la faune saharienne.
Les Mélasomes prédominent : Zophosis, Adesmia, Pimelia, Leucolæphus,
Tentyria, Mesostena, Phrynocolus ; quelques Carabiques, mais fort rares,
des genres Metabletus, Glycia, Graphipterus ; quelques petits Onthopha-
qus. Sur les buissons de Mimosas en fleur, des Buprestides : Julodis
arabiea et Mniszechi, Steraspis; des Clvthrides et de nombreux Myla-
brides.
2° Région des vallées et plateaux inférieurs ow zone sénégalienne.
Cette zone est située entre 1,000 et 2,000 mètres, avec une altitude
moyenne de 1,400 à 1,500 mètres; elle comprend : dans le bassin de la
mer Rouge : la vallée de l’Anseba et le plateau des Bogos, altitude
1,400 mètres ; dans le bassin du Nil : la vallée de Mareub et la plaine de
Hamedo, altitude 1,200 à 1,400 mètres; la vallée du Telluri, altitude
1,200 à 4,500 mètres ; la vallée du Nusgni, 2,000 mètres ; les plaines du
Tembiène et du Sloa, la vallée du Taccazé, 1,200 à 1,500 mètres, et les
plaines du Dembéa, dont je ne connais pas Paltitude exacte.
Le sol y est souvent sablonneux ; l’eau, abondante dans les vallées qui
forment le lit des rivières, est rare dans les plaines; le thermomètre y
oscille, à l'ombre, de 15 à 35 degrés. Les pluies sont estivales, peu abon-
dantes, et la végétation, maigre, clairsemée, est caractérisée surtout par
la fréquence du baobab (Adansonia).
Les Coléoptères sont abondants et variés; je citerai seulement les
groupes, les genres ou les espèces caractéristiques de cette zone,
Cicindélètes. Trois espèces du Sénégal : Cicindela Dumoulini et rega-
lis, Euryoda versicolor, et la Jansenia angusticollis, qui se trouve éga-
lement en Cafrerie.
Carabides nombreux et largement représentés : Omophron, Calosoma,
Galerita, Casnonia, Mastax, Calleida, Tetragonoderus, Plochionus, Thy-
reopterus, Catascopus, Morio quineensis, deux Anthia, lune, ferox, est
originaire du Soudan, l’autre, Lefebvrei, se retrouve aussi dans la zone
supérieure; Cinq Polyhirma : polioloma, anchora et alternata, spéciales
à cette zone, Ferreti et Galinieri, qui se retrouvent dans la zone supé-
rieure ; Scarites, trois Tefflus : zebulianus et Chaudoiri, Spéciaux à cette
296 ACHILLE RAFFRAY.
zone, et Raffrayi, qui se retrouve, mais plus rarement, dans la zone
supérieure; quelques Chlænius, devenant plus abondants à mesure
qu’on s'élève, et d'espèces différentes ; quelques Harpalides, surtout des
genres Hypolithus et Crasodactylus.
Les Psélaphides y sont assez nombreux, mais les, Paussides fort
rares.
Sous les écorces, des Alindria, Melambia et Hectarthrum.
Parmi les Élatérides, le genre Tetralobus.
Les Julodis ne sont plus qu’une très rare exception, et cèdent la place
aux Sternocera et Acmæodera ; on voit encore des Sferaspis.
Les Lycus sont nombreux sur les fleurs, avec quelques Clérides.
Quant aux Lamellicornes, il est impossible de les citer tous : les Ateu-
chus sont parqués dans cette zone ; les autres Coprides sont plus nom-
breux que dans la zone précédente, mais bien moins abondants que dans
la suivante.
Dans les plateaux des Bogos, j'ai trouvé les genre Glaresis (d'Europe),
Corythoderus (du Soudan), Athyreus (du Kordofan et du Sénégal) et
Bolboceras. On trouve encore dans cette zone quelques genres des
groupes des Séricides et Élaphocérides, des Temnorhynchus, Cyphonistes,
Trionychus et Adoretus.
Enfin les plus beaux genres de Cétonides, Goliathus Pluto, Eudicella
Chloe, Compsocephatus Horsfieldanus,i\vivent exclusivement dans cette
zone. Partout des Gametis, Tephræa, Rhabdotis, Diplognatha gagates et
Blanchardi, Macromu confusa, Cymophorus, Cœnochilus.
Un seul Lucanide du genre Fiqulus.
Dans les Ténébrionides, on voit encore quelques Zophosis, Adesmia et
Tentyria, mais plus de Pimeliu ni de Mesostena. Is sont, du reste, peu
abondants.
C’est dans cette zone seulement que les Brenthides et Anthribides ont
des représentants.
Parmi les Curculionides, peu abondants, on remarque surtout quelques
beaux Brachycerus.
Les Longicornes sont assez richement représentés par de belles espèces
des genres Cantharocnemis, Tithoes, Macrotoma, Compsomera, Phrys-
soma ; des Cérambycides propres et des Callichromides.
Nombre de Clythrides et d’'Eumolpides, et enfin quelques Triplacides
qu'on ne retrouve dans aucune autre région de l’Abyssinie.
Ces exemples pourraient être multipliés, mais me semblent bien suffi-
sants pour montrer l’analogie intime qui existe entre la faune de cette
dernière région d’'Abyssinie et celle du Sénégal. En effet, presque tous
Coléoptères d’Abyssine. 297
les genres que j'ai cités sont spéciaux à cette zone, ne se retrouvant, en
Abyssinie, ni dans la zone précédente, ni dans les suivantes; mais
presque tous, au contraire, et nombre d’espèces qui les représentent,
sont communes à l’Abyssinie et au Sénégal, c’est-à-dire aux deux côtes
occidentale et orientale de l'Afrique sous la même latitude.
On trouve aussi, mais cela est plus fréquent dans la zone supérieure,
quelques types de l'Afrique australe. Enfin, cela n’a rien que de naturel,
le plateau des Bogos, qui confine à la Nubie et au Soudan, nourrit
quelques espèces de ces pays; mais ces exceptions n’infirment en rien
ce fait principal, qui consiste en l'identité de presque tous les genres et
de nombre d’espèces entre le Sénégal et la deuxième zone des vallées et
plateaux inférieurs de l’Abyssinie,.
3° Région des hauts plateaux ow zone éthiopienne.
A cette troisième zone appartient l’Abyssinie presque tout entière,
entre 2,000 et 2,500 mètres d'altitude, et, sauf quelqes points isolés,
elle est tributaire du bassin du Nil. Elle comprend : l’'Hamacen, le Séraé,
de 2,000 à 2,300 mètres ; le Giralta et l’Haramat, de 1,900 à 2,500
mètres ; le Wofela, de 2,400 à 2,600 mètres ; partie du Sasta, de 2,400 à
2,500 mètres ; les Agaos, de 2,200 à 2,300 mètres ; la cuvette du lac
Ashangui, 2,516 mètres, appartenant au bassin intérieur de l’Aoussa. Il
faut encore comprendre dans cette zone le Béguémédeur, partie du God-
jam, le Ouoguéra et le Chiré, dont je n’ai pas les altitudes exactes. L’al-
titude moyenne de cette zone est entre 2,100 et 2,200 mètres.
Ce sont presque toujours de vastes plaines ondulées, plus ou moins
accidentées, ou des amas de montagnes présentant un relief peu élevé.
Le sol est fréquemment argileux, couvert de prairies dans les plaines,
partout sillonné de cours d’eau, qui, dans les parties plates, se trans-
forment assez souvent en marécages. La végétation arborescente y est
rare, sauf dans le fond des vallées ; on voit cependant çà et là des oli-
viers sauvages (qui descendent bien rarement au-dessous de 2,000
mètres), d'immenses figuiers, quelques espèces spéciales de Mimosas et
parfois de jolis buissons de jasmins. Les pluies y sont estivales (de mai
à septembre) et abondantes. Le thermomètre varie, à l'ombre, de
10 à 25 degrés.
C’est la zone la plus riche et qui possède le plus de types spéciaux,
auxquels on trouve mêlées des formes qui rappellent, soit l’Afrique
australe, soit le bassin méditerranéen.
298 ACHILLE RAFFRAY.
Peu de Cicindèles, mais de magnifiques espèces, sans similaires dans
d’autres régions : gigantea (peut-être la plus grande espèce du genre),
viridis, Petiti.
Beaucoup de Carabiques, pauvres en formes exotiques, riches, au
contraire, en formes européennes ; mais ces dernières sont agrandies et
embellies par l'influence de la latitude. Un Tefflus (Raffrayi), ne se trou-
vant qu'accidentellement au-dessus de 1,900 mètres; de très beaux
Panagéides : Eudema, de formes tout à fait exotiques, et surtout le Cras-
pedophorus pustulosus, genre qui se retrouve à Mozambique et dans
l'Afrique équatoriale. Les Chlænius sont très abondants, très variés, et
renferment de magnifiques espèces propres à cette région avec quelques-
unes de l’Afrique australe. Deux Polyhirma, mais moins abondantes
que dans la zone précédente ; plusieurs espèces de Zuphium, de Drypta,
nombre de Brachinus, dont presque toutes les espèces sont spéciales à
cette région. On trouve encore, à côté des Platytarus, genre essentielle-
ment méditerranéen, un Hystricopus, type de l’Afrique australe, et une
espèce de Metaxis, genre sénégalien. Enfin, des Siagona, de nombreux
Harpalides, des Anchoménides du genre Megalonychus, répandus aussi
dans l'Afrique australe, quelques Perileptus et des Bembidiides du
genre Tachys.
Les Siaphylinides et Psélaphides sont assez nombreux, les premiers
cependant bien moins qu’en Europe; parmi les seconds, une espèce fort
curieuse, Commatocerus (Articerus) syriacus, découverte primitivement
en Syrie et s'étendant jusqu’en Mésopotamie.
Les Paussides, très rares dans la deuxième zone, n’existant ni dans la
première ni dans la quatrième, sont largement représentés dans la troi-
sième, et sont plus nombreux là, peut-être, en individus et en espèces,
que dans aucune autre partie du monde. Beaucoup d’espèces sont spé-
ciales, d’autres ont des affinités diverses, quelques-unes se retrouvent
même dans l'Afrique australe; mais il est assez curieux que deux
espèces, si voisines qu’elles sont peut-être semblables, et formant un
groupe très tranché, vivent, l’une (crenaticornis Raffr.), dans cette troi-
sième zone d’Abyssinie, et, l’autre (Piochardi Saulcy), en Syrie, où elle
a été découverte à Jéricho par le regretté Piochard de la Brülerie.
Dans ces vastes prairies, habitées par de nombreux troupeaux, les
Coprides pullulent. Longue serait la liste des Onitis, Gymnopleurus,
Oniticellus, Onthophagus, qui vivent dans cette région et appartiennent,
pour la plupart, à des espèces qu’on ne rencontre pas ailleurs ou qui ne
se retrouvent que dans l'Afrique australe. De magnifiques espèces repré-
sentent les Copris et les Heliocopris.
Coléoptères d'Abyssinie. 299
On rencontre quelques Schizonycha, genre répandu dans toute l'Afrique
comme les Heteronychus, qui sont nombreux dans la troisième zone.
La série des Scarabéides se elôt avec le genre Astaborus, spécial à
cette région, et qui renferme plusieurs espèces.
Les Cétonides, si riche dans la deuxième zone, ne sont plus repré-
sentés ici que par trois Pachnoda (Stæhlini, abyssinica, Fairmairei) et
une Oxythyrea Mulsanti.
Pour les Buprestides, on trouve seulement quelques espèces des genres
méditerranéens : Cratomerus et Anthaæia et un Psiloptera.
Peu ou point de Mélasomes, sauf quelques Psammodes, groupe de
l'Afrique australe, et le genre Aæuwmia démembré des Rhytinola.
D’assez nombreux Mylabris spéciaux à cette région.
Dans les Curculionides, le curieux genre Episus, plus fréquent en
Cairerie.
Presque plus de Longicornes, sauf une remarquable espèce, Xylo-
rhiza fasciata, que l’on trouve accrochée aux Graminées, et un beau
représentant du groupe tout à fait équatorial des Sternotomides, le De-
magoqus larvatus, qui vit sur les Mimosas, et a revêiu, pour ces fraîches
régions, une robe de deuil, laissant les couleurs éclatantes et bariolées à
ses congénères des régions chaudes de l’équateur.
Beaucoup de petites espèces de Lupérides et quelques Gallérucides, de
taille médiocre et de sombres livrées.
Comme on le voit par cette énumération, la troisième zone renferme
beaucoup de types spéciaux, les analogies les plus nombreuses et les
plus intimes se retrouvent dans l’Afrique australe, et quelques autres
présentent une certaine affinité avec la faune du bassin méditerranéen.
L° Région des hauts sommets ow zone subalpine.
Cette quatrième et dernière zone, de beaucoup la plus restreinte, mais
aussi la plus curieuse, est reléguée au sommet du massif montagneux
du Lasta, entre 3,500 et 4,000 mètres.
Il n’est pas douteux que les sommets du Semiène, qui s'élèvent jus-
qu’à plus de 5,000 mètres, ne fassent partie de cette zone; mais, ne les
ayant pas visités, je n’en puis rien dire; peut-être même, en raison de
la plus grande altitude, les formes alpestres y sont-elles plus nombreuses
et plus accentuées? espère qu’un jour des entomologistes plus heu-
reux que moi pourront résoudre la question.
Pour l'instant, je n'ai en vue que les sommets du Lasta, dont les
points culminants sont l’Abboi-Miéda, à l’est, l'Abouna-Yousef, à l’ouest,
300 ACHILLE RAFFRAY.
reliés par une crête d’une altitude moyenne de 3,700 mètres, et qui
aboutit au col de l’Abouna-Yousef à 4,024 mètres au-dessus du niveau
de la mer. Cette crête sinueuse forme, d’endroit en endroit, de petits
plateaux moussus, humides, où des sources sourdent à chaque pas, se
changeant même parfois en marécages, dont les eaux s’échappent en
mille ruisseaux pour se réunir plus tard et former les rivières du Tac-
cazé et du Tellari. Dans les endroits plus secs, on voit des bouquets
d’immortelles, çà et là quelques bruyères arborescentes, couvertes de
lichens et de grandes mousses chevelues ; la dernière plante enfin qui
orne ces sommets est le magnifique Rhynchopetalum montanum, dont
la quenouille de fleurs bleu-vert s'élève à plus de huit mètres. Un vent
violent règne partout et toujours dans cette région, qui s’enveloppe sou-
vent de nuages épais. Le thermomètre (en;:septembre) descendait, à
cinq heures du matin, à 4 degré; le soir, vers six heures, à 5 degrés.
Au milieu des plus chaudes journées, il ne dépassait jamais 15 degrés,
et au col de l’Abouna-Yousef, par 4,024 mètres, exposé à midi en plein
soleil, il s’arrêtait à 11 degrés au mois de septembre.
Il y a peu d'insectes dans cette région, mais ils offrent un intérêt con-
sidérable par leur grande affinité avec ceux qui habitent nos Alpes et
nos Pyrénées.
Deux d’entre eux, un Calosoma et un Cétonide, appartiennent à des
types américains; cela peut sembler extravagant, mais n’en est pas
moins exact. Du reste, dans ces régions encore inexplorées, je mai pas
recueilli que des Coléptères, j’en ai rapporté une collection de Coquilles
assez considérable dont j'ai fait don au Muséum d'histoire naturelle de
Paris. Ces Coquilles ont été étudiées, décrites et figurées par M. Bour-
guignat. Ce savant conchyliologiste, qui n'avait pu se défendre d’un
sourire de doute quand je l’avais prévenu de cette bizarre analogie, a
reconnu, dans le travail qu’il a publié sur mes Coquilles, qu’il existait,
chez les Mollusques aussi bien que chez les Coléoptères de cette région,
des analogies aussi incontestables qu'inattendues avec des types amé-
ricains.
Les insectes de cette zone sont, parmi les Carabiques, d’abord un Ca-
losoma, d'aspect carabiforme (Calosoma caraboides Raff. — Raffrayi
Fairm.), et qui est voisin de quelques espèces du Chili et de Californie ;
un Cymindis, voisin de humeralis ; deux Harpalus, Voisins de Goudoti et
de liligiosus, d'Europe ; deux Amara, offrant les plus grandes analogies
avec trivialis et nitida, d'Europe; trois espèces de Calathus, dont l’un
ressemble au ruficollis, de Californie; deux Trechus, du groupe des
espèces montagneuses à corselet arrondi et voisins des pyrenæus et stria-
Coleoptères d’Abyssinie. 301
tulus, des Pyrénées et de Styrie; deux Bembidium, voisins de varius et
de s{omoides.
Parmi les Hydrocanthares, deux espèces très curieuses du genre Aga-
bus, assez semblables au cephalotes, de Corse, et qui vivent comme lui
accrochés sous les pierres, dans les torrents tumultueux dont l’eau est
glaciale.
Deux Staphylinides : un Ocypus, voisin de fulvipennis, d'Europe, et
un Deleaster ; des trois espèces connues de ce genre, deux habitent l'Eu-
rope et l’autre la Californie.
Parmi les Lamellicornes, un Onthophagus, voisin d’ovatus ; un Apho-
dius, différant peu du rufescens répandu dans toute l'Europe; le Simo-
gonius Beccari, qui se retrouve dans toute l’Abyssinie; un Schizonycha,
genre essentiellement africain, il est vrai; mais l’espèce qui nous occupe
diffère de toutes ses congénères par sa longue pubescence et ressemble
davantage à un Rhizotrogus européen.
Enfin un genre nouveau de Cétonides (Centrantyx Raffrayi Fairm.) du
groupe américain des Erirhipis.
Il y à aussi un Opatrum, un Ptinus, qui ressemble au frigidus des
montagnes de Suisse, et trois Ofiorhynchus, qui ont plus que tous les
autres un aspect subalpin : deux sont voisins du perdix, du Tyrol, et
le troisième ressemble beaucoup au Noui, des Pyrénées; enfin un nou-
veau genre très voisin des Plinthus, et une petite Alticide formant le
passage de ce dernier groupe aux Gallérucides.
Descriptions d'espèces nouvelles.
CICINDELA GIGANTEA, NOV. Sp. mihi. — PI. 6, fig. 1. — Long. 18 1/2—
23 mill. — Oblonga, nonnihil crassa et convexu, supra læte vel obscure
viridis ; infra viridis cum thoracis et pectoris lateribus violaceo-metalli-
cis, vel omnino cyaneo-viridis ; thoracis pectoris et abdominis lateribus
cum pedibus breviter albido pilosis. Caput cupreo-viride nitidum valde
vermiculatum ; labro quinque-dentato nigro, utrinque basi macula viridi
et medio macula magna oblonga flava; mandibulis brevibus pallidis apice
nigris ; antennis brevibus sat crassis, articulis 4 primis nilidis violaceis,
cæteris nigris opacis. Thorax subquadratus, antice minus postice plus
atlenuatus, antice plus postice minus constriclus, lateribus vix obliquis,
antice posticeque transversim impressus, longitudinaliter obsolete sulea-
tus, disco subdeplanato, lotus nitidus, viridis leviter cuprescens, late-
ribus lineis duabus cyaneis et aureo-cupreo tenuibus ornatis, validissime
302 ACHILLE RAFFRAY.
transversim vermiculatus granulatus. Scutellum triangulare, aciculatum
nitidum. Elytra elongata, subparallela, thorace fere duplo latiora, dis-
perse minute punctata, kumeris quudratis, lateribus postice atlenuatis,
angulo suturali apicali breviter spinoso, viridia, velutina cum vitla lon-
gitudinali pallidu, intus ante et post medium bis breviler et obtuse fur-
cata, ab humeris usque ad angulum apicalem ornata. Pedes viridi-me-
tallici cum genubus violacei, tarsis nigris. Thorax infra medio rugosus
episternis lævibus, metasternum medio læve, lateribus granulosis, epister-
nis lævibus. Abdomen, lateribus exceptis granulosis, læve.
Cette Cicindèle, une des plus belles et peut-être la plus grande, vient
dans le voisinage de €. cincta Fabr. Elle s’en distingue par sa taille, sa
coloration et la bande des élvlres.
La tête et le thorax sont brillants, comme vermiculés; les élytres sont
d’un beau vert velouté, passant au vert bleu foncé; la bande des élytres
part de l'épaule et vient un peu obliquement jusqu’à l’angle apical,
avant et un peu après le milieu; elle émet intérieurement deux dents
un peu obliques, courtes, tronquées. La forme générale du corps esi
un peu épaisse, les côtes des élytres, moins parallèles que dans l'espèce
suivante, qui lui ressemble beaucoup.
Cette espèce est fort rare ; je l’ai prise seulement dans une prairie sur
le plateau d’Enderta, au-dessous d’Antalo, à une altitude de 2,100 mètres,
à la fin de juillet. Son vol est long, mais lourd.
CicINDELA virinis Raffr., Ann. Soc. ent. Fr., 1882, p. 67. — PI. 6,
fig. 2. — Long. 16—19 mill. — Oblonga minus crassa, supra viridis,
infra violaceo-metallica, caput nitidum, vermiculatum, intra oculos et
antice tenuiter aciculatum ; labro transverso 5 dentato nigro, basi late
flavo ; mandibulis falcatis, basi pallidis apice nigris; antennis brevibus,
articulis 4 primis nigris nilidis viæ iridescentibus, cæteris nigris opacis.
Thorax sicut in specie præcedenti nilidus, confluenter vermiculatus. Elytra
elongata, fere parallelu, apice attenuata, angulo apicali vix spinoso, hu-
meris quadratis, disperse minute punctata, viridia, velutina, vitta albida
ad medium angulatim retrorsum ramosa et tenuissime nigro cincta, eæ
humeris ad apicem fere secundum marginem externum, maculisque qua-
tuor vel tribus, plus minusve conspicuis, una minuta juxta humeros, tri-
bus ante medium in triangulum dispositis, quarum duabus lanceolatis
juxta suturam positis et tertia mullo minori externa. Puncta aliquot in
pectoris lateribus, abdomen, lateribus exceptis granulatis, læve.
La tête et le thorax sont d’un vert gai, tous les deux également fine-
ment vermiculés ; les élytres sont d’un vert plus sombre et velouté ;
Coléoptères d'Abyssinie. 303
la bande longitudinale pâle part de l’épaule, suit assez proche du rebord
externe le contour des élytres, atteint le bord apical et s’infiéchit avec
lui jusqu’à l'angle sutural ; au milieu, à l’intérieur, elle émet une branche
très oblique, dirigée vers l'extrémité ; cette branche, séparée de la grande
bande, forme souvent une tache isolée accentiforme. Il y a, en outre, près
de la base et le long de la suture quatre petites taches qui disparaissent
plus ou moins; les deux taches le long de la suture soni les plus
srandes, les plus persistantes et de forme lancéolée.
Cette espèce vient encore dans le voisinage de la cincta Fabr., dont
elle diffère par sa teinte vert-pré, sa bande rameuse et la orme moins
parallèle des élytres.
Elle est très voisine de la précédente; mais, outre la taille, les carac-
ières suivants les séparent nettement : €. gigantea est plus épaisse, à
élytres moins parallèles, la vermiculation de la tête et du thorax est
beaucoup plus forte. Dans gigantea, la bande pâle vient obliquement de
l’épaule à l’angle apical et émet deux dents courtes; dans väridis elle
suit presque régulièrement le contour des élytres et émet une branche
longue très oblique.
Je n’ai trouvé qu’une seule fois cette jolie Cicindela dans les prairies
qui bordent la petite rivière d’Assam, près d’Adoua (Abyssinie); mais
elle volait par milliers avec une grande rapidité. Son apparition (fin juin)
doit être fort courte et n’a peut-être pas lieu tous les ans, car Adoua est
une localité fréquemment visitée en Abyssinie, et cet insecte n’eût pu
échapper aux recherches des entomologistes qui m'avaient précédé et à
celles que j'avais faites moi-même quelques années auparavant aux
environs de cette ville.
Le système de coloration de ces deux espèces offre une grande ana-
logie avec une autre Cicindela du même pays, C. Petiti Guér., mais il
est impossible de les confondre. Le Peiiti est d’une forme toute différente,
bien moins allongée et d’une taille bien inférieure.
Le Petiti est une espèce fort rare que j'ai rencontrée seulement deux
fois dans l’Enderta et une fois sur les bords du lac Ashangui.
Parmi les Cicindélides que j'ai rencontrées en Abyssinie, il faut signaler
aussi :
1° C. Dumolini Dej., commune, de la Sénégambie, prise à Kéren, pro-
vince des Bogos ;
20 C. regalis Dej., du Sénégal et de Natal. J'ai pris ce type sur les
bords de la rivière Anseba, province des Bogos, et une variété, dans
laquelle les bandes bleues sont beaucoup plus élargies, sur les bords de
304 ACHILLE RAFFRAY.
la rivière Zamrah, province du Sloa; ces deux dernières localités appar-
tiennent aux régions chaudes ;
3° Euryoda versicolor Dej., de Sierra-Leone, sur les plateaux de
l’'Hamarat et de l’Enderta et dans la plaine des Gallas-Raya. Cette espèce
varie beaucoup pour la taille et la coloration : elle passe du bronzé au
vert cuivreux et au bleu foncé métallique. Quelques exemplaires sont
ornés de quatre taches blanches, d’autres de deux seulement, mais la
plupart sont sans taches ;
h° Jansenia angusticollis Boh., de Cafrerie. Je lai trouvée à Kéren,
sur les plateaux de l’Enderta, dans la vallée de la Gueria, dans la vallée
des Gallas-Rayas, et au mont Reboul. Tous les individus d’Abyssinie
sont identiques : la tête et le corselet sont bronzés au lieu d’être cui-
vreux (cupreum), comme l'indique Boheman pour les individus de
Cafrerie, mais je ne pense pas que cela doive constituer une espèce.
CaALosoma Rarrrayi Fairm. — caraboides Raffr., Ann. Soc. ent. Fr.,
1889, p. 58. — PI. 6, fig. 3. — J'ai déjà donné une diagnose de cette
curieuse espèce dans les comptes rendus des séances (loc. cit.), mais
je crois utile de la décrire à nouveau plus complètement et de rectifier
la diagnose sur certains points, notamment sur les dimensions.
Long. 42—17 mill. — Oblongo-ovale subconvexum, nigrum nitidum,
thoracis elytrorumque marginibus aliquantulum cupreo-viridibus, elytris
interdum præcipue in sutura obscure viridi-cupreo tinctis, femoribus
rubris. Caput magnum, vix perspicue reticulatum, fronte subquadrata
elevata et depressione postice et lateribus circumdata, margine laterali
capitis ante oculos subcristato-sinuato, margine antico profunde medio
sinuato, labrum fere bilobatum utrinque foveatum, mandibulæ vix perspi-
cue transversim sulcatæ. Antennæ breves thoracis basim viæ superantes,
articulis 4 primis lævibus qglabris intus compressis, cæteris punctatis
griseo pilosis. Thorax cordatus, longitudine sua latior, antice lateribus
rotundatus et postice leviter sinuatus, margine antico valde bisinuato,
basi subsinuose arcuatus, angulis posticis leviter productis sed obtusis,
margine laterali perparum reflexo, utrinque postice juxta latera impres-
sus, impressionis fundo et secundum latera subrugoso-punctatus, disco
minute sulcatus eË£ viæ perspicue transversim strigosus. Elytra ovalia,
lateribus reflexo-marginata el secundum marginem subrugoso-punctala,
antice attenuata humeris fere nullis rotundatis, lateribus medio g' minus
© plus rotundata, postice attenuata, Subconvexa, angulum apicalem versus
plus minusve rugoso-punctata, striis obsoletissimis cum strigis vix perspi-
cuis. Corpus infra in pectore et abdominis lateribus obsolete strigosum,
Coléoptères d'Abyssinie. 305
femoribus validis, tibiis spinosulis apice incrassatis. — &. Tarsi antici
triangulatim dilatati.
Cette espèce est extrêmement”curieuse en ce qu’elle forme le passage
des Calosoma aux Carabus. Des premiers, elle n’a plus le thorax briève-
ment cordiforme, à angles postérieurs presque nuls, les élytres à épaules
carrées et à côtes presque parallèles, avec les mandibules fortement
striées transversalement. De tous les caractères distinctifs des vrais Calo-
soma, il ne lui reste plus que les trois premiers articles des antennes
comprimés; des Carabus, au contraire, elle a tout le faciès, la tête
grosse, le thorax plus allongé avec les angles postérieurs bien marqués,
un peu prolongés, bien qu'émoussés à l'extrémité, ce qui fait que la base
est arquée; les élytres sont ovales avec les épaules presque complète-
ment effacées, les côtés nullement parallèles, mais plutôt arrondis et élar-
gis au milieu, surtout chez les ©.
En outre, cet insecte est complètement aptère. Il a le faciès des Cara-
bus du groupe du prasinus Mén., du Caucase, et, parmi les Calosoma,
c’est seulement avec quelques espèces américaines de Californie, notam-
ment le luæatum Dej., qu'on pourra trouver certaines analogies.
C’est une forme de transition qui fait perdre au genre Calosoma une
grande partie de sa valeur en le reliant plus intimement aux Carabus.
L'habitat du Calosoma Raffrayi n’est pas moins intéressant. C’est
dans le centre du massif Ethiopien, fort loin de la côte, par environ
12010 de latitude nord et 37° de longitude est, à une altitude de 3,800 à
&,000 mètres, que j'ai trouvé cet insecte, sur la crête qui relie les deux
pics de l’Abboi-Miéda et de lAbouna-Yousef, là où il n’y a plus de végé-
tation arborescente, et dans cette zone entomologique de l’Abyssinie que
j'ai appelée subalpine. IL était assez abondant au mois de septembre
courant, sur le sol ou caché sous les pierres.
Déjà l’infortuné voyageur allemand baron von der Decken avait pris
sur le mont Kilimandjaro, au sud de l’Équateur et à une altitude de
8,000 pieds, un insecte que M. Gerstäcker a nommé Carabus Deckeni,
et avec lequel le Calosoma Raffrayi à un certain air de famille. — Le
Carabus Deckeni ne serait-il point aussi un Calosome carabomorphe ?
J'avais baptisé cet insecte, à cause de sa forme, du nom de caraboïdes ;
mais mon ami M. Fairmaire, ayant découvert que ce nom avait déjà été
donné à un Calosoma fossile, a eu l’amabilité de lappeler Raffrayi.
CASNONIA ÆTHIOPICA, n0V, Sp. — Long, 6 mill. — Nigro picea, obscure
ænea, antennis, pedibus (genubus infuscatis- exceptis), elytrorum apice,
Ann. Soc. ent, Fr. — Mars 1886,
(1885) 20
306 ACHILLE RAFFRAY.
flavis el abdomine apice dilutiori. Caput magnum, antice triangulare,
postice longe obconicum, antice disperse grosse punclalum, postice Læve,
ante oculos utrinque oblonge impressum ; antennarum articulis quatuor
primis flavis lævibus, cœteris rufis pubescentibus. Thorax capite angustior
et multo longior subfusiformis conveæus, antice plus postice minus atlte-
nuatus, ante basim constrictus, angulis posticis rectis, grosse punctatus,
punctis non confluentibus. Elytra thorace plus duplo latiora et longiora,
subquadrata, elongata, lateribus ante medium leviter sinuata, apice sub-
oblique truncata, valde lineato-punctata, punctis apice evanescentibus,
margine laterali post humeros anguste flava, quarta parte posteriore
(sulura fere usque ad apicem excepta) flava. Corpus infra in thorace et
pectore grosse punctatum, in abdomine fere læve.
Cette jolie espèce ressemble beaucoup à la flavicaudu Bates, du Japon,
mais la ponctuation du thorax est plus forte, et la tache apicale est moins
grande.
Elle n’est pas très rare dans les régions un peu chaude d’Abyssiñie,
dans les détritus et les jones sur le bord des rivières, vallées de l’Anseba
et du Mareub.
ÂCANTHOGENIUS FENESTRATUS, n0V. Sp. — Long. 11—12 mill. — Nigro-
piceus, pube brevi grisea vestitus, femoribus (genubus nigris exceptis) el
palpis apice flavis. GCaput nonnihil convexum, confertim punctatum, oculi
magni. Thorax subquadratus, antice rotundatus, sed parum ampliatus,
versus basim angustatus et angulis posticis subreflexo-dentatis acutis,
juxta basim constrictus, confertim punctatus, disco irregqularis, medio
longitudinaliter depressus et fundo post medium sulco brevi. Elytra thorace
latiora et plus triplo longiora, postice vix ampliata, humeris quadrato-
rotundata, lateribus medio leviter sinuata crebre minus grosse punctata,
valde striata, ante medium in interstilio 3-5 macula oblonga rufu.
Cette espèce ressemble beaucoup au biquttatus Gory (boopis Roth),
mais elle est plus petite, la ponctuation est plus fine, le thorax est moins
élargi en avant avec les angles postérieurs beaucoup plus saillants,
presque relevés; enfin la tache des élvtres, au lieu d’être ronde et placée
vers le milieu, est placée sur la moitié antérieure.
C’est une espèce rare dont j'ai pris seulement deux exemplaires sur
les plateaux de l’'Hamacen.
PLATYTARUS SIMPLEX, NOV. Sp.— Long. 8—8 1/2 mill.— Nigro piceus,
opacus, thoracis elytrorumque marginibus anguste dilutioribus; antennis,
palpis pedibusque ferrugineis. Caput valde longitudinaliter strigosum.
Coléoptères d'Abyssinie. 307
Thorax cordatus, confluenter punctutus, lateribus purum refleæus, an-
qulis anticis obtusis, apice fere rotundatis, posticis fere nullis brevissime
dentatis, postice sinuose attenuatus, Sulco medio integro. Elytra postice
leviter latiora, apice singulo sinuose emarginata et angulo suturali rotun-
dato, punctato-striata, interstitiis minutissime granulosis, omnibus æqua-
liter parum elevatis et carina obsoleta subundulata præditis, interstitio
seplimo solo in carinula acuta integra elevato.
Cette espèce, qui a la coloration du bufo, se distingue de ses congé-
nères par les interstries des élytres tous également et faiblement élevés
en une carène obtuse et un peu ondulée; le 7€ intervalle présente seul
une carène fine, tranchante et bien rectiligne. — Sa coloration uniforme
la sépare en outre très nettement du éessellatus qui se trouve dans les
mêmes régions.
J'ai pris deux exemplaires de cette espèce dans la vallée de l’'Haddas,
au pied du mont Taranta, à l'entrée du désert du littoral de la mer
Rouge.
il est intéressant de Signaler comme habitant l’Abyssinie un genre
très voisin des Platytarus, le Philotecnus bisignatus Dej., du Sénéral,
que j'ai repris ans la province des Bogos.
HYSTRICOPUS ELEGANS, nOV. sp. — Long. 15—16 mill. — Elongatus, de-
pressus, niger nitidissimus ; antennis antrorsum piceis. Caput læve, antice
Juxta oculos utrinque impressum et punctatum. Thoraæx latitudine multo
longior, antice truncatus, versus basim angustatus, lateribus antice levi-
ler rotundatus et postice sinuatus, angulis posticis obtusis crebre trans-
versim aeiculatus, medio sulco antice posticeque abbreviato sed parte
anteriori profundiori el utrinque juxta angulos posticos impressus. Scu-
tellum triangulare live. Elytra thorace non triplo longiora ad humeros,
quadrato-rotundata, dein lateribus leviter sinuata et äpicem versus leviter
umpliata, apice truncuta el nonnihil sinuata, valde punctato-striata, inter-
stitiès subconvexis el in secundo punctis 5 impressis. Corpus subtus sub-
læve.
Cette espèce est très voisine de l’angusticollis Boh.; elle est plus
courte, les élytres sont plus brillantes, la tête plus lisse.
Rare, sur les hauts plateaux de l’Hamacen et de l’Enderta, et aussi
dans la vallée de la Gueva.
Genre Hydroporomorpha Westw.
J'ai pris à Keren, province des Bogos, le soir, à la lumiere, quelques
308 ACHILLE RAFFRAY.
exemplaires de l’Hydroporomorpha lutea W., insecte très rare et des
plus curienx, qui était jusqu’à ce jour le seul représentant en Afrique
du groupe si anormal des Pseudomorphides.
Jai rencontré aussi dans le même pays deux autres espèces du même
groupe que je rapporte au genre Hydroporomorpha, bien qu’elles pré-
sentent avec le Zutea W. certaines différences essentielles qui pourraient
être considérées par certains entomologistes comme ayant une valeur
plus que spécifique. Les pièces inférieures et internes de la bouche, les
pattes, le sternum, les anneaux de l’abdomen sont comme dans lutea W.,
mais le labre et les antennes sont bien différents.
Dans luteu, la tête est large, l’épistome très transversal, le labre très
large, arrondi en avant et recouvrant presque complètement les mandi-
bules ; les antennes sont filiformes, presque sétacées, un peu compri-
mées; les yeux sont placés presque inférieurement, étant à peu près
recouvert en dessus par le rebord de la tête.
Dans l’H. Westwoodi mihi, la tête est moins large, l’épistome est en
trapèze transversal, mais ne s’étend pas sur la base des mandibules ; le
labre est en carré transversal, laissant les mandibules à découvert; les
antennes, au lieu d’être sétacées, sont assez épaisses, à peine atténuées à
l'extrémité, avec les articles oblongs, comprimés à partir du 4; les yeux
sont tout à fait latéraux.
Dans le monilis mihi, la tête, l’épistome et le labre se rapprochent
davantage de ceux du lutea W.; cependant le labre est presque aussi
long que large, arrondi en avant; les yeux sont latéraux comme dans
Westwoodi mihi, mais les antennes surtout sont différentes, étant courtes,
épaisses, nullement atténuées à l'extrémité et très moniliformes à partir
du cinquième article.
Ces modifications, n'étant pas les mêmes dans chaque espèce, néces-
sitent trois genres pour trois espèces, construites d’ailleurs sur le même
plan et présentant une parfaite identité dans tous les autres organes. Je
pense donc qu'il y a avantage à comprendre dans ce genre Hydroporo-
morpha les deux espèces suivantes :
HYDROPOROMORPHA MONILIS, NOV. Sp. — PI. 6, fig. 4 et 4 a. — Long.
3 mill. —Ovata, parum conveæa, rubro-ferruginea, cum antennis palpis
pedibusque fluvis, nitida lævis, elytris sericeis. Caput magnum subquadra-
tum, epistomate transverso, labro antice semicirculari. Antennæ validæ,
crassæ, thoracis basim, non superantes, articulis 1° magno, 2°-3° oblon-
gis, 4° obconico, lævibus, 5-9 monilibus, 10-11 suboblongis, 5-11 flavo-
püosis, Thorax transversus, basi fere rectus, angulis posticis motatis
Coléoptères d’Abyssinre. 309
obtusis, lateribus minute marginatus ante medium leviter rotundatus ,
angulis anticis porrectis, aculis, sed apice obtusis, margine antico valde
bisinuato, postice utrinque vix impresso, medio sulco valido, antice posti-
ceque abbreviato, præditus, in angulo postice et margine laterali ante
medium, puncto longe setifero. Elytra ovata, antice subrecte truncata,
scutellum versus utrinque depressa, humeris subquadratis viæ rotundatis,
post medium nonnihil ampliata, lateribus vix rotundata, apice subrotun-
data, viæ oblique sinuata, obsoletissime sulcata, secundum marginem
punctis aliquot majoribus, basi in elytrorum depressione puncto magno
ocellato, Pedes extus valde spinosi.
La petitesse de sa taille suffit pour distinguer nettement cette espèce
des deux autres ; elle en diffère encore par son thorax qui à un aspect
plus carré, grâce à ses angles postérieurs bien marqués.
J'en ai pris quelques individus, sous des pierres, à Keren, province
des Bogos.
HYpROPOROMORPHA WESTWOODI, nov. sp. — Long. 5 mill. — Ovatus,
parum convezus, fulvo-testaceus, nitidus lævis. Caput breve, antice foveis
duabus obliquis linea junctis, juxta oculos utrinque punctis duabus longe
setiferis; labro magno cum setis duabus; mandibulis apice infuscatis.
Antennæ parum elongatæ, cum articulis intermediis nonnihil latioribus.
Thorax transversus, longitudine fere dimidio latior, margine antico ar-
cuatus, angulis anticis bene notatis subrectis sed summo obtusis, lateribus
vit rotundatus et anguste marginatus, angulis posticis nullis rotundatis,
basi levissime sinuatus, ulrinque basi vix perspicue oblique impressus,
medio sulco minuto postice abbreviato. Elytra thoraci latitudine vix
æqualia, lateribus subrecta, apice parum attenuata subtruncata, basi sub-
recte truncata haud attenuata, humeris quadrato-rotundatis, leviter
punctato-striata, in interstitio primo basi puncto magno ocellato, secundum
marginem punctis aliquot magnis longe setiferis.
En outre des différences que j'ai déjà indiquées, cette espèce se dis-
tingue encore de la Zutea W. par sa taille plus petite, sa coloration plus
claire et plus brillante, sa forme moins convexe, plus allongée, les angles
antérieurs du thorax moins prononcés, avec la base moins sinuée.
Un seul exemplaire, pris à Keren.
POLYHIRMA ALTERNATA, NOV. Sp.— Long. 24—26 mill. — Oblonga, sub-
deplanata, atra subopaca, pilis brevibus obscuris in thorace erectis, in
elytris adpressis. Caput confertim punctatum, fronte utrinque arcuatim
valde sulcata et medio leviler convexa, vertice medio depresso bisulcato,
310 ACHILLE RAFFPAY.
pilis aliquot griseo-flavis, in sulcis præsertim conspicuis. Antennæ validæ,
articulis tribus primis intus griseo pilosis, cæteris obscurs el læviter com-
pressis. Thorax cordatus, capite viæ latior et paulo longior, lateribus
marginatis, antice rotundatis dein sinuatis, ante basim leviter constrictus,
angulis posticis subrotundutis, totus confertim valde punctatus, medio lon-
gitudinaliter late depressus et fundo delicatule sulcatus, ista depressione
pilis fulvo-griseis transversis adpressis obtecta; utrinque ante angulos
posticos fovea elongata accentiformi. Elytra ovalia subdeplanata, antice
altenuala, lateribus plus $ minus d' curvata et apicem versus am-
pliata, apice oblique sinuato-truncata valde striata, usque ad tertium
partem posteriorem ; striis fundo foveolatis, interstilis elevatis cum 2,
4° et 6° carinalis, ad apicem striis et interstitiis simplicibus, in margine
laterali lineis tribus foveurum, undique (interstitiorum carinis exceptis)
punctata ; basi sutura fulvo griseo pilosa, ad tertiam partem posteriorem
macula transversa fulvo-grisea interstitiis 2 et 6° limitata, margine late-
rali et apicali griseo-pilosa, punctis tribus fulvo-griseis oblique dispositis
in interstitiorum secundi, tertii et quinti apice. Corpus subtus et pedes
griseo pilosa. — & a $ differt amplitudine majori corporis.
Cette espèee est assez voisine de la Ferreti, du même pays; elle en
diffère par la taille généralement plus grande, la forme plus aplatie, le
corselet plus élargi en avant, les interstries alternes des élytres seuls
carénés, tandis qu'ils le sont tous dans Ferreti, enfin la tache dorsale est
plus nette que dans Ferreti; la tache apicale commune de Ferreti est
remplacée dans alternata par trois petites taches sur chaque élvtre ; la
couleur des poils qui forment les taches est aussi plus jaune.
Cette espèce n’est pas très rare sur les plateaux inférieurs des Bogos.
POLYHIRMA ANCHORA, nov. Sp, — PI. 6, fig. 5. — Long. 15 1/2—
17 1/2 mill. — Elongata, subangustata, subconvexæa, nigra pilis obscuris
brevibus erectis hirsuta. Caput magnum, subquadrato elongatum, lateribus
juæta oculos leviter sinuatuimn et cristatum, omnino longitudinaliter
utrinque sulcata et antice in fronte carina longitudinali munitum, con-
fertim punctatum,pilis transversim depressis præcipue in sulcis laterali-
bus obtectum. Antennæ elongatæ, validæ, articulis tribus primis subcy-
lindricis, 4° Sublriangulari, cæteris compressis lalitudine ad apicem
decrescentibus. Thorax capite angustior, mullo longior, fusiformis, antice
posticeque truncatus, antice minus, postice plus attenuatus, ante basim
et apicem leviter strangulatus, lateribus præcipue versus basim margina-
tus, totus confertim punctatus, medio longitudinaliter obsolete sulcatus et
ad angulos posticos foveola parum perspicua oblonga præditus, sulco me-
Coléoptères d’'Abyssinie. 311
dio pilis albidis transversim depressis obtecto. Elytra oblonga, basi thora-
cis latitudini subæqualia, lateribus minus $ plus rotundata, apice &
minus & plus oblique sinuato, truncata, profunde septem sulcata, sulcis
fundo foveatis, sulcis omnibus ante apicem abbreviatis, sutura et inter-
stitiis carinatis, interstitio septimo in parte posteriori infra medium tan-
tumvmodo carinato, secundum marginem lateralem lineis tribus puncto-
rum, sutura basi usque tertiam partem albido-pilosa, in margine externo
pilis albidis aliquot medio, in interstitio tertio macula longitudinali pilo-
rum albidorum, plus minusve (præcipue intus) transversim eæpansa, îta
ut in disco elytra macula communi H simulanti ornata videntur, carinis
macula irregqulariter arcuata terminatis, apice glabra et punctata. Corpus
infra et pedibus griseo-pilosa.
Cette gracieuse espèce est très allongée, un peu convexe; la tache
médiane des élytres, dont les poils sont facilement caduques, affecte,
quand elle est bien intacte, la forme de la lettre H. — La @ est plus
orande et surtout plus épaisse et plus élargie que le &.
Jai pris 4 exemplaires à Abrechoho, dans la vallée du haut Anseha.
Parmi les Polyhirma d’Abyssinie, il faut encore signaler la polioloma
Chd., espèce restée longiemps rare, mais que j'ai retrouvée assez abon-
damment sur les plateaux inférieurs des Bogos.
L’Anthia feroæ Thms. peut aussi être considérée comme faisant partie
de la faune abyssinienne, bien qu’elle ne se rencontre que dans les
plaines chaudes qui entourent les montagnes. J'en ai pris un individu
aux environs de Massouah, deux autres dans la vallée du Bogou, à une
altitude bien inférieure au plateau des Bogos, et enfin on m'a envoyé
un & du pays des Habab qui fait partie de la frontière sud de la Nubie,
Cest une espèce très rare, mais dont l'habitat semble assez étendu.
Genre Graphipterus.
J'ai pris en Abyssinie trois espèces de ce genre, dont une est nou-
veille :
Gr. linealus Klug., aux environs de Massouah ;
Gr. comptus Chd., dans la zone des plateaux inférieurs, dans les
Bogos, la vallée de la Gueva, et à Kobler, dans le pays de Gallas Raïas ;
jamais au-dessus de 4,500 mètres d'altitude ;
Enfin une nouvelle espèce, Gr. circumdatus mihi, qui, d’après la
classification adoptée par M. de Chaudoir dans sa Monographie, vient se
placer à la suite des comptus Chd. et lineatus Klg. dont elle a les tarses.
312 ACHILLE RAFFRAY.
le prosternum, les angles avancés du thorax ; mais dont elle diffère par
sa couleur uniformément grise, sans bandes, avec une simple bordure
plus claire autour du thorax et des élytres.
GRAPHIPTERUS CIRCUMDATUS, NOV. Sp. — PI. 6, fig. 6.— Long. 9 1/2—
40 4/2 mill. — Totus supra pilis griseis vestitus cum thoracis elytrorum
margine albidis. Caput medio subconvezum et qglabrum, utrinque vitta
albida juxta oculos leviter cristatum, lateribus punctato medio fere læve.
Thorax valde cordatus, angulis anticis leviler porrectis apice obtusis,
margine antico bisinuatus, lateribus marginatis antice rectus ante me-
dium angulatus, dein ad basim subarcuatim valde constrictus, postice
plus dimidio angustior quam antice, lotus punctatus cum sulco medio
obsoleto. Elytra thorace latiora, latitudine sua longioru, antice versus
humeros rotundata, postice non ampliata, apice Subrotundato-truncata,
parum deplanata, omnino punclatu. Corpus sublus nigro-piceum, setis
aliquot longioribus nigris et prosterni lateribus (ante coæas) albido-pilosis.
Très rare; quelques exemplaires dans la vallée de la Lebka, sur la
frontière sud des Habab.
EuDEMA (PANAGÆUS) CHAUDOIRI, nov. Sp. — M. de Chaudoir, dans le
Catalogue qu’il avait publié des Carabiques de mon premier voyage en
Abyssinie, a mentionné (Rev. zool., 1876, 354), sous le nom de lætum ?
Dei., un insecte dont il n’y avait malheureusement qu’un exemplaire et
qu'il n’ose, pour cette raison, considérer comme spécifiquement distinct
du lætum.
Mais depuis j'ai repris en grand nombre cet insecte, et j’ai pu m’as-
surer que les différences signalées par M. de Chaudoir sont constantes.
Les taches sont sujettes à grandir ou à diminuer, l’antérieure r’atteint
jamais l’épipleure de lélytre, et la postérieure n’est jamais composée
que de 4 taches. — C’est bien réellement, je crois, une espèce distincte,
à laquelle je donne le nom de Chaudoiri, en souvenir de l’éminent
entomologiste qui l’a le premier signalée.
Elle est assez répandue dans les hauts plateaux du Hamacen, du Lasta
et du Damotkonene.
EupEMA GALLA, nov. sp. — PI. 6, fig. 7. — Long. 47 mill. — Nigrum
nitidum, breviter griseo hirtum. Caput parvum suboblongum, utrinque
sulco rugoso-punctato, antice sulco transversali, fronte longitudinaliter
conveæa et basi foveola rugosula longitudinali, oculi mediocres. Antennæ
tertiam partem anticam elytrorum attingentes, articulis primis nitidis,
4-11 griseo-pilosis leviter compressis. Thoraxæ subtriangularis, postice di-
Coléoptères d'Abyssinre. 313
midio latior quam antice, lateribus postice rotundatus, angulis posticis
leviter incisus et acute breviter dentatus, basi utrinque rectus et medio, late
breviter subrecte lobatus, disco irregularis leviter sulcatus et juxta lobum
utrinque impressus, totus punctis magnis plus minusve irregulariter con-
fluentibus obsitus. Elytra ovalia, antice posticeque latitudine subæqualia,
antice subrecte truncata cum humeris rotundatis, lateribus subrecta et
postice gradratim attenuata, apice vix sinuatla, omnino confertim punc-
tata et valde punctato-striata, fasciis duabus interruptis flavis ornata,
1° ad tertiam partem anteriorem maculis quatuor instituta, quarum
oblonga in interstitio tertio, 2° minori punctiformi in intershilio quarto,
3° oblonga in interstitio quinto, # oblonga in interstitio septimo, altera
ad quartam partem posteriorem maculis quinque instituta, quarum
1® oblonga in interstitio tertio, 2* oblonga leviter posteriori in interstitio
quarto, 3% subquadrata Ssuperiori in interstitio quinto, 4 et 5? inferio-
ribus minoribus oblongis, fere gemellatis, in interstitio sexto et septimo.
Corpus infra in thorace, pectore et abdominis lateribuss grosse intricato-
punctatum, abdomine medio minus subaspere punctato.
Cette espèce est facilement reconnaissable à la forme de son thorax
très rétréci en avant, presque triangulaire, et aux taches des élytres
interrompues et sinueuses,.
J'en ai pris un seul exemplaire à Kobbo, dans le pays des Gallas Raïas.
EUDEMA CORDICOLLE, n0V. sp. — PI. 6, fig. 8. — Long. 16 mill. —
Oblongum subangulatum, nigrum, nitidum breviter brunneo hirtum.Caput
subquadratum, leviter convezum, rugoso-punctatum, antice læve utrin-
que sulcatum et in vertice foveola oblonga. Antennæ graciles. Thoraæ
subcordatus, antice lateribusque rotundatus, angulis anticis fere nullis,
postice attenuatus, angulis posticis obtusis et brevissime dentatis, basi tri-
sinuata, luteribus præsertim postice leviter reflexis, disco subelevatus et
medio obsoletissime sulcatus, basi utrinque basi impressus, undique grosse
subintricato-punctatus. Elytra oblonga, humeris obtusa et rotundata,
lateribus fere recta apice attenuata et leviter sinuata, valde punctato-
striata cum interstitiis Subserialim punctatis, fasciis duabus subobliquis
dentatis flavis antice et postice ad quartam partem elytrorum sitis, ante-
riori in interstitiis 3-8 maculis sex, quarum 2, 4, 6 minoribus instituta,
posteriori in interstitiis 3-7 maculis quinque quarum 2* minulissima, 4-5
fere gemellatis minoribus et posterioribus. Corpus infra grosse subintri-
cato-punctatum, abdomine medio minus subaspero punctato.
Cette espèce est remarquable par sa forme étroite et allongée; le tho-
rax à sa plus grande largeur plutôt avant qu'après le milieu, les côtés
314 ACHILLE RAFFRAY.
sont un peu relevés, surtout vers les angles postérieurs, et il y à une
légère gouttière partant de l'impression basale et se rapprochant gra-
duellement du rebord en avant où elle disparaît.
Je n'ai pris qu’un exemplaire de cette gracieuse espèce dans la vallée
du mont Aladjié, province du Damotkonene.
CRASPEDOPHORUS PUSTULOSUS, nOV. Sp. — Long. 18 1/2—920 mill. —
Oblongus sat convexus, niger, nitidus, pilis nigris ereclis parcius hirsu-
tus. Caput elongatum, confluenter et irregulariter grosse punctatum, ad
oculos transversim quadrato-impressum, utrinque ante oculos longitudi-
naliter canaliculatum, plaga antica et labro lævibus. Antennæ elongatæ,
nigræ opacæ, breviter pilosæ, articulis 1° majori subcylindrico, 2 cylin-
drico primo dimidio breviori, 3° cylindrico, primo longiori, cæteris paulo
brevioribus, compressis. Thorax heæugonus, elongatus, antice plus, postice
sninus attenuatus, lateribus antice obliquis post medium rotundato-angu-
latis, dein ad basin nonnihil sinuatis, tenuissime marginatis, margine
antico et basi rectis, lotus confluenter grosse varioloso-punctatus, medio
longitudinaliler sulcatus et ad basin utrinque sulco obliquo ante medium
abbreviato. Elytra ovalia, thorace non duplo latiora, plus duplo lon-
giora, humeris oblique rotundatis, lateribus apice sinuata, crenato sul-
cata, interstitiis elevato-rotundatis, disperse minuteque punctatis, singulo
maculis à pustulosis pallide flavis ornato, 1% et 2 ad quartan partem
anteriorem, 1% oblonga in interstitio quarto, 2 geminata in interstitiis
octavo et nono, 3 ad medium rotundata in interstitio sexto, 4 ad
quartam partem posticam oblonga, in interstitio quarto, 5* præcedenti
nonnihil posteriori geminata oblonga in interstitis septimo et octavo,
positis. Thorax infra, pectore abdominisque lateribus grosse varioloso-
punctatis.
Cette espèce est très voisine des C. eustalactus Gerst. et Sommeri; elle
se distingue facilement du dernier par la disposition des taches des
élytres. Il serait plus facile de la confondre avec l’eustalactus, dont le
dessin est le même. Grâce à l’obligeance de mon ami M. René Oberthür,
j'ai pu comparer mon espèce avec un type de leustalactus ; le pustulosus
a la forme plus épaisse, moins allongée, le corselet est plus élargi avec
les angles latéraux plus aigus, les épaules sont plus accentuées et plus
carrées, enfin les pustules qui ornent les élytres (sauf la médiane) sont
oblongues, tandis que dans Peustalactus elles sont rondes.
J'ai pris un certain nombre de ce bel insecte sur les hauts plateaux de
l'Enderta (Abyssinie), à une altitude de 2,000 mètres, en juillet. II vit
Coléoptères d'Abyssinie. 315
sous les pierres, dans les endroits un peu arides, et court très rapide-
ment.
CHLÆNIUS DESERTICOLA, nOV. Sp. — Long. 10-12 mill. — Parum elon-
gatus, crassus, nigro-æreus, elytris opacis, rufo-sericeis, antennis pi-
ceis, basi rufis, ore rufo, femoribus et tibiis intus piceis, eætus flavis.
Caput converum, parcius irregulariter et fere vermiculoso-punctatumn
nitidum, obscure viridi-æneum, inter oculos longitudinaliter biimpres-
sum. Thoraæ latitudine brevior, lateribus rotundatus et minute margi-
natus ad basim attenuatus cum angulis posticis levier obtusis et vix
rotundatis, antice parum attenuatus, irregulariter punctato-vermiculatus,
disco lævior, sulco medio longitudinali antice posticeque abbreviato, et
utrinqne impressus, lateribus obscure viridi-cupreus. Elytra ovalin,
aspero-punctata, leviter striata, interstitis subdeplanatis, ad humeros
rotundata el apice vix sinuata, margine obscure viridi-ærea.
Cette espèce se distingue par sa forme courte, épaisse, sa coloration
uniforme d’un noir bronzé, plus métallique et plus brillant sur la tête,
le thorax et le pourtour des élytres.
Elle vit dans les contrées chaudes, pierreuses du littoral, aux envi-
rons de Massouah.
CHLÆNIUS INSTABILIS, NOV. Sp. — Long. 41—13 mill, — Ater, capite
thoraceque nitidis, obscure æreo tinctis, elytris dense breviler fusco-
pubescentibus. Caput irrequlariter punctatum, medio plaga geminata plus
minusve distincta lævi. Antennæ nigræ, articulis tribus primis nitidis,
cæteris pubescentibus opacis, compressis. Thoraæ irregulariter confertim
grosseque punctatus, Subhexagonus, longitudine latior, vel subcordatus et
longitudine latitudineque subæqualis, leviter marginatus angulis anticis
et posticis obtusis, lateribus medio rotundato-angulatus, disco irregqularis,
obsolete medio sulcatus et utrinque basi impressus. Elytra ovalia subcon-
vexa, ad humeros rotundata, ad apicem singulatim leviter sinuata, crebre
mediocriter aspero punctata, profunde striata, in margine superiori pilis
obscure griseo-argenteis; tertia parte anteriori macula transversa fluva
in interstitiis 4-7, postice punctis flavis aliquot plus minusve perspicuis.
Variat interdum maculis evanescentibus et elytris omnino nigris. Femora
flava cum genubus nigris vel tota nigra, tibia intus nigræ extus flavæ.
Cette espèce est voisine de Ch. gonioderus Laî.; elle ressemble aussi
au Rhizotrachelus insignis Chd., dont elle a les antennes comprimées,
mais le dernier article de ses palpes n’est pas triangulaire, et elle forme
le passage entre ces deux genres.
316 ACHILLE RAFFRAY.
Elle est très variable pour la taille, la coloration et même pour la
forme, surtout du thorax. Je lai trouvée sur les hauts plateaux de
PEnderta, la vallée du Mesghi et le pays des Gallas Raïas.
CHLÆNIUS PULCHELLUS Boh.— Cette espèce est sujette à des variations
qui m’avaient fait croire d’abord à l’existence de plusieurs espèces diffé-
rentes, mais l'examen attentif et réfléchi d’un certain nombre d'individus -
me donne la conviction qu’il n’y a qu’une seule espèce.
Dans le type, les élytres sont d’un bleu violacé, la tache antérieure
marginale est grande, oblongue, s'étendant de l’épaule jusqu’au milieu;
sur le thorax il y a seulement deux taches oblongues obscures, sujettes
même à disparaître complètement.
Dans la variété A, le thorax est coloré comme dans le type, mais les
élytres sont d’un noir verdâtre, et la tache latérale est beaucoup plus
petite, un peu triangulaire, avec sa base sur la bordure marginale.
Dans la variété B, il y a deux bandes très marquées d’un noir ver-
dâtre, les élytres sont de même couleur, la tache marginale est beau-
coup plus petite, transversale et dentée en dessus et en dessous.
Dans la variété C, on voit les mêmes bandes sur le thorax, la tache
antérieure n’atteint plus la bordure marginale, elle est réduite à une
petite tache oblongue sur les 5° et 6° intervalles.
Ces différentes formes sont répandues sur les hauts plateaux de
l’Enderta et de l’'Hamacen. J'ai pris un exemplaire de ja variété C dans
le pays des Gallas Raïas.
METAXYS BIGUTTATUS Chd.— De Chaudoir, Bulletin de Moscou, 1874,
a indiqué plutôt que décrit une nouvelle espèce de Metaxys d’Abyssinie,
qu'il a nommée biguttatus. J'ai repris un certain nombre d'exemplaires
de cette espèce. L'auteur lui indique 7 1/2 millim. de long ; elle varie
en réalité de 6 1/2 à 8 1/2 millim.; la tache jaune postérieure est très
variable en dimension et en intensité. De Chaudoir dit aussi qu’elle
n’est pas irisée. Ce savant entomologiste n’avait probablement sous les
yeux qu’un individu gras, car l’irisation est, au contraire, très prononcée,
surtout le dessus du corps.
Cet insecte habite les endroits humides des hauts plateaux de l’'Hama-
cen et de l’Enderta.
AMARA FAIRMAIREI, n0V. Sp. — Long. 6 1/4 mill, — Breviter ovalis,
subconveza, obscure ænea, lævis, nitida, pedibus ferrugineis, ore, anten-
narum articulis tribus primis rufis, cæteris piceis. Caput ante oculos
longitudinaliter utrinque impressum, juxla oculos punctis duobus oblique
Coléoptères d'Abyssinie. 917
dispositis el approæimatis. Thorax trapezoidalis, antice plus, postice
minus, attenuatus, lateribus subrotundatis, angulis anticis obtusis, de-
cumbentibus, posticis subrectis ; sulco medio antice obsoleto, basi utrinque
longitudinaliter obsoleto binotatus, medio obsolete transversimque im-
pressus, utrinque ad angulos juxta basim punctatus. Elytra thorace dupla
longiora, nonnihil latiora, lateribus subrotundatis, leviter subconvexa,
striis minutis et vix perspicue punctatis, stria scutellari brevi.
Cette espèce est très voisine de l’A, nitida, mais plus petite, avec le
corselet plus ponctué à la base; les stries des élytres bien plus fines,
mais ponctuées ; sa forme est plus courte.
Mont Abouna-Yousef (Abyssinie), altitude 4,000 mètres ; en septembre,
sous les pierres.
Je suis heureux de dédier cette nouvelle espèce à mon ami M. Léon
Fairmaire.
AMARA ABYSSINICA, nOV. Sp. — Long. 8 1/2 mill. — Ovalis, obscure
ænea, nilida, lævis, pedibus piceis, antennis piceis, articulis tribus pri-
mis r'ufis, Lertio obscuriori. Caput subconvezum, punctis duobus longitudi-
nalibus et sulco obsoleto antico transverso notatum, juxta oculos punctis
duobus distantibus uno anteriori altero postico. Thorax subquadratus
antice angustatus ; angulis anticis obtusis decumbentibus, posticis subrectis,
basi recta, sulco medio obsoleto et punctis duobus longitudinalibus medio
approæimalis, ante basim, medio nonnihil transversim depressus et ad
angulos posticos punctis aliquot. Elytra thorace plus duplo longiora, lati-
tudine subæqualia, lateribus subparallelis vel vix subrotundatis, minute
striatis, striis impunctatis, stria scutellari brevi.
Cette espèce est très voisine de l’A, vulgaris, mais les angles anté-
rieurs du corselet sont plus tombants, les postérieurs sont plus ponctués,
et les stries des élytres sont plus fines.
Mont Abouna-Yousef (Abyssinie), altitude 4,000 mètres ; en septembre,
sous les pierres, |
MEGALONYCHUS HIRTUS, nOV. sp. — Long. 9 1/2—10 4/2 mill. —
Oblongus subdeplanatus, totus fulvo-castaneus, thoracis elytrorumque
marginibus, antennarum basi, palpis et pedibus dilutioribus, nitidus.
Caput læve, vertice subconvexum, antice utrinque valde impressum, juxta
oculos utrinque punctis duobus longe setiferis. Antennæ elongatæ, arti-
culis tribus primis et quarto basi lævibus, cæteris flavo pilosis, omnibus
apice longe pluri-setosis. Thorax parum cordatus, lateribus medio leviter
rotundatus, angulis anticis rotundatis, posticis notatis, sed valde obtusis,
basi bisinuatus, margine reflexus, utrinque basi oblonge valde impressus
318 ACHILLE RAFFRAY.
et fundo punctatus, lateribus punctis aliquot discum versus rarioribus,
omnibus plus minusve longe setiferis, in angulo postice seta longu, disco
- valde sulcatus, ante apicem linea angulata punctorum irrequlatum.
Elytra oblonga, thorace latiora, humeris rotundata, ante medium leviter
sinuatla, ad medium perparum latiora, apice parum attenuata et suboblique
sinuose truncalu, punctato-striata, interstitiis subdeplanatis seriatim
punctatis, punctis breviter piliferis, stria externa serie punctorum majo-
rum ornata. Corpus sublus sublæve, abdomine lateribus opaculo.
Cette espèce est bien distincte de toutes ses congénères par sa colora-
tion d’un fauve châtain et la ponctuation des élytres, dont tous les points
émettent une petite soie courte et hérissée.
Elle est fort rare. J'en ai pris seulement quelques individus dans la
province du Tigré, sans me rappeler dans quelle localité exacte et dans
quelles conditions.
TRECHUS SUBLÆVIS, n0V. Sp. — Long. 2 1/4 mill. — Tolus lævis rufo-
piceus, elytris nigris cum marginem sutura delicatule rufis, antennis, ore
pedibusque rufo-testaceis. Caput magnum, sulcis orbicularibus medio
approximatis, punclo ad medium, oculi minores. Thorax subquadrato-
cordatus longitudine sua latior, angulis posticis obtusis, late sed parum
profunde foveolatis, basi viæ depressa, sulco medio profundo, antice posti-
ceque attenualo. Elytra subovalia, humeris et apice rotundata, vix dis-
tincte striatu, striis apice magis notatis, interstitio 4 absolele ad basim et
post medium bipunctato.
Cette espèce a la forme et la taille du pyrenæus, auquel elle ressemble
beaucoup ; mais les angles postérieurs du corselet sont plus émoussés,
et les élytres sont indistictement striées.
Dans les terrains argileux humides du col du mont Abouna-Yousel
(4,024 mètres), en septembre.
TRECHUS BIPARTITUS, NOV. Sp. — Long. 4 mill. — Brunneus, elytris
nigris, antennis basi, palpis et pedibus rufis. Capul læve, sulco orbiculari
valido semi-cireulari, puncto magno ad medium. Thorax breviter rotun-
dato-cordatus, angulis posticis rotundatis intus foveolatis, basi transver-
sim depressa subaciculata, disco subconvexo, sulco valido, utrinque trans-
versim obsolete strigato. Elytra subovata, humeris fere nullis, striata,
strüs vix perspicue punctatis, striis 1, 2, 5 et 8 usque ad apicem prolon-
gatis, 3, 4, 6, T ante apicem abbrevialis el binis conjunctis, stria 3°
punctis duobus, uno post basim, altero medio noluta.
Cette espèce ressemble au sériatulus de Styries; mais la taille est un
: Coleoptères d'Abyssinie, 319
peu plus grande, les élytres moins fortement striées et les angles posté-
rieurs du corselet arrondis.
Dans les terrains argileux humides, au col du mont Abouna-Yousef
(4,024 mètres), en septembre.
BEMBIDIUM (PERYPHUS) FONTINALE, NOV. sp. — Long. 5 4/2—6 mill. —
Elongatum parum convexum, nigro-piceum, vix æneo tinclum, palporuin
et antennarum basi pedibusque rufis. Caput læve, transversim lateribus
obsolete plicatum, suleo laterali subsinuato, puncto valido orbiculari ad
medium. Thorax cordatus, angulis posticis rectis, basi recta transversim
depressa, utrinque fovea oblonga, basi et foveis longitudinaliter punc-
tatis et subrugosis, disco subconvexo lævi, lateribus nonnihil transver-
sim strigosis, antice longitudinaliter plicatulus, sulco medio valido. Ely-
tra oblonga punctato-striata, punctis apice evanescentibus, interstilio
lertio bipunctato.
Espèce très voisine du Tufipes, var. stomoides. En diffère, outre la
coloration sombre, par la tête moins ponctuée, le corselet plus striolé que
ponctué à la base, les élytres plus courtes, à stries moins fortement
ponctuées.
Trouvé sur les crêtes qui relient les monts Aboï-Miéda et Abouna-
Yousef, sous les pierres humides près des sources (3,800 mètres), en
septembre.
BemBiniuM (NOTAPHUS) ÆTHIOPICUM, nov. Sp.— Long. 4 mill. — Capite,
thorace, scutelloque æneis, elytris luteis viæ æneo tinctis cum macula magna
irregulari picea ; antennis piceis, articulo 1° rufo excepto, pedibus rufis.
Caput minutissime tessulatum, utrinque sulco brevi et puncto orbicutari
ante medium magno. Thoraxæ minultissine tessulatus, breviter cordatus,
lateribus marginatus, angulis posticis rectis, fovea ovali valida fundo me-
Lallica notatis, basi punctis aliquot, sulco longitudinali obsoleto. Elytra
Lævia nitida, thorace latiora et fere triplo longiora, valde punctato-striata,
ad tertium partem posticam puncetis obsoletis et apice nullis, sutura non-
nihil elevata et interstitio tertio bipunctato, macula picea suturali basim
nec apicem attingente, trihamata, post medium jere usque ad latera
expensa.
La tache brune des élytres rappelle vaguement un aigle héraldique à
deux têtes et aux ailes étendues,
Cette espèce est voisine du varium Ol., mais elle est plus petite, le
corselet est moins large, à angles postérieurs moins aigus, les élytres
320 ACHILLE RAFFRAY.
sont plus étroites, à stries plus fines, mais plus ponctuées, plus effacées
en dehors et à l'extrémité ; la coloration est différente.
Sommet du mont Abouna-Yousef (4,000 mètres), en septembre.
Genre Astaborus J. Thomson.
M. James Thomson, dans son luxueux ouvrage Arcana Naturæ, p. 119,
tab. 9, fig. 4 et 5, a créé ce nouveau genre pour un insecte du groupe
des Oryctides qu’il a nommé armatus, et qui provient de Nubie. M. Ges-
tro, Annali del Museo civ. di Gen., vol. XVI, 1881, p. 203, a donné la
diagnose d’une nouvelle espèce du même genre, Antinori, du Choa.
J'en ai découvert quatre autres espèces en Abyssinie; ce qui porte le
genre à six espèces, qu'on peut ranger en deux groupes très tranchés :
Le premier groupe renfermant armatus Thms. et Antinori Gestr. —
Chez les &, la tête est armée d’une grande corne; le thorax a une saillie
antérieure, plus ou moins large, plus ou moins bifurquée, dans l’en-
taille de laquelle peut s’apphquer l’extrémité de la corne céphalique.
A. ARMATUS J. Thms. — Je ne connais cette espèce que d’après la
figure qu’en a donnée l’auteur, loc. cit. La saillie thoracique est longue,
assez étroite, profondément bifurquée.
A. AnTiNorn Gestr.— J'ai pris un exemplaire 4 de cette belle espèce,
volant le soir, dans la province d’Agamié (Abyssinie). La saillie thora-
cique est large, assez courte, non bifurquée, mais circulairement échan-
crée à son extrémité.
Le second groupe comprend les quatre espèces nouvelles que je dé-
cris ci-après. Je connais les g' de trois seulement; mais je suis porté à
croire, par analogie, que l’espèce dont je ne connais que la © appar-
tient aussi à ce groupe. Chez le &, la corne céphalique est courte, très
comprimée. Le thorax est simplement tronqué en avant.
D’après mes observations, les Asfaborus sont des insectes rares, qui
habitent les hauts plateaux de lAbyssinie à partir d’une altitude de
2,000 mètres. Sauf l’Antinorii que j'ai pris, le soir, au vol, j'ai rencon-
tré tous les autres sous les pierres.
ASTABORUS THoMsont, nov. sp. — Long. 4 20 1/2 mill., & 18 1/2 mill.
— Castaneus, haud depressus, supra glaber nitidus, infra subopacus,
longe fulvo hirtus. Caput breve transversum, latum utrinque ante oculos
plus minusve lateraliter obtuse porrectum, vertice depresso, punctis ocella-
lis confluentibus ornatum. Thoraxæ longitudine sua fere duplo latior,
Coléoptères d’Abyssinie. 321
punctis subocellatis dispersis, basi leviter trisinuatus. Elytra apice simul
rotundata, punctis minutis undique sparsis, ad latera et apicem magis
confluentibus, punctlisque majoribus subocellatis in seriebus geminatis
dispositis, et costis tribus obsoletis, ornata. Pectus infra confertim punc-
tatum, lateribus abdomen rugosuluim.
d. Caput cornu brevi valido, compresso apice recurvo, ante oculos
utrinque cornu laterali multo breviori, obtuso leviter porrecto, et carina
sinuata cum eorum media juncto armatlum. Thorax disco subconveæus,
antice retusus transversim subexcavatus, margine anteriori valde sinuato,
laleribus medio subangulato-rotundatis, punctis minoribus dispersis.
$. Caput ante oculos transverse carinatum, ista carina medio et utrin-
que obtuse mucronata. Thorax minus conveæus, margine anteriori sub-
rotundato viæ sinuato, lateribus minus rotundatis, punctis majoribus el
magis confluentibus.
Un g' au mont Aladjié, province d’'Enderta ; une 9 à Adoua.
ASTABORUS TRIDENS, n0V. Sp. — Long. g'13 1/2 mill., £ 16—17 mill.
— 9. Nigro-piceus, subconvexus, supra glaber nitidus, subtus subopacus,
griseo hirtus. Caput breve transversum lalum, ulrinque ante oculos late-
raliter obtuse porrectum, vertice depresso, punctis nitidis sed dispersis
ornatum. Thorax latitudine sua fere duplo latior, antice plus, postice
minus atlenuatus, plus minusve disperse subocellalo punctatum. Elytra
apice simul rotundata, punctis minutissimis undique dispersis et punctis
mMmajoribus in seriebus simplicibus dispositis ornata. Pectus minute con-
fertim punctatum, abdomen lateribus granulosum.
&. Caput cornu medio trigono, valido, brevi leviler apice recurvo et
utrinque ante oculos cornu laterali multo breviori, obtuso porrecto, et
carina sinuata cum cornu medio juncta ornatum. Thoraæ disco subcon-
veæus, antice relusus, transversim arcualim excavatus, margine anteriori
valde sinuato, lateribus medio subangulatis, antice subrotundatis, postice
subrectis, punctis minoribus et dispersis.
?. Caput transversim carinatum, carina sinuata medio triangulatim
parum elevata, ante oculos sicut in &, cornu laterali munitum. Thorax
subconveæus, antice parum deflexus, margine anteriori leviter sinuato,
lateribus minus angulatis, punctis majoribus et fere confluentibus.
Cette espèce ressemble beaucoup à la précédente ; elle en diffère par
sa taille plus petite et sa coloration, les gros points des élytres disposés en
lignes simples au lieu d’être géminés, le thorax moins rétréci en arrière,
la corne céphalique du d'est plus longue, moins comprimée, les cornes
(1883) JA
322 ACHILLE RAFFRAY.
latérales au-devant des yeux plus fortes et plus relevées, l’excavation
antérieure du thorax est plus prononcée.
Mont Zeboul, pays des Gallas-Raïas.
ASTABORUS DEPLANATUS, n0V. Sp. — Long 14—15 mill. — 4. Casta-
neo-rufus, Subdeplanatus parum nitidus, supra glaber, subtus fulvo hirtus.
Caput minus transversum, punctis magnis ornatum, ante oculos utrinque
haud porrectum sed quadratum, utrinque intra oculos oblique subcari-
natum, cornu in clypeo ipso posilo, brevissimo valde obtuso, compresso.
Thorax subdeplanatus, longitudine sua fere duplo latior, antice parum
retusus, punctis validis, dispersis obtectus lateribus subrotundatis, basi
leviter sinuata, antice magis postice minus attenuatus. Elytra subde-
planata, punctis minutissimis undique dispersis, lateribus et apice magis
confluentibus et punctis majoribus in seriebus simplicibus et geminatis
dispositis. Pectus minute confertim punctatum, abdomen lateribus granu-
loso-punctatum.
©. Ignota.
Je ne connais que le 4 de cette espèce. La tête n’est plus transversale
ni avancée en corne latéralement au-devant des yeux, mais elle est
coupée carrément de chaque côté; la corne médiane est réduite à un
tubercule comprimé, situé tout à fait en avant; le prothorax est sim-
plement tronqué en avant; les élytres ont des gros points disposés
alternativement en séries simples et géminées. Elle est remarquable par
sa forme générale aplatie.
Adoua.
ASTABORUS RUDIS, nOV. Sp.—Long. 13 mill. — Castaneus, subdeplana-
lus, supra nitidus glaber, subtus subopacus fulvo hirtus. Caput subtrans-
versum, rude confluenter punctatum, utrinque ante oculos parum produc-
tum oblique truncatum, antice oblique carinatum, carina sinuata medio
bituberculata. Thorax longitudine sua fere duplo latior, antice plus,
postice minus angustatus, lateribus medio Subangulatis, subdeplanatus,
antice obsolete retusus et bimucronatus, basi leviter sinuata, punctis maxi-
mis fere variolatis obtectus. Elytra subdeplanata, punctis minutis undi-
que dispersis, lateribus et præserlim apice fere confluentibus et punctis
magnis in seriebus simplicibus et geminatis dispositis ornata, lateribus
transversim strigosa. Pectus confertim minute punctatum, abdomen late-
ribus granulosum.
d. Incognitus.
Je ne connais qu’une ® de cette espèce, qui est bien distincte des
Coléoptères d’Abyssinie. 323
autres par sa grosse et forte ponctuation. Les joues, au-devant des yeux,
sont un peu proéminentes latéralement et coupées obliquement ; la corne
céphalique est remplacée par deux petits tubercules. Le thorax est très
légèrement tronqué en avant et muni, au-dessus de la troncature, de
deux petits tubercules obsolètes.
Adoua.
GOLIATHUS PLuTo Raffr., Ann. Soc. ent. Fr., 1881, p. 241, pl. 5, fig. 4.
— Je ne fais que mentionner ce bel insecte. Je l'avais d’abord découvert
dans la province des Bogos à une altitude de 1,400 mètres ; j'en ai repris
ensuite un & fort loin de cette première localité dans la vallée du haut
Ouéri, à une altitude d'environ 1,600 mètres. Cette espèce semble propre
aux régions chaudes de l’Abyssinie, désignées dans le pays sous le nom
de Kollas (deuxième zone).
CoMpsocEPHALUS HoRsFIELDIANUS White. — Ce joli Goliathide, connu
depuis longtemps, mais toujours resté fort rare, avait donné lieu à la
création de deux espèces, dont la dernière créée (Galinieri Reiche)
n’était plus d’ailleurs considérée que comme une variété. En ayant pris
un grand nombre d'exemplaires, j’ai pu m’assurer qu'il n’y avait qu’une
seule espèce variant énormément. La variété Galinieri Reiche n’a plus
aucune valeur, car j'ai trouvé d’autres variétés encore inconnues, et
dont le système de coloration s'éloigne bien plus du type primordial.
Pour trancher une bonne fois cette question, je vais donner la liste
de toutes les variétés de coloration.
Les différences de taille ne sont pas moins considérables : &, cornu
incluso, 31, 23, &1 millim.; $, d°, 24, 33 millim. De telles variations
dans la taille en entraînent d’autres non moins sensibles dans le déve-
loppement des organes, notamment de la corne céphalique. Chez les
plus petits &, le chaperon est simplement retroussé en une lame incisée,
tandis que dans les grands développements, c’est une grande corne
plus ou moins longuement bifurquée, dont les deux branches sont
individuellement tronquées à leur extrémité. Dans les petits &, le
thorax ne diffère guère de celui des $ que par la sinuosité de la marge
antérieure, tandis qu’il peut devenir très bombé chez les grands exem-
plaires. Quant aux épines des pattes postérieures et intermédiaires, ce
caractère n’a pas même de valeur sexuelle. J'ai pris ensemble des g' à
jambes uniépineuses et des ® à jambes biépineuses, et vice versa.
A. Élytres rouge brun, taches humérale et apicale nulles, corselet noir.
dessous du corps bleu tirant sur le vert et sur le noir.
324 ACHILLE RAFFRAY.
C’est un des types les plus tranchés et certainement le moins
variable.
a. Élytres plus ou moins lavées de bleu ciel, surtout à la base et le
long de la suture.
6. Suture et bord marginal des élytres d’un bleu noir.
B. Élytres jaunes, taches humérale et apicale brunes, plus ou moins
marquées, sans disparaître complètement.
y. Élytres jaune d’ocre, dessous brun cuivreux, prothorax brun, tho-
rax brun vert, dessous rouge cuivre.
à. Élytres jaune clair, taches apicale et humérale brunes ; dessous cui-
vreux; thorax brun, dessous vert cuivreux, thorax brun-vert
foncé et vert clair; dessous cuivreux, thorax brun-vert-jaune ;
dessous vert cuivreux ; thorax bleu noir.
æ Élytres lie de vin clair, thorax noir, vert, bleu foncé, dessous vert.
C. Élytres vert clair, plus ou moins lavé de jaune, taches humérale et
apicale brunes.
€. Thorax brun jaune, dessous cuivreux ; thorax brun verdâtre, des-
sous vert cuivreux ; thorax vert clair varié de brun clair, des-
sous vert cuivreux ; thorax vert foncé, dessous vert.
D. Élytres vert olive; thorax brun, dessous cuivreux. — Un seul &.
C’est, je crois, le véritable Galinieri Reiche.
E, Unicolore en dessus ; taches humérales peu marquées, d’un noir
bleuâtre, quand elles existent ; dessous presque toujours bleu, pas-
sant du vert foncé au vert bleu foncé, au bleu foncé et au noir bleu
et vert.
L’habitat des différentes variétés de Compsocephalus, bien que relative-
ment très étendu, est parfaitement limité. Il s'étend sur tout le versant
oriental des montagnes d’Abyssinie, dont les eaux s’écoulent à l’est, dans
les déserts dont les parties affaissées au-dessous du niveau de la mer
forment la cuvette des bassins intérieurs de plusieurs lacs, dont le lac
Aoussa est le principal.
Les Compsocephalus habitent donc depuis le pays des Chohos, un peu
au sud de Massouah, jusque dans le Choa. Le type À et ses variétés «
et B se rencontrent surtout dans le Nord; tandis que les autres variétés
sont plus spéciales à la région du Sud. J’ai pris abondamment le tvpe À
Coléoptères d’Abyssinie. 329
au sud du mont Aladijié, dans la province de Damotkonene, et les autres
variétés sur les monts Zeboul, dans le pays des Gallas-Raïas.
Cest à une altitude moyenne de 2,000 mètres qu’on rencontre les
Compsocephalus. Is vivent sur une grande Carduacée, à la tige de laquelle
ils s’attachent par grappes de à ou 6 ; presque toujours plusieurs pour
une ©. Leur apparition a lieu pendant la saison des pluies, de juillet à
septembre.
EupICELLA CHLOE, nov. sp. — Long. 30 mili. — Nitidissima, corpore
infra, capile thoraceque scutello supra læte viridibus, elytris flavis plus
minusve viridi iridescentibus, sutura læte viridi, maculis humerali et sub-
apicali viridi-nigris, humerali accentiformi minori, subapicali multo
majori, irregulariter rotundata, pedibus viridi-cupreis, tibiis et antennis
nigris, elytris confertim minutissime punctatis et punctis majoribus in
lineis disposilis. Caput inter puncta magna minutissime confertim punc-
tatum. Scutellum viæ perspicue punctatum
d. Capitis parte anteriori et cornubus brunneis. Clypeo tricornuto et
biimpresso impressionum fundo viridi maculato. Cornubus lateralibus
brevibus apice oblique truncatis, cornu medio magno laminato valde
recurvo et bifurcato, apice subacuto. Thorax trapezoidalis, antice valde
postice haud attenuatus, medio lateribus subangulatis post medium sinua-
tis, angulis posticis valde rotundatis, basi juxta scutellum subrecta et
utrinque valde sinuata, lateribus marginatus, totus precipue ad latera
minutissime confertim punclatus. Tibus anticis parum elongatis, intus
apice bicalcaratis et margine interiori à vel 6 spinoso.
®. Clypeo magno quadrato angulis anticis rotundatis, margine reflexo,
nigro, medio antice leviter sinuato. Thoraæ antice minus attenuatus, late-
ribus minus angulatis, fere subopacus, totus punctis minutis confertis et
punetis aliquot paulo majoribus dispersis ornatus, tibiis anticis extus
tridentatis.
Cette espèce est très voisine de l'E. Daphnis dont elle fait le pendant ;
elle en diffère par sa coloration et la forme de la corne céphalique.
Elle est extrêmement rare. — Kéren et vallée de l’Anséba, province
des Bogos.
326 ACHILLE RAFFRAY. — Coléoptères d’Abyssinie.
EXPLICATION DES FIGURES DE LA PLANCHE 6.
4. CICINDELA GIGANTEA, Species nova.
Et, à côté, mesure de la longueur naturelle.
Description : Annales de la Société entomologique de France,
1885, pages 301-302.
2. CICINDELA virinis Raffray.
Et, à côté, mesure de la longueur naturelle.
Description : Ann. Soc. ent. Fr., 1882, page 67, et 1885,
pagés 302-303.
3. CALOSOMA RAFFRAYI Fairmaire (Caraboides Raffray).
Et, à côté, mesure de la longueur et de la largeur naturelles.
Descriptions : Ann. Soc. ent. Fr., 1882, page 92, et 1885,
pages 304-305.
&, HYDROPOROMORPHA MONILIS, Species nOva.
Et, à côté, mesure de la longueur naturelle.
Description : pages 308-309.
L a. IDEM. IBIDEM.
Labre grossi.
Voir pages 307-308.
5. POLYHIRMA ANCHORA, Species novu.
Et, à côté, mesure de la longueur naturelle.
Description : pages 310-311.
6. GRAPHIPTERUS CIRCUMDATUS, Species nOvU.
Et, à côté, mesure de la longueur naturelle.
Description : page 312.
7. EUDEMA GALLA, species nova.
Et, à côté, mesure de la longueur naturelle.
Figure au trait.
Description : pages 312-343.
8. EUDEMA CORDICOLLE, Species nov«.
Et, à côté, mesure de la longueur naturelle.
Figure au trait.
Description : pages 313-214.
Les figures ont été dessinées et coloriées par M. Achille Raffray, et
gravées par M. Picart.
ER ——
NOTES HYMÉNOPTÉROLOGIQUES
Par M. le professeur C.-G. THOMSON, membre honoraire.
DEUXIÈME PARTIE. — (GENRE NINESOCHORUS.)
(Séance du 14 octobre 1885.)
Les Mésochores sont faciles à reconnaître par l’aréole rhomboïdale
des ailes antérieures et par les styles anaux allongés des mâles. Leurs
victimes sont les Hyménoptères et les Lépidoptères ; une seule espèce vit
sur les Curculionides ; plusieurs, surtout les plus petits, sont parasites
des Microgasters.
Gravenhorst, qui a fondé le genre, décrit (Ichneumonologia Europæa)
8 espèces, dont cependant M. alarius et lucifer ne sont pas des Méso-
chores. Ratzeburg (Die Ichneumonen der Forstinsecten) a énuméré
15 espèces, malheureusement très vaguement décrites. Holmgren
(Forsok tin uppstanning och beskrifning af de i Sverige funna Ophio-
nider) a bien décrit 28 espèces, quoiqu'il soit souvent très difficile de
voir la structure des unguicules, sur lesquelles il a basé les divisions.
Quelques nouvelles observations sur l’organisation de la tête, du thorax
et des ailes sont contenues dans le mémoire suivant.
Conspectus subgenerum.
A0 ASTIPHROMMUS. — Caput sulco genali nullo. Alæ superiores nervo
parallelo plerumque e medio cellulæ brachialis egrediente; inferiores
nervello sæpissime fracto.
2° MesocHoRus. — Caput sulco genali impresso. Alæ superiores
nervo parallelo supra medium cellulæ brachialis egrediente. Nervellus
haud fractus. Scutelli fovea lata, profunda.
3° STICTOPISTHUS. — Caput facie lata, antennis inter se magis quam
ab oculis distantibus. Alæ superiores nervo parallelo infra medium cel-
lulæ brachialis egrediente, nervulo postiurcali, areola sessili; nervello
haud fracto. Scutelli fovea transversim linearis.
SUBGENUS Astiphrommus.
Caput fronte supra antennas tota nigra, facie nigra vel flavo-albida,
sed orbita haud determinate pallidiore, facie maris semper pallida.
Ann. Soc. ent. Fr. — Mars 1886.
328 C.-G. THoMsoN.
Thorax costa laterali basin versus sæpe deleta. Alæ superiores nervulo
(= transverso ordinario) sæpe pone furcam cubiti sito, nervo parallelo
sæpissime e medio cellulæ brachialis egrediente, hac angulo infero postico
acuto ; alæ inferiores nervello (= transverso ordinario) sæpissime fracto.
Abdomen supra pube sericea obductum, postpetiolo utriusque sexus mar-
ginalo. Corpus magnum vel mediocre.
a) Scutellum apice tuberculo vel granulo instructum. Nervellus fractus.
Facies ® nigra.
1. A. porsALIS (Holmgren = hirsutulus Bridgman) : Niger, thorace
brevi coacto, sæpe dorso et pectore pallide rufo, pedibus stramineis,
unguiculis validis, pectinatis, vertice sat crasso haud angustato. — Long.
8-10 mill.
Patria : Europa borealis et media.
Species corpore robusto, nigro, Capite antice pedibusque pallide tes-
taceis, tibiis posticis tarsisque fuscis; capite pone oculos vix rotundato-
angustato, vertice sat lato, late emarginato, genis buccatis, mandibula-
rum basi vix brevioribus, his validis sed brevibus, apicem versus vix
angustatis; metathoracis area petiolari quam angulari paullo longiore,
fere transversa, areola lata, costulam ante medium excipiente; alis ner-
vulo postfurcali, areola sat magna, nervo parallelo e medio cellulæ bra-
chialis egrediente, cellula discoidali angulo infero acuto, stigmate haud
lato fusco vel sordide testaceo, radium fere e medio emittente, hujus
apice haud curvato, nervello evidenter infra medium fracto; tarsis pos-
ticis crassis, unguiculis pulvillum superantibus, crebre et longe pedi-
natis, apice longo, subangulo Îere recto deflexo ab affinibus optime dis-
tinguenda.
2. A. GRANIGER mihi : Niger, pedibus flavostramineis, capite pone
oculos angustato, scutello et pleuris punctatis, pro parte rubris. — Long.
8-9 mill.
Patria : Suecia et Gallia.
Præcedenti scutelli grano apicali, segmento 2° margine apicali flavo-
albido similis et affinis, sed corpore minus Coarelo; Capite genis haud
buccatis, mandibulis apicem versus angustatis, vertice minus Crasso;
thorace obscuriore, pleuris evidenter punctatis, costa laterali basin versus
haud deleta; terebra longiore; tarsis posticis minus crassis, unguiculis
æqualiter curvatis, minus validis discedens.
aa) Scutellum læve, apice grano nullo instructum.
b) Facies ? nigra.
Notes hyménoptérologiques. — Mesochorus. 329
3. M. vartæes (Hon.) : Niger, pedibus anterioribus oreque pallidis,
tarsis posticis & albidis. — Long. 12 mill.
Patria : Europa borealis.
Species maxima, facie fortiter, pleuris subtilius punctatis, thoracis
costis completis, pedibus posticis fere totis nigris, unguiculis haud
longis sed pectinatis, tarsis posticis £ rufescentibus, d'albidis ab affinibus
optime distinguenda.
&, A. STRENUUS (Hon.) : Niger, abdomine, basi excepta, pedibusque
flavo-stramineis, his posticis fusco-variis, thoracis costa laterali basi
deleta : mas pleuris el plaga media abdominis stramineis. — Long.
6-10 mill.
Patria : Europa borealis et media.
Ab affinibus vertice angusto; antennis crassiusculis; metathoracis
costa laterali basi deleta, area petiolari brevi, areola augusta; alis ner-
vulo longe postfurcali nervo parallelo e medio cellulæ brachialis egre-
diente, nervello fracto ; abdominis petiolo haud lato, segmentis 1° et 2°
nigris, hoc flavedine ex angulo postico ad medium disci triangulum
formante, reliquis plerumque totis flavis, maris nigris, vitta media albo
straminea; pedibus pallide flavis, posticis tibiis apice sat late nigro-
fuscis, femoribus apicem versus, interdum coxis basi fuscis, unguiculis
brevibus pectinatis optime distinguendus.
5. A. BUCCATUS mihi : Niger, ore et pedibus pallidis, capite genis buc-
catis, vertice lato costa laterali thoracis completa. — Long. 8 mill.
Patria : Suecia.
Species vertice pone oculos fere dilatato, crasso, apice emarginato,
genis haud brevibus, buccatis ; punctura corporis magis distincta; clypeo
apice medio subdentato-prominulo; nervulo postfurcali, nervo parallelo
e medio cellulæ brachialis egrediente, nervello fracto ; pedibus fulvis,
posticis tiblis apice et tarsis vix fuscis; segmentis 2-6 apice rufescen-
tibus distincta.
6. A. MARGINELLUS (Hgn.) : Niger abdominis segmentis 2-7 margine
apicali pallide testaceis, 3° vilta media sordide rufa, pedibus rufescentibus,
posticorum tarsis et apice tibiarum nigrofuscis. — Long. 7 mill.
Patria : Suecia.
Colore abdominis, capitis vertice angusto, metathoracis costa laterali
antice deleta, facie, genis et calcaribus brevibus, cellula discoidali angulo
infero posteriore recto ab affinibus facillime distinguendus.
330 C.-G. THOMSON.
7. À. SCUTELLATUS (Mesochorus Grav.; — festivus Hgn.) : Niger, scu-
tello et pleuris sanguineis, pedibus fulvis, posticorum tarsis et apice
libiarum nigrofuscis, costa laterali basi deleta. — Long. 6-8 mill.
Patria : Europa borealis et media.
Præcedenti simillimus, nervulo interdum fere interstitiali, meso-
pleuris et scutello totis vel pro parte rufis, facie, genis et calcaribus
posticis longioribus, cellula discoidali augulo infero subacuto, segmento
2° tantum margine postico pallide rufo mox discedens.
bb) Facics in utroque sexæu flavo-albida.
8. A. HAMULUS mihi : Niger, pedibus pallidis, mesonoto hamo pallide
sulphureo ornato nervulo fere incidente. — Long. 6 mill.
Patria : Dania.
Species thoracis costis completis, areola augusta, costulam longe ante
medium excipiente, area petiolari parva, fere transversa, mesonoto limbo
laterali ante tegulas pallide sulphureo, hamum versus discum emittente;
alis stigmate haud lato, nervulo paullo postfurcali, nervo parallelo e
medio cellulæ brachialis egrediente ; abdominis petiolo haud longo, sat
lato; genis late stramineis; pedibus sat validis, testaceis, tibiis posticis
apice vix fuscis, unguiculis parvis, parum pectinatis; mesosterno
utrinque linea laterali pallida ornato; mandibulis dentibus longitudine
æqualibus ab omnibus mox distincta.
9. A. MANDIBULARIS mihi : Niger, abdominis plaga dorsali pedibusque
flavo-stramineis, mandibulis dente infero longiore. — Long. 7-9 mill.
Patria : Suecia.
Mesochoro vitticolli similis, ab omnibus mandibularum structura dis-
tinctus. Caput thoracis latitudine, pone oculos leniter rotundato-angus-
tato, verlice minus angusto, facie parum transversa, sat fortiter punctata,
fovea clypeali profunda, genis haud longis, haud compressis, clypeo
ante apicem rotundatum fovea transversa impresso, mandibulis sat
longis et validis, leniter curvaiis dente infero longiore. Antennæ fere
corporis longitudine, setaceæ, pallide pilosulæ, testaceæ, basin versus
supra obscuriores. Thorax elongatus, dense pubescens, niger, interdum
macula media disci et pectoris cum scutello castaneis; metathoracis
area petiolari brevi, trientem basalem haud superante, areola angusta,
costulam longe ante medium excipiente, costa laterali basi haud deleta.
Alæ hyalinæ, superiores nervulo longe pone furcam cubiti sito, nervo
parallelo e medio cellulæ brachialis egrediente, hac angulo infero
acuto; posteriores nervello fere obliquo, longe infra medium îÎracto-
Notes hyménoptérologiques. — Mesochorus. 331
Abdomen elongatum, terebræ petiolo paullo breviore, segmentis dorsa-
libus dense sericeo-pubescentibus, nigris, plaga media, discum 2: et 3"
occupante cum plica ventrali straminea. Pedes minus validi, flavo-
straminei, coxis posticis interdum macula basali externe instructis, tibiis
apice subdilatato-reflexo, metatarso apice spinulis nonnullis coronato,
unguiculis pulvillum superantibus sed basi vix pectinatis.
40. A. INGIDENS mihi : Niger, scutello et macula pectorali rubro-san-
quineis, pedibus pallide rufoflavis, abdomine segmentis ultimis dorsalibus
apice sat late, lateribus interrupte albidis, nervulo interstitiali. — Long.
8 mill.
Patria : Anglia.
A præcedente mandibulis dentibus longitudine æqualibus, alis ner-
vulo plane incidente distinctus. Caput genis sat late albidis, vertice lato,
postice emarginato, antennis haud tenuibus, subsetaceis, brunneis, basi
nigris. Thorax haud coactus, mesonoto rubro vittis 2? tenuibus scutel-
loque pallidioribus ; metathorace costis completis. Alæ hyalinæ, nervulo
incidente, nervo parallelo fere e medio cellulæ brachialis egrediente,
cellula dicoidali angulo infero fere recto, nervello vix fracto. Abdomen
elongatum, postice compressum, pube sericea dense vestitum, segmentis
1° subtiliter creberrime punctato, 2° margine summo postico, 3-6 macula
laterali cum limbo apicali lateribus interrupto eburneis, terebra petiolo
duplo breviore. Mesopleura concinne punctata, sanguinea , macula
superne infra alas nigra, lineo inferiore et callo infra alas albido-flavis.
Pedes haud graciles, fulvi, anteriores basi straminei, postici coxis
macula posteriore, tibiis apice tarsisque tenuibus nigrofuscis, unguiculis
brevibus, pectinatis.
41. À. LEUCOGRAMMUS (Hgn.) : Niger, segmentis 2-6 apice albidis, ner-
vulo incidente, pectore et pedibus stramineis, his posticis fusco-varüs :
mas stylis brevibus clavatis. — Long. 6 mill.
Patria : Lapponia.
Ab affinibus genis subbuccatis, vertice haud angusto, mesopleuris
lævibus, costa laterali et costula deletis, nervo parallelo evidenter supra
medium cellulæ brachialis egrediente, nervello vix fracto, segmento 3° &
vitta media pallida mox discedens.
12. À. ANALIS (Hgn) : Niger, abdominis apice pedibusque flavis, costis
thoracis completis. — Long. 6 mill.
Patria : Lapponia.
Species abdominis colore, pedibus sat validis immaculatis fulvo-
332 C.-G. THOMSON.
flavis, anterioribus basi stramineis, vertice angusto, alis nervulo post-
furcali, nervo parallelo e medio cellulæ discoidalis egrediente, nervello
fracto optime distinguenda.
13. A. sIMPLEX mihi : Gracilis niger, abdominis plaga dorsali pedi-
busque pallidis, nervello haud fracto, costa laterali fere tota deleta, costula
nulla. — Long. à mill.
Patria : Suecia.
A præcedentibus corpore cum pedibus gracili; antennis longis, fla-
gello tenui filiformi; vertice angustato; alis superioribus nervulo fere
incidente, nervo parallelo paullo supra medium cellulæ discoidalis
egrediente, hac angulo infero minus acuto, nervello simplici; unguiculis
parvis pulvillum baud superantibus ; abdomine segmentis 2° limbo api-
cali, 3-4 vitta media, 5-7 totis cum terebra flavo-stramineis, pedibus
concoloribus, tibiis posticis puncta basali nigro, calcaribus trientem
basalem metatarsi vix attingentibus; pectoris lateribus stramineis,
medio albo, superne ferrugineis, lævibus.
A4. A. TENUICORNIS mihi : Niger, abdominis plaga media cum ano
pedibusque stramineis, nervello incidente, costis thoracis completis. —
Long. 5-6 mill.
Patria : Suecia.
Præcedenti statura, magnitudine et colore simillimus, sed genis et
facie paullo longioribus, metathoracis costis omnibus completis, alis ner-
vulo plane incidente, areola latiore, nervum ante medium excipiente;
abdominis terebra nigra longiore, segmenti 21 limbo apicali latiore, et
in discum subangulatim assurgente, 35 vitta media latiore, unguiculis
etsi tenuibus et fere muticis pulvillum tamen paullo superantibus, cal-
caribus paullo longioribus discedens.
45. A. PLAGIATUS mihi : Niger, mesosterno pedibusque stramineis, his
tibiis posticis apice sat late nigro-fuscis costis thoracis completis, plaga
media abdominis pallida &. — Long. 5 mill.
Patria : Suecia, Anglia.
Duobus præcedentibus statura gracili, colore et alis similis, sed tibiis
posticis apice sat late nigrofuscis, scutello rufo discedens.
SUBGENUS Nesochorus.
Caput sulco genali inter oculos et mandibularum basin impresso;
frontis orbitis plerumque pictis. Thorax costis omnibus completis, scutello
Notes hymenoptérologiques. — Mesochorus. 333
fovea sat lata basali impressa. Alæ superiores nervulo plerumque intersti-
tiali, nervo parullelo semper supra medium cellulæ brachialis egrediente ;
inferiores nervello haud fracto. Abdomen postpetiolo lateribus rarius
marginato, supra fere nudum, stylis analibus apice obtusis, fere capitatis,
rarius subulatis.
Sectio 4. Scutellum apice grano acuto elevato terminatum. Metathorax
brevis, area petiolari quam angulari longiore, areola haud angusta, cos-
tulam mox ante medium excipiente. Abdomen segmentis 1° sat lato, stylis
maris Subcapitatis.
4. M. roziTus (Grav.) : Niger, pedibus stramineis, immaculatis, peliolo
basi pieco-testaceo. — Long. 6-8 mill.
Patria : Europa borealis et media.
Species scutello apice tuberculo acuto instructo, pedibus sat crassis,
flavo-stramineis, posticis haud nigropictis, alis areola magna nervum
ante medium excipiente, cellula discoidali angulo infero acuto, orbitis
rufis, internis et Z facie tota albidis optime distinguenda.
2. M. TUBERCULIGER mihi : Niger, pedibus fulvis, tibiis posticis apice
fuscis. — Long. 5-7 mill.
Patria : Suecia.
Præcedenti simillimus, sed scutelli grano minus acuto, alis cellula
discoidali angulo infero vix acuto, areola minore, petiolo toto nigro,
pedibus obscure rufis, mesopleuris totis lævibus, ungue paullo latiore
mox discedens.
Sectio 2. Scutellum æquale, apice grano nullo instructum.
Divisio 4. Caput cum ore toto nigrum.
3. M. nicriPes Ratz. (— gibbulus Hgn.) : Niger, pedibus anterioribus
fere totis rufescentibus. — Long. 5 mill.
Patria : Europa borealis et media. £
Species parva thorace coacto, area petiolari medium metathoracis
attingente, areola costulam in medio excipiente, segmento 2° apice,
tibiis rufescentibus, posticis apice femoribus cum coxis et trochanteribus
nigris, illis anterioribus apicem versus rufescentibus ab omnibus mox
distincta.
Divisio 2. Caput saltim ore pallido.
a) Caput nigrum ore et clypeo cum macula verticis juxta oculos rufes-
centibus. Mesopleura punctulata.
334 C.-G. THOMSON.
L, M. NiGricgps mihi : Niger, coæis posticis concoloribus, radio curvato
fere e medio stigmatis pallidi egrediente, pedibus rufis, petiolo angusto.
— Long. 6-7 mill.
Patria : Europa borealis et media.
Species Capite nigro, puncto majore verticis prope oculos castaneo,
mandibulis apicem versus angustatis substramineis, genis brevibus
compressis et clypei apice cum pedibus rufescentibus, his coxis anterio-
ribus basi, posticis totis nigris, tiblis posticis basi puneto nigro, tarsis
apicem versus infuscatis; alis griseo-hyalinis, areola magna, transversa,
nervum recurrentem ante medium excipiente; abdomine segmento
2° apice et 3° basi castaneo-rufis; antennis tenu'bus nigris, feminæ cor-
pore brevioribus, maris longioribus ; facie in utroque sexu nigra ab
omnibus distincta.
5. M. puxcTIPLEURIS mihi : Niger, abdominis medio pedibusque rufis,
ore pallido, stigmate angusto obscuro. — Long. 5-7 mill.
Patria : Europa borealis et media.
Præcedenti colore, statura et flagelli articulis discretis affinis, sed
minor, alis radio longe pone medium stigmatis obscurioris egrediente,
appendice brevissimo, areola multo minore, nervum in medio exci-
pienie ; area petiolari, etsi angulari longiore, minus alte adscendente ;
corpore minore et segmento 3° cum coxis anterioribus pallidioribus dis-
tinctus.
aa) Caput orbita interiore rufa, flava vel albida.
b) Thorax area petiolari quam angulari multo longiore, fere ad me-
dium metathoracis adscendente, areola lata, costulam in medio excipiente.
Nervulus interstitialis. Mesopleura lævia.
6. M. verricus (Hgn.) : Niger, abdominis medio pedibusque rufescen-
tibus, terebra petiolo fere longiore. — Long. 6 mill.
Patria : Suecia.
M. nigricipiti affinis, sed metathorace apice fere truncato, area petiolari
maxima ; Capite orbitis omnibus distincte, haud late rufescentibus, genis
minus compressis; antennis longioribus, flagello articulis parum discre-
tis, pallido; alis hyalinis, stigmate lato nigro, basi macula albida, radium
fere e triente posteriore emittente; pedibus rufo-flavis, coxis posticis et
tibiis posticis apice sat late nigricantibus terebraque evidenter longiore
bene distinctus.
Notes hyménoptérologiques. — Mesochorus. 399
7. M. curvicaupa mihi : Niger, abdominis medio pedibusque rufes-
centibus, terebra decurvata, crassa, petiolo longiore. — Long. 6 mill.
Patria : Suecia.
Præcedenti metathoracis area petiolari magna, affinis, sed terebra
crassa, curva; capite orbitis rufescentibus, genis haud brevibus, vertice
angusto, antennis sat tenuibus fuscis ; mesonoto vittis 2 rubris cum scu-
tello, pronoto et mesopleuris superne concoloribus, his medio vage
punctatis ; alis hyalinis, stigmate sat lato, nigricante, areola transversa,
pervum paullo ante medium excipiente, cellula discoidali angulo infero
subacuto, nervello obliquo, fere postiurcali; abdomine nigro-castaneo,
postpetiolo sat lato, marginato, sulco medio; pedibus rufis, tibiis
posticis apice sat late tarsisque nigricantibus, unguiculis validis, pecti-
natis ab omnibus mox discedens.
8. M. BREvICOLLIS mihi : Niger, abdominis medio pedibusque rufis,
terebra recta haud crassa, antennis tenuibus. — Long. à mill.
Patria : Suecia.
Species parva capitis vertice angusto, orbitis rufescentibus, antennis
basin versus testaceis ; thorace brevi, nigro, area petiolari medium fere
attingente ; areola lata ; alis hyalinis, stigmate sat lato, nigrofusco, areola
parva, nervello verticali ; abdomine segmentis 2° limbo apicali, 3° fere
toto rufo, apice compresso, pedibus rufis, coxis posticis fuscis ; meso-
sterno antice punctulato, unguiculis et pulvillo parvis facillime distin-
guenda ; a M. pectorali metathoracis area postica longiore, tibiarum et
tarsorum colore mox discedens.
bb) Area petiolaris medium metathoracis haud attingens, vel orbita
frontalis lato alba.
c) Antennæ longæ tenues, subfiliformes. Orbita frontalis late alba.
9. M. orBiTaLIS (Hen.) : Niger, pedibus stramineis, posticis nigropictis,
area petiolari fere medium metathoracis attingente. — Long. 5 mill.
Speciebus præcedente area petiolari magna, alte adscendente, areola
costulam fere in medio excipiente affinis, sed capite orbita frontali late
æqualiter alba, faciali sensim superne angustius albida, antennis te-
nuibus fere filiformibus, genis sat late albidis, sed temporibus nigris ;
thorace brevi coacto; alis hyalinis, stigmate stramineo, marginibus
fuscis; abdomine nigro, petiolo haud tenui, terebra hoc breviore, crassa ;
pedibus validis, stramineis, tibiis posticis basi apiceque atris, tarsis
nigricantibus, basi pallidis, unguiculis crebre et longe pectinatis : mas
facie tota, pronoto, pleuris subulatis ab omnibus discedens.
336 C.-G. THOMSON.
40. M. remporaus mihi : Niger, thorace vittis duabus, orbita tempo-
rali pedibusque rufis, area petiolari trientem apicalem vix superante. —
Long. 5 mill.
Patria : Anglia.
Magnitudo et statura præcedentis, thorace vittis 2 rufis, pedibus
posticis haud nigropictis, unguiculis parvis submuticis, abdomine seg-
mentis 2-7 apice membranaceo-pallidis, terebra longiore, facie orbita
æqualiter alba mox discedens.
cc) Orbita frontalis haut late alba.
d) Corpus cum pedibus unicolor, fuloum vel rufescens.
A1. M. ruLGURANS (Curtis) : Fulvus, facie quadrata, dente infero man-
dibularum majore. — Long. 8-10 mill.
Patria : Europa borealis et media.
Species metathoracis area petiolari et angulari brevissimis, alis stig-
mate stramineo, areola maxima, nervum recurrentem evidenter ante
medium excipiente, unguiculis pulvillum superantibus sed fere muticis
a sequentibus optime distinguenda.
12. M. PECTINIPES mihi : Fulvus, facie transversa, mandibulis dentibus
æqualibus. — Long. 8-10 mill.
Patria : Suecia (e Geometra grossulariata exclusus).
Præcedenti simillimus, facie breviore, metathoracis area petiolari et
angulari paullo altius assurgente, alis areola magna nervum fere in
medio excipiente, unguiculis sat longis et validis fortiter, maris minus
evidenter pectinatis bene distinctus.
43. M. Fuzvus mihi : Facie transversa, unguiculis pulvillum parum
superantibus submuticis. — Long. 8 mill.
Patria : Suecia.
M. pectinipedi colore, facie transversa, mandibulis apicem versus
subangustatis, alis stigmate flavo-stramineo similis et affinis, sed ungui-
culis multo brevioribus, fere muticis discedens ; a M. fulgurante ocellis
majoribus, area postica et unguiculis mox distinctus.
44. M. Lapponicus mihi : Fulvus, stigmate alarum nigricante. —
Long. 8 mill.
Pairia : Lapponia.
M. fulvo simillimus, facie minus transversa, alarum fstigmate obscu-
riore, areola alarum minore, nervum in medio excipiente ; a M. fulqu-
Notes hyménoptérologiques. — Mesochorus. 397
ranti, cui area postica brevissima et facie longiore affinis, stigmate
obseuro et areola minore discedens.
dd) Corpus variegatum.
e) Majores vel medii, lerebra haud subulata, Spiraculis petioli in medio
silis, nervulo interstitiali, areola haud sessili.
Î) Facies quadrata ; dens mandibularum inferior quam interiore lon-
gior ; unguiculi pulvillum superantes sed fere mutici; abdomen segmentis
1-2 nigris, hoc flavedine triangulum formante.
45. M. virricozcis (Hgn.) : Niger, facie cum orbitis thorace eæ parte
pedibusque pallidis, tibiis posticis puncto basali et apicali nigris, facie sat
fortiter mesopleuris concinne punctatis. — Long. 7-10 mill.
Patria : Europa tota.
Species vulgaris capite vertice haud angusta, genis subbuccatis minus
brevibus, mandibulis longis et validis, apicem versus haud angustatis,
dente infero majore, testaceo, vitta media frontis cum macula magna
occipitis cohærente nigra; antennis pallidis longis, subsetaceis ; thorace
rarius toto nigro. plerumque vittis 2 mesonoti cum strigis pectoralibus
et scutello pallidis, metathoracis areola longa angusta, area postica et
angulari brevibus subæqualibus; alis hyalinis, stigmate semper testaceo,
nervo parallelo paullo supra medium cellulæ brachialis egrediente, ner-
vello fere obliquo postfurcali; abdomine petiolo angusto, segmentis
ultimis feminæ semper, maris interdum pallidis ; pedibus pallide flavis,
coxis posticis rarius maCula postica nigrofusea, tibiis posticis margine
postico subsetuloso, apice tenuiter dilatato-recurvo, vix nisi summa arti-
culatione basali et apicali nigris, tarsis posticis vix apicem versus {usco-
testaceis.
16. M. TESTACEUS (Grav.) : Pallidus, parum nigrovarius, pleuris læ-
vibus facie Subliliter punctata. — Long. 7-9 mill.
Pairia : Europa borealis et media.
Præcedenti simillimus, sed siigmate obscuriore, tibiis posticis haud
nigropunctatis, petiolo basi piceo testaceo, posipetiolo lateribus submar-
ginato optime distinguendus.
fl) Facies transversa, mandibulis dentibus æqualibus.
g) Unguiculi submutici pulvillum Superantes. Facies pallida. Tarsi
postici haud obscur.
47. M. semmurus (Hgn.) : Pallidus, thorace abdominisque basi nigris,
pleuris punctulatis. — Long. 8-9 mill.
Patria : Suecia.
(1885) 99
338 C.-G. THOMSON.
Species capite pone oculos angustato, facie rufescenti, orbitis et fron-
tali abbreviata stramineis ; antennis pallidis, pilosulis, thorace sat coacto,
area postica brevi, sed petiolari quam angulari paullo longiore; alis
hyalinis, stigmate nigrofusco, nervo parallelo paullo supra medium
cellulæ brachialis egrediente; abdomine petiolo haud augusto, basi
piceo-ferrugineo, sulculo ante spiracula impressa, terebra petiolo bre-
viore ; pedibus flavis, posticorum tibiis basi, apice latius nigricantibus
ab affinibus optime distinguenda.
18. M. Lon@cAuDA mihi : Rufo-et nigrovarius, petiolo angusto, terebra
longa, recta, tibiis posticis basi et fere triente apicali nigris. — Long.
8-9 mill.
A præcedente corpore augustiore, area petiolari breviore, pleuris
sublævibus, antennis obscurioribus, nervo parallelo longe supra medium
cellulæ brachialis egrediente, petiolo nigro, sulco ante spiraculo nullo,
mesosterno, sæpe etiam mesonoto rulis, terebra et stylis maris longio-
ribus discedens.
go) Unguiculi pu villum haud superantes, basi saltim, interdum etiam
maris pectinati.
h) Tarsi postici pallidi, rarius sordide ferruginei.
i) Facies feminæ nigra, orbitis pallidis.
19. M. BREVIGENA mihi : Rufo-et nigro varius, tibiis posticis basi haud,
apice anguste nigris, stigmate stramineo, ungue subdilatato, genis brevis-
sünis. — Long. 6-9 mill.
Patria : Suecia.
Species capite vertice angusto, ocellis magnis, orbitis rufis, mandibulis
parvis, apicem versus angustatis ; mesopleuris lævibus nigris, angulo
superiore Cum pronoto et mesonoto rufo, hoc macula antica fusca, meta-
thoracis area petiolari brevi, areola angusta ; abdomine segmentis 4° haud
angusto, immarginato et 2° nigris, hoc apicé et 3° rufo-pallidis, 4-7
obscuris, vita media pallida, terebra brevi, pedibus sat validis læte
flavis ab affinipus facillime distinguenda.
20. M. saricis mihi : Niger, metathorace rufo, orbitis albidis. — Long.
6-7 mill.
Patria : Suecia.
Præcedenti simillimus, thorace magis elongato, oculis magnis, fronte
versus ocellos angustata, abdomine nigro, segmento 2° margine apicali
Notes hyménoptérologiques. — Mesochorus. 339
albido, latitudine sua longiore, pedibus stramineis, ungue haud dilatato
discedens. 0 à
21. M. crassicRuS mihi : Niger, abdominis medio, orbitis et pedibus
rufescentibus, Stigmute fusco, tibiis anticis feminæ subclavatis. — Long.
6-7 mill.
À præcedentibus capite ocellis minoribus orbitis rufescentibus, genis
mandibularum basin fere longioribus ; thorace nigro ; alis minus pure
hyalinis, nervo parallelo paullo supra medium cellulæ brachialis egre-
diente ; abdomine apice minus compresso, segmentis 2 apice et 3° fere
toto rufescentibus, reliquis nigris, apice membranaceo-pallidis, terebra
brevi; pedibus obscurioribus, tibiis posticis basi, apice latius nigro-
fuscis, ungue haud angusto; antennis basin versus sat crassis pilosulis
optime distinguendus.
22. M. syLvaRuM (Curtis) : Niger, mesothorace interdum rufo, pedibus
flavo-stramineis, terebra brevissima, crassa, stylis analibus maris subu-
latis. — Long. 5-9 mill.
Patria : Europa borealis et media.
Species capite antice haud angusto, orbita interiore, frontali supra
antennas maculatim alba, tibiis posticis basi et summo apice nigris,
segmentis 2° latitudine sua longiore cum reliquis margine apicali albidis
ab omnibus mox discedens.
23. M. THoRAGICUS (Grav.) : Niger, thoracis medio sanguineo, pleuris
punctatis, orbita interiore lola albida, unquiculis ad apicem usque crebre
breviter pectinatis. — Long. 7-8 mill.
Patria : Europa borealis et media.
Species capite pone ocellos parum angustato, antennis tenuibus nigri-
cantibus ; alis areola magna, nervum ante medium excipiente, cellula
discoidali angulo infero subacuto, pedibus rulo-testaceis, tibiis posticis
apice nigro, tarsis sordide ferrugineis a præcedentibus mox discedens,
24. M. MARGINATUS mihi : Niger, mesothorace pro parte castaneo-rufo,
pedibus rufo-testaceis, orbita faciali et frontali inferne albida, postpetiolo
marginato. — Long. 6-8 mill.
Patria : Europa borealis et media.
Præcedenti omnino colore, alarum stigmato pallide testaceo affinis, sed
paullo angustior, orbita verticis rufa, pronoto et metapleuris etiam punc-
tatissimis, mesothorace et pleuris antice nigris, postpetiolo paullo lon-
340 C.-G. THOMSON.
giore, subdepresso, segmento abdominis 2 apice et 3° fere toto castaneo-
piceis, unguiculis, præsertim maris, minus crebre pectinatis distinctus.
25. M. GEMELLUS (Hon.) : Niger, thorace parum rufovario, abdominis
medio pallido, ungquiculis brevibus sed basin versus etiam maris pectinatis,
pedibus flavis, posticis fusco-variis. — Long. 8-9 mill.
Patria : Suecia.
A præcedentibus abdomine supra paullo densius pubescenti, meso-
pleuris antice tantum punctatis, areola metathoracis valde angusta,
pedibus flavis, tibiis et tarsis apicem versus infuscatis, mesothorace
fere toto nigro, scutello flavido optime distinguendus.
ii) Facies in utroque sexu pallida. Abdomen apice saltim feminæ tes-
laceum, haud totum nigrum.
26. M. pimipraTus (Hon.) : Pallide flavus, ihorace supra, abdominis
basi, stigmate et puncio basali libiarum posticarum nigris. — Long.
7-9 mill.
Patria : Suecia.
Species capite testaceo, vitta lata frontali cum macula transversa occi-
pitis nigra, genis longis buccatis, antennis tenuibus fuscis, mandibulis
sat validis, alis hyalinis, radii apice recto; thorace coacto, areola sat
lata ; abdomine segmento 1° basi ferrugineo, cum 2° et 3% basi nigris,
terebra brevi flava ; tarsis posticis brevibus, unguiculis evidenter pecti-
natis ab affinibus facillime distinguenda.
27. M. cRASSIMANUS (Hgn.): Niger, abdomen apicem versus pedibusque
fluvis, tibiis posticis puncto basali et apice latius nigro-fuscis, ungue dila-
talo. — Long. 6-8 mill.
Patria : Europa borealis et media.
A præcedente corpore magis elongato, stigmate testaceo, terebra nigra
longiore, genis brevioribus haud buccatis, mandibulis apice angustatis
discedens.
28. M. virraror (Hon.) : Rufus, nigro-varius, tibiis posticis puncto
basali et apice latius nigrofuscis, ungue haud dilatato.— Long. 6-7 mill.
Patria : Suecia.
M. brevigenæ simillimus, stigmate minus lato, toto vel limbo infero
nigro fusco, metathoracis area postica quam angulari paullo longiore,
genis minus brevibus optime distinguendus.
29, M. picricRuS mihi : Niger, orbitis, abdominis apice pedibusque
Notes hyménoptérologiques. — Mesochorus 341
fulvo-testaceis, tibiis posticis macula basali et triente apicali nigris,
ungue simplice. — Long. 8-9 mill.
Patria : Suecia.
A præcedente thorace nigro, alis stigmate angustiore, nigrofusco,
radium fere e triente apicali emittente, pedibus haud stramineis pictura
tibiali bene distinguendus.
30. M. rexuiscapus mihi : Niger, pedibus pallidis, abdomine petiolo
longo fere lineuri, stylis analibus maris subulatis. — Long. 7 mill.
Patria : Suecia.
Præcedenti similis et affinis, sed petioio longiore, basi piceo-testaceo,
stigmate pallido, pronoto, maculis mesonoti et pleurorum cum scutello
pallidis, tibiis posticis minus late pictis facillime distinguendus.
31. M. ALBIPES mihi : Niger, rufovarius, pedibus crassis, stramineo-
albis, tibiis posticis apice fusco, genis longis. — Long. 6 mill.
Patria : Suecia.
Species parva, capite fere toto flavo-stramineo, genis longis, sed haud
buccatis, mandibulis parvis, mesothorace fusco, pallide buccato, alis
areolæ fere sessili, calcaribus longis; stigmate fusco-rufo ab affinibus
facillime distinguenda.
32. M. STIGMATICUS mihi : Fusco el testaceo-varius, pedibus crassis
albis, tibiis posticis apice et stigmalte lalo nigris, hoc basi pallide testaceo.
— Long. 6 mill.
Patria : Europa borealis et media.
A præcedente genis et calcaribus brevioribus, stigmatis lati colore
determinato, mesonoto albido-testaceo, maculis 3 olivaceo-fuscis optime
distinguendus.
hh) Tarsi postici nigricantes vel obscure fusci. Thorax niger, Caput
facie feminæ haud totu pallida.
33. M. PECTORALIS (Hgn.) : Niger, pedidus r'ufescentibus, posticis nigro-
variis. — Long. 5-6 mill.
Patria : Suecia et Anglia.
Species parva, capite ocellis haud magnis, mandibulis apicem versus
angustatis, genis haud longis, compressis, orbitis rufescentibus ; antennis
nigris, flagello longo, tenui filiformi ; thorace sat Coacto, area metathoracis
quam angulari paullo longiore; alis stigmate sat lato, nigricante, areola
haud magna, nervum in medio excipiente, radii apice curvato ; abdo-
nine apicem versus compresso, nigro, segmentis 2° margine apicali et
3° disco rufescentibus ; pedibus haud læte rufescentibus, posticorum
342 C.-G. THOMSON.
coxis, tibiis basi, apice late cum tarsis nigricantibus, his tenuibus, ungui-
culis et pulvillis minimis ab affinibus optime distinguenda.
34. M. racaypus (Hgn.) : Niger, orbitis albido-stramineis, pedibus
rufescentibus, posticis nigro-variis. — Long. 6 mill.
Patria : Europa borealis et media.
Præcedenti colore similis et affinis, sed antennis flagello basin versus
minus tenui, pallido, alis appendice radiali paullo longiore, minus pure
hyalinis ; thorace magis elongato, area petiolari paullo longiore, terebra
minus tenui, facie orbita frontali supra antennas maculatim dilatata
stramineis optime distinguendus.
35. M. MACRURUS mihi : Niger, pedibus obscure rufis, tarsis et tibus
posticis nigricantibus. — Long. 6 mill.
Patria : Lapponia.
A præcedentibus colore pedum et terebra multo longiore mox dis-
cedens.
ee) Caput ocellis haud magnis, antennis flagello plerumque tenui fili-
formi, linea occipitali pone ocellos Sæpe tenui vel deleta. Alæ nervulo
sæpe postfurcali et areola sessili, nervo recurrente breviusculo, quam
areolæ latitudine parum longiore. Abdomen e segmenti 3" basi compres-
sum, 2 transverso, postice latiore, petiolo interdum spiraculis pone
medium sitis, terebra tenui, fere subulatau, haud brevi. Pedes postici cal-
caribus medium metatarsi haud attingentibus, unguiculis et pulvillo
minimis. Species parvæ.
i) Spiracula in medio petioli sita. Alæ nervulo plerumque postfurcali
el areola sessili.
36. M. AxomALUS (Hgn.) : Niger, abdominis medio pedibusque rufis,
tibiis posticis apice nigris. — Long. 5-6 mill.
Patria : Europa borealis et media.
Species capite orbitis latis rufis, genis haud brevibus, antennis fere
corpore longioribus, pallidis ; metathoracis area petiolari quam angulari
fere duplo longiore ; alis radio e triente apicali stigmatis angusti testacei
egrediente, apice curvato, areola sessili, nervulo antejurcali ; abdomine
segmento 4° basi piceo-testaceo, 2° limbo apicali fere angulatim ruies-
centi, 3° ultra medium rufo, terebra tenuissima subulata, tarsis posticis
testaceis : mas facie et pleuris rufescentibus, ab affinibus facil lime dis-
tinguenda.
37. M. picriuis (Hgn.) : Niger, abdominis medio pedibusque pallidis,
genis longis buccatis. — Long. 5 mill.
Patria : Europa borealis et media.
Notes hyménoptérologiques. — Mesochorus. 343
Præcedenti similis et affinis, sed segmento 2 tantum margine postico,
thorace subtus facieque testaceis, hac convexa, oculis parvis, genis longis
buccatis, striolatis, tibiis posticis albidis apice vix fusco mox discedens.
38. M. ACUMINATUS mihi : Niger, abdominis medio pedibusque flavis,
facie concolore, stylis analibus maris subulatis. — Long. 5 mill.
Patria : Suecia.
A M. anomalo, cui simillimus, genis paullo brevioribus, flavedine
segmenti 2 triangulari ad medium adscendente stylisque maris apice
haud obtusis bene distinctus.
39. M. rAcIALIS (Bridgman) : Rufo-testaceus, parum nigropictus, tibiis
posticis linea brevi busali et triente apicali nigris. — Long. 5 mul.
Patria : Suecia, Dania et Anglia.
Præcedenti flavedine segmenti 21 similis, sed alis areola lata, trans-
versa, nervum longe ante medium excipiente, corpore pallidiore tibia-
rumque colore mox discedens.
40. M. rormosus (Bridg.) : Niger, abdominis medio pedibusque fluvis,
nervulo fere interstitiali. — Long. 5 mill.
Patria : Europa borealis et media.
M. anomalo simillimus, flavedine segmenti 2 ut in præcedente, genis
et area petiolari paullo brevioribus, capite magis angustato, calcaribus
posticis paullo brevioribus tantum distinctus.
BA. L. ANGusrTATUS mihi : Niger, segmenti 2 margine apicali albido,
neroulo interstitiali, area petiolari brevi. — Long. 5 mill.
Patria : Suecia (e Microgastro glomerato exclusus).
A præcedentibus alis areola haud sessili, nervum in medio excipiente,
coxis posticis et macula media faciei nigricantibus, hac antrorsum an-
gustata, stylis analibus maris nigris, sat longis bene distinctus.
üi) Spiraculu petioli pone medium sitæ, postpetiolo depresso, ante api-
cem sæpius tmpressionne transversa striolata instructo. Alæ areola haud
sessili, nervulo incidente.
42. M. veLox (Hon.) : Rufus, parum nigro-pictus, area petiolari longa
et lata. — Long. k mill.
Patria : Suecia.
Species alis radio curvo fere e medio stigmatis sat lati egrediente,
tibiis posticis apice fusco optime distinguenda.
43. M. cuRvuLUS mihi : Niger, abdominis medio pedibusque pallidis,
radii basi brevi, apice longo, subflexzuoso. — Long. # mill.
Patria : Suecia et Gallia.
A præcedente genis minus compressis, mandibulis validioribus, api-
34% C.-G. THomsoN. — Notes hymeénopterolologiques. — Mesochorus.
cem versus haud angustatis, segmento 2° margine postico tantum albido
corporeque obscuriore distinctus.
SUBGENUS Stictopisthus.
Caput facie convexa, vertice haud angusto. Thoraz scutelli fovea trans-
versim lineari, costis completis. Alæ areola lata sessili, nervulo postfurcali,
nervo parallelo paullo infra medium cellulæ brachialis egrediente; ner-
vello haud fracto, plerumque oblique antefurcali. Abdomen terebra petiolo
saltim duplo breviore, crassa, spiraculis in medio sitis, postpetiolo punc-
tato-rimoso. Pedes validi. Corpus parvum.
4. S. AcICULATUS (Haliday) : Testaceo-et nigrovarius, mesothorace elon-
gato. — Long. à mill.
Patria : Europa borealis et media.
Species corpore elongato, mesonoto dorso deplanato, mesosterno lati-
tudine sua longiore, pleuris parce fortius punctatis a sequentibus optime
distinguenda.
2. S. BILINEATUS Mihi : Niger, pallido-variegatus, mesonoto lineis 2
dorsalibus albido-stramineis ornato. — Long. 4-5 mill.
Patria : Suecia et Gallia.
Species elegans, mesonoto lineis 2 dorsalibus et limbo laterali Aires
scuiello vitta laterali pallide testacea, mesosterno quadrato mox discedens.
3. S. LATICEPS mihi : Niger, rufo-varius, capite thorace latiore, pone
oculos angustato. — Long. 4-5 mill.
Patria : Suecia et Anglia.
A præcedentibus capitis forma, facie, præsertim inferni convexa, an-
tennis crassiusculis, setaceis, brevibus, mesonoto dorso punctato, ante
scutellum plano pedibus validioribus optime distinguendus.
k, S. CONVEXICOLLIS mihi : Niger, mesonoto convexiusculo Ssubtilius
punctato. — Long. 4 mill.
Patria : Suecia.
Præcedenti similis et affinis, sed capite minus lato, postice vix angus-
tato, facie feminæ medio fusCa ; antennis tenuioribus ; mesonoto subtilius
punctato, pleuris lævibus, nervello fere verticali optime distinguendus.
ERRATA À LA PREMIÈBE PARTIE.
(Ann. Soc. ent. France, 1885, p. 17 et suiv.)
P. 29, dernière ligne, au lieu de : in Gallia (Fortif.), lire : in Gallia
(Lille, fortifications).
P. 28. ligne 34, au lieu de : (Fortif.), lire : (Lille, fortifications).
se CC —
ÉTUDES ARACHNOLOGIQUES
18° Mémoire (1)
Par M. EucÈne SIMON.
(Séance du 11 novembre 1885.)
XXVI
Matériaux pour servir à la faune
DES
Arachnides du Sénégal.
Dans son Histoire Naturelle des Insectes Aptères, Walckenaer signale
six espèces d’Arachnides comme habitant le Sénégal : Attus ligo, Sele-
nops peregrinator, Olios leucosius, Tegenaria senegalensis, Epeira senega-
lensis et E. sericea; G. Koch en indique quatre dans ses Arachniden :
- Marpissa balteata, Plexippus ligo, P. senegalensis et Dorceus fastuosus ;
à part deux espèces décrites en 1864 par Doumerc, et un Scorpion dé-
crit par nous-même, rien n’a été ajouté depuis à nos connaissances sur
les Arachnides du Sénégal, tandis que ceux de la côte de Guinée ont
été l’objet de plusieurs travaux, parmi lesquels nous devons citer ceux
de M. H. Lucas et du D" Karsch.
Dans ces conditions, nous avons pensé qu'il ne serait pas sans intérêt
de publier la liste des espèces envoyées récemment de Saint-Louis et de
Dakar, bien que ces matériaux, provenant exclusivement de deux points
de la côte, soient insuffisants pour donner idée de la richesse de la faune
sénégambienne.
Cette faune (restreinte aux deux points indiqués) a un Caractère mixte
très prononcé. Les éléments qui la composent peuvent se répartir
comme suit :
1° Un certain nombre d’espèces de la région méditerranéenne qui
paraissent y être sur la limite de leur habitat, la plupart propres aux
parties arénacées, comme, par exemple : Menemerus animatus Cambr.,
Pythonissa cinereoplumosa E. Sim., Uroctea limbata C. Koch, plus com-
(£) Voir, pour les 17 premiers mémoires, N°: I à XXV, Annales 1873 à 1885,
Ann, Soc. ent. Fr. — Mars 1886.
346 E. SIMmox.
munes à Saint-Louis qu’à Dakar ; quelques-unes de ces espèces existent
également dans les îles océaniques de Madère et des Canaries, par
exemple : Scytodes Bertheloti Luc., Filistata testacea Latr., etc.;
2° Des espèces à habitat très vaste, s'étendant dans toutes les régions
intertropicales de l'Afrique, également sur les côtes orientales et occi-
dentales; les unes strictement confinées entre les tropiques, comme
Nephila senegalensis Walck., Epeira Moreli Vins., Thomisops pupa
Karsch, etc., les autres descendant la vallée du Nil jusqu’au Delta, mais
manquant en Barbarie, comme Hersilia caudata Sav., Ocyale Atalanta
Sav.;
3° Quelques espèces de la côte de Guinée qui se trouvent au Sénégal
sur la limite septentrionale de leur aire, comme Ar'giope Clarki B1., Damon
medius Herbst, etc.
Comparée à celle de Sierra-Leone, la faune du Sénégal est beaucoup
moins riche en types guinéens ; on ne lui connaît jusqu’à ce jour aucun
représentant des genres Gasteracantha, Nephilengys, Tytius, ete.; il est
cependant probable que la plupart de ces types atteignent les possessions
françaises du Casamance, mais jusqu'ici nos renseignements ne s'étendent
pas au sud du cap Vert.
Parmi les genres nouveaux que nous décrivons, le genre Stenælurillus
a des représentants dans la région méditerranéenne, comme le genre
Tylophora Paxv.; le genre Syrisca en a deux dans la région éthiopienne ;
il est remplacé dans la région méditerranéenne par le genre voisin Pro-
chora.
Les Arachnides de Saint-Louis énumérés dans ce mémoire ont été
recueillis par M. Maurice Maindron et font partie des collections du
Muséum, à part quelques-uns qui nous sont venus par l'intermédiaire
de M. A. Gambey. Ceux de Dakar ont été envoyés par M. Émile Blondel
et font partie de notre propre collection et de celle de M. E. Pougnet.
Orr0o ARANEZÆ.
Fam. Attidæ.
A. PLexiPpus PAYKULLI Aud. in Sav. — Attus ligo Walck. Plexippus
ligo CG. Koch. — Saint-Louis (Maindr.), Dakar (B1.).
2. MENEMERUS BALTEATUS C. Koch, Ar., XIII, p. 68, fig. 1133 (Mar-
pissa). — Dakar (Bl.).
Répandu sur presque toutes les côtes de l’Afrique tropicale.
Faune des Arachnides du Sénégal. 347
3. MENEMERUS ANIMATUS Cambr., P. Z. S. L., 1876, p. 622, pl. Lx,
fig. 89. Id. E. Sim., Ann. Soc. ent. Fr., 1884, p. 308. — Saint-Louis
(Maindr.).
Cette espèce a été découverte en Égypte (Cambr.), retrouvée depuis
en Asie Mineure, en Grèce et dans le sud de l'Algérie. Elle habite les
sables.
&. THYENE SQUAMULATA, Sp. n0V.—&. Long. 6,5—7,5 mill. —Cepha-
lothorax crassus et altus utrinque ample rotundatus fusco-rufescens,
area interoculari nigra antice pone marginem macula transversa rules-
cente crasse albo-squamulata ornata, parte thoracica squamulis albidis
arcum magnum designantibus ornata. Pili oculorum breves, supra et in
medio rufuli infra albidi. Clypeus fere glaber oculis anticis haud dimidio
angustior. Abdomen elongatum nigricans, squamulis æneo-micantibus
pilis fulvis parce intermixtis obtectum, antice macula albo-opaca squa-
mulata ornatum, infra parce fulvo-pilosum linea albo argenteove squa-
mulata utrinque marginatum. Sternum nigrum læve parce nigro-pilo-
sum. Chelæ nigro-æneæ planæ valde et inordinate transversim rugatæ,
fere glabræ. Pedes nigri, tarsis (anticis exceptis) testaceis. Pedes antici
longi posticis multo robustiores, tibia metatarsoque inferne dense et
longe nigro-pilosis. Pedes-maxillares minuti fulvo-rufescentes, tibia tar-
soque nigricantibus, patella paulo longiore quam latiore subparallela,
tibia patella circa 1/3 breviore paulo angustiore utrinque longe crinita,
apophysa apicali gracillima acuta et recta, articulo non muito breviore
et antice oblique directa armata, tarso oblongo apice truncato, bulbo
disciformi plano stylo circumcincto.
®. Long. 8 mill. — Cephalothorax luridus, area interoculari nigra,
antice macula et in medio vitta transversa sinuosa fulvis et flaves-
centi-squamulatis notanda. Pili oculorum crassi flavescentes. Clypeus
sub oculis glaber, prope marginem linea transversa pilorum crassorum
flavescentium munitus. Area frontalis utrinque fasciculo setarum ins-
tructa. Abdomen oblongum, utrinque albo-argenteo squamulatum, in
medio vitta latissima oblonga coccinea dense pilosa tenuiter nigro-
limbata et linea media nigra exili antice albo-marginata longitudinaliter
secta, infra albo-testaceum, vitta marginali lata vittaque media exillima
nigris notatum. Mamillæ infuscatæ. Sternum pedesque lurida, pedes
antici crassissimi, tibia 1 infra aculeis brevibus 3-4 instructa. Area vulvæ
parum distincta testacea, antice oblongo-foveolata, postice longitudina-
liter sulcata. — Dakar (BL.).
Assez voisin de quelques espèces de la côte orientale d’Aîrique :
318 E. SIMox.
T. bucculenta, inflata, orbicularis Gerstk. (4), mais avec la dilatation du
céphalothorax moins exagérée chez le mâle et non anguleuse en avant.
5. HYLLUS COCCINEOVITTATUS, Sp. nov. — &. Long. 6,5—7 mill. —
Cephalothorax crassus et altus utrinque dilatato-rotundatus, parte cepha-
lica nigra antice flavescenti postice obscure fulvo dense squamulata, parte
thoracica fusco-rufescente postice sensim obscuriore, antice crebre pos-
tice parce flavescenti-squamulata, parte cephalica tuberculis ocularibus
humillimis et utrinque setis nigris validis longissimis et erectis munita.
Pili oculorum supra et in medio læte coccinei infra rari minuti et albi.
Clypeus fere glaber dimidium oculorum anticorum saltem æquans. Chelæ
longæ, verticales, subparallelæ, nigro-æneæ, fere glabræ, antice fere
planæ, valde et inordinate transversim striolatæ, margine inferiore dente
valido, margine superiore ad angulum paulum producto et minute biden-
tato. Abdomen angustum nigrum, supra vitta latissima dense flaves-
centi micanti squamulata lineis rufis marginata formose decoratum, infra
uigricans parce fulvo-pilosum. Pedes longi, antici robustiores, femoribus
nigricantibus ad basin atque ad apicem dilutioribus, patellis tibiisque
fusco-rufescentibus. Pedes postici subannulati, metatarsis tarsisque tes-
taceis, longissime nigro-setosi. Tibia 1 infra dense nigro-pilosa. Pedes-
maxillares mediocres rufescentes, patella vix longiore quam latiore sub-
parallela, tibia patella breviore haud angustiore sed versus apicem
leviter attenuata utrinque longe crinata extus ad apicem fere infra apo-
physa minutissima dentiformi armata tarso ovato attenuato et obtuso,
extus ad marginem prope medium paululum dilatato et fasciculo seta-
rum nigrarum munito, bulbo disciformi, stylo longissimo spiraliter
marginato.
@. Long. 8,5 mill. — Cephalothorax fuscus, parte thoracica confuse
albo-squamulata, cephalica coccineo-pilosa, squamulis albo-micantibus
maculas plurimas formantibus decorata, utrinque sub oculis seriæ
secundæ fasciculo setarum nigrarum longissimarum instructa. Pili ocu-
lorum crassi albi ad marginem exteriorem oculorum pilis rufis paucis
mixti. Clypeus crasse albido-squamulatus. Chelæ fere læves obscure
fulvæ, parce niveo squamulatæ et pilosæ. Abdomen oblongum, ad latera
niveo squamulatum et pilosum, in medio vitta lata albo-flavescenti squa-
(1) Ces espèces ont été décrites sous le nom générique de Phidippus, par
Gerstaecker, in Decken's Reisen in Ost Afrika, Insekten, p. 475.— Attus Tamatavi
Vinson, Aran. Réun., etc., 1864, p. 62, pl. X, fig. 5 (= Phyale Tamatavi Pec-
kham, Proceed. N. H. Soc. Wisc., mars 1885, p. 40), appartient également au
genre Thyene.
Faune des Arachnides du Sénégal. 349
mulata squamulis micantibus in parte secunda ornata et vittis rufulis
binis marginata insigne decoratum, infra nigricans albido-pilosum et
squamulatum. Pedes-maxillares pedesque fulvi, tibiis anticis leviter
infuscatis. Tibia 1 infra aculeis robustis 4-3 armata. — Dakar (B1.).
Cette espèce est voisine des Salticus Deyrollei, Aubryi, Mniszecki Lucas,
du Gabon, qui appartiennent également au genre Hyllus, mais elle s’en
distingue certainement par la coloration remarquable de l’abdomen.
Nora. Le genre Hyllus paraît avoir de nombreux représentants dans
Afrique intertropicale; il faut lui rapporter : P. stigmatias L. Koch (1),
de lAnseba, P. cothurnatus et nummuluris Gerstk. (2), de Zanzibar,
S. cornutus BI. (3), du Zambèze, A. albooculatus et A. madagascariensis
Vinson (4), de Mozambique et de Madagascar. — Les Hyllus d'Afrique
diffèrent des espèces asiatiques et malaises (4. giganteus C. K., Walcke-
naeri White, etc.) par les chélicères du mâle verticales et subparallèles
presque comme chez les Philæus, par les lames-maxillaires non angu-
leuses au côté externe et par la présence d’une épine dorsale subbasilaire
aux tibias des deux paires postérieures.
6. PHLEGRA SUAVERUBENS, Sp. n0V. — d. Long. 2,5 mill. — Cephalo-
thorax altus subparallelus, parte cephalica fere plana antice leviter declivi
nigra læte ruio-pubescente, parte thoracica fusco-rufescente utrinque
infuscata in lateribus albo in medio rulo parce pilosa, lineis niveis exi-
libus binis antice divaricatis et frontem attingentibus supra ornata. Pili
oculorum supra et in medio rufi infra albi. Clypeus oculis anticis paulo
angustior, fere glaber, in medio parce fulvo-pilosus. Abdomen angus-
tum, scuto duriusculo nitidissimo nigro et parce albo-piloso omnino
obtectum, infra fulvum albido-pilosum. Sternum aurantiacum. Pedes
valde inæquales, 1v reliquis multo longiores, 1 et 11 breves et robusti.
Pedes 1, tarso excepto, nigri. Pedes 11 et m1 fulvi, patellis nigris, tibiis
paululum rufescentibus et supra infuscatis. Pedes 1v fulvi, femore ad
basin late ad apicem anguste nigricante, patella tibiaque nigricantibus,
metatarso ad basin fulvo ad apicem nigro, tarso fulvo. Pedes-maxillares
breves nigerrimi, femore patellaque crasse albo-pubescentibus, tibia
apophysa apicali brevi crassa et leviter hamata instructa. — Dakar (BL.).
(1) Sub Plexippus L. Koch, Æg. u. Abyss. Ar., 1875, p. 92, pl. VII, fig. 10.
(2) In Decken’s Reisen in Ost. Afr., Insekt., p. 473.
(3) Ann. Mag. nat. hist., 1867.
\4) Aran. Réun., etc., 1854, p. 61. D’après le type conservé au Muséum.
350 E. SImox.
7. ÆLURILLUS CATUS, nov. sp.— Long. 5, mill. — g, Cephalothorax
altus, parte cephalica nigra pilis cinereo-rufescentibus setis nigris inter-
mixtis vestita, parte thoracica fusco-rufescente vitta media vittaque mar-
ginali latissimis obscurioribus notata albido-pilosa (?). Pili oculorum
supra cinereo-rufescentes in medio et infra albi, pili clypei nivei longi.
Abdomen seuto duriusculo nigro-nitido antice vitta media abbreviata
albo-pilosa notato supra obtectum, infra testaceum atque albo-pubescens.
Sternum fuscum albido longe pilosum. Pedes crassi fulvi, posteriores
subannulati, tibia 1 supra fusco-rufescente infra nigro, tarso I nigro.
Pedes-maxillares crassi, femore patellaque flavis et albo-pilosis, tibia fusca
intus longe nigro-pilosa, tarso ovato nigricante pilis albidis longis parce
vestito, tibia apophysam minutam gracilem et paululum arcuatam extus
ad apicem gerente. — Dakar (Bl.).
Voisin des Æ. Basseleti Luc. et spinicrus E. Sim., s’en distingue par
les barbes blanches et les yeux antérieurs en ligne moins courbée, la
base des latéraux étant un peu au-dessous du sommet des médians, enfin
par les tarses antérieurs noirs.
8. ÆLURILLUS MAINDRONI, Sp. nov. — @ (pullus). Long. 7 mill. —
Cephalothorax elongatus postice sensim dilatatus pilis fulvis cinereisque
dense postice parcius vestitus, parte thoracica vittis latissimis duabus
pilosis albicantibus paululum curvatis oculos posticos attingentibus et
linea marginali alba ornata. Pili faciei longi sordide albi. Chelæ rufes-
centes nitidæ, haud striatæ, parce et longe albo-pilosæ. Sternum oliva-
ceum albo-pilosum. Abdomen ovatum postice acuminatum, fulvo-cinereo
dense pubescens et fusco-punctatum, in parte secunda vitia media paulo
pallidiore et fusco-marginata notatum, infra testaceum et albo-pubescens.
Mamillæ fusco-testaceæ, superiores supra albo-pilosæ. Pedes fusco-
testacei, albo fulvoque pubescentes, tibiis metatarsisque ad basin atque
ad apicem leviter infuscatis et subannulatis, aculeis longis et robustis
fuscis valde armati. Pedes antici breves et robusti, metatarsis tarsis
multo brevioribus, tibiis 1 et 11 infra 3-3 aculeatis, metatarso 1 infra 2-2,
metatarso 11 infra 2-2 et intus 1 aculeatis. — Saint-Louis (Maindr.).
Voisin des Æ. Redii Sav., de Syrie, et Æ. pardus E. Sim., de l’Inde,
il forme avec plusieurs autres, dans le genre Ælurillus, un groupe
caractérisé par le céphalothorax allongé, rappelant celui des Phlegra,
par le crochet des chélicères court et très large à la base, enfin par la
marge inférieure de la rainure mutique, tandis que chez les Ælurillus
ivpiques elle est pourvue d’une très petite dent.
Faune des Arachnides du Sénégal. 391
Genus STENÆLURILLUS, nov. gen.
Generi Ælurillo affinis sed cephalothorace multo longiore et angustiore
haud vel vix latiore quam oculorum serie tertia, oculis anticis in linea
subrecta subcontiguis, oculis seriei tertiæ lateralibus anticis vix mino-
ribus, clypeo oculis anticis fere æque lato, metatarso cum tarso 1v evi-
denter longiore quam patella cum tibia.
9. STENÆLURILLUS NIGRICAUDA, Sp. n0V.—. Long. 4 mill.— Cephalo-
thorax angustus postice parum dilatatus niger nigro-pubescens, parte
cephalica pilis fulvis setis nigris validis et numerosis intermixtis cons-
persa, vittis duabus albido-pilosis subparallelis antice attenuatis atque
angulos frontales haud attingentibus vittaque marginali albido-lutea lata
et parum distincta ornatus. Pili faciei nivei. Pili clypei densi sed parum
longi. Oculi antici parum disjuneti in linea vix areuata. Clypeus oculis
anticis haud brevior. Chelæ brevissimæ fuscæ fere glabræ. Abdomen
albido-pilosum supra vitta nigerrima latissima et integra ornatum, infra
toto album. Mamillæ longæ albæ, superiores ad apicem nigro-penicil-
latæ. Sternum fulvum albido-pubescens. Pedes sat longi fulvi versus
extremitates leviter infuscati, femoribus supra fusco-maculatis et sub-
annulatis. Pedes-maxillares breves, femore crasso pilis longissimis et
erectis supra albis infra nigris hirsuto, reliquis articulis crasse luteo-
pilosis, tibia apophysa apicali minuta gracili et uncata instructa. —
Dakar (BI.).
Nora. Nous possédons deux autres espèces du genre Stenælurillus :
S. NIGRITARSIS, Sp. n0v. — 4. Long. 4 mill. — Præcedenti valde affinis, sed
pilis oculorum supra coccineis in medio et infra albis, pilis clypei albis in medio
pilis rufulis paucis intermixtis, sterno fusco, pedum-maxillarium femore patella
tibiaque supra crasse albo-pubescentibus, tarso minore nigro-piloso extus prope
basin pilis fulvis paueis ornato evidenter differt. — Algérie : Bou-Saada !.
S. TRIGUTTATUS, Sp. NOV. — d. Long. 4,5 mill. — Cephalothorax niger versus
marginem paululum rufescens, fulvo-rufescenti pubescens, vitta marginali latis-
sima alba et lineis dorsalibus binis angulos frontales haud attingentibus postice
pone medium partis thoracicæ confluentibus ornatus. Pili oculorum rufescentes.
Pili clypei nivei, longissimi et densissimi. Abdomen breve, supra nigerrimum late
albido-marginatum et maculis candidis trinis : duabus rotundatis prope medium
tertia minore ad apicem sita ornatum, infra albido dense pubescens. Mamillæ
superiores nigræ, inferiores testaceæ. Sternum chelæque fulva, longe albo-setosa.
Pedes obscure luridi albido-pubescentes, femoribus ad apicem fusco-annulatis,
tibiis metatarsisque anticis valde infuscatis, posticis parum distincte annulatis.
Pedes-maxillares breves flavi albo-ciliati tarso infuscato, patella vix longiore
quam latiore, tibia breviore apophysa apicali nigra minuta simplici et acuta
352 7. SIMON.
armata, tarso mediocri ovato, bulbo elongato ad basin retro producto attenuato
et subacuto. — Thibet Chinois (coll. E. Sim.).
10. HoMALATTUS PUSTULATUS White, Ann. Mag. nat. hist., 1846, p. 179,
pl. nu, fig. 6. — 4 (pullus). Long. 3,2 mill. — Cephalothorax paulo latior
quan longior planus utrinque ample rotundatus, niger dense et unifor-
miter clathrato-rugosus. Oculi antici in linea recta, laterales a mediis
bene disjuncti, pilis albis paucis et brevibus marginati. Clypeus dimi-
dium oculorum anticorum non æquans setis nigris longis sparsus. Chelæ
breves nigræ rugosæ. Abdomen latum, antice posticeque rotundatum
vix attenuatum, supra duriusculum et tenuiter punctatum, obscure rufes-
cens, antice maculis minutis tribus, dein linea transversa interrupta,
postice arcubus transversis 3 vel 4 antice valde angulosis et utrinque
dilatatis fuscis notatum, infra obscure fuscum. Sternum minutum nigrum
nitidum. Pedes brevissimi, antici robustissimi femore clavato, fere nigri
tarso testaceo, reliqui pedes pallide testacei anguste fusco-annulati
coxis femoribusque fusco-rufescentibus. Metatarsi 1 et 1 tarsis breviores.
Metatarsus 1 ad basin valde biaculeatus, articuli reliqui cuncti mutici. —
Dakar (BL.).
Nous rapportons avec doute cette espèce à l’H. pustulatus, type du
genre, trop brièvement décrit par White, et originaire de Sierra-Leone.
La description que nous en donnons est forcément incomplète, car nous
n’en possédons qu’un jeune individu ayant perdu presque toute sa
pubescence.
11. HOMALATTUS SULFUREUS, Sp. n0V. — . Long. 6 mill. — Céphalo-
thorax paulo longior quam latior fere planus utrinque modice rotun-
datus, niger, valde et dense clathrato-rugosus, in medio fere glaber ad
marginem longe et parce flavido pubescens. Oculi antici in linea sub-
recta, laterales a mediis bene disjuncti, pilis albis longis cincti. Clypeus
oculis anticis plus triplo angustior longissime albo-pilosus. Chelæ
nigræ, prope basin albido-setulosæ, paululum depressæ, valde et inor-
dinate transversim striatæ. Abdomen late ovatum antice posticeque
rotundatum paululum attenuatum, nigerrimum coriaceum et nigro-
pilosum, antice maculis binis magnis ere rotundis postice vitta trans-
versa latissima leviter arcuata dense flavescenti-pubescentibus deco-
ratum , infra nigricans antice pone plicam epigasteris albo-pilosum.
Sternum minimum albo-pilosum. Pedes breves, antici crassissimi femore
clavato, patella paulum depressa, tibia lata, nigri femore extus et supra
metatarso tarsoque longe et parce albo-pilosis, patella tibiaque infra
dense nigro-crinitis. Pedes postici femoribus nigricantibus, articulis reli-
Faune des Arachnides du Sénégal. 309
quis, tarsis fulvis exceptis, fusco-rufescentibus parce et longe albo-
pilosis. Tibiæ 1 et 11 infra prope apicem uniaculeatæ. Metatarsus 1 tarso
paulo longior infra 2-2 valde aculeatus, articuli reliqui cuncti mutici.
Pedes-maxillares breves nigri, femore supra albido-piloso, patella vix
vel haud longiore quam latiore, tibia patella multo breviore apophysa
apicali crassa compressa sed acuta et infra arcuata munita, tarso elongato
parum attenuato, extus prope basin leviter tumidulo, bulbo maximo ad
basin alte convexo. — Saint-Louis (Maindr.).
Paraît voisin de IT. (Rhanis) alèiger C. Koch. (Ar., XIV, p. 1341), mais
les taches abdominales sont jaunes au lieu d’être blanches, et elles offrent
une autre disposition ; en effet, les deux grandes taches postérieures de
H. albiger sont remplacées chez I. sulfureus par une large bande trans-
verse,
Nora. Les genres Habrocestum E. Sim. et Mogrus E. Sim. ont des
représentants au Sénégal, mais les individus que nous en avons reçus
sont trop jeunes ou en trop mauvais état pour être décrits.
Fam. Oxyopidi.
12. OXYOPES SQUAMOSUS, sp. nov. — &. Long. 8,5 mill. — Cephalo-
thorax brevis et altus fronte lata et obtusa, fulvo-olivaceus albo-squamu-
latus, vittis duabus latissimis denticulatis tenuiter fusco punctatis et
parce nigricanti squamatis ornatus, clypeo utrinque fulvo in medio late
lusco-reticulato. Oculi in maculas nigras intus dilatatas singulariter
impositi. Abdomen oblongum antice emarginatum postice acuminatum
supra nigricans squamulis sordide albidis late rotundatis obtectum, in
parte prima vitta lanceolata fusca late flavo-limbata, in parte altera
vitta fulva postice sensim angustiore et sæpe interrupta notatum, infra
parce albo-squamatum. Chelæ olivaceæ obsolete fusco-vittatæ. Sternum
olivaceum obscure marginatum albo-squamatum. Pedes olivacei late et
inordinate fusco-variati et sublineati, aculeis fulvis longissimis et nume-
rosis armati. Pedes-maxillares breves olivacei tibia tarsoque nigrican-
übus, patella parum longiore quam latiore subparallela aculeis longis
binis supra armata, tibia patella vix breviore antice supra breviter et
obtuse producta infra ad apicem subacute angulosa, extus apophysa api-
cali brevissima nigra simplici et subacuta instructa, tarso magno late
ovato et convexo extus prope basin breviter carinato ad apicem breviter
subacute producto,.
®. Long. 9-10 mill. — Cephalothorax ut in mare sed paulo dilutior,.
Abdomen oblongum longe attenuatum læte flavo-rufescens antice sensim
(1885) 93
3)4 E. SIMON.
dilutius et fere albidum, in parte prima vitta anguste lanceolata pallide
fusca, in parte secunda utrinque area lata nigricante tenuiter testaceo-
punctata et lineis binis valde obliquis secta marginatum atque in medio
lineis transversis exillimis arcuatis vix expressis notatum, partibus late-
ralibus lineolis nigricantibus sinuosis interruptis et inordinatis notatis,
parte ventrali utrinque testaceo-albida in medio vitta lata obscure fulva
parcissime fusco-punctata et fusco-marginata ornata. Sternum fulvum
prope marginem fusco-punctatum. Pedes fulvo-olivacei femoribus in
parte secunda patellis tibiisque fusco variegatis et sublineatis, meta-
tarsis 1 et n tenuiter fusco-lineatis. Area vulvæ (haud plane adultæ) nigri-
cans in medio plagula testacea cordiformi notata. — Dakar (BL.).
13. OXYOPES RUFOVITTATUS, Sp. n0V.—@. Long. 6,5 mill, — Cephalo-
thorax oblongus sat altus fronte lata et obtusa, pallide flavus albo-squa-
matus, vittis submarginalibus arcuatis extremitates haud attingentibus
et maculis mediis binis minutis et divaricatis pallide rufo-punctatis orna-
tus, clypeo flavo. Oculi in maculas nigras intus dilatatas singulariter
impositi. Abdomen anguste elongatum antice obtuse emarginatum, pal-
lide flavum, vittis marginalibus latis et in parte postica vitta media
antice sensim evanescente rufulis ornatum, infra flavo-testaceum. Chelæ
sternumque flavo-rufescentia. Pedes-maxillares pedesque omnino pallide
flavi, aculeis longissimis fuscis subpellucentibus validissime armati.
Vulvæ plagula fulva semicircularis antice in carinam angustam producta
et in parte prima utrinque foveola punctilormi notata. — Dakar (BI.).
Ces Oxyopes rappellent les espèces de la région méditerranéenne, par-
ticulièrement O. globifer E. Sim., et s’éloignent de celles du Gabon qui
ont été décrites par M. H. Lucas.
FAM. Lycosidæ.
Â4. PisAURA ({) VALIDA, Sp. n0V. — Q. Long. 20 mill. —Cephalothorax
obscure fulvus supra fulvo in lateribus albido breviter pubescens et vage
marginatus, parte thoracica in medio infuscata et punctata sed linea
media fulva albo-pilosa abbreviata ornata, clypeo fusco-rufescente utrin-
que oblique et fere triangulariter albo-marginato. Oculi antici in linea sub-
recta fere æquidistantes, medii lateralibus minores. Oculi postici subæqui,
medii inter se magis quam ad laterales approximati, spatio diametro oculi
vix latiore sejuncti. Area mediorum longior quam latior et antice quam
(1) Pisaura, nom nouveau pour le genre Ocyale (type O. murabilis) des
auteurs modernes, O0. Atalanta, type du genre Ocyale, en étant entièrement diffé-
rent. Voyez plus loin, p. 357.
mens
Faune des Arachnides du Senegal. 399
postice multo angustior. Clypeus area mediorum latior verticalis planus.
Chelæ fuscæ versus extremitates rufescentes albido-setosæ. Sternum
lulvo-olivaceum utrinque leviter infuscatum albido-pubescens. Abdomen
ovatum postice valde acuminatum dense lurido et albido breviter pubes-
cens, supra vitta latissima fusco-rufescente vel violacea in parte prima
late ovata et lineam mediam albidam tenuiter fusco-marginatam inclu-
dente, prope medium abrupte coarctata, dein sensim attenuata et tenuiter
nigricanti-limbata, infra fulvum albo-cinereo pubescens. Pedes-maxil-
lares pedesque obscure fulvo-rufescentes dense albido-cinereo pubes-
centes, femoribus, præsertim posticis, lineis glabris ornatis, valde acu-
leati, aculeis femorum brevibus albis, reliquis longis fuscis, lemoribus 1
et 11 supra aculeis b-3-5 armatis. Area vulvæ antice Carina transversa
lata recta et subacuta munita, postice paululum convexa et pilosa, in
medio nigricante, costa fulva angusta longitudinaliter secta. — Dakar
(BL.).
Voisin de P. mirabilis CL, S'en distingue par la taille plus grande, Ja
forte carène transverse de lépigyne, les yeux médians postérieurs moins
séparés, etc, Probablement voisin de P. (Ocyale) conspersa Karsch, de
Loan£o.
Genus LYCOSA Latr.
3° Groupe (Hogna) (4). — Chelarum margo inferior dentibus tribus
validis æquis armatus. Oculorum et linea antica modice procurva, linea
secunda parum brevior. Tarsi metatarsique 1 et 11 dense scopulati,
tarsi at et IV Scopulati sed vitta media setosa versus basin sensim angus-
tiore longitudinaliter secti. — ®. Vulva fovea longiore quam latiore
carina angusta sed ad marginem posterioren abrupte transversim
incrassata longitudinaliter secta.
15. LYCOSA MIGDILYBS, sp. n0v. — Q. Long. 41—42 mill. — Cephalo-
thorax sat crassus fronte lala, obscure fuscus parum dense fulvo pubes-
cens et prope oculos pilis fulvo-ruflulis paucis ornatus, vitta media
obscure fulvo-rufescente in parte thoracica antice lata et utrinque dentata
sed postice angustiore et aitenuata et vita marginali angusta et sinuosa
notatus. Oculi antici in finea parum procurva, approximati, medii late-
ralibus fere duplo majores. Oculi ser. 2% spatio diametro oculi saltem
1/3 angustiore sejuncti. Oculi ser, 3% oculis ser. 22° non multo minores
transversim parum late remoti. Abdomen oblongum supra cervino-
(1) Pour la division du genre Zycosa en groupes, cf. E. Sim., Études sur les
Arachnides de la Tunisie, 1885, p. 6.
390 E. SImMox.
pubescens crebre fusco-punctatum, in parte prima vitta longitudinali
lanceolata obscuriore vix expressa, in parte secunda punctis biseriatim
dispositis (3-3) arcubusque transversis cinereo-albidis antice nigricanti-
marginatis ornatum, partibus lateralibus albido-pubescentibus et fusco
parce punctatis, parte ventrali vitta latissima nigro-cinerea postice pau-
lulum attenuata obtecta. Sternum pallide fusco-rufescens parce albido-
pubescens et nigro-setosum. Chelæ robustæ fere nigræ, prope basin et
ad marginem exteriorem crasse sed parum dense flavo-pilosæ. Pedes
modice longi, fulvo-rufescentes, femoribus tibiisque valde fusco-macu-
latis et fere inordinate subannulatis. Patellæ 1 et 11 intus aculeo parvo,
patellæ rt et 1v utrinque aculeo validiore armatæ, tibiæ posticæ aculeis
dorsalibus binis præditæ. Plaga vulvæ nigra nitida, fovea magna crasse
nigro-marginata longiore quam latiore antice acuta dein fere parallela
postice paululum dilatata, Carina angusta et parallela sed ad margi-
nem posticum transversin abrupte dilatata et litteram T inversam for-
mante, fovea postice utrinque tuberculum parvum fulvum includente,
margine postico carinæ transversim striolato sed in medio plagula
minuta læviore et rufescente subtriquetra notato. — Dakar (BL).
16. LycosA oRYx, sp. nov. — &. Long. 9—10 mill. — Cephalothorax
antice valde attenuatus fronte angusta, nigerrimus, vitta marginali lata
et vitta media angustiore antice attenuata et inter oculos producta luridis
et pallide flavo- pilosis ornatus et prope oculos pilis rufulis paucis
munitus, clypeo sub oculis lateralibus anticis vittis fuscis duabus notato.
Oculi antici approximati, in linea sat procurva, medii lateralibus circiter
1/4 majores. Oculi ser. 2% spatio diametro oculi vix 1/4 angustiore
sejuncti. Oculi postici evidenter minores, inter se transversim haud late
remoti et cum oculis ser. 2% trapezium non multo latius postice quam
antice formantes. Abdomen elongatum, supra obscure fulvum flavido
longe et dense pubescens, vittis nigris latis postice attenuatis margina-
tum, antice vitta acute lanceolata et subtiliter fusco-marginata, postice
serie arcuum acutorum Îfere contiguorum notatum, infra pallide luridum
omnino albo-pubescens. Sternum testaceum parce albo-pilosum. Chelæ
fulvo-rufescentes vitta fusca apicem haud attingente notatæ, extus
usque ad apicem intus in parte basilari albido-pilosæ. Pedes pallide
luridi, femoribus, præsertim posticis, supra confuse fusco-vittatis, meta-
tarsis tarsisque saltem posticis paululum infuscatis, tarsis gracilibus.
Patellæ 1 et 1 muticæ, m1 et 1v biaculeatæ. Tibiæ nt et 1v aculeis dorsa-
libus binis munitæ. Pedes-maxillares fulvi tarso infuscato, femore supra
4-1-4 aculeato, patella longiore quam latiore parallela intus aculeo unico
submedio supra aculeis debilibus binis armata, tibia patella haud bre-
Faune des Arachnides du Sénéqal 397
viore nec angustiore supra et intus parce aculeata atque ad apicem
pilis albis paucis ornata, tarso parvo vix latiore et breviore quam patella
cum tibia, bulbo ovato rufulo in parte apicali oblique emarginato et
membranaceo carina oblique sinuosa dente parvo nigro armata munito.
— Dakar (BL.).
Le Groupe (Lycorma). — Chelæ pedesque ut in præcedenti. Frons
obtusa. Oculorum linea antica subrecta linea secunda paulo latior. Oculi
ser. 22 spatio diametro oculi saltem 1/3 angustiore disjuncti. Clypeus
angustus, oculi laterales antici parum vel haud longius a margine clypei
quam ab oculis seriei 22° remoti. Vulva ut in præcedenti.
17. Lycosa Linpnert Karsch, Zeitschr. Ges. Naturw., LIT, 1879,
p. 31 (1). — L. feroci valde affinis, differt ventre sternoque omnino
atris (in L. feroci fulvis), tibiis anticis infra aculeis parvis brevibus 3-3
et intus aculeis similibus 2 vel 3 armatis (in L. feroci tibiis infra aculeis
apicalibus et intus aculeo unico minutissimis tantum armatis). Carina
vulvæ nigra in medio evidentius dilatata et subrhomboïdali (in L,. feroci
angusta subparallela et rufula), pedibus paulo gracilioribus, etc.
Répandu sur toutes les côtes de l’Afrique occidentale. Les individus
du Sénégal diffèrent de ceux du Congo par la première ligne des veux
un peu plus large que la seconde et les yeux de la seconde ligne un peu
moins gros; mais ces légères différences n’ont pas de valeur spécifique.
6 Groupe (Arctosa CG. Koch.). — Oculorum linea antica recta linea
secunda paulo latior. Oculi seriei 22° spatio diametro oculi haud angus-
tiore disjuneti. Chelæ margine inferiore dentibus tribus tertio reliquis
fere semper minore instructo. Tarsi metatarsique 1 et 11 rare et longe
scopulati, postici setulosi. Mamillæ superiores distinetius biarticulatæ.
18. Lycosa pipes Luc., Expl. Alg., Ar., p. 109, pl. 17, fig. 8. —
Dakar (BL.); Saint-Louis (Maindr.).
Répandu dans le nord de l’Afrique.
49. LycosA LAGUSTRIS E. Sim., Ar. Fr., ILE, 1876, p. 280.— Dakar (B1.).
Très répandu dans toute la Région méditerranéenne.
Genus OCYALE Aud. in Sav., 1825-27
(non C. Koch, Westr., Thorell, Sim.).
Cephalothorax crassus convexus fronte latissima et obtusissima. Oculi
(1) L. atramentaria Karsch, décrit dans le même mémoire, est probablement
synonyme de L. Petiti E, Sim., qui appartient au 3° groupe.
38 E. SIMox.
antici approximati in linea recurva vix latiore quam linea secunda,
medii majores. Oculi ser. 2% sat magni, spatio diametro oculi multo
angustiore sejuncti. Oculi ser. 3° haud vel vix minores quam oculi
ser. 2%, parum remoti, transversim multo latius disjuncti (area oculo-
rum dorsalium multo latior postice quam antice et multo latior quam
longior). Clypeus oculis anticis saltem duplo latior. Chelæ robustissimæ,
margine inferiore dentibus tribus validis fere æquis armato. Pedes
L,3,1,2 robusti sed metatarsis et tarsis gracilibus, paululum laterales,
tarsi metatarsique 1 et 11 dense scopulati, tarsi IV minus dense scopulati
et infra linea media valde setosa muniti. Tibiæ metatarsique antici infra
biseriatim valde aculeati et utrinque aculeis lateralibus armati. Patellæ
cunctæ biaculeatæ. Tibiæ cunctæ, in &, aculeis dorsalibus binis, in $
aculeo dorsali unico armatæ. Metatarsi 1v brevior quam patella cum tibia.
Mamillæ inferiores longæ et cylindratæ, superiores paulo breviores multo
graciliores sat longe biarticulatæ articulo 2° subconico.
Ocyale Atalanta Aud. in Sav. n’a pas été revu depuis Savigny; nous
avons cependant trouvé au Muséum un Lycoside déterminé fort ancien-
nement, probablement du temps d’Audouin, 0. Atalanta, et répondant
pour la position des yeux à la figure de Savigny (pl. 1v, fig. 10%), mais
différant beaucoup des autres dessins attribués sur cette planche à la
même espèce. Il faut admettre que, par exception, les dessins de Savigny
relatifs à O0. Atalanta sont très défectueux : l'animal figuré de profil est
méconnaissable, les yeux, exactement figurés quant à leur position
(avec la ligne antérieure arquée en avant), ne le sont pas quant à leur
grosseur relative. Quoi qu'il en soit, il nous paraît très probable que
l'espèce décrite ci-dessous est bien lOcyale Atalanta de Savigny, et il
en résulte que le genre Ocyale des auteurs modernes (type 0. mirabilis)
doit prendre un nom nouveau. (Voyez plus haut, genre Pisaura.)
Le genre Ocyale, ayant pour type 0. Atalanta, est beaucoup plus voisin
des Lycosa du groupe Arctosa que des Dolomedes et des Pisaura (type
mirabilis). Il s’en distingue cependant par deux caractères exceptionnels
dans la sous-famille des Lycosinæ : la première ligne des yeux franche-
ment courbée en avant et les filières inférieures plus longues que les
supérieures ; le bandeau est aussi plus large que chez les Arctosa, les
épines des pattes plus nombreuses, etc.
20. OcyYALE ATALANTA Aud. in Sav., Eg., 1825-27, XXII, p. 149,
pl. 1v, fig. 10. Dolomedes Ocyale Walck., Apt., 1, 1837, p. 353. Lycosa
virulenta Cambr., P. Z. S. L., 1876, p. 600. — 9. Cephaloth. : long.
8,7 Mill; lat, 6,6 mil. — Abd. : long, 10 mill.; lat, 7,2 mill. —
Faune des Arachnides du Sénéqul. 399
&. Cephaloth. : long. 8,5 mill.; lat. 6,5 mill. — Cephalothorax fulvo-
rufescens antice leviter infuscatus, Supra et antice pallide fulvo versus
marginem albido-pubescens, parte cephalica inter oculos infuscata ple-
rumque supra vix distincte quadripunctata, parte thoracica lineis fuscis
divaricatis extus paululum incrassatis intus lineam mediam et extus
marginem haud attingentibus notata. Abdomen oblongum fusco-cine-
reum fulvo-pubescens et præsertim antice fulvo-pictum, in parte prima
linea media angusta fusco-marginata et punctorum alborum paribus
duabus, prope medium maculis magnis binis albido-fulvis et postice
punctis minutis seriatim dispositis ornatum, partibus lateralibus fulvis
parce fusco-punctatis. Venter fulvus albido-pubescens. Chelæ fere nigræ,
paululum rugosæ, crasse albido-cinereo pilosæ. Sternum obscure ful-
vum. Pedes robusti sed metatarsis et tarsis gracilibus, fulvo-rufescentes,
albo-pilosi, femoribus tibiis metatarsisque late et plus minus obsolete
olivaceo-annulatis, aculeis longis numerosis nigris. — 4. Pedes-maxil-
lares fulvi tarso infuscato, femore paulum curvato supra 1-1-4 aculeato,
patella longiore quam latiore parallela extus mutica intus uniaculeata,
tibia patella fere longitudine æqua paulo angustiore extus mutica intus
aculeis tribus instructa, tarso tibia Cum patella haud breviore sed latiore
oblongo longe attenuato et bulbum multo superante, bulbo fere rotundo
emarginato extus in parte secunda apophysa minuta et dentiformi armato,
— Saint-Louis ; Dakar.
Très répandu dans toute lAfrique; nous le possédons de la basse
Égypte, où il a été découvert, d’Abyssinie, de Sierra-Leone, du Dahomey
et du Congo. — Trochosa lactea et maculata L. Koch (Æg.u. Abyss. Ar.,
4875, p. 80, pl. vu, fig. 5-6) appartiennent au genre Ocyale et sont peut-
être même synonyme de PO. Atalanta ; les descriptions indiquent cepen-
dant de légères différences, au moins pour la coloration. L. ingenua
Karsch (du Congo) et L. guttata Karsch (de Mozambique) devront être
comparés à 0. Atalanta.
21. PARDOSA PRÆPES, Sp. n0v. — 9. Long. 6,2 mill. — Céphalothorax
pallide luridus, fronte vitta nigerrima oculos includente marginata, vittis
latis longe cinereo-pilosis interruptis et dentatis ex lineis radiantibus
marginem haud attingentibus compositis et prope marginem serie
macularum parvarum cCinereis notatus, facie prope oculos pilis aurantiis
paucis munita. Oculi antici in linea recta, approximati, medii late-
ralibus fere duplo majores et inter se paulo remotiores, Oculi seriei 22e
maximi spatio diametrum oculi æ&quante vel parum superante disjuncti.
Oculi ser. 3% remoti oculis ser. 2% evidenter minores, Clypeus oculis
360 E, SIMON.
anticis saltem dimidio latior. Abdomen oblongum supra albido opacum,
antice vitta lanceolata, postice lineis transversis quatuor et in lateribus
maculis inordinatis pallide fusco-olivaceis ornatum, infra testaceum
albo-pubescens. Chelæ fulvæ nitidissimæ parce albido-pilosæ extus ad
basin vage fusco-notatæ, margine inferiore dentibus tribus, 1 et 2 æquis
validis 3° minore, armato. Sternum pedesque pallide lurida, parce albido-
pilosa, femoribus infra confuse olivaceo-variatis, metatarsis tarsisque
longis et gracillimis sed metatarso 1v tibia cum patella paulo breviore,
aculeis numerosis et gracilibus. Tibiæ anticæ infra 4-4, metatarsi 3-3
aculeis longis (apicalibus brevioribus) et intus et extus aculeis breviori-
bus paucis armati. Patellæ 1 et n utrinque aculeo minuto, patellæ 1x
et 1v aculeis lateralibus et aculeis dorsalibus binis longioribus instructæ.
Plaga vulvæ (haud plane adultæ) minuta utrinque rotundata et rufula in
medio plagulam testaceam obtuse triquetram includens. — Dakar (BL.).
Fam. Sparassidæ.
29, SELENOPS ÆGYPTIACA Aud. in Sav. — Il faut ajouter à la synony-
mie (cf. E. Sim., Rév. Sparass., 1880, p. 10) :
Selenops peregrinator Walck., Apt., I, 1837, p. 546; et E. Sim., Rév.
Sparass., 1880, p. 13.
Nous avons reçu de Saint-Louis et de Dakar un grand nombre d’indi-
vidus de cette espèce, et nous avons reconnu que les caractères sur
lesquels nous nous sommes appuyés pour maintenir le S. peregrinator
ne sont pas constants. — S. ægypliaca est répandu dans une grande
partie de l'Afrique et à Madagascar (S. Dufouri Vins.).
93. HETEROPODA VENATORIA L., 1758 (pour la syn. cf. E. Sim. loc. cit.,
p. 48). — Saint-Louis; Dakar.
24. OLios LAMARCKI Latr., 1806 (pour la syn. cf. E. Sim., loc. cit.,
p. 81). — Saint-Louis; Dakar.
25. Minamus BAuULNyI E. Sim., Ann. Soc. ent. Fr., 1874, p. 258,
pl. v, fig. 4 (Sparassus). — Saint-Louis ; découvert au Maroc.
FaM. K'homisidaæ.
26. THoMISUS SPINIFER Cambr., P. Z. S. L., 1872, p. 308, pl. xIv,
fig. 14. T. citrinellus E. Sim., Ar. Fr., If, p. 253. — Saint-Louis ; Dakar.
Forma principalis. — @. Pallide flavo-luridus, area oculorum clypeo
in medio chelisque antice albo-opacis, femoribus r et n albo-variatis,
patellis tibiis metatarsisque in parte secunda annulo lato albo notatis,
Faune des Arachnides du Senegal. 301
abdomine pallide flavo utrinque prope angulos posticos minute fusco-
notato.
Var. — @. Fulvus, cephalothorace vitta marginali valde sinuosa et
abbreviata femoribus tibiisque anticis in parte apicali annulo lato supra
interrupto fusco-nigricantibus, abdomine pallide testaceo, lineis exillimis
fuscis validissime sinuosis et vermiculatis ornato.
T. spinifer est très commun en Syrie et en Égypte; il se trouve aussi
en Abyssinie (Pavesi); il est beaucoup plus rare en Algérie et dans
l'extrème midi de l'Europe.
Genus DARADIUS Thorell, Eur. Spid., 14870, p. 170 (note). Misumena
L. Koch, Ar. Austr. (ad part. pustulosa), Pistius Thorell, Rag.
Mal., etc., I et IT (non Sim.).
Doumerc (in Ann. Soc. ent. Fr., 4864, p. 230) ne donne que six yeux
au Thomisus yolophus, les latéraux postérieurs lui ayant échappé. C’est
en raison de ce caractère que le D' Thorell, ne connaissant l’espèce que
par la description erronée de Doumerc, a proposé le genre Daradius. —
Keyserling a déjà fait remarquer (1) que le T. yolophus possède huit
yeux comme les Thomisidæ normaux; mais d’autres caractères per-
mettent de le séparer génériquement des Thomisus sensu stricto; aussi
maintenons-nous le genre Daradius, mais avec une caractéristique tout
à fait différente de celle qui lui avait été donnée par son fondateur. Le
nouveau genre Daradius correspond au genre Pistius Thorell (Rag.
Mal., I et Il), qui est tout à fait différent du genre Pistius Sim. (Ar. Fr.,
tTE)
Les caractères de ce genre peuvent se résumer ainsi :
oO
Cephalothorax ut in Thomiso sed fronte latiore recte truncata et leviter
transversim cCarinata utrinque ad angulum in conum producta. Oculi
antici in linea minus recurva, medii a lateralibus multo latius quam
inter se remoti, laterales mediis majores. Oculi medii aream trapezi-
formem multo latiorem quam longiorem et postice quam antice multo
latiorem occupantes. Clypeus latus sed area oculorum angustior, verti-
calis planus haud porrectus. Cætera ut in Thomiso.
Les espèces suivantes appartiennent au genre Daradius : T. tripunc-
tatus Lucas (Gabon), pugil Stoliczka (Calcutta), pustulosus L. Koch.,
(Austr., N.-Guin.), farinarius Walck., annulipes Thorell (Célèbes),
Laglaizei E. Sim. (Philipp.), etc.
(1) Spinn. Amerik. Laterig., 1880, p. 268.
362 E. SIMOx.
27. DarADius voLoprus Doumere, loc. cit., p. 230, pl. v, fig. 2 (Tho-
misus). — @. Cephaloth. : long. 4,2 mill., lat. 4,4 mill. Abd, : long.
7,5 mill., lat, 9 mill. — Cephalothorax fere lævis luridus parce albo-
punctatus, regione oculari albo-opaca, linea oculos (medios anticos except.)
includente et figuram triangularem multo latiorem quam longiorem
designante limitata, fronte lata recte truncata, tuberculis angularibus
longis divaricatis et acutis. Oculi postici minuti æqui inter se (præsertim
medii) latissime remoti, laterales in parte postica tuberculorum et prope
medium impositi. Oculi medii antici a lateralibus fere duplo latius quam
inter se remoti, laterales mediis parum majores. Abdomen magnum et
crassum, postice latius quam longius, antice rotundum, postice sensim
dilatatum et late rotundum sed utrinque angulo obtuso paululum promi-
nente munitum, pallide-flavescens prope angulos fusco roseove notatum,
punetis impressis minutis fulvis ad marginem et præsertim ad declivi-
tatem posteriorem in series transversas numerosas ordinatis atque in
medio punctis 5 (1-2-2) reliquis majoribus ornatum. Sternum chelæ
pedesque lurida plus minus albo-variegata, femoribus anticis intus acu-
leis brevibus 4 vel 5 armatis, tibia 1 infra 3-2, tibia 11 in parte secunda 2,
metatarso 1 6-6, metatarso 1 5-5, breviter aculeatis, pedes postici aculeo
femorali minutissimo excepto mutici. Vulva tuberculo fulvo subtrape-
zoidali et utrinque fovea fusca minuta et obliqua notata.
d. Long. 5,3 mill. — Cephalothorax fusco-rufescens versus marginem
sensim infuscatus et fere niger, in medio minutissime et parce in late-
ribus grossius et densius granulosus, margine laterali dentibus minutis
dense serrato, margine frontali, inter tubercula, linea transversa testacea
sæpe in medio obsoleta notato. Abdomen multo minus, omnino fulvo-
rufescens, antice obtusissime trunçcatum, postice angulis lateralibus paulo
prominentioribus, fere planum, parce et breviter setosum, ad marginem
subtiliter dentatum. Sternum fulvum. Partes oris chelæque fere nigreæ.
Pedes longiores et graciliores fusco-rufuli, femoribus cunctis in parte
basilari, coxis metatarsis (apice excepto) tarsisque posticis albo-testaceis,
tibiis 1 et nr infra prope medium aculeis binis, metatarsis aculeis debili-
bus 3-3 tantum armatis. Pedes-maxillares fusco-rufuii, femore patellaque
ad apicem angustissime albo-cinctis, patella minuta fere quadrata, tibia
paulo breviore paulo latiore quam longiore, extus dentibus nigris minulis
tribus basilari aliis majore, ad apicem apophysa magna articulo longiore
antice directa lamellosa versus apicem leviter incrassata et oblique trun-
cata, infra apophysa media crassa obtusa et paululum arcuata armata,
tarso mediocri ovato-discoidali extus ad basin dente valido et acuto
Faune des Arachnides du Sénégal. 363
inter apophysas tibiales retro producto instructo, bulbo fasco simplici
disciformi. — Dakar (Bl.).
Cette espèce a été décrite par Doumerc du pays des Yolofs. — « Elle
« se tient, dit-il, ordinairement sur les buissons épineux. Elle forme
« son cocon d’un tissu de bourre soyeux, fixé au nœud d’une branchette
« dont elle rabat les feuilles sur sa surface, et s’y tient blottie pendant
« la durée de l’incubation de sa ponte, avant la saison des pluies, »
928. DARADIUS SCRUPEUS, Sp. n0V. — . Long. à, mill. — Cephalo-
thorax coriaceus, minute et inordinate granulosus et brevissime setosus,
obscure fulvo-rubidus in lateribus testaceo-variegatus supra valde et
inordinate nigricanti punetatus et mormoratus, fronte in medio paulu-
lum prominente et leviter sinuosa, tuberculis angularibus mediocribus
subacutis et oblique divaricatis. Oculi postici minulti inter se (præsertim
medii) late remoti, laterales in parte postica tuberculorum sed prope
basin impositi. Oculi medii antici a lateralibus non multo latius quam
inter se remoti, laterales mediis saltem 1/3 majores. Abdomen multo
latius quam longius, planum, antice late et recte truncatum, postice
incrassatum cum angulis obtusis et vix prominulis, tenuiter coriaceum,
breviter et parce fulvo-setosum, in parte prima obscure fulvum valde
fusco testaceoque variatum, in parte secunda nigricans sed. in medio et
in lateribus rufescenti-variegatum. Sternum fuscum testaceo-puneta-
tum. Pedes robustissimi et brevissimi fusci, valde testaceo et nigricanti
punctati et variegati, tarsis fulvis, patellis tibiisque supra leviter depla-
natis et obtusissime angulosis, tibiis 1 et n infra in parte secunda aculeis
robustis subpellucentibus 2-3 armatis, metatarsis aculeis similibus 3-3
infra instructis, pedes postici mutici.
d. Long. 4,5 mill, — Feminæ fere similis sed paulo minor et obscu-
rior, cephalothorace et pedibus anticis grossius et densius granulosis.
Pedes-maxillares breves et robusti fusci, femore ad apicem patellaque
supra granulis minutis albidis paucis Sparsis, patella vix longiore quam
latiore parallela antice arcuato-rotundata, tibia multo breviore transversa
apophysa exteriore crassa antice oblique directa ad apicem oblique trun-
cata cum angulo superiore sat longe produeto et acuto atque apophysa
inferiore brevi et obtusissima armata, tarso magno parum longiore
quam latiore, bulbo simplici disciformi., — Dakar (BL).
Genus THOMISOPS Karsch, Zeitschr. Ges. Naturw., LIT, 1879, p. 374.
Generi Bomi L. Koch valde affinis sed oculis posticis æque distantibus
(in Bomi mediis inter se quam a lateralibus remotioribus), coxis posticis
30% E. SIMON.
subcontiguis (in Boni late disjunctis), pedibus brevissimis et robustis
sed metalarsis tarsisque sat gracilibus et metatarsis, præsertim anticis,
tarsis longioribus (in Bomi metatarsis tarsisque crassis æqualibus vel
metatarsis, præsertim posticis, tarsis brevioribus).
29. Taomisops puPA KarsCh, loc. cit., p. 375, @. T. pusio id., p. 376, &.
— Dakar (BI.).
Cette espèce est très répandue sur les côtes orientales du Zanguebar et
de Mozambique, elle n’avait pas encore été signalée sur la côte occiden-
tale. Les individus du Sénégal sont plus petits et moins vivement colorés
que ceux du Zanguebar, mais ils n’en diffèrent pas autrement. Les sexes
sont très dissemblables par la coloration.
Epeira hastifera Percheron (in Guérin, Mag. Zool., el. vin, pl. 4 =
Delena hastifera Walck., Apt., I, p. 49%), appartient sans doute au genre
Thomisops.
30. OXYPTILA PARVIMANA, Sp. n0V. — &. Long. 6 mill, — Cephalo-
thorax humilis brevis multo latior quam longior utrinque ample rotun-
datus antice valde attenuatus fronte oblusa omnino niger dense cCoria-
ceus, setis fulvis brevibus obtuse lanceolatis fere inordinate et parce
vestitus, fronte et clypeo setis validis multo longioribus teretibus et
obtusis (haud clavatis) instructis, clypei setis marginalibus circiter 10,
Oculi medii postici lateralibus paulo minores et a lateralibus paulo latius
quam inter se remoti. Oculi medii antici lateralibus saltem duplo mino-
res et inter se quam a lateralibus remotiores. Oculi medii aream non
multo longiorem quam latiorem et antice quam postice vix latiorem occu-
pantes, antici posticis minores. Abdomen multo latius quam longius pla-
num, antice late truncatum utrinque et postice rotundatum nigro-
opacum, maculis testaceis inordinatis et iniquis marginatum, impressum
et dense coriaceum, setis nigris obtusis conspersum, infra fulvo-testa-
ceum parcissime nigro-variatum et setis fulvis minoribus parce muni-
tum. Sternum obscure fulvum, utrinque maculis tribus elongatis et
postice macula loenga nigricantibus notatum, subtiliter coriaceum, setis
lanceolatis sparsum. Chelæ breves fulvæ fusco-variatæ, prope medium
paululum depressæ et transversim striolatæ. Pedes robusti et longi præ-
sertim antici, 1 et 1 nigri articulationibus anguste testaceis metatarsis
tarsisque fulvis, rx et 1v fulvi femoribus tibiisque nigricantibus et supra
et infra fulvo-lineatis, coriacei, setis obtusis fulvis conspersi, femore 1
antice aculeis 4 robustis et acutis 4° reliquis minore, tibiis 1 et n infra
k-4 metatarsis infra 4-4 aculeatis atque aculeis lateralibus numerosis
Faune des Arachnides du Senequl. 309
(4 vel ») utrinque valde armatis. Pedes-maxillares minuti fulvi fusco-
variati, patella subquadrata antice recte truncata, tibia patella parum
breviore sed multo angustiore, apophysa exteriore valida leviter sinuosa
antice oblique directa ad apicem acute lanceolata et infra paululum
angulosa, apophysa inferiore simplici sat angusta longa et subrecta,
tarso mediocri vix longiore quam latiore, bulbo disciformi, in medio
mutico, haud emarginato, apophysa basilari careniformi sinuosa ad
angulos producta et inter apophysas tibiales retro ducta instructo. —
Dakar (BL).
31. XYSTICUS EGENUS, Sp. n0v. — d. Long. 5 mill, — Cephalothorax
niger dense et tenuiter coriaceus parce et minute granulosus antice
valde et parce crinitus postice convexus antice longe declivis, margine
clypei serie setarum 12 vel 13 notato. Pedes parum longi, 1 et ir robus-
tissimi, femoribus patellis tibiisque in parte basilari nigris tibiis in parte
apicali metatarsis tarsisque fulvis, pedes postici fulvi femoribus ad api-
cem patellis tibiisque ad basin valde infuscatis, femore 1 antice aculeis
binis, tibiis 1 et 1 infra aculeis brevibus 4-4 et intus et extus aculeis
minutissimis 3 armatis, metatarsis 1 et 11 infra 4-4 et utrinque 2 acu-
leatis. Pedes-maxillares nigri, patella subquadrata, tibia patella breviore
extus apophysis duabus validis instructa : apophysa superiore longa
attenuata et subacuta antice oblique directa et supra prope medium uni-
dentata, apophysa inferiore maxima laciniosa et subpellucente supra
longitudinaliter careniformi et truncata cum angulo anteriore subacuto
posteriore obtuso, extus valde complicata dilatata profunde foveolata et
crasse marginata, margine antico paululum producto postice dente parvo
et subacuto armato, tarso sat magno discoidali, bulbo simplici disci-
formi, stylo nigro crasso circumdato, in medio Carina minuta semi-Cir-
culari notato.
?. Long. 6 mill. — Cephalothorax obscure fuscus fere niger prope
marginem posticum paulo dilutior uniformiter coriaceus et parce granu-
losus antice setis nigris validis parum longis armatus. Oculi medii pos-
tici a lateralibus evidenter latius quam inter se remoti. Mediorum area
paulo latior quam longior parallela vel antice vix angustior, medii
antici posticis paulo majores. Abdomen vix longius quam latius, postice
dilatatum et rotundatum, fusco-cinereum in lateribus valde albo-testaceo
variatum, supra in parte secunda parum regulariter transversim albido-
lineatum. Pedes robusti et breves, antici fusci metatarsis dilutioribus
larsis fulvis, postici obscure fulvi late fusco-variati, aculeis ut in mare
sed tibiis 1 et 11 aculeis minutis lateralibus carentibus. Vulva fovea minu-
30606 E. SIMON.
tissima transversa haud Carinata antice margine arcuata postice margine
recta limitata notata. — Dakar (B1.).
32. TIBELLUS ROBUSTUS, Sp. nov. — ® (pullus). Long. 8 mill. —
Cephalothorax vix 4/5 longior quam latior nitidus luridus, vitta media
vitta marginali et utrinque vitta laterali intermedia angustiore et parum
expressa nigricanti punctatis et venosis notatus, facie et clypeo fusco-
marmoratis. Oculi antici in linea parum recurva, medii minores et inter
se remotiores quam a lateralibus. Oculi postici in linea latissima vali-
dissime recurva, medii lateralibus paulo minores et a lateralibus multo
latius quam inter se distantes. Area mediorum vix longior quam latior
et antice angustior. Clypeus area oculorum mediorum paulo angustior.
Abdomen angustum, antice truncaium et leviter emarginatum, testaceo-
luridum, pilis plumosis albis pilis flavis paucis intermixtis vestitum,
vitta longitudinali nigra integra postice sensim attenuata supra ornatum,
infra omnino albo-argenteo-pubescens. Pedes parum longi, sat robusti,
luridi, crebre fusco-punctati, aculeis fuscis subpellucentibus parce armati,
tarsis cunctis metatarsisque 1 et 11 in parte secunda sat dense scopulatis.
Chelæ fulvæ antice fusco-marmoratæ. — Dakar (BL.).
Fam. Hresidse,
33. DorceUs FASTUOSUS C. Koch, Ar., XII, 1846, p. 15, fig. 4088. —
&. Long. 7 mill. — Cephalothorax niger, dense rugosus, supra et antice
albido-pubescens, linea frontali transversa nigra oculos includente nota-
tus, parte cephalica latiore quam longiore longitudimaliter sulcata. Oculi
medii trapezium plus triplo latius quam longius seu lineam recurvam
formantes, antici posticis minores. Abdomen breviter ovatum supra
nigerrimum, vitta lata sordide-albida circulum integrum mamillas haud
attingentem sed postice in lineam rectam productum formante ornatum.
Venter niger, cinereo antice utrinque albo-pilosus. Sternum coxæque
fulvo-rufescentia, parce albo-pilosa. Chelæ latissimæ rugosæ dense et
crasse albido-pilosæ. Pedes sat longi fulvi albo-pubescentes, femoribus
in parte secunda tibiis cunctis metatarsisque ad apicem nigricantfbus,
metatarso cum tarso 1 longiore quam patella cum tibia, tibia 1 patella
haud vel vix longiore. Pedes-maxillares minuti fusci nigro-pilosi, patella
tibiaque supra ad apicem pilis albis paucis ornatis, patella haud vel vix
longiore quan latiore, tibia patella breviore vix angustiore, tarso angusto
valde acuminato, bulbo rululo conico ad apicem truncato stylo circum-
dato atque apophysa media erecta antice lamellosa et obtusissime bilo-
bata ad apicem subacuta et unçata armato. — Dakar (BI.).
Faune des Arachnides du Sénegul. 367
Fam. Æpeiridæ.
34. ARGIOPE LOBATA Pallas, 4772. — Saint-Louis; Dakar. — Déjà
indiqué du Sénégal par Walckenaer.
39. ArGIOPE Lorpt Cambr., P. Z. S. L., 1870, p. 820, pl. 1, fig. 4. —
Dakar (BI.). — Cette espèce a été découverte à Massaua, retrouvée en-
suite en Égypte, en Arabie, dans le sud de la Tunisie et de l’Algérie.
36. ARGIOPE TRIFASCIATA Forsk., 1775. A. Aurelia Aud. in Sav. Épeira
Webbi Luc., Hist. nat. Can., etc., Art., p.38, pl, vi, fig. 5.— Saint-Louis ;
Dakar.
37. ARGIOPE CLARKI Blackw., Ann. Mag. nat. hist., 1865, p. 98.
A. sericea, Var. caboverdiana Br. Capello, Jorn. Sc. math., etc., Lisboa,
I, 1866, p. 2. — Dakar (BI.).
Cette espèce, découverte aux îles du Cap-Vert, a été retrouvée depuis
sur toutes les côtes occidentales d'Afrique, du Sénégal au Benguela.
Elle est voisine de À. lobatu Pall., mais en est distincte, contrairement
à l'opinion de Brito Capello. Les yeux médians antérieurs sont plus gros
relativement aux postérieurs et plus resserrés, l'abdomen est plus large,
ses lobes plus Saillants et très obtus, ses bandes noires transverses tou-
jours très nettes. Les pattes sont entièrement noires, sauf les hanches et
souvent quelques taches testacées en dessous aux fémurs ; les anneaux
des autres articles sont uniquement formés par des poils blancs courts.
L'épigyne, semblable dans son ensemble, diffère par la carène, chez
A. lobala, cette partie est presque aussi large que longue, parallèle et
arrondie à lPextrémité, tandis que chez À. Clurki elle est sensiblement
élargie vers l'extrémité et tronqué presque droit. A. Clarki est encore
plus voisin de A. caudata Blackw. (= suavissima Gerstk.), de la côte
orientale, mais, chez celui-ci, la carène de l’épigyne est beaucoup plus
étroite, — Quant à PA. Coquereli Vinson, que quelques auteurs ont rap-
porté au caudata BL, il en diffère beaucoup; la fossette de son épigyne
est presque carrée et non divisée par une carène, les tubercules laté-
raux de son abdomen sont coniques, tandis que, chez les autres espèces,
ils sont arrondis.
Nora. À. flavipalpis Lucas, qui habite la côte de Guinée et s'étend au
nord jusqu’à Sierra-Leone, n’atteint pas le Sénégal.
Genus EPEIRA Walck.
1: Groupe,
Cephalothorax brevis, parte cephalica magna lata validissime convexe
308 E. SIMON.
et gibbosa, fronte latissima. Oculi antici in linea subrecta. Oculi medi
aream trapeziformem antice multo latiorem (postici fere contigui) occu-
pantes, antici posticis majores. Oculi laterales minuti æqui et subcon-
tigui a mediis latissime remoti et prope angulum frontis siti. Clypeus
oculis mediis anticis haud vel vix latior. Chelæ robustissimæ antice gib-
bosæ, margine inferiore sulci dentibus tribus 1° minuto prope unguem
sito 2° et 3° subgeminatis hoc altero majore, margine superiore dente
unico valido, armatis. Pedes breves et robusti, patellæ cunctæ in parte
secunda biaculeatæ, tibiæ aculeis inferioribus et lateralibus instructæ
sed aculeis dorsalibus carentes, metatarsi parce aculeati, metatarsi tibiis
haud longiores.
38. EPEIRA STRUPIFERA, Sp. n0V. — @. Long. 8 mill. — Cephalo-
thorax validissime convexus (fere ut in ÆEreso), obscure fuscus fere
niger, parte thoracica dilutiore et ravida, parum dense albido-pilosus.
Area oculorum mediorum haud longior quam latior, medii antici posticis
fere triplo majores. Chelæ nigræ nitidæ fere glabræ. Abdomen breviter
ovatum subrotundum, supra albo-opacum vittis nigris binis sat angustis
et integris postice sensim convergentibus ornatum, infra nigricans et
vittis albidis duabus parallelis mamillas haud attingentibus notatum.
Sternum nigrum parce et longe albido-pilosum. Pedes-maxillares pallide
flavi tarso apice nigro. Pedes breves et robusti, præsertim femora antica,
flavi tarsis nigris, femoribus ad apicem, præsertim anticis, patellis
tibiisque posticis ad apicem late fusco-annulatis, aculeis nigris brevibus.
Femora 1 supra serie aculeorum 4 intus aculeis paulo longioribus 4-5
inordinatis extus aculeis 2 armata. Vulvæ fovea transversa plus duplo
latior quam longior crasse marginata, unco brevi sat gracili curvato
apice convexo et obtuso longitudinaliter secta. — Dakar (BL.).
99. EPEIRA CEREOLA, Sp. nov.—9. Long. 8 mill. — Præcedenti affinis
sed parte cephalica minus convexa. Cephalothorax pallide fusco-rufes-
cens parte cephalica utrinque sensim obscuriore, parce et longe albido-
pilosus. Area oculorum mediorum haud longior quam latior, medii
antici posticis plus duplo majores. Chelæ fusco-rufescentes nitidæ fere
glabræ. Abdomen crassum et altum fere æque longum ac latum, antice
latissime et obtuse truncatum, postice rotundum, supra læte flavo-sul-
fureo opacum immaculatum, antice (in declivitate) vitta transversa
nigra in medio obtuse excisa notatum, infra pallide fusco-olivaceum et
vittis duabus flavescentibus valde inverse arcuatis mamillas haud attin-
gentibus notatum. Sternum fusco-rufescens parce albido-plosum. Pedes-
maxillares pedesque fulvo-rufescentes, femoribus tibiisque ad apicem,
Faune des Arachnides du Senegal. 369
præsertim anticis, leviter et late infuscatis, metatarsis tarsisque dilu-
tioribus, aculeis nigris brevibus ut in præcedente sed paulo minus
numerosis. Vulvæ fovea transversa plus duplo latior quam longior crasse
marginata, unco sat brevi plicato recto sed ad apicem curvato et conico
longitudinaliter secta. — In juniore abdomen supra in parte prima vittis
longitudinalibus duabus valde bisinuosis et lineis transversis exillimis
rectis nigricantibus areas flavas duas 12" semicircularem 22" obtusis-
sime triquetram designantibus ornatum. — Dakar (Bl.).
Doit se rapprocher des E. Güssfeldi et lateriguttula Karsch, du Congo.
E. semiannulata, du même auteur, qui existe à Sierra-Leone, n’a pas
été observé au Sénégal.
2 Groupe (type E. Redii Scopl.).
40. EPEIRA BLONDELI, Sp. n0v. — 9. Long. 9 mill. — Cephalothorax
parum convexus, antice sat valde attenuatus, obscure fulvo-rufescens,
parte cephalica vage infuscata, crasse et sat dense albido-pilosus. Oculi
medii aream haud vel vix longiorem quam latiorem occupantes, antici
posticis evidenter majores, spatium inter posticos diametro oculi fere
duplo angustius inter anticos diametrum oculi fere æquans. Oculi late-
rales a mediis sat late remoti, subcontigui, anticus postico major. Clv-
peus oculis anticis haud latior. Abdomen longius quam latius, antice
ere rotundum, postice longe attenuatum et declive, setis longis albidis
parce hirsutum, supra obscure fulvo-rufescens inordinate fusco-varia-
tum et vermiculatum, in parte secunda vitta foliiformi attenuata et
utrinque obtuse dentata nigro-marginata et transversim nigro segmen-
tata, in medio antice macula magna transversim obtuse-triquetra intror-
sus fusco-notata, dein serie macularum versus apicem sensim mino-
ribus albido-opacis ornatum, partes laterales zonis fuscis obsoletis oblique
sectæ., Venter utrinque fulvo-rufescens in medio vitta longitudinal nigra
antice anguste postice latius albo-marginata notatus, interdum abdomen
supra pallide-cinereum antice in declivitate nigricanti-marginatum vitta
foliiformi nigerrima integra antice trifida, Sternum olivaceum, vitta
media dilutiore parum expressa notatum. Pedes sat longi et, femorihus
exceptis, sat graciles, rufescentes metatarsis tarsisque dilutioribus, femo-
ribus 1 et 11 fuscis ad basin pallidioribus et infra in parte secunda pallide-
maculatis, femoribus posticis patellis tibiisque cunctis apice fusco-annu-
latis, metatarsis ad apicem vix distincte infuscatis, aculeis nigris sat
validis et numerosis ut in E. Redi. Vulva unco simplici triplo longiore
quam latiore postice arcuato, ad basin sat crasso fulvo et plicato, ad
(1885) 24
370 E. SIMox.
apicem angustiore fusco obtuso et profunde canaliculato. — Saint-Louis ;
Dakar.
Voisin des E. nautica L. Koch, lugubris Walck., crucifera Luc., etc.
de Groupe (type E. adianta Walck.).
LA. ErgrrA Moreu Vinson, Ar. Réun., etc., 186%, p. 167, pl. 1v, fig. 4.
— 9. Long. 9,5 mill. — Cephalothorax parum convexus elongatus
obscure luridus longe albo-pubescens, vitta media integra postice atte-
nuata vittaque submarginali lata fuscis notatus. Oculi medii aream evi-
denter longiorem quam latiorem et antice quam postice non multo latio-
rem occupantes, antici posticis paulo majores, spatium inter posticos
diametro oculi paulo latius. Laterales a mediis haud longissime remoti,
parvi subæqui angustissime sejuncti. Clypeus oculis anticis vix latior.
Abdomen multo longius quam latius, antice posticeque leviter attenuatum
et rotundum, supra fulvo-rufescens parce albido-pilosum et setosum
utrinque inordinate fusco-punctatum et striolatum, vitta media integra
alba postice attenuata utrinque regulariter sex-dentata nigro-marginata
et lineam fulvam tenuiter fusco-marginatam includente ornatum, infra
nigrum maculis quatuor magnis ovatis albis utrinque contiguis margi-
natum et postice prope mamillas utrinque maculis minoribus binis
notatum. Sternum nigrum, vitta media fulva apicem haud attingente
notatum. Pedes sat longi et graciles fulvo-rufescentes metatarsis tarsis-
que dilutioribus, femoribus præsertim anticis in parte secunda leviter
infuscatis, patellis tibiisque (ru exceptis) ad apicem sat late fusco-annu-
latis, aculeis nigris sat validis et numerosis. Pedes-maxillares omnino
fulvi. Vulva unco simplici, in parte basali crasso subtriangulariter atte-
nuato, in parte apicali abrupte angustiore, fere triplo longiore quam
latiore, parallelo obtuso et supra canaliculato.
&. Long. 7 mill. — A femina differt cephalothorace longiore, fronte
angustiore, oculis mediis prominentioribus, vitta media fusca angustiore
frontem haud attingente, pictura abdominali dilutiore. Tibia x brevior
et paulo crassior quam tibia 1, versus apicem paululum attenuata et
levissime curvata intus aculeis robustis et longis 3 vel 4, extus prope
basin aculeis similibus binis, infra aculeis robustissimis brevibus et den-
tiformibus numerosis (plus 30) et inordinatis insignite instructa. Femur 1
infra parce femur 11 infra in parte apicali densius breviter aculeata.
Coxa 1 ad apicem tuberculo valido obtuso et uncato, coxa 1v ad angu-
lum posteriorem tuberculo recto armatæ. Pedes-maxillares mediocres
fulvi tarso bulboque infuscatis, patella parva supra setis longissimis
binis armata, tibia angustissima transversa extus apophysa perpendi-
Faune des Arachnides du Sénégal. 371
culari fulva tereti diametro articuli longiore armata, tarso apophysa
basilari gracili apice uncata, bulbo rotundato vel late ovato depressius-
culo. — Dakar (B1.).
Cette espèce rappelle par la forme et la coloration notre E. ceropegia
Walck.; elle paraît répandue dans presque toute l'Afrique intertropicale ;
nous la possédons du Congo et du Zanguebar, et elle se trouve aussi à
l’île de la Réunion, où elle a été découverte.
42. NEPHILA SENEGALENSIS Walck., Apt., Il, p. 9%, 1841 (Epeira).
E. Aubryi Luc., in Thoms., Arch. entom., Il, p. 36. N. Grayi Blackw.,
Ann. Mag. nat. hist., 1865, p. 96. ? N. Keyserlingi Blackw., loc. cit.,
1864, p. 9. Epeira armillipes Doumerc, Ann. Soc. ent. Fr., 1864, p. 231,
pl. v, fig. 4. N. Aubryi B. Capello, Jorn. Math. Sc., Lisb., 4866, p. 7,
pl. 1, fig. 3.
Le mâle de cette espèce n’a pas été décrit :
d. Long. 5—6 mill. — Cephalothorax subtiliter et parce rugosus
fulvo-rufescens, vittis duabus fuscis latissimis postice leviter conver-
gentibus et marginem posticum haud attingentibus notatus. Oculi parum
disjuncti, medii trapezium haud longius quam latius et antice latius
occupantes, antici posticis majores, laterales fere æqui a mediis parum
remoti a sese anguste disjuncti. Abdomen oblongum, scuto duriusculo
glabro nitidissimo rufescente vitta media fusca vel nigricante biangulosa
extremitates haud attingente ornato et antice seriebus duabus transver-
salibus punctorum impressorum (5-4) notato, supra obtectum. Venter
fulvus, vittis albidis intus fusco-marginatis inter se late remotis notatus.
Sternum nitidum fulvum obscure marginatum. Pedes subtilissime rugosi
ruiescentes, coxis femoribus in parte basali, tibiis metatarsisque ad
basin sensim dilutioribus, femore 1 supra 3 et intus 3, femore 11 supra 3
et intus prope apicem Î-aculeatis, tibiis longe metatarsis breviter acu-
leatis. Pedes-maxillares albidi tarso fusco bulbo nigro, bulbo extus semi-
globoso apophysa terminali longissima bulbo saltem triplo longiore ad
basin depressa sensim attenuata in parte secunda substyliformi et paulu-
lum arcuata. — Dakar (BI.).
Répandu dans toute l’Aîrique équatoriale et aux îles du Cap-Vert. —
N. femoralis Lucas et Nephilengys diadela Walck., ne paraissent pas
dépasser au nord Sierra-Leone.
FaAvu. Theridionidæ.
43. LATRODECTUS SCHUCHI C. Koch. — Dakar (B1.).
k4. LATRODECTUS GEOMETRICUS C. Koch. — Saint-Louis ; Dakar.
372 E. SIMON.
45. ARGYRODES ARGYRODES Walck. — Dakar (B1.).
46. THERIDION AULICUM C. Koch (pour la synonymie cf. E. Sim., Ét.
Arach. Tun., 1885, p. 24). — Dakar (BL).
47. THERIDION RUFIPES Lucas (pour la synonymie cf. E. Sim., Bull.
Soc. Zool. Fr., 1885, p. 461). — Saint-Louis (coll. E. Simon, coll.
E. Pougnei).
48. THERIDION ILLECEBROSUM, Sp. nov. — $. Long. 2,5 mill. — Cepha-
lothorax Îere niger nitidissimus longior quam latior, in lateribus ample
rotundatus antice attenuatus, fronte parum prominente. Oculorum linea
postica subrecta, oculi magni et approximati, medii paulo ovati inter se
quam a lateralibus paulo remotiores sed spatio diametro oculi paulo
angustiore sejuncti. Linea antica paulum procurva, oculi medii lateralibus
majores inter se spatio diametro oculi vix angustiore disjuneti sed ad
laterales haud separati. Clypeus area oculorum haud angustior sub
oculis transversim valde impressus dein convexus et paululum procli-
vis. Sternum nigrum subtilissime coriaceum. Abdomen alte convexum
supra Îere rotundum parce et tenuiter pubescens nigrum, in parte prima
macula latissima alba utrinque vittas duas divaricatas emittente et macu-
lam lanceolatam longitudinalem includente, in parte secunda serie macu-
larum parvarum trium paululum triquetrarum et supra mamillas arcum
transversum cum angulis antice productis albis supra venuste deco-
ratum, infra antice utrinque macula testacea et prope medium punctis
albis duobus notatum. Pedes mediocres sat longe et parce pilosi, albo-
testacei patellis rufescentibus femoribus tibiis metatarsisque annulo api-
cali angusto rufescente ornatis. Pedes-maxillares fulvi tibia tarsoque ad
apicem infuscatis. Vulvæ fovea minuta transversa, margine plano fusco
uitido postice cincta. — Dakar (BI.).
Fam. Pholcidæ.
49, PHOLCUS ELONGATUS Vins., Aran. Réun., etc., 186%, p. 135, pl. mi,
fig. 15. Pholcus distinctus Cambr., L. S. J. Z., X, p. 380, pl. xi,
fig. 28-30. P. tipuloides L. Koch, Ar. Austr., 1872, p. 281, pl. xx,
fig. 5. P. margarita Workman, Ann. Mag. nat. hist, 1878, p. 4ô1.
P. elongatus Thorell, Rag. Mal., etc., I et LL. — Saint-Louis ; Dakar. —
Répandu dans toutes les régions chaudes de l’ancien et du nouveau
monde.
Fam. Hersiliidæ.
50. HERSILIA CAUDATA Aud. in Sav. — Saint-Louis (Maindr.); Dakar
Faune des Arachnides du Senégal. 373
(BL). — Répandu dans toute l'Afrique tropicale, dans la vallée du Nil
jusqu’au Delta et dans le sud de l'Arabie.
FAM. Urocteidæ.
91. UROCTEA LIMBATA C. Koch. — Saint-Louis (Maindr.). — Habite
également l'Arabie, l'Égypte, le sud de l’Algérie et de la Tunisie.
Fam. Zodariidæ.
92. STORENA SENEGALENSIS, SP. n0V. — © (pullus). Long. 6,5 mill. —
Cephalothorax oblongus antice parum attenuatus et obtusus convexus
subniger subtilissime et uniformiter coriaceus glaber antice parce setosus,
stria brevissima. Oculi postici æqui in linea valde procurva, medii
inter se anguste sed a lateralibus latissime remoti. Oculi antici in linea
procurva, parum et fere æque distantes, medii evidenter majores. Area
mediorum subparallela multo longior quam latior. Clypeus area oculorum
multo latior leviter convexus. Sternum fulvo-testaceum nitidum parce
nigro-pilosum. Abdomen oblongum nigro-violaceum nitidum parce et
tenuiter pilosum, maculis albo-testaceis ornatum : prope medium maculis
binis magnis fere rotundis transverse remotis, pone medium macçulis
minoribus binis fapproximatis, dein macula transversa et postice supra
mamillas macula majore elongata, infra albidum antice ad angulos plicæ
epigasteris utrinque puncto, postice prope mamillas lineis binis exilibus
abbreviatis et ad latera linea obliqua antice ascendente fuscis notatum.
Mamillæ albo-testaceæ infra fusco-marginatæ. Pedes et pedes-maxillares
fulvo-olivacei versus extremitates paululum rufulo-tincti, nigro aculeati,
— Dakar (Bl.).
Fam. Brassidé.
SuB-Fam. Miturgini.
Laminæ-maxillares haud impressæ. Mamillæ inferiores subcontiguæ,
superiores sat longe biarticulatæ, articulo 2° tereti 4° graciliore. Pedum
tarsi cuncti metatarsique 1 et n densissime scopulati, tibia 1 intus in parte
secunda leviter scopulata. Metatarsi 1 et 11 aculeis duabus prope basin
instructi.
GENERA.
4. Oculi postici lineam paulum procurvam formantes.
Oculi laterales antici a posticis multo minus
quam medii antici a mediis posticis remoti.. 2.
374 E. SIMON.
Oculi postici lineam recurvam formantes.
Oculi laterales antici a posticis latius quam
medii antici a mediis posticis remoti.......... MirurGA Th. (1).
2. Oculi medii antici lateralibus minores. Clypeus
OCUNS anis Panpustor ts. este ProcHoRA (2).
Oculi medii antici lateralibus majores. Cly-
peus oculis anticis latior vel saltem haud
ANTUSHOE: eric PME AM RE SYRISCA.
Genus SYRISCA, nov. gen.
Cephalothorax ovatus convexus, stria media profunda parum longa
et remota, striis radiantibus nullis. Oculi postici sat minuti, in linea
leviter procurva, late disjuncti, medii a lateralibus latius quam inter se
remoti. Oculi antici in linea leviter procurva breviore quam linea
secunda, fere æquidistantes, medii lateralibus majores. Area mediorum
trapeziformis saltem æque longa ac lata vel paulo longior, medii antici pos-
ticis majores. Spatium inter laterales anticos et posticos dimidium diame-
trum oculi circiter æquans. Pars labialis paulo longior quam latior fere
parallela et truncata ad basin utrinque leviter coarctata et subemargi-
nata. Laminæ ad basin valde convexæ ad apicem intus longe et oblique
truncatæ extus rotundatæ. Sternum ovale sat iongum. Pedes 4,1,2,3
robusti, tarsi cuncti et metatarsi 1 et 11 densissime scopulati, metatarsi
postici et tibiæ anticæ ad marginem interiorem leviter scopulati, patellæ
muticæ, tibiæ posticæ aculeis dorsalibus fere semper munitæ. Mamillæ
superiores articulo 2° haud vel vix breviore quam articulo 4° graciliore
et tereti.
(1) Les espèces de ce genre que nous avons étudiées n’offrent que deux griffes
tarsales; à part cela, elles correspondent exactement à la caractéristique du
genre Miturga Th., et elles ont été déterminées ainsi par le D: L. Koch; il est
probable que la troisième griffe, si longue et si effilée, figurée par cet auteur
(Ar. Austr., pl. xxvir, fig. 7 c) n’est autre qu’un faisceau de poils de la sco-
pula. Le D: Thorell, que nous avons consulté à cet égard, nous écrit n'avoir plus
sous les yeux le type du genre Miturga, mais que, d'après une préparation
microscopique qu’il en a gardée, il lui paraît bien que les trois griffes existent
telles qu’elles sont décrites dans sa diagnose. — Certaines espèces du genre
Miturga feraient ainsi exception au caractère le plus important de la famille des
Drassidæ.
(2) Prochora. genre nouveau ayant pour type Agræca lycosiformis Cambr.
(= Liocranum fasciatum E. Sim.), espèce de la région méditerranéenne.
Faune des Arachnides du Senegal. 379
53. SYRISCA PICTILIS, Sp. n0V.—d (pullus). Cephaloth. : long. 8 mill.;
lat. 5,7 mill. Abd. : long. 40,2 mill. — Cephalothorax fulvo-rufescens
pallide fulvo-pubescens, utrinque vitta lata flexuosa et antice in parte
cephalica linea media obscurioribus sed vix expressis notatus. Oculi
postici mediocres, medii spatio diametro oculi vix 1/4 latiore sejuncti.
Oculi medii antici lateralibus saltem dimidio majores, laterales late
ovati fere rotundi. Area mediorum fere æque lata ac longa. Clypeus
oculis anticis latior (sed haud duplo latior). Abdomen oblongum supra
obscure fulvo-olivaceum in medio sensim dilutius in lateribus inordi-
nate nigro-punctatum et striolatum, in parte prima vitta longitudinali
angusta fundo vix obscuriore sed tenuiter nigro-marginata, in parte
secunda lineis nigris binis flexuosis parum disjunctis et postice sensim
convergentibus notatum, infra omnino pallide testaceum, mamillæ tes-
taceæ. Sternum pallide fusco-rufescens parce albido-pilosum et nigro-
setosum. Chelæ fusco-rufescentes robustæ et convexæ valde nigro-setosæ
et subtilissime transversim striolatæ. Pedes robusti parum longi obs-
cure fulvo-rufescentes breviter fulvo-pubescentes et sat longe nigro-
setosi, metatarsis tarsisque infuscatis. Tibia nr aculeis dorsalibus tribus,
tibia 1v aculeo dorsali subbasilari unico armatæ. Tibia cum patella 1v
cephalothorace paulo brevior. — Dakar (BL.).
Tegenaria senegalensis Walck. (Apt., IT, p. 12) appartient peut-être
au genre Syrisca, mais il s'éloigne beaucoup de S. pictilis par sa colo-
ration, « ses filières, dit Walckenaer, sont d’une belle couleur noire. »
Nora. Le genre Syrisca est représenté dans la région éthiopienne par les deux
espèces suivantes :
S. RUSSULA, Sp. nov. — Q. Cephaloth. : long. 7,2 mill.; lat. 5,7 mill. Abd. :
long. 8 mill. — Cephalothorax fulvo-ravidus cinereo-pubescens, utrinque vitta
lata sinuosa et linea submarginali flexuosa obscurioribus sed parum expressis
notatus. Oculi postici mediocres, intervallo mediorum diametro oculi plus dimidio
latiore. Oculi antici æquidistantes, medii lateralibus saltem dimidio majores, late-
rales late ovati et obliqui. Area mediorum vix longior quam latior. Clypeus oculis
lateralibus anticis fere duplo latior. Abdomen late oblongum (valde detritum) ful-
vum pallide fulvo-pubescens, in parte prima linea fusca exili aream lanceolatam
designante ornatum. Sternum pallide fusco-rufescens nitidum parce nigro et albo-
pilosum. Chelæ robustissimæ valde convexæ fuscæ parce et valde nigro-setosæ
vix distincte striolatæ. Pedes breves et robusti fulvo-rufescentes nigro-setosi et
breviter fulvo-pilosi, metatarsis tarsisque infuscatis. Tibia 111 aculeis dorsalibus
binis, tibia 1v aculeo dorsali subbasilari unico munitæ. Tibia cum patella 1v cepha-
lothoracem longitudine vix æquans. Vulva plaga testacea antice lata et depressa
postice valde attenuata et acute triquetra, utrinque lobo rufulo semicireulari
limitata, notata. — Abyss. sept. (coll. E. Simon .
376 E. SIMON.
SYRISCA VITTATA, Sp. nov. — ®. Cephaloth. long. 5 mill.; lat. 3,4 mill. Abd. :
long. : 7 mill. — Cephalothorax fere niger fusco-pubescens, vitta media lata
postice sensim attenuata dilutiore rufescente et longe albido-pilosa ornatus. Oculi
postici medioeres, medii spatio diametro oculi vix lativre sejuncti. Oculi antici
approximati, medii lateralibus vix 1!3 majores, laferales late oblongi et obliqui.
Area mediorum vix vel haud longior quam latior. Clypeus oculis lateralibus
anticis vix latior. Abdomen oblongum atro-cinereum infra dilutius et testaceum,
supra fusco longe pubescens, antice vitta longitudinali lata, prope medium punctis
duobus elongatis et parallelis, dein linea longitudinali et arcuum transversorum
abbreviatorum serie, obscure fulvis vix expressis notatum. Sternum fusco-rufescens
læve parce et breviter cinereo-pilosum. Chelæ robustæ et convexæ nitidæ fere
nigræ parce et valde nigro-setosæ. Pedes obscure fusco-rufescentes, coxis tro-
chanteribus tarsisque dilutioribus, femoribus præsertim anticis et tibiis anticis
obseurioribus et fere nigris. Tibiæ cunctæ aculeis dorsalibus carentes. Tibia cum
patella 1v longitudine cephalothoracem cireiter æquans. Plaga vulvæ fusca semi-
circularis latior quam longior late foveolata et plagula media testacea obtusissime
triquetra antice anguste et sat longe producta notata. — Abyssinie : Agaos
(Raffray).
SuB-FAM. Corinnini.
54. TRACHELAS PUNCTATUS, Sp. n0V. — @ (pullus). Long. 4 mill. —
Cephalothorax pallide fusco-rufescens latus valde convexus, in medio
et in lateribus sat valde punctato-rugosus, antice sensim lævior. Oculi
postici mediocres æqui fere æque distantes (spatiis diametro oculi saltem
duplo latioribus sejuncti), lineam sat valde recurvam formantes. Oculi
antici inter se parum et fere æque disjuncti in linea valde procurva,
medii lateralibus paulo majores. Spatium inter oculos medios anticos et
posticos diametro oculi angustius. Sternum chelæque pallide fusco-
rufescentia parce rugosa, margine sulei inferiore dentibus tribus, 4° reli-
quis minore, instructo. Abdomen breviter oblongum cinereum breviter
et parce albido-pubescens. Pedes breves et robusti pallide luridi sub-
pellucentes, coxis anticis et femoribus r et 11 ad basin levissime infus-
catis, mutici et brevissime pilosi. — Saint-Louis (coll. E. Simon).
Voisin des T. Rayi E. Sim., amabilis E. Sim., validus E. Sim., de la
région méditerranéenne. Nous n’en possédons malheureusement qu’une
jeune femelle dont les caractères sexuels ne sont pas développés.
Do. CREUGAS SENEGALENSIS, Sp. n0V.—. Long. 10,5. mill. —Cephalo-
thorax obscure fusco-rufescens fere niger, tenuiter et uniformiter rugo-
sus et pilis plumosis albidis parum dense vestitus, convexus, stria
parum longa sed profunda et lata. Oculi postici parvi æqui in linea
modice procurva, medii a lateralibus latius quam inter se remoti sed
Faune des Arachnides du Senégal. 377
spatio diametro oculi circiter duplo latiore sejuncti. Oculi antici parum
et æque distantes in linea modice procurva , medii lateralibus plus
duplo majores et plus triplo majores quam medii postici. Area medio-
rum parallela multo latior quam longior. Laterales antici posticis paulo
majores ovati. Clypeus oculis anticis duplo latior. Abdomen oblongum
cinereo-testaceum pilis plumosis albidis brevibus vestitum. Sternum
fusco-rufescens punctato-rugosum. Chelæ fere nigræ robustissimæ ad
basin validissime geniculatæ valde rugosæ, margine sulci inferiore den-
tibus quatuor (basilari reliquis majore), superiore dentibus tribus, medio
majore, instructis. Pedes pallide fusco-rufescentes sat longi et robusti
sed metatarsis tarsisque gracilibus. Tibia 1 infra aculeis gracilibus 6-6 vel
6-5, metatarsi aculeis 2-2 armati. Tibiæ posticæ aculeis inferioribus late-
ralibus et in parte apicali aculeo dorsali unico armatæ. Tarsi com-
pressi, antici brevissime scopulati, cuncti fasciculo scopularum parvo
sub unguibus muniti. Vulvæ fovea magna parum longior quam latior
obtusissime rhomboiïdalis, plagam nigram nitidissimam in medio stria
profunda transversim sectam in parte prima paululum depressam in
parte secunda planam ineludens.— Dakar (BL.).
Genus TYLOPHORA Pavesi, Rendic. Inst. Lomb., 2° sér., t. XIIT, 1880,
et Ann. Mus. civ. Gen., XV, 1880, p. 344. Herpyllus Hentz, in
Sillim. Am. Journ. Sc., XXI, 1832, p. 120, et Proceed. Bost. Soc.
Nat. Hist., t. IV (ad part. discretus). Agræca E. Sim., Ann. Soc.
ent. Fr., 1877, et Ar. Fr., IV, p. 308, note (ad part. A. Munieri).
Generi Corinnommati (1) affinis. Cephalothorax similis vel sæpius bre-
vior et Crassior sat Convexus, stria media sæpissime remotiore, striis
radiantibus nullis vel vix expressis. Oculi postici majores et minus dis-
juncti, medii inter se latius quam a lateralibus disjuncti sed spatio rare
diametro oculi mulito latius sejuneti. Oculi antici in linea æqualiter pro-
Curva approximati æqui vel medii paulo minores (Munieri) rarius paulo
majores. Area mediorum longior quam latior antice quam postice angus-
tior. Spatium inter oculos laterales anticos et posticos diametro oculi
haud vel sæpissime paulo angustius. Clypeus oculis anticis saltem duplo
interdum (micaria) triplo latior. Chelæ robustæ et convexæ, margine sulci
inferiore dentibus binis minutis et disjunctis armato. Pars labialis paulo
latior quam longior vel saltem haud longior, leviter attenuata truncata
vel obtusa. Laminæ sat breves ad basin convexæ intus longe et oblique
truncatæ. Pedes mediocres vel longi, femoribus sat robustis, reliquis
(1) Genre Corinnomma Karsch (Zeitschr. Ges. Naturw., LILI, 1880, p. 374) —
Corinna Thorell non C. Koch.
378 | E. SIMON.
articulis gracilibus, aculeati, aculeis tibiarum et metatarsorum anticorum
debilibus et paucis (in tibiis infra 2-2 vel 3-3). Tarsi metatarsique r
et n scopulis raris interdum indistinctis (micaria) muniti, tarsi postici
fasciculis unguicularibus parvis præditi. Mamillæ breves æquæ. Tegu-
menta Coriacea, pilis plumosis vestita, abdomen sæpissime, præsertim in
mare, scuto duriusculo coriaceo vel rugoso obtectum.
Le type de ce genre, T. Antinortü Pav., de Tunisie, et T. Cecchii Pav.,
du Choa, nous sont inconnus. Nous rapportons à ce genre les Agræca
Munieri E. Sim., d'Algérie, et À. badia E. Sim., d’Espagne. Il est repré-
senté dans l'Amérique du Nord par plusieurs espèces, notamment par
Herpyllus discretus Hentz et Agræca aureoplumosa Keys., etc. — Micaria
Soyauxi Karsch, du Congo, appartient peut-être au genre Tylophora.
56. TyYLOPHORA MiICARIA, Sp. n0V. — &. Long. 6,5 mill. — Cephalo-
thorax angustus et longus antice parum postice valde attenuatus, fronte
lata et obtusa, stria brevi et profunda prope medium sita, niger dense
coriaceus minute et parce rugosus, pilis plumosis brevibus albis vel
pallide flavis conspersus. Oculi postici magni, spatio inter medios dia-
metro oculi paulo angustiore. Oculi medii antici lateralibus evidenter
majores disjuncti sed a lateralibus haud separati, laterales ovati et obli-
qui. Area mediorum multo longior quam latior et antice quam postice
parum angustior. Clypeus oculis anticis plus triplo flatior. Abdomen
angustissimum et longissimum, prope medium levissime coarctatum,
nigrum, in parte prima vitta longitudinali lata, prope medium vitta
transversa maculas duas obliquas nigras includente, postice vitta trans-
versa latissima ex pilis plumosis pallide flavescenti-aureis compositis et
prope apicem supra mamillas puncto niveo ornatum, infra antice parce
albo-pilosum et utrinque maculis albis tribus, media aliis majore et
subtriquetra, marginatum. Sternum nigrum dense coriaceum parcissime
rugosum et pilosum. Laminæ nigræ intus late testaceo-marginatæ. Chelæ
nigræ transversim subtilissime siriolatæ. Pedes longi et gracillimi pallide
flavi, coxa trochantere et femore 1 in parte basilari nigris, reliquis femo-
ribus patellis tibiisque cunctis nigro-lineatis, metatarsis posticis valde
infuscatis, tibiis posticis versus apicem leviter incrassatis. Scopulæ vix
distinctæ. Pedes-maxillares breves et robusti nigri, femore brevi robusto
paululum compresso, patella brevissima multo latiore quam longiore,
tibia patella longiore fere æque longa ac lata et parallela extus mutica
infra ad basin prope marginem patellæ aculeo et fasciculo setarum
munita, tarso maximo reliquis articulis simul sumptis vix breviore late
ovato depresso et extus prope basin breviter marginato, versus apicem
Faune des Arachnides du Sénégal. 379
leviter incrassatis. Scopulæ vix distinctæ. Pedes-maxillares breves et
robusti nigri, femore brevi robusto paululum compresso, patella brevis-
sima multo latiore quam longiore, tibia patella longiore fere æque longa
ac lata et parallela extus mutica infra ad basin prope marginem patellæ
aculeo et fasciculo setarum munita, tarso maximo reliquis articulis simul
sumptis vix breviore late ovato depresso et extus prope basin breviter
marginato versus apicem longissime attenuato, bulbo simplici ad basin
valde convexo.
© (pullus). Long. 7 mill. — Fere ut in mare sed abdomine paulo
crassiore. Pedes-maxillares graciles nigri, tarso saltem ad apicem flavo,
tibia fulvo-lineata. — Dakar (BL.).
97. TYLOPHORA LORICIFERA, Sp. nov. — &. Long. 5,4 mill. — Cepha-
lothorax oblongus crassior quam in præcedenti, postice parum attenuatus
truncatus et leviter emarginatus, antice longe et leviter attenuatus, stria
brevi evidenter pone medium sita, niger valde et uniformiter granulo-
sus et pilis plumosis albidis vestitus. Oculi postici magni, spatio inter
medios diametro oculi vix latiore, inter medios et laterales dimidio
angustiore. Oculi antici fere æqui, medii disjuncti sed a lateralibus haud
separati, laterales longe ovati. Area mediorum haud multo longior quam
latior. Clypeus oculis anticis fere duplo latior. Abdomen oblongum,
scuto nigro dense granuloso pilis plumosis pallide flavis vestito supra
omnino obtectum, infra utrinque testaceum in medio vitta lata fusco-
rufescente leviter rugosa et parce albo-pilosa notatum, epigastere con-
vexa fusca et rugosa. Sternum fere nigrum valde granulosum. Chelæ
robustæ fusco-rufescentes. Pedes parum longi, femoribus robustis com-
pressis tenuiter rugosis, fulvo-rufescentes femoribus cunctis et tibiis
posticis valde infuscatis et fere nigris, tibiis anticis infra aculeis debi-
libus binis pone medium sitis tantum armatis, metatarsis infra 2-2 acu-
leatis. Pedes postici aculeis validis et numerosis armati. Pedes-maxillares
breves et robusti fulvo-rufescentes, femore brevi paululum compresso
et arcuato, patella longiore quam latiore parallela, tibia patella vix bre-
viore evidenter angustiore tereti mutica infra leviter depressa, tarso
longe ovato depresso, bulbo ad basin convexo et rotundato antice longe
attenuato ad apicem spiraliter contorto. — Dakar (BL.).
SuB-FAM. Clubionini.
58. CLUBIONA RAVA, Sp. n0V. — @. Long. 6,4 mill. — Cephalothorax
oblongus sat convexus pallide fulvo-ravidus parcissime albido-pilosus,
stria media brevissima. Oculi postici æqui sat magni, medii inter se vix
380 E. SIMON.
latius quam a lateralibus remoti et spatio diametro oculi saltem duplo
latiore sejuncti. Oculi antici in linea recta anguste et æque distantes, medii
lateralibus evidenter majores et multo majores quam medii postici. Cly-
peus angustissimus. Abdomen longe oblongum albido-testaceum parce
albido-pilosum. Chelæ fulvo-rufescentes sat robustæ nitidæ, in parte
secunda vix distincte transversim striolatæ, margine inferiore sulci den-
tibus quatuor, 3° reliquis majore, instructo. Sternum pedesque pallide
lurida. Pedes sat longi, tibiis 1 et n infra 2-2 aculeatis et metatarsis,
prope basin, aculeis longioribus duabus armatis, tibia m1 infra aculeis
binis (4-1) armata. Plaga vulvæ paulo longior quam latior, in parte
prima area testacea subquadrata, in parte secunda plagula fulva semi-
circulari fusco-marginata notata. — Saint-Louis (coll. E. Simon).
Voisin de C. germanica Th. et C. juvenis E. Sim., d'Europe.
59. CHIRACANTHIUM GENICULOSUM, Sp. n0V. — 4. Cephaloth. : long.
& mill. — Cephalothorax fulvus antice leviter et sensim infuscatus albido
longe pubescens. Oculi antici fere æque et parum disjuncti, medii multo
majores rotundati, laterales elongati et transversi. Oculi medii postici
anticis saltem duplo minores et inter se multo remotiores, spatio diame-
tro oculi fere duplo latiore sejuncti. Pedes fulvo-testacei, femoribus cunc-
tis aculeatis, femoribus 1 et 1 intus in parte secunda aculeis binis, aculeo
2° femoris nu reliquis robustiore et subdentiformi, tibia 1 infra aculeis
numerosis saltem 12-12 valde iniquis (majoribus et minoribus intermix-
tis), tibia mn aculeis binis minutis subbasilaribus et aculeis binis minutis
submediis armatis, metatarsis 1 et n aculeis basilaribus longis binis
et aculeis terminalibus binis minutis et metatarso 11 aculeo interiore
submedio armatis, metatarso 1v infra serie aculeorum breviorum munito.
Chelæ cephalothorace multo breviores, ad basin fusco-rufescentes versus
apicem sensim nigræ, parallelæ ad basin haud angulosæ vix distincte et
parcissime transversim striolatæ. Pedes-maxillares fulvi tarso nigro,
tibia patella saltem 1/4 longiore tereti seu levissime ovata longe ciliata,
apophysa apicali exteriore longa gracili simplici antice recte directa,
apophysa superiore carente, tarso longo sat angusto, apophysa basilari
retro directa longa gracili et recta apophysæ tibiali fere simili, extus in
parte basali margine tarsi paululum dilatata et antice obtuse angulosa.
— Dakar (B1.).
Très voisin de C. aculeatum E. Sim., du Soudan (Bull. Soc. zool. Fr.,
1884, p. 27); s’en distingue principalement par les rangées d’épines des
tibias antérieurs encore plus nombreuses et occupant toute la longueur
de l’article (chez C. aculeatum, le tibia n'offre que sept à neuf paires
Faune des Arachnides du Senegal. 381
d’épines n’en occupant que les deux tiers basilaires) et par les apophyses
tibiale et tarsale de la patte-mâchoire entièrement droites.
Ces deux espèces sont voisines des C. Mildei et C. molle L. Koch.
D’après le D' Karsh, C. pelasgicum CG. Koch aurait été trouvé au Rio
Pungo par le major von Homeyer (Mittheil. Munch. Ent. Ver., 1880,
p. 145).
SuB-FAM. Drassini.
60. DRASSUS SEMITECTUS, Sp. n0V. — ©. Long. 8,5 mill. — Cephalo-
thorax parum convexus ovatus antice sat longe attenuatus, fronte obtusa,
stria brevi et profunda, fusco-rufescens nitidissimus haud nigro-mar-
ginatus albo-sericeo sat longe pilosus. Oculi antici approximati, in
linea procurva, medii lateralibus saltem duplo majores rotundati et con-
vexi inter se latius quam a lateralibus remoti sed spatio diametro oculi
saltem 2/3 angustiore sejuncti, laterales ovati et obliqui. Oculi postici in
linea evidenter procurva, medii valde appropinquati (magis quam medii
antici inter se) ovati postice convergentes, laterales a mediis late remoti.
Medii trapezium paulo longius quam latius et postice quam antice paulo
angustius occupantes. Oculi laterales postici anticis minores et ab anti-
cis spatio diametrum oculi circiter æquante sejuncti. Clypeus oculis
lateralibus anticis paulo angustior. Abdomen oblongum depressum nigro-
sericeum, antice et in medio sensim dilutius et testaceum, longe et
sat dense sericeo-pubescens. Sternum elongatum fusco-rufescens niti-
dum et setosum. Pedes breves et robusti pallide fusco-rufescentes.
Patella cum tibia tv longitudinem cephalothoracis fere æquans. Tarsus 1
metatarso brevior. Tibia 1 infra mutica. Tibia 11 in parte secunda ad
marginem interiorem aculeis binis armata. Metatarsi 1 et n ad basin
biaculeati. Tibiæ mr et 1v aculeis dorsalibus carentes. Tarsi cuncti et
metatarsi 1 et 1 usque ad basin dense scopulati. Vulvæ plaga magna
parallela postice rotundata fusco-nitida, partem testaceam antice late
oblongam postice parallelam et angustam marginem posticum haud attin-
gentem includens. — Dakar (BI.).
Cette espèce ressemble beaucoup aux D. scutulatus L. Koch et D. via-
tor L. Koch, d'Europe; mais elle s’en distingue par ses yeux médians
postérieurs plus resserrés que les antérieurs, et la structure de sa plaque
génitale, qui rappelle davantage celle des espèces du groupe de D. tro-
glodytes.
Nora. Nous avons reçu également de Dakar une espèce voisine de
D. macellinus Th., mais nos exemplaires sont trop jeunes pour être
décrits.
382 E. SIMox.
61. PROSTHESIMA INSIPIENS, Sp. n0V. — Q. Long. 5,5 mill. —Cephalo-
thorax elongato-ovatus antice valde attenuatus fere lævis obscure fulvo-
olivaceus exiliter nigricanti-marginatus, pilis albidis parcissime vesti-
tus. Oculi antici lineam valde procurvam formantes, magni æqui, medii
rotundi spatio dimidio diametro oculi haud latiore disjuncti, laterales
late ovati a mediis haud separati. Oculi postici in linea recta, angustis-
sime et fere æque distantes, medii lateralibus paulo majores obtusissime
triangulares. Clypeus oculis anticis evidenter latior. Sternum fulvo-
olivaceum nitidum parce setosum. Abdomen ovatum depressum nigro-
sericeum infra dilutius, mamillis obscure fulvis. Chelæ fulvo-rufescentes
nitidæ haud striatæ, intus valde et dense nigro-crinitæ. Pedes robusti
sat breves fulvo-olivacei versus extremitates paululum ferrugineo-tincti.
Tibiæ 1 et 1 et metatarsus 1 inermes, metatarsus 11 infra prope basin
breviter biaculeatus, metatarsi tarsique cuncti setosi haud scopulati.
Tibia 1 patella evidenter longior haud latior apicem versus paululum
attenuata. Tibia cum patella 1v cephalothorace longior. Vulvæ plaga
magna fusca nitida vix longior quam latior, antice rotundata, utrinque
obtusissime angulosa, postice obtusa, costis cylindraceis binis fere con-
tiguis rectis et integris longitudinaliter secta.
&g. Long. 5 mill. — Pedes-maxillares fulvo-olivacei apice tibiæ tar-
soque valde infuscatis, femore paulum compresso et leviter arcuato
infra haud dilatato supra 1-3 aculeato, patella fere duplo longiore quam
latiore ad basin atque ad apicem modice attenuata, tibia patella breviore
ad basin angustiore apicem versus sensim incrassata, apophysa apicali
nigra valida articulo non multo breviore antice directa et supra leviter
curvata apice truncata vel minutissime bituberculata, tarso magno ovato
convexo, bulbo nigro ovato sat convexo. — Dakar (BL.).
Très voisin de P. vernalis L. Koch; s’en distingue, chez la femelle,
par le bandeau visiblement plus large que les yeux antérieurs, le méta-
tarse de la première paire inerme et la structure de l’épigyne (ci. Ar.
Fr., IL, p. 85); chez le mâle, par le tibia de la patte-mâchoire dépourvu
de longs crins en dessus, par l’apophyse régulièrement arquée dès la
base et tronquée à l'extrémité.
62. PROSTHESIMA SUBÆNEA, Sp. n0V.— 9. Long. 6,2 mill. — Cephalo-
thorax elongato-ovatus niger subtiliter coriaceus. Oculi antici lineam
valde procurvam formantes, medii rotundati spatio diametrum oculi
circiter æquante disjuncti, laterales a mediis haud separati evidenter
majores ovati et obliqui. Oculi postici in linea subrecta, fere æquidis-
tantes, spatiis diametro oculi vix 4/3 angustioribus disjuncti, medii late-
Faune des Arachnides du Sénégal. 383
ralibus paulo majores plani et leviter angulosi. Clypeus oculis lateralibus
anticis angustior. Abdomen breviter ovatum nigrum, infra leviter
cyaneo-tinctum supra obscure cinereo-pilosum. Sternum fusco-rufes-
cens nitidum minutissime et parcissime punctatum. Chelæ nigræ nitidæ
parce setosæ vix distincte transversim striolatæ. Pedes breves et robusti
nigricantes, femoribus anticis infra longitudinaliter olivaceo-maculatis,
tarsis cunctis dilutioribus et rufescentibus. Tibiæ 1 et 1 muticæ. Meta-
tarsi 1 et x prope basin biaculeati. Tibia ripatella longior haud crassior,
versus apicem leviter attenuata. Tibia cum patella 1V cephalothorace
paulo longior., Tarsi metatarsique 1 et 1 usque ad basin sat longe et
dense scopulati. Plaga vulvæ magna fusca paulo longior quam latior,
antice truncata cum angulis productis obtusis et tenuiter marginatis,
postice rotundata, striis duabus longitudinalibus abbreviatis et stria
transversa leviter sinuosa aream mediam subquadratam sed antice aper-
tam designantibus notata. — Dakar (B1.).
63. PROSTHESIMA COMPARILIS, Sp. n0v. — $. Long. 8 mill. — Cepha-
lothorax elongato-ovatus subtiliter et dense coriaceus ater opacus parce
albido-pilosus. Oculi antici in linea valde procurva, medii rotundati
spatio diametro oculi paulo angustiore sejuncti, laterales a mediis vix
separati majores late ovati et obliqui. Oculi postici in linea recta, valde
appropinquantes, medii inter se paulo remotiores vix vel haud majores
leviter et obtusissime angulati. Clypeus oculis lateralibus anticis vix
angustior. Abdomen breviter ovatum depressum nigrum obscure et
sat longe fulvo-pubescens. Chelæ nigræ nitidæ valde et parce setosæ,
in parte apicali evidenter transversim striolatæ. Sternum nigrum miti-
dum minutissime et parce punctatum. Pedes breves et robusti sat
longe pilosi, atri, tarsis cunctis metatarsisque 1 et 11 pallide fusco-rufes-
centibus. Tibiæ 1 et 1 muticæ. Metatarsi 1 et 11 infra prope basin biacu-
leati et prope medium ad marginem interiorem uniaculeati. Tibia 1
patella longior haud crassior versus apicem sensim attenuata. Tarsi
metatarsique 1 et 11 usque ad basin sat longe sed parum dense scopulati.
Tibia cum patella 1v cephalothorace æquilonga seu vix brevior. Plaga
vulvæ fere ut in præcedenti sed area media majore et postice late emar-
ginata cum angulis paululum productis et obtusis. — Dakar (BL.).
Cette espèce et la précédente se rapprochent beaucoup par la structure
de la plaque génitale des P. sublerranea C. K., clivicola L. K., æneu
E. Sim., etc., d'Europe.
64. PROSTHESIMA IMPEXA, Sp. nov. — @. Long. 6 mill. — Cephalo-
thorax elongato-ovatus ater subtilissime coriaceus parce et longissime
384 E. SIMON.
albido-pilosus. Oculi antici in linea sat procurva, medii rotundati spatio
diametro oculi latiore disjuncti, laterales a mediis anguste disjuncti
majores ovati et obliqui. Oculi postici mediocres æqui, medii elongati et
transversi inter se latius quam a lateralibus remoti spatio diametrum
oculi saltem æquante sejuncti. Clypeus oculis lateralibus anticis saltem
duplo latior. Abdomen oblongum, supra atrum sat dense et longe fulvo-
nitido pubescens, infra dilutius et testaceum. Sternum pallide fusco-
rufescens nitidum minute et parce (in medio densius) punetatum et parce
setosum. Chelæ robustæ fuscæ nitidæ transversim subtiliter et parce
striolatæ parce et valde nigro-crinitæ. Pedes robusti sat breves obscure
fusco-olivacei, metatarsis tarsisque dilutioribus, sat longe setulosi. Tibiæ
metatarsique 1 et 1 mutici. Tibia 1 patella longior haud crassior versus
apicem attenuata. Tibia cum patella 1v cephalothorace æquilonga vel vix
brevior. Tarsi metatarsique 1 et m1 rare et sat longe scopulati. Plaga
vulvæ longior quam latior, antice posticeque rotundata, postice leviter
dilatata et paululum longitudinaliter sulcata, antice fovea testacea parva
latiore quam longiore in processum angustum et lanceolatum medium
vix attingentem producta, notata. — Dakar (B1.).
65. PYTHONISSA CINEREO-PLUMOSA E. Sim., Ar. Fr., IV, p. 203 (note).
— Dakar (BL). Commun dans le sud de l’Algérie et de la Tunisie.
66. PYTHONISSA LYNX, sp. nov. — ©. Long. 8—9 mill. — Cephalo-
thorax parum convexus subniger parce cinereo-pilosus, vitta media
lata postice leviter ovata et declivitatem posticam haud attingente vit-
taque marginali angustiore et sinuosa dilutioribus pilis plumosis cinereo
albidis dense obtectis ornatus. Oculi antici in linea validissime procurva,
magni et subæqui, medii a lateralibus angustissime separati sed inter se
spatio diametro oculi circa 1/3 angustiore sejuncti. Oculi postici in linea
parum recurva, parum et fere æque distantes, medii plani fere rotun-
dati vix angulosi. Clypeus verticalis planus, oculis anticis multo latior.
Abdomen late oblongum, leviter depressum, cinereo-pubescens et pilis
plumosis albidis antice et postice dense in medio parcius vestitum, pos-
tice supra mamillas lineolis impressis quatuor notatum, infra dilutius.
Sternum Coxæque nitida parce pilosa fusco-rufescentia. Pedes parum
longi olivacei vel rufescentes, sat longe nigro-setosi, tibiis 1 et 11 infra
aculeis gracilibus 3-2 et intus aculeo unico, metatarsis 1 et 11 infra prope
basin aculeis paulo validioribus binis, aculeo apicali atque aculeo interiore
instructis, patellis 1 et 1 intus minutissime uniaculeatis, patella m1 utrin-
que biaculeata, patella 1v utrinque uniaculeata, tibiis metatarsisque mt
et iv aculeis numerosis ad latera et infra atque aculeis dorsalibus 2 vel 3
Faune des Arachnides du Seénégul. 3209
armatis. Tibia cum patella 1v cephalothorace haud longior. Plaga vulvæ
plana fulva longior quam latior parallela antice truncata postice rotun-
data, parte media longitudinali antice leviter attenuata postice marginem
haud attingente et tridentata, dente medio lateralibus longius producto
acutissimo et crasse fusco-marginato. — Dakar (BIL.).
Appartient au groupe des P. exornata G. K. et Aussereri L. K., très
répandu dans les régions méditerranéennes australes ; se distingue de
ses congénères par ses veux antérieurs égaux et par la structure remar-
quable de son épigyne, qui rappelle un peu celle de Prosthesima sero-
tina L. K.
FAM. Scytodidæ.
67. SCYTODES THORACICA Latr. — Dakar (BL.).
68. Scyropes BEerRTHELOTI Luc., Hist. Nat. Can., etc., Art, p. %,
pl. vi, fig. 9. — Saint-Louis ; Dakar.
Découvert aux îles Canaries, retrouvé depuis dans le nord de l'Afrique
et en Espagne.
69. Scyropes VELUTINA Lowe, Zool. Journ., V, 1835, p. 322, pl. xzvinr.
S. amarantea Vinson, Ar. Réun., etc., 4864, p. 11, pl. tr, fig. 2.
S. immaculata L. Koch, Æg. n. Abyss. Ar., 1875, p. 27, pl. nn, fig. 2.
— Dakar (BL.).
Découvert aux îles Madères ; répandu dans presque toutes les régions
chaudes de l'Afrique.
70. Scyropes Mayor E. Sim. — S. éhoracica Vinson, Ar. Réun., etc.,
p. &, pl. 1, fig. À (non Latr.).
S. Bertheloti valde affinis sed magnitudine fere duplo majore, spatio
inter oculos anticos et marginem clypei diametro oculi paulo latiore,
pedibus, præsertim in &, multo longioribus, in < femoribus anticis
infra spiculorum nigrorum seriebus duabus instructis.
Très commun à Saint-Louis, dans les maisons ; se trouve aussi à l'ile
de la Réunion (Vinson).
Fam. Filistatidæ.
71. FILISTATA TESTACEA Latr. — Saint-Louis (Maindr.).
Oro PEDIPALPI.
72. Damon menius Herbst, Natursyst. Ungef. Ins., I h., 4797, p. 77-79,
pl. iv, fig. 4 (Phalangium). Phrynus bassamensis Luc., in Thoms.,
(1885) 25
980 E. SIMox.
Archiv. entomol., IE, 1858, p. 434. P. Kochi Butler, Ann. Mag. nat. hist.,
1873, p. 118, pl. vi, fig. 8. P. tibialis E. Sim., Bull. Soc. zool. Fr., 1876,
p. 42. — Dakar (BL.).
Répandu sur les côtes occidentales d'Afrique, depuis le Sénégal jus-
qu’au Benguela.
Oro SCORPIONES.
23. Scorpio 1MPERATOR C. Koch, Ar., IX, 1842, p. 4, fig. 695 (Buthus).
Heterometrus imperator E. Sim., Rev. Mag. Zool., 1872,
Plusieurs individus pris à Thiès, sur la ligne de Saint-Louis à Dakar
(coll. E. Pougnet). — $S. ämperator est remplacé à Liberia et en Assinie
par S. Simoni L. Becker, qui n’en est peut-être qu’une variété locale, et
au Gabon par S. Rœseli E. Sim., dont les caractères sont plus tranchés.
74. ISOMETRUS MACULATUS Degeer, — $S. gabonensis Luc., in Thoms.,
Archiv. entomol., 4858, — Saint-Louis; Dakar.
Répandu dans toutes les régions chaudes du globe; probablement
introduit au Sénégal ; déjà indiqué par Gervais d’après un exemplaire
de la collection Latreille.
75. Burnus AUSTRALIS L., 1758. — Androctonus funestus Hempr. el
Ehr., Luc., Gerv., etc. Androctonus Hector et Diomedes C. Koch. —
Sénégal (Muséum); déjà indiqué par Gervais d’après un exemplaire de
la collection Latreille.
76. BUTHUS NIGROCARINATUS E. Sim., Ann. Soc. ent. Fr., 1874, p. 280.
— Saint-Louis ; se trouve aussi à Sierra-Leone.
Nora. C’est probablement à cette espèce qu’il faudra restituer le nom
de B. hottentota Fabr., qui a été appliqué par les auteurs à plusieurs
espèces très différentes, A. Pandarus C. Koch en serait synonyme.
Cette espèce est très voisine des B, minax L. Koch, scaber Hempr. et
Ehr., Jickelii Pav., Confucius E. Sin., Martensi Karsch, etc., formant
un groupe dont la révision serait nécessaire.
F D SR OC
APPENDICE
Descriptions de plusieurs espèces africaines nouvelles.
—
ATTIDÆ.
SALTICUS ICHNEUMON, Sp. n0V. — d'. Long. 9 mill. — Cephalothorax
fulvo-rufescens, parte cephalica Iucentiore antice nigro-marginata pos-
tice macula oculari nigra utrinque notata. Pili oculorum longi pauci
albi. Petiolum abdominale longissimum. Abdomen subcylindratum ante
medium valde constrictum, fulvum nitidum parce albo-pilosum. Mamillæ
nigræ. Chelæ cephalothorace vix breviores, rufescentes versus margi-
nem interiorem leviter æneo-tinctæ, planæ subtiliter ruguloso-striolatæ
versus basin et apicem paulum attenuatæ, intus acute carinatæ, sulci
margine superiore dentibus acutis septem subæquis et fere æque dis-
antibus, inferiore dentibus minutissimis septem vel octo armatis, ungue
longissimo simplici. Pedes flavi tarso et apice metatarsi 1 nigris, tibia 1
infra 3-3, tibia 11 2-2, metatarsis 1 et 11 2-2 breviter et gracillime aculeatis.
Pedes-maxillares minuti fulvi tibia tarsoque infuscatis nigrisve, chelis
multo breviores, tibia patella haud breviore paulo crassiore apophysa
apicali brevi et careniformi munita, tarso ovato convexo. — Zanzibar.
HARMOCHIRUS LUCULENTUS, Sp. n0OV. — d, Long. 2 mill. — Cephalo-
thorax niger squamulis albis et aureis et postice in declivitate pilis sim-
plicibus albis parce vestitus. Pars cephalica postice latior quam longior
supra validissime reticulato-rugosa. Clypeus in medio dense albo-pilosus.
Abdomen subrotundum, scuto nitidissimo nigerrimo et fere glabro supra
obtectum, infra squamulis læte micantibus ornatum. Pedes nigri parce
albo-squamulati et sublineati, metatarsis obscure rufescentibus tarsis
fulvis. Femur 1 latissime clavatum, tibia 1 late ovata supra et infra longe
ciliata. Chelæ nigro-æneæ valde rugosæ. Pedes-maxillares minuti, nigri,
patella tibiaque albo-squamulatis, übia patella multo breviore extus apo-
physa simplici et gracili articulo vix breviore armata, tarso minuto atte-
nuato, bulbo siinplici. — Zanguebar.
H. maluccensi E. Sim., valde affinis sed tibia antica ovata haud globosa,
et clypeo dense albo-piloso præsertin differt.
MÆVIA COMOSISSIMA, Sp, nov, — #. Long. 5 mill, — Cephalothorax
nitidus fusco-rufescens antice prope oculos niger, squamulis minutis
pronis argenteis squamulis aureis et purpureis paucis intermixtis ves-
388 E. SIMON.
titus atque ad marginem frontalem pilis cinereis densis et longis cristam
formantibus ornatus. Area oculorum sat longa postice quam antice
paulo angustior et cephalothorace vix angustior. Pili oculorum supra
longi cinerei infra breviores albidi, pili elypei argentei squamiformes.
Clypeus dimidio oculorum mediorum latior. Abdomen angustum et
longum luridum, squamulis argenteis leviter purpureo et viridi mican-
tibus obtectum, supra squamulis pallide flavis et opacis vittas duas for-
mantibus decoratum. Mamillæ nigricantes. Sternum flavum albo-pilosum.
Pedes longi, antici fusci metatarso tarsoque testaceis, reliqui pedes flavi
tibiis metatarsisque ad apicem anguste fuseis. Tibiæ r et 11 infra 3-3 acu-
leatæ atque aculeis lateralibus et intus et extus munitæ. Metatarsi postici
ad basin prope medium atque ad apicem aculeati. Pedes-maxillares bre-
vissimi flavi albo-argenteo pilosi et squamulati, femore ad basin infus-
cato, patella vix longiore quam latiore, tibia breviore extus et infra
dilatata sed late foveolata antice in apophysam brevem et conicam pro-
ducta, tarso angusto subtereti, bulbo bicalcarato. — Congo : Landana
(L. Petit).
MÆVIA VIBRABUNDA, Sp. n0v. — d'. Long. 5,8 mill. — Cephalothorax
niger antice subtiliter coriaceus, squamulis lætissime viridi-aureis, squa-
mulis violacco-purpureis præsertim in parte thoracica intermixtis, ves-
titus. Area oculorum lata postice cephalothorace vix angustior. Pili
oculorum pauci cinereo-albidi. Clypeus fere glaber dimidio oculorum
mediorum paulo angustior. Abdomen angustum nigrum squamulis
viridi-aureis vestitum, utrinque squamulis violaceo-purpureis vittam
parum expressam formantibus et infra prope plicam epigasterem pilis
albis simplicibus paucis munitum. Sternum fulvum albido-pilosum.
Chelæ longæ fuscæ subtiliter coriaceæ et transversim striolatæ ad api-
cem prope radicem unguis extus convexæ. Pedes antici robusti fusci
metatarso tarsoque flavis sed metatarso apice nigro, reliqui pedes luridi.
Patella 1 infra ad apicem minute dentata. Tibiæ 1 et 11 infra 3-3 aculeatæ
sed aculeis lateralibus carentes, metatarsi postici prope basin aculeis
binis in medio aculeo unico atque aculeis apicalibus ordinariis instructi.
Pedes-maxillares graciles sat longi flavi albo-pilosi tarso nigricante,
patella longiore quam latiore, tibia breviore apophysa apicah nigra sat
longa leviter arcuata et supra prope medium dentata instructa, tarso
angusto, bulbo simplici nigro ad basin breviter et obtusissime producto.
— Madagascar.
HELIOPHANUS HAMIFER, Sp. nov. — Long. 4 mill. — Cephalothorax
niger subtiliter coriaceus fulvo-pubescens ? altus postice valde dilatatus,
Espèces africaines nouvelles. 389
area oCulorum latiore postice quam antice et postice cephalothorace multo
angustiore. Pili oculorum paucissimi breves albidi. Clypeus fere glaber.
Abdomen cephalothorace brevius nigrum, supra squamulis minutis elon-
gatis læte cupreis, infra pilis raris albidis vestitum. Sternum nigrum
parce albo-setosum. Chelæ longæ nigro-æneæ
transversim rugatæ. Pedes sat longi longe pilosi
nigri, metatarsis tarsisque (saltem 1, 11 et 11) fulvo-
rufescentibus, femoribus anticis compresso-dilata-
tis, metatarso cum tarso 1v paulo longiore quam
patella cum tibia. Pedes-maxillares fusci nigro-
7 pilosi, femore compresso in parte secunda infra
Fig. 1. Patte-mâchoire : . ; <
du mâle de profil, sensim dilatato atque apophysa robusta cylindrata
validissime hamata et simpliciter acuta armato, patella brevi et crassa,
tibia breviore infra antice obtuse et breviter producta extus ad mar-
ginem apophysa brevi depressa et supra arcuata armata, tarso longe
ovato, bulbo parum convexo. — Mozambique.
HELIOPHANUS ORCHESTA , Sp. n0v. — &. Long. 2,9 mill. — Cepha-
lothorax niger subtiliter coriaceus, parte cephalica squamulis æneo
micantibus, thoracica pilis fulvis dense vestitis, linea marginali exili alba
cinctus. Area oculorum vix latior postice quam antice et postice cepha-
lothorace vix angustior. Pili oculorum pauci albidi. Clypeus fere glaber.
Abdomen breve, supra fulvo-æneo pubescens antice
arcu albo marginatum et postice vitta transversa
alba in medio interrupta ornatum, infra albo-squa-
mulatum. Sternum nigrum parce albo-squamula-
tum. Chelæ breves fusco nigrove æncæ, transver-
sim rugatæ. Pedes breves flavi vel fulvi, femoribus
infuscatis, tibiis obsolete fusco-lineatis, albo-squa-
D bite tte mulati. Pedes-maxillares fusci vel olivacei albido-
du mäle de profil. squamulati, femore valde compresso infra dilatato
atque apophysa ad basin latissima sed valde triangulariter attenuata
simpliciter acutissima et uncata armato, patella sat longa, tibia multo
breviore transversa extus ad apicem apophysa minuta gracillima recta
apice depressa truncata et minutissime excisa armata, tarso longe ovato,
bulbo ad basin valde convexo. — Zanzibar.
H. cupreo Walck. alfinis differt apophysa femorali acutissima, etc.
PuLEGRA BAIRSTOWI, sp. nov. — ©. Long. 8 mill. — Cephalothorax
niger fulvo-pubescens ?. Pili oculorum pauci et breves rufi. Clypeus
fere glaber. Abdomen late oblongum nigrum nigro-pubescens, vitta
390 E. SIMON,
marginali lata albido-flavescente postice supra mamillas interrupta et
antice linea media exili medium dorsum haud attingente ornatum, infra
nigro-cinereum. Pedes-maxillares, femore nigro excepto, flavescentes,
longe albido-pilosi. Pedes nigri coxis ad basin tibiisque subtus dilutiori-
bus, metatarsis anticis fulvo-rufescentibus ad basin infuscatis, meta-
tarso 1v fusco, tarsis cunctis flavis. Vulvæ fovea semicircularis plagam
magnam fusco-nitidam paulum trapeziformem postice late truncatam et
in medio minute excisam includens. — Port-Elizabeth (Bairstow).
Genus CYLLOBELUS, nov. gen.
Generi Phlegræ affinis. Cephalothorax fere similis sed area oculorum
evidenter latiore postice quam antice et postice cephalothorace non multo
angustiore. Oculi seriei secundæ evidenter ante medium inter oculos
laterales anticos et oculos posticos siti. Pedes longiores. Patella et tibia m7
multo breviores et haud crassiores quam iidem articuli rv. Metatarsi longi
et graciles antici tibiis vix breviores et tarsis multo longiores. Metatarsi
postici cum tarsis longiores quam patellæ cum tibiis. Tibiæ aculeis dor-
salibus carentes. Patellæ r et 11 muticæ, nr et IV biaculeatæ, Pubes valde
squamosa. Cætera ut in Phlegre.
CYLLOBELUS CILIATUS, Sp. n0vV.— ©. Long. 7,5 mill. — Cephalothorax
fulvo-rufescens, area oculorum nigra, dense fulvo-cinereo squamulatus,
linea marginali exili nivea cinctus. Pili oculorum coccinei. Pili clypei
nivei lineam transversam angustam sub oculis formantes. Abdomen
longe oblongum nitidissimum fere glabrum, in parte prima fusco-livi-
dum, in parte secunda nigro-cyaneum, maculis parvis flavis in series
duas postice leviter convergentes ordinatis decoratum, infra fulvum.
Chelæ sternum pedesque fulvo-rufescentia, femoribus tibiisque anticis
valde infuscatis posticis plus minus fusco-lineatis. Tibia 1 incrassata
leviter ovata infra dense et longe nigro-ciliata. Plaga vulvæ fusca sub-
rotunda sed postice paululum attenuata et truncata, fovea media pro-
funda notata. — Abyssinie : Agaos (Raffray).
CYLLOBELUS NIGRO-CYANEUS, Sp. n0V. — $. Long. 9 mill. — Cephalo-
thorax niger obscure fulvo-pubescens et parce albo-squamulatus, parte
cephalica squamulis minoribus cyaneo et purpureo micantibus ornata.
Pili oculorum pauci albi. Clypeus fere glaber. Abdomen late oblongum
nierum squamulis obscure cyaneo-micantibus antice squamulis albis
majoribus intermixtis vestitum, maculis magnis quatuor flavis antieis
subrotundis posticis transversis et extus productis ornatum, infra pallide
æneo-squamulatum et late albo-marginatum. Sternum nigrum albo-
Espèces africaines nouvelles. 391
squamulatum. Chelæ rufescentes subtiliter coriaceæ squamulis albis et
setis brevibus subspiniformibus parce armatæ. Pedes, femoribus nigris
exceptis, fusco-rufescentes nigricanti-lineati omnino albo-squamulati ,
tibiis anticis haud incrassatis nec ciliatis. Plaga vulvæ magna nigra
rotundatim biimpressa, — Abyss. : Agaos (Raffray).
CYLLOBELUS LUCIPETA, Sp. n0V. — d&. Long. 4 mill. — Cephalothorax
brevior quam in præcedentibus, parte thoracica vix 1/4 longiore quam
cephalica, fulvo-rufescens utrinque maculis ocularibus nigris latis nota-
tus aurantiaco-pubescens et anguste albo-marginatus. Pili oculorum coc-
cinei. Pili clypei crassi nivei squamosi. Abdomen fulvum squamulis
magnis et latis in parte prima albis in parte secunda rufo-micantibus
obtectum et in medio vitta transversa flavo-squamata anguste fusco-
marginata sectum, infra argenteo-squamatum. Sternum fulvum albo-
squamatum. Pedes fulvo-rufescentes, antici robustiores leviter infuscati.
Pedes-maxillares fulvi, tibia patella multo breviore recte transversa
apophysa apicali in parte prima recta et crassa in parte secunda gracil-
lima et oblique infra inflexa armata, tarso minuto tibia vix latiore longe
attenuato, bulbo simplici ad basin late et oblique secto versus apicem
longissime attenuato et paululum incurvo. — Zanguebar.
NEÆTHA CATULA, Sp. n0V.—d. Long. 3 mill. — Cephalothorax niger
in medio transversim dilutior et rufescens, parte cephalica fulvo prope
marginem frontalem rufescenti-squamata, thoracica in medio atque ad
marginem crasse albo-squamata. Pili oculorum aurantii. Clypeus utrinque
crasse albo in medio parcius fulvo-pubescens. Abdomen breve nigrum
antice albo-ciliatum, paulo ante medium vitta transversa, in parte secunda
maculis transversis 3 vel 4 seriem mediam formantibus et utrinque
maculis minutis et rotundatis binis niveo-squamatis ornatum, infra parce
albo-pilosum. Sternum partes oris chelæque nigra. Pedes 1 robustissimi,
nigri metatarso tarsoque vix dilutioribus, femore late clavato infra parce
albo-ciliato. Reliqui pedes rufescentes parce albo-squamulati. Pedes-
maxillares mediocres, fulvi et, tarso excepto, crasse albc-pilosi, patella
parallela longiore quam latiore, tibia paulo breviore et graciliore apo-
physa apicali nigra gracili recta et acuta articulo breviore armata, tarso
parvo breviter et anguste ovato, bulbo disciformi stylo nigro curvato
antice munito. — Zanguebar.
Genus TARNE, nov. gen.
Generi Saiti E. Sim. valde affinis, differt tarsis pedum insigniter
crassis et paululum fusiformibus, 1 et multo longioribus ur et 1v haud
392 E. SIMox.
brevioribus quam metatarsis, tibiis metatarsisque 1 et n aculeis validis
inferioribus et lateralibus instructis, patellis cunctis biaculeatis, patellis
et tibiis niet 1v longitudine æquis.
TARNE DIVES, Sp. nOV. — & (pullus). Long. 4,5 mill. — Cephalothorax
niger nitidus pilis viridi et purpureo-micantibus vestitus, antice setis
nigris longioribus conspersus. Pili oculorum pauci sordide flavi. Clypeus
fere glaber. Abdomen breve nigrum splendide viridi et purpureo-
micanti pubescens, in medio vitta transversa latissima intense nigra
postice supra mamillas fasciculo pilorum alborum decoratum, infra sim-
pliciter albo-pilosum. Pedes-maxillares longi fusci, tibia patella longiore
tereti, tarso tibia parum longiore leviter ovato. Pedes fusci, metatarsis
anticis coxisque olivaceis, tarsis cunctis metatarsisque posticis luridis.—
Congo : Landana (L. Petit).
HASARIUS INSIGNIS, Sp. nov. — d'. Long. 5,5 mill. — Cephalothorax
niger, parte cephalica pilis longis obscure rufis et utrinque pilis flavidis
vestita et pone oculos medios macula quadrata albo-pilosa notata, parte
thoracica parcissime et longe albo-pilosa. Oculi antici subcontigui, pili
oculorum obscure rufi sed inter oculos medios albidi. Clypeus fere gla-
ber. Abdomen breve nigrum pilis albidis antice pilis rufulis intermixtis
parce vestitum. Sternum nigrum parce pilosum. Chelæ nigro-cupreæ
transversim striolatæ. Pedes fulvo-olivacei late nigro-annulati, femo-
ribus anticis fere omnino infuscatis. Pedes r reliquis pedibus multo lon-
giores præsertim trochanteribus et patellis. Pedes-maxillares parum
longi nigri nigro et fulvo setosi, patella longiore quam latiore sub-
parallela, tibia breviore et angustiore ad marginem antieum paululum
producta et obtusa ad angulum exteriorem apophysa brevi acuta leviter
arcuata et infra directa armata, tarso longo et angusto teretiusculo, bulbo
parvo basi truncato. — Mayotte.
Species trochanteribus et patellis anticis longissimis eximie distineta (1).
CYRBA BIMACULATA, Sp. n0V.—Long. à mill. — Cephalothorax brevior
et altior quam in C. algerina antice posticeque magis declivis, fulvo-
ravidus coccineo-pubescens, parte cephalica utrinque prope oculos latis-
sime nigro-marginata et in medio maculis nigricantibus binis minoribus
subgeminatis notata. Abdomen testaceum?. Sternum pedes chelæque
fulvo-rufescentia parce coccineo-pilosa. Area vulvæ magna plana sub-
(i) Comme nous l'avons déjà dit, nous restreignons le genre Hasarius aux
espèces dont la marge inférieure des chélicères offre deux dents géminées en
forme de carène : type H. Adansoni.
Espèces africaines nouvelles. 393
rotunda, sed postice abrupte angustiore et acute excisa, utrinque fusco-
marginata in medio olivacea et parce punctata, — Congo : Landana
(L. Petit).
LINUS (1) AFRICANUS, Sp. nov. — d. Long. 7 mill. — Cephalothorax
fusco-rufescens albo et fulvo-pilosus, parte cephalica supra dilutiore et
rufo-pubescente. Pili oculorum rufuli. Clypeus utrinque fere glaber
macula media magna subtrapeziformi niveo-pilosa ornatus. Abdomen
fuscum pilis subsquamosis albis rufisque dense vestitum et fasciculis
validis setarum parce ornatum. Sternum sordide flavido-pilosum et
squamatum. Pedes fusci rufo alboque pubescentes, tarsis fulvis, tibiis
infra longissime nigro-fimbriatis. Pedes-maxillares robusti flavi, femore
infuscato, patella tibiaque albo tarso flavo longe pilosis, tibia patella bre-
viore, extus apophysa fulva validissima ad apicem paululum attenuata
et incurva infra excavata fere perpendiculariter armata, subtus apophysa
minore nigra et Conica munita, tarso late ovato supra usque ad medium
alte carinato prope basin minute dentato, bulbo magno ovato. — Congo :
Landana (L. Petit).
L. fimbrialo Dolesch. valde affinis, differt tarso pedum-maxillarium
majore et altius carinato, apophysa tibiali exteriore obtusa (in S. fimbriato
ad apicem abrupte acuta et uncata), etc.
Genus HISPO, nov. gen.
Cephalothorax longus in parte prima parallelus in parte secunda levi-
ter dilatatus, parte cephalica plana supra leviter impressa et utrinque
pone oculos ser. 2% paululum coarctata, parte thoracica parum longiore
paulo convexiore. Oculi antici contigui in linea recta, validissime inæ-
quales, medii maximi. Area oculorun paulo longior quam latior angus-
tior postice quam antice et postice cephalothorace multo angustior. Oculi
ser. 2% longe ante medium inter laterales anticos et posticos siti. CIy-
peus nullus. Chelæ brevissimæ, margine sulci inferiore dentibus minutis
contiguis à vel 6, margine superiore dentibus quatuor, 2 reliquis majore,
instruclis. Pars labialis longior quam latior levissime attenuata apice
iruncata, Stria transversa prope basin impressa. Sternum anguste elon-
gatum sed paulo latius quam coxæ intermediæ, antice inter coxas anti-
cas valde depressum attenuatum et leviter canaliculatum. Pedes breves,
antici robustissimi et compressi femore clavato, 4, 1, 2, 3, tibiæ meta-
(1) Nom nouveau proposé par M. Peckham pour remplacer celui de Sinis
Thorell, employé antérieurement (Heer, Coléopt., 1862).
30% E. SIMON.
tarsique 1 et 1 omnino mutici, postici parce et breviter aculeati. Patella
et tibia 11 multo breviores quam jidem articuli 1v.
Hispo GINGULATA, Sp. nov. — ®. Long. 9 mill. — Cephalothorax nigro
fuscus leviter rufescenti-tinctus pilis albis crassis conspersus, parte
cephalica utrinque paululum depressa et inordinate transversim rugata.
Pili oculorum pauci albidi. Abdomen longe-angustum teretiusculum fla-
vum apice nigrum, in parte prima linea longitudinali et utrinque linea
obliqua abbreviata, prope medium linea transversa et postice linea simili
niveo-pilosis et fusco-marginatis supra decoratum, infra fulvo-testaceum,
Chelæ nigræ. Sternum fusco-rufescens nitidum. Pedes antici breves et
robusti, femore clavato, læte fusco-castanei, pedes postici fulvi parce
niero-aculeati. Pedes-maxillares pallide flavi. Area vulvæ nigra trans-
versa semilunaris postice fulvo-marginata. — Madagascar.
Genus HOLCOLÆTIS, nov. gen.
Præcedenti sat affinis. Cephalothorax humilis planus utrinque ample
rotundatus, antice posticeque attenuatus fere ut in Marpissa et præser-
tim in Holoplati, parte thoracica cephalica duplo longiore. Oculi antici
in linea recta, disjuncti. Area oculorum multo latior quam longior pos-
tice paululum dilatata sed cephalothorace multo angustior. Oculi ser. 2%
magni (lateralibus anticis haud duplo minores) longe ante medium inter
oculos laterales anticos et posticos siti. Oculi ser. 3°° parum minores
quam laterales. Clypeus angustissimus. Chelæ robustæ, margine infe-
riore dentibus minutissimis 4 vel 5 contiguis, superiore dentibus conti-
ouis à vel 6, ultimo reliquis majore, armatis. Sternum anguste ovatum
antice valde attenuatum et subacuminatum. Pars labialis haud striata
longior quam latior parum aitenuata et obtuse truncata. Laminæ longæ
haud incrassatæ obtusæ leviter divaricatæ. Pedes breves, 4, 4, 2, 3,
antici robustissimi et compressi, tibiæ metatarsique 1 et 11 (aculeo tibiali
apicali minutissimo excepto) mutici. Patellæ 111 et 1v aculeo interiore
minuto armatæ, tibiæ 117 et 1v aculeis lateralibus atque inferioribus vali-
dis, metatarsi 111 et 1v aculeis plurimis instructi. Patella cum tibia x
multo brevior quam patella cum tibia 1v. Metatarsus cum tarso 1v paula
brevior quam patella cum tibia, Pubes in parte squamosa.
HOLCOLÆTIS XERAMPELINA, Sp. n0V.— ©, Long. 43,5 mill. — Cephalo-
thorax niger in medio rufescens utrinque obscure fulvo in medio cine-
reo-albido et fulvo dense et longe pubescens. Pili oculorum supra albidi
in medio et infra obscure rufuli. Abdomen longe oblongum depressum
nigrum, supra in lateribus fulvo-pilosum in medio vitta latissima antice
Espèces africaines nouvelles. 395
integra postice utrinque flexuosa et subdentata crebre et longe albido et
fulvo-pilosa ornatum, infra brevius albido-pubescens et lineis nigrican-
tibus tribus, lateralibus postice convergentibus, notatum. Sternum fus-
cum nitidum parce albido-pilosum. Chelæ nigræ nitidæ parce setosæ.
Pedes fusco-rufescentes longe pilosi, metatarsis! tarsisque dilutioribus
sed metatarsis ad apicem nigricanti-annulatis. Pedes postici parum dis-
tincte pallide annulati. Pedes-maxillares fulvo-rufescentes longe albido-
hirsuti. Plaga vulvæ semicircularis nigra antice depressa postice con-
vexa, Carina media sat lata et paululum ovata longitudinaliter secta. —
Zanzibar,
DRASSIDÆ.
CREUGAS CRIBRATUS, sp. nov. — @. Long. 44,5 mill. — Cephalothorax
niger valde et crebre punctato-reticulatus convexus sed pone oculos
medios levissime depressus. Oculi medii postici lateralibus paulo majores
et a lateralibus quam inter se multo remotiores spatio diametro oculi
haud duplo latiore sejuncti. Oculi antici in linea procurva sat late et fere
æque distantes, medii lateralibus vix majores. Clypeus oculis lateralibus
anticis haud duplo latior. Abdomen oblongum supra nigro-cyaneum
crebre testaceo-punetatum, infra obscure testaceum. Chelæ robustissimæ
geniculatæ nigræ validissime inæquales et rugosæ. Sternum fusco-rules-
cens dense coriaceo-punetatum. Pedes fusco-rufescentes, tibiæ anticæ
infra aculeis mediocribus pronis 5-5, metatarsi aculeis longioribus 4-4,
armati. Plaga vulvæ fusco-rufula, fovea parum profunda transversim
ovata utrinque recurva et plagula media nigra postice in medio acute et
tenuiter producta notata. — Zanzibar.
Genus COPA, nov. gen.
Generi Tylophora affinis. Cephalothorax ovatus antice longe attenuatus
sat convexus postice fere abrupte declivis antice levissime et sensim
declivis, stria media longa parum remota, radiantibus vix expressis.
Area oculorum compactilis parva latitudinem frontis haud occupans.
Oculi postici magni æquidistantes in linea validissime procurva. Oculi
antici in linea leviter procurva, medii lateralibus plus duplo majores
inter se anguste sejuncii sed a lateralibus haud separati. Area medio-
rum subparallela multo longior quam latior, medii antici posticis
396 E. SIMON. — Espèces africaines nouvelles.
majores. Intervallum lateralium diametro oculi plus duplo angustius.
Clypeus oculis anticis plus triplo latior. Chelæ sat robustæ, margine
inferiore sulci dentibus binis inter se parum remotis, superiore dentibus
binis 1° altero majore, armatis. Pars labialis multo latior quam longior
obtusissime truncata. Sternum late ovatum. Laminæ pedes et mamillæ
ut in Tylophora.
COPA FLAVOPLUMOSA, sp. nov. — ®. Long. 8,5 mill. — Cephalothorax
fulvus pilis plumosis flavo-nitidis indutus, utrinque linea marginali
exillima et postice in declivitate maculis parvis binis fuscis notatus,
supra pilis crassis simplicibus obscure cinereis vittas duas latas desi-
gnantibus notatus, area oculorum nigra. Abdomen oblongum supra
nigro-violaceum, lineis transversis albido-pilosis 5-6 sinuosis et arcuatis
utrinque latis in medio tenuioribus et valde angulosis decoratum, infra
pallide fusco-testaceum flavescenti-pilosum. Chelæ partes oris sternum
pedesque lurida pilis plumosis flavis ornata, tibiis metatarsisque posticis
lusco-annulatis. Tibiæ metatarsique 1 et 11 infra aculeis longis et gracili-
bus 2-2 armati. Pedes postici longe et numerosissime aculeati. Patellæ
aculeis dorsalibus binis, tibiæ aculeo dorsali unico armatæ. Area vulvæ
fusca postice foveis binis profundis et rotundatis notata. — Congo :
Landana (L. Petit).
NT CII—
DESCRIPTIONS
DE
CHENILLES DE MICROLÉPIDOPTÈRES
INÉDITES OU PEU CONNUES
Par M. CLEMENT LAFAURY.
Séance du 11 novembre 1885.
A. CrAMBUS (F.) INQUINATELLUS (Schiff.) — Long. 19 mill. — Cylin-
drique, amincie postérieurement, lourde, épaisse, d’un gris jaunâtre
dessus et dessous.
Tête granuleuse, d'un noir luisant, faiblement éclairée de jaunâtre
dans son milieu en dessus.
Ecusson luisant, transparent, bien marqué, de la couleur du dessus,
ombré de noirâtre à ses bords latéraux et postérieurs, coupé au milieu,
par une faible éclaircie blanchâtre, ayant, à chacun de ses bords laté-
raux, un ou plusieurs petits points noirs et au milieu de son bord pos-
térieur deux autres points irréguliers (un de chaque côté de léclaircie
médiane). De plus, de chaque côté de cette éclaircie, et au-dessus de
ces deux derniers points, on en voit quatre autres plus petits (deux de
chaque côté de léclaircie) disposés en trapèze.
Trapézoïdaux très grands, formant autant de plaques cornées luisantes,
d'un gris foncé et mordorées. Ceux des 3° et 4° segments en ligne
transverse, arrondis suivis, sur chacun, d’une plaque longue de même
couleur, placée transversalement près des incisions. Ceux des à, 6, 7,
8 et 9° segments, disposés en trapèze, les antérieurs ronds, les posté-
rieurs d’un ovale irrégulier. Sur les 10 et 11° segments ils sont tous
ronds, placés en carré et sur le 42 ils sont plus petits et disposés en
trapèze.
Déssus du segment anal, de la couleur du fonds ne portant pas de
plaque cornée ; on y distingue seulement quelques petits points noirs
pourvus Chacun d’un poil et parmi eux les trois antérieurs sont plus
apparents et placés en triangle près de ce bord (.*.).
Latéraux très grands, de mêmes couleur et consistance que les trapé-
zoïidaux ayant la forme d’un triangle renversé.
Ann, Soc, ent. Fr. — Mars 1886.
398 C. LAFAURY.
Stigmataux allongés et de mêmes couleur et consistance que les pré-
cédents.
Tous ces points pourvus d'un poil noir de moyenne longueur.
Stigmates d’un noir intense, bien visibles.
Ventraux, sous les 5° et 6° segments, en ligne transverse, les médians
ronds, les externes un peu cunéiformes. Sous le 11° segment ils sont
tous d’égale dimension, sous le 42° ils sont plus petits, sous le 13° plus
petits encore. Enfin, plus bas que la ligne formée par ces derniers, on
voit un cinquième point isolé et de même dimension que les précédents.
Tous ces points sont plus faiblement cornés que ceux du dessus de la
chenille et d’une couleur moins foncée. Ils portent aussi, tra un
poil plus court que les premiers.
Pattes écailleuses noires, ayant à la base de leur premier article anté-
rieurement, un petit trait noir dirigé de bas en haut. — Membraneuses,
hautes. de la couleur du dessous à forte couronne large et noire. Anales
rapprochées et comme jointes quand la chenille marche. — Sur les
mamelons de toutes les pattes on voit deux ou trois petites plaques cor-
nées comme les points ordinaires, l’une d'elles plus grandes que les
autres et ronde.
Deux chenilles trouvées le 28 avril 4883 en épluchant un iapis de
mousses (Hypnum).
Chacune avait relié autour d'elle Les brins voisins par quelques très
fines soies filées sans symétrie. En captivité, elles n’ont quitté ce frêle
abri que lorsque la nourriture leur à manqué ou n’a plus été à leur con-
venance. Lorsque la nourriture était renouvelée elles s’installaient dans
la mousse fraiche et s’empressaient de relier autour d'elles les tiges
voisines, Cette chenille mange très peu ; aussi est-elle lente à se déve-
lopper.
Le k mai, elles ont filé leur coque au milieu de la mousse. Elle est
ovoïde d’un tissu solide, blanc, assez serré et recouverte à l'extérieur
de fragments de mousse. Ce n’est que le 4° août qu’elles s’y sont trans-
formées. Le 4° septembre suivant a eu lieu Péclosion.
Chrysalide d’un roux clair et luisant avec l'enveloppe des ailes plus
claire et son extrémité d’un noir roussâtre, terminée en pointe obtuse
et portant à son dernier segment quatre poils courts et droits placés en
ligne transverse (| | | |).
2. EriscuniA (Hb.) BolSDuvALIELLA (Guénée, 1845). — Farrella (Curt..
1850). — Lafauryella (Constant, 1865) (1).— Long. $ mill. Dessus d’un
(4) Voir Revision of the British Species of Phycitidae et Galleridae by. Em.-L.
Ragonot, p. 1x et xx.
Chenilles de Microlepidopteres. 399
roux légèrement verdâtre avec la région dorsale un peu plus joncée,
ayant de chaque côté trois ou quatre fines lignes vagues un peu rou-
seàtres. Ces lignes très confuses et entrecoupées aux incisions. Dessous
d’un vert jaunâtre plus gai que le dessus.
Dans le jeune âge, elle est d’un vert plus clair en dessus, avec les
lignes confuses, dont j'ai parlé, marquées en vert plus foncé. Alors comme
dans un âge plus avancé, le dessous est toujours d’une couleur plus gaie
que le dessus.
Tête aplatie, d’un roux clair luisant, à moitié recouverte par le 2°
segment; labre et pièces de la bouche d’un roux noirâtre tranchant avec
la couleur de la tête. Ocelles très grands, noirs.
Ecusson grand, entier, luisant, de même couleur mais plus pale que
la tête, mal arrêté dans ses contours, coupé en ligne droite à son bord
antérieur, demi-circulaire latéralement et postérieurement. Chez certains
individus, on remarque, de chaque côté, sur le bord de lécusson, et
au-dessus du 4° stigmate, un point noir plus gros que lui; sur trois
individus dont je me sers pour ma description, deux sont dans ce cas.
Trapézoïdaux de la couleur du dessus, peu apparents, et portant,
chacun, un poil blanc, luisant et courbé vers la région dorsale.
Stigmates noirs, bien visibles, les deux premiers plus grands que tous
les autres; les deux postérieurs plus petits que les précédents, les inter-
médiaires égaux entre eux, plus petits que les quatre ci-dessus.
Pas de plaque anale cornée, le clapet ne portant que quelques poils
courts infléchis en arrière.
Pattes antérieures d’un vert blanchâtre luisant, membraneuses courtes
et de la couleur du dessous.
Cette chenille parait vivre, sur le littoral de notre golfe de Gascogne,
exclusivement dans les gousses des Légumineuses. Le 12 août 1880, je
la trouvais à Vieux-Boucau dans celle de l’'Ononis arvensis ; elle me
donna son papillon le 12 septembre. Depuis cette époque, je l'ai retrouvée
en abondance à Capbreton, dans les gousses du Lotus, variété crassi-
folius, et en septembre dernier je la rencontrais dans celles de l’Astra-
galus bayonnensis.
Comme c’est surtout dans les gousses de Lotus qu’elle vit, j'ai pu, en
l’y cherchant, observer bien des fois que chaque œuf est déposé, par la
femelle, sous la dent supérieure du calice. La jeune chenille pénètre à
cet endroit dans la gousse, pour en manger les graines, et avance, en
les dévorant, jusqu'à l’autre bout. Obligée alors de la quitter, elle
attaque la gousse la plus voisine, mais cette fois en y pénétrant par
l'extrémité opposée qui esi presque toujours en contact avec le sable.
400 C. LAFAURY.
Elle profite de ceite circonstance pour réunir contre le bout de la gousse
quelques grains de sable qui la dissimulent à ses ennemis en attendant
qu’elle ait pu gagner l’intérieur.
Des chenilles trouvées le 12 juillet, se sont métamorphosées le 48
dans une coque de soie, ovoide, d’un tissu fin et d’un blanc pur, recou-
verte de grains de sable. Les papillons sont éclos les 44 et 46 août.
Chrysalide de 5 mill. de longueur, d’un roux clair, luisante, terminée
en pointe obtuse et ne présentant, à son extrémité, aucune trace de
pointes, d’épines, ni de poils.
Les chenilles trouvées en septembre dernier dans les gousses de l’As-
tragalus ont filé leur coque à la fin de même mois, mais elles n’y subi-
ront probablement leur métamorphose qu’au printemps, pour éclore en
mai prochain.
3. ACROBASIS (Z.) FALLOUELLA (Rag.) (4). — Long. 12 mill.— Lourde,
sensiblement amincie postérieurement avec les segments ridés en tra-
Vers.
Tête globuleuse, grosse, luisante, d’un roux clair, parsemée en
dessus de petites et faibles taches, d’un roux plus foncé, disposées
sans ordre, ayant, à l'avant, quatre points noirs dont deux assez gros
et, plus bas que ces derniers, deux autres plus petits, et plus rappro-
chés entre eux (*..”). Ocelles noirs grands, bien visibles. En arrière de
chacun d’eux existe une tache d’un roux noirâtre grande. Mandibules
d’un roux noirâtre.
Ecusson grand, un peu luisant, occupant tout le dessus du 2 seg-
ment, très faiblement partagé par une fine éclaircie jaunâtre, d’un roux
clair, parsemé de petits points noirs de différentes grosseurs. Les plus
apparents placés ainsi qu'il suit : quatre près du bord antérieur presque
en ligne droite, les deux médians rapprochés entre eux. Deux autres
au-dessous des deux extrêmes, plus petits qu'eux (*.**."). Quatre où
cinq points à chaque bout de lécusson, dont un (le plus bas), plus
gros que les autres. Immédiatement au-dessous de ce dernier, on en
voit un autre, touchant le bout de l’écusson et suivi, en arrière, du 1°
stigmate. Enfin, au milieu du bord postérieur de l’écusson, on distingue,
de chaque côté de l’éclaireie médiane, un semblant de trait oblique noir
qui est formé par la réunion de plusieurs petits points noirs.
Dessus mat, de couleur rouille avec la région dorsale très faiblement
verdâtre, ayant une vasculaire fine, deux sous-dorsales et deux autres
lignes plus larges et plus lumineuses sur la région stigmatale. Ces der-
(1) Voir Ann. Soc. ent. Fr., 1872, Bull., p. XLVI-XLvHI.
Chenilles de Microlépidoptères. 01
nières, rapprochées entre elles. Toutes ces lignes de couleur rouille, plus
foncées que le fonds et un peu rougeâtre. Dessous plus pâle. Les trois
derniers segments plus fortement lavés de roux tant en dessus qu’en
dessous.
Troisième segment ayant les points latéraux très grands comparati-
vement à ceux des autres segments, blancs, fortement bordés de noir
aux bords externe et postérieur et paraissant un peu en relief. L’incision
de ce segment et du suivant, noirâtre sur la région dorsale.
Trapézoïdaux noirs, petits, bien visibles. Latéraux depuis le 4° seg-
ment et stigmataux comme les précédents, portant, comme eux, un
fin poil blanchâtre, luisant, assez long.
Stigmates du 42° segment bien visibles de la couleur du fonds, très
finement cerclés de noir. Intermédiaires très petits de la couleur des
précédents.
Pas de plaque anale, le dessus du clapet parsemé d’une fine ponctua-
tion noirâtre.
Pattes écailleuses luisantes, de la couleur du dessous avec leurs cro-
chets roux et annelées de noir à la base de leur premier article. Mem-
braneuses intermédiaires et anales de la couleur du dessous avec leurs
couronnes ferrugineuses.
J'ai trouvé cette chenille le 4° juin 488% sur le chêne.
Elle se tient à la naissance des jeunes pousses de l’année et vit à la
manière de Consociella dans un tube contourné assez résistant, fait de
fine soie et recouvert de crottes et de rognures de la feuille. Ce tube,
d’abord très mince et court, est prolongé et élargi à mesure que la
chenille grandit. C’est dans la partie la plus large qu’elle se tient et
de là qu’elle attaque les feuilles entre lesquelles elle est établie en ayant
toujours soin de respecter leur pellicule extérieure. Toutefois, au lieu
de les réunir en gros paquets chiffonnés comme Consociellu, la chenille
de Fallouella les relie ordinairement à plat. Sa métamorphosée a lieu vers
le 24 juin et le papillon éclot un mois après.
&. HeTeroGrAPHIS (Ragonot) (4) LAFAURYELLA (Ragonot) (2). — Long.
10 mill. — Longue, ridée, avec les 2°, 3, 4° segments beaucoup plus
larges que les suivants, amincie graduellement depuis le 4° jusqu’au
segment anal, d’un jaune légèrement verdâtre à sa partie antérieure et
(4) Voir Revision of the British Species of Phycitidæ and Galleridae by. Em.-L.
Ragonot, p. xy.
(2) Voir Ann. Soc. ent. Fr., 1879, Bull., p. czv.
(1885) 26
402 C. LAFAURY.
Jun jaunâtre un peu roux sur les derniers segments tant en dessus
qu’en dessous.
Tête très petite presque entièrement cachée sous le 2 segment,
aplatie, d’un vert jaunâtre un peu luisant. Ocelles noirs grands; pièces
de la bouche d’un roux noirâtre.
Ecusson grand, beaucoup plus large que la tête, d’un vert jaunâtre
mat comme le dessus, peu corné, finement chagriné et recouvrant les
deux tiers de la tête quand la chenille marche. Près de chaque bout et
un peu en arrière, on distingue la première paire de stigmates, grands,
jaunûtres.
Vasculaire ei sous-dorsales très fines, sinueuses rougeâtres et peu
apparentes.
Trapézoïdaux et stigmataux invisibles, le poil qu’ils portent paraissant
seul ; il est très fin, court et blanchâtre.
Pas de plaque anale cornée, le dessus du clapet anal de la couleur de
l'écusson.
Stigmates jaunâtres.
Pattes écailleuses grêles, d'un vert jaunâtre comme le dessous avec
leurs crochets d’un ferrugineux noirâtre. Membraneuses très courtes,
minces, un peu plus verdâtres que le dessous avec leurs couronnes
ferrugineuses, anales un peu plus robustes et de la couleur des précé-
dentes.
Je trouve cette chenille à Capbreton, sous les Astragalus bayonnensis
qui croissent sur les parties les plus dénuées de nos dunes. Elle se tient
dans un tuyau de fine soie recouvert de grains de sable, ayant environ
3 centimètres de longueur et rampant sur le sol ou enterré à une faible
profondeur. L’un de ses bouts est fixé au-dessous des feuilles d’Astra-
galus, qu’elle attaque en respectant la pellicule supérieure. Cette dernière
prend alors une teinte blanchâtre qui fait découvrir la chenille. A
l'exemple de la chenille d’Iignellu, celle-ci fait à son tuyau de nom-
breuses bifurcations, surtout dans le jeune âge. Elle est d’une éducation
fort difficile et parmi les centaines de chenilles à toute taille que je rap-
porte chaque fois que je visite les bords de la mer, je n’ai pu avoir,
jusqu’à présent, qu'une seule éclosion en 14877. Les chenilles que j'avais
recueillies le 18 juillet, cessèrent de manger aussitôt arrivées chez moi,
et l’une d’elles me donna son papillon le 10 août suivant.
Au milieu du sable et des débris de plantes contenus dans la boîte
d'éducation, je n’ai pas pu retrouver sa coque, que je ne puis par consé-
quent décrire, pas plus que sa chrysalide.
Cetie espèce, comme bien d’autres qui habitent notre littoral, doit se
Chenilles de Microlépidopteres. 103
montrer d’une facon non interrompue pendant toute la belle saison.
J'ai pris en 4883 un individu de cette espèce le 12 juillet pendant que
les pieds d’Astragalus étaient dévorés par sa chenille à toutes les tailles.
Cette année, j'en ai pris le 26 août, un autre individu, et ce même jour,
je récoltais abondamment la chenille à toute sa taille tout en constatant
que de nombreux tuyaux étaient habités par d’autres qui avaient à
peine 2 à 3 mill. de longueur.
5. Torrrix (Tr.) DuMETANA (Tr.). — Long. 20 mill. — Dessus d’un
vert sombre avec deux sous-dorsales, blanchâtres, vagues. Région dor-
sale d’un vert plus intense que la région stigmatale, laquelie est faible-
ment éclairée de blanchâtre.
Dessous d’un vert clair.
Tête aplatie, luisante, d’un roux verdâtre clair. Ocelles noirs, petits,
suivis, en arrière, d'un petit point noir recouvert par la partie anté-
rieure du 2 segment, quand la chenille retire sa tête.
Mandibules d’un roux plus foncé que la tête.
Ecusson luisant, peu corné, transparent, assez vaguement arrêté dans
ses contours, d’un vert jaunâtre.
Trapézoïidaux blancs, bien visibles. Latéraux et stigmataux de la cou-
leur du fonds surmontés, les uns et les autres, d’un fin poil blanc, raide
et court.
Pas de plaque anale; lextrémité du clapet un peu plus luisante et
la partie antérieure de ce dernier segment parsemée de quelques stries
noirâtres assez confuses.
Pattes écailleuses d’un blanc jaunâtre pâle, un peu transparentes,
membraneuses de la couleur du dessous.
Jusqu'à présent, je nai trouvé cette chenille que sur les Labiées et les
Antirrhinées vers la fin mai. Mentha aquatica et rotundifolia, Teucrium
scorodonia et Scrophularia aquatica lui conviennent, mais c’est sur
cette dernière plante que je la trouve le plus souvent.
Elle s'établit en dessous de la feuille dont elle roule, en long, l’un des
bords et retient la partie roulée au milieu par quelques fines soies. Se
métamorphose sous ce conduit qu'elle tapisse préalablement de fines
soies peu serrées, vers le 42 juin L’éclosion a lieu vers le 28 juillet.
Chrysalide trapue, d’un roux noirâtre avec son extrémité luisante.
Pointe anale en forme de spatule et portant, à son extrémité, 3 ou 4 fins
poils raides. — Enveloppe de la tête et des ailes, courte par rapport à
la longueur de la chrysalide et d’un roux plus noirâtre que l'enveloppe
des segments.
40% C. LAFAURY.
6. PENTHINA (Tr.) LUGIVAGANA (Z.). — Long. 42 mill. — Noirûtre,
un peu luisante en dessus, plus pâle et plus roussâtre en dessous.
Tête aplatie, très luisante, rousse. Ocelles noirs suivis, en arrière,
d’un trait cunéiforme de même couleur. Pièces de la bouche, d’un roux
noirâtre.
Ecusson d’un roux noirâtre, éclairé de blanchâtre à son bord antérieur
et fortement ombré de noir latéralement et postérieurement, un peu
échancré à son milieu postérieur et coupé par une très fine éclaircie
jaunâtre à peine apparente.
Trapézoïdaux, latéraux et stigmataux de la couleur du dessus peu
apparents, paraissant brillants quand on regarde la chenille sous un
certain jour. Tous portant un fin poil roussâtre, luisant, assez long.
Stigmates peu apparents de la couleur du fond.
Plaque anale peu apparente, ovalaire, petite, d’un noir luisant, mal
dessinée dans ses contours et visible seulement à son bord antérieur, sa
partie postérieure étant de même couleur et consistance que le dessus
de la chenille.
Pattes écailleuses, luisantes, d’un noir faible, et annelées de roussâtre
lumeux. Membraneuses et anales de la couleur du dessous, ces der-
nières ayant à leur parement externe une petite plaque cornée, luisante
et peu visible, de la couleur de la chenille.
Vit vers la fin d'avril sur l’Helianthemum alyssoides.
Elle réunit par quelques soies les feuilles tendres du sommet et éta-
blit le long de la tige un faible conduit soyeux qu'elle recouvre à l’exté-
rieur de débris de feuilles sèches et de capsules ou de menues brindilles
qu’elle trouve à sa portée. Pendani le jour, elle se tient sous la plante et
se sert du cheminement dont je viens de parler, pour gagner, la nuit,
les feuilles du sommet dont elle se nourrit.
Parmi les chenilles que j'ai élevées, en captivité, une a filé sa coque
à fleur de terre, le 23 avril, et m’a donné son papillon le 30 mai.
Coque ovoide, d’un tissu mou et recouverte de grains de sable.
Chrysalide d’un roux luisant avec la pointe anale aplatie et tronquée.
A son sommet, on distingue, à l’aide d’un grossissement suffisant,
quatre petits poils raides et courts, dont les deux du milieu sont très
rapprochés et droits et les deux des extrémités divergents. A la base de
cette pointe on en aperçoit aussi deux autres (un de chaque côté) diver-
gents.
7. PENTHINA (Tr.) ACHATANA (F.). — Long. 42 mill. — D'un noirâtre
fumeux en dessus et d’un noir faiblement jaunâtre en dessous.
Chenilles de Microlépidoptères. 405
Tête luisante, noire; labre et mandibules d’un fumeux jaunâtre.
Ecusson grand, corné, d’un noir luisant, entier, emboîtant la tête, qui
n’est pas bombée sur les calottes comme celle de M. suavella à laquelle
elle ressemble.
Trapézoïdaux, latéraux et stigmataux bien visibles, d’un gris luisant,
portant chacun un poil blanc, raide et court, mais bien apparent.
Plaque anale noire, paraissant un peu cornée à certains endroits, mal
dessinée dans ses contours.
Pattes antérieures d’un noir luisant, membraneuses, intermédiaires un
peu plus jaunâtres que le dessous, ainsi que les anales qui n’ont pas de
plaque cornée à leur côté externe.
Trouvée dans la partie basse de nos haies de Crataequs oxyacantha, le
30 avril 1882. Elle s’entoure de quelques feuilles sèches retenues
ensemble par quelques soies et attachées à l’aisselle d’une petite branche
sur laquelle elles sont appliquées. Mange les feuilles fraîches qui l’en-
tourent sans avoir besoin de quitter son abri.
Métamorphosée le 48 mai dans l’une des extrémités après avoir ren-
forcé l’intérieur d’un fin tissu soyeux et recouvert l'extérieur des feuilles
sèches ou vertes qui étaient à sa portée. La petite coque ainsi bâtie est
d’un ovale allongé.
Chrysalide d’un noir fumeux, peu luisante, plus éclairée de jaunâtre
sur les segments, terminée en pointe arrondie et portant au bout anal
six poils (trois de chaque côté), courts, divergents, d’inégales longueurs,
dont les quatre médians sont recourbés en crochet à leur extrémité. Sur
la région dorsale des quatre derniers segments, on aperçoit une rangée
iransverse de petites éminences, peu visibles, et sur les côtés, de tous
les segments, quelques rares poils blanchâtres, très courts et peu appa-
rents.
L’insecte parfait est éclos le 7 juin.
8. Eupemis (Hb.) HeLICHRYSANA (Ragonot) (1).— Long. 40 mill, —Un
peu luisante et d’un joli vert d'herbe tant en dessus qu’en dessous, lors-
qu’elle est parvenve au terme de sa croissance, mais d’un vert grisâtre
dessus et dessous lorsqu'elle est à un âge moins avancé.
Tête petite, d’un noir luisant où faiblement éclaircie de roussâtre dans
sa partie médiane.
Ecusson d’un noir luisant comme la tête, coupé au milieu par une
très fine éclaircie roussâtre à peine apparente chez certains individus;
ayant, près de chaque bout, deux petites plaques cornées de même
(4) Voir Ann. Soc. ent. Fr., 1879, Bull., p. cxxx1r.
406 C. LAFAURY.
couleur que lui et placées l’une au-dessus de l’autre. Ces deux plaques
paraissent plus claires quand la chenille est jeune et l’éclaircie qui par-
tage l’écusson est alors plus large.
Trapézoïdaux, latéraux et stigmataux noirs, fins, placés sur un espace
un peu plus clair que le fond et plus luisant que lui, portant chacun
un poil blanchâtre très court.
Stigmates très peu visibles, de la couleur du fonds.
Pas de plaque anale, le clapet plus roussâtre que le dessus et marqué
à sa partie antérieure d’un faible pointillé noirâtre.
Pattes écailleuses noires, d’un vert blanchâtre, — et à crochets roux
dans le jeune âge, — cerclées, à la base de leur premier article, de deux
lignes noires en forme de parenthèse renversée [TT]. Intermédiaires
très petites de la couleur du dessous et marquées du côté externe, près
de leurs couronnes, de deux petits traits noirs transverses qui manquent
dans beaucoup d'individus. Anales plus jaunâtres que les précédentes.
Abondante à Capbreton, sur lHelichrysum stoechas. Groupe autour
d’elle les fleurs de 3 ou 4 tiges, qu’elle maintient dans cette position par
quelques soies. Au milieu du paquet ainsi formé, et qui est quelquelois
assez gros, elle construit un tuyau de soie blanche qui lui permet d’atia-
quer tous les involucres dont elle mange les graines. Elle se montre du
45 juin au 45 juillet, mais surtout à cette dernière époque, lorsqu'une
partie des plantes est en graines.
Sa transformation s’opère de la fin juin à la fin juillet et les insectes
parfaits éclosent quinze jours après.
9. Eccopsis (Z.) LATIFASCIANA (Hw.).— Long. 8 mill.— Luisante, d’un
jaune sale dessus et dessous, paraissant lavée de noir verdâtre sur cer-
taines parties du canal alimentaire, à cause de la transparence de sa
peau qui permet de distinguer la couleur des aliments.
Tête globuleuse, luisante, d’un noir intense tant en dessus qu’en des-
SOUS.
Ecusson entier ou très faiblement traversé, dans son milieu, par une
éclaircie roussâtre à peine visible à sa partie postérieure qui est faible-
ment échancrée; ayant près de chaque bout deux petites plaques cor-
nées, à peine apparentes, placées l’une au-dessus de l’autre.
Trapézoïdaux, latéraux et stigmataux de la couleur du dessus, por-
tant, chacun, un poil fauve, raide, très fin et très court.
Stigmates invisibles.
Plaque anale assez grande, bien arrêtée dans ses contours, convexement
à sa partie antérieure et en demi-ovale latéralement et postérieurement ;
Chenilles de Microlépidopteres. 407
luisante, éclairée de roussâtre sur cette dernière partie, ou d’un roux
noirâtre unilorme; paraissant traversée par une petite ride transverse
au bas de laquelle se voient plusieurs poils plus longs que ceux qui sur-
montent des points ordinaires et couchés en arrière.
Pattes écailleuses noirâtres, luisantes, annelées de jaunâtre pâle aux
mcisions de chaque article et fortement cerclées de noir intérieurement
à la base de leur premier article. Membraneuses grêles, de la couleur
du dessous. Anales ayant à leur côté externe une petite plaque cornée,
d’une teinte un peu plus faible que celle de la plaque.
Passe sa vie sous les petites plaques d’Hepaticus qui croissent sur le
ironc des arbres et arbustes à écorces lisses tels que frèênes, lilas,
troënes, etc. On l’y trouve dans les premiers jours de mai.
Comme j'en ai mutilé un bon nombre avant de m’en procurer une
seule vivante, je crois utile, afin d’en faciliter la recherche à mes col-
lègues, de dire qu'aucun indice extérieur ne trahit la présence de la
chenille sous les Cryptogames en question et que pour la capturer on
doit, avec la pointe d’un couteau, manié de la main droite, soulever
l’un des bords de la plaque d’'Hépatique; dès qu’on peut la saisir de la
main gauche, on la soulève doucement pendant qu'avec le couteau on
coupe les filaments qui tiennent à l’écorce de l’arbre. Quand la plaque
entière est enlevée, on distingue bien vite, en dessous, le petit tuyau de
2 centimètres environ de longueur dans lequel se tient la chenille. Il est
fait d’un tissu fin, serré, de fine soie blanche et recouvert de rognures
empruntées tant à l’écorce de larbre qu'aux débris d'Hépatique.
Sa métamorphose s'opère à l’une des extrémités du tuyau, préalable-
ment renforcé à l’intérieur, mais je ne puis déterminer l’époque à
laquelle elle s'opère n’ayant pas voulu déranger mes chenilles pendant
leur éducation.
L’éclosion a lieu du 40 au 45 juillet.
Chrysalide allongée, terminée en pointe, d’un roux luisant avec
l'enveloppe de la tête, du dos et des ailes un peu plus foncée. La région
dorsale de chaque segment porte une double rangée de très petites épines
couchées vers sa pointe et celles du dos, plus grandes que les latérales,
portent chacune un poil court. Son extrémité est pourvue, en outre, de
6 ou 7 poils droits, fins ayant leur extrémité courbée en crochet en
dessus.
10. GRAPHOLITHA (Tr.) PRUNIVORANA (Ragonot) (4). — Long. 12 mill.
(1) Voir Ann. Soc. ent. Fr., 1879, Bull., p. cxXxxXI1 et CxxXXHIE.
408 C. LAFAURY.
— Cylindrique, lourde, faiblement rosée en dessus et d’un blanc sale ou
peu jaunâtre en dessous.
Tête globuleuse, d’un roux luisant. Mandibules et labre d’un roux
noirâtre. Ocelles noirs, suivis en arrière, chacun, d’un point ou tache
de même couleur. Ces deux points reliés entre eux par une ligne noire,
large, bordant toute la partie postérieure de la tête.
Écusson, un peu plus large et plus pâle qu’elle, peu cornée, transpa-
rent, laissant voir, à travers sa partie antérieure, la partie postérieure
de la tête qu’il recouvre ; partagé dans son milieu par une fine éclaircie
jaunûtre.
Stigmates noirs, petits.
Trapézoïdaux, latéraux et stigmataux, d’un ardoise clair, grands, bien
visibles, portant chacun un poil blanchâtre, raide et très court.
Plaque anale grande, bien cornée, un peu chagrinée, coupée en ligne
droite à son bord antérieur en demi-cercle latéralement et postérieure-
ment, d’un roux noirâtre plus foncé à l'avant et sur les bords que dans
son milieu. Cette plaque précédée, sur le même segment, d’une seconde,
allongée, placée en travers, de même couleur qu’elle et un peu élargie à
chacun de ses bords, sur le milieu de sa longueur.
Pattes écailleuses et membraneuses de la couleur du dessous, les
anales ayant à leur parement externe une plaque cornée noirâtre placée
en travers contre le bord du clapet. Ces deux plaques ne sont pas tou-
jours bien visibles.
Cette chenille vit dans l'intérieur des prunes, sur lesquelles sa pré-
sence produit une maturité précoce qui occasionne la chute des fruits
habités par elle. La femelle de cette espèce pond près du pédoncule; la
chenille sitôt sortie de l’œuf penètre dans le fruit, s’en nourrit, en se
tenant toujours dans le voisinsge du noyau et elle ne le quitte que pour
subir sa métamorphose qui a lieu sous les écorces à l'exemple de la
Carpocapsa pomonana L.
À l’approche de sa transformation, elle devient entièrement rouge, sa
tête est alors noire; les points ordinaires prennent la couleur du fonds ;
la plaque anale devient plus claire, moins apparente, et la plaque trans-
verse, qui est au-dessus de la précédente, disparaît presque complète-
ment.
J'avais élevé cette espèce en 1877, mais ne prévoyant pas que la
métamorphose dût s’opérer sous les écorces, je ne pus obtenir leur
chrysalidation, et toutes moururent. Le 8 juillet 1878, j'en élevai de
nouveau quelques-unes et cette fois j’eus une éclosion le 14 août. La
métamorphose s'était opérée le 10 juillet.
Chenilles de Microlépidopteres. 109
A1. GrarnoniTHA (Tr.) LirrorANA (Constant) (4). — Long. 45 mill.
— D'un jaune d’ambre dessus et dessous. Tête petite, luisante, d’un
brun roussâtre. Pièces de la bouche noirâtres. Ocelles noirs, suivis en
arrière, de chaque côté, d’un point de cette même couleur.
Ecusson de la même teinte que le dessus, luisant, transparent, plus
large que la tête et parsemé de faibles atomes noirâtres.
Trapézoïdaux, latéraux et stigmataux, petits, noirs, surmontés chacun
d’un poil blanchâtre court. Souvent ces points sont de la couleur du
dessus et difficiles alors à apercevoir.
Pas de plaque cornée sur le segment anal.
Pattes antérieures noirâtres, finement cerclées de noir à la base de
leur premier article, si ce n’est en dehors. Membraneuses de la couleur
du dessous avec leur couronne un peu plus foncée.
Excessivement abondante sur l'Euphorbia paralias pendant toute la
belle saison. Elle se tient soit le long des jeunes pousses soit au milieu
des capsules. Dans le premier cas, elle colle plusieurs feuilles le long
de la tige et mordille çà et là leur surface interne. Dans le second cas,
elle réunit plusieurs capsules autour d'elle et se nourrit des feuilles et
des bractées qui l'entourent. Sa transformation s’opère dans une bractée
ou une feuille voisine dont elle tapisse l’intérieur de fine soie après l'avoir
repliée sur elle-même.
Chrysalide allongée, d’un roux clair luisant et uniforme, ayant sur la
région dorsale de chaque segment une double rangée transverse de
très courtes épines infléchies vers la pointe. Son extrémité est terminée
par à ou 6 épines semblables, mais plus courtes encore que les précé-
dentes, droites et,au milieu d'elles, on distingue deux poils blancs plus
longs.
Des chenilles rapportées de Capbreton le 48 juillet se sont métamor-
phosées vers la fin du mois et m'ont donné leurs papillons du 9 au
17 septembre.
Cette espèce paraît propre au bord de la mer, et je n’ai jamais trouvé
sa chenille que sur l’Euphorbia paralias, bien que d’autres plantes de
ce genre soient fort communes dans nos contrées.
42. TINEA (Z.) FuLiGINosELLA (Z.). — Long. 10 mill. — Longue, et
d’un blanc jaunâtre sale dessus et dessous, plus fortement lavée de noi-
râtre sur les segments antérieurs et ayant un aspect luisant à cause des
nombreuses taches cornées dont il va être parlé.
Tête aplatie, rougeâtre avec la partie antérieure plus foncée.
(1) Voir Ann. Soc, ent. Fr., 1865, 2e trim., p. 190,
410 C. LAFAURY.
Ecusson bien corné, d’un noir luisant, biconcave à son bord anté-
rieur, demi-circulaire postérieurement, et coupé, dans son milieu, par
une étroite et faible éclaircie de la couleur du fond, à peine visible.
Près de chaque bout, on remarque trois petites plaques cornées d’un
ardoisé luisant.
3° et 4° seoments ayant, chacun sur la région dorsale deux plaques
cornées d’un ardoisé luisant; la première très petite allongée et placée
près de leur bord antérieur et la seconde de forme presque carrée très
grande placée plus bas que la première.
D, 6, 7, 8, 9, 10, 11 et 12° segments ayant, aussi sur la même région,
deux plaques de même couleur et consistance que les précédentes,
placées transversalement sur chacun d’eux. Ces plaques ont la forme
approchant d’un ovale qui serait séparé en deux suivant son grand axe
par une éclaircie de la couleur du fonds et l’antérieure est un peu plus
grande que la postérieure.
Plaque anale grande, ronde, d’un roux noirâtre, luisante, pas aussi
cornée que l’écusson et paraissant coupée en deux iransversalement par
une ligne claire. La portion antérieure petite, et la postérieure beaucoup
plus grande.
Latéraux et stigmataux bien visibles, formant sur chaque côté de la
chenille un semis de petites plaques, luisantes, cornées et rondes de
même couleur et de même consistance que les plaques trapézoïdales. Ces
dernières portent, chacune, sur les points trapézoïdaux, que ces plaques
empêchent de bien distinguer, un poil très fin, assez long, roussâtre et
luisant.
Les latéraux et stigmataux en portent chacun un semblable.
Pattes antérieures transparentes, d’un ferrugineux très pâle, membra-
neuses de la couleur du dessous avec leur couronnne ferrugineuse.
Cette chenille vit en février et mars, dans les feuillets des écorces du
Pinus maritima, y creuse de nombreuses galeries sans jamais atteindre
l’aubier. Elle subit sa métamorphose dans l’une des galeries et quelque-
fois assez loin de son trou de sortie, qu’elle a toujours le soin d’operculer
soigneusement.
L’insecte parfait se montre du 4° au 20 juin.
13. TINEA (Z.) FLAVESCENTELLA (Hw.). — Long. 6 mill. — D'un
blanc luisant tant en dessus qu’en dessous.
Tête globuleuse, d’un noir intense, luisante.
Ecusson aussi d’un noir brillant, nettement séparé de la tête par un
petit intervalle de la couleur du dessus; coupé en ligne droite à son
Chenilles de Microlépidoptères. BA
bord antérieur demi-circulaire postérieurement et partagé, dans le
milieu de sa longueur, par une éclaircie très nettement marquée, de la
couleur du dessus. Près de chaque bout on aperçoit une plaque cornée,
triangulaire, d’un même noir luisant que l’écusson.
Trapézoïdaux, latéraux et stigmataux non visibles, le poil qui est
implanté sur chacun d’eux, à peine apparent, court, fin et blanc.
Stigmates invisibles.
Pattes antérieures blanches et luisantes; membraneuses, à peine appa-
rentes et ayant leurs couronnes jaunâtres.
Pas de plaque anale.
Fourreau comme celui de Pellionellu, un peu plus grand et plus
chargé à l'extérieur de poils laineux et de très menus débris de l’étoffe
sur laquelle a vécu la chenille.
J'ai trouvé quelques fourreaux de cette espèce, sur une vieille étoffe
de laine le 7 octobre. Ils se fixèrent trois jours après et les papillons
naquirent du 20 au 24 juin de l’année suivante.
Outre les différences qui existent entre cette chenille et celle du Pellio-
nellu, la vie évolutive de ces deux espèces est différente. Flavescentellu
passe l'hiver dans son fourreau fixé, tandis que Pellionella (dont j'ai
trouvé la chenille en grand nombre sur un vieux tapis de selle le 7 mars
et que j'ai élevée en même temps que la première) continue à manger
pendant tout l’hiver et ne fixe son fourreau que vers la fin de mars,
pour se montrer à l’étai parfait du 28 juin au 5 juillet de la même
année.
44, DepressarIA (Hw.) BADIELLA (Hb.). — Long. 17 mill. — Dessus
d’un rouge vineux ; dessous plus pâle.
Tête rougeûtre, luisante; ocelles noirs, suivis, en arrière, de chaque
côté, d’une tache cunéiforme de même couleur. Labre noir. Palpes rous-
saires.
Ecusson noir, luisant, faiblement éclairé de jaunâtre, dans son milieu,
et partagé par une éclaircie jaunâtre très nette. Près de chaque bout
existent deux petites plaques cornées noires, luisantes, ovales et placées
l’une au-dessus de Pautre; le 1 stigmate se voit en arrière de la supé-
rieure.
Trapézoïdaux et stigmataux noirs, entourés d’une faible éclaircie jau-
nâtre, bien visibles et pourvus chacun d’un poil noir. Latéraux de
même couleur, ainsi que les ventraux qui sont bien visibles surtout aux
»° et 6° segments.
Stigmates noirs, très petits.
419 C. LAFAURY.
Plaque anale grande, noire, luisante, nettement dessinée, occupant
tout le dessus du clapet et ayant la forme d’une demi-circonférence-
Près de son bord antérieure existe une seconde plaque cornée étroite
allongée, placée transversalement et dont les bouts sont arrondis.
Pattes écailleuses annelées de noir et de roussâtre, entourées d’une
ligne noire à la base de leur 4% article intérieurement et postérieure-
ment. Membraneuses de la couleur du dessous, cerclées de deux fines
lignes noires du côté externe. Anales aussi de la couleur äu dessous
avec une petite plaque cornée, noire, à leur parement externe.
J'ai découvert cette chenille à Capbreton sous la rosette radicale du
Hieracium prostratum, le 20 mai dernier, et je l'ai retrouvée à Saugnac
depuis, sous celle des Leontodon hispidum et Hypochaeris radicata au
commencement de juin.
Elle se tient sur la terre au-dessous des feuilles dans un faible conduit
de soie très lâche auquel elle fixe, extérieurement et au hasard, quelques
grains de terre mélangés à quelques débris de feuilles sèches. Attaque
sur son trajet les feuilles radicales en dessous, sans percer leur pellicule
supérieure. L’une de ces chenilles s’est chrysalidée le 4° juin à fleur de
terre dans une coque de 17 mill. de longueur, ovale, peu consistanfe et
recouverte de grains de sable. L’éclosion a eu lieu le 27 juin et s’est
continuée pour les autres chenilles jusqu’au 42 juillet.
Chrysalide de 10 mill. de couleur cuir, élargie jusqu’au 1% segment
abdominal, aplatie sur le dos, terminée en pointe obtuse et pourvue, à
son extrémité, de 4 ou à poils raides, très courts, de même couleur.
45. APLOTA (Steph.) PALPELLA (Hw.). — Long, 11 mill. — Cylin-
drique, mince, d’un jaune citron plus vif en dessous qu’en dessus, avec
la région dorsale d’un vineux plus ou moins sali de noirâtre et entre-
mêlée de jaunâtre. Cette teinte vineuse bien tranchée sur les 7, 8 et
9e segments où elle est moins entremêlée de jaunâtre que sur les 3, 4,
5, 6, 10, 44, 12-et 13°.
Région stigmatale vaguement tachée de vineux plus pâle que l’espace
dorsal, à part cependant sur les 3° et 4° segments, où ces taches sont
bien marquées.
Tête petite, globuleuse, d’un noir luisant dessus et dessous.
Écusson de même couleur, luisant, bien marqué, nettement arrêté
dans ses contours, faiblement échancré au milieu de son bord postérieur
et coupé par une très fine éclaircie jaunâtre.
Trapézoïdaux peu apparents, de la couleur de la région dorsale. Laté-
raux et stigmataux de la couleur du fonds, le poil qui surmonte les uns
et les autres d’une extrême finesse.
Chenilles de Microlepidopteres. LS
Plaque anale luisante, d’un roux noirâtre et médiocrement cornée.
Pattes antérieures transparentes, luisantes, blanchätres.
Membraneuses courtes et grêles de la couleur du dessous.
Cette chenille est lourde et vit sous la mousse qui tapisse le tronc de
nos vieux chênes. Elle confectionne un petit tuyau droit ou à plusieurs
ramifications et choisit ordinairement les anfractuosités des écorces pour
Py établir. Ce conduit est prolongé suivant ses besoins pour atteindre
les brins de mousse qu’elle choisit pour s’en nourrir. Il ne m’a pas été
possible de saisir exactement l’époque de sa métamorphose qu’elle subit
dans l’extrémité la plus large de son tuyau, après avoir operculé les
deux bouts de l’espace dont elle a besoin.
Chrysalide de 4 mill. de longueur, lisse, d’un roux jaunâtre clair avec
le segment anal plus rugueux ; ce dernier ayant, de chaque côté, près
de son bord antérieur une petite éminence latérale plus {apparente que
le reste de la granulation du segment. Les petites aspérités de ce seg-
ment retiennent, au moment de l’éclosion, la chrysalide aux très fines
soies dont la coque est tapissée à l’intérieur.
Chenille du 15 au 30 avril. Eclosion du 24 juin au 10 juillet.
16. CoLeopHoRA (Z.) NivEIcOSTELLA (Z.). — Long, 5 mil, — Tête
petite, aplatie, luisante et de couleur d'os. Ocelles noirs, bien visibles.
Ecusson luisant, peu corné, de même couleur que la tête, partagé en
deux par une faible éclaircie dorsale ; coupé en ligne droite à son bord
antérieur, demi-circulaire postérieurement et faiblement réticulé de fer-
rugineux, ayant près de chaque bout une grosse plaque noire, cornée,
luisante.
3, &, à, 6 et 7° segments, d’un vert jaunâtre clair et luisant en dessus,
plus jaunâtre en dessous. Le premier de ces segments présentant en
dessus et de chaque côté de son milieu, une plaque cornée noire lui-
sante ayant la forme d’un parallélogramme et placée obliquement par
rapport à l’axe longitudinal de la chenille, suivie d’une autre de même
couleur et consistance, mais ronde et placée sur la région latérale. Les
deux plaques dorsales, bien espacées entre elles, bien marquées à leur
bord postérieur et plus vaguement arrêtées à leur bord antérieur.
Le segment ayant aussi deux taches ou plaques dorsales noires, cor-
nées, rondes et luisantes, placées, une de chaque côté du milieu et plus
espacées que celles du précédent segment. Sur sa région latérale existe
aussi une autre plaque noire, Cornée, ronde et luisante de chaque côté.
8, 9, 40, 414, 12 et 13° segments, d’un orangé pâle et luisant en dessus
plus faible en dessous.
An C. LAFAURY.
Plaque anale noire, luisante, bien marquée précédée par un faible trait
corné linéaire et noir comme elle.
Trapézoïdaux et stigmataux invisibles, ainsi que le poil qui les sur-
monte.
Stigmates invisibles.
Pattes antérieures robustes, courtes, d’inégales longueurs de la cou-
leur du dessous, marquées à la base de leurs mamelons antérieure-
ment et postérieurement de deux traits noirs, courbes en forme de
parenthèse renversée (TZ). Membraneuses intermédiaires nulles, Îles
segments qui en sont ordinairement pourvus, paraissant un peu plus
saillants en dessous que les autres. Anales d’un roux noirâtre, petites
et rapprochées entre elles.
Vit sur Thymus serpyllum, dans un fourreau noir à extrémité un peu
rousse et ressemblant un peu à celui de Pyrrhulipennella. Paraît affec-
tionner les pieds de Thymus qui sont abrités par d’autres arbustes.
Espèce rare à Saugnac et difficile à élever. Jai trouvé quelquelois son
fourreau vers la fin mars. L’éclosion a eu lieu du 46 au 20 juillet.
47. CocropHoRA (Z.) ALBICOSTELLA (Dup.). — La chenille de cette
espèce a déjà été décrite par M. Stainton dans le Natural History of the
Tineina. Cet auteur dit que la chenille vit en août et septembre sur les
Ulex, et attache en octobre son fourreau à une épine. En avril, elle
recommence à marcher et peut-être à manger. À son complet dévelop-
pement en mai, elle fixe une dernière fois son fourreau pour y subir sa
métamorphose et éclot en juin.
D’après mes observations, et en tenant compte des différences résul-
tant du climat pour les époques désignées ci-dessus, c’est bien ainsi que
doit se comporter cette chenille, Je dis doit parce que je n'ai jamais
réussi à la mener à éclosion, faute, probablement, de lui avoir servi, à
temps, la nourriture supplémentaire, à son réveil du printemps.
Cette année, elle a été fort abondante à Saugnac et je l’ai trouvée
dans des conditions qui m’amènent à en parler aujourd’hui.
Le 40 juin dernier, en cherchant dans les gousses d’Ulex europeus
la chenille de la Grapholitha Micaceana (Constant), j y ai rencontré par
centaines la chenille de la Coleophora Albicostella S'y comportant comme
celle de la première, c’est-à-dire mangeant les graines.
Je fus surpris, d’abord, de voir, dans la gousse, cette chenille, mais je
pensai bientôt que, pendant le repas, elle avait dû laisser à lextérieur
son fourreau. Ce fut donc avec la plus grande attention que j'inspectais
les parties externes des gousses habitées, ainsi que les organes floraux
Chenilles de Microlepidopteres. me
desséchés et mème les parties voisines. Je ne réussis pas à trouver un
seul fourreau.
Afin de m'instruire sur cette anomalie, j’emportai 30 gousses dans
lesquelles étaient des chenilles qui me paraissaient à toute leur taille et
je les mis dans une boîte après m'être assuré qu’elles ne portaient aucun
fourreau à l’extérieur. Deux jours après, sept chenilles en étaient vêtues
et se promenaient dans la boîte, cherchant probablement quelque gousse
fraîche ; le jour suivant seize étaient habillées et le 4° jour presque
toutes étaient fixées au couvercle.
Ce fait me conduit à conclure que la chenille qui nous occupe vit à
nu dans les gousses d’Uleæ europeus et qu’elle ne construit pas de four-
reau dans le jeune âge. Elle ne se préoccupe du vêtement que quand
elle quitte la gousse. Ce travail, auquel j'ai assisté, ne lui coûte guère
ni temps ni peine; elle le taille, en quelques instants, à l'extrémité ou
au bord de la lèvre inférieure du calice.
18. CorEopHoRrA (Z.) SQuAMELLA (Constant) (1). — Long. 4 mill. —
Trapue, d’un roux jaunâtre uniforme dessus et dessous.
Tête petite aplatie, luisante, de même couleur ombrée de noiràtre
antérieurement et latéralement. Ocelles noirs.
Écusson entier, luisant, de la couleur de la tête, coupé en ligne droite
à son bord antérieur, demi-circulaire latéralement et postérieurement,
ayant près de chaque bout une petite plaque cornée, peu apparente et
de même couleur que lui.
3° segment portant, en dessus, près de son bord postérieur, une
plaque naviforme, d’un roux noirâtre, coupée, au milieu, par une faible
éclaircie de la couleur du dessus. Sur ce même segment et au-dessus
de la précédente plaque, on distingue, un peu confusément, deux autres
petites plaques cunéiformes distantes entre elles et opposées par leurs
pointes. Toutes les plaques de ce segment sont bien moins apparentes
que dans la plupart des chenilles de ce genre. De plus, sur chaque côté,
on voit une autre petite plaque semblable à celle qui est près du bout de
l’écusson.
4° segment n'ayant pas de plaques dorsales, les deux latérales existant
seules comme sur le æ,
Trapézoïdaux et stigmataux invisibles, les poils qu'ils portent très
courts, de la couleur du dessus et d’une extrême finesse.
Stigmates invisibles.
Plaque anale très grande, d’un noir luisant bien dessinée dans ses
(1) Voir Ann. Soc. ent. Fr., 1885, p. 6-7 pl. f, fig. 26.
416 C. LAFAURY.
contours, occupant tout ie dessus du clapet et ayant la forme d’une
demi-circonférence.
Pattes antérieures annelées de noirâire et de jaunâtre, membraneuses
très courtes de la couleur du dessous.
Chenille abondante en juillet et août à Capbreton et sur tout le littoral
sur le Lotus, variété crassifolius, quand la chenille mange encore. Mais
pour fixer son fourreau, elle choisit de préférence les tiges et feuilles
voisines de l’Arundo arenaria et de la Festuca sabulicola.
19. CoceornorA (Z.) ONONIDELLA (Mill.). — Long. 6 mill. — Courte,
trapue et un peu fusiforme, d’un noirâtre fumeux dans le jeune âge et
d’un rougeûtre vineux quand elle est à toute sa taille.
Tête très petite, d’un noir luisant avec les pièces de la bouche d’un
roux noirâtre ; recouverte à moitié par le 2 segment qui est bien plus
large qu'elle.
Ecusson grand, d’un noir luisant, partagé dans son milieu par une
éclaircie jaunâtre, coupé en ligne droite à son bord antérieur qui est blan-
châtre, et en demi-cercle postérieurement. :
3° segment, ayant sur la région dorsale et près de son imcision avec le
Le, deux taches ou plaques cunéiformes séparées par un faible intervalle
de la couleur du fonds. Au-dessus de ces deux taches, on distingue fai-
blement deux petites ombres allongées, fusiformes, noirâtres et espacées
entre elles. Ces taches ou ombres plus luisantes et mieux dessinées dans
le jeune âge.
Sur chaque côté du 2, 3 et 4° segments existe une petite plaque cornée
un peu luisante, noirâtre.
Trapézoïdaux et autres points ordinaires de la couleur du fonds et
surmontés, chacun, d’un poil très fin et très court blanchâtre.
Plaque anale noire, granuleuse, assez grande en forme de demi-cir-
conférence.
Pattes antérieures robustes, d’un noir luisant, annelées sur leurs
mamelons antérieurement et postérieurement de deux traits courbes en
forme de parenthèse renversée [TT]. Membraneuses rudimentaires, la
Are paire sous le 7° segment bien apparente, la 2°, sous le &, plus petite,
la 3e, sous le 9%, à peine visible, la 4°, sous le 10°, manque et je n’ai pu
l’apercevoir malgré toute mon attention.
Pattes postérieures courtes, marquées, chacune, à leur côté externe,
d’un irait corné noir peu luisant.
Vit à Capbreton sur l’Ononis arvensis dont elle perce les feuilles en
dessus pour se nourrir de leur substance charnue. Fixe son fourreau
Chenilles de Microlépidoptères. AA7
sur le point qu’elle veut percer et s’introduit entre les deux pellicules de
la feuille pour manger le parenchyme. J'ai fréquemment trouvé cette
chenille, mais jamais abondamment, en juin et juillet. À la première ou
à la seconde époque, on la rencontre de tout âge et, en même temps
qu’elle, l’insecte parfait se montre au milieu des touffes que l’on explore.
20. CorrorxorA (Z.) SETTARI (Wocke). — Long. 5 mill. — Luisante,
d’un jaune canarie dessus et dessous.
Tête très petite, luisante, un peu plus foncée que le fonds avec toutes
les pièces de la bouche, d’un rouillé noirâtre. Ocelles de même couleur
bien visibles.
Ecusson peu corné, de même couleur que la tête, entier, mais pas
aussi luisant qu’elle, vaguement dessiné dans ses contours et marqué,
au milieu de son bord postérieur, de deux ombres noirâtres.
3e segment ayant, en dessus près de son bord postérieur, deux très
petites taches cunéiformes peu cornées d’un jaunâtre rouille, très rap-
prochées entre elles, opposées par leur gros bout et séparées par une
très faible distance. Au-dessus d'elles on en remarque, en outre, deux
autres plus espacées et opposées par leur pointe. Ces quatre taches for-
ment ensemble presqu’un demi-cercle. Au-dessous des deux dernières
on voit, de chaque côté de la chenille, une petite plaque faiblement
cornée ronde et de même couleur que les précédentes.
ke segment ayant aussi, près de son incision avec le segment suivant
deux autres petites plaques très peu cornées, de même couleur que les
précédentes et fort espacées entre elles. Enfin, au-dessous de chacune
d’elles, on en voit de chaque côté une autre de même couleur et consis-
tance que les précédentes. Toutes ces plaques peu apparentes.
Points ordinaires invisibles, ainsi que les poils qu’ils portent.
Stigmates invisibles aussi.
Plaque anale assez grande, presque ronde, granuleuse d’un roux noi-
râtre.
Pattes écailleuses et anales de la couleur du dessus, ces dernières
ayant à leur côté externe une faible plaque cornée noirâtre. Intermé-
diaires dépourvues de tentacules, rapprochées entre elles, ayant leurs
couronnes très petites, rousses, bien visibles à un grossissement suffi-
sant.
Espèce excessivement abondante au Boucaud, près de la Barre de
l'Adour, d’où j'en ai rapporté plusieurs centaines de fourreaux le
19 juin 1884. J'ai eu de nombreuses éclosions du 40 au 30 juillet.
Cest sur l’Artemisia crithmifolia qu’on le trouve. Il paraît planté sur
(1885) 97
A8 C. LAFAURY.
la feuille et ressemble à s’y méprendre à la graine de la Festuca sabuli-
cola qui est très abondante autour des pieds d’Artemises.
Je lai trouvé depuis, mais toujours plus rarement, à Capbreton et à
Vieux-Boucau.
21. CHauriopus (Tr.) INSECURELLUS (Stt.). — Long. 6 mill. — Lourde,
trapue, fusiforme excessivement luisante, ayant le fonds d’un jaune
d'os uniforme quand elle a atteint sa taille et d’un vert jaunâtre
dans le jeune âge tant en dessus qu’en dessous avec la région dorsale
lavée de violet noirâtre plus intense sur la ligne des trapézoïdaux et
laissant voir, au milieu et aux incisions des segments, la couleur du
dessus.
Vasculaire d’un violet noirâtre, peu marqué sur les 2 et 3° segments,
élargie sur les 4, 5, 6, 7, 8, 9 et 10°, très mince sur les trois derniers.
Tête très petite, légèrement bombée postérieurement, d’un noir lui-
sant. Ocelles de même couleur. En dessous, les pièces de la bouche
paraissent un peu verdâtres.
Ecusson peu corné, mal arrêté dans ses contours, d’un jaunâtre lui-
sant et paraissant mieux indiqué à son milieu postérieur où on distingue
la naissance d’une faible éclaircie le coupant en deux et ombré, de
chaque côté, de noirâtre au bord et au milieu.
Trapézoïidanx grands, luisants, presque noirs; les postérieurs, de
chaque segment, plus gros que les antérieurs. Sur les 3° et 4°, les deux
médians sont plus gros que les deux autres et ces derniers sont aussi
plus faiblement colorés. Ces points, ainsi que les latéraux et stigmataux
portent, chacun, un poil court blanchâtre, et courbé vers la région dor-
sale. Stigmataux grands, d’un violet noirâtre, placés au-dessus des
stigmates qui sont très petits et peu apparents.
Stigmatale sinueuse, entrecoupée aux incisions, d’un violet noirâtre.
Latéraux de même couleur que cette dernière ligne, plus petits que
les stigmataux et un peu plus pâles qu'eux.
Ventraux plus pâles que les précédents les extrêmes plus gros que
les médians.
Plaque anale petite, d’un noir luisant, vague, paraissant demi-ovalaire
et ayant un semblant d’éclaircie au milieu de son bord postérieur.
Pattes écailleuses robustes, courtes, annelées de noir et de jannâtre
luisant; ayant à la base de leurs mamelons un fort trait noir courbe
placé à leur bord antérieur et dont la pointe est dirigée en haut.
Membraneuses courtes et grèles, un peu plus blanchâtres que le
dessus et portant extérieurement, chacune, sur les mamelons, une faible
Chenilles de Microlépidoptères. 419
tache noirâtre, laquelle, à un grossissement suffisant, paraît composée de
trois ou quatre points.
Cetfe chenille n’est pas rare, à Capbreton, en juillet sur le Thesium
linophyllum. Elle se tient au milieu d’un très fin réseau composé de
quelques soies, contre lesquelles viennent s’arrêter les grains de sable
chassés par le vent. Se nourrit des fleurs, des fruits et des feuilles ;
rouge même l’écorce de la plante. Sa métamorphose a lieu vers la fin
de juillet, entre les feuilles ou les tiges de la plante, dans une petite
coque ovale, en réseau, composée de soie rousse que le vent recouvre
ensuite de quelques grains de sable.
Chrysalide trapue, luisante, d’un roux noirâtre, avec les yeux noirs
et l'enveloppe des ailes d’un roux verdâtre faible. Son extrémité porte
3 Ou 4 poils raides très courts, droits, visibles seulement à l’aide d’une
forte loupe.
Le papillon se montre dix jours après la métamorphose.
22. BuraLuis (Tr.) CisroruM (Mill.). — Long. 11 mill. — Légèrement
fusiforme avec les incisions des segments bien marquées.
Tête d’un jaunâtre luisant, ombrée de noir latéralement et postérieu-
rement, en dessus, avec une fine éclaircie à son milieu postérieur.
Ocelles noirs.
Ecusson luisant, jaunâtre, bordé de noir à ses bords latéraux et posté-
rieurs, et coupé, dans son milieu, par une très faible éclaircie blanchâtre
faisant suite à celle de la tête. Près de chacun de ses bouts, on voit, en
outre, une petite plaque cornée noirâtre. Incision de ce segment avec la
tête, blanchâtre.
Trapézoïdaux noirs, très petits, surmontés, chacun, d’un poil bien
visible quand on examine la chenille en profil; ceux des 2°, 3, 4e seg-
ments droits, les suivants infléchis en arrière.
Stigmataux bien apparents, noirs, munis Chacun d’un poil semblable
à celui des trapézoïdaux.
Dessus d’un vineux sale, avec une foule de fines lignes longitudinales
grisâtres et fort difficiles à définir, tant elles sont menues et confuses.
Région dorsale plus claire avec ces lignes plus apparentes que partout
ailleurs et se terminant aux trapézoidaux du 41° segment.
Plaque anale non cornée, le clapet ayant, le long de ses bords latéraux
et postérieur, quatre points noirs placés en demi-cercle et, dans le
milieu de l’espace compris entre eux, quatre autres points plus serrés
et disposés en trapèze. Tous portant un fin poil court.
Dessous vineux. Stigmates noirs. Pattes antérieures d’un noir luisant,
Membraneuses de la couleur du dessous.
420 C. LAFAURY.
Dans le jeune âge, cette chenille vit en petites sociétés sur l’Hélian-
thenum alyssoïdes. On les trouve, au commencement d’avril, encore très
petites, par groupes de 4 à 6, autour des jeunes tiges à peine développées
qui portent encore les feuilles sèches de l’année précédente, retenues à
la branche par quelques soies, et au milieu desquelles elles ont proba-
blement passé l'hiver. Plus grande, elle gagne la partie fourrée de la
plante et vit dans un léger conduit soyeux, souvent recouvert de quel-
ques grains de sable ou de fragments de feuilles sèches et ordinairement
établi sur une branche. Ce conduit aboutit aux feuilles dont elle veut se
nourrir. à
Vers la fin d'avril elle subit sa métamorphose ras de terre, dans une
coque allongée, de très fine soie d’un blanc pur et recouverte de sable
ou de débris de feuilles sèches, et les insectes parfaits se montrent vers
la fin mai.
Chrysalide allongée (4 mill.) avec la tête un peu courbée en dessous ;
l'enveloppe des ailes et des pattes, ainsi que la tête, sont d’un roux lui-
sant; les yeux sont noirs; toute la région dorsale et abdominale est
d’un roux noirâtre et le dernier segment est arrondi, sans trace de poils
ni de pointes à son extrémité.
23. BuTALIS (Tr.) SICCELLA (Z.). — Long. 8 mill. — Longue, très
mince, cylindrique, d’un violâtre fumeux en dessus, mais moins foncé
en dessous avec les incisions des 2, 3, 4, à et 6° segments d’un blanc
laiteux. Cette dernière couleur bien accusée surtout sur les côtés de la
chenille et se continuant en dessous. Incisions des segments suivants,
un peu plus claires que le fonds, mais pas aussi tranchées que sur les
précédents. Dessus des 3, 4, 5 et 6° segments d’un fumeux plus foncé
que sur les autres.
Tête petite, aplatie, de couleur d’os, avec les ocelles d’un roux noirâtre.
Ecusson faiblement corné, bien plus large que la tête, qu’il emboîte à
moitié quand la chenille est au repos; ayant la forme d’une demi-circon-
férence, de même couleur que K tête, très faiblement partagé, dans son
milieu, par une très petite éclaircie, d’un roux plus pâle qu'elle, à
peine visible. Sa partie postérieure est ombrée de noirâtre et plus forte-
ment de chaque côté de léclaircie médiane; sa partie antérieure est
éclairée de blanchâtre.
Trapézoïdaux et stigmataux de la couleur du dessus, surmontés, cha-
cun, d’un poil proportionnellement gros, droit, très court et d’un blanc
brillant.
. Stigmates invisibles.
Plaque anale peu cornée, assez grande, luisante, de la couleur du
Chenilles de Microlépidoptères. 421
dessus, coupée en ligne droite à son bord antérieur, en demi-cerele laté-
ralement et postérieurement et terminée un peu en pointe au milieu de
ce dernier bord.
Pattes antérieures luisantes, d’un fumeux clair. Intermédiaires basses
et grêles, ainsi que les anales qui sont comme ces dernières de la cou-
leur du dessous.
Mine les feuilles de l’Helianthenum guttatum en avril; attaque aussi
celles des Cerastium vulgatum et Plantago lanceolata, dans lesquelles je
l'ai trouvée, et s’accommode probablement de toutes les plantes basses
qui croissent sur le maigre terrain où vient l’Helianthenum. Voici sa
manière d'y vivre.
En dessous des feuilles radicales étalées sur le sable, la chenille de
Siccella établit un petit conduit de soie de 15 à 20 millim. de longueur,
capricieusement Contourné, rampant sur le sol, recouvert de grains de
sable et suivant presque toujours le dessous de ces feuilles. L’un des
bout est fixé au-dessous de l’une d'elles, et c’est à cet endroit quela che-
nille s’introduit dans son épaisseur à l'instar de certaines chenilles de
Coleophora qui abandonnent leur fourreau à l’extérieur pendant leur
repas. Repue, ou seulement effrayée, elle regagne son conduit qu’elle ne
quitte pas le jour. Je ne l’ai jamais rencontrée dans la mine depuis le
lever du soleil. Cette mine occupe l’espace compris entre deux nervures
et est d’un ovale excessivement allongé.
Vers la fin d'avril, elle subit sa métamorphose dans une petite coque
établie et construite comme celle de la Cistorum. La chrysalide est
longue, d’un roux uniforme avec l’extrémité arrondie et sans trace de
poils ni de pointes.
L’éclosion a lieu dans les premiers jours de juillet.
24. BuccuLaTRix (Z.) Myricæ (Ragonot) (1). — Dans le jeune âge
(2 mill. de longueur), cette chenille est d’un jaune d’ambre luisant tant
en dessus qu’en dessous. Ses pattes écailleuses ont leurs crochets noi-
râtres. Sa tête est petite, cordiforme, noire. Son 2° segment paraît renflé
en dessus. De plus, elle semble tachée en dessous de noir entre les pattes
et à l’incision des segments, depuis le 41% jusqu’au 10°. Quand elle est
parvenue à sa taille, elle a 5 mill. de long.
Elle est alors longue, mince, rétrécie à la partie postérieure de chaque
segment, d’un vert brunâtre en dessus et d’un vert jaunâtre en dessous.
Tête petite, d’un roux luisant, insérée sur le 2° segment presque à
angle droit. Ocelles grands noirs. Bouche d’un roux noirâtre.
Trapézoïdaux et autres points ordinaires d’un blanc jaunâtre, grands,
(1) Voir Ann. Soc. ent. Fr., 1879, Bull., p. cxuur.
422" C. LAFAURY. — Chenilles de Microlépidoptères.
eu égard à la taille de la chenille, surmonté, chacun, d’un fin poil noirâtre.
2° segment ne présentant pas d’écusson, arrondi antérieurement et
largement bordé de blanc jaunâtre sur cette partie. Stigmatale de même
couleur, large, sinueuse, bien marquée, faisant suite à la bordure anté-
rieure du 2° segment et se terminant sur le 40°.
Stigmates invisibles.
Plaque anale, non cornée, plus pâle que le dessus, marquée antérieu-
rement, dans son milieu, d’un point jaunâtre et sur son pourtour de
quatre autres de même couleur.
Toutes les pattes de la couleur du dessous, les écailleuses ayant leurs
crochets noirs.
Les taches noires que l’on remarque aux incisions en dessous, dans
le jeune âge, existent encore, quand la chenille a toute sa taille, entre
les pattes, à l’incision des 6, 7, 8, 9 et 10° segments.
La mine de cette chenille est très abondante en juillet sur les feuilles
du Myrica gale.
La femelle dépose chaque œuf en dessus de la feuille et près d’une
nervure, ordinairement la médiane. La jeune chenille pénètre entre sa
pellicule supérieure et le parenchyme et: fait une petite mine noirâtre
arrondie de 4 mill. de diamètre. En grandissant, elle s'éloigne de ce
point et trace sur la feuille une galerie sinueuse de 9 à 14 mill. de lon-
gueur qui s'appuie en un ou deux endroits sur la nervure médiane.
Quand elle l’a prolongée à cette distance, le changement de peau, l’oblige
à la quitter. Elle perce alors la pellicule de la feuille, gagne sa face
inférieure et s’empresse de filer une petite coque plate, d’un blanc très
brillant, qui pourrait être facilement confondue avec une petite moisis-
sure. Comprimée dans cet espace, relativement petit, elle subit sa mue
qui la tient enfermée là cinquante heures environ. Elle perce ensuite
cette coque et se nourrit à découvert sur la feuille, jusqu’à sa transior-
mation, en la mordillant en dessus, à l'opposé de la chenille de Buccu-
latriæ frangulella, qui attaque les feuilles de Rhamnus en dessous.
C’est le matin ou le soir qu’on doit la chercher, et dans le voisinage
des feuilles qui ont été attaquées depuis peu. Le moindre bruit ou la
moindre secousse de la plante la fait tomber et on la voit, bien souvent
suspendue à la feuille qu’elle vient de quitter si brusquement.
‘Elle acquiert toute sa croissance du 5 au 15 juillet, et c’est à cette
époque qu’elle file sur la tige de Myrica ou sur toute autre plante voi-
sine, une coque blanchâtre ou d’un blanc jaunâtre semblable à celle de
frangulella.
Le papillon se montre depuis le 20 juillet jusqu’à la fin de ce mois.
nn Se,
ÉVOLUTION sr BIOLOGIE
DES
BAGOUS BINODULUS Herbst et GALERUCELLA NYMPHÆEZ L.
Par M. Henri GADEAU DE KERVILLE.
(Séance du 23 septembre 1885.)
L'évolution et les mœurs des Bagous binodulus Herbst et Galerucella
nymphææ L. étant jusqu'alors très-peu connues, je pense qu’il n’est pas
sans intérêt de publier les résultats de mes observations sur ces deux
Coléoptères, afin de combler une partie des lacunes qui existaient dans
leur histoire.
Bagous binodulus Herbst.
OEur. Inconnu.
LARVE. Allongée, un peu aplatie sur les deux faces, apode, molle,
légèrement transparente, à tête noire, et à corps d’un blanc à peine jau-
nâtre. — Long. de l’adulte : 9 mill.; larg. 2 4/2 mill.
Téte petite, aplatie, luisante, noire en dessus et d’un brun jaunâtre en
dessous, à bords antérieur et latéraux arrondis, présentant quelques
poils courts et isolés ; sillon crânien bien visible, bifurqué vers le milieu
de la tête; antennes très-petites, insérées à la partie antéro-latérale de
la tête, et composées de deux articles dont le dernier est conoïde ; yeux
se composant d’un ocelle situé près et en dehors de lantenne ; épistome
transversal et trapézoïde ; labre un peu échancré en avant et pourvu
de quelques poils courts; mandibules assez fortes, courtes, brunâtres,
présentant deux dents à leur extrémité; mâchoires à lobe arrondi, armé
à la partie interne d'environ une huitaine de poils courts, en dents de
peigne, avec un palpe très-court et biarticulé; lèvre inférieure cordi-
forme, portant deux petits palpes de deux articles.
Thorax composé de trois segments de même largeur et de même
épaisseur que ceux de l’abdomen, et divisés chacun en deux parties par
un sillon transverse dorsal; prothorax ayant en dessus et en son milieu
Ann, Soc. ent. Fr. — Avril 1886.
42h H. GADEAU DE KERVILLE.
une bande transversale d’un brun noir r’atteignant pas les bords
externes, interrompue sur la ligne médiane dorsale, et présentant, à
droite et à gauche de cette ligne, un petit point clair surmonté d’un poil
très-court; mésothorax et métathorax sans taches.
Abdomen composé de neuf segments présentant, à l'exception du der-
nier, deux sillons transversaux qui divisent la partie dorsale de chaque
segment en trois bandes transversales, et possédant trois lignes longi-
tudinales, très-rapprochées, de mamelons allongés dans le sens de la
longueur, la première de ces lignes étant tout à fait latérale, avec chacun
des mamelons surmonté d’un poil, et les deux autres appartenant à la
face ventrale, ces trois lignes de mamelons existant aussi sur le thorax,
mais d’une manière moins distincte; dernier segment tronqué à son
extrémité postérieure qui présente, en son milieu, une échancrure en
forme de croissant, à concavité postérieure, dont les extrémités sont
pourvues d’un court appendice surmonté d’un poil ; à la face inférieure
de ce dernier segment se trouve un pseudopode charnu au centre duquel
s’ouvre l’anus.
Pattes nulles, remplacées par des pseudopodes rétractiles.
Stigmates au nombre de neuî paires placées à la partie dorsale, la pre-
mière située près des angles postérieurs du prothorax, et les autres dans
les angles antérieurs de chacun des huit premiers segments abdomi-
naux ; péritrème ellipsoide et d’un jaune brun.
Cette larve, que j'ai découverte au mois de mai 1884 dans les fossés
du marais d’'Heurteauville (Seine-Inférieure), et dont j'ai publié la des-
cription dans nos Annales (6° sér., t. IV, ann. 1884, Bullet. de la séance
du 25 juin 188%, p. Lxxxu), vit en société dans le cœur et le périanthe
des Stratiotes (Stratiotes aloides L.) non submergées, à quelques centi-
mètres au-dessus du niveau de Peau, et au milieu d’une sorte de bouillie
résultant de la décomposition des parties du végétal qu’elles ont attaqué.
J'ai trouvé de ces larves, à tous les degrés de développement, depuis les
premiers jours de mai jusqu’à la fin de juillet, mais je ne saurais dire
quelle est la durée de Pétat larvaire. — La Stratiotes aloides, de la
famille des Hydrocharidées, ne pousse pas spontanément dans le marais
d'Heurteauville. Elle a été plantée dans les fossés de ce marais, il y a
déjà fort longtemps, et elle s’y est très-rapidement développée, au point
de les envahir complètement.
NymPxe. Ovale, d’un jaune pâle légèrement brunâtre, pourvue, sur
ses diverses parties, de quelques poils courts et isolés, et présentant,
Bagous binodulus et Galerucella nymphææ. 425
emmaillottées comme à l'ordinaire, les différents organes de l’adulte. —
Long. 4 mill.; larg. 2 1/2 mill.
INSECTE PARFAIT (1). Pour la description de l’insecte parfait, je ren-
voie le lecteur aux travaux descriptifs de Herbst, Gyllenhal, Schônherr,
Redtenbacher, Henri Brisout de Barneville, Louis Bedel, etc.
Les mœurs du Bagous binodulus adulte (2) sont fort intéressantes à
observer. Ce Curculionide est essentiellement aquatique, vivant habi-
tuellement dans l’eau, et venant à la surface pour accomplir ses fonctions
respiratoires. Il se tient sur les feuilles des Stratiotes, dont il ronge le
parenchyme et les nervures, tantôt laissant intact l’épiderme du côté
opposé à celui qu’il à entamé, tantôt dévorant également cet épiderme,
et criblant ainsi les feuilles de trous irréguliers. Cet insecte s'attaque de
même au périanthe des fleurs, et ronge indistinctement les feuilles hors
de l’eau et celles qui sont submergées. Lorsque ces dernières se touchent,
il va de l’une à l’autre sans sortir de l’eau, mais quand elles sont éloi-
gnées, il revient à la surface, sur laquelle il progresse en agitant ses
pattes, la face ventrale en Pair, jusqu’à ce qu’il ait atteint la feuille qui
doit lui servir de nourriture.
Désirant étudier la biologie de ce Coléoptère plus complètement qu’il
n’est possible de le faire dans un marais, surtout lorsqu'il s’agit d’un
insecte aquatique, j'ai rapporté plusieurs fois d'Heurteauville des Bagous
binodulus vivants, que je mettais dans des éprouvettes avec des feuilles
de Stratiotes, afin de pouvoir les étudier tout à loisir. Mes éprouvettes
étaient aux deux tiers pleines d’eau, de façon à ce que les extrémités
des feuilles ne soient pas submergées, et renfermaient chacune un petit
nombre de Bagous binodulus. Pendant le jour, ces insectes, qui suppor-
tent très-bien la captivité, rongeaient de préférence les parties submer-
gées des feuilles, habituellement la tête en bas, et le rostre enfoncé dans
le parenchyme. Généralement, au bout de deux à trois minutes, ils
remontaient à la surface pour respirer, puis redescendaient exactement
à l’endroit qu’ils avaient quitté, afin de continuer leur repas, et recom-
mençaient ainsi le même manège un grand nombre de fois. Quand
l'insecte voulait gagner la surface, il s’y prenait de trois manières diffé-
(1) Get insecte a été déterminé par mes deux savants et obligeants Collègues,
MM. Louis Bedel et Jules Bourgeois.
(2) Le Bagous binodulus a été capturé pour la premiere fois en Normandie
par un zélé naturaliste d’Elbeuf, M. Th. Lancelevée, le 3 août 1879, dans les
fossés à Stratiotes du marais d'Heurteauville (Seine-Inférieure).
426 H. GADEAU DE KERVILLE.
rentes. Le plus souvent, il remontait à reculons, parfois en marchant la
tête en avant, lorsqu'il mangeait dans cette position, mais s’il voulait
remonter plus vite, il commençait par détacher de la feuille ses quatre
pattes antérieures, ne se tenant accroché que par les deux postérieures,
puis il abandonnait complètement la feuille et opérait une rapide ascen-
sion jusqu’à la surface, à l’aide des petites bulles d’air fixées sur diffé-
rents points de son corps. La nuit, ces insectes restaient toujours immo-
biles, tapis sur les endroits non submergés des feuilles.
Bien que le Bagous binodulus, lorsqu'il est sous l’eau, revienne très-
souvent à la surface pour respirer, il peut néanmoins résister à l’as-
phyxie pendant un temps relativement fort long, grâce aux quelques
petites bulles d’air qui sont emprisonnées entre les poils latéraux du
corps, sous la tête, dans la dépression interthoraco-abdominale infé-
rieure, sous le bord des élytres, et près de l’anus. Les expériences sui-
vantes sont, à cet égard, des plus concluantes. A différentes reprises,
j'ai placé dans des éprouvettes entièrement pleines d’eau des Bagous
binodulus qui n’avaient d’autre provision d’air que les petites bulles
fixées sur leur corps, et ces insectes ont résisté à l’asphyxie, les uns 24,
les autres 26, 36, 50 et même 54 heures. Par contre, si j'avais la pré-
caution d'enlever sous l’eau, à l’aide d’un pinceau fin, la presque tota-
lité des bulles d’air ixées sur le corps de l’insecte, ce dernier périssait
au bout d’un temps beaucoup moins long. Inutile d’ajouter que dans
ces expériences, mes Bagous binodulus mouraient asphyxiés et non par
manque de nourriture, car tout le monde sait que les insectes peuvent
supporter de très-longs jeûnes. D’ailleurs, j'ai conservé vivants plusieurs
individus de ce Curculionide pendant plus de dix jours, sans leur donner
aucune nourriture, et il n’est pas douteux qu’ils auraient pu supporter
un jeûne beaucoup plus prolongé, sans en être nullement incommodés.
Je crois pouvoir affirmer qu’un certain nombre de Bagous binodulus
hivernent, à l’état adulte, dans les fossés des marais, car j’en ai trouvé
au commencement du printemps, avant l'apparition des larves. J'ai eu
aussi l’occasion d'observer leur accouplement, qui s’accomplit comme
chez l’immense majorité des insectes, c’est-à-dire que le mâle monte sur
le dos de la femelle et s’y maintient fixé pendant l’acte copulateur.
Avant de terminer ce paragraphe consacré à l’éthologie du Bagous
binodulus, j'ajouterai qu'il a pour habitat certains marais et certains
étangs de la Suède, de l’Angleterre, de la France septentrionale, de
l'Allemagne et de l’Autriche.
Bagous binodulus et Galerucella nymphæa. 227
Galerucella nymphææ L.
OEvr. Elliptico-sphérique, d’un jaune pâle rougeûtre, à surface externe
glabre et présentant un très-fin réseau de réticulations polygonales, et
d'environ 3/4 de mill. de hauteur.
Les œufs de cette Galéruque sont déposés sur les feuilles par petits
groupes; ils sont serrés l’un contre l’autre en une seule couche, fixés
perpendiculairement au limbe de la feuille, et réunis entre eux par
quelques très-légers fils agglutinatifs. Ces petits groupes d'œufs, que
l’on rencontre généralement au nombre d’un ou de deux, plus rarement
de trois ou de quatre sur la même feuille, sont placés indistinctement à
la face supérieure ou à la face inférieure du limbe, et se composent cha-
cun d’une moyenne de 20 à 30 œufs. Je les ai observés à la fin de mai
et au mois de juin sur les feuilles des Rumeæ crispus L. et Rumex hydro-
lapathum Huds., dans plusieurs prairies et marais de Normandie, mais
il est fort probable qu’ils sont également déposés par cette Galéruque
sur les feuilles des Nymphæa alba L., Nuphar luteum Sm., Comarum
palustre L. et Polygonum amphibium L., plantes qui servent aussi de
nourriture aux larves, d’après Kaltenbach et autres observateurs.
LARVE. Allongée, un peu aplatie sur les deux iaces, hexapode, molle,
à tête noire, et à corps d’un jaune légèrement brunâtre, dont la partie
dorsale est tuberculeuse et noire. — Long. de l'adulte : 8 mill.; larg.
2 mill.
Tête petite, aplatie, d’un noir brillant en dessus, brunâtre en dessous,
à bords antérieur et latéraux arrondis, présentant une légère dépression
centrale et quelques poils courts et isolés ; sillon crânien à peine visible,
bifurqué vers le milieu de la tête; antennes très-petites, insérées à la
partie antéro-latérale de la tête, et composées de trois articles dont les
deux basilaires peuvent s’emboîter un peu l’un dans l’autre et dont le
dernier est conique et très-petit; yeux se composant d’un ocelle situé
près et en arrière de l’antenne ; épistome transversal et trapézoïde ; labre
arrondi en avant et pourvu de quelques poils très-courts; mandibules
petites, brunâtres, et tridentées à leur extrémité; mâchoires à lobe
arrondi, armé d'environ une dizaine de poils courts, en dents de peigne,
avec un palpe court et triarticulé ; lèvre inférieure triangulaire, à angles
basilaires arrondis, et dont l’extrémité antérieure, qui est tronquée,
porte deux petits palpes biarticulés.
Thorax composé de trois segments de même largeur et de même
128 H. GADEAU DE KERVILLE.
épaisseur que ceux de l’abdomen, ayant un très-léger sillon longitudinal
médian sur leur face dorsale; prothorax noir en dessus et très-peu tuber-
culeux ; mésothorax et métathorax divisés chacun en deux par un
sillon dorsal transverse, présentant en dessus deux rangées transver-
sales de tubercules noirs plus ou moins complètement fusionnés et d’au-
tant plus saillants qu’ils sont plus rapprochés des bords, et possédant
sur le côté, comme le prothorax, un tubercule noir, arrondi, et surmonté
d’un poil; membranes intersegmentaires du thorax et de l’abdomen
d’une couleur identique à celle de la face ventrale, de telle sorte que la
larve, quand elle s’allonge ou se courbe, paraît annelée de jaune sur sa
partie dorsale.
Abdomen composé de neuf segments présentant chacun en dessus, à
l'exception du dernier, le même aspect que les segments méso- et méta-
thoraciques, c’est-à-dire un sillon transversal, deux rangées transver-
sales de tubercules noirs plus ou moins complètement soudés ensemble
et d'autant plus saillants qu’ils sont plus rapprochés des bords, et un
tubercule latéral arrondi, surmonté de deux poils divergents ; dernier
segment tronqué à son extrémité postérieure, qui est pourvue de quelques
poils courts, et dont les bords sont légèrement arrondis ; à la face infé-
rieure de ce dernier segment se trouve un pseudopode charnu, de la même
couleur que la face ventrale, et au centre duquel s’ouvre l’anus ; bord
inféro-latéral de l’abdomen et du thorax possédant une ligne longitudi-
nale de douze tubercules peu développés, d’un brun foncé, et surmontés
chacun d’un poil; face ventrale de l'abdomen présentant aussi quelques
très-petits tubercules d’un brun foncé.
Pattes courtes, d’un brun noir, au nombre de six, formées de cinq
pièces, y compris l’ongle, pourvues de quelques poils très-courts, et
présentant à leur extrémité un petit ongle courbe, de couleur brune, et
une petite ventouse membraneuse blanchâtre, atteignant presque la lon-
gueur de l’ongle et servant pour la locomotion.
Stigmates à peine visibles, au nombre de neuf paires situées sur les
côtés du corps, la première sur le prothorax et les autres sur chacun
des huit premiers segments abdominaux ; péritrème très-petit, circu-
laire, et d’un brun foncé.
À ma connaissance, les larves et les nymphes de cette Galéruque n’ont
été observées jusqu'alors que par Degeer, qui les a fort bien décrites et
figurées, ainsi que l’adulte, dans ses admirables Mémoires pour servir à
l'Histoire des Insectes [t. V (1775), p. 326, et pl. x : fig. 1-2 (adulte),
Bagous binodulus et Galerucella nymphææ. 1429
fig. 3-4 (larve), fig. 5-6 (nymphe)], sans toutefois entrer dans les minu-
tieux détails descriptifs que réclame la science entomologique actuelle.
Ces larves vivent en société sur les plantes indiquées ci-dessus, et
dévorent complètement le parenchyme des feuilles, en respectant les
nervures et l’épiderme du côté opposé à celui qu’elles ont entamé. Je les
ai rencontrées depuis la seconde quinzaine de mai jusque vers la fin de
juillet. Elles restent environ trois semaines à l’état larvaire et se trans-
forment en nymphe sur les feuilles de la plante nourricière. Dans le
jeune âge et lorsqu'elles changent de peau, ces larves sont d’une couleur
jaune verdâtre, avec l’appareil digestif se montrant sous la forme d’une
ligne d’un brun verdâtre, mais leur face dorsale tuberculeuse devient
noire en peu de temps. On peut facilement les élever en captivité ; j'ai
réussi des éducations ab ovo en nourrissant les larves avec des feuilles
d’Oseille (Rumex acetosa L.).
Pour se transformer en nymphe, la larve, après s’être préalablement
contractée, se fixe par son mamelon anal sur un point quelconque de la
feuille. Puis la peau se fend sur la ligne médiane dorsale, et la nymphe
rejette peu à peu en arrière, au moyen de petits mouvements convulsifs,
sa dépouille qui reste attachée à son point de fixation. Il faut envi-
ron une journée entière à cette larve pour opérer sa transformation en
nymphe.
Nympxe. Ovale, glabre, primitivement d’un jaune soufre, devenant
en quelques heures d’une couleur brune, puis noire, et présentant,
emmaillottées comme à l'ordinaire, les différents organes de l’adulte. —
Long. 4 à 5 mill.; larg. 2 4/2 à 3 mill.
Tête petite. Thoraæ ayant en dessus un sillon médian longitudinal
bien visible. Abdomen légèrement tuberculeux sur sa partie dorsale et
présentant, dans les angles de son extrémité postérieure, deux petits
crochets divergents, et un court appendice noir, en forme d’ancre, situé
au-dessus et entre ces deux crochets.
L'état de nymphe dure environ une semaine, du moins en captivité,
puis l’insecte parfait éclôt, laissant fixées sur la feuille les dépouilles
larvaire et nymphaire.
INSECTE PARFAIT (1). Pour la description de l’insecte parfait, je ren-
(1) Je dois à l’obligeance de M. Louis Bedel la détermination rigoureuse des
adultes de cette espèce, que j'ai observés dans le cours de mes recherches.
430 H. GADEAU DE KERVILLE.— Bagous binodulus et Galerucella nymphe x.
voie le lecteur aux travaux descriptifs d'Olivier, de Thomson, de
Joannis, etc.
Les mœurs de la Galerucella nymphææ n'offrent aucune particularité
intéressante à signaler. Ces insectes se nourrissent des mêmes plantes
que leurs larves, puis ils s’accouplent au bout de quelque temps, et les
femelles déposent leurs œufs comme il a été dit précédemment, de telle
sorte que le cycle complet des métamorphoses de cet insecte s'opère,
pour ainsi dire, sur la même feuille. Le coït a lieu comme chez l'immense
majorité des insectes, le mâle grimpant sur le dos de la femelle et s’y
maintenant fixé pendant l’acte copulateur.
D’après le Catalogus Coleopterorum, de Gemminger et de Harold,
cette Galéruque se rencontre dans le monde entier, mais je crois que le
véritable habitat de l'espèce typique est l’Europe boréale, occidentale et
centrale.
La larve d’une espèce très-voisine, celle de la Galerucella sagittariæ
Gyll., considérée par différents auteurs comme une simple variété de la
Galerucella nymphæz, a été décrite en Amérique, il y a trois ans, par
Schaupp (1); malheureusement, je n’ai pu examiner cette description et
voir s’il existe quelques différences appréciables entre les larves de ces
deux espèces de Galéruques.
(1) F. G. Schaupp. — Larva of Galerucella sagittariæ Gyll. In Bull. of the
Brooklyn Entomol. Soc., ann. 1882, t. V, p. 54.
NOTE
SUR
L'ALBINISME IMPARFAIT UNILATÉRAL
chez les Lépidoptères
Par M. Hevnt GADEAU DE KERVILLE.
(Séance du 9 décembre 1885.)
Tous les entomologistes savent que l’on observe de temps à autre,
chez les Lépidoptères, des cas d’albinisme qui rentrent dans l’un des
trois genres établis par Isidore Geoffroy-Saint-Hilaire (4) et adoptés
généralement par les naturalistes : ceux de l’albinisme complet, de l’albi-
nisme partiel, et de l’albinisme imparfait. On sait, en outre, que la
science n’a enregistré jusqu'alors qu’un très-petit nombre d'observations
relatives à des Lépidoptères albins appartenant aux deux premières
catégories; par contre, les Cas d’albinisme imparfait sont relativement
fréquents chez ces Insectes, et il n’existe pour ainsi dire pas de collec-
tion qui n’en renferme quelques exemples.
A propos de l’albinisme, anomalie de couleur observée dans presque
tout le règne animal, je crois utile de faire ici la remarque suivante.
A mon sens, d’après la définition même du mot albin, qui signifie : pré-
sentant une couleur blanche ou blanchâtre, produite par l'absence, la
moins grande quantité, ou l’atténuation de couleur du pigment, il fau-
drait, pour être dans la réalité, distinguer deux sortes d’albinisme : l’un
normal, l’autre anomal ou accidentel.
L’albinisme normal (complet, partiel, ou imparfait) est celui qui s’ob-
serve chez les animaux normalement blancs, que ces animaux le soient
d’une manière permanente, ou d’une manière temporaire périodique.
L’albinisme anomal ou accidentel, dont les divisions sont les mêmes
que celles de l’albinisme normal, est celui qui s’observe accidentelle-
ment chez les animaux, constituant, par ce fait même, l’anomalie.
En admettant la doctrine transformiste, destinée, j'en suis convaincu,
à triompher un jour d’une façon définitive, nous pouvons considérer les
(1) Isidore Geoffroy-Saint-Hilaire. — Traité de Tératologie.Paris, J.-B. Baillière,
t. 1 (1832), p. 299.
Ann. Soc. ent. Fr. — Avril 1886.
139 H. GADEAU DE KERVILLE.
animâux qui, à l’état normal, sont entièrement blancs, ou partiellement
blancs, ou blanchâtres, comme des variations individuelles qui se sont
fixées peu à peu, de génération en génération, sous l’action des causes
déterminantes de l’évolution des êtres vivants, telles que la sélection
naturelle, résultat immédiat de la lutte pour la vie, l’action modificatrice
du milieu ambiant, les migrations, l'isolement, etc.; ces animaux appar-
tiennent donc aujourd'hui à l’albinisme normal. Quant à l’albinisme
anomal ou accidentel, le seul dont la tératologie ait à s'occuper, nous
ne pouvons juger de sa fréquence que par le nombre des cas observés,
mais il est possible que les individus, considérés actuellement comme
atteints de cet albinisme à un degré quelconque, se fixent plus tard dans
cet état de coloration et deviennent peu à peu, après de nombreuses
générations, des albins normaux, ainsi que le fait a eu lieu chez diffé-
rents Vertébrés.
En résumé, on voit qu’il est impossible de tracer, au point de vue
physiologique, une délimitation nette entre l’albinisme normal et l’albi-
nisme anomal ou accidentel ; ce qui est actuellement anomalie de cou-
leur, c’est-à-dire déviation du type spécifique, pouvant devenir elle-
même, dans la suite, un nouveau type spécifique.
Ainsi que je le disais dans les lignes précédentes, on observe assez
fréquemment, chez les Lépidoptères, des cas d’albinisme imparfait, pro-
duit, soit par la moins grande abondance, soit par une plus faible inten-
sité de couleur des granulations pigmentaires des écailles. Cet albinisme
imparfait est presque toujours bilatéral et symétrique, ce qui signifie
que les dessins des quatre ailes restent les mêmes, mais que les cou-
leurs de ces dessins sont atténuées d’une manière uniforme, sur la tota-
lité ou sur une partie de la surface des ailes, et tendent vers le blanc
jaunâtre ou le blanc pur. Cependant, on rencontre quelquefois des indi-
vidus chez lesquels l’albinisme imparfait bilatéral est asymétrique,
c’est-à-dire plus étendu ou plus prononcé d’un côté que de l’autre (1).
En examinant un certain nombre de Lépidoptères atteints d’albinisme
imparfait, j’ai remarqué que cet albinisme n’existait parfois que sur les
deux ailes du même côté; se manifestant sur la suriace totale des deux
ailes, sur une seule, ou même sur une partie plus ou moins petite de
l’une ou des deux ailes. Pour désigner ces cas particuliers, toujours assez
rares, je propose le nom d’albinisme imparfait unilatéral, qui peut, en
(1) M. J. Fallou, de Paris, possède dans sa collection un exemple de cet albi-
nisme imparfait bilatéral asymétrique; c’est un Satyrus jantira L., 4, chez lequel
les deux ailes gauches et l'aile inférieure droite sont partiellement atteintes
d’albinisme imparfait. Ê
Albinisme chez les Lépidoptères. 433
outre, être total ou partiel, dexire ou senestre, antérieur ou postérieur.
Je considère cet albinisme unilatéral comme total, lorsqu'il à envahi
entièrement une seule ou les deux ailes du même côté; comme partiel,
lorsqu'il se manifeste seulement sur une partie de l’une ou des deux
ailes ; comme antérieur, lorsqu'il existe sur l'aile supérieure ; et comme
postérieur, lorsqu'il se trouve sur Paile inférieure.
Voici la liste des cas d’albinisme imparfait unilatéral que j'ai pu étudier :
Polyommatus phlæas L., ?. — Tot.-dext.-ant.
Melitæa parthenie Bkh., var. varia Mevyer-Dür, &.— Part.-sen.-ant. et
post.
Argynnis lathonia L., $. — Part.-dext.-ant. et post.
Argynnis adippe L., &. — Part.-dext.-ant.
Argynnis paphia L., g. — Part.-sen.-ant.
Erebia evias God., 4. — Tot.-sen.-ant.
Erebia evias God., 4. — Tot.-dext.-post.
Satyrus janira L., d'. — Presq. tot.-dext.-ant. et post.
Satyrus janira L., d. — Presq. tot.-dext.-ant.
Satyrus janira L., 2 @. — Part.-dext.-ant. et post.
Satyrus janira L., $. — Part.-dext.-ant.
Satyrus tithonus L., &. — Part.-dext.-ant.
Satyrus tithonus L., ®. Part.-sen.-ant.
Satyrus hyperanthus L., &. — Tot.-sen.-post.
Satyrus hyperanthus L., &. — Part.-dext.-ant. et post.
Zygæna minos S. V., d. — Part.-dext.-ant. et post.
Zygæna hippocrepidis Hb., . — Presq. tot.-sen.-ant. et post.
Triphæna pronuba L., &.— Tot.-sen.-post.
Hyria auroraria Bkh., &. — Tot.-dext.-ant.
Venilia macularia L., &. — Tot.-dext.-post.
Fidonia piniaria L., $. — Tot.-dext.-post.
La totalité de ces exemples, sauf la Zygæna hippocrepidis Hb. et la
Triphæna pronuba L., font partie de la riche collection de M. J. Fallou,
de Paris, qui, depuis de nombreuses années, recueille avec le plus
grand soin les Lépidopières anomaux. La Zygæna hippocrepidis Hb.
appartient à M. Th. Goossens, de Paris, et la Triphæna pronuba L. à
M. H. Lhotte, de Rouen. — Qu'il me soit permis de remercier ici ces
savants entomologistes de l’obligeance avec laquelle ils m'ont communi-
qué les différents types dont je viens de parler.
En faisant une étude microscopique des écailles d’ailes de Lépidoptères
atteints d’albinisme imparfait, j'ai remarqué que leurs granulations
(1885) 98
434 H. GADEAU DE KERVILLE. — Albinisme chez les Lepidoptères.
pigmentaires étaient beaucoup moins nombreuses que dans les écailles des
ailes normalement colorées. Je suis donc porté à croire que l’albinisme
imparfait, chez les Lépidoptères, est dû plutôt à la moins grande abon-
dance du pigment qu’à une modification ou une atténuation de sa couleur.
Il reste encore une question, la plus importante de toutes : quelle est
la cause de l’albinisme imparfait chez les Lépidoptères ? Ce problème est
loin d’être résolu. On admet, il est vrai, que les parties atteintes d’albi-
nisme sont produites par la couche formatrice des pigments, qui ne
s’est pas complètement organisée en cet endroit, mais on ne sait à peu
près rien sur la cause intime de cette non-organisation. Aussi, pouvons-
nous répéter aujourd’hui, comme le disait déjà, en 1832, Isidore Geoffroy-
Saint-Hilaire (4), que cette cause nous échappe plus complètement
encore, dans l’état présent de la science, que celle de presque toutes les
autres anomalies.
Quoi qu’il en soit, je suis convaincu que les causes de l’albinisme ne
pourront être entièrement dévoilées qu’à l’aide de recherches expérimen-
tales. Il est donc à souhaiter que les entomologistes, tout en continuant
leurs travaux descriptifs et monographiques, travaux d’une incontestable
utilité, se livrent davantage à l’expérimentation, méthode qui a déjà
conduit, dans d’autres sciences, à des résultats si remarquables, et qui,
sans nul doute, sera des plus fructueuses dans l’avenir.
Je ne saurais mieux faire, en terminant, que de reproduire ici les
lignes suivantes, profondément justes à tous égards, qu’écrivait, il y a
neuf ans, un éminent physiologiste :
« Sachons bien, dit le D' Camille Dareste (2), qu’il est au pouvoir de
la science expérimentale de produire artificiellement tous les phénomènes
qui sont ou peuvent être produits par l’action de causes naturelles.
Tandis que l’observation ne donne que la connaissance des réalités
actuelles, l’expérimentation, grâce à sa puissance créatrice, réalise tout
ce qui est possible ; elle ouvre ainsi une carrière sans limite. De plus,
elle met l’expérimentateur en présence des causes réelles des phéno-
mènes, puisqu'il ne peut les faire apparaître que par l'emploi de ces
causes, et elle le conduit à la véritable science, si bien définie par François
Bacon dans cette parole célèbre : Vere scire est per causas scire (3). »
(1) Op. cil., t. I, p. 322.
(2) Camille Dareste. — Recherches sur la production artificielle des Mons-
truosités, ou Essais de Tératogénie expérimentale. Paris, G. Reinwald et Ce,
1877, p. 40.
(3) Francois Bacon. — Novum organum, lib. If, aph. 2.
——#f <— —
NOTE
SUR LES
Coléoptères recueillis par M. Laligant à Obock
Par M. Léon FAIRMAIRE, Membre honoraire.
(Séance du 28 octobre 1885.)
Grâce à l’obligeance de notre collègue, M. Dollé, j'ai eu en communi-
cation une collection de Coléoptères recueillis à Obock par M. Laligant,
capitaine d'artillerie, aujourd’hui au Tonkin où il ne néglige pas l’ento-
mologie.
La région d’Obock n’a pas été explorée au point de vue coléoptérique ;
sa position indique que sa faune doit participer à la fois des faunes
abyssinienne et somalienne ; mais, en outre, il s’y rencontre un nombre
relativement assez considérable d'espèces spéciales et non encore dé-
crites, sans compter quelques autres qui s'étendent depuis le Sénégal
jusqu’à la mer Rouge. On y rencontre aussi, mais en très petit nombre,
quelques insectes de la côte d'Arabie.
Voici la liste des Coléoptères recueillis par M. Laligant, avec la des-
cription des espèces nouvelles :
Cicindela aulica Dei.
— dorsata Brull.
Calosoma scabrosum Chaud.
— intricatum KI. — Depuis le cap Vert jusqu’à la mer Rouge.
Odacantha interrupta, nov. Sp. |
Calleida interrupta, nov. sp.
Lebia æthiopica Chaud.
Glycia ornata KI.
— obscuripennis, nov. Sp.
— seminigra, NOV. Sp.
Tetragonoderus quadrum OI. — Du Sénégal.
Scarites guineensis Dej. — Répandu depuis le Sénégal jusqu’en Abys-
sinie et en Arabie.
Coscinia funerula, nov. sp.
Ann. Soc. ent. Pr. — Avril 1886,
436 L. FATRMAIRE. ,
Anthia feroxz Thoms.
Cblænius bifenestratus KI.
— varipes Chaud. — Les individus d’Obock ne paraissent pas
différer de ceux de l’Hindoustan.
Hister Memnonius Er.
Saprinus splendens Payk. — De Cafrerie.
— strigil Mars.
Pœderus fuscipes Payk. — D’Europe.
Hectarthrum oblongicolle nov. sp.
Ateuchus Isidis Cast.
Gymnopleurus cupreus Fahr. — De Cafrerie.
Onitis sulcicollis Har. — Du Sénégal.
Onthophagus gazella Fab.
-- venustulus Er. — Du Sénégal.
_ nitidulus Klug.
Aphodius pallescens Walk.
— pallicolor, nov. sp.
Rhyssemus asper Fab. — Europe et Orient.
Eremazus unistriatus Muls. — D’Algérie.
Ochodæus rufus Guér. — Du Sénégal.
Bolboceras serripes Fairm.
Athyreus flavohirtus Walk.
Hybosorus nitidus Lamb.
— Illigeri Reiche.
Rhinyptia Dollei, nov. sp.
Schizonycha biangulata, nov. sp.
Sternocera irregularis Latr.
Steraspis speciosa Klug.
Chrysobothris impressifrons Fairm. — Du pays Sômali.
Sphenoptera Raffrayi Th. — D’Abyssinie.
Agrilus purpuratus KI.
Cardiophorus Hedenborgi Cand.
Chamaærhipis Laligantii, nov. sp.
Melyris discoidalis Fairm.
Amauronia contracta, nOV. Sp.
Trichodes lepidus Walk.
Theca breviuscula, nov. sp.
Anobium ? alternatum, nov. sp.
Sinoxylon subretusum Ancey. — De Dagana.
Xylopertha forficula Fairm. — D’Abyssinie.
Coleopteres recueillis à Obock. L37
Arthrodeis bidentulus Fairm. — D’Arabie.
Zophosis abbreviata Sol.
— sulcata Deyr.
— acuticosta, nOvV. Sp.
Adesmia æthiopica All.
Rhytinota prælonga Reiïche.
Himatismus villosus Haag. — D'Égypte.
Pimelia grandis KI. (sudanica Fairm.)
— Raffrayi Sénac.
Vieta Luxorii Sol. — Du Sénégal.
Opatroides punctulatus Brullé. — Tout l'Orient, Égypte.
Scleron orientale Fab. — Orient, Égypte.
Opatrum affine Billb. — Du Sénégal.
Anemia granulata Cast. — Du Sénégal.
Trachyscelis tenuestriatus, nov. sp.
Phaleria prolira Fairm. — Cette espèce, décrite d’après des individus
trouvés à Aden par Coquerel, a pour synonyme P. munda Walk., et
présente à Obock, avec le type, une variété d’un brun noirâtre en dessus
(P. fuscata).
Cataphronetis angustula, nov. sp.
Micrantereus rugulosus Gestro.
Homoropsis ustulata, nov. sp.
Rhipiphorus flabellatus Fab.
Mylabris affinis Ab.
— nigriplantis Klug. — D’Arabie.
— aurantiaca, nov. Sp.
Dices tigrina Klug. — D’Arabie et d'Égypte.
— argentata Fab. — Répandu de l'Égypte au Sénégal.
Cantharis angusticollis Haag, var. suturella Haag.
— nigronotata Haag.
— picitarsis, NOV. Sp.
Ananca spurcaticolhis, nov. sp.
Colobostomus griseovestitus, nov. gen., nov. Sp.
Cimbus phasianellus, nov. sp.
— limbalis, nov. sp.
Cleonus virgo Chev. — D’Abyssinie.
Sphadasmus semicostatus Fairm. — D’Abyssinie,.
Ocladius setipes Ancey. — Trouvé primitivement à Aden.
Camptorhinus nigronotatus, nov. sp.
Pachyonyx Laligantii, nov. sp.
138 L. FAIRMAIRE.
Ceutorhynchus perelegans, nov. sp.
Cylindroides alboplagiatus, nov. gen., nov. sp.
Dichostates sabocellatus, nov. sp.
—— vagepiclus, NOV. Sp.
Pogonocherus cristulatus, nov. sp.
Praonetha laterifusca, nov. sp.
Discolops strigicollis nov. gen., nov. sp.
Hispa pallens Guér. — Du Sénégal.
Camptolenes cinguluta Lei. — Ne diffère des individus d’Aden que par
la ponctuation plus forie et l’écusson concolore.
Rhembastus melanostictus, nov. sp.
Pseudocolaspis Lefevrei Baly. — De Perse, d'Arabie et d’Abyssinie.
Trichostola magnicollis, nov. sp.
Plectroscelis pallidipes nov. sp.
ODACANTHA INTERRUPTA. — Long. 6 mill. — Oblonga, ænea, ni-
tida, elytris utrinque vitta discoidali paulo externa, paulo post me-
dium interrupta, parte postica latiore, brevi, et macula minuta ante-
apicali fluvidis, ore, antennis pedibusque fluvidis ; capite convexo, brevi,
prothorace parum latiore, subtiliter dense punctato, basi sat abrupte an-
gustato; prothorace breviter ovato, lateribus antice rotundatis basi bre-
viter sinuatis, dorso dense sat subtiliter punctato ; elytris oblongo-sub-
quadratis, apice truncatis, sat fortiter striatis, strüs subtiliter punctatis,
suturam versus et apice profundioribus, intervallis planiusculis, tertio
tripunctato.
Malgré la brièveté du corselet et la tête presque transversale, cet in-
secte me semble appartenir au genre Odacantha, qui présente des formes
assez variables,
CALLEIDA DISTENGUENDA. — Long. 10 mill. — Sat elongatu, nitidu,
testaceo-rufa, elytris viridibus aut cæruleis, metallicis, subtilissime pubes-
centibus, antennis obscuris, basi testaceo-rufis, abdomine infuscato, basi
eæcepta; capite laxe Subtiliter punctato, ad oculos tenuiter striolato, cly-
peo fere impunctato; prothorace ovaio, subcordato, postice paulo angus-
tiore, lateribus basin versus levissime sinuatis, margine poshco utrinque
valde obliquato, dorso sat laxe punctato, medio sat fortiter sulcatulo,
basi transversim leviter impresso; elytris punctato-striatis, intervallis
planis, laxe punctatis, apice truncato obsolete late sinuato; abdomine
lateribus oblonge impresso.
Ressemble extrêmement aux C. angustata et ruficollis, du Sénégal :
Coléoptères recueillis à Obock. 439
diffère de ces deux espèces par la tête et les genoux concolores, l’abdo-
men à peine roussâtre à la base, le corselet moins fortement rétréci à la
base, avec les côtés bien moins redressés avant les angles postérieurs ;
les élytres sont plus larges, plus courtes, plus nettement tronquées, et
les stries sont plus profondes jusqu’à l'extrémité.
GLYCIA OBSCURIPENNIS. — Long. 9 mill. — Oblonga, modice nitida,
rufa, elytris piceo-brunneis, sutura et margine externo anguste et vage
piceis, abdomine obscuriore; capite ovato, parum dense punctato, inter
antennas utrinque oblonge impresso; prothorace breviter ovato, capite
cum oculis antice vix latiore, lateribus antice leviter rotundatis, basi
sinuatis, basi utrinque obliquata, angulis acutiusculis, dorso sat fortiter
parum dense punctato, striu media sat impressa, dense punctata ; elytris
oblongis, truncatis, truncatura extus obsolete sinuata et angulis obtusis
sat prominulis, dorso sat fortiter striatis, stris haud punctatis, 7* apice
intus arcuatim prolongata, intervallis planiusculis, sat dense punctulatis ;
subtus lævis, prosterno utrinque punctato, abdominis segmento ultimo
obsolete sinuato et piceo marginato.
La forme de cette Glycia rappelle celle de la G. unicolor, mais elle est
plus petite, différemment colorée, son corselet est bien plus fortement
ponctué, ainsi que la tête, les stries des élytres sont plus fortes, les inter-
valles moins plans ; en outre, les crochets des tarses sont parfaitement
pectinés, comme dans l’espèce suivante.
GLYCIA SEMINIGRA. — Long. 7 mill. — Minus oblonga, rufa-testacea,
nitida, elytris apice sat late fusco-terminatis, subtiliter hirtula; capite
fere lævi, inter antennas leviter büimpresso et obsolete punctulato; pro-
thorace breviter cordato, lateribus anguste refleæis, antice sat rotundatis,
postice sinuatis, basi utrinque obliquato, angulis sat acute obtusis, dorso
fere lævi, obsoletissime punclulato, medio sat fortiter sulcatulo, ad angulos
posticos impresso; elytris brevioribus, post medium leviter ampliatis,
apice recte truncatis, angulo externo valde obtuso, dorso sat tenuiter
striato, striis impunctatis, apicem haud attingentibus, intervallis fere
planiusculis, subtiliter parum dense punctulatis, apice fere lævibus, mar-
ginibus apicali et externo anguste rufo-testaceis ; abbomine apice infus-
cato.
Plus courte que la précédente, avec le corselet plus court, plus cordi-
forme ; sa coloration la rapprocherait de la G. dimidiata Mén., de Bou-
kharie, et surtout de la castanea Klug, de Nubie ; mais Chaudoir dit
que cette dernière ne diffère de l’ornata que par la coloration et n’en est
probablement qu’une variété. Or, la figure de Klug montre un insecte
440 L. FAIRMAIRE.
de forme plus courte que celle de l’ornata, avec un système de coloration
tout différent. Je croirais plus volontiers que notre espèce se rapporte à
la dimidiata, si la description de Klug n’indiquait les tibias et les tarses
comme rembrunis et si la figure ne donnait une teinte obscure et n’in-
diquait la ponctuation des élytres assez forte.
LEBIA ÆTHIOPICA Chaud., Rev. Zool., 1876, 49. — Long. 5 mill. —
Oblongo-ovata, testaceo-flava, elytris paulo dilutioribus, vitta suturali
fusco-nigra, ad scutellum dilatata, post medium utrinque late ampliata,
sed marginem externum haud attingente, postice utrinque emarginata et
ante apicem abbreviata; capite brevi, prothorace paulo angustiore inter
oculos dense subtiliter striolato, punctato, obsolete biimpresso, labro obtuse
truncato, medio foveato, margine antico trifoveolato ; prothorace trans-
verso, lateribus antice valde rotundatis, postice reflexis, valde angulatis,
dorso subtilissime transversim striolato : elytris post medium leviter am-
pliatis, apice truncatis, valde striatis, striis obsolete punctatis, intervallis
viæ converiusculis.
Je rapporte cet insecte à la L. æthiopica Chaud., bien qu’il diffère
par la tête entièrement rousse et la taille un peu plus grande. D’après
Chaudoir, cette espèce diffère de natalensis par sa taille bien plus petite,
sa forme plus étroite et plus parallèle et sa tête noire; la rugosité qui
couvre la tête est moins forte, les élytres paraissent plus longues, parce
qu’elles sont plus étroites et plus parallèles, avec l'extrémité tronquée
plus carément et l’angle postérieur externe plus arrondi.
CosCiNIA FUNERULA. — Long. à 1/2 mill. — Planiuscula, piceo-brun-
nea, nitida, tibiis tarsisque piceo-rufis, subtiliter et parce, ad latera den-
sius pallido-fulvo pubescens ; capite sat fortiter et parum dense punctato,
ad oculos longitudinaliter sulcato et plicato; antennis medium corporis
paulo superantibus, articulo 1° longiore et crassiore, 2° brevi, subgloboso,
ceteris subæqualibus; prothorace basi angustato, lateribus antice fere
rectis, basi tantum sinuatis, angulis posticis obtusatis et angulo minuto,
seta longa signato ante terminatis, dorso sat fortiter sat dense punctato,
medio longitudinaliter ac tenuiter striato, angulis anticis sat acultis ;
elytris sat brevibus, apice extremo piceis el conjunctim obtuse rotundatis,
minus fortiter et sat laxe punctatis, punctis inordinatis, apice obsoletis,
stria suturali apice tantum distincta.
Cette espèce est voisine de la C. Semelederi ; elle s’en distingue par les
élytres à ponctuation irrégulière, sans traces de stries, sauf la suturale,
qui n’est distincte qu’à l'extrémité, le 2° article des antennes est presque
globuleux, les articles 3-10 sont rétrécis, presque cylindriques à la base,
Coléoptères recueillis à Obock. AA
renflés a l'extrémité, subégaux, le dernier oblong; les élytres sont très
faiblement sinuées et impressionnées au bord externe avant l’extrémité,
qui est obtusément acuminée et non saillante ; le corselet semble con-
formé de la même manière, avec un rebord latéral assez fin, s’arrê-
tant, un peu avant la base, à une petite dent aiguë, terminée par une
soie, le bord étant ensuite coupé très obliquement jusqu’à l’angle, qui
est assez obtus; les angles antérieurs sont un peu saillants, mais non
aigus.
ANTHIA FEROX Thoms., Arch. ent., 1859, 9%, pl. 9, fig. 2. — Long.
34 mill. — Nigra, nitida, parce villosa, prothorace utrinque macula
ovata, ad latera antice sita, elytris utrinque maculis 2 rotundis, externis,
13 post humerum, 2 ante apicem albo-pilosis ; capite, grosse punciato,
inter oculos utrinque fortiter oblonge impresse, spatio medio elevato,
labro magno, convexo, basi utrinque impresso, antice obtuso ; mandibulis
valde falcatis ; prothorace cordato, lateribus antice rotundalo, basi abrupte
angustato, dorso parce? punctato, medio sulcato, basi laminato-producto,
truncato et medio sat late depresso, angulis obtuse rectis; elylris ovatis,
apice oblique truncatulis sat fortiter sat late striatis, striis punctatis, pi-
losis, apicem versus paulo obliteratis, intervallis convexis, à medio postice
planiusculis, laxe punctatis ; subtus grosse punctata, abdomine punctato-
strigoso, plagulis lateralibus lævigatis.
M. Thomson ne connaissait pas la localité exacte de cette espèce, qui
provenait sans doute du Nil blanc, comme plusieurs autres décrits par
lui, et qui, du reste, a été signalée par M. Raffray comme habitant la
zone sénégalienne de l’Abyssinie. Elle ressemble à l'A. Nimrod pour les
élytres et à l'A. sexguttata pour le corselet, qui, au moins chez le 4, est
un peu prolongé à la base au-dessus de l’écusson.
HECTARTHRUM LONGICOLLE. — Long. 7 à 8 mill. — Elongatum, paral-
lelum, depressum, nigrum, nitidum, antennis fusco-piceis, pedibus piceis ;
capite antice attenuatum, obtusum, utrinque fere reniformi-inflato, medio
costa oblonga, lata, antice bifida, postice abbreviatu, utrinque sulcato :
antennis validis, fere cylindricis, sed apice compressiusculis, basin pro-
thoracis vixæ superantibus, articulis fere moniliatis, 2° minore, ultimo
longiore, paulo latiore, valde compresso, extus arcuato ; prothorace basin
versus attenuato et basi paulo constricto et elytris sensim angustiore lati-
tudine basali duplo longiore, margine antico valde rotundato-lobato,
angulis rectis, margine postico transversim valde depresso, dorso subti-
lissime punctulato, postice punctis aliquot majoribus biplagiato, utrinque
stria impressa ante basin abbreviata; scutello minuto; elytris parallelis,
42 L. FAIRMAIRE.
apice conjunclim truncato-rotundatis, utrinque basi punctis grossis aut
foveolis 3, stria suturali profunda, apice sulcata, disco striis 2 approæxi-
matis, ante apicem abbreviatis, interna basin haud attingente, et exlus
stria subtiliore, interdum vix distinquenda.
Cette espèce est beaucoup plus grande que les Passandra Waterhouser
et Raffrayi Grouv., d’Abyssinie; elle s’en distingue, en outre, par son
corselet notablement atténué vers la base, plus long que large, ayant,
de chaque côté, une strie latérale en outre de la marginale, les angles
antérieurs aigus, quelques points sur la partie dorsale basilaire et les
élytres ayant, outre la profonde strie suturale, 3 stries externes, les
2 discoïdales presque entières, égales, la 3°, en dehors, très fine, effacée
avant l’épaule et avant l'extrémité, la strie marginale profonde et rejoi-
gnant la suturale à l’extrémité ; les antennes sont médiocrement
épaisses.
APHODIUS PALLICOLOR. — Long. 3 mill. — Oblongus, parum convexus,
fulvo-flavescens, nitidus, elytris ante apicem utrinque fusco signatis ; ca-
pile brevi, vix converiusculo, fere lævi, antice fere truncato, ad angulos
utrinque rotundato, margine subtiliter marginato ; prothorace transverso,
elytris haud angustiore, lateribus leviter arcuato et longe ciliato, angulis
posticis late, anticis obtuse rotundatis, dorso subtilissime alutaceo, subti-
liter punctulato, basi subtiliter marginato et medio breviter sulcatulo ;
scutello ovato, apice ogivali, punctulato ; elytris fere parallelis, apice con-
junctim rotundatis, modice striatis, striis haud punctatis, apice extremo
tantum obsoletis, intervallis planiusculis sericeis, sutura apice rufescente ;
tibiis anticis extus tridentatis dente 1° minutissimo, ceteris duobus validis
el acuts.
Ce petit Aphodius est remarquable par sa coloration d’un jaunâtre
fauve pâle, à peine relevée par une petite tache brune située avant l’ex-
trémité des élytres ; il paraît voisin du desertus Klug ; en diffère, outre
la taille bien plus faible, par sa coloration uniforme sur le corselet, qui
est seulement un peu plus pâle sur les côtés, par la tête unicolore, sans
vestige de tubercule, avec le chaperon finement marginé, mais nulle-
ment au bord antérieur, et par les stries des élytres lisses ; la suture est
faiblement roussâtre.
Faut-il voir dans cette espèce l’A. micros Walk., List of Col., p. 12?
Tawny. Head and prothorax strickly and minutely punctured. Fore
border of the head slightly truncated. Antennæ testaceous. Elytra fine
well-defined striæ. — Length : 1 line. — Harkeko.
Coleopteres recueillis à Obock. 143
APHODIUS PALLESCENS Walk., loc. cit., p. 11. — Testaceous shining.
Head in front with two approximate impressions ; fore border slightly
truncated. Prothorax with a brownish disk. Each elytron with about
ten well-defined striæ. Tibiæ setose, with two tufts of minute spines and
with long apical spines. — Length : 2 4/2 lines. — Harkeko.
Un individu d’Obock s'accorde assez bien à cette description, qui
pourrait, il est vrai, s’appliquer indifféremment à plusieurs espèces.
Ocxonæus RUFUS Guér., Icon. Règn. an., Ins., 83, pl. 22, fig. 6. —
L’unique individu trouvé à Obock semble se rapporter à l’O. rufus Guér..,
du Sénégal ; mais chez ce dernier, dont la description est trop insuffi-
sante, le corselet présenterait une teinte brune au bord antérieur du cor-
selet et Les élytres n’auraient qu’une petite strie près de la suture avec
quelques faibles traces de stries sur le reste de leur surface. Dans notre
insecte, les stries sont bien visibles, quoique peu profondes, et la suture
est à peine plus marquée que les autres.
ATHYREUS FLAVOHIRTUS Walk., List Col. Lord, 12. — Long. 14 mill.
— Breviter ovatus, fulous, sat nilidus, Supra parum dense, subtus den-
sius longe fulvo-villosus et lateribus dense ciliatus ; capite antice truncato,
marginibus reflexis, anguste fuscis, angustis haud elevatis, ante oculos
angulato, disco paulo concavo, rugose punctato ; prothorace antice angus-
tiore, basi elytris paulo latiore, margine postico medio obtuse angulato,
lateribus basi lobatis, et profunde eæcisis, margine antico medio paulo
elevato, denticulo mediano munito, utrinque sinuato, angulis anticis latis,
obtusis, disco lateribus asperato, medio aspero, punctato et late impresso,
sulco medio sat profunde et late signato, utrinque carinis 2 valde sinua-
hs, internis laleribus, basi connexis, antice paulo magis elevatis et extus
arcualis, exlernis à basi fere ad angulos externos prolongatis, antice
omarginatis, basi pilis fulvis dense seriatis munitis, scutello impresso ;
elytris sat brevibus, postice leviler attenuatis, apice rotundatis, punctato-
subtrialis, intervallis alternatim paulo convexiusculis ; pygidio subtiliter
punctato.
Je rapporte l’unique individu trouvé à Obock à l’espèce décrite par
Walker et dont voici la description :
Tawny, shining, clothed above and more thickly beneath with long
yellow hairs. Head and prothorax thickly punctured. Head with a retuse
fore border and with a sligthly retuse ridge in front of the eyes. Pro-
thorax with a slightly retuse fore border, with two oblique ridges and
an intermediate furrow on each side, and with a very broad longitu-
Lkl L. FAIRMAIRE.
dinal furrow which slopes on each side of a broad longitudinal im-
pressed line ; hind border elongated, angular. Each elytron with about
ten slight and slightly punctured longitunal striæ. Abdomen extending
beyond the elytra. Legs thick, clothed like the body.—Length : à lines.
— Hor-Tamanib.
L’A. fraticollis, du pays des Sômalis, diffère par la taille plus grande,
la couleur d’un marron très brillant, le dessus du corps presque glabre,
la partie antérieure de la tête rétrécie en avant et un peu bidentée, le
corselet lobé et obtusément tridenté au milieu du bord antérieur, avec
les carènes latérales fortement angulées en dedans ; les sillons obliques
postérieurs ont aussi une rangée de poils raides, serrés, comme une
brosse étroite ; les élytres paraissent plus globuleuses, à peine striées.
ReunypTiA Doi. — Long. 8 mill. — Ovato-oblonga, sat pallide lu-
toso-testacea, capite paulo rufescente, nitida, tarsorum articulis apice
infuscatis ; capite subtiliter dense punctato, inter oculos stria recta trans-
versim impresso, parte antica cum clypeo obsolete impresso, hoc ante an-
gustato medio carinato et antice dente acuto terminato ; antennis pallidis,
clava elongata; prothorace brevi, elytris vix angustiore, antice a medio
angustato, margine antico medio arcuato, utrinque sinuatlo, angulis an-
ticis sat acutis, margine postico utrinque obsolete late sinuato, angulis
rectis, dorso subtiliter laxe punctato ; scuteilo sat magno ogivali, punctu-
lato; elytris striato-punctatis, striis parum profundis, intervallis vix
convexiusculis, lævibus ; pectore modice punctato, abdomine fere lævi,
pygidio et propygidio fere lævibus ; ® clypeo dente paulo majore et obtuso
terminato ; antennarum clava parva.
Voisine du R. reflexa, du Sénégal, mais bien distincte par la taille plus
faible, le corselet plus ponctué, et surtout par la conformation du bord
antérieur du chaperon, qui présente au milieu une dent saillante, un
peu arquée, au lieu d’un rebord tronqué et relevé ; les stries des élytres
sont aussi bien plus grossement ponctuées.
Le nom de cette espèce rappellera celui de notre estimable collègue,
M. Dollé, auquel je dois la communication des insectes d’Obock.
Le genre Rhinyptia ne compte encore qu’un petit nombre d’espèces,
propres, sauf deux indiennes, à l’Afrique intertropicale. En Abyssinie,
on trouve le R. rostrata Burm., redécrit par M. Ancey sous le nom de
R. bilaminifrons, bien remarquable par les deux lobes du chaperon.
M. Walker a décrit, sous le nom de R. plana, un insecte de Nubie qui
semble se rapprocher singulièrement du R. refleæa, et dont je reproduis
la description :
Coleoptères recueillis à Obock. 445
Testaceous. Had and prothorax thickly and extremely minutely punc-
tured. Head with a truncated and retuse fore border. Prothorax with a
very slight longitudinal impressed line; sides rounded; fore border
and hind border straight. Scutellum conical punctured striæ. Abdomen
smooth, extending a little beyond the elytra. — Length : 5 lines. — Hor-
Tamanib.
SCHIZONYCHA BIANGULATA. — Long. 9 à 41 mill. — Oblonga, subparal-
lela, convera, castaneo-rufescens, nitida, subtiliter albo squamosula,
subtus interdum paulo obscurior, densius ac grossius squamosa, antennis
fulvis, tarsis castaneo-testaceis ; capite rugoso, inter oculo carina arcuata
signato ; prothorace elytris parum angustiore, antice angustato, basi sat
abrupte angustato, angulis anticis fere rectis, dorso grosse sat dense punc-
tato, interdum spatio oblongo medio læviore brevi; scutello fere arcuatim
impresso ; elytris parallelis, basi truncatis, ad humeros angulatis, apice
conjunctim abrupte rotundatis, sat dense fortiter punctatis, stria suturali
nulla ; pygidio convexo, fortiter punctato; subtus dense punctata, tibiis
anticis bidentatis, tarsis elongatis.
Diffère de l’elongata par la taille bien moindre, le corselet presque an-
guleusement arrondi avant la base, avec les angles antérieurs droits
chez le &, un peu moins chez la $, et le bord postérieur plus droit; le
pygidium à ponctuation aussi grosse, mais moins serrée, surtout au mi-
lieu, et les pattes plus grêles. Ressemble beaucoup au S. squamosa Raffr.,
d’Abyssinie, mais la tête n’a pas de carène supérieure, le corselet n’est
pas autant rétréci en avant, les angles latéraux sont très déclives et
situés un peu plus vers la base, les angles antérieurs, quoique tombants,
sont presque droits, la ponctuation est plus grosse et un peu moins
serrée et les élytres sont parallèles. Ce dernier caractère sépare notre
espèce du $S. minuta Raffr., qui, en outre, est bien plus petit et a le
chaperon sinué.
CHAMÆRHIPIS LALIGANTI. — Long. 12 mill. — Oblongus, sat convexus,
brunneus, parum nitidus, subtiliter cinereo-pubescens, antennis testaceo-
rufis; capite converiusculo, inter oculos impresso, antice emarginato,
mandibulis recte angulatis; prothorace parvo, transverso, elytris angus-
tiore, capite paulo latiore, antice paulo angustato, lateribus basi obsolete
sinuatis, margine postico utrinque sinuato, angulis posticis sat acutis,
anticis rotundatis et valde declivibus, dorso antice sat fortiter transver-
sim impresso, medio stria sat tenui, sat brevi, postice puncto terminata,
sed acute impressa, subtilissime dense punctulato, basi obsolete impresso ;
scutello brevissime ovato, subrotundato, leviter concavo ; elytris apice
146 L. FAIRMAIRE.
obtusis, sutura, utrinque costis 3 et margine externo paulo elevatis, in-
tervallis punctatis; subtus griseo-pubescens, pectore medio rufescente ;
metatarso medio foveolato ; 4 oculis majoribus, antennarum flabello basin
prothoracis haud attingente ; © antennis simplicibus, apice clava termi-
natis, tarsis paulo grucilioribus.
Cet insecte intéressant paraît bien voisin du C. ophthalmicus Latr., du
Sénégal; mais sa couleur est brunâtre, la tête paraît plus fortement
échancrée en avant, avec les saillies sus-antennaires plus angulées, plus
droites ; en dehors, les deux premiers articles des antennes ne sont pas
plus foncés que les autres, le corselet est notablement élargi en arrière,
avec les angles un peu prolongés, mais obtus, les côtés ne sont nulle-
ment échancrés en avant et présentent une petite carène latérale for-
mant le prolongement du bord antérieur, et effacés à peu près au
milieu ; les élytres sont échancrées en arc devant l’écusson, qui est
finement chagriné, leurs côtes sont assez saillantes ainsi que la suture,
la 4e, extrêmement courte, n’atteint pas le milieu, les 2° et 3° se réu-
nissent à l'extrémité, la 4°, peu marquée, est effacée dans sa moitié anté-
rieure, la 5° est presque entière, le bord marginal est assez épais et
rejoint la suture.
AMAURONIA CONTRACTA. — Long. viæ 3 mill. — Oblongo-ovata, con-
vexa, ænea, nitida, dense aibido-pubescens, ore, pedibus antennisque
dilute flavo-testaceis, his apice tarsisque fuscis ; capite cum oculis protho-
race paulo latiore dense punctulato, medio sat profunde longitudinaliter
sulcato, antennis sat brevibus, prothoracis basin haud atlingentibus ;
prothorace paulo transverso, elytris angustiore, antice haud angustiore,
lateribus leviter rotundatis, angulis posticis rotundatis, dorso dense sub-
tilissime punctulato ; scutello subtruncato ; elytris brevibus, basi truncatis,
ad humeros obtuse angulatis, apice conjunctim rotundatis, sat subtiliter
dense punctatis, fere rugosulis, vage lineolutis.
La rencontre d’une espèce de ce genre à Obock est intéressante, car,
jusqu’à présent, je ne connais pas une Amauronia d'Égypte ou de Nubie.
La forme de notre nouvelle espèce est bien plus courte et plus robuste
que celle de l’A. picta; sa pubescence est uniforme, couchée, ses yeux
sont moins gros, moins saillants, les pattes sont plus robustes, les tarses
et l’extrémiié des antennes sont d’un brun noir; le faciès est presque
celui d’un Pachnephorus.
Tricaopes LEPIDUS Walk., List of Col. Lord, 14 (Clerus). — Long. 8 à
10 mill. — Elongatus, parallelus, virescenti-cærulescens nitidus, pilis
Coleoptères recueillis à Obock. h47
ulbidis hirtulus, abdomine, pedibus, ore, palpis, antennis (clava apice
obscuriore) et elytrorum plaga basali maculaque ante-apicali rubris ;
capite dense punctato, paulo rugosulo, antice truncato et leviter transver-
sim impresso ; antennis brevibus, nitidis, clava opacula; prothorace basi
coarctato, lateribus antice fere parallelis, rugoso-punctato, medio postice
stria longitudinali brevi, antice in lineam lævigatam desinente signato,
basi transversim sat fortiter impresso; scutelio breviter rotundato, punc-
tulato ; elytris postice vix sensim ampliatis, apice conjunctim rotundatis,
dense sat grosse et subseriatim punctatis, transversim paulo rugosulis,
plagis basalibus ad marginem externum dilutatis eb per suturam post
scutellum breviter coeuntibus, maculis posticis marginem externum attin-
gentibus.
Je crois devoir rapporter à l’espèce de Walker les individus pris à
Obock, et qui ne semblent différer que par les palpes rouges et la massue
des antennes un peu brunâtre. Voici du reste la description de l’auteur
anglais :
Bright purple or blue, thickly and roughly punctured, with cinereous
bairs. Mouth, palpi and eyes black. Antennæ red ; club black. Prothorax
some times green. Pectus minutely punctured. Abdomen and legs red.
Each elytron with a large red spot near the tip. — Length : 4—6 lines.
— Tajura.
Cet insecte ressemble à un petit T. nobilis dont les élytres n’auraient
pas la tache intermédiaire, avec les 2 premières bien plus larges et
presque confluentes à l’écusson.
THECA BREVIUSCULA. — Long. 2 2/3 mill. — Ovata, valde convexa,
postice haud angustata, fusca, nitida, dense griseo-villosulu, antennis sat
pallide testaceis ; capite reclinato; prothorace basi elytris paulo angus-
tiore, antice valde angustato et paulo cucullato, margine postico utrinque
late sinuato, angulis posticis sat acutis, dorso subtiliter dense, lateribus
paulo fortius ruguloso; scutello minuto; elytris ad humeros paulo angu-
latis, apice conjunctim late rotundatis, tenuiter sed acute striatis, striis
laxe punctulatis, intervallis subtiliter dense coriaceis, strüs lateralibus
sat profundis eb intervallis conveæis, callo humerali sat elevato.
Ressemble au T. byrrhoides, mais bien plus grand, plus court, avec le
corselet plus conique, un peu plus rugueux, et les élytres plus convexes
en longueur, plus arrondies à l'extrémité et proportionnellement moins
fortement striées.
448 L. FAIRMAIRE.
ANOBIUM ? ALTERNATUM. — Long. 6 mill. — Oblongum semicylindri-
cum, castaneo-brunnèus, parum nitidus, elytris basi prothoraceque dilu-
tioribus, cinereo-pubescens, antennis palpisque fulvis; capile punctato,
rugosulo, oculis magnis, globosis; antennis elongatis, medium corporis
superantibus, articulo 3 triangulari, 4-10 triangularibus sed acute an-
gulatis, fere spinosis, ultimo elongato, paulo longiore; prothorace trans-
verso, elytris angustiore, lateribus medio ampliato, dorso sat dense
punctato, medio elevato et postice fere cristato, utrinque impresso; scu-
tello dense pubescente; elytris parallelis, basi truncatis, apice obtuse
separatis rotundatis, sat fortiter punctato-lineatis, intervallis alternatim
costulatis, costulis basi obsoletis.
Cet insecte ressemble à l'A. hirtum, mais, d’après la structure des
antennes, dont les articles 4 à 10 sont larges, triangulaires, avec l’angle
apical très saillant, aigu, il se rapprocherait des Trypopitys, avec lesquels
il n’a guère de ressemblance.
APATE (XYLOPERTHA) FORFICULA Fairm, — Cette espèce, qui varie de
taille, de 2 à 3 1/2 mill, paraît commune à Obock. J’y rapporte, comme 9,
des individus ayant les épines postérieures moins développées et accom-
pagnées en dessous de deux autres dents obtuses et très courtes.
ZOPHOSIS ACUTICOSTA. — Long. 7 mill. — Oblongo-ovata, postice an-
gustata, nigra, nitida, vage metallescens; capite subtiliter densissime
aciculato-punctato, ad oculos tenuiter plicato, epistomate late rotundato,
antennis basin prothoracis vir superantibus, articulis 3 ultimis brevio-
ribus et crassioribus, articulo 3° quarto paulo longiore; prothorace lon-
gitudine plus duplo latiore, antice late emarginato angulis productis, basi
utrinque leviter Sinuato, angulis retroversis, basin elytrorum, amplec-
tantibus, antice a basi angustato, lateribus leviter arcuatis, dorso subti-
liter densissime punctato ; elytris fere a basi attenuatis, apice sat acutis,
dense coriaceis, sutura et utrinque costa discoidali costisque 2 externis
approximatis acute elevatis, parte refleæa lata, parce subtilissime punctis
et lineolis elevatis brevibus dense munita ; pectore dense strigosulo-punc-
tato, abdomine punctato medio fere lævi, prosterno sat acute producto.
Par la forme des élytres fortement rétrécies à l'extrémité, cette espèce
se rapprocherait du Z. quadrilineata, mais elle en diffère notablement par
les deux carènes rapprochées au bord externe des élytres dont le disque
est parcouru par une seule côte tranchante et par le bord réfléchi cou-
vert de petites rides longitudinales saillantes, serrées, assez courtes. Ces
côtes saillantes et la forme acuminée des élvtres, avec leur surface assez
Coléoptères recueillis à Obock. 449
pla’ ne donnent à ce Zophosis un faciès particulier qu’il est difficile de
ra] »procher d’une espèce connue.
TRACHYSCELIS TENUESTRIATUS. — Long 3 1/2 mill. — Ovatus, valde con-
‘ veæus, postice ampliatus et rotundatus, piceus, parum nilidus, fulvo-
ciliatus, prothorace elytrorumque sutura et limbo paulo dilutioribus ;
capite lævi, medio parum profunde impresso, antice sulco profundo trans-
versim ab epistomate separato, hoc fere truncato; antennis brevibus,
clavatis; prothorace transverso, basi elytris haud angu:tiore, antice
angustato, lnteribus leviter arcuatis, basi anguste marginata, angulis
posticis obtusis, dorso impunctato; scutello sat magno, apice angulato ;
elytris sat subliliter striatis, striis subtiliter punctatis (suturali paulo
profundiore), extus sat obsoletis, intervallis planiusculis, haud punctatis :
subtus pilosus, pedibus sat brevibus, setosis, hispidis, tibiis anticis apice
compressis, dilutatis, fere cochleatis et calcaribus 2 validis, truncatis ter-
iminatis, libiis posticis apice latioribus, denticulatis, tarsis posticis vali-
dis, hispidis, articulo 1° longiore, basi angusto, apice dilatato.
Ressemble extrêmement au T. aphodioides ; en diffère, outre la colo-
ration, par les stries des élytres plus fines et plus finement ponctuées,
surtout les premières, qui s’effacent en arrière au lieu d'aller jusqu’à
l'extrémité, en devenant même un peu plus profondes, et par les inter-
valles plus plans ; le front offre au milieu une faible fossette, tandis que
chez l’aphodioides, il y en a parfois 2 ou de petits plis ; l’épistome n'offre
que deux faibles fossettes, il est plus long et non interrompu par un
profond sillon.
CATAPHRONETIS ANGUSTULA. — Long. 4 1/2 mill. — Oblongo-elongata,
subparallelu, brunneo-castanea, nitida; capite convexiusculo, subtiliter
dense punctato, antice paulo dilutiore et obsolete transversim impresso ;
prothorace subquadrato, postice leviter attenuato, angulis posticis obtuse
rotundatis, anticis obtusis, dorso dense punctato, busi utrinque minutis-
sime foveolato ; seutello semi-rotundato, impresso; elytris elongatis, sub-
parallelis, ante apicem angustatis el apice conjunctim rotundatis, subliliter
striatis, striis vix punctulatis, intervallis planis, sat dense punctatis ;
antennis dilutioribus.
Ressemble au C. prolixa, de Biskra; en diffère par le corselet moins
rétréci en arrière, plus court, à angles antérieurs plus obtus, à angles
postérieurs arrondis, à surface simplement ponctuée et non presque
striolée, et par les élytres un peu plus longues, plus parallèles, avec les
intervalles des stries plus fortement ponctués.
(1885) 29
450 L. FAIRMAIRE.
HOMOROPSIS USTULATA. — Eong. à 1/2 mill. — Oblongu, parum con-
vexa, Subelliptica, rufo-testacea, elytris apice fere dimidio infuscatis ;
capite fusco, punctato, oculis magnis, globosis, antice contiguis ; clyjveo
ruguloso, piceo-testaceo, ore testaceo; antennis validiusculis, medium
corporis attingentibus, articulo 1° brevi, 2 minore, sequentibus oblongo-.
triangularibus subæqualibus ; prothorace transverso, elytris paulo angus-
tiore, antice tantum et sat abrupte angustato, dorso sat subtiliter dense
rugosulo-punctato, angulis posticis fere rectis; scutello vir punctulato,
apice triangulari; elytris oblongis, ad humeros sat rotundatis, apice con-
Junctim obtuse rotundatis, subtiliter punctato-substriatis, striis suturam
versus profundioribus, intervallis subtiliter sat dense asperulo-punctatis ;
tarsis posterioribus articulo 2° ceteris conjunctis æquali ; metasterno medio
obscuro.
Cet insecte appartient au groupe des Cistelidæ à raison des crochets
des tarses qui sont pectinés ; il se rapproche des Mycetochares, mais il
en diffère beaucoup par ses yeux gros et contigus, grossement granulés,
contigus en avant, à peine échancrés par le canthus sus-antennaire, ses
antennes assez épaisses, atteignant le milieu du corps ; les hanches anté-
rieures sont très saillantes, contiguës, le dernier article des palpes
maxillaires est cultriforme, les côtés du corselet sont tranchants, le repli
épipleural est presque entier.
MYLABRIS (CEROCTES) AURANTIACA. — Long. 12 à 13 mill. — Elon-
gata, nigro-fusca, opaca, griseo-pilosa, elytris dense griseo-pubescentibus,
flavo-aurantiaco maculatis, his maculis glabris, 1* basali, cum altera
juncta et maculam scutellarem circumdescente, humerum haud attingente,
22 a margine versus suturam obliquata, medio sæpe interrupta, 3* post
medium, « margine suturam versus minus obliquata et sæpe interrupta,
ultima subapicali, transversa, antennis flavis, articulis 2 primis eæceptis ;
capite sat brevi, sat dense punctato, interoculos carinula longitudinali
signato ; antennis brevibus, valde clavatis, articulis 5-10 brevibus, intus
dentatis, ultimo ovato-acuminato ; prothorace elytris angustiore, antice a
medio constricto, dorso rugose punctato, antice utrinque late leviter im-
presso et linea mediana leviter elevata, postice medio crassiore et foveola
minuta terminata, utrinque plagulis 2 minutis politis, externa laterali
subtuberosa, margine postico leviter elevato, angulis rotundatis ; scutello
sat subtiliter dense punctato, apice subtruncato ; elytris punctato-rugosis,
utrinque lineis 2 leviter elevatis, postice obsoletis; sublus cum pedibus
dense griseo-pilosa.
Cette jolie espèce présente la vestiture de certaines Coryna, mais il
Coléoptères recueillis à Obock. AA
est difficile de la comparer aux autres Ceroctes à cause de la disposition
des taches des élytres.
CANTHARIS ANGUSTICOLLIS Haag, Deut. Ent. Zeit., 1880, 62 (Lytta). —
Long. 12 à 14 mill. — Elongata, rufa, opaca, antennis, oculis, sutura.
elytrorum apice, pedibus marginibusque segmentorun nigricantibus ; ca-
pile inter oculos subimpresso, thorace elongato, antice fortiter constricto,
medio subcanaliculato, ante scutellum impresso, distincte grosse punctato,
elytris rugulosis, subtiliter flavo-pilosis. — Dongola.
Var.? suturella. — Major, lætius rufa, capite toto subtusque nigris. —
Arabia.
Les invidus provenant d’Obock se rapportent bien à cette variété
(dont il faudra changer le nom, car il y a déjà une C. suturella Motsch.);
mais l’abdomen est parfois d’un rougeâtre obscur au milieu des seg-
ments et le metasternum est parfois aussi roux que le dessus.
CANTHARIS NIGRONOTATA Haag, Deut. Ent. Zeit., 1880, 67 (Lytta). —
Long. 12 à 13 mill. — Elongata, niyra, opaca, pubescentia albila den-
sissime tecta, lineis duabus thoracis, puncto ante apicem elytrorum, in-
terdum lineis duabus, una ad humerum, altera ad scutellum, denudatis
nigris; subtus, tarsis exceptis, densissime albido-squamosa. — Cor-
dofan.
Je reproduis la diagnose de Haag, qui se rapporte parfaitement à l’in-
dividu d’Obock, en la complétant par ce détail de la description : que la
tête présente 2 petites taches noires ; les 2 lignes noires du corselet sont
raccourcies en avant et en arrière, celles de la base des élytres paraissent
très variables et sont souvent ponctiformes.
Je crois que cette espèce est la même que l’Epicauta fasciceps Walker,
List of Col. Lord, 1871, 16. Je reproduis cette description, qui est trop
incomplète, mais qui, combinée avec le nom de fasciceps et la localité,
semble appuyer ma proposition :
Black, wholly and thickly covered whith cinereous tomentosum. Fore
border of the clypeous towny. Pectus with some black shining spots on
each side. Each elytron with a black spot in the disk near the tip. —
Length : 6 lines. — Tajura.
CANTHARIS PICITARSIS. — Long. 6 1/2 mill. — Elongata, convexa,
capite prothoraceque fuscis, nitida, breviter griseo-villosa, antennis dense
cinereo-pubescentibus, tibiis apice tarsisque piceolis, ore rufescente ; capite
convezo, medio prothorace latiore, subtiliter punctato, antennis corporis
452 L. FAIRMAIRE.
medium haud attingentibus, sut gracilibus, basin versus vix sensim cras-
sioribus, articulo 2 brevissimo, 3° sequentibus paulo longiore, ultimo
longiore, attenuato, appendiculato ; prothorace elytris fere dimidio an-
gustiore, latitudine paulo longiore, antice sat fortiter angustato, lateribus
postice parallelis, dorso valde convexo, Subtiliter punctato, medio vage
triimpresso ; scutello sabquadrato, truncato; elytris basi fere truncatis,
ad humeros rotundatim angulatis, fere a basi leviter attenuatis, apice
angustatis et separatim obtusis, dense sat lenuiter punctatis, post scutel-
lum transversim leviter impressis ; pedibus sat dense breviter villosis,
calcaribus 2 posticis latis, Sat brevibus, externo latiore, oblique trun-
cato.
Par son corselet étroit et très rétréci en avant, cet insecte se rapproche
des C. rubricollis et spurcaticollis, d’Abyssinie ; mais les antennes et les
pattes sont bien plus grêles, surtout les tarses, les élytres sont plus
courtes, presque acuminées et un peu déhiscentes à l’extrémité.
ANANCA SPURCATICOLLIS. — Long. 8 1/2 à 9 mill. — Pallide fulvescens,
parum nitida, sat dense pallido-pubescens, abdomine obscuro, prothorace
vütulis 2 aut disco toto infuscato, elytris paulo obscuris, sutura et utrin-
que lineolis 2 discoidalibus obsoletis margineque externo pallide fulvescen-
tibus ; capite subtiliter punctato, inter oculos convexiusculo et infuscato,
antice cum labro nitidiore, mandibulis apice nigris; antennis validius-
culis, medium corporis vixæ attingentibus, articulo 2 primo dimidio bre-
viore; prothorace breviter ovato, postice angustato, convexo, Subtiliter
punctato, medio lævi, antice utrinque leviter impresso, postice transver-
sim depresso, basi elevata; sculello brevi, obtuso; elytris prothorace
latioribus, apice obtuse rotundatis, subtilissime coriaceis, sutura leviter
elevata.
Cette espèce ressemble un peu à l'A. decolor, de Taïti; mais elle est
plus fortement pubescente, le corselet présente en avant deux fossettes
plus marquées, et en arrière. des relieis élevés et luisants, les antennes
sont plus épaisses et la coloration est différente.
COLOBOSTOMUS, nov. gen.
Ce genre ressemble aux Probosca ; mais la tête est bien plus courte, à
cause de la brièveté du labre ; les yeux ne sont pas engagés sous le bord
antérieur du corselet, ils sont bien plus rapprochés, plus gros, plus
convexes, grossement granulés, légèrement sinués en avant pour l’inser-
tion des antennes ; celles-ci sont plus robustes, leur 2° article est court ;
le dernier article des palpes maxillaires est obtusément tronqué, presque
Coléoptères recueillis à Obock. 153
arrondi à l’angle apical, et celui des labiaux est grêle, presque cylin-
drique ; les élytres sont un peu déhiscentes et acuminées à lextrémité ;
les tarses sont plus grêles, le pénultième article n’est pas bilohé, il est à
peine échancré, mais excavé en dessus et pas plus large que le précé-
dent; le 4° article des postérieurs est aussi long que les 2 suivants
réunis.
COLOBOSTOMUS GRISEOVESTITUS. — Long. 5 à 6 1/2. — Elongatus, mo-
dice convezus, brunneus, prothoracis elytrorumque limbo pallido, dense
griseo-pubescens, antennis, ore pedibusque squalide fulvescentibus ; capite
sat brevi, obtuse triangulari, cum oculis prothorace vix latiore; oculis
magnis, oblique antice approximatis, mandibulis apice valde arcuatis,
apice nigris ; antennis medium corporis longe Superantibus, parum tenui-
bus, articulis 2 primis brevibus, conjunctim tertio paulo brevioribus,
articulo 2° minore, sequentibus æqualibus, ultimo paulo longiore, acumi-
nalo, graciliore ; prothorace fere subcordato, postice angustato et pleuris
utrinque impressis, basi anguste marginata, angulis valde oblusis ; scu-
tello triungulari; elytris a medio postice attenuatis, & breviter, ? longius
dehiscentibus, apice paulo acuminatis, cum proihorace subtiliter dense
punctulatis ; S ano rufo.
CIMBUS PHASIANELLUS. — Long. 40 à 41 mill. — Elongatus, valde con-
veæus lateribus leviter compressus, squamulis margarilaceis sat dense
vestitus, rufulo vage mixtus maculis et vittis denudatis variegatus ; capite
rostroque parce squamosis, medio sulco sat profundo signatis, hoc capite
haud angustiore, apice truncato, villoso, oculis subglobosis, prominulis ;
antennis parum gracilibus, medium prothoracis haud superantibus, pu-
bescentibus, clava acuta, basi fusco-micante ; prothorace elytris fere dimi-
dio angustiore, lateribus parallelis, longitudine vix latiore, fusco tri-
vitlato, lateribus medio transversim sulcato ; elytris basi utrinque leviter
obliquatis, ad humeros obtuse angulatis, post medium angustatis, apice
obluse conjunctim rotundatis, punctato-striatis, stris apice profundiori-
bus, intervallis plunis ; subtus uniformis, albido-pubescens, pedibus fusco
punctulatis, tibiis 2 posticis apice dense villosis.
Cette espèce est couverte de petites écailles d’un blanc un peu perlé,
et parsemée de taches dénudées, transversales, avec le corselet à 3 bandes
également dénudées; ce dessin, assez élégant, lui donne un peu de
ressemblance avec le Scythropus glabratus, d'Espagne.
CimBus LIMBALIS. — Long. 10 à 41 mill. — Oblongus, modice convexus,
fusco-brunneus, squamulis minutlis minutis carneis sat dense vestitus
454 L. FAIRMAIRE.
prothorace elytrisque vita marginali sat lata densius carneo-grisea cir-
cumductis ; capite rostroque subtilissime dense punctatis, medio sulco
sat profundo impressis, hoc subquadrato, planiusculo, antice fere trun-
cato, barbatulo ; prothorace elytris valde angustiore, subquadrato, antice
paulo angustato, dorso subtiliter dense punctato, punctis majoribus spar-
suto, medio tenuiter sulcato et utrinque transversim impresso; scutello
semi-rotundato, dense squamoso; elytris oblongis, ante humeros leviter
obliquatis, ad humeros angulatim rotundatis, medio leviter ampliatis,
apice breviter et obtuse productis, dorso seriatim punctatis, seriebus primis
vixæ substriatis, sed apice profundioribus ; subtus submetallico-carneus,
punctulatus, pedibus punctulatis, tibiis 2 posterioribus apice extus dense
pubescentibus.
Ces deux insectes ressemblent à de certains Tanymecus, mais les cro-
chets des tarses sont soudés; ils ont de l’analogie avec les Dereodus,
mais le prothorax ne présente pas les dents aiguës et crochues et le
rostre n’a pas les sillons latéraux qui caractérisent ce dernier genre.
CLEONUS (LIOCLEONUS) virGo Chevr. — Cette espèce pourrait bien être
la même que le C. venustus Walk., List of Col. Lord, p. 17, dont voici
la description :
Black, fusiform, largely punctured. Head with whitish tomentum,
excepting the hind border and the sides. Rostrum very little shorter
than the prothorax, with two oblique furrows which converge hind-
warts. An interrupted stripe on the prothorax, accompanied in front by
two short streaks. Sides of the prothorax, pectus, legs and underside of
the abdomen with whitish tomentum. Elytra with three bands of whitish
tomentum, first band basal, irregular and accompanied by dots alongs
its hind border ; second beyond the middle, widely interrupteed, accom-
panied by dots ; third apical, irregular ; some dots along the suture. —
Length : 7 1/2 lines. — Tadjourah.
The dots in some specimens are hardiy apparent.
PACHYONYX LALIGANTI. — Long. 6 mill. — Oblongo-ovatus, valde
convexus, lateribus paulo compressus, fuscus, dense griseo-pubescens,
lateribus pilis longis sparsutus et dorso pilis longis griseis fasciculatis
ornatus ; capite summo sulcatulo, rostro apice denudato, antennis piceo-
rufis; prothorace fere conico-tr'uncato, elytris angustiore, antice angus-
tato, punctis grossis, basi evidentioribus sparso, antice medio oblonge
impresso, margine antico fere trilobo, dorso utrinque antice penicillato ;
elytris late striatis, striis punclis grossis laæe impressis, intervallis paulo
Coleoptères recueillis à Obock. L5D
elevalis et dense griseo-pubescentibus, dorso pluribus fasciculis ornatis ;
pedibus validis.
Espèce bien distincte par sa coloration peu variée et ses faisceaux de
longs poils grisâtres.
CAMPTORHINUS NIGRONOTATUS. — Long. 7 mill. — Elongatus, compres-
sus, fuscus, indumento cinereo, fusculo mixto dense vestitus, elytris post
medium dilutioribus et ante apicem plaga fere communi, ad suturam vix
interruplu, fusco-nigra signatis; rostro fere toto denudato, fusco, sat
nitido; prothorace elytris valde angustiore, ovato, medio sat ampliato,
antice angustiore, dense punctato et dense squamoso, medio dilutiore,
utrinque selis crassis, fuscis, ad marginem anticum densioribus, hirto;
scutello pallido ; elytris grosse substriato-punctatis, sutura et intervallis
alternis elevatis et setis crassis, fuscis postice evanescentibus, hispidulis ;
pedibus validis, femoribus subtus dente acuto armatis, posticis longioribus,
valde compressis.
Ce Camptorhinus se rapproche de l’hystrix Fairm. par les soies
épaisses du corselet et des élytres, mais il est plus petit, le corselet est
un peu rétréci en arrière, sans tubercules latéraux, les soies des élytres
s’effacent en arrière au lieu de devenir plus longues, et il y a une tache
noire, transversale, commune, avant l'extrémité; les pattes antérieures
sont plus robustes, mais à peine plus longues que les intermédiaires, et
les postérieures sont beaucoup plus longues.
CEUTORHYNCHUS PERELEGANS. — Long. 2 1/2 mill. — Brevissime ova-
tus, crassus, convexus, fuscus, dense Squamosus, capite rufo et albido
squamoso, rostro denudato, fusco, antennis gracillimis flavidis, clava bre-
viler ovala, crassa, apice infuscata, prothorace antice squalide griseo,
elytris basi transversim et postice albidis, postice fusco-punctatis ; anten-
narum funiculo gracillimo; prothorace elytris valde angustiore, antice
angustato, lateribus medio angulato-tuberculato, dorso transversim medio
biluberculato et longitudinaliter sulcatulo, antice transversim impresso,
margine leviter elevato ; elytris subquadratis, apice rotundatis, basi medio
siuuatis, ante humeros obliquatis, humeris obtuse angulatis, dorso stria-
ts, intervallis alternatim et sutura convexis, illis paulo inæqualibus,
basi et postice fusco maculosis ; femoribus anticis subtus acute dentatis.
CYLINDROIDES, nov. gen. (Anthribidæ).
Antennæ ad rostri latera insertæ, scrobes foveiformes apertæ. Rostrum
brevissimum, crassum, capile haud angustius, apice haud dilatato, fere
456 L. FAIRMAIRE.
truncato. Oculi subtriangulariter globosi, antice obsoletissime sinuati.
Antennæ breves, basin prothoracis haud attingentes, sat graciles, clava
distincta oblonga triarticulata. Prothorax elytris vix angustior, carina
postica sat acuta, vix arcuata, à margine postico parum distante, ad
angulos angulata et lateribus medium atlingente. Elytra cylindrica. Coxæ
anticæ contiguæ, intermediæ parum distantes.
Ce genre se rapproche des Xylinades, mais ses antennes ne sont nulle-
ment robustes et n’atteignent pas la base du corselet, ses veux sont bien
moins saillants, ses scrobes plus petites, la carène antébasilaire du cor-
selet angulée de chaque côté et m’atteignant pas le bord antérieur.
CYLINDROIDES ALBOPLAGIATUS. — Long. 8 à 11 mill. — Oblongo-elon-
gatus, subcylindricus, brunneus sed indumento pubescente dense vestitus,
cinereo et umbrino mixtus, capile uniformiter cinerascenti-griseo, pro-
thorace vage rufulo vittato, scutello albo, elytris fusculo, rufulo et pallido-
alternatim vittatis et longitudinaliter tessellatis, plagis 2 transversis,
valde dentatis, albis, brunneo anguste limitatis, 1? subbasali, ? ante-
apicali, marginem externum haud attingentibus ; antennarum clava ni-
gra; capite brevi, rostro brevissimo, apice medio leviter emarginato, labro
prominente, mandibulis valde arcuatis, extus acutis; prothorace elytris
haud angustiore, antice a medio angustato, lateribus postice parallelis,
angulis anticis nullis, dorso medio sat late et parum profonde longitudi-
naliter biimpresso, carina ante-basali sat acuta, ad angulos cum margine
postico coeunte et lateribus post medium prolongata; elytris basi leviter
transversim depressis et anguste emarginatis, apice separatim rotundatis,
dorso lineato-punctatis, punctis basin versus, ad suturam præcipue, ma-
joribus; pygidio scutiformi, apice obtuso, & apice obsolete impresso,
© basi transversim convexo, medio sulcatulo, apice valde transversim
impresso et paulo reclinato ; subtus dense albido-pubescens, punctis fuscis
rarius Sparsutus, femoribus 2 posticis macula fusca signatis, tursis 4 an-
ticis nigris, 2 posticis nigris, articulo 1° albo-pubescente ; abdomine medio
longitudinaliter impresso, segmentis 2 primis utrinque tuberculo minuto
nigro signalis.
DICHOSTATES VAGEPICTUS. — Long. 10 à 41 mill. — Oblongus, convexus,
opacus, fuseus, pube grisea el brunnescente dense vestilus, elytris inter-
dum vage rufulo subvittutis, basti et ante apicem densius et crassius rufulo-
velutinis, subtus cum pedibus dense griseo-pubescens et punctis numerosis
fuscis sparsutus ; fronte medio longitudinaliter striata, antennis albido-
griseis, sublus parce ac breviler villosis, corpore & paulo longioribus,
$® paulo brevioribus; prothorace paulo transverso, subquadrato antice
Coléoptères recueillis à Obock. 457
vix sensim angustato, lateribus paulo ante basin dente valido armato,
dorso nigro laxe punctato, medio transversim elevato et obtuse quadri-
tuberculato, tuberculis transversis brunneis, parum elevatis, 2 posticis
vix prominentibus, basi transversim depressa et transversim bisulcata,
sulco 1° medio obliterato; scutello sat lato, subtruncato; elytris protho-
race latioribus, basi fere truncatis, ad humeros angulatis, postice leviter
attenuatis, apice conjunctim rotundatis, basi grosse punctatis, sutura
elevata.
Cette espèce présente une coloration assez vague et variable, suivant
la fraicheur des individus : quand ils sont en bon état, la couleur est
plus blanchâtre, notamment sur le corselet, qui présente parfois une
teinte roussâtre sur le disque; la base des élytres est ornée d’une pu-
bescence veloutée rousse, d’étendue et de forme variables, mais sans le
faisceau de poils noirs qu’on voit chez le D. albicollis, du Sénégal, auquel
notre insecte ressemble beaucoup. Elle en diffère en outre par l’absence
d’une fascie blanchâtre avec un petit pinceau de poils noirs placée vers
le milieu externe des élytres ; leur extrémité, arrondi chez la $, est un
peu tronquée chez le dé, mais non coupée obliquement, et ces élytres pré-
sentent en arrière quelques lignes élevées, irrégulières, un peu alternées
de blanchâtre et de roussâtre. Le dernier segment abdominal est, dans
les deux espèces, terminé par une rangée de poils serrés, raides, d’un
blanc roussâtre (1).
(1) Une espèce bien voisine se trouve au Soudan :
D. STRIGIFRONS. — Long. 13 mill. — Fuscus, pube grisea, rufulo mixta,
dense vestitus, elytris utrinque medio plaga pallida oblique signatis ;
capite medio sulcato, sulco fusco, summo utrinque linea fusca paulo ele-
vata signato; antennis corpore vix longioribus subtus pilosis, basi den-
sius, articulis apice paulo obscurioribus ; prothorace quadrato, vix
transverso, lateribus basi dente armatis et ante obtuse tuberculatis, dorso
utrinque obtuse bituberculato, medio postice obtuse tuberculato, antice et
basi transversim sulcato ; scutello brevi, truncato ; elytris basi transversim
crispatis et grosse punctatlis et brunneo-vermiculatis, dorso lineis paulo
elevaltis et sat irregularibus, postice paulo evidentioribus, apice subsinuato-
truncato ; sublus dense magis uniformiter griseo-pubescens, cum pedibus
luxe fusco-punctatus, abdominis segmento ultimo pallidiore, apice rufo.
— Soudan. (Rembilienski.)
Diffère du vagepiclus par la taille plus grande, le corselet moins court,
non sensiblement rétréci en avant, le sommet de la tête à 3 lignes noi-
râtres, bien nettes, les élytres très rugueuses à la base, sans taches
veloutées, à extrémité plus tronquée et un peu sinuée, et le dessous du
corps moins ponctué de brun, avec le dernier segment & presque tron-
qué au bord postérieur, qui est seulement pubescent et non garni d’une
frange de poils serrés.
L58 L. FAIRMAIRE.
DICHOSTATES SUBOCELLATUS. — Long. 20 mill. — Sat breuis, robustus,
fusco-brunneus, indumento pubescente dense vestitus, squalide griseo-
cinerascens, lineis obcuris rufulo maculosis vage vittulatus, elytris basi
utrinque penicillo brevi rufulo et disco medio macula grisea vage deter-
minata, postice macula rufulo-velutina limilata signatis ; capite summo
obscuriore, vittis 3 fuscis, lateralibus paulo elevatis, mediana sulcata ;
antennis corpore haud longioribus, subtus pilosis, articulo 1° fusco valde
maculato, 3° supra obscuro, sequentibus apice interdum paulo infuscatis ;
prothorace transverso, elytris angustiore, inæquali, lateribus postice
utrinque dente sat valido munito, dorso antice tranversim impresso et
plicato, postice medio longitudinaliter carinulato, rufulo vage mixto,
fusco antice bisignato et postice trisignato, et punctis fuscis sparsuto ;
scutello lato, subtruncato; elytris ad humeros sat fortiter angulatis,
postice leviter attenuatis, apice obtuse rotundatis, basi intus grosse sed
parum distincte punctatis, humeris paulo granulatis, lineis aut potius
venulis parum elevatis, extus evidentioribus et longius prolongatis ; subtus
densissime albido-pubescens, cum pedibus fusco punctatus, segmentis ven-
tralibus apice dense rufulo fimbriatis, ultimo late impresso et sat longe
fulvo-piloso, basi medio spatio minuto denudato et foveola minuta signato ;
tarsis latis, paulo obscuris.
Ce Dichostates est d’une forme large et trapue qui rappelle celle de
certains Coptops; ses élytres présentent à la base une petite houpette
de poils veloutés roussâtres, autour de laquelle on voit une teinte ve-
loutée de même coloration ; au milieu de chaque élytre il y a une tache
blanchâtre, mal limitée et bordée en arrière par une petite tache, sou-
vent peu distincte, de poils veloutés roussâtres ; cette teinte se retrouve
plus pâle, en macules, sur des espèces de nervures peu régulières, plus
marquées en dehors, presque effacées vers la suture, qui est un peu
relevée.
POGONOCHERUS CRISTULATUS. — Long. 6 1/2 mill. — Oblongus, fuscus,
dense pubescens, brunneo et griseo-albido variegatus ; capite valde recli-
nato, antice griseo, inter oculos transversim bi-infuscato, summo medio
plaga magna brunnea ; antennis sat gracilibus, corpore paulo longioribus,
subtus dense villosis, griseis, articulis apice fuscis, 1° crasso, basi et apice
obscuro; prothorace subquadrato, elytris angustiore, lateribus medio
obtuse angulato, dorso griseo eb brunneo vario, inæquali, fere medio tu-
berculo oblongo, fusco signato, basi transversim paulo depresso, griseo,
medio striolis 2 fuscis brevissimis ; scutello lato, obtuse rotundato ; elytris
basi truncatis, ad humeros angulatis, a basi leviter attenuatis, apice sepa-
Coléopteres recueillis à Obock. 159
ratim obtuse rotundatis, medio griseo-albidis, postice signaturis brunneis
oblique signatis, lateribus rufulis, basi paulo infuscatis et prope scutellum
utrinque cristula brevi, compressa, antice leviter arcuata signatis, sutura
anguste rufula; subtus cum pedibus. albido-griseus, punctis brunneis
sparsutus, propleuris brunneo vittatis, femoribus crassis, tlibiis basi et
apice fuscis, tarsis infuscatis, Supra griseo-pubescentibus.
Ressemble un peu au fascicularis ; mais les élytres sont plus arrondies
à l'extrémité et présentent chacune à la base une petite crête longitudi-
nale, assez courte, assez saillante ; le corselet n'offre pas les deux reliefs
antérieurs, mais il en a au milieu de la base ; l’écusson n’est pas d’un
noir velouté; les élytres n’ont pas de côtes, ni de taches d’un noir
velouté; enfin le 3° article des antennes est un peu plus long que le 4°.
DISCOLOPS , nov. gen.
Caput subretractile, sat fortiter concavum, tuberculis antennariis sat
productis. Antennæ corpore haud longiores, subtus breviter et laxe ciliatæ,
articulo 1° oblongo, tertio paulo longiore, 3° 4°que æqualibus, ceteris pau-
latim decrescentibus. Oculi mediocres, sat fortiter granulati, valde emar-
ginati. Prothorax subcylindricus, lateribus inermis. Scutellum quadratum,
truncatum. Elytra prothorace latiora, ad humeros angulata, postice
attenuata, apice extus spinosa, dorso plarata, costata. Pro- et mesoster-
num sat lata, arcuata, acetabula antica et intermedia clausa. Pedes sat
breves, tibiæ 4 postice extns apice leviter impressæ, tarsi sat breves, arti-
culo 1° secundo parum longiore.
Ce genre me paraît appartenir à la tribu des Péricoptides et se place-
rait près des Plocia, dont il diffère par les pattes courtes, le corps cou-
vert de pubescence serrée, le mésosternum arqué et non tronqué en
avant, le prothorax non rétréci en avant et ayant à la base 6 sillons ne
dépassant guère le milieu, et les antennes à 4% article plus long que
(029€
DiscoLoPs STRIGICOLLIS. — Long. 7 mill. — Elongatus, sat convexus,
fusco-brunneus, pube densa vestitus, capite dense squalido-albicante, pro-
thorace sat denudato, maculis ferrugineo-pubescentibus sparsuto, elytris
griseis, vitla suturali basi latiore et utrinque vittulis discoidalibus vix
post medium brunneis, pedibus antennisque rufulo-griseis, his articulis
2 primis obscurioribus, femoribus basi et tibiis apice infuscatis; capite
inter antennas profunde cavato, his corpore haud longioribus, subcylin-
dricis, articulis 2-5 subtus tenuiler pubescentibus, articulis ultimis paulo
decrescentibus ; prothorace subquudrato, lateribus vix arcuatis, dorso
460 L. FAIRMAIRE.
convexo, utrinque 6 striato, striis postice et præsertim antice abbreviatis,
2 medianis leviter arcuatis et antice coeuntibus, basi transversim depressa ;
scutello subquadrato ; elytris basi fere truncatis et prothorace valde latio-
ribus, ad humeros angulatis et latioribus, postice leviter attenuatis, ante
apicem sat fortiter declivibus, apice utrinque obliquatis et dente valido
terminatis, subtiliter lineato-punctatis, intervallis conveæiusculis, sed ante
medium leviter transversim depressis, utrinque costis 2 ab humero inci-
pientibus, leviter undulatis, externa basi minus elevata, postice longius
prolongata, interna basi magis acula, ante apicem obsoleta, costula 3?
post medium tantum evidente, sutura basi denudata et utrinque punctis
grossis biseriatim profunde impressis comilalu.
PRAONETHA LATERIFUSCA. — Long. 10 à 14 mill. — Oblonga, sat
crassa, dorso paulo planata, fusca, dense pubescens, albido et rufulo
mixta, elytris plaga magna laterali fuscatu; capite medio sulcato; an-
tennis corpore paulo brevioribus, dense pubescentibus, subtus parum dense
ciliatis, articulis apice infuscalis; prothorace elytris paulo angustiore,
longitudine vix latiore, lateribus medio leviler ampliatis, dorso paulo
inæquali, interdum plagulis minutis denudatis ; scutello brevi, fere semi-
rotundato ; elytris ad humeros angulatis, postice tantum angustatis, apice
oblique truncatis, dorso obsoletissime costulato; pedibus sat brevibus et
sat validis, femoribus subclavatis, tibiis posticis apice extus impressis.
Ce Praonetha ressemble au P. nebulosa, de Ceylan; mais il est plus
allongé et moins fortement ponctué, ses antennes sont bien moins ciliées,
le 4° article est à peine plus court que le 3°; les élytres sont plus obli-
quement tronquées, avec quelques lignes élevées, SAR, et sans
carène de chaque côté de l’écusson.
PseupocoLaspis LEFEVREL Baly. — Long. 6 mill. — Ovata, crassa,
supra modice conveæa, fusca, modice nitida, elytris plus minusve obscure
castaneis, setis squamiformibus albidis vittulatis, subtus cum pedibus
densius ac magis uniformiter albido-squamosa, tibiis plus minusve cas-
taneis, antennis ferrugineis, apice fuscis, labro palpisque testaceis ; capite
reclinato, convexiusculo, dense squamoso, dense punctulato, linea media
longitudinali subtiliter denudata; antennis sat brevibus, basin protho-
racis paulo superantibus, articulis 5 ullimis subclavatis ; prothorace
elytris valde angustiore, longitudine haud latiore, antice parum angus-
liore, lateribus leviter arcuatis, valde convexo, sat dense punctato, medio
carinula tenui signalo, pilis squamiformibus ad carinulam convergenti-
bus, utrinque vita parum elevata denudata signato, margine postico
“érinque valde sinuato; scutello subquadruto, dense squumoso; elylris
Coléoptères recueillis à Obock. hG61
sat brevibus, basi medio sinuatis, ante humeros obliquatis, humeris ro-
tundato-angulatis, a basi postice angustatis, apice conjunctim rotun-
datis, dorso modice convexis, dense punctatis, albido-squamoso-vittatis,
vittis basi extus obliquis: pygidio dense albido-squamoso; pedibus sat
validis, femoribus anticis subclavatis, ceteris paulo crassatis, 2 posterio-
ribus sat obtuse subtus dentatis, ceteris inermibus ; & abdomine basi leviter
impresso.
Ressemble, pour la forme générale et pour le dessous des élytres, au
Scelodonta vittata OI., des Indes orientales.
Cette espèce diffère un peu de ses congénères par ses fémurs, dont les
deux postérieurs sont seuls munis d’une dent assez obtuse, dans les
deux sexes, les 4 ayant en outre un angle très obtus aux deux fémurs
antérieurs, et par ses élytres à épaules anguleusement saillantes, et
ensuite assez rapidement rétrécies. — L'individu décrit par M. Baly a le
corselet plus large, plus globuleux, sans trace de la fine carène longitu-
dinale du corselet, et les bandes des élytres sont presque effacées.
TRICHOSTOLA. MAGNICOLLIS. — Long. 4 1/2 mill. — Ovata, convera,
viridi-metallica, leviter aurosa, subtiliter albido-pubescens, sublus fusca,
parum nitidla, pedibus fusco-ænescentibus, albido-pubescentibus, antennis
fuscis, baisi rufo-piceis; capite planiusculo, subtiliter coriaceo, inter
ocul0s transversim obsolete impresso, labro piceo; prothorace amplo ,
dytris parum angustiore, antice leviter angustato, margine antico rotun-
lato-producto, angulis anticis sat acutis sed valde declivibus, margine
postico utrinque late obsolete sinuato, angulis obtusiusculis dorso densis-
sime Subliliter punctulato; scutello subquadralo, apice rotundato, dense
punctulato ; elytris apice conjunctim rotundatis, sat subtiliter dense punc-
‘tatis, sutura leviter elevata, stria suturali postice leviter sulcata, callo
humerali sat prominente; subtus cum pedibus dense punctata, femoribus
inermibus, tibiis carinatis, unguibus rufo-piceis, paulo inequaliter
fissis.
Les caractères de cet insecte s'accordent assez bien avec ceux du genre
Trichostola, mais les fémurs antérieurs sont notablement plus longs que
les autres et les élytres ne sont pas ponctuées-striées.
RHEMBASTUS MELANOSTICTUS. — Long. 3 1/2 mill. — Breviter ovatus,
sal convexus, testaceo-flavus, valde nitidus, prothorace punctis 2 minutis
et elytris utrinque post medium macula ovata nigris, metasterno abdo-
mineque nigro-fuscis, valde nitidis; capite subtiliter punclulato, inter
oculos vuneto majore signato, mandibulis nigris ; prothorace sat parvo,
462 L. FAIRMAIRE. — Coléoptères recueillis à Obock.
transverso, elytris sensim angustiore, antice angustato, lateribus sat
rotundato, basi fere recla, tenuiter marginata, angulis posticis fere ro-
tundatis, anticis valde declivibus, dorso polito, a pleuris linea tenui mar-
ginali separalo; scutello ogivali; elytris sat brevibus, basi truncatis,
apice conjunctim rotundatis, lineato-punctatis, linea suturali striata,
punctis postice paulo minoribus, intervallis lævibus, planis ; femoribus
crassis, 2 anterioribus subtus obtuse late dentatis.
Cet insecte, par sa forme générale et sa coloration jaune avec quelques
points noirs, rappelle certains Chloropterus du nord de Afrique.
PLECTROSCELIS PALLIDIPES. — Long. 2 1/2 mill. —- OQvato-oblonga,
conveæa, metallico-viridis, valde nitida, pedibus antennisque pallide
fulvo-testaceis, his apice infuscatis, femoribus 4 anticis supra obscuro-
æneis, 2 posterioribus totis viridi-æneis; capile conve.ro, subtiliter sat
dense punctato, antice fortius ac densius, inter antei nas transversim
striato; antennis gracilibus, basin prothoracis attingenstibus ; prothorace
transverso, elytris haud angustiore, lateribus leviter roitundato, antice el
postice æqualiter angustato, dorso sat subtiliter dense: punctato, basi
utrinque obsolete impresso; scutello brevi, fere lævi, pa, uo ænescente ;
elytris oblongo-ovatis, basi truncatis, apicem versus levite q attenuatis,
apice obtuso, striato-punctatis, striis parum impressis, intert sqllis aluta-
ceis, spatio suturali ad scutellum punctato.
Ressemble, en petit, au P. chlorophana, mais le corselet est aus;
large que les élytres, non atiénué en avant, également rétréci aux deu:
extrémités, avec les côtés arrondis (à peu près comme chez le P. meri
dionalis), et les élytres sont bien plus convexes, plus courtes, moin.
fortement striées. |
NOTICE SUR HENRI MILNE-—ED WARDS
MEMBRE HONORAIRE
Par M. le docteur ALExANDRE LABOULBÈNE
(Séance du 9 décembre 1885.)
Messieurs,
Il y a plus d’un demi-siècle, notre chère Société tenait sa séance
d’inauguration le 29 février 1832, sous la présidence d’honneur de P.
Latreille. Parmi nos trente-cinq membres fondateurs, nous avions
encore, cette année, le bonheur de compter trois survivants : Henri
Milne-Edwards, Poey (de la Havane) et Louis Reiche. Nous avons perdu
naguère le premier d’entre eux ; je viens vous parler, aujourd’hui, de
sa personne et de ses travaux.
A la fondation de la Société entomologique, Henri Milne-Edwards
entrait brillamment dans la carrière qu’il à parcourue avec tant d'éclat,
car il était devenu professeur hors ligne, doyen de la Faculté des
sciences, et le monde savant le regardait comme un des maîtres les
plus incontestés, Les plus illustres de la zoologie contemporaine.
C'est à Bruges, alors terre française, le 23 octobre 1800, qu'est né
Henri MizxEe-EpwaRps. Son père était planteur et lieutenant-colonel de
milice à la Jamaïque; sa mère était Elisabeth Vaux, qui appartenait à
une ancienne famille anglaise. Le jeune Henri, confié de bonne heure
aux soins de son frère aîné, Williams Edwards, l’éminent physiolo-
giste, vint à Paris, réclamant le bénéfice de la loi qui lui permettait de
conserver Sa qualité de citoyen français et il commença bientôt ses
études littéraires et scientifiques.
Henri Milne-Edwards cherchait sa voie ; il s’appliqua très sérieusement
à la médecine, et fut reçu docteur, sans intention de pratiquer. Ses
goûts sérieux et artistiques pouvaient être satisfaits par la grande
aisance paternelle, mais de rudes épreuves lui étaient réservées, épreuves
qui trempent les natures fortes et dont ne peuvent se relever les faibles
ou les découragés.
Ann. Soc. ent, Fr. — Avril 1886.
AGE AL. LABOULBÈNE.
En 1895, Milne-Edwards, qui avait épousé M'e Trézel, fille d’un
colonel devenu plus tard général et ministre de la guerre, fut en lutte
aux revers de fortune. Il obtint, par le travail seul, les moyens de sub-
venir aux besoins de sa famille ; il publia plusieurs ouvages élémen-
taires, entre autres un Manuel de matière médicale en collaboration avec
Vavasseur, ouvrage utile et qui eut plusieurs éditions. De cruelles dou-
leurs devaient frapper coup sur coup Henri Milne-Edwards : il perdait
sa femme bien-aimée, atteinte d’un mal qui ne pardonne pas, puis suc-
cessivement plusieurs enfants. C’est au travail, à l’étude, à la science
que Henri Milne-Edwards demandait, non l'oubli, mais la consolation.
Le succès devait venir après ces luttes incessantes et douloureuses.
En 1832, notre Collègue est nommé professeur d'histoire naturelle à
l'Ecole des Arts et Manufactures, ainsi qu’au collège Henri IV. Dès 1838,
l’Institut lui ouvre ses portes ; il remplace Frédéric Cuvier comme
membre de l’Académie des sciences (section de zoologie et d'anatomie).
A la mort de Victor Audouin, ce fut Henri Milne-Edwards que Léon
Dufour, auquel on offrait la chaire d’entomologie du Muséum, désigna
comme le plus digne. Milne-Edwards resta vingt ans dans cette chaire;
puis en 1861, il passait, par permutation, à celle de mammalogie et
d’ornithologie, laissée vacante par le décès d’Isidore Geoffroy-Saint-
Hilaire.
Milne-Edwards aimait l’entomologie et il recherchait dans les insectes,
comme dans les autres animaux les moins compliqués en organisation,
les manifestations physiologiques les plus simples et les plus nettes. Je
tiens à vous donner une brève indication des travaux publiés dans nos
Annales par notre Collègue :
Compte rendu d’un travail sur lanatomie comparée d’un Crustacé
décapode (Annales de la Societe entomologique de France, t. Ier, 1832,
p. 234).
Note sur un nouveau genre de Crustacé de l’ordre des Stomapodes
(g. Amphion, type Regnaudi), 1832, p. 336.
Description du g. Leucippe (L. pentagona, Sp. n.), 1832, p. 512.
Présence de l’acide urique dans la Calandra granaria, 1833, p. LxIv.
Quelques observations sur une monstruosité d’une Annélide du g.
Phillodorce, 1833, p. LXXvI.
Observations sur quelques espèces de Crustacés fossiles, 1837,
P. LXVII.
Observations sur le phénomène de l’irisation chez les Insectes, 1843,
p. XXXII.
Description d’un nid d’Epipona tatua, 1843, p. XxxIv.
Notice sur Henri Milne-Edwards. 465
Quelques détails relatifs à l’existence des glandes cirières chez l’Abeille
à miel, 1843, p. LIV.
Extrait d’une Note sur l’éducation et la soie du Bombyx Cynthia, 1854,
P. LIX.
Discours aux funérailles de C. Duméril, 1860, p. 647.
Lettre au sujet de sa nomination comme membre honoraire, 1866,
D'XXxT.
Les Crustacés, les Annélides, les animaux marins ont été observés
avec prédilection par H. Milne-Edwards. Il avait, aux bords de l'Océan,
scruté leur anatomie et leurs mœurs, en compagnie d’Audouin; il conti-
nuait ses recherches sur les côtes méditerranéennes, de Nice, de Naples,
de l'Algérie, plus tard, de la Sicile, accompagné par de Quatrefages et
par Emile Blanchard. L'Académie des sciences avait décerné, en 1828,
le prix de physiologie aux Recherches anatomiques et physiologiques sur
la circulation dans les Crustacés.
L'Histoire naturelle des Crustacés, en trois volumes avec figures (dans
les suites à Buffon, de l’éditeur Roret), fut classique, dès son apparition,
de 1834 à 1840, car cet ouvrage magistral, sur des animaux trop peu
connus à cette époque, fixait la Carcinologie sur des bases sûres et rigou-
reusement établies.
Le professeur-administrateur du Muséum, adonné à l’entomologie,
devint professeur en titre à la Sorbonne en 1844, succédant à Etienne
Geoffroy-Saint-Hilaire, qu’il suppléait depuis plusieurs années. Dès 1849,
Henri Milne-Edwards, dont l’enseignement obtenait un grand succès,
était nommé doyen de la Faculté des sciences, et, pendant trente-cinq
ans, il a continué à occuper le décanat, à la satisfaction de ses collègues
et des élèves, montrant les qualités d’un administrateur consommé.
Dans ses cours, dans ses délicates fonctions de doyen, Milne-
Edwards était toujours à la hauteur de sa tâche, ami du progrès, offrant
une sagacité, une possession de lui-même remarquables, une grande
distinction d’esprit et de manières. Il travaillait sans relâche, insistant
sur l’importance de la physiologie dans les études zoologiques, montrant
dans les organismes divers la division du travail physiologique ou fonc-
tionnel. Henri Milne-Edwards était un vrai maître, à vues larges et
justes, aimant à préparer lui-même ses sujets de démonstrations, habile
à manier le crayon et donnant une vive impulsion aux études pratiques
de zoologie.
Henri Milne-Edwards, livré aux recherches et aux méditations d’un
ordre si élevé, a fait de mémorables découvertes. Ses travaux très nom-
breux, datant de 1823, tant de vulgarisation qu’originaux, témoignent
(1885) 30
166 AL. LABOULBÈNE. — Nolice sur Henri Milne-Edwards.
d’une puissante activité scientifique. Outre une collaboration active au
Dictionnaire classique d'histoire naturelle, à l'Encyclopédie d'anatomie
et de physiologie de Todd, je vous rappelerai les additions qu’il a
faites à l'Histoire des animaux sans vertèbres de Lamarck, ses Eléments
de zoologie, etc. Mais je dois signaler d’une manière spéciale lIntro-
duction à la zoologie générale et surtout les Leçons sur la Physiologie
et l'Anatomie comparées de l’homme et des animaux, formant quatorze
volumes, commencées en 1857, terminées en 1881, alors que Milne-
Edwards était octogénaire. Cet admirable traité, cette œuvre vraiment
monumentale, est, suivant une belle expression, « le livre des maîtres »,
où l’ensemble de la science est mis en relief avec une érudition sûre et
une fidélité merveilleuse.
D'une santé frêle et qui avait donné à plusieurs reprises des inquié-
tudes, Milne-Edwards avait une force de volonté, une énergie morale
extraordinaires. Au moment où la faiblessse paraissait l’atteindre, il se
relevait, reprenait ses travaux et nous étonnait pe sa pénétration d’es-
prit et sa perspicacité.
Après les chagrins des premiers temps, Milne-Edwards a éprouvé de
grandes joies. Il a eu, pour successeur au Muséum, son élève, le pro-
fesseur Emile Blanchard, notre éminent collègue, auquel, je l'espère,
sera réservé l’honorariat de notre Société, laissé vacant par le maître.
Milne-Edwards a vu son fils, Alphonse Milne-Edwards, qui estégalement
notre distingué collègue, occuper la chaire de mammalogie et d’ornitho-
logie du Jardin des Plantes, et s'asseoir à ses côtés à PInstitut, dès 1879.
Ses élèves, devenus maîtres à leur tour, l’ont entouré d'affection et de
respect; ils ont fait frapper une médaille à son image pour célébrer la
publication du dernier volume des Lecons de physiologie et d'anatomie.
Milne-Edwards était grand-officier de la Légion d'honneur, comman-
deur ou officier de plusieurs ordres et toutes les Sociétés savantes
avaient tenu à le compter parmi leurs membres.
La nouvelle de sa mort, arrivée le 29 juillet 1885, a jeté dans la tris-
tesse ses élèves, ses amis, ses admirateurs.
. Un jour viendra où léloge de Henri Milne-Edwards sera prononcé
sous la coupole de l’Institut et où sa vie de labeur, sa belle carrière,
seront offertes en exemple aux générations futures. La Société entomo-
logique de France n’a pas voulu attendre pour rendre hommage à la
mémoire vénérée d’un maitre illustre et de son regretté fondateur.
NOTICE SUR CHARLES ROBIN
Par M. le docteur ALExanpre LABOULBÈNE.
(Séance du 23 décembre 1885.)
Messieurs,
Chacun de nous conserve dans ses meilleurs souvenirs, les jours où il
a connu ses premiers maîtres, Où, vivant à côté d'eux, il a été appelé
à partager leurs travaux et à profiter de leur expérience. Cette pensée
domine dans mon esprit, au moment où je viens vous rappeler ce qu’a
été le professeur Charles Robin, notre collègue et mon maître affec-
tionné.
La vie de Charles-Philippe RoBn a été vouée au travail. Né à Jasseron,
dans le département de l'Ain, le 4 juin 1821, il fut d’abord placé par
son père au pensionnat de Menesiruel, près Poncin. C’est là que, pendant
une récréation, un éclat de bois l’atteignit au visage et lui fit perdre un
œil. Le jeune Charles acheva ses études au collège de Lyon; il revint à
Bourg et fut élève de l’hôpital de cette ville. Puis, il demeura quelque
temps dans l’officine de Tiersot père, pharmacien ; mais, passionné pour
l’histoire naturelle, ayant épuisé bientôt toutes les ressources du labora-
toire où il se trouvait, son vœu le plus cher se réalisa, il put enfin venir
à Paris.
Charles Robin, travaillant de seize à dix-huit heures par jour, fut
nommé d’abord externe, puis interne des hôpitaux au concours de 1843.
Lauréat, 2 prix de l’École pratique en 4844, il recevait d’Orfila, en
1845, une mission pour aller étudier en Normandie et à Jersey des objets
d'histoire naturelle et d’anatomie comparée. Dès 1845, il communiquait
à la Société philomatique et à l’Académie des Sciences, des Notes sur
l'appareil lymphatique des poissons, sur le système veineux ainsi que
sur les organes génitaux de divers animaux marins.
Le 31 août 1846, Charles Robin est docteur de la Faculté de Paris ; sa
dissertation inaugurale ayant pour titre : Anatomie chirurgicale de la
région de l’aine, a été composée le scalpel en main, puis rédigée sur les
préparations qu’il avait faites. L’année suivante, en juillet 1847, il est
docteur ès-sciences ; sa thèse de zoologie renferme ses Recherches sur un
appareil qui se trouve sur les poissons du genre des Raïes et qui présente
les caractères anatomiques des appareils électriques. Sa thèse de bota-
nique : Des végétaux qui croissent sur les animaux vivants, avec trois
Ann. Soc. ent. Fr. — Avril 1886.
468 AL. LABOULBÈNE.
planches, est devenue, dans la deuxième édition, un ouvrage qui a fait
époque; c’est un gros volume in-8°, de 700 pages, accompagné d’un
atlas de quinze planches gravées.
En 1847, Charles Robin arrivait à la Faculté de Médecine, par le
concours, agrégé d'histoire naturelle, avec une thèse sur les Fermen-
tations, ne devant qu’à lui-même, qu’à ses efforts persévérants, la
conquête de ses grades, attestant un travail opiniâtre et de rares apti-
tudes scientifiques.
Le nouvel agrégé se dévoue tout entier aux études microscopiques et
à l’anatomie générale. Il montre l'indispensable nécessité du microscope
en médecine; il fonde, au prix des plus grands sacrifices, un labora-
toire; il ouvre des cours particuliers. Après tant d'efforts, il réussira,
plus tard, à faire entrer, à imposer l’histologie dans l’enseignement offi-
ciel. Bientôt, la Société de Biologie est fondée (mai 1848), ayant Rayer à
sa tête, avec Charles Robin et Claude Bernard pour Vice-Présidents.
C’est alors que paraissent les Traités Du microscope et des injections
(in-8°, 1849), les Tableaux d'anatomie (1850), et, successivement, le
Traité de chimie anatomique et physiologique (avec Verdeil; 3 volumes,
1852), le Dictionnaire de Médecine et de Chirurgie, en collaboration avec
Littré (1858), etc., etc.
Charles Robin faisait partie de la Société entomologique de France
depuis l’année 1849.
Dans le laboratoire où il conviait la jeunesse laborieuse de tous les
pays, j'ai eu le bonheur d’être le préparateur des cours du Maître. La
longue patience de Charles Robin pour les recherches les plus délicates,
n’était égalée que par sa bonté, son inépuisable complaisance, l'abandon
avec lequel il faisait part de ce qu’il avait appris et même trouvé. Ceux
qui n’ont pas vécu avec Robin à ses commencements ne connaissent pas
cette figure originale, simple et franche, avec une pointe d’ironie gau-
loise, ni l’ami sûr et dévoué, toujours prêt à encourager ou guider les
jeunes, à la condition qu’ils aimassent la science passionnément et pour
elle-même.
Membre de l’Académie de Médecine en 1858, Charles Robin entrait en
possession à la Faculté, dès 1862, de la chaire nouvellement créée d’His-
tologie normale et pathologique. L'Académie des Sciences de l’Institut,
qui avait fréquemment couronné ses travaux, l’admettait dans ses rangs
en 1866.
Jusqu’à ses derniers jours, Robin a professé dans la chaire d’histologie.
Il s’occupait avec grand soin de son enseignement, tenant à ses idées, et,
beaucoup moins calme que Littré, son ami, répondant vivement et for-
Notice sur Charles Robin. 469
tement aux attaques dirigées contre ses travaux. Il donna le Programme
de ses cours (in-8°, 2° édition, 1870). En 1864, il fonda le Journal de
l'Anatomie et de la Physiologie. I publia ses Leçons sur les Humeurs
normales et morbides de l'Homme (in-8°, dont la 2° édition a paru en
1874), puis son Anatomie et Physiologie cellulaires, son Traité du Micro-
scope (in-8°), et un nombre énorme, une quantité vraiment extraordi-
paire de Notes et Mémoires, parus dans les Comptes rendus des Aca-
démies et les Recueils ou Journaux de France et de l'étranger.
Livré à ses travaux, qui ont eu un retentissement grand et mérité,
dont les faits acquis resteront toujours, dont les théories feront nécessai-
rement place à des conceptions nouvelles, le Professeur Robin, qui avait
donné autrefois le signal d’un mouvement scientifique, semblait dépassé
à son tour, lorsqu'il fut élu sénateur en 1876 et réélu en janvier dernier.
La politique n’était pas ce qui convenait le mieux à ce curieux de la
nature et de la science ; tout d’une pièce, il n’avait ni les discours faciles,
ni les habiletés diplomatiques. Dès qu’arrivait le temps de vacances
bien gagnées, quittant Paris, libre de ses devoirs, qu'il remplissait
scrupuleusement, il allait se délasser dans le pays natal, où, non loin
de Jasseron, se trouve Thoirette, lieu de naissance de lillustre Xavier
Bichat. La chasse, l'observation des animaux, occupaient son temps. Du
jardin de sa maison patrimoniale, il apercevait les premières pentes du
Jura ; assis sur un banc rustique dans la cour ouverte, il recevait les
gens des environs, ou bien, coiffé d’un chapeau de paille à larges bords,
il parcourait avec délices les champs et les bois.
La veille du jour où il fut frappé d’apoplexie, Robin était plein de
vigueur et d’entrain. Le samedi matin, 3 octobre 1885, il tomba para-
lysé du côté droit, et, n’ayant pas repris connaissance, il expira trois
jours après. La nouvelle de sa mort à été d'autant plus douloureuse
qu’elle était imprévue. Ses obsèques ont eu lieu, loin de nous, sur le
coin de terre qui a reçu son berceau et sa tombe.
L'œuvre de notre regretté Collègue ne périra pas, et nous garderons
sa chère mémoire. Le laborieux chercheur nous laisse des découvertes
et un ensemble considérable de recherches sur l'anatomie générale,
l’histoire naturelle des animaux et des plantes, en un mot, les sciences
biologiques. Peu d'hommes, arrivés au terme d’une longue carrière,
ont pu accomplir d'aussi nombreux et d'aussi utiles travaux que Charles
Robin, pendant une trop courte existence !
K70
AL. LABOULBÈNE.
LISTE
DES
principaux travaux de Charles Robin sur l'Entomologie
1846.
1848.
1818.
1548.
1852.
1859.
et les Annélides.
Courte Notice sur l’Anatomie générale des animaux inférieurs
(Kürtze Notiz über allgemeine vergleichende Anatomie niede-
ren Thiere [en collaboration avec H. Lebert}).
(Archiv für Anat. Physiol., von J. Mueller, Heft IT, Seite 424.)
Mémoire sur la Rayère hispide (Rayera hispida) CH. R., avec 3 pl.
(Lu à la Société de Biologie. Procès-verbal du 4 nov. 1848.)
Mémoire sur les genres Retzia Cu. R. et Mülleria CH. R., avec
3 pl. coloriées.
(Lu à la Société de Biologie. Procès-verb. du 2 déc. 1848.)
Mémoire sur une nouvelle espèce d’Annélide du genre Spio FABR.
qui est très abondante dans les calcaires de Dieppe et s’y creuse
un logement en forme de double tube.
(Lu à la Société de Biologie. Procès-verb. du 2 déc. 1848.)
Végétaux parasites sur un insecte du genre Brachinus (genre La-
boulbenia).
(Comptes rendus de la Soc. de Biologie, p. 11.)
. Leptothrix insectorum, des Dytiques ; Enterobryus Jui terrestris ;
Botrytis Bassiana ; Mouliniea chrysomelæ, M. gyrini, M. ceto-
niæ ; Monilia, des Chenilles ; Laboulbenia Rougeti, L. Guerint ;
Stilbum Buqueti, des Curculionides ; Sphæria Robertsii, Sph.
entomorhiza, etc.
(Histoire des Végétaux parasites qui croissent sur l'Homme
et sur les Animaux vivants, 2 éd., in-8°, avec atlas de
45 planches.)
. Recherches sur le Sarcopte de la Galle humaine, avec 4 pl.
gravées.
(Mémoires de la Soc. de Biologie, p. 21-53.)
Mémoire sur une nouvelle espèce de Sarcoptes, parasite des Galli-
nacés (avec Lanquetin).
(Comptes rendus des séances de l’Acad. des Sciences, 1. XLIX,
p. 793-795.)
1860.
1361.
1862.
1862.
1862.
1862.
1868.
1868.
1868.
1868.
Notice sur Charles Robin. 474
Mémoire zoologique et anatomique sur diverses espèces d’Acariens
de la famille des Sarcoptides.
(Mémoires de la Soc. imp. des Naturalistes de Moscou, p. 14-110,
avec 8 pl.)
Mémoire sur l’anatomie et la physiologie de quelques Acariens de
la famille des Sarcoptides.
(Mémoires de la Soc. de Biologie, p. 231-257, avec 3 planches.)
Description de l’Acarus (Tyroglyphus) entomophagus et observa-
tions anatomiques sur le genre Tyroglyphus (avec Laboulbène).
(Annales de la Soc. entomologique de France, p. 317-338,
avec une planche.)
Mémoire sur la production des cellules du blastoderme sans seg-
mentation du vitellus chez quelques Articulés.
(Comptes rendus de l’Acad. des Sciences, t. LIV, p. 150.)
Phénomènes qui se passent dans l’ovule avant la segmentation du
vitellus. — Mémoire sur les globules polaires de l’ovule. —
Note sur la production des noyaux vitellins. — Mémoire sur la
production du blastoderme chez les Articulés (Recherches sur
les globules polaires, les ovules des Insectes [Tipulaires culi-
ciformes] et des Hirudinées, etc.).
(Journal de la Physiologie de l'Homme et des Animaux, de
Brown-Séquard, t. V, avec planches, année 1862.)
Mémoire sur les Spermatophores de quelques Hirudinées.
(Annales des Sciences naturelles, Zoologie, t. XVIT, p. 5-29,
pl. 2).
Recherches zoologiques et anatomiques sur les Glyciphages à poils
palmés ou plumeux (avec A. Fumouze).
(Journal de l’Anat. et de la Physiologie, p. 66, avec 5 pl.)
Observations sur une nouvelle espèce d’Acariens du genre Tyro-
glyphus (avec A. Fumouze).
(Journal de PAnat. et de la Physiologie, p. 287, avec 2 pl.)
Recherches sur une nouvelle espèce de Sarcoptides du genre Gly-
ciphage.
(Journal de l’Anat. et de la Physiologie, p. 603, avec 3 pl.)
Mémoire sur les Sarcoptides avicoles et sur les métamorphoses
des Acariens.
(Comptes rendus de l’Acad. des Sciences, t. LXVI, p. 776.)
K72
1869
1872
1873.
1873.
1873.
1874.
1876.
1877.
1884.
AL. LABOULBÈNE. — Notice sur Charles Robin.
Note sur un nouveau genre d’Acariens (g. Carpoglyphus).
(Journal de l’Anat. et de la Physiologie, p. 197, avec 2 pl.)
Observations anatomiques et zoologiques sur deux espèces de
Daphnies.
(Journal de l’Anat. et de la Physiologie, p. 449.)
Note sur une nouvelle espèce de Tyroglyphe, le Tyroglyphus siro-
niformis.
(Journal de lAnat. et de la Physiologie, p. 435.)
Sur les organes phosphorescents thoraciques et abdominal du
Cocuyo de Cuba (avec Laboulbène).
(Journal de l’Anat. et de la Physiologie, p. 593.)
Sur les organes phosphorescents thoraciques et abdominal du
Cocuyo de Cuba (Pyrophorus noctilucus) (avec Laboulbène).
(Comptes rendus de l’Acad. des Sciences, t. LXX VIE, p. 511.)
Sur le Parasitisme et la contagion.
(Comptes rendus de l’Acad. des Sciences, t. LXXIX, p. 16.)
Mémoire sur le développement embryogénique des Hirudinees.
(Mémoires de l’Acad. des Sciences de l’Institut de France,
t. XL, p. 14-472, avec 19 planches.)
Mémoire sur les Sarcoptides plumicoles (avec P. Mégnin).
(Journal de lAnat. et de la Physiologie, p. 209, 391, 498,
629, avec 3 planches.)
Sur les dégâts causés au Maïs et au Chanvre par les chenilles du
Botys nubilalis HüBneR (avec Laboulbène).
(Annales de la Société entomologique de France, p. 5-16,
avec une planche.)
MR —————
NOTICE
SUR LA VIE ET LES TRAVAUX
DE
JORGEN-CHRISTIAN SCHIODTE
membre honoraire
Par M. J. BOURGEOIS.
(Séance du 9 décembre 1885.)
Le Professeur Georges-Christian Schiôdte, membre de l’Académie des
Sciences de Danemark, naquit à Copenhague, le 20 avril 1845, dans ce
même pays qui avait déjà donné à l’entomologie l’une de ses plus grandes
illustrations : J.-C. Fabricius. Il était sur le point de terminer d’excel-
lentes études classiques, quand la mort de son père le mit dans la néces-
sité de quitter les bancs du collège pour se créer une carrière. Sans
autres ressources que celles que lui procurait son travail, il connut de
bonne heure le rude Combat de la vie; mais, grâce au généreux appui
qu'il trouva dans un homme de bien et de haute influence, le conseiller
Collin, il ne tarda pas à acquérir dans les sciences naturelles, vers les-
quelles l’attiraient ses goûts et des dispositions remarquables, une noto-
riété sulfisante pour espérer d’y occuper un jour un rang distingué.
Nous le voyons, en effet, dès 1840, professeur à l’École supérieure
d'Agriculture, et, deux ans plus tard, directeur de la division entomo-
logique du Musée de Copenhague ; en 4854, il recevait le titre de Pro-
fesseur, et devenait définitivement, en 1863, « membre de la Faculté de
« mathématiques et des sciences naturelles à l’Université. » La liste de
ses publications entomologiques, que nous donnons plus loin d’après le
relevé consciencieux fait par M. le D' Hansen, témoigne éloquemment
de sa grande activité scientifique.
Le premier travail de Schiodte parut en 1836; l’auteur n'avait donc
alors que 21 ans. C’est un Essai monographique sur les Amara du Dane-
mark, qui fut traduit, quelques années plus tard, dans Psis, d’Oken
(1840). Puis vinrent successivement, pour ne citer que les plus impor-
tants de ses ouvrages : Genera et Species des Coléoptères du Danemark
(1841); Specimen Faunæ subterraneæ (1847-1851), publié à la suite d’un
voyage fait en compagnie de Kiesenwetter aux célèbres grottes d’Adels-
berg en Carniole ; Précis des Arthropodes terrestres, des eaux douces et du
Ann. Soc. ent. Fr. — Avril 1889.
47 J. BOURGEOIS.
littoral du Groënland (1857), qui fut traduit en allemand dans le Berliner
entomologische Zeitschift (1859) ; une série d’Aperçus sur la plupart des
familles de Coléoptères du Danemark (1864-1872); Symbolæ ad Mono-
graphiam Cymothoarum, Crustaceorum Isopodum Familiæ, en collabo-
ration avec Fr. Meinert (1879-1883); de nombreuses notes anatomiques ;
et, surtout, cette belle suite de mémoires, parus de 1861 à 1883, sous le
titre de « De Metamorphosi Eleutheratorum Observationes, » œuvre
considérable, pleine d'indications précieuses sur les premiers états des
Coléoptères, dont l’ensemble forme un total de plus de 900 pages, avec
86 planches chargées de figures.
Le « Naturhistorisk Tidsskrift, » fondé et édité par le savant Krôyer,
menaçait de disparaître, quand Schiodte en reprit la direction en 1861 et
le rappela à la vie. C’est dans ce Recueil que parurent la plus grande
partie de ses travaux. Beaucoup d’entre eux, publiés en langue danoise,
furent traduits, soit en allemand, dans l’Isis, soit en anglais, dans « The
Annals and Magazine of Natural History ». Plusieurs sont en latin,
langue que Schiodte écrivait avec une rare élégance.
Un grand nombre d’Académies et de Sociétés savantes tinrent natu-
rellement à honneur de s'associer Schiôdte, et sa place était marquée
d'avance parmi nos membres honoraires étrangers. Élu dans la séance
du 25 février 1874, notre nouveau collègue adressait au Secrétaire,
quelques jours plus tard, une lettre de remerciements, dont il convient
de retenir les lignes suivantes, parce qu’elles honorent également le
savant qui les a écrites et ceux qui en étaient l’objet : « Formé comme je
« le suis, disait-il, à l'étude des grands maîtres de l’École française, j'ai
« dû être doublement sensible à l’honneur dont la Société entomologique
« de France a bien voulu me juger digne, en associant mon nom à tant
« de noms si justement célèbres et si profondément gravés dans mon
« cœur. » — Et, en même temps, il nous envoyait une Note sur les
Organes de stridulation chez les Larves de Coléoptères Lamellicornes,
qui fut insérée dans le volume de nos Annales de 1874 (p. 39).
Mais le nom de Schiôdte, pas plus que ceux de Giraud, de Perris,
de Guenée, de Darwin, de Chevrolat, élus le même jour que lui, ne
devait figurer longtemps sur la liste de nos Membres d'honneur. Notre
éminent collègue mourut à Copenhague, le 22 avril 1884, âgé de 69 ans.
Sa vie n’a été qu'un long travail consacré aux progrès de l’entomologie,
de cette science préférée, à laquelle, tout jeune encore, il avait modeste-
ment demandé un moyen d'existence et qui, plus tard, devait le récom-
penser si largement de ses efforts.
Notice sur J.-C. Schiodte. 475
Liste des Travaux entomologiques de J.-C. Schiôdte.
4. Forsôg til en monographisk Fremstilling af de i Danmark hidtil
L.
opdagede Arter af Insect-Slaegten Amara Bonelli. Nat. Tidsskr.,
I, 1836, pp. 38-65, p. 138-171, p. 242-252. — Traduction : Oken,
Isis, 1840, pp.662-677, 681-702 et 732-738 ; en partie abrégé.
. Sammenstilling af Danmarks Pompilidae. Nat. Tidsskr., I, 1837,
p. 313-344, 1 pl. — Traduction : Oken, Isis, p. 41-19. (Les diag-
noses latines sont supprimées.)
. Om et nyt Genus af de brakonagtige Ichneumoner. Nat. Tidsskr., [,
1837, p. 596-605, 1 pl. — Extrait : Oken, Isis. 1841, p. 185-
187.
Fortegnelse over de danske Arter af Slaegterne Bombus og Psithy-
rus (en collaboration avec Chr. Drewsen). Nat. Tidsskr., Il, 1838,
p. 105-126, 4 pl. — Traduction : Oken, Isis, 1841, p. 325-331.
(Les diagnoses latines sont supprimées.)
. Beretning om Resultaterne af en i Sommeren 1838 foretagen ento-
mologisk Undersogelse af det sydlige Sjaelland, en Deel af Laa-
land, og Bornholm. Nat. Tidsskr., Il, 1839, p. 309-395.
. Ichneumonidarum ad Faunam Daniae pertinentium genera et spe-
cies novae. Magas. Zool. de Guérin-Mén., 1839, 27 pages et 5 pl.
(pl. 6-10).
. Genera og Species af Danmarks Eleutherata, tome I, 1844, pp. vur-
xu, 14-612 et 1-xxn, avec 25 planches gravées sur cuivre.
. lagttagelser over Bygningen af det uparrede Svaelgnervesystem hos
Acilius sulcatus. Nat. Tidsskr., IV, 1842, p. 104.
. Over Piezaternes giftafsondrende Glandler. Nat. Tidsskr., IV, 1842,
p. 104-107. — Traduction : Oken, Isis, 1843, p. 65-66.
. [Notice om Urinkarsystemet hos Silpha]. Nat. Tisskr., IV, 1842,
p. 407-108. — Traduction : Oken, Isis, 1843, p. 66-67.
. Oversigt over den indre Bygning of Opatrum sabulosum. Nat.
Tidsskr., IV, 1842, p. 204-208. — Traduction : Oken, Isis, 1845,
p. 032-034.
. [Om en hos Opatrum sabulosum forekommende Indvoldsorm]. Nat.
Tidsskr., IV, 1842, p. 208-209.
. Oversigt over den indre Bygning of Sarrotrium muticum. Nat.
Tidsskr., IV, 1842, p. 209-211. — Traduction : Oken, Isis, 1845,
p. 239-536.
476
14.
15.
16.
17:
18.
19;
J. BOURGEOIS.
Oversigt over den indre Bygning of Otiorhynchus atroapterus.
Nat. Tidsskr., IV, 1842, p. 212-216. — Traduction : Oken, Isis,
1845, p. 536-539.
Revisio critica specierum generis Tetyrae Fabricii, quarum exstant
in Museo Regio Haïfniensi exempla typica. Nat. Tidsskr., [V, 4842,
p. 279-312.
[Om Lepton attenuator Zett.] Nat. Tidsskr., IV, 1843, p. 315-316-
Udsigt over de danske Arter af Lokusternes Familie. Nat. Tidsskr.,
IV, 1843, 316-317.
[Om Slaegten Cephaloctenus]. Nat. Tidsskr., IV, 1843, p. 327-334.
Udsigt over Forekomsten og Bygningen af nogle saeregne, med
Hensyn til deres Betydning ubekjendte, Organer paa Bugen hos
forskijellige Rhynchotformer af Gruppen Geocores scutati Burm.
Nat. Tidsskr., IV, 1843, p. 334-337.
. Om Nematus Erichsonii. Nat. Tidsskr., IV, 1843, p. 346.
. Eteiendommeligt Tilfaelde af Omsorg for Yngelen hos en brasiliansk
Rhynchotiorm, Phlœa corticata Drur. Nat. Tidsskr., 2° série, I,
1844, p. 19-22.
. Bidrag til Kundskaben om en Deel sjeldnere Karabers Forekomst og
Udbredelse i Danmark. Nat. Tidsskr., 2° sér., 1, 1844, p. 46-57.
. [Om Stridulationsorganerne hos Lema]. Nat. Tidsskr., 2° sér., I,
1844, p. 69-70. — Traduction : Oken, Isis, 1846, p. 429.
. Bemerkungen über Myrmecophilen. Germ. Zeitschr. f. die Entomol.,
V, 1844, p. 473-474.
5. Ueber den Bau des Hinterleibes bei einigen Käïergattungen. Germ.
Zeitschr. Î. die Entom., V, 1844, p. 474-477.
. Om Slaegten Mikralymma. Nat. Tidsskr., 2° sér., I, 1845, p. 370-
379, À pl. — Traduction : Linnaea Entomol., [, 1846, p. 156-165,
avec pl.
. Om Ptiliernes Plads i Systemet tilligemed nogle Antydninger om
Klavicornernes Systematik. Nat. Tidsskr., 2° sér., I, 1845, p. 380-
399.
. Udsigt over Bupresternes indre Bygning. Ov. Vid. Selsk. Forh.,
1847, p. 24-35. — Réimpression : Nat. Tidsskr., 2° sér., Il, 1847,
p. 319-333.
. To guineiske Karaber beskrevne. Communication provisoire : Ov.
Vid. Selsk. Forh., 1847, p. 67-69. — Publication définitive : Nat.
Tidsskr., 2° sér., Il, 1847, p. 346-365, 2 pl.
. Bidrag til den underjordiske Fauna. Communication provisoire :
Ov. Vid. Selsk. Forh., 1847, p. 75-81. — Publication définitive :
31.
33.
34.
30.
36.
37.
38.
Notice sur J.-C. Schiddte. 477
K. D. Vid. Selsk. Skr. 5 R. Nat. Math. Afd., IT, 4851, p. 1-39,
& pl. (in-4°). — Traduction : 4) Specimen Faunae subterraneae.
Trans. Ent. Soc. London. New Ser., I, 14851, p. 134-157, 4 pl.
(Les descriptions latines sont supprimées.) Les pages 156-157 com-
prennent un Appendice qui ne se trouve pas dans le Mémoire
original et qui traite des espèces hypogées découvertes antérieu-
rement et ultérieurement. — 2) Beitrag zur unterirdischen Fauna.
Froriep, Tagsberichte, N° 583, 1852 (Zool. u. Paläont., IE,
p. 89-96).
Om en Gruppe af de gravende Cimices. Nat. Tidsskr., 2 sér., I,
1847-48, p. 447-464.
. Om en afvigende Slaegt af Spindlernes Orden. Nat. Tidsskr., 2 sér.,
IL, 1849, p. 617-624, 1 pl. — Traduction : Eine Spinne ohne
Spinnorgane. Froriep, Tagsberichte, N° 221, 1850 (Zool. u. Paläont.,
I, p. 281-285), avec fig.
Om Brachiopodernes Stilling i Systemet m. m. af Prof. Steenstrup.
Nat. Tidsskr., 2 sér., 1849, p. 625-632.
I Anledning af en Anmaerkning af Professor Steenstrup i « For-
handlinger ved de Skandinaviske Naturforskeres fermte Müde. »
In-8. Sans titre. P. 1-23.
Corotoca og Spirachta : Staphyliner, som füde levende Unger, og
ere Husdyr hos en Termit. — Communication provisoire : Proc.
Zool. Soc. London, XXI, 1853, p. 101-103. — Réimpression :
Ann. and Magaz. Nat. Hist., 2° sér., XV, 1855, p. 224-296. —
Publication définitive : K. D. Vid. Selsk. Skr., 5. R. Nat. Math.
Afd., IV, 1856, p. 41-59, 2 pl. (in-4°). — Extrait : Ann. des
Sciences natur., 4° sér., Zool., V, 1856, p. 169-183, 1 pl.
I. Beretning om Angreb af Insecter paa I. Hveden. 2. Naaleskovene.
1855, p. 3-19, 1 pl.
IT. Anden Beretning om Angreb af Insekter, 1856, p. 3-14.
Beretning om Galatea-Expeditionens Udbytte aî Odonater og dets
Bearbeidelse i Edm. de Sélys-Longchamps’s og H. Hagens Mono-
graphie des Odonates. Ov. Vid. Selsk. Forh., 1855, p. 108-195.
Tre kortere zoologiske Meddelelser. Ov. Vid. Selsk. Forh., 1855,
p. 349-375. Y compris : 4. Om den i England opdagede Art af
Hulekrebs-Slaegten Niphargus (p. 349-351); b. Om Slaegten
Broscosoma Rosenh. og dens Forhold til den nordiske Form Mis-
codera Eschsch. (p. 351-360 et Notes p. 364-375); c. Om nogle
hidtil oversete Bygningsiorhold i Insekternes Thorax, der vise sig
478
39.
40.
A.
2.
43.
Ll.
LG.
7.
J. BOURGEOIS.
at vaere af gjennemgribende Betydning for et naturligt Familie-
System (p. 360-364).
Udsigt over Grünlands Land-, Ferskvands- og Strandbreds-Arthro-
poder, in I. H. Rixx, Grünland geographisk og statistisk beskre-
vet. 14857, Naturhist. Tillaeg., p. 50-74. — Traduction : Berl.
Entom. Zeits., II, 1859, p. 134-187. — Extrait : T. R. Jones,
Manual of the Nat. Hist. of Greenland. Lond., 1875, p. 141-145.
a. Danmarks Harpaliner. Nat. Tidsskr., 3° sér., I, 1864, p. 149-192.
b. etc. Tillaeg til Danmarks Harpaliner. Nat. Tidsskr., 3 sér., I,
1863, p. 594-558 et IV, 1866, p. 168.
De Metamorphosi Eleutheratorum observationes. Bidrag til Insek-
ternes Udviklingshistorie. Nat. Tidsskr., 3° sér., I, 1861-62,
p. 193-232, 8 pl.; Suite : ibid., III, 186%, p. 131-22%, 12 pl,;
IV, 1866-67, p. 415-552, 11 pl.; VI, 1-2, 1869, p. 353-378, 2 pl.;
VI, 3, 1870, p. 467-536, 8 pl.; VIIT, 1, 1872, p. 165-226, 9 pl.;
VIII, 3, 1873, p. 549-564, 3 pl.; IX, 1874, p. 227-376, 12 pl.;
X, 1876, p. 369-458, 7 pl.; XI, 1877-78, p. 479-597, 8 pl.; XII,
1880, p. 513-598, 5 pl.; XIII, 1883, p. 415-426, 1 pl. — En tout :
907 pages et 86 planches.
Danmarks Cerambyces. Nat. Tidsskr., 3° sér., Il, 1864, p. 483-576,
4 pl. — Traduction : Ann. and Mag. Nat. Hist., 3° sér., XV, 1865,
p. 182-209. (Le tableau systématique est un peu abrégé.)
Phthiriasis og Mundens Bygning hos Pediculus. Nat. Tidsskr., 3° sér..,
III, 4864, p. 48-69. — Traduction : Ann. and Mag. Nat. Hist.,
3 sér., XVII, 1866, p. 213-230.
Om Slaegten Stalita. Nat. Tidsskr., 3° sér., II, 186%, p. 70-82.
5. Danmarks Buprestes og Elateres. Nat. Tidsskr., 3° sér., IE, 1865,
p. 441-568, 1 pl.- - Traduction : Ann. and Mag. Nat. Hist., 3° sér.
X VII, 1866, p. 173-212 et 327-338. (Le tableau systématique est
un peu abrégé.)
De tunnelgravende Biller Bledius, Heterocerus, Dyschirius og deres
danske Arter. Nat. Tidsskr., 3° sér., IV, 1866, p. 141-167. —
Traduction : Ann. and Mag. Nat. Hist., 3° sér., XX, 1867, p. 30-L3.
(La partie systématique est abrégée.)
a. Krebsdyrenes Sugemund. Nat. Tidsskr., 3° sér., IV, 1866,
p. 169-206, 2 pl. — Traduction : Ann. and Mag. Nat. Hist., 4° sér.,
I, 1868, p. 1-25, 1 pl. — Extrait : Bibl. univers. de Genève.
Arch. des Sc. phys. Nouv. Pér., XXXIV, 1869, p. 279-286.
b. Krebsdyrenes Sugemund. Suite : Nat. Tidsskr., 3 sér., X, 1875,
48.
19.
j1.
DE.
Notice sur J.-C. Schiddte. 479
p. 211-252, 5 pl. — Traduction : Ann. and Mag. Nat. Hist., 4° sér.,
XVII, 1876, p. 253-266 et 295-305.
Om Oeiestillingens Udvikling hos Flynderfiskene. Nat. Tidsskr.,
3° sér., V, 1868, p. 269-275, 1 pl. — Traduction : Ann. and Mag.
Nat. Hist., 4° sér., [, 1868, p. 378-383.
Tillaeg til Danmarks Cerambyces, Buprestes og Elateres. Nat.
Tidsskr., 3° sér., V, 1869, p. 543-544.
. a. Fortegnelse over de i Danmark levende Taeger. Nat. Tidsskr.,
3e sér., VI, 1869, p. 161-231.
b. Tillaeg til Fortegn..…… Taeger. Nat. Tidsskr., 3° sér., VI, 1870,
p. 399-101.
c. Tillaeg til Fortegn.……… Taeger. Nat. Tidsskr., 3° sér., VII, 1871,
p. 540.
d. Tillaeg til Fortegn..…. Taeger. Nat. Tidsskr., 3° sér., VIII, 1873,
p. 480-481.
Nogle nye Hovedsaetninger af Rhynchoternes Morphologi og Syste-
matik. Nat. Tidsskr., 3° sér., VI, 1869, p. 237-266. — Traduc-
tion : Ann. and Mag. Nat. Hist., 4° sér., VI, 1870, p. 225-249.
. Herpyllobius og Silenium. Nat. Tidsskr., 3° sér., VI, 1870, p. 385-
398.
. à. Tillaeg til Danmarks Karaber og Dytisker. Nat. Tidsskr., 3e sér.,
VI, 1870, p. 402-434.
b. Tillaeg til Fortegnelsen over de i Danmark levende Dytisker.
Nat. Tidsskr., 3° sér., VIL, 1871, p. 539.
c. Tillaeg til Fortegnelsen over de i Danmark levende Karaber. Nat.
Tidsskr., 3° sér., VIIL, 1872, p. 160.
Fortegnelse over de i Danmark levende Skarabaeer. Nat. Tidsskr.,
3 sér., VI, 4870, p. 435-456.
. Fortegnelse over de i Danmark levende Sffher, Scaphidier, Ptilier,
Scydmaener og Pselapher. Nat. Tidsskr., 3° sér., VIE, 1870,
p. 187-216.
. Fortegnelse over de i Danmark levende Hydrophili. Nat. Tidsskr.,
3e sér., VII, 1871, p. 523-530.
. Fortegnelse over de i Danmark levende Histri. Nat. Tidsskr, 3 sér.,
VIE 1871, p. 531-538.
. Fortegnelse over de i Danmark levende Malacodermi, Cleri, Ptini
og Anobia. Nat. Tidsskr., 3° sér., VIII, 1872, p. 4-92.
. a. Fortegnelse over de i Danmark levende heteromere Eleutherater.
Nat. Tidsskr., 3 sér., VIII, 1879, p. 23-46.
480 J. BourGrois. — Notice sur J.-C. Schiüdte.
b. Tillaeg til Fortegn..…… heteromere Eleutherater. Nat. Tidsskr.,
3 sér., XIIL, 1883, p. 474.
60. Fortegnelse over de i Danmark levende Curculiones. Nat. Tidsskr.,
3 sér., VIIL, 1872, p. 47-110.
61. Fortegnelse dver de i Danmark levende Chrysomelae, Erotyli, Endo-
mychi og Coccinellae. Nat. Tidsskr., 3° sér., VII, 4872, p. 111-159.
62. a. Tillaeg til Fortegnelserne over de i Danmark levende Eleutherata.
Nat. Tidsskr., 3 sér., VIII, 1873, p. 482-188.
b. Tillaeg til Fortegnelserne over... Eleutherater. Nat. Tidsskr.,
3 sér., X, 1875, p. 57-62.
63. Note sur les Organes de stridulation chez les Larves des Coléoptères
Lamellicornes. Ann. Soc. ent. Fr., 5° sér., IV, 1874, p. 39-41.
64. Det Vegetative og det Animale i den dyriske og menneskelige Form.
Nordisk Tidsskr., 1878, p. 332-346.
65. Efterskrift om Oeiestillingens Udvikling hos Flynderfiskene. Nat.
Tidsskr., 3° sér., XI, 1878, p. 602-609.
66. Sur la propagation et les métamorphoses des Crustacés suceurs de
la famille des Cymothoadiens. Comptes rendus, tome LXXX VII,
1877, p. 52-54.
67. De Cirolanis Aegas simulantibus. Commentatio brevis. Scripserunt
J. G. Schiôdte et Fr. Meinert. Nat. Tidsskr., 3° sér., XII, 1879,
p. 279-302, 3 pl.
68. Symbolae ad Monographiam Cymothoarum, Crustaceorum Isopodum
Familiae. Scripserunt J. CG. Schiôdte et Fr. Meinert. Nat. Tidsskr.,
3° sér., XII, 1879, p. 321-414, 7 pl.; Suite : ibid., XIE, 1, 1884,
p. 14-116, 10 pl.; XIII, 1883, p, 281-378, 6 pl.; Fin : ibid., XIV,
1884, p. 221-448, 13 pl. (En tout : 36 pl.)
69. Spiracula cribaria. — Os clausum : Lidt om naturvidenskabelig
Methode og Kritik. Nat. Tidsskr., 3° sér., XIII, 1883, p. 427-473.
Schiôdte a publié en outre :
De la correspondance de Linné : Aktstykker til Naturstudiets Historie i
Danmark. Nat. Tidsskr., 3° sér., VII, 1871, p. 333-522.
« Zoologia Darica. » Afbildninger af Danske Dyr med populaer Text.
In-folio. 1-3 Hefte. 1878-1883. Avec 17 planches coloriées.
BULLETIN DES SÉANCES
ET
BULLETIN BIBLIOGRAPHIQUE
DE LA :
SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE DE FRANCE
MEMBRES DU BUREAU POUR 1885.
Pres ED SN Re nent MM. Ém.-L. RAGoNoT.
McnresMentien. sure Jules BOURGEOIS.
DPCRÉLAIE CSS) NAN SN Le, Eugène DESMAREST.
1 Secretaire ajout. 4100, Hippolyte Lucas.
PSPEREUITE AUJOURe A rie A.-L. CLÉMENT.
HAT R PO EN EMEA NES Lucien Buquer.
Archiviste-bibliothécaire . . . " .. Albert LÉVEILLÉ.
Archiviste-bibliothècaire adjoint. . Alphonse BONHOURE.
Séance du 14 janvier 1885.
Présidence de M. Éu.-L. RAGONOT.
Nécrologie. M. Kelerstein, conseiller de justice, à Erfurth en Thuringe
(Prusse), qui avait été reçu au nombre des membres en 1850, est récem-
ment décédé.
Après l’adoption du procès-verbal de la séance du 24 décembre 1884,
lu par le Secrétaire, M. Édouard Lefèvre, président de 1884, prononce
lallocution suivante :
Messieurs et chers Collègues,
Avant de quitter ce fauteuil, où m’avaient appelé vos suffrages, je
tiens à vous exprimer ma vive gratitude pour la bienveillante sympa-
thie et l’indulgence que vous n’avez cessé de me témoigner et qui m'ont
si puissamment aidé dans l’accomplissement de ma tâche. Comme tou-
(1885) BuLL, 1
li . Bulletin entomologique.
jours, d’ailleurs, j'ai rencontré dans les membres du Bureau le con-
cours le plus affable et le plus dévoué, Aussi est-ce un devoir pour moi
de vous prier de vouloir bien leur voter des remerciements qu'ils mé-
ritent à tous égards.
D'un autre côté, je dois, pour me conformer à l’usage, vous donner
un résumé de ce que nous avons fait pendant l’année qui vient de
finir.
Cette année, Messieurs, je m’empresse de le constater, n’a pas été in-
férieure à ses aînées. Tout au plus pourrions-nous regretter, en ce qui
concerne nos Annales, que les trois trimestres parus jusqu’à ce jour
n'aient pas été plus volumineux. Mais le quatrième, actuellement sous
presse, sera à lui seul presque aussi considérable, de sorte que le vo-
lume afférent à l’année 1884 sera encore très convenablement repré-
senté. D'ailleurs, si les travaux qu’il renferme ne sont pas très nom-
breux, ils se recommandent par leur valeur scientifique. Je citerai tout
d’abord la continuation de la Faune entomologique du Bassin de la
Seine, par M. Bedel, la 13° et dernière partie de l'étude de M. Signoret
sur les Hémiptères du groupe des Cydnides, une note très intéressante
de M. A. Bonhoure Sur le Platypsyllus castoris, une nouvelle note de
M. Poujade sur l'attitude des Insectes pendant le vol, un mémoire sur
les œufs des Lépidoptères par M. Goossens, puis trois notes de M. le
professeur Laboulbène, lune sur lAlophora aurigera, l'autre, sur un
cas de Myasis provoqué par le Sarcophaga magnifica, la troisième, sur
les dégâts causés au Maïs et au Chanvre par les chenilles du Botys
mubilalis, cette dernière en collaboration avec M. le professeur Robin.
Plusieurs autres de nos Collègues ont également apporté leur contingent,
MM. Fairmaire, Bedel, Bourgeois, Gadeau de Kerville, sur les Coléo-
ptères, M. Simon, sur les Arachnides, M. Lucas, sur les Crthoptères,
M. Constant, sur les Lépidoptères, M. Bigot, sur les Diptères, etc.
Mais en dehors des travaux scientifiques, et sans parler de la publi-
cation des Tables générales des Annales de 4861 à 1880 inclusivement,
publication atténdue avec une légitime impatience, la Société a pris, au
point de vue administratif, deux décisions des plus importantes. Je
veux parler du changement de son imprimeur et du nouveau mode
d'impression du Bulletin des séances. Ces modifications, j’en ai le ferme
espoir, auront pour résultat de nous procurer des économies appré-
ciables, qui nous permettront d'augmenter nos publications.
Enfin, l’état de nos finances, comme vous le prouvera bientôt notre
habile et consciencieux Trésorier, est toujours prospère. Et pourtant!
si nous avons reçu treize nouveaux membres, nous avons, par Contre,
fon _—
| Séance du 14 janvier 1885. HI
enregistré plusieurs démissions et éprouvé des pertes qui laissent un
grand vide dans nos rangs. Je ne puis vous redire ici les noms de tous
les excellents collègues que la mort nous a enlevés ; il suffira de signa-
ler à vos regrets Saunders, Schiôdte, Fahræus, Lartigue, Mors et l’un
de nos membres fondateurs, Auguste Chevrolat, dont la tombe est à
peine fermée, pour vous rappeler combien la science a perdu en cessant
de compter, parmi ses adeptes, des savants d’une telle valeur,
Ici, Messieurs, se termine le mandat que vous m’aviez fait l’honneur
de me confier. Je cède, en conséquence, la place à mon successeur et
je remets entre ses mains le carnet où est inscrit l'avoir de la Société.
M. Ém.-L. Ragonot, avant de reprendre l’ordre du jour de la séance,
prononce le discours qui suit :
Messieurs et chers Collègues,
Je veux tout d’abord vous remercier bien sincèrement de l'honneur
que vous me faites en m'appelant à présider vos séances.
Ce n’est pas sans une certaine émotion que je me vois porté, grâce à
votre bienveillance, à la présidence de la Société entomologique de
France ; je sens tout le poids d’un pareil honneur, et je craindrais qu'il
ne fût au-dessus de mes forces, si je ne connaissais l’extrème indul<
vence qui existe entre tous les membres de notre compagnie, et qui,
je l'espère, ne me fera pas défaut.
En me choisissant pour cette haute fonction, vous avez voulu témoi-
gner de l'intérêt que vous portez à l’étude des Microlépidoptères dont je
m'occupe spécialement et m'encourager à persévérer dans la voie que
je me suis tracée.
Il est certain que depuis que Berce engageait si vivement les ento-
mologistes à s'occuper des Microlépidoptères, le nombre de ceux qui ré-
coltent et étudient ces petites espèces a augmenté dans de notables
proportions. Je puis dire que tous les lépidoptéristes collectionnent ces
insectes, naguère tant négligés en France, et que beaucoup les étudien‘
dans leurs divers étais, assurés qu'ils sont de pouvoir les faire déter-
miner.
Pour ma part, j'ai fait et'je ferai toujours ce qui me sera possible
pour aider mes confrères dans leurs études, étant profondément con-
vaincu que chacun de nous, dans sa sphère, quelle qu’elle soit, doit
travailler pour maintenir son pays au moins au niveau des autres
nations.
Il est certain que plus nous allons, plus il devient difficile de se
tenir au courant des nombreux ouvrages qui paraissent dans toutes les
IV Bulletin entomologique.
langues, d’autant plus que la plupart d’entre nous, absorbés par leurs
affaires, peuvent accorder à leurs études le temps seulement de leurs
loisirs. A cette difficulté vient s’ajouter la nécessité de connaître plu-
sieurs langues et d’avoir beaucoup de livres à sa disposition.
On s'explique ainsi que certains entomologistes se laissent aller à
publier des descriptions sans avoir fait toutes les recherches voulues.
Cette tendance est des plus fâcheuses, et nous devons réagir contre
elle ; si nous n’y prenions garde, nous arriverions promptement à dé-
truire cette précieuse unité de nomenclature indispensable au progrès
de la science; des travaux descriptifs publiés à la hâte la rendraient
inextricable en créant de nombreuses synonymies, et nous serions bien-
tôt ramenés à l’époque où chaque pays avait, pour ainsi dire, sa nomen-
clature et sa classification particulières.
Ce qui rend la tâche de l'étudiant encore plus ardue, c’est que des
eniomologistes insèrent des descriptions dans des recueils ne s’occupant
qu’accidentellement des Insectes, aussi engagerai-je vivement nos con-
frères à ne faire paraître leurs études descriptives que dans les publi-
cations périodiques qui leur sont spécialement consacrées.
J'ai parfois entendu dire que notre Société garde trop longtemps les
manuscrits des mémoires présentés en séance avant de les publier;
notamment les travaux qui doivent nécessairement être accompagnés de
planches, et surtout de planches coloriées, trouvent un accès difficile à
nos Annales, parce que nous considérons par trop, peut-êire, la question
de la dépense. Nous éloignons ainsi et laissons publier dans des recueils
étrangers, des mémoires importants que nous devrions tenir à honneur
de voir figurer das nos travaux.
Cependant notre Société est dans une ère de prospérité qui doit l’en-
gager à perfectionner ses publications, et nous devrions chercher le
moyen de faire paraître de plus nombreuses planches coloriées.
Grâce à l’initiative et au dévouement de plusieurs de nos collègues,
une grande amélioration a été obtenue pour l’impression de nos travaux,
et, à partir de cette année, il est probable que notre Société réalisera
une certaine économie, aussi j'espère que la partie iconographique de
nos publications Ss’en ressentira.
Je finis, Messieurs et chers Collègues, en vous proposant de voter de
chaleureux remerciements à mon honorable prédécesseur, M. Édouard
Lefèvre, qui a présidé nos réunions avec une assiduité et un taci si
parfaits. C’est grâce à son zèle et à son dévouement pour notre Société
que nous sommes en possession des Tables des Annales de 1861 à 1880,
qui sont appelées à nous rendre de grands services en nous évitant la
Séance du 14 janvier 1885. Ni
peine de chercher successivement dans tous les volumes les renseigne-
ments dont nous pouvons avoir besoin. Ce travail est un modèle de
clarté et d’exactitude.
Nous avons encore à exprimer notre reconnaissance à M. Lefèvre
pour la peine qu’il s’est donnée en conduisant à bonne fin la question
si difficile de l'impression des Annales.
Je vous prie également, Messieurs et chers Collègues, de vous joindre
à moi pour remercier bien vivement les Membres du Bureau et des
Commissions, qui n’ont cessé de prodiguer leurs services à la Société
pendant l’année qui vient de s’écouler.
La Société accueille ces deux discours par des applaudissements
unanimes, en ordonne l’impression dans le Bulletin et vote des remer-
ciements aux Membres du Bureau, du Conseil et des diverses Commis-
sions qui ont été en fonctions pendant l’année 188%.
Rapport. M. L. Buquet, trésorier, rend compte de sa gestion, en
faisant connaître les recettes et les dépenses effectuées pendant l’année
1884 :
Messieurs,
Conformément aux dispositions du décret du 23 août 1878, qui nous
reconnaît comme {nstitution d'utilité publique, j'ai lhonneur de vous
soumettre, encore une fois, le compte général des Recettes et des
Depenses effectuées dans le courant de l’année qui vient de s’écouler.
Ce compte se résume comme suit :
Les RECETTES (état ci-annexé n° 1) se composent :
4° Des cotisations antérieures à 188%,......... . 908 fr. »c.
2° d° de l’année 1884, y compris les
libérations, au nombre de trois, réalisées dans
année. 1e Re ite AMIde R RSS ESC 7,181 »
3° Des sommes perçues tant pour l’affranchissement
des Annales que du Bulletin bimensuel à des-
uoaton Henl'étrauserstrissit se cn) Er 388 »
L° Des sommes perçues pour tirages à part de mé-
moires({ifexteret planches): Ass 182 50
>° Des sommes encaissées pour la vente de numéros
FF I NES ASE SE ne 759 »
6° Des sommes encaissées pour la vente du 1% vo-
lume de la Faune Bedel.......... Ch ARTE 65 »
ALFeENOTIUT SE Ati: 9,483 fr. 50 c.
VI Bulletin entomologique.
PDO. etre einen ee
7° Des sommes encaissées pour la vente des Nou-
velles Tables (1861 à 1880).......... see
& Des arrérages de la rente nominative 3 0/0 (legs
Thibesard)....... Ste See gafeiee HA HO RRE
9° Des arrérages de la rente nominative et au por-
teur 4 4/2 0/0 (don J. Dollfus)........ He
10° Des arrérages d'obligations nominatives et au
porteur, des chemins de fer de POuesti(1)...
41° De la subvention du département de Pagricul-
ture. st ee L 0... e.
12° De la subvention du département de l’instruc-
CU EVE 165 doi (3 LE RAA EQMEU ARE EN ON SRE QUES :
13° De la subvention de M. Victor Signoret........
An Du versement complémentaire effectué par
M. Ernest André, lauréat du prix J. Dollius
(gravure de la médaille en or)......,.....,
15° Du produit de la vente, autorisée, de trois obli-
gations de chemin de fer de lOuest, en vue
de subvenir à la dépense occasionnée par
l'impression des nouvelles Tables (1864 à
ABBONNOIUSIVEMENT) 22 UE Le con oo se eo
16° Enfin, du solde en caisse de l'exercice 1883...
Total des recettes
9,483 fr. 50 c
1,480 »
300 )
300 )
1,667 39
600 )
500 »
300 »
9 Un)
1,140 40
127 07
CR ne me
15,907 ir. 81 c.
Les DÉPENSES (état ci-annexé n° 2) ont eu pour objet :
4° L’impression et la couverture de quatre tri-
mestres d’Annales (4° trimestre 1883, 4er, 2e
et 3° trimestres 1884), des Tables générales
1861 A 4880 ete SAMU, Sea URL
2% La gravure, le tirage et le coloriage des planches
qui accompagnent les quatre trimestres men-
LIDANES CITE SSSR SAONE DUREE
3° Les frais relatifs au loyer, aux contributions et
et à l’assurance concernant le service de la
BIO ÈQUE La sas don NS
ATOUT Le nie Ne
7,997 Îr. 40 €.
3,164 90
664 80
ER —————— —
11,387 Îr. 40 c.
(1) Cette somme comprend le produit de la vente de la Collection de Lépi-
doptères de feu Alexandre Pierret, donnée par son père à la Société.
D
Séance du 14 janvier 1885.
REPORE TR SE
&° Les reliures et frais se rattachant au même ser-
9° L’affranchissement, pour la France et l'étranger,
@es Annales, de la Faune Bedel et des nou-
velles Tables .
6° L’affranchissement du Bulletin bimensuel et
frais occasionnés par son envoi... ....
7° L’affranchissement de lettres et de circulaires...
8° L'achat de 3 obligations des chemins de fer de
1510 0 ET PNEMENNETE
9° Les dépenses occasionnées par l'achat de timbres
mobiles pour reçus et recouvrements de coti-
sations, étrennes , etC...... AE LEUR 5
10° Les allocations attribuées, à titre d’indemnité, au
Secrétaire et au Trésorier, ainsi que les ap-
pointements du gardien de la salle des séances.
11° Enfin, le prix J. Dollfus, pour 1883, décerné à
M. Ernest André pour son Species sur les
Formicides d'Europe, etc. (4)...
CCC sos.
C4L8C VOL PK à
este se
Total des dépenses....,.,,......
RÉSUMÉ :
LHC UN NRAREROUE ARE AA NES NA RS MALTA AA
MPÉPEN SR A MER ete ne Vorel echec PI ele a els ciel ete ts
Solde en Caisse ne Nes
Il reste à recouvrer :
1° Sur les cotisations antérieures à 1884.....,....,
DS UCI TE MASSE NEA ANS AE HEAR
…_.......
VIr
14,387 fr. 40 c.
247 20
293 41
255 20
132 15
4,100 88
142 50
1,862 40
309 45
15,729 ir, 96 c.
15,907 fr, 81 c.
15,729 96
477 Îr, 85 c.
300 Îr, »c.
785 »
1,145 fr. €.
Inutile d’ajouter que, comme les précédentes années, je m’ai rien
négligé en vue d'obtenir des résultats plus satisfaisants, sans toutelois
m’écarter des plus rigoureuses convenances.
(1) Voir l’article 14 des Recettes.
VII Bulletin entomologique.
La Société, aux termes des Statuts (Règlement, art. 95 et 28), renvoie
l’examen des comptes du Trésorier à son Conseil, qui lui présentera un
rapport dans sa prochaine séance.
Lecture. M. P. Millière adresse un mémoire qu’il intitule : Acidalie nou-
velle; Chenilles inédites et Lépidoptères nouveaux pour la faune française.
Travail accompagné d’une planche coloriée.
Notre collègue prie la Société de vouloir bien accepter une somme de
60 francs comme légère indemnité pour la publication de ce mémoire.
— Des remerciements seront adressés à M. P. Millière.
Communications. M. le Président annonce que M. H. Milne Edwards,
lun de nos membres fondateurs et honoraires, vient d’être nommé
grand officier de la Légion d'honneur.
— M. L. Fairmaire présente les notes suivantes :
4° J'ai recu de notre collègue M. Alléon un individu de la Cicindela
trisignata, trouvé par lui aux environs de Kustendijé, et qui constitue
une variété très curieuse : la lunule humérale est très peu arquée en
dedans, la bande marginale ne l’atteint pas, la lunule médiane est étroite,
arquée vers la suture, mais n’a pas le crochet postérieur, la bordure
marginale est très étroite ainsi que les deux lunules postérieures. Cette
variété pourrait être baptisée du nom d’incompleta ; elle se rencontre
avec l'individu typique.
2 Notre collègue M. Dollé, de Laon, m’a communiqué un Coléoptère
intéressant provenant d’Ouargla; c’est le Vertumnus cuniculus Burm.,
insecte du Sénégal, qu'il est curieux de retrouver en Algérie, et que je
présente à la Société.
— M. Ern. Olivier adresse, par l’entremise de M. L. Buquet, la note
qui suit :
Quand j'ai décrit, dans mon Essai monographique sur les Lampyrides,
la femelle du Lampyris attenuata Fairm., je n'avais eu sous les yeux
qu’un unique exemplaire obligeamment mis à ma disposition par mon
collègue et ami M. Bourgeois. Cette femelle avait été piquée, était des-
séchée et ratatinée, et la plupart de ses organes, étant déformés, ne
pouvaient fournir que des caractères défectueux. M. V. Mayet ayant
bien voulu me communiquer deux sujets provenant de Tunisie, con-
servés dans de l’alcool et en parfait état de conservation, je peux en
faire maintenant une description plus rigoureusement exacte qui devra
remplacer celle donnée précédemment.
L «
Séance du 14 janvier 1}: 0 NA IX
LAMPYRIS ATTENUATA Fairm., ?.— Long. 40-21 mill. — Entièrement
d’un blanc jaunâtre, sauf la tête et la base du premier article des
antennes qui sont noires; couvert sur toutes ses parties d’une courte
pubescence flave; prothorax ogival comme celui du mâle, convexe et
lisse sur son disque, à bords latéraux redressés et formant une gout-
tière à fond grossièrement ponctué rugueux, Chargé sur toute sa lon-
gueur d’une fine côte très légèrement saillante; côté de la base droit,
légèrement incisé au-dessus de l’écusson; moignons des élytres très
courts, séparés, divariqués, régulièrement acuminés au côté externe,
brusquement rétrécis au côté interne dès le milieu de leur longueur,
à extrémité aiguë; écusson large, trapézoïdal, à angles du sommet
arrondis; troisième segment thoracique sillonné longitudinalement dans
son milieu; segments supérieurs de l'abdomen à bord externe presque
droit, à angles arrondis, bord postérieur en ligne droite; pygidium
allongé, obconique; segments du ventre en ligne droite postérieure-
ment, à angles arrondis, les deux avant-derniers légèrement incisés
dans le milieu de leur bord postérieur, le dernier échancré au sommet
un peu plus faiblement que chez le mâle; pattes courtes et robustes, à
tibias fortement arqués en dedans.
Ile de Djerba (Tunisie) : deux individus accouplés sur un tronc caver-
neux d’olivier (V. Mayet).
M. V. Mayet m'a également communiqué un exemplaire mâle de
cette espèce qu'il a capturé dans le Djebel Beurda : il diffère légère-
ment des individus typiques par sa taille un peu plus grande et son
prothorax moins anguleux et presque arrondi en devant.
— M. J. Fallou donne les diagnoses de plusieurs variétés de Lépi-
doptères qu'il décrit d’après des dessins exécutés sur nature par notre
collègue M. Hans Sulger, de Bâle.
Ce sont :
ARGYNNIS PALES Fabr. — Variété se distinguant des sujets ordinaires
par une teinte noirâtre qui atteint la majeure partie des grandes taches
noires du dessus des quatre ailes à l’exception des points noirs de
Panté-marginale ainsi que ceux qui tiennent à la frange. Ces derniers
points sont beaucoup plus grands et de forme plus allongée que dans
le type de lespèce. — Valais, 1877.
VaxessA AnriopA Lin. — Aberration se faisant remarquer par l’ab-
sence des deux taches jaunes de la côte, et par la série des taches
bleues des ailes supérieures ; les ailes inférieures n’en présentent que
x Bulletin entomologique.
quatre très petites au lieu de cinq ou six. — Du Simplon. Collection
du Musée de Bâle.
Cette variété ne diffère de celle publiée par M. P. Millière (Iconogra-
phie, tome If, page 420, pl. 9%, fig. 8) qu’en ce que, chez cette dernière,
les ailes inférieures ne varient pas.
Je possède dans ma collection un exemplaire de la même espèce qui
m'a été offert par notre ancien collègue M. Guillemot, de Thiers. Cette
aberration, qui est de petite taille, offre des caractères tout différents
des deux précédentes : C’est aux ailes inférieures que manque la série
des taches bleues et il n’y en a que trois très peu étendues au sommet
de l’anté-terminale. L
Cette aberration se rapporte aussi, sauf deux taches bleues aux ailes
inférieures, à celle figurée par Engramelle (pl. zv, Suppl. EH, 5,
page 13, 7).
ARGE GALATHEA Lin., God. — Aberration différant du type par la
disparition des yeux de la bande anté-marginale du dessous des ailes
inférieures, et se rapportant à la variété Galene Och. — Capturée le
28 juillet 1884, à Berisal (Simplon).
M. Fallou ajoute, en terminant sa communication, que, comme le lui
fait savoir M. Hans Sulger, la Deilephila neri a fait en 1884 son appa-
rition à Bâle, et que M. Armand Gerber, notre ancien collègue, est par-
venu à en élever une vingtaine d'individus.
— M. G.-A. Poujade donne la description d’un Satyride nouveau du
Thibet oriental :
DepBis OCELLATA Pouj. — Envergure : de 54 à 60 mil. — Dessus
brun clair légèrement olivâtre, laissant voir, par transparence, une
partie des lignes et taches du dessous.
Ailes supérieures à bord externe un peu sinué, ayant une tache en-
fumée, plus ou moins vague, sur la base des deuxième et troisième
branches de la nervure médiane. Inférieures coupées presque carré-
ment, légèrement dentées, la dent médiane plus accusée, bordées de
brun foncé partagé par un liséré fauve clair. Cinq taches du même
brun, rondes, inégales, correspondant aux ocelles du dessous, précè-
dent la bordure.
Dessous du même ton que celui du dessus, mais beaucoup plus clair;
ailes supérieures partagées par une ligne sinueuse plus foncée, fondue
intérieurement, partant de la côte un peu après la cellule et se diri-
geant vers l’angle interne. Deux lignes du même ton occupent latéra-
Séance du 14 janvier 1885. XI
lement la cellule. Une tache lilas est située à la côte près de Pangle
apical. Ailes inférieures partagées par deux lignes courbes très sinueuses,
plus foncées que le fond, bordées intérieurement par un filet pâle et
occupant latéralement un peu moins du tiers médian, Deux lignes
semblables, mais moins accentuées, se trouvent à la base de l'aile. Le
bord externe est orné de six yeux noirs pupillés de blane à iris jaune
et cerclés de lilas, celui situé à l'angle interne est double, Bordure des
quatre ailes fauve, précédée dun liséré lilas parallèle aux sinuosités de
l'aile,
Trois 4 de Mou-Pin rapportés par M. l'abbé A, David. Collection du
Muséum.
— M. J.-M.-F. Bigot adresse les diagnoses de trois genres nouveaux
de Diptères du groupe des Dexiaires :
RHAMPHININA. — ©. Gen. Zeliæ (Rob. Desv.). male designati, proxi-
mum esse videtur ?. Gen. Rhamphiuæ (Rondani ef Macquart) satis vici-
num ; differt : cubito venæ quintæ longitudinalis alarum appendice
destituto; haustellum rigidum, satis exsertum; palpis longis, tenuibus ;
segmentum tertium antennarum usque tantum ad medium faciei ductum.
Differt generis mei novi Homodexiæ longitudine haustelli palporumque
brevilate ; antennæ Supra medium oculorum silæ; oculi nudi.
R. puplA, © (nov. sp.).— Long. 9 vel 12 mill. — Vita frontal, facie
media, ore, plus minus rufo tinctis ; palpis rufis, haustello nigro; anten-
narum segmento tertio, aliquoties, apice fuseano; facie et fronte, utrinque,
cinereo flavido pallido tinctis ; thorace fusco, cinereo pruinoso, lineis tribus
nigris ornato, scutello, apice, plus minus rufo picto; calyptris albis, hal-
teribus obscure rufis ; abdomine rufo, superne nigro late vittato, utrinque
cinereo tessellato; pedibus nigris, tibiis, in medio, obscure rufis; alis pal-
lide cinereis. — Mexique. — 2 specim. (ex mus. nostro).
RHYNCHIODEXIA (pvyxov — dekia). — Pars generi veteris Dexiæ ;
differt : haustello exserto, lenui, rigido; G. Prosenæ vicinuwm, differt :
haustelli longitudine multo minore.
R. TENUIPES ($, nov. Sp.). — Long, 12 mill. — Antennis rufis, seg-
mento tertio fuscano, basi rufo; facie pallide testacea ; palpis ?; haustello
castaneo; carina faciali fuloa, in medio longitudinaliter sulciolata; vitta
frontali castanea ; thorace, cinerascente flavido, vittis quinque nigris,
angustis, interruplis, notalo; scutello cinereo flavido; calyptris et halte-
ribus albidis; abdomine flavido cinereo, obscure fusco tessellato, incisuris
nigris ; pedibus nigris, elongatis ; alis pallidissime cinereis, basi, extrin-
XI Bulletin entomologique.
secus venis pallide fulvis. — Nouvelle Calédonie. — 4 spec. (ex mus.
nostro).
SIPHONIOMYIA (stuwvtov — poux), — ©. Antennæ, supra medium ocu-
lorum silæ, segmento 3°, 2 duplo longiore, lato, oblongo apice truncato,
cheto leviter villosulo; haustello rigido, porrecto, eæserto, capite æqui-
longo, (palpis ?); facie concava, nuda, genis angustis, utrinque macro-
cheto unico, longo, prope ad orbila munitis, epistomate prominulo, parce
sed longe macrochetis instructo ; fronte lata, seriebus quatuor macroche-
tarum, viz usque ad radicem antennarum ductis, munito ; oculis nudis ;
abdomine anguste ovato, macrochetis, discoïdalibus et marginalibus, pedi-
bus, inequalibus et numerosis, armatis ; onychiis et pulvillis valde elon-
gatis; alis abdomine longioribus, costa venisque glabris, venis quartis et
quintis longitudinalibus ante apicem satis late disjunctis, quinta acute
cubitata, deinde concava, cubito haud appendiculato, vena transversa
secunda, prope cubitum inserta, obliqua, sinuosa.
S. MELAS, ®. — Long. 8 mill. — Tota nigra, satis nitida; fronte ni-
tida facie undique barbaque albidis ; thorace paulo, ante, abdomine,
apice, albido pruinosis; calyptris niveis, halteribus obscuris; pulvillis
testaceis; alis obscure fuscis. — Mexique. — 1 spec. (ex mus. nostro).
— Le même membre communique également la note qui suit :
M. le baron V. von Rôder (Wiener Entom. Zeitung, 1884, p. 291),
identifie l'espèce que j'ai décrite (Ann. Soc. ent. Fr., Bullet. bimens.,
n° 47, 188%, p. 164) sous le nom de Cyrtopogon oculiferum, avec le Cyr-
topogon Meyerduri (3. Mik) = ? €. quadrizonatus (Loew).
Malgré la grande ressemblance et la communauté d'habitat de ces deux
insectes (Simplon), je ne crois pas à leur identité; faute de pouvoir
comparer les types, l'étude attentive de leurs diagnoses respectives
révèle certaines différences, qui, de mon spécimen, font tout au moins
une variété. Dans une note, en réponse, adressée à M. V. von Rôüder, je
lui détaillais mes raisons; il n’en a pas tenu compte dans sa critique.
— M. Charles Brongniart fait la communication suivante :
Les insectes, à l’état parfait, respirent à l’aide d’un appareil trachéen
qui communique au dehors par des stigmates. A l’état larvaire, au con-
traire, beaucoup d’entre eux ont une vie aquatique et respirent l'air
tenu en dissolution dans l’eau à l’aide de branchies qui sont en houppes
ou en lames.
En 1848, G. Newport fit connaître un Névroptère de la famille des
Perlides, le Pteronarcys regalis Newm., qui présente à l’état parfait, sur
Séance du 14 janvier 1555. XII
la face inférieure du thorax et des deux premiers anneaux de l’abdo-
men, des houppes de branchies, et qui, en outre, est pourvu de stig-
mates.
Parmi les insectes fossiles trouvés dans les schistes carbonifères de
Commentry, il en est qui présentent une particularité semblable. Ce
sont des Névroptères.
On distingue nettement, surtout sur deux des échantillons, le thorax
et l'abdomen, et l’on remarque que chacun des anneaux de celui-ci
porte latéralement une lame assez large, terminée par une pointe, et
l’on aperçoit dans les lames des sortes de filaments ramifiés, qui, selon
moi, représentent les trachées.
On voit aussi des stigmates disposés par paire sur la face ventrale
des anneaux abdominaux, et deux filaments annelés placés sur lextré-
mité du dernier anneau.
Cet insecte était probablement amphibie comme le Pteronarcys rega-
lis. Sa nervation diffère tout à fait de celle de cet insecte, et comme elle
se rapproche beaucoup de celle des Corydulis et des Chauliodes, je pro-
poserai de le désigner sous le nom de Corydaloides Scudderi, le dédiant
à M. Samuel Hubbard Scudder, le savant auteur de nombreux travaux
sur les insectes fossiles.
Membre reçu. M. Auguste Lameere, Secrétaire de la Société entomo-
logique de Belgique, chaussée de Charleroi, 121, à Saint-Gilles, près
Bruxelles, qui s'occupe d’Entomologie en général, présenté au nom de
M. Preudhomme de Borre. — Commissaires-rapporteurs : MM. Bour-
geois et Fairmaire.
Démissions pour 1885. MM. Coret, à Puteaux (Seine), reçu en 1866 ;
Gallé, à Creil (Oise), reçu en 1875: l'abbé Gatry, aux Bouillons (Orne),
reçu en 1882; Guilbert, à Rouen (Seine-Inférieure), reçu en 1876; et
Maurice, au château d’Attiche (Nord), reçu en 1881.
E. D.
Bulletin bibliographique.
Académie des Sciences (Comptes rendus hebdom. des séances de l'), 188%,
n° 23 ©). — n°24. A. Dozzrus, Communication relative au Phyl-
loxera. — H. BEAUREGARD, Structure de l'appareil digestif des In-
sectes de la tribu des Vésicants. — N° 25. L. TROUËSSART, Sur les
Acariens qui vivent dans le tuyau des plumes des Oiseaux. — N° 26.
E. SocxHLer, Note relative à un procédé pour combattre le Phyl-
XIV Bulletin entomologique.
lotera. — TicHTENSTENN, Évolution biologique des Aphidiens du
genre Aphis et des genres voisins, — CH. BroNGNIART, Sur la dé-
couverte d’une empreinte d’insecte dans les grès siluriens de Jur-
ques (Calvados). — Tables du 1° semestre 1884.
Academy of natural Sciences of Philadelphia (Proceed. of the), 188%,
part IL. — H. C. Mac Cook, How the Lycosa fabricates her Round
Cocoon. — [p., Note on the Amphibious Habit of Lycosa. — J. Leiny,
Pentastomum proboscideum. — H. C. Mac Cook, A Spider that makes
a Spherical Mud-daub Cocoon.
Annali del Museo civico di Storia naturale di Genova, vol. XX, 1884, —
Pavesr, Spedizione Italiana nell’Africa equatoriale. Aracnidi del re-
gno de Scioa, — A. pe BorMans, Le crociere dell’yacht « Corsaro »
del cap. armatore Enrico d’Albertis. VI. Ortotteri. — KE. SIMON,
Description d’un genre nouveau d’Arachnides et remarques sur la
famille des Archæidæ. — M. Jacogx, Descriptions of new Genera
and Species of Phytophagous Coleoptera from the Indo-Malayan
and Austro-Malayan subregions, contained in the Genoa civic Mu-
seum. 1" p. — R. Gesrro, Appunti sinonimici. — E. Simon, Arach-
nides recueillis en Birmanie par M. le chevalier J. B. Comotto et
appartenant au Musée civique d'histoire naturelle de Gênes. — Ip.,
Note complémentaire sur la famille des Archæidæ. — G. GRiB0Do,
Viaggio ad Assab nel Mar Rosso, dei signori G. Doria et O. Beccari
con il R. avviso « Exploratore » dal 46 novembre 1879 al 26 feb-
braio 4880. — P, PaAvesr, Materiali per lo studio della Fauna Tuni-
sina raccolti da G. et L. Doria. I. Aracnidi.
Serie 2, vol. I (XXI), 1884 — G. GriBobo, Spedizione Italiana
nelP Africa equatoriale. Risultati zoologici. Imenotteri. Memoria se-
conda. — P, WysTmAN, Catalogue systématique des Passalides, —
G. GriBopo, Sopra alcuni Imenotteri raccolti à Minhla nel regno di
Birmania dal cap. G. B. Comotto. — E. Rerrrer, Sechs neue Coleo-
pteren aus Italien, gesammelt von Herrn Agostino Dodero. — €.
Emery, Materiali per lo studio della Fauna Tunisina raccolti da G. et
L. Doria. IE. Rassegna delle Formiche della Tunisia. — L. W. ScHAU-
Fuss, Die Scydmaeniden Nord-Ost-Africa’s, der Sunda Inseln und
Neu-Guinea’s im Museo civico di Storia naturale zu Genua, — C.
ParonaA, Materiali per lo studio della Fauna Tunisina raccolti da G.
et L. Doria. IV. Sopra alcune Collembola e Thysanura di Tunisi
(Tav. I). — P. M. Ferrart, Materiali per lo studio della Fauna Tu-
nisina raccolti da G. et L. Doria. V. Rincoti. — P. MaGreTri, Risul=
Séance du 14 janvier 1885. XV
tati di raccolte imenotterologiche nell’Africa orientale (Tav. 1). —
A. Léveizé, Description d’une nouvelle espèce de Trogositides.
Berliner Entomologische Zeitschrift, 1884, % Heft. — H. baron de
Boca, Schutzfarben unserer einheimischen Lepidopteren, ihrer Eier,
Raupen und Puppen. — E. BerGrot, Bemerkungen zur dritten
Auflage des Catalogus Coleopterorum Europ& auctoribus L. V. Hey-
den, E. Reitter et J. Weise. — D" L. KarreuLes, Neue Milben (fig.).
— D' A. GRZEGORZEK, Beitrag zur Dipteren-Fauna Galiziens (Kais.
Oesterr.). — G: QuenenreLpr, Verzeichniss der von Herrn Major A.
D. von Mechow in Angola und am Quango-Strom 1878-1881 gesam-
melten Pectinicornen und Lamellicornen, — D' F. KarscH, Die
Katipo-Spinne « Laua-laua ». — H, J. Kozse, Beitrag zur Biologie
der Aphididen. — D' F. Karscon, Phoneyusa, eine neue Vogelspin-
nengattung aus Central Africa. — M. QuenexreLpr, Beitrage zur
Kenntniss der Staphylinen-Fauna von Süd-Spanien, Portugal und
Marocco. — H. J. Kozse, Ueber die von Herrn Ludy in Ober-Bayern,
Karnthen und im Littoraie gesammelten Psociden. — 1p., Ueber Go-
liathus albosignatus Boh., Kirkianus Gray und Russus n. sp. (fig.).
— 1n., Entomologie. Ein Blick vor und ruckwärts. — Ip., Entomo-
logisch-Kosmologische Betrachtungen. — 1p., Ludwig Ganglbauer’s
Classification der Cerambyciden. — Ep. G. HoxraTH, Beitrage zur
Kenntniss der Rhopalocera, — H. J, Kozge, Zur Frage über die
systematische Stellung von Hypocephalus Desm.— G. QUEDENFELDF,
Berichtigung zur Gattung Phalangosoma. — D' G. KrAATz, Ueber
einige neue Goliathiden aus Central Africa. — H. J. KoLBE, Bemer-
kungen zu den neuen Goliathiden aus Central Africa.—D" G. KRAATz,
Ueber die Behaarungsvarietaten der Melolontha vulgaris Fab. — H.
J. Kozge, Liste jüngst verstorbener Entomologen.
Bulletin d'insectologie agricole, 4884, n° 12. — E, Meurer, Sur des Mi-
crolépidoptères nuisibles aux poiriers. — M. Cornu, Note sur une
Teigne mineuse vivant aux dépens de la feuille du poirier, — E.
SAvARD, Le Jasius de l’arbousier, — BALBIANI, Destruction de l'œuf
d'hiver du Phylloxera.
Entomologists Monthly Magazine (The), n° 248, janvier 1885. — LorD
WALSINGHAM, Characters of two new Genera of Pterophoridæ from
specimens in the British Museum (fig.). — E. Saunbers, Revision
of the British species of Sphecodes Latr. (including nine additional).
— H. T. Sramnron, On the authorship of the Letter-press in vol. F,
VI and VII of the Entomology in « Jardine’s Naturalists Library ».
XVI Bulletin entomologique.
— H. W. MARSDEN, On the probable extinction of Lycaena Arion in
England. — Notes diverses.
Feuille des Jeunes Naturalistes, n° A74. — L. FaucoNNer, Tableau syn-
optique des Criocérides de France. —E. AnDRé, Le monde des Four-
mis (suite).
Naturalista Siciliano (1), ann. IV, n° 4. — E. RaGusA, Catalogo ragio-
nato dei Coleotteri di Sicilia (suite).
Naturaliste (Le), 6° ann., n° 42. Table des matières du 2 vol. — 7° ann.
n° 1. — P. Grouzr, Les parasites extérieurs de l’homme.
Revue des Travaux scientifiques, 1. IV, n°% 9, 10. — Compte rendu de
divers travaux entomologiques.
Rovartani Lapok, 1884, n° 10, 11 et 12. — Supplément contenant un
résumé succinct, en français, des travaux entomologiques contenus
dans le corps du Journal, édité en langue hongroise.
Royal Society of new South Wales (Journal and Proceedings of the),
1883. ©)
Société entomologique de Belgique. —Compies rendus des séances, série IN,
n° 52. — L. FAIRMAIRE, Diagnoses de Coléoptères de l'Afrique orien-
tale.
Société d’études scientifiques d'Angers, 1882-1883 (Bulletin de la). —
P. Noez, G. Virer, Vie et mœurs des Lépidoptères du genre Vanessa
observés dans la Seine-Inférieure.—J, GALLois, Matériaux pour une
faune entomologique de Maine-et-Loire (suite). — P. MÉGNIN et
L. Trouëssarr, Note sur la Morphologie et sur la Classification des
Sarcoptides plumicoles.
Zoological Society of London (Proc. of the Scient. Meetings of the), 1884,
part. IL. — F. D. GopmAx et O. SaLvix, A list of the Rhopalocera
collected by M. G. F. Angas in the Island of Dominica (pl.). — HEr-
BERT DRUCE, On a collection of Heterocera from Dominica (pl.). —
F. E. BeppaRD, Preliminary Notice of the Isopoda collected during
the voyage of H. M. S. Challenger, part. I, Serolis. —H. W. BATES,
List of Coleoptera of the family Carabidæ and Scarabæidæ collected
by the late W. A. Forbes on the Lower Niger. — C. SWINHOE, On
some new and little known Species of Butterflies of the Genus Tera-
colus. — W. L. DisranT, On the Rhynchota collected by the late W.
À. Forbes on the Lower Niger. — SAINT-GEoRrGE Mivarr, On the De-
velopment of the Individual and of the Species as Forms of Instinc-
tive Action.
Séance du 28 janvier 1885. XVII
Bonxoure (ALp.). Note sur le Platypsyllus castoris Ritsema et sa cap-
ture en France, 1 pl., 8 p. (Ann. Soc. ent. Fr., 1884). *
Doccrus (Aprrex). Les espèces françaises du Genre Philoscia Latr. (Bull.
Société Et. sc.) Paris, 1884. *
Horvarx (D G.). Diagnoses Hemipterorum (Term. füz.), 1884, 6. p. *
LerriIEuR (C.-E.). Tableaux synoptiques des Paussides, Clavigérides,
Psélaphides et Scydménides par E. Reitter (trad. par) (L’Abeille, 1883),
216 p. *
LéveILLé (A.). Description d’une nouvelle espèce de Trogositides (Ann.
Mas. civ. St. n. Genova, 2 s., t. I, 1884), 2 p. *
Soupper (S.-H.). D' John Lawrence Le Conte (Trans. Am. Ent. Soc.,
1884), 27 p. *
SÉNAC (D' H.). Essai monographique sur le Genre Pimelia (Fab.),
Are part. Paris, 1884, 106 p. * — 2 exemplaires.
SIGNORET (V.) Revision du groupe des Cydnides de la famille des Pen-
tatomides. 46 pl. n. (Ann. Soc. ent. Fr., 1881-84).
Séance du ?$S janvier 1885.
Présidence de M. Éx.-L. RAGONOT.
Nécrologie. M. Auguste Pissot, inspecteur des forêts, conservateur
honoraire du bois de Boulogne, reçu membre en 1862, est décédé à Bou-
logne (Seine), le 5 janvier 1885.
Rapports. M. Ém.-L. Ragonot, après avoir cédé le fauteuil à M. Jules
Bourgeois, vice-président, donne lecture du rapport suivant, au nom du
Conseil :
Messieurs,
Conformément aux termes de l’article 25 des Statuts, votre Conseil
s’est réuni le 21 janvier pour examiner les états des Recettes et Dépenses
présentés par M. le Trésorier à la dernière séance.
Grâce à l’ordre et à la régularité apportés comme toujours à nos
finances par notre honorable Trésorier, il a été facile à votre Conseil de
vérifier les comptes ; ils ont été reconnus parfaitement exacts ; les dé-
penses sont souvent appuyées de pièces de caisse contrôlées par MM. les
Secrétaire ou Archivistes.
(1835) BuLz. 11,
XVHI ; Bulletin entomologique.
D’après les relevés qui ont été soumis au Conseil, le total des recettes
S'ÉVERAL A NR Cie LE AE EURE ns D AB 007 SL E.
et celui des dépenses à,,.........., OL user VER, 7an Jo
laissant un solde disponible de...... AROPER E ni 477 Îr. 85 c.
De plus, il resterait à recouvrer sur les cotisations de 4884 et sur celles
Artiérisrines A 188. he cisent te AE SG ae 4,145 fr. »c.
Il ressortirait de ces chiffres que le budget de la Société se trouverait
en équilibre, et nous pourrions en déduire, comme d'habitude, que nos
finances sont en bonne voie; mais un examen attentif des comptes, com
parés à ceux des années précédentes, a révélé à votre Conseil que cette
prospérité, actuellement, était plus apparente que réelle.
En effet, pour qu’une Société puisse être dans une situation financière
satisfaisante, il faut que, si ses ressources ne s’augmentent point, qu’au
moins elles ne diminuent pas, et surtout que la Société ne dépense pas
plus que ses revenus ne le lui permettent ; c’est pourtant ce qu’elle fait
depuis deux ans, et cela tient à ce qu’on a cherché à équilibrer le bud-
get sans trop se rendre compte des éléments qui le composaient.
Les ressources de la Société ont diminué : ainsi, en 1879, notre capi-
tal, en valeurs mobilières, se composait d’un titre de 300 fr. de rentes
3 0/0, legs de M. Thibesard; d’un titre de 300 fr. de rentes 5 0/0,
don de M. Dollfus (1), et de 88 obligations du chemin de fer de POuest,
dont 77 nominatives.
Depuis cette époque, 4i membres se sont libérés en versant à la
caisse de la Société une somme totale de....,..... 192,300 Îr. »c.
laquelle somme, représentant un capital dont la Société n’a droit qu'à
l’usufruit, eût dû être employée entièrement en achat de titres.
Or, depuis 1879, il n’a été acheté que 29 obligations du chemin de fer
del'Ouest ayant coûté. .............0., ae note ae TU IS ODETITE ECS
C’est donc la valeur de L libérations qui a passé, pendant ces dernières
années, dans les dépenses courantes.
En outre, en 1884, en prévision des dépenses d'impression qu’orca-
sionnerait la publication des Tables, sur ces 29 obligations, M. le Tré-
sorier a été autorisé à en vendre 3, dont le produit est venu également
se fondre dans les dépenses de l’année. Il y a eu certainement un sur-
croît de débours causé par l'impression des Tables, mais il a été com-
pensé en grande partie par les souscriptions payées en 1883 et 1884 ; de
façon que les frais de publication se trouvent couverts, à 300 fr. près.
(1) M. Dollfus, lors de la conversion en 4 1/2 0/0, a bien voulu rembourser à
M. le Trésorier la somme de 741 fr. 45 c. exigée par l'État comme soulte.
DER È 4 ER CP A tn 2 Le CN SALE nn NS
; net A: We j) À re
Seunce du 28 janvier 1855. XIX
Le revenu normal de notre Société ne dépasse actuellement guère
12,200 fr. et peut se décomposer approximativement comme suit :
Cotisations de 288 membres payant 24 fr.............. 6,819 fr.
Sommes payées pour affranchissement des Annales et du
RD D TR Ne I OPA LE RIAD RES SET 400
Sommes payées pour tirages à part................... 150
Ventes d’Annales et autres publications. ............. 4,200
SUDVENTIONS. AIVETSES 2e MS À CRUE EN i" |
Arrérages de rentes et d'obligations, représentant en par-
tie les exonérations capitalisées de 59 membres à vie...... 2,267
ROM OS 12,229 fr.
Nos dépenses, par contre, se sont maintenues à peu près dans ces
limites, soit 42,562 fr. 48 c. en 1880, 13,057 fr. 42 €. en 1881, 12,873 Îr.
L0 c. en 4882, laissant chaque année un excédent de recettes ; mais, en
1883, une augmentation sensible dans les dépenses s’est produite, car
celles-ci se sont élevées à 44,480 fr. 56 c., pendant que les recettes
correspondantes n'étaient que de 12,084 fr. 08 c., le budget étant équi-
libré par Pexcédent des recettes des années précédentes (formé en partie
par les exonérations) et par 4,237 fr. 35 c. pris également sur le compte
de libérations. En 1884, les recettes se sont élevées à 13,730 fr. 89 c. et
les dépenses à 44,629 fr. 41 c.; ce sont les trois libérations de l’année
qui ont mis le budget en équilibre.
Votre Conseil croit devoir, Messieurs, vous signaler le péril qu’il y a
pour l'avenir de notre Société de dépenser annuellement plus que ses
revenüs; mais, en vous faisant connaître la vérité sur la situation, il
doit ajouter que cette situation n’a rien d’alarmant, et qu'avec un peu
d'attention et de fermeté pour écarter les sujets d'augmentation de
dépenses sans profit réel pour la Société, il est parfaitement possible de
continuer nos publications sans leur faire subir une diminution appré-
ciable.
Ce qui a grossi nos dépenses, en 488%, ce sont les planches coloriées
qui ornent nos Annales et l'impression des Tables. Pourtant nous ne
devons pas regretter la dépense pour les planches, car elles ajoutent
certainement à la valeur de nos publications et doivent amener de nou-
velles adhésions à notre Société. Quant aux Tables, leur utilité ne peut
être contestée, et il est probable que leur vente, cette année, viendra
combler le déficit qu’elles ont occasionné en 1884.
Le grand nombre d’exonérations qui se sont produites depuis 4880 a
considérablement diminué les ressources annuelles de notre Société, car
4. Bulleiin entomoloyique.
la somme versée, au taux actuel de capitalisation, est loin d’équivaloir
à la cotisation annuelle payée par la majorité des membres de notre So-
ciété: mais si, aujourd’hui, la libération des membres est une cause de
gêne, il est certain que notre Société en récoltera les avantages plus
tard, puisque sa durée est indéfinie.
Enfin, d’après les nouveaux arrangements pris avec la maison Duruy.
nous pouvons espérer réaliser une économie sensible sur nos dépenses
d'impression des Annales et du Bulletin.
En conséquence, Messieurs, le Conseil vous propose :
1° D’approuver les comptes de M. le Trésorier pour l’année 1884 et
lui en donner décharge ;
2 De décider qu’à l’avenir les versements qui seront faits à titre de
libération par les membres soient portés à un compte spécial dont le
produit devra être employé exclusivement à l’achat de rentes ou d’obli-
gations pour accroître la fortune mobilière sociale, et, par suite, ses
ressources, au lieu d’être confondus dans le budget ordinaire ;
3° De décider que, si, comme on peut lespérer, l'exercice de 1885
laisse un excédent de recettes, cet excédent soit consacré à lPachat
de valeurs, pour reconstituer au moins celles qui ont dû être aliénées
en 1884 ;
4° D’autoriser la conversion en obligations nominatives des obligations
au porteur qui se trouveraient aux mains de M. le Trésorier et dont le
nombre dépasserait celui qu’il est indispensable de conserver en prévi-
sion de dépenses extraordinaires;
ÿ° Enfin de voter de vifs remerciements à M. Lucien Buquet pour le
zèle et le dévouement qu’il ne cesse de déployer dans l'intérêt de #a So-
ciété, laquelle lui doit en grande partie la prospérité dont elle a joui de-
puis que les fonctions de Trésorier ont été confiées à notre collègue.
Les conclusions de ce rapport sont adoptées à l’unanimité des voix
par la Société.
Des remerciements sont votés au Trésorier, et il lui est donné décharge
des comptes de 1884,
La Société décide, en outre, que sur les sept obligations au porteur
restant aux mains du Trésorier, trois devront être converties en obliga-
tions nominatives.
— M. L. Bedel, l’un des rapporteurs du Conseil, lit le rapport qui
suit :
Messieurs,
En quelques années la Société entomologique a perdu successivement
Seance du 28 janvier 1885. XXI
Darwin, Schiôdte, J, Le Conte et Chevrolat; ils laissent vacants, aujour-
d’hui, quatre titres de membres honoraires.
Préoccupés de cette situation, M. E. Lefèvre et plusieurs de nos éol-
lègues ont pensé que le moment était venu de procéder à l’élection de
membres honoraires nouveaux, et en ont fait la demande à la séance
du 4% janvier 14885. Le Conseil a examiné cette proposition. Il en a
reconnu l’opportunité et vous invite à vous associer au vœu de nos
collègues.
Après avoir entendu lecture de ce rapport, la Société décide qu'il y a
opportunité à élire de nouveaux membres honoraires, et, aux termes de
l'article 43 de son Règlement, décide qu’il sera immédiatement procédé
à la nomination d’une Commission de cinq membres chargée de pré-
senter une liste de candidats, à la prochaine séance. Cette liste sera pu-
bliée dans le prochain numéro du Bulletin. Le vote, auquel tous les
Membres français ont droit de prendre part, est renvoyé à la seconde
séance qui suivra le dépôt du rapport (11 mars 1885).
Sont nommés membres de cette Commission : MM. Bedel, Bourgeois,
Ragonot, Sallé et Simon.
— M. J. Bourgeois, rapporteur du prix Dollfus pour 1884, donne lec-
ture du rapport suivant :
Messieurs,
La Commission du prix Dollfus s’est réunie le 26 de ce mois, sous
la présidence de M. Ragonot; 7 de ses membres étaient présents.
Deux ouvrages avaient été adressés par leurs auteurs pour le con-
COUTS :
4° Par M. L. Fairmaire : Histoire naturelle de la France, 11° partie,
Hémiptères, vol. in-12, 206 pages, 10 planches noires ; Paris, E. Deyrolle.
— Prix : 3 francs.
2° Par M. le D' E.-L. Trouëssart : Les Sarcoptides plumicoles ow Anal-
gésines, 1° partie : Ptéroliches (en collaboration avec M. J.-P. Mégnin),
vol. gr. in-8°, 82 pages, 17 figures et 2 planches noires; Paris, O. Doin.
A côté d'ouvrages remarquables, mais d’un ordre plus élevé, que
nous possédons, en France, sur les Hémiptères, il manquait jusqu’à
présent un livre spécialement écrit pour les commençants, qui fût à la
fois élémentaire et scientifique et, par son prix modique, à la portée
de chacun : le volume présenté par M. Léon Fairmaire répond très
heureusement à ce desideratum. Le plan de l'ouvrage est le même que
XXI Bulletin entomologique.
celui déjà suivi par l’auteur dans sa Faune élémentuire des Goléoptères
de France. De bons tableaux dichotomiques, établis d’après des çarac-
ières précis, conduisent aux familles d’abord, puis aux tribus et enfin
aux différents genres, dont 180 environ sont passés en revue. Les
espèces sont brièvement, mais suffisamment caractérisées; quelques
détails sur les mœurs, l'habitat, le degré de rareté, viennent complé-
ter l’histoire succincte de chacune d'elles ; enfin d'excellentes planches,
parfaitement gravées, représentent un type au moins des principaux
genres et devront faciliter, dans une large mesure, le travail de déter-
mination. Cet ouvrage nous à semblé ainsi répondre entièrement aux
intentions du fondateur du Prix.
M. le Dr Trouëssart se présente avec la 4" partie d’un Mémoire sur
les Sarcoptides plumicoles, Acariens vivant dans le plumage des oiseaux.
Ce travail a été publié, en 188%, dans le Journal de Micrographie, avec
une part de collaboration revenant à noire collègue M. J.-P. Mégnin,
mais sur laquelle nous n'avons pu être fixés exactement. La Commis-
sion à été unanime à reconnaître le mérite de cette monographie, consa-
crée à l'étude détaillée, consciencieusement faite et appuyée de figures,
d’un groupe d’Articulés restés si longtemps dans loubli; mais il faut
bien avouer qu’un travail aussi spécial ne peut s'adresser qu’à un très
petit nombre d’entomologistes. D’un autre côté, nous devons faire
remarquer que le mémoire de M. Trouëssart ne comprend qu’une seule
division de la famille des Sarcoptides plumicoles, celle des Ptérolichés ;
qu’il va paraître très prochainement, il est vrai, mais que, jusqu’à pré-
sent, il n’a pas encore été publié en dehors du Recueil précédemment
cité; qu’enfin, l’un des genres dont il traite n’y figure qu'à l’état de
catalogue, sa Monographie complète ayant été donnée ailleurs. A ces
différents points de vue, il nous a semblé que l’ouvrage présenté par
M. Trouëssart sortait un peu des conditions de la fondation,
En conséquence, Messieurs, la Commission a l'honneur de proposer à
vos suffrages comme candidat #nique au prix Dollfus pour l’année 1884,
M. Léon Fairmaire, pour son volume intitulé : Histoire naturelle de la
France, 11° partie, Hémiptères.
La Société, après avoir entendu lecture de ce rapport, aux termes
des articles 59 et 43 de son Règlement, décide que la nomination du
lauréat du prix Dollfus aura lieu dans la séance du 95 février 1885. Tous
les Membres français ont droit de prendre part au vote, qui aura lieu au
scrutin secret et à la majorité absolue des suffrages, soit directement,
soit par correspondance.
Seance du 28 janvier 1885. d xx
Décision. La Société décide que le Banquet annuel destiné à fêter la
date de sa fondation aura lieu le samedi 28 février. — MM, Bourgeois
et Sédillot sont chargés de l’organisation de ce Banquet.
Communications. M. Éd. Lefèvre fait passer sous les yeux de la
Société deux exemplaires &' et $ de l’Acilius Duvergeri Gob., qu’il a pris,
au mois d'août 1884, au Môle, petite localité marécageuse située au nord
et sur le bord même du Bassin d'Arcachon, à environ deux kilomètres
d’Andernos, sur le côté droit de la route qui conduit à Arès (Gironde).
Notre collègue rappelle à ce sujet que l'A. Duvergeri, découvert en
1874 par M. Duverger aux environs de Dax, a été rencontré en 4879
par M. Guède auprès de Bordeaux, sur la rive gauche de la Garonne
(région des grandes Landes) et, ultérieurement, dans le Lac Marescot
(Basses-Pyrénées) par M. Eug. Simon. La localité nouvelle d’Andernos
offre donc d'autant plus d'intérêt qu’elle est intermédiaire entre les deux
localités de Bordeaux et de Dax.
— M. H, Lucas communique la note suivante :
Rien n’a encore été publié jusqu'à présent sur la vie évolutive de ces
grands Coprophages avec lesquels Hope, in the Coléopt., Man., I, p: 23
(1837), a établi son genre Heliocopris, dont les espèces sont répandues
en Afrique, en Asie et jusque dans l’extrème Orient.
Le Muséum de Paris ayant reçu dernièrement un certain nombre de
Coléoptères recueillis au Laos par le D’ Néïs, j'ai trouvé parmi eux un
individu à l’état de nymphe de lHeliocopris bucephalus Fabricius,. et je
crois devoir donner la description de cette nymphe dont on ne connaît
pas encore la larve.
Nymphe : d'un jaune plus où moins teinté de ferrugineux. La tête,
arrondie, à bords épais, déprimée sur les parties latérales, présente dans
son milieu une saillie transversale surmontée de deux tubercules épi-
neux d'un brun ferrugineux. Les palpes maxillaires et labiaux sont
jaunes ainsi que la lèvre inférieure ; Ces organes sont bien développés,
surtout les palpes labiaux dont les derniers articles sont d’un brun fer-
rugineux à leur extrémité. Les antennes, repliées sous les expansions
latérales du thorax qui les protègent, sont d’un jaune clair, avec leur
article terminal placé sur la partie antérieure des tibias des pattes de la
première paire; celles-ci, d’un jaune testacé, sont repliées et protégées
par les expansions du thorax sous lesquelles elles sont placées ; les pattes
de la deuxième paire sont jaunes, très larges, comprimées, surtout les
fémurs ; elles sont placées de chaque côté de la région sternale avec les
XXIV Bulletin entomologique.
tibias et les tarses reposant sur les élytres qu’ils ne dépassent pas; celles
de la troisième paire, très larges et comprimées, occupent les parties
latérales de l'abdomen et sont protégées en partie par les élytres et les
ailes, à l'exception cependant des tarses qui trouvent un point d'appui
sur le dernier segment abdominal. Le thorax est jaune, à bords épais et
arrondis; il est déprimé de chaque côté et présente en dessus deux
saillies transversales, larges et entièrement lisses. Les élytres sont
grandes, plissées, sillonnées longitudinalement et en recouvrement sur
la région sternale et sur les parties latérales de labdomen ; à leur partie
antérieure, en dessus, elles présentent de chaque côté un tubercule spi-
niforme fortement prononcé. Les ailes, moins grandes et plus étroites
que les élytres, sont en partie cachées par ces derniers organes; elles ne
sont pas plissées et leur extrémité, qui est arrondie, vient se placer sur
les fémurs des pattes de la troisième paire qu’elles cachent, ainsi que les
premiers articles des tarses. Le mésothorax et le métathorax sont jaunes,
et entre ces deux pièces on aperçoit un fort tubercule spiniforme; la
région sternale est lisse et de couleur jaune. L’abdomen, plus large que
long, très grand, volumineux, est d’un jaune plus ou moins ferrugi-
neux ; en dessus et en dessous il est lisse, à lexception des derniers
segments qui sont étroits et carénés ; il est dentelé sur les parties laté-
rales, et c’est dans l'intervalle de ces dentelures que sont placés les
stigmates, qui sont petits, arrondis et à périthrème d’un brun ferrugi-
neux ; quand on observe ces dentelures, qui sont très saillantes, trian-
guliformes, on remarque que les 4, 5, 6 et 7 présentent une très petite
épine acérée et de couleur ferrugineuse. — Long. 48 à 50 mill.; lat. 30 à
32 mill., 9. — Du Laos (Indo-Chine). M. le D' Néïs.
— M. G.-A. Poujade décrit un Satyride de la province de Mou-Pin
(Thibet oriental) capturé par M. l’abbé David :
MYCALESIS OCULATISSIMA Pouj. — Envergure : 55 mil. — Dessus
brun clair où transparaissent légèrement les ocelles et les lignes du des-
sous. Ailes supérieures ayant deux taches noires, rondes, près du bord
externe : l’une vers l’angle apical, autre, plus grande et pupillée de
blanc, entre les deux dernières branches de la nervure médiane. Ailes
inférieures légèrement dentées, bordées d’un double liséré brunâtre et
ornées de deux taches placées comme celles des ailes supérieures. La
iache de l'angle interne est assez largement pupillée de blanc et cerclée
de fauve.
Dessous roussâtre, finement sablé de jaunâtre, principalement aux
ailes inférieures. Ailes supérieures partagées par une teinte rousse fon-
Séance du 28 janvier 1885. XXV
due intérieurement, partant de la côte, à peu près au tiers extérieur et
se dirigeant près de l'angle interne. Cette teinte est suivie à la côte par
une tache triangulaire jaune d’ocre clair. Une ligne rousse occupe trans-
versalement le tiers extérieur de la cellule. Près du bord externe, envi-
ron à la sixième partie de Paile, il y a une rangée de cinq yeux pu-
pillés de blanc, à iris jaunâtre, cerclés de brun et à auréole jaunâtre.
Le premier est brun et le plus petit, le deuxième est noir, à peu près
égal aux deux suivanis, qui sont bruns, et le cinquième, noir, est le
plus grand. Aïles inférieures partagées à peu près au milieu par deux
lignes rousses, courbes et sinueuses, partant de la côte et aboutissant
au bord interne. Bord externe orné d’une rangée de six yeux semblables
à ceux de l’aile supérieure, mais de dimensions différentes : le premier
est le plus large, noir et détaché des autres, les deux suivants sont
assez petits et le quatrième du double plus grand, le cinquième est noir
et du double du précédent, le dernier, également noir, est petit et sou-
vent double. Les quatre ailes sont bordées d’un double liséré brun à
intervalles jaunâtres ; franges d’un brun clair.
Corps de la couleur des ailes. Antennes brunes, annelées de blanc,
à massue en partie fauve.
Décrit sur six mâles appartenant à la Collection du Muséum.
— M. Bernardo Zapater, d’Albarracin, province de Terruel (Espagne),
adresse les observations suivantes :
1° A la fin de 1884, comme au commencement de cette année, par un
froid de 19 degrés centigrades, il a pris une quarantaine d'individus du
Triphosa sabaudiata, appliqués aux murs à l’intérieur de son habitation.
Cette espèce, commune en été, continue à voler jusqu'aux premiers
froids, et se réfugie, en hiver, dans les maisons ou dans l’intérieur des
srottes, comme cela a été souvent remarqué.
2 Pendant l’été dernier, surtout au mois d'août, les chenilles de la
Pieris Daplidice se trouvaient en très grand nombre aux environs d’Al-
barracin ; elles y ont dévoré la plupart des feuilles de la vigne. Notre
collègue à pu en recueillir et brûler plus de 30,000.
— M.1J.-M.-F. Bigot adresse les diagnoses de deux genres nouveaux
de Diptères du groupe des Déxiaires :
ANASTELLORHINA (avastelw — puy). — ©, Antennis contra lineam
mediam oculorum insertis, segmento tertio secundo quinquies longiore,
angusto, oblongo, fere usque ad oris aperturam ducto; cheto omnino
xxVI Bulletin entomologique.
longe villoso; oculis nudis; fronte lata, satis prominente; facie valde
concava, haud carinata ; macrochetis frontis, ultra radicem antennarum
haud productis, faciei paucis, brevibus, a medio genarum distantibus ;
genis latis sub oculis; haustello apice vix ante exserto; palpis longis,
leniter clavatis; segmentis duobus tantum apicalibus abdominis macrochetis
longis marginalibus munitis; alarum venis 4 et 5 longitudinalibus
(Rondani) apice disjunetis, 5* satis acute cubitata, deinde concava, cubito
appendice destituto, vena transversali 2 parum obliqua, leniter sinuosa ;
pedibus, longitudine mediocris, fere nudis ; abdomine conico, satis angus-
tato. — Præter macrocheta longa plurima abdominis apicalia, generis
Rhynchomyiæ (Rob. Desv.) e Muscidis, satis vicinum.
A. BICOLOR, ® (nov. sp.). — Long. 8 mill. — Anfennis fuscis, basi
fulvis, cheto fuscano; palpis fulois, haustello fusco; capite et facie testu-
ceis; macrochetis nigris omnino ; vitta frontali pallide fulva; thorace
fusco-nigro opaco, retrorsum, utrinque, fulvo tincto, scutello fulvo, basi
fusco: utrinque macrochetis longis instructis ; calyptris et halteribus pal-
lide fulois; abdomine fulvo, incisuris nigro anguste marginatis, latius in
medio; pedibus fulois, tarsis fuscis ; alis fere hyalinis, basi parum fluvido
linctis. — Australie. — 4 specim. (ex mus. nostro).
HOMODEXIA (ouos — dekux). — &. G. Dexiosomæ (Rondani, Pro-
drom.) sünillimum; difiert : cubito venæ quintæ longitudinalis alarum
nullo modo appendiculato.
41. H. RurINA, G' (nov. sp.). — Long. 44 mill. — Antennis pallide ful-
vis, apice parum infuscatis ; palpis fulvis ; facie pallide cinereo flavido ;
vitta frontali fusca; thorace cinereo, obscure nigro, quadrilineato, scu-
tello sordide fulvo cinereo pruinoso; calyptris albis, halleribus fulois ;
abdomine fulvo, segmentis basi, late cinereo limbatis, limbis in medio
angustatis, eastaneo obscure tinclis et, utrinque, fulvo notatis ; pedibus
nigris, tibüis obscure fulvis; alis pallide cinereis.— Californie.—1 specim.
(ex mus. nosiro).
2, H. OBSCURIPENNIS, (nov. sp.).—Long, 43 mill.— Antennis fulvis,
superne parum castaneo tinctis; capile, haustello palpisque fulvis; vitta
frontali lata, castanea; oculis nudis ; thorace castaneo fulvo, opaco, pleuris
fulvis, scutello obscure fulvo; calyptris et halteribus sordide fulvis ; abdo-
mine fulvo rufo, incisuris nigris; pedibus fulvis, coxis, tarsis, apice
parum infuscatis; alis infumatis. — Ceylan. — 1 specim. (ex mus.
nostro).
Membres reçus. 4° M. Paul Audollent, élève de l’École des hautes
à
ocre K@ RE j ANT PTE AS TT ANNE D: PS ER
Séance du 28 janvier 1885. . XXVII
études, rue de Mornay, 5 (Entomologie générale, surtout Lépidoptères),
présenté par M. Maurice Girard, — Commissaires-rapporteurs : MM. Lu-
cas et Poujade ;
2 Le Révérend W. G. Holland, à Pittsburg (Pensylvanie), v° Avenue
(Coléoptères et Lépidoptères), présenté comme mémbre à vie par M. Aug.
Sallé, au nom du D' Geo.-H. Horn. — Commissaires-rapporteurs : MM. H.
Lucas et Poujade ;
3° M. G. Ollivry, à la Chapelle-sur-Erdre (Loire-Inféricure) (Lépido-
ptères de France), présenté par M. Ch. Brongniart. — Commissaires-
rapporteurs : MM. Guillot et Poujade.
Démission pour 1885. M. Anatole Boieldieu, à Paris, admis en 1851.
E. D.
Bulletin bibliographique.
Academia nacional de ciencias en Cordoba (Boletin de la), t. VI, Ent 4,
1884. ©)
Académie des Sciences (Comptes rendus hebdom. des séances), t. C., 1885,
N° 4 ©). — N° 2, J. Douzer, Note relative à un nouvel appareil de
distribution des insecticides pour la destruction du Phylloæera. —
À. BarrnéLemY, Études sur la tête et la bouche des larves d’Insectes.
— R. Koënzer, Sur un Hémiptère marin, l’Aepophilus Bonnairei,
Sign. — N° 3. BALPrANI, Sur l'utilité de la destruction de l'œuf d’hi-
ver du Phyllorera. — FAuprw, Note sur l'emploi des badigeonnages
au sulfate de fer, pour détruire l’œuf d'hiver du Phylloxera.
Échange (L), 4885, 47° année, n° 4, numéro spécimen.
Messager agricole (le), 25° année, 10 juillet 1884. — Notes sur la viticul-
ture et la sériciculture.
Naturaliste (le), 4885, 7° année, n° 2. — L. FAIRMAIRE, Diagnoses de
Coléoptères nouveaux de la Terre de Feu, — P. Grouzr, Les para-
sites extérieurs de l’homme (fin). — Nécrologie, CHEVROLAT, Mors.
Reports of Observations and Experiments in the practical Work of the Divi-
sion (U. $S. Dep. Agric.), Bulletin n° 4, Washington, 1884. — J. B.
SmMirH, Report upon Cranberry and Hop Insects. — LAWRENCE
Brunner, Observations on the Rocky Mountain Locust and other
Insects in the northwest during the summer of 4883. — J. C. BrAN-
NER, Preliminary Report of Observations upon Insects injurious to
XXVIN Bulletin entomologique.
Cotton, Orange, and Sugar Cane in Brazil. — Jos. WoyLe, Report on
the effects of Cold on the Scale Insects of the Orange in Florida.
Revue d'Entomologie, t. IE, 1884, n° 4 à 10. — A. Puron, Hémiptères
nouveaux.—(Cx. BriSouT DE BARNEVILLE, Description de trois Coléo-
pières nouveaux d'Algérie. — Fr. FIEBER, Description de Cicadines
d'Europe (trad. par RerBER) avec addition par LETHIERRY (suite). —
J. BourGgois, Cébrionides, Dascillides, Malacodermes. — L. BEDEL,
Synopsis du genre Liosoma Steph. — A. Puron, Notes hémiptérolo-
giques. — À. Dugois, Les Longicornes gallo-rhénans (Tableaux de
L. GANGLBAUER traduits et abrégés). — A. Fauvez, Réponse aux
auteurs du Catalogus Coleopterorum (1883). —M.-J. BELON, Revision
des Lathridiidæ de Nouvelle-Zélande. — CL. Rey, Notices sur les
Palpicornes et diagnoses d’espèces nouvelles ou peu connues. —
G.-H. Horx, Notice nécrologique sur John Le Conte. — J. BourGgoïs,
Dascillides et Malacodermes de Nouvelle-Calédonie. — A. FAUVEL,
Supplément aux Staphylinides recueillis par M. A. Montandon dans
la Moldavie, la Valachie et la Dobroudja. — In., Rectifications au Ca-
talogus Coleopterorum Europæ et Caucasi (suite).
Sociedad española de Historia natural (Anales de lu), tome XIT, cuad. 4,
1884. — Borivar, Monografia de los Pirgomorfinos.
Società entomologica italiana (Bull. della), 1884, anno XVI, trim. 3 et 4.
— P. BarcAGri, Rassegna biologica di Rincofori europei (suite). —
A. BERLESE, La sistematica dei Sarcoptidi. — G. GRiBopo, Sopra
alcune specie nuove o poco conosciute di Imenotteri Antofili. — Diag-
nosi di nuove specie di Imenotteri Scavatori. — L. Maccarami, L’evolu-
zione biologica degli Afidi in generale e della Filossera in particolare.
— P, Miani et A. GARrBInI, Nuovo metodo per trasportare le squame
dei Lepidotteri sulla carta. — N. PASsERINI, Esperienze sulla decapi-
tazione delle farfalle del Baco da seta. — Letteratura entomologica
italiana : Notices bibliographiques.
Société d'étude des Sciences naturelles de Nimes (Bulletin de la), 1884,
12 ann., n° 10. ©
COMITÉ DES TRAVAUX HISTORIQUES ET SCIENTIFIQUES : Sujets d'étude re-
commandés par la Section des Sciences économiques et sociales (Min.
Inst. publ. et Beaux-Arts. (2 exempl.), s. d., 42 p. *
Macrermni (P.). Nel Sudan orientale. Ricordi d’un viaggio in Africa per
Studii zoologici. 4 carte. 4884 (Atti Soc. It, Sc. nat.). 99 p. *
Seance du 28 janvier 1885. XXIX
Ip. Risultati di raccolte imenotterologiche nell’ Africa orientale, 188%,
4 pl, 446 p. (Ann. Mus. civ. St. n. Gen.) *
Manrseuz (S$S.-A. pe). L’Abeille, t. XVIII, 4881. — Nouvelles et faits
divers, n° 26-36. — Ouvrages périodiques : Descriptions d'espèces
nouvelles contenues dans les années VIE à X du Bull. de la Société
entomologique italienne. — Archéologie entomologique : MorscHuL-
sky, Insectes de Sibérie. — MATTHEWS, Synopse des espèces de Tri-
choptérygiens. — Rerrrer, Revision des Lathridiidæ d'Europe, tra-
duite et ordonnée par M. des Gozis.
REUTER (0.-M.). 4° Genera nova Hemipterorum, I-IT. — Eine neue Eu-
sarcoris-Art aus dem Caucasus. 2 br. in-8°, 3-4 p. (Extr. Wiener
entomologische Zeitung, I, 4882, Heft 4 et 5.) *
2 Ueber die Gattungsnamen Cimex und Acanthia.— Eine neue Cimex-
Art aus der Wiener-Gegend. Br. in-8°, 8 p. (Extr. Wiener entom.
Zeit.; I, 1882, Heft 12.) *
3° Genera nova Hemipterorum, IL. Br. in-8°, 3 p., fig. (Extr. Wiener
entom. Zeit., IT, 1884, Heft 4.) *
4° Ad cognitionem Aradidarum palæarcticarum. Br. in-8°, 9 p. (Extr.
Wiener entom. Zeit., IT, 188%, Heît 5.) *
»° Genera nova Hemipterorum, IV. Br. in-8, 2 p., fig. (Extr. Wiener
entom. Zeit., IT, 1884, Heft 7.) *
6° Species Capsidarum quas legit expeditio danica Galateæ. Br. in-8°,
6 p. (Extr. Entomologisk Tidskriit, V, 188%, Haît 4.) *
7° Finlands och den Skandinaviska Halfôns Hemiptera-Heteroptera, I.
Br. in-8°, 106 p., tabl. synopt. (Extr. Entom. Tidskrilt, 1880-82.) *
8° Entomologiska Exkursioner under januari 4882 i Sôdra Finland. —
Nagra ord om de europeiska arterna af Slägtet Anthocoris Fall., Fieb.
— Br. in-8° 6-4 p. (Extr. Medell. af Societas pro Fauna et Flora
fennica, IX, 1882.) *
9° Om Kopulationen hos en del Collembola. — Om ventratubens funk-
tioner hos Collembola. — Br. in-8°, 3-2 p. (Extr. Skandinaviska
Naturforskaremütets Fôrhandlingar, Stockholm, 1880. *
10° Sibiriska Hemiptera. Br. in-8°, 14 p. (Extr. Finska Vet.-Soc. Für-
handl., vol. XXVI, 1884.) *
41° Monomorium Pharaonis en ny fiende till var husro. Br. in-8°, 21 p.
(Ext. Finska Vet.-Soc. Fôrhandl., vol. XXVI, Helsinglors, 1884.) *
12 Tetrodontophora n. g. (Subf. Lipurinae Tullb.), 4 p. (Extr. Sitzb.
K. Akad. Wien., vol. LXXXVI, partie I, juillet 1882.) *
Ruzey (C. V.). 4° Insects in Relation to Agriculture. Nombr. fig., 10 p.
XXX Bulletin entomologique.
— 2° Jumping Seeds and Galls (fig.). (Proc. of U. S. Nat. Mus.,
vol. V) 2 p. * — 3° Recent advances in economic entomology. (Phil.
Soc, of Wash.) 1884, 2 p. * — 4° A new insect injurious to Wheat.
(Bull. Brook. Ent. Soc.) 1884, 4 p. *— 5° The Psyllidæ of the United
States. À p. — Some recent discoveries in reference to Phylloxera.
À p. — Improved Method of spraying Trees for protection against
Insecis. 1 p. (Proc. Am. Ass. Adv. Sc.) 1883. * — 6° Orthoptera
{nombr. fig.) (Standard Nat. History, Vol. 2). 39 p. *
SAUSSURE (H. DE). Prodromus OEdipodiorum insectorum ex ordine
Orthopterorum (Mém. Soc. Phys. Hist, nat. Genève, t. XX VIE). 4 pl.
1884. 254 p, *
TRouËssART (D' L.) ei P. Méanix. Les Sarcoptides plumicoles ou anal-
gésinés, 47° partie, Piérolichés. 17 fig., 2 pl. Table manuscrite. 1885.
82 p. — 2 exempl. *
ZAPATER (BERN.) et Max. Korg. Catalogo de los Lepidopteros de la pro-
vincia de Teruel y especialmente de Albarracin y su sierra. (An. Soc.
Esp. Hist. nat.). 1883. 46 p. * de
Séance du #44 février 4885.
Présidence de M. Ém.-L. RAGONOT.
MM. Audollent, nouvellement admis, Brabant (Ed.), d'Escoudœuvre,
Lamey (Ad.), de Gray, Oberihür (René), de Rennes, membres de la
Société, et Deschanges, assistent à la séance.
Rapport. M. E. Simon lit le rapport suivant :
La Société s'étant prononcée dans la séance précédente sur loppor-
tunité de procéder à l'élection de membres honoraires en remplacement
de Chevrolat, Darwin, Le Conte et Schiôdte, décédés, la Commission
de cinq membres, nommée conformément au Règlement pour exami-
ner les titres des candidats, s’est réunie le 4 février pour remplir son
mandat.
Bien que la Société n’ait à pourvoir qu’à quatre vacances, la Commis-
sion a pensé qu’elle devait, comme cela à eu lieu précédemment, vous
présenter un plus grand nombre de noms, tous dignes, à des titres
divers, de fixer votre choix. Après en avoir mürement délibéré, elle
?
2x$e
à
+
%)
es vr
Séance du 11 février 1885. EXT
s’est arrêtée à la liste suivante, que nous vous présentons par ordre
alphabétique :
Pour les membres français :
MM. le professeur Émize BLANCHARD (Anatomie);
le professeur À. LABOULBÈNE (Biologie);
S.-A. DE MARsEuL (Coléoptères);
M.-P. Mizuère (Lépidoptères):
le D' Auc. Puron (Hémiptères).
Pour les membres étrangers :
MM. le D' G. Honx, de Philadelphie (Coléoptères);
A.-S, PacxarD jr., de Providence, États-Unis (Entomologie
générale);
Ep. pe Sezys LoncHAmwps, de Liège (Névroptères, Orthoptères);
STAINTON, de Londres (Lépidoptères).
Après avoir entendu cette lecture, la Société, conformément à l'article
13 de son Règlement, décide que Pélection de quatre membres hono-
raires aura lieu dans la séance du 11 mars 1885. Tous les membres
français ont droit de prendre part à ce vote, qui aura lieu au scrutin
secret et à la majorité absolue, soit directement, soit par correspondance.
Lectures. M. L. Reiche adresse une notice nécrologique sur Auguste
Chevrolat, membre honoraire.
— M. J. Bourgeois dépose sur le Bureau un mémoire intitulé : Lycides
nouveaux où peu connus (>° partie).
Communications. M. A. Grouvelle donne les diagnoses de trois espèces
nouvelles de Cucuijides :
À. PAssANDRA DEYROLLEI. — Élongatla, nitida, tota nigra; prothorace
valde transverso; utrinque sulco singulo intus prope marginem anticum
curoato et medio evanescente; sulco brevi longitudinali medioque antice
notato; elytro singulo quinque-sulcato, sulais 1-2, 3-4 approximatis —
Long. 22 mill.
Voisine de la P. marginata À. Grouv., mais nettement distincte par
le nombre des stries des élytres.
Australie (collection A. Grouvelle).
2. PassanDRA WATERHOUSEL — Elongata, nilida, tota nigra; antennis
subelongatis; prothorace quadrato, utrinque unistriato; elytro singulo
trisulcato, sulco humerali fere integro. — Long. 20 mill.
XXXII Bulletin entomologique.
Voisine de la P. marginata A. Grouv.; se distingue nettement par
les stries dorsales du prothorax qui s’arrêtent à la marge antérieure, par
l'absence de sillon longitudinal sur la partie antérieure du prothorax et
par la forme différente du relief de la tête.
Abyssinie (collections R. Oberthür et A. Grouvelle).
3. HECTARTRUM APICALE. — Elongatum, nitidum, valde cylindricum,
nigrum; antennis, pedibus et elytris ad apicem rufo-sanquineis; elytro
singulo quadrisulcato, sulcis 1-2 approtimatis ; sulco humerali fere inte-
gro. — Long. 25 mill.
Sénégal (collection A. Grouvelle).
— M. L. Fairmaire communique la note synonymique qui suit :
Dans le travail que j'ai publié sur les Coléoptères de l'archipel de la
Nouvelle-Bretagne (Ann. Soc. ent. Belg., 1883, 40), j'ai décrit, sous le
nom d’Ectatorhinus Godeffroyi, un magnifique Curculionide remar-
quable par sa taille et sa coloration qui lui donnent le faciès d’un Epeira
diadema. Or, en parcourant dans la Stett. Ent. Zeitung, 1860, un mé-
moire de M. Gerstäcker sur divers Curculionides, je trouve, à la page
389, un lthyporus magicus remarquable par le dessin du corps qui rap-
pelle involontairement l’Epeira diadema. Ce détail m'a fait reconnaître
mon insecte, qui devra prendre le nom d’Ectatorhinus magicus Gerst.
(Lthyporus). |
Les amateurs de mimique nous expliqueront pourquoi un Coléoptère
de la Nouvelle-Guinée a revêtu la coloration et le dessin d’une Araignée
de nos pays.
— M. Ad. Lamey fait passer sous les yeux de la Société un grand
nombre de Coléoptères, recueillis à Sambor (Cambodge), par son neveu,
M. Lamey, lieutenant d'infanterie de marine.
— M. J.-M.-F. Bigot adresse les diagnoses de deux genres nouveaux
de Diptères du groupe des Déxiaires :
ATRACTODEXIA (arpartos—Gctra). — Generis Doleschallæ (Walker)
satis vicinum ; differt : abdomine cylindrico nec longissimo; haustello
palpisque brevissimis; cheto antennarum breviter villoso; alarum vena
quinta, recte cubitata, et cubito satis acuminato, deinde leniter con-
cava; abdominis segmentis macrochetis dorsalibus et marginalibus ins-
tructis.
À. ARGENTIFERA, d' (nov. Sp.). — Long. 7 mill. — Antennis, palpis,
haustello, vitta frontali, nigris; facie, frontis lateribus argenteis ; thorace
Séance du 11 février 1885. XXXHII
nigro, undique albido pruinoso, scutello nigro; calyptris albis, halteribus
pallide testaceis ; abdomine nigro opaco vittis tribus latis, transversis,
argenteis ; pedibus omnino nigris; alis pallide cinereis, externe obscurio-
ribus et basi, anguste, flavido tinctis. — Nouvelle-Calédonie. — 4 spec.
(ex mus. nostro).
OXYDEXIA (oËvs — deËtx). — d. Antennis contra medium oculorum
insertis, Segmento 3°, angusto, oblongo, apice parum obtuso et 2 multo
longiore, cheto breviter villoso, apice satis late nudo; oculis parce pilosis ;
palpis cylindricis; fronte macrochetis longis, usque ad radicem antenna-
rum dense munita; facie nuda, sub-recta, ore haud prominulo, macro-
chetis duo elongatis subtus aliquibus parvis munita ; oculis fere contiquis ;
labris haustelli latis; abdomine angusto, conico, acuminato, alis parum
longiore, macrochetis longis marginalibus, discoidalibus munito, dense
apice setoso vel penicillato ; venis alarum longitudinalibus 4 et 5 (Ron-
dani) apice disjunctis, 5* recte cubitata, deinde concava, cubito breviter
appendiculato, vena transversali 2% obliqua et sinuosa, prope cubitum
locata ; femoribus tibiisque macrochetis plurimis elongatis armatis; abdo-
minis segmento 5° sublus, apice, parum dilatato ; unguibus elongatis.
O. ACUMINATA, d' (nov. sp.). — Long. 45 mill, — Antennis castaneis ;
palpis fulois; facie et fronte pallide cinerascentibus, vitta frontali angusta,
fusca; thorace cinereo flavido, vittis quatuor obscure fuscanis, scutello
cinereo flavido; calyptris albis, halteribus pallide testaceis ; abdomine,
parum nitente, nigro, cinereo pruinoso, tessellis medianis quatuor orbi-
culatis albido cinereis ; pedibus fusco nigro, tibiis, apice, late rufo obscuro
tinctis; alis cinerascentibus, basi venisque nubeculosis. — Brésil. —
1 specim. (ex mus. nostro).
Bulletin bibliographique.
Académie des Sciences (Comptes rendus des séances de l'), 1° semestre,
1885, n° 4 — V. LEMOINE, Sur le développement des œufs du Phyl-
loxera. — N° 5, P. pe LarITTE, Sur les élevages des œuis du
Phylloxera en tubes.
Akademija Uniejetnosc w Krakowie (Sprawozdanie Komisyi Fizyjogra-
ficzné)), 1884. — ApAMA ULANOWSKIEGO, Z fauny Koleopterologiczné]
Inflant polskich. — Lomxicxt, Dodatek do wykazu pluskw roznoskr-
zydlych (Hemiptera heteroptera) galicyjkich. — DzæpzELEwicz, Sie-
(1889) Buzz, Hi
XXXIV | Bulletin entomologique.
ciowki (Neuroptera) i Prasiatnice (Pseudoneuroptera) zebrane na Po-
kuciu w ciagu lata 1883. — Lomnicxr, Pluskwy rownoskrzydle (He-
miptera homoptera) znane dotychezas z Galicyi.
Atti della Reale Accademia dei Lincei, 1884, Rendiconti, 1% ei 21 dé-
cembre. — 1885, 4 janvier. ©
Boletin de la Academia nacional de Ciencias en Cordoba (Republica Ar-
gentina), t. VIF, Entreg. 1, 1884, Buenos-Aires. — F£Lix LYNCH AR-
RIBALZAGA, Estafilinos de Buenos-Aires.
Entomologists Monthly Magazine (The), n° 249, février 1885. — H. T,
STAINTON, Pancalia Leuwenhoekella and Latreillella ; are they the
sexes of one species ?, — A, G. BUTLER, Description of a new spe-
cies of Fodinoidea (a genus of moths) from the Betsiles Country,
Madagascar ; — description of a new Butterfly from Madagascar ; —
description of a new species of the Geometrid genus Ophthalmophora.
— H, Goss, On the recent discovery of the wings of a cockroach in
rocks belonging to the Silurian period, — Reurer, Oligobiella, nov.
gen, Capsidarum. — E. MeyricK, On the synonymy of some Pyrali-
dina.— Dupzey Wesrrorp, Reported occurrence of Danais archippus
at ventnor. — A. BALDING, Description of the larva of Argyresthia
Gædartella, with notes on the larva of À. Brockeella, and another
catkin feeder. — Geo. ErisHA, Coleophora vibicigerella. — W. FE. H.
BLANDroRD, Additions, etc., to the Lepidoptera of Pembrokeshire. —
G. T. Porrir, Further notes on British Pterophoridæ. — RicHArD
SOUTH, Insect migration, — R. MAG LACHLAN, note on oviposition in
Agrion. — Tagopore Woop, Additional notes on Coleoptera in 1884,
— Note on Barypeithes brunnipes. — ArrreD BeAumonT, Coleoptera
in mid-winter. — Rev. W. W. Fowzer, The Nitidulidæ of Great
Britain (continued).
Feuille des Jeunes Naturalistes, n° 172, — Ern. Anpr£, Le monde des
Fourmis (suite). — Communications.
Naturalista Siciliano (D, ann. IV, n°5. ©
Naturaliste le), 7° année, n° 3. — H. BEAUREGARD, La première larve
de lEpicauta verticalis : — LicHTENSTEIN, Sur un nouvel Insecte du
genre Phylloxera (Phylloxera salicis Licht.).—BALBrANI, Sur les effets
des badigeonnages goudronneux sur les vignes phylloxérées, —Rom-
MIER, Sur l'emploi de la solution aqueuse de sullure de carbone pour
faire périr le Phylloxera. — Chronique et nouvelles.
Société entomologique de Belgique (Comptes rendus), séance du 46 dé-
cembre 1884. — Bibliographie. — Liste des membres. — Séance du
Seance du 11 fevrier 1885. XXXV
3 janvier 1885. — FarrmaARE, Diagnoses de Coléoptères de l'Afrique
orientale. — A, LAMEERE, Note sur quelques Prionidæ.
Société Linnéenne du nord de la France (Bulletin mensuel), n° 434. —
E. SeaRLe, Contributions à la Faune locale (Lépidoptères). —L. Car-
PENTIER, Le Cladius pectinicornis.
Zoologischer Jahresbericht für 1883, Il abtheil. Arthropoda. 1884, Leipzig.
Beer. Zusätze und Berichtigungen zum « Catalogus Colopterorum Eu-
ropæ et Caucasi, ed. EH» (Extr. Wiener Entomologischen Zeitung,
1885, Heft 2), 2 p. *
LAMEERE (AuGusTe). Addenda et corrigenda à la liste des Cérambycides
décrits postérieurement au Catalogue de Munich (Extr. Comptes
rendus Soc. entom. Belg., séance du 2 juin 1883), 2 p. *
Ip. Contributions à l’histoire des métamorphoses des Longicornes de
la famille des Prionidæ (Extr. Mémoires Soc. royale des Sc. de
Liège, 2° série, t. XI), Bruxelles, 1884, 1 pl., 13 p. *
I. Liste des Cérambycides décrits postérieurement au Catalogue de
Munich (Extr. Ann. Soc. entom. Belg., t. XXVI), Bruxelles, 1883,
82 p. *
In. Longicornes des voyages du D' E. Fromont au Brésil et à la Plata
(Extr. Ann. Soc. entom. Belg., t. XXVIIL), 4 p. *
In. Longicornes recueillis par feu Camille Van Volxem au Brésil et à
la Plata (Extr. Ann. Soc. entom. Belg., t. XXVIIT), Bruxelles, 1884,
195p. 2
In. Matériaux pour la Faune des Petites-Antilles. — Longicornes re-
cueillis par M. Purves à Antigoa (Extr. Ann. Soc. entom. Belg.,
t. XX VII), 2 p. *
In. Matériaux pour servir à la Faune de la République de Venezuela.—
Longicornes nouveaux ou peu connus (Extr. Ann. Soc. entom. Belg.,
eOMA VIN) D.
Ib. Note sur l’Hypocephalus armatus (Ext. Comptes rendus Soc. entom.
Belg., séance du 6 septembre 1884), 8 p. *
Ib. Sur lidentité de l’Erionispa Badeni Chap. et du Pytheus pulcher-
rünus Pasc. (Extr. Comptes rendus Soc. entom. Belg., séance du
1 décembre 1883), 2 p. *
Ib. Nouvelle note sur l'identité du Pytheus pulcherrinrus Pase. et de
XXXVI Bulletin entomologique.
l’'Erionispa Badeni Chap. (Extr. Comptes rendus Soc. entom. Belg.,
séance du 2 février 1884), 5 p. *
SELWYN (ALFRED R. C.) and DAwsoN (Gx0. M.). Descriptive sketch of the
physical geography and geology of the Dominion of Canada. Mont-
réal, 1884. 2 cartes, 55 p. © *
SHARP (D.). Notice sur l’Hypocephalus armatus (Extr. Comptes rendus
Soc. entom. Belg., séance du 2 août 1884), traduit et offert par
M. LAMEERE, 6 p. *
Tozmis (W. FRASES) and Dawson (GEo. M.), Comparative vocabularies
of the Indian tribes of British Columbia, 4 carte, 434 p. © *
AB:
Séance du 25 février 1885,
Présidence de M. Éu.-L. RAGONOT.
Correspondance. M. le Ministre de l'instruction publique informe la
Société que le Congrès des Sociétés savantes se tiendra à la Sorbonne du
mardi 7 avril prochain au samedi 41, jour qui sera consacré à la séance
générale.
MM. les membres qui désireraient soit traiter l’une des questions indi-
quées au programme publié par le Ministère le 24 août 1884 (Bulletin
1884, n° 17, p. 161), soit présenter des communications écrites ou
verbales, sont priés d’en prévenir la Société avant le 41 mars, afin que
des cartes d'admission nominatives leur soient adressées.
Lectures. M. L. Bedel remet la suite de ses Recherches sur les
Coléoptères du nord de l'Afrique, contenant surtout des recherches
synonymiques.
— M. Ern. Olivier adresse un travail ayant pour titre : Études sur les
Lampyrides, 1" partie.
— M. L. Fairmaire dépose sur le bureau un mémoire intitulé : Liste
des Coléoptères recueillis à la Terre de feu par là mission de là Ro-
manche, et description des espèces nouvelles.
— M. V. Signoret envoie un mémoire ayant pour titre : Liste des
Hémiptères recueillis à la Terre de feu par la wuission de la Romanche,
et description des espèces nouvelles.
— M. L, Fairmaire lit une notice nécrologique sur L. Mors,
Séance du 25 février 1885. XXXVII
— M. A. Léveillé dépose sur le bureau une notice nécrologique sur
H. Lartigue.
Communications. MM. Ch. et R. Oberthür font savoir que le célèbre
chasseur anglais M. Buckley, à qui l'Entomologie doit de magnifiques
découvertes, notamment celles de la plupart des Oxygonia, est mort
récemment à Yurimaguas (Pérou). M. Buckley a succombé aux. suites
d’une gastralgie. Il avait exploré jadis, avec un grand succès, une
partie des républiques de l’Équateur et de la Bolivie, récoltant égale-
ment les Lépidoptères et les Coléoptères. Feu Hewitson avait publié,
dans ses {lustrations of eæotic Butterflies les figures des plus belles
espèces de Lépidoptères découvertes par son compatriote. M. Brown
s’est chargé de recueillir les notes et bagages de M. Buckley.
Un autre voyageur, M. Garlepp, était à Yurimaguas, il y a trois mois,
après avoir visité Para, Tonantins, Fonte-Boa et l'Ucayali, en récoltant
des objets d'histoire naturelle. Notre collègue M. de Mathan poursuit tou-
jours son exploration des Amazones. M. P. Germain, après avoir chassé
aux environs de Rio de Janeiro et de Nova-Friburgo, est depuis plu-
sieurs mois à Caraça, où M. Gounelie est lui-même arrivé le 4° janvier
de la présente année.
— M. J. Bourgeois donne la description d’un genre nouveau et d’une
espèce nouvelle de Malacodermes de Syrie :
CYDISTUS, nov. gen. Malacodermatorum. — &. Palpi maæillares lon-
giludine caput æquantes, compressi, 4-articulati, articulo 1° brevissimo,
2 et 3° obtriangulariter elongatis, hoc illo triente breviore, ultimo
marimo, elongato-securiformi, apice obtuse truncato. Mandibulæ simpli-
ces, dix curvaiæ, acutissimæ. Antennæ 12-articulatæ, hirsuto-pilosæ,
articulo 1° crasso, Subpyriformi, apice oblique truncato, 2 et 3° brevissi-
mis, transversis, 4-11 obconicis, biflabellatis, ultimo compresso, securi-
formi. Oculi prominentes, globosi, sat magni. Elytra abbreviata, apicem
versus singulatim attenuata. Alæ integræ, usque ad apicem corporis pro-
longat:æ. Pedes elongati, compressi, tarsis 5-articulatis, articulis 3 primis
subæqualibus, 4 præcedenti dimidio breviore, ultimo elongato, 2 præce-
dentibus Simul sumptis æquali; unguiculis simplicibus. Abdomen seg-
mentis 8.
Ce genre est établi sur un insecte excessivement curieux, prove-
nant de Syrie, dont je dois la communication à l’obligeance de
notre collègue M. Reitter. Par ses palpes maxillaires très longs, ses
antennes biflabellées et hérissées, ses élytres abrégées, il représente,
dans la faune méditerranéenne, les Phengodes américains et devra être
XXXVIHE Bulletin entomologique.
placé en tête de la tribu des Cantharini, immédiatement après les Drilini,
avec lequels il offre aussi de nombreux points de contact. Je réserve
pour nos Annales une étude plus détaillée, accompagnée de figures, de
ses caractères et de ses affinités et me contenterai dè donner ici la
diagnose de l’unique espèce dont il se compose jusqu’à présent.
C. ReiTTERt, sp. nov. — d'. Elongatus, flavus, sat nitidus, capite
nigro, parcius cinereo-pubescente, labro palpisque flavis, mandibulis
rufis; antennis fuscis, articulis 2-3 flavescentibus ; pronoto latitudine fere
duplo longiore, subplanato, vix punctato, antice transversim sat profunde
impresso; scutello lævi, apice recte truncato; elytris abdominis segmentum
tertium viæ ultra prolongatis, ad apicem singulatim attenuatis, basi tes-
taceis, a dimidio inde fuscis apiceque flavo-guttatis, rugulosis; corpore
subtus nitidiusculo, pubescente, pectore (prosterno flavo excepto) abdomi-
nisque segmentis 4 ullimis piceis, his flavo-limbatis, uitimo omnino
piceo. — $. Hucusque invisa. — Long. 7 1/2 mill.
Syrie : Caïffa (Reitter).
Les élytres abrégées, ornées chacune d’une goutte orangée à l’extré-
mité, donnent à cette espèce l'aspect d’un grand Malthodes, dont les
antennes seraient biflabellées.
— M. L. Fairmaire présente les descriptions suivantes de deux Coléo-
pières algériens :
1° DIAPHOROCERA OBSCURITARSIS. — Long. 9 à 12 mill, — Late viridi-
metallica aut cyanea, pedibus rujis, tarsis fuscis ; &, antennis flavis, arti-
culo 1° infuscato, 2 minuto, 3-10 brevibus transversis intus longe ac
graciliter productis, 5° 6° que exceptis, intus fere truncatis, articulo ultimo
magno, quadrato, capite inæqualiter punctato, antice fere lævi, labro pal-
pisque flavis, prothorace antice angustato, lateribus medio obtuse angu-
lato, fortiter punctato, antice profunde bifoveato, elytris dense punctato-
rugulosis, apice extremo lævioribus; subtus albido-pubescens ; &, major, .
antennis fuseis, clavatis, opacis, basi eæcepta, palpis labroque infuscatis,
macula frontali minuta rufa. — Biskra.
Cette belle espèce est bien distincte par sa taille et sa coloration.
2° CANTHARIS SANGUINICEPS. — Long. 12 à 13 mill. — Convexa, fere
parallela, nigra, pubescens, modice nitida, elytris vix nitidulis, sutura et
lateribus angustissime albido-marginatis, capite rubro, macula frontali
nigra, subtus cum pedibus dense albido-pubescens; capite transversim
quadrato, prothorace paulo latiore, basi sat fortiter punctato, epistomate
labroque fuscis, antennis lestaceis apice obscuris, medium corporis haud
allingentibus, fere cylindricis ; prothorace antice angustato dense punctato,
ir, | | Séance dn 25 février 1885. XXXIX
medio canaliculato et leviter albido-vittato; elytris subtiliter dense rugu-
losis, apice separatim rotundatis. — Biskra.
Très voisine de C. verticalis, mais en diffère par la tête fortement et
moins densément ponctuée à la base, presque lisse en avant, la tache
noire transversale et non longitudinale, les antennes plus cylindriques,
le corselet plus rétréci en avant et les éperons des tibias postérieurs
inégaux, plus petits, un d’eux plus court, élargi, obtus.
Je dois la communication de ces deux insectes intéressants à l’obli-
seance de M. R. Oberthür.
— Le R. P. Belon adresse la communication suivante :
Mon cousin M. Ach. Raffray, consul honoraire de France à Aden, a
découvert aux environs de sa résidence et vient de m'envoyer deux
espèces appartenant à la famille des Lathridiidæ. Je les crois nouvelles,
et je me fais un devoir de les Signaler brièvement, en attendant que je
puisse publier leur description détaillée.
La première, représentée malheureusement par un seul échantillon,
se rattache au genre Metophthalmus. Par sa taille (à peine 1 millim.) et
par le bord antérieur de la tête, presque droit, elle fait partie du groupe
indiqué par M. Edm. Reitter (Deutsche ent. Zeitschr., XXVIIT, 1884,
p. 65) et comprenant les M. syriacus, obesus et Ragusæ; mais elle s’en
distingue, ainsi que de toutes ses congénères d'Europe, par la présence
de siæ séries seulement de points sur les élytres. — II est juste de la
dédier au zélé chasseur qui la découverte, et je me propose de l'appeler
Metophthalmus Raffrayi.
La seconde espèce a été capturée, au nombre de 6 exemplaires, sous
une poutre enfoncée dans le sol humide. Elle appartient au genre Holo-
paramecus. La structure des antennes, l’absence de strie suturale sur les
élytres, etc., démontrent qu’elle fait partie du sous-genre Tomyrium et
qu’elle se rapproche extraordinairement du Bertouti. Néanmoins sa
taille notablement moindre (à peine 1 millim.), sa coloration beaucoup
plus pâle, ses veux encore moins développés, l’absence de strie trans-
verse à la base des élytres vers l’écusson, et le dessin prothoracique
légèrement différent, m’engagent à la séparer spécifiquement sous le
nom de Holaparamecus similis.
— M. E. Abeille de Perrin signale la synonymie suivante :
Le Mylabris diffinis Ab., espèce d'Algérie, décrite en 1880 dans le
Bulletin de la Société d'histoire naturelle de Toulouse, est identique au
M. gilvipes Chevr.
XL Bulletin entomologique.
— M. Ed. Lefèvre fait à la Société la communication suivante :
D’après les exemplaires types qui m'ont été communiqués par le
Musée dé Bruxelles, le Nodostoma vulgaris, décrit en 1879 par Chapuis
(Ann. Mus. civ. de Gênes, t. XV, p. 9), et provenant d’Abyssinie, est le
même què l’insecte pour lequel j'ai créé le genre Phascus (in Ann. Soc.
ent. Fr., 1884, Bull., p. Lxvi). Il en résulte que le Phascus maculatus
Ed. Lef. devra désormais figurer dans les Catalogues sous la dénomina-
tion de Phascus vulgaris Chap. (sub Nodostoma).
— M. H. du Buysson adresse les notes suivantes par l'entremise de
M. Sédillot :
1° Un exemplaire vivant du Brachyomus 4-nodosus Bhm. a été pris
par mon frère sur une vigne en espalier le long d’un mur, au mois de
juin 1883, dans le parc du château du Vernet (Allier). Je suppose que ce
Curculionide, propre à la Colombie et au Brésil, est sorti de la serre où
il a été apporté d'Amérique avec des plants d’Orchidées. Je me suis
demandé s’il ne serait pas un nouvel ennemi de nos cultures, faisant
invasion en France. Jai beaucoup regretté de l'avoir mis précipitam-
ment au flacon sans avoir pris le soin de chercher ce dont il faisait sa
nourriture. Je n’ai rencontré que cet unique exemplaire, et cest à
M. Desbrochers des Loges que je dois la connaissance de son nom.
2 J'ai capturé, dans les premiers jours de juin 188%, un exemplaire 4
du Phytonomus Kunzei Ahr. (nec GyIl). à Jenzat (Allier), près de la fon-
taine minérale de Vauvernier, sur les bords de la Sioule. II m’a semblé
vivre sur Helosciadium nodiflorum, car c’est en pêchant des Hydroporus
que je l’ai trouvé dans mon filet, mais il aurait pu venir s’abattre en cet
endroit en volant. Cet insecte, que j’ai communiqué également à M. Des-
brochers des Loges, appartient, d’après ce savant entomologiste, à la
variété à intervalles alternes tous squameux de blanc et constitue une
espèce nouvelle pour notre faune française. M. Desbrochers la possède
déjà du nord de l'Allemagne et d'Espagne : ce qui prouve que son aire
de dispersion doit être considérable, mais elle n’en reste pas moins fort
rare.
— M. G. Tappes adresse les observations suivantes :
1° Dans le 3° trimestre 1884 de nos Annales, p. 224, M. L. Bedel écrit
que, suivant l’observation de M. Sédillot, le Cryptocephalus décrit sous
le nom de molossus par M. Fairmaire est le Cr. elatus de Fabricius.
Suffrian (Linn. Ent., X, 252, I) avait dit, dans une note, après avoir
cité en entier la description de Fabricius : « Je ne trouve cette espèce
Séance du 25 février 1885. XLI
chez aucun autre auteur. Elle manque dans la collection de Fabricius
comme toutes les autres espèces africaines qu’il a publiées. La descrip-
tion 68 s'adapte parfaitement à une grande $ du C. bimaculatus F.,
quand on ne veut pas prendre à la lettre les expressions de gigas —
cinereo villosum, Sinon, en y ajoutant les elytra subpunctata, on peut
aussi l'appliquer à un Clytra ».
J'avais reçu d'Algérie de grandes $ qui ne différaient des bimaculatus
de France que par leur taille un peu plus forte, leur corselet un peu
plus foncé et les taches des élvtres plus larges; j'avais cru alors pouvoir
me rallier à la première supposition de Suffrian et faire de ces ® la
var. elatus. Mais, l'examen des spécimens que M. Fairmaire m'a confiés
est venu confirmer le dire de M. Sédillot, et je me range tout à fait à la
synonymie de M. Bedel. L’insecte vu par Fabricius était du Maroc
comme ceux de M. Fairmaire. Maintenant, il ressemble tellement à notre
bimaculatus, qu’on pourrait se demander si ce ne serait pas une forme
de ce dernier grossie et un peu changée par le climat, surtout si l’on
considère l'augmentation de taille déjà remarquée dans les individus
algériens qui seraient alors un passage. Il faudrait savoir aussi si la
forme ordinaire ne se trouve pas au Maroc en même temps que la forme
géante.
Reste alors à régler le sort du Cryptocephalus décrit sous le nom
d’elatus par Suffrian (Wiegm., Archiv., 1866, I, p. 298), de Cuba,
trouvé une seule fois par M. Poey. On ne peut l’appeler Poeyi parce que
ce nom est porté par un autre. Je propose donc d’en faire le Cr. sub-
elatus.
2° Dans le Bulletin de la séance du 12 novembre dernier (p. exxvu),
M. Ed. Lefèvre a fait passer sous les yeux de la Société des Caryoborus
provenant des fruits d’un palmier nain. Je rappellerai à ce sujet que,
lorsque j'étais aux Entrepôts, j'ai trouvé, en sciant des Cocos provenant
de l'Amérique méridionale, des larves et des individus entièrement for-
més du Caryoborus curvipes Latr. J'en ai fait part à M. L. Fairmaire.
3° Pendant mon dernier séjour en Bretagne, à Perros-Guirrec (Côtes-
du-Nord), j'ai récolté, en même temps que l’Ofiorhynchus fuscipes, déjà
pris l’année précédente à Saint-Quay, un certain nombre d’Oreina luc-
tuosa et le rare Styphlus penicillus GyII.
— M. G.-A. Poujade donne la description d’un Satyride du Thibet
oriental capturé par l'abbé A. David :
YPTHIMA ALBESCENS Pouj. — Envergure : 44 millim. — Dessus d’un
brun terreux; ailes supérieures ayant une grosse tache à peu près ronde,
XL Bulletin entomologique.
d’un noir bleuâtre, finement cerclés de jaune clair et traversée par deux
poinis gris perle brillants; elle est située vers .l’apex à partir du der-
nier tiers de l'aile. Inférieures avec un ou deux gros yeux noir bleuâtre,
pupillés de gris perle, et cerclés de jaune clair, suivis d’un autre sem-
blable, mais très petit, situés vers l’angle interne. Le bord interne avoisi-
nant cet angle est blanchâtre, finement marbré de brun.
Dessôus des quatre ailes traversé en largeur par de fines marbrures
brunes ; le fond des ailes supérieures est d’un blanc jaunâtre, l'œil de
l’apex est pareil à celui du dessus, mais plus largement cerclé de jaune.
Ailes inférieures à fond blanc, traversées en largeur, à peu près au
milieu, par une large bande anguleuse jaune olivâtre, et ornées de cinq
yeux noirs, pupillés de gris perle brillant, à iris jaune cerclé d’une
ombre brune : deux sont situés vers l’angle externe, plus en arrière que
les trois autres de l'angle interne correspondant à ceux du dessus, le
dernier est souvent double.
Cinq & de Mou-Pin; coll. du Muséum.
— M. Ém.-L. Ragonot donne lecture de la note suivante :
M. Fromholz, de Berlin, a publié dans le « Berliner entomologische
Zeitschrift » de 1883, pages 9 à 14, des détails très intéressants sur une
nouvelle espèce de Phycite d'Afrique, constituant un genre spécial, et il
l’a appelée Zophodiopsis hyaenella.
M. le D' Sorhagen, de Hambourg, ayant eu l’obligeance de me com-
muniquer un extrait de cette publication en même temps qu’un type du
papillon, j'ai reconnu en celui-ci une espèce déjà décrite par M. Ma-
bille dans les Annales de notre Société en 1879 (page 340) sous le nom
de Metoecis lepidocerella, le nom spécifique faisant allusion à des écailles
grossières, très caduques, qui recouvrent irrégulièrement les antennes.
La M. lepidocerella est éclose au Muséum au mois d’août des nids des
Bombyx Radama et Diego provenant de Madagascar, et M. Mabille a
supposé que la chenille de la nouvelle espèce se nourrissait « des poils
des chenilles, surtout de leurs excréments, peut-être aussi des cadavres
de celles qui périssent et des chrysalides qui se dessèchent ». Il ajoutait
« qu’il est impossible d’admettre que la chenille attaque des êtres vivants
et se nourrisse de proie ». Notre collègue n’a pu décrire la chenille ni
indiquer l’époque où elle se trouve.
Le Musée de Berlin ayant recu du D’ Fischer des nids d’un autre
Bombyx, l’Anaphe Panda Bdv., de l'intérieur de l'Afrique, du côté de
Zanzibar, M. Fromholz a eu occasion d'étudier plus à fond l'insecte en
question. Les nids de lAnaphe Panda sont bien moins volumineux que
L
Seance du 25 février 1885. xLm
ceux des Bombyxæ Radama et Diego, n'ayant que la grosseur du poing.
Ils ont la forme d’une noix et la toile de soie qui les recouvre ressemble
à du cuir. Chaque nid contient environ 50 à 100 cocons placés côte à
côte et réunis par de la soie.
Le Dr Fischer supposait que ces nids avaient cinq mois d'existence
lorsqu'ils ont été recueillis par lui le 20 novembre 1880, et les indi-
gènes lui assuraient que le papillon n’éclosait qu’au bout de deux ans,
pourtant des éclosions eurent lieu avant et après l’arrivée des nids à
Berlin.
M. Fromholz dit que les chenilles étaient toutes bien vivantes à leur
arrivée ; elles faisaient un singulier bruissement, qu’on pouvait perce-
voir en approchant l'oreille du nid, mais au mois d’août 1881, époque à
laquelle il examina le nid, la plupart des chenilles avaient péri et seule-
ment un petit nombre restaient en chrysalides.
Il remarqua qu’un grand nombre de chenilles mortes avaient été dé-
vorées en partie dans leurs cocons, ainsi que plusieurs chrysalides, et il
découvrit enfin une chenille blanchâtre à tête brunâtre qui était la cause
évidente de ces dégâts et que, plus tard, il reconnut être celle d’une
Phycite. Plusieurs de ces dernières chenilles avaient formé leurs cocons
de soie blanche et mince dans ceux de l’A, Panda ; mais d’autres conti-
nuèrent à manger.
Au mois de décembre suivant la plupart des chenilles de la Phycite
se transformèrent en chrysalides et le premier papillon parut le 44 jan-
vier 4882. Jusqu'au 14 février il y eut de nouvelles éclosions, la dernière
eut lieu le 23 septembre suivant. Les autres chenilles restèrent dans
leurs cocons et ce n’est qu’au mois d'octobre qu’elles se transformèrent ;
le papillon est éclos sans doute à la fin de l’année 1882, de façon qu'il
est avéré que certaines chenilles ont dû vivre au moins deux ans avant
de devenir papillons.
M. Fromholz figure le nid, la chenille, la chrysalide et le papillon,
ainsi que la nervulation de celui-ci, mais cette nervulation est mal des-
sinée, Car aux ailes supérieures deux nervures costales n’ont pas été
portées non plus que la nervure transversale, pendant qu’un pli dans la
cellule a été pris pour une nervure; en outre, la nervure transversale
est mal indiquée aux ailes inférieures. |
— M. H. Lucas communique la note suivante relative à des Diptères
du genre Psychoda :
Pendant les journées des 20, 21 et 22 janvier 1885, le water-closet de
appartement que j'occupe au Jardin des plantes a été envahi par un
XLIV Bulletin entomologique.
très grand nombre de Diptères appartenant au genre Psychoda ; le siège,
le récipient, les murailles, etc., en ont été couverts.
On sait que les larves de ces Microdiptères, placées dans la tribu des
Tipulaires Gallicoles, vivent sur les immondices de toute nature et
qu’elles y pullulent en immense quantité.
Éd. Perris a fait connaître la vie évolutive d’une espèce très abon-
damment répandue et désignée par les auteurs sous le nom de Psychoda
nervosa. La larve de ce Psychode a été trouvée en très grande quantité
aux environs de Mont-de-Marsan, dans des fragments de Boletus pine-
torum en décomposition mêlés à de la bouse de vache; la larve et la
nymphe ont été décrites et figurées dans les Ann. des Sc. nat., 3° série,
t. XIII, p. 346 à 348, pl. 6, B, fig. 4 à 5 (1840).
D’après les conditions dans lesquelles j'ai rencontré ce Psychoda, qui
est le phalenoïides, on peut supposer que la larve se tient et naît dans le
conduit de ce water-closet. Ce qui me fait supposer qu'il doit en être
ainsi, C’est que, sur les parois du récipient, j'ai rencontré une certaine
quantité de nymphes appartenant très probablement à cette Tipulaire.
S'il en est ainsi, on peut dire que lorsque ces larves sentent l’approche
de la métamorphose, elles remontent ce conduit et se placent à l'entrée
de la soupape en nombre considérable. Comme ce conduit est imparfai-
tement obturé, des larves franchissent le passage et c’est ce qui explique
la présence des dépouilles nombreuses que j'ai signalées,
Il ne m'a pas été possible de donner suite à cette observation, l’insecte
ayant presque tout à coup disparu après avoir été très abondamment
répandu pendant plusieurs jours. Cependant ces remarques, quoique
très incomplètes, n’ayant pas encore été signalées, j'ai pensé qu’elles
pourraient mettre les diptérophiles sur la voie des mœurs encore peu
connues du Psychoda phalenoïdes, dont la larve et la nymphe ont été
décrites et figurées par Bouché in Naturg. der Ins., p. 28, pl. 2, fig. 20
à 22 (1834).
— M. J.-M.-F. Bigot adresse les diagnoses de deux genres nouveaux
de Diptères du groupe des Tachinides :
BOLBOCHETA (6oX6ws — yarrn). — ®. Anteñnarum cheto nudo,
perspicue bis segmentalo, segmento pre-upicali minimo, apicali longo,
seliformi, nudo, basi parum bulboso; facie haud carinata; fronte lata,
parum prominula; genis angustis; oculis nudis; alarum venis 4 et 5%
longitudinalibus apice sejunctis, transversa 2 (Rondani) véx obliqua et
vit sinuosa, magis vicina cubili quam primæ; palpis vix clavatis, vil-
losulis, haustello tenui, rigido, basi unicubitato, longitudine dimidia
Seance du 25 fevrier 1855. XLV
corporis; antennarum segmento 2 hirtulo, 3° oblongo, angusto, apice
obtuso et 2% bilongiore ; antennis supra medium oculorum insertis ;
cubito venæ quintæ longitudidalis alarum haud appendiculato, vena
haud incurvata, obliqua; puloillis et ungulis longissimis ; frontis ma-
crochetis vix ad apicem segmenti À sistentibus, oralibus ultra medium
faciei haud ascendentibus ; abdomine conico, macrochetis paucis longis,
marginalibus tantum instructis; tibiis, parce et longe, macrochetis ar-
mais; vena alarum 2* costalem atlingente satis ultra transversam
antleriorem.
B. HAUSTELLATA, ® (nov. sp.). — Long. 8 mill, — Antennis fuscis,
segmento 2 fulvo, chelo castaneo, apice late albido ; fronte viltaque fron-
tali nigris; facie sordide albida; palpis et haustello fuscis, basi fulois ;
thorace cinereo, lateribus vittisque quatuor nigris ornato, scutello nigro ;
halteribus fulvis, calyptris albis, anquste flavo limbatis ; abdomine nigro,
utrinque et apice late fulvo, incisuris nigris, maculis lateralibus tessel-
latis albescentibus ; pedibus nigris, coæis tibiisque fulvis, macrochetis
undique nigris, longis ; alis pallide cinereis. —Buenos-Ayres.—1 specim.
(ex mus. nostro).
TRICHODISCHIA (rewons—15y10v). — d', $. Generis Chetyliæ (Ron-
dani) satis vicinum. Fronte parum prominula; antennis supra medium
oculorum insertlis, segmento 3° usque ad orem ducto, 2, Superne setoso,
haud duplo longiore, cheto nudo, basi incrassato, obscure segmen-
tato; oeulis inferne parce vellosulis; palpis elongatis, viæ clavatis ;
haustello tenui, exserto, rigido; capite longiore et basi cubitato; fronte,
d', ©, lata, macrochetis tantum usque ad radicem antennarum instructa ;
facie recta, leniter concava, nuda, macrochetis oralibus numerosis; venis
alarum 4% et 5* longitudinalibus (Rondani) apice sejunctis, quinta
obtuse cubitata, deinde obliqua nec Sinuosa, cubito haud appendiculato,
vena transversali 2° magis proxima cubili quam primæ, vix obliqua
et sinuosa, Spinula costali brevissima; tarsis haud dilatatis, ungulis et
pulvillis parvis; abdomine depresso, macrochetis paucis discoidalibus
et marginalibus munito; coxis inferne dense et longe setosis, femoribus
undique, Subtus, tibiis externe, longe spinosis ; tergo et scutello macrochetis
longis et numerosis munitis. — d\, femoribus posticis, sublus, ad apicem,
leniter inflatis et setis penicillatis armatis.
1. T. CÆRULEA, Ç ? (nov. sp.). — Long. 8 mill. — Nigro caerules-
cente parum nitido; macrochetis undique nigris ; fronte utrinque albida,
vitta lata obscure castanea; facie nigra, maculis utrinque latis albidis ;
antennis pedibusque nigris, palpis el haustello castanceis; antennis pedi-
XLVI Bulletin entomologique.
busque nigris; calyptris albidis, halteribus fuscanis; alis fere hyalinis,
basi cinerascentibus. — Buenos-Ayres.— 3 specim. (ex mus..nostro).
2. T. soRoR, d' (nov. sp.).— Long. 8 mill.— Priori simillima, difjert :
colore obscuriore viæ nitente; facie omnino nigra; palpis rufs, apice
migris; abdomine, utrinque, obscure cinereo notato; alis basi et externe
parum flavido tinctis. — Buenos-Ayres. — 1 specim. (ex mus. nostro).
Priæ Dollfus. Conformément à l'article 59 de son Règlement, la Société
procède à l’élection du lauréat du prix Dollfus pour 1884.
Cinquante-huit membres français prennent part au vote, soit directe-
ment soit par correspondance. Ce sont :
MM. Allard (Ern.). — André (Edmond), de Beaune. — André (Er-
nest), de Gray. — Audollent. — Baer. — Bedel. — Belon, de Lyon. —
Binot, de Cannes.— Bonhoure. — Bonnaire (le baron), de Fontainebleau.
— Bourgeois. — Bouzereau-Malifert, de Meursault. — Brisout de Bar-
neville (Charles), de Saint-Germain en Laye. — Brisout de Barneville
(Henri), de Saint-Germain en Laye. — Brongniart. — Buquet. — Cayol.
— Desbordes. — Desmarest. — Ébrard, d’Unieux. — Fallou (J.). —
Fauconnet, d’Autun. — Gadeau de Kerville, de Rouen. — Géhin, de
Remiremont. — Girard. — Goossens. — Grouvelle (5). — Grouvelle
(Ph.). — Guillot. — Künckel d’'Herculais. — Laboulbène (D'). — Lam-
bin. — Lefèvre. — Lemoro. — Leprevost. — Leprieur. — Léveillé. —
Lucante, de Courrensan. — Lucas. — Manuel de Locatel (le comte),
d’Albertville, — Marmottan (D). — Marseul (de). — Masson (Ed.), du
Meux. — Mauppin. — Michard, de Puteaux. — Millot (Ch.), de Nancy.
— Mocquerys, d'Évreux. — Monnot, de Coutances. — Orbigny (H. d’).
— Perraudière (de la), d’Issoudun. — Poujade. — Puton (D'), de Remi-
remont. — Rabaud, de Montauban. — Ragonot. — Sédilloi. — Sénac (Dr).
— Signoret. — Simon.
Les suffrages se sont ainsi répartis : M. Fairmaire, 57 voix; — M. le
Dr Trouëssart, À voix.
En conséquence, M. Léon Fairmaire, ayant réuni la majorité absolue
des suffrages, est proclamé lauréat du prix Dolllus de 1884 pour son
ouvrage intitulé : Histoire naturelle de la France, 11° partie, Hémiptères.
Membres reçus. 4° M. Baret (Louis), place Delorme, 2, à Nantes (Loire-
Inférieure) (Entomologie générale, surtout Hémiptères-Hétéroptères), pré-
senté par M. L. Buquet. — Commissaires-rapporteurs : MM. Fairmaire
et Bourgeois ;
Seance du 25 fevrier 1885. XLVI
2° M. Bonanna (Simon), piazza Bologni, 23, à Palerme (Sicile) (Coléo-
plères, Lépidoptères, Diptères), présenté par M. E. Desmarest, — Com-
missaires-rapporteurs : MM. Poujade et Lucas ;
3° M. Krauss (D' Hermann), Hafengasse, 3, à Tübingen (Württemberg)
(Entomologie générale, surtout Orthoptères), présenté par M. Ragonot, au
nom de M. le capitaine Finot. — Commissaires-rapporteurs : MM. Lucas
ei Poujade ;
&° M. Oberrieth (Maurice), négociant, rue Caumartin, 24, à Paris (Co-
léoptères de France), présenté par M. Ph. Grouvelle, — Commissaires-
rapporteurs : MM. Cayol et Léveillé,
E. D.
Bulletin bibliographique.
Atti della Reale Accademia dei Lincei, 282 année (1884-1885), série
quarta, Rendiconti, vol. I, fasc. 4, ©
Bijdragen tot de Dierkunde uitgegeven door Het Genootschap Natura artis
magistra, 11° Aflevering. ()
Boletin de la Academia nacional de Ciencias en Côrdoba (Republica Ar-
gentina), tomo VIF, entegra 2. — Félix LYNCH ARRIBALZAGA, Estafili-
nos de Buenos-Aires (suite).
Comptes rendus de l’Académie des Sciences, tome C, n° 6 e17 (9,46 février
1855). ©O
Cosmos, 34° année, Nouvelle série n° 2 et 3 (9 et 16 février 4885). ©
Naturaliste (le), 7° année, n° 4 (15 février 1885). — H, DE SAUSSURE,
Diagnose d’un Orthoptère nouveau. — PAUL DeLofme, Le Palaeo-
phoneus nuncius et la théorie de l’évolution, — Cu. Haurx, Coléo-
ptères nouveaux.
Societé Linnéenne du nord de la France, Bulletin mensuel, 1% année;
t. VI, n° 455 (1% septembre 1883). ©
BepeL (L.). I. Relevé d'observations éthologiques faites sur les Miarus
et les Mecinus ou Gymnetron. — II. Recherches sur les Coléoptères
XLVUHL Bulletin entomologique.
du nord de l’Afrique (Recherches synonymiques), (Ann. Soc. ent.
Fr., 1884), 8 p. *
BELON (R. P. Fr.-Marie-Josepx). Description d’un Coléoptère nouveau
du Chili (Comptes rendus Soc. ent. Belg., 3 mai 1883), 3 p. *
In. Énumération des Lathridiidæ du Japon (Ann. Soc. ent. Belg.,
tome XXIX), 8 p. *
I. Famille des Lathridiens — 2 partie — (Histoire naturelle des Co-
léoptères de France par E. Mulsant), 452 p. *
In. Note sur quelques espèces du genre Cartodere Thoms. (Comptes
rendus Soc. entom. Belg., 7 juin 1884), 3 p. *
Ib. Revision des Lathridiidæ de Nouvelle-Zélande (Rev. d’Entom.),
29 D:
In. Sur la place systématique du genre Langelandia Aubé, et note
synonymique (Soc. Linn. Lyon, 44 août 1882), 6 p. *
I. Sur un petit groupe de Corticaria propres à la Nouvelle-Zélande
(Comptes rendus Soc. ent. Belg., 5 juillet 4884), 42 p. *
SIMON (E.). Arachnides nouveaux d'Algérie (Bullet. Soc. zool. Fr., 1884,
F1 Pal
Ib. Description d’une nouvelle famille de l’ordre des Araneæ (Bradys-
tichidæ), suivie de la description d’une Cryptothele nouvelle et
d’une note synonymique (Comptes rendus Soc. ent. Belg., 4 octobre
1884), 7 p. *
Ib. Note sur le groupe des Diolenii (famille des Attidæ) et descriptions
d'espèces nouvelles, suivie d’une note sur les Arachnides recueillis
par M. Weyers, à Aguilas, province de Murcie (Comptes rendus Soc.
ent. Belg., 5 juillet 1884), 8 p. *
Ib. Note sur le groupe des Mecicobothria (Bullet. Soc. zool. Fr., 4884),
UD:
Ib. Note sur les Amaurobius de l'Amérique du Nord (Bullet. Soc. zool.
Fr., 1884), 3 p. *
AB.
Séance du 11 mars 1885. NT
Séance du 11 mars 18SS5.
Présidence de M. Éu.-L. RAGONOT.
M. le Secrétaire annonce que le Banquet commémoratif de la fondation
de la Société a eu lieu au restaurant Bonvalet, boulevard du Temple,
le samedi 28 février 1885, sous la présidence de M. Ragonot.
Vingt-trois membres y avaient souscrit :
MM. Allard ; — Baer ; — Bedel; — Bonhoure; — Bourgeois ; — Brisout
de Barneville (Charles), de Saint-Germain en Laye; — Cayol; — Des-
marest; — Fairmaire; — Gadeau de Kerville, de Rouen; — Goossens;
— Grouvelle (Jules); — Grouvelle (Philippe); —Lefèvre ; —Leprevost ; —
Léveillé; — Oberrieth; — Orbigny (Henri d’); — Poujade; — Ragonot;
— Sédillot; — Simon; — Waga.
Tous ont assisté au Banquet, saui M. Waga, qui s’est fait excuser,
n'ayant pu s’y rendre à son grand regret.
Au dessert, le Président, M. Ragonot, prononce l’allocution qui suit :
Messieurs et chers Collègues,
Nous nous sommes réunis aujourd'hui pour fêter le 53° anniversaire
de la fondation de la Société entomologique de France.
L'avantage de ces banquets, c’est que, affranchis du formalisme des
séances officielles, ils nous procurent l’occasion de causer de nos études
favorites, non avec des profanes, mais avec des personnes qui com-
prennent nos goûts et les partagent.
Le temps, en s’écoulant, apporte des modifications importantes à nos
habitudes, et, tout en approuvant ces banquets annuels destinés à res-
serrer les liens qui existent entre nous, je ne puis m'empêcher de
regretter ces réunions champêtres, autrelois très suivies, lesquelles
combinaient le repas fraternel avec la journée de chasse qui pouvait
être si bien employée. Les jeunes entomologistes pouvaient là faire con-
naissance avec des maîtres dans chaque branche de la science; ils
pouvaient, aidés de conseils qui ne leur étaient assurément pas mar-
chandés par leurs conirères plus expérimentés, acquérir des notions
utiles sur les plantes usuelles et sur les manières de recueillir les
différentes sortes d'insectes. — Ces excursions bien entendues et bien
conduites devraient attirer mieux encore que notre réunion annuelle
les entomologistes de province désireux de connaître ceux de la mé-
tropole. On dira peut-être qu’il est difficile de chasser tous ensemble,
puisqu'une localité qui convient aux uns peut ne pas convenir à
(1885) BULL. IV.
L Bulletin entomologique.
d’autres, chacun de nous ayant sa spécialité; cette objection est vraie,
mais rien n'empêche les excursionnistes de se grouper suivant le
genre de chasse qu’ils veulent suivre, à la condition que tous puissent
revenir, la journée finie, au lieu du rendez-vous où un bon et simple
repas permet de se restaurer et de se reposer des fatigues de la jour-
née, tout en échangeant ses observations sur les découvertes intéres-
santes qui ont été faites par chacun. — Il devra seulement être convenu
que le but de l’excursion est de faire des chasses, des observations en
commun, et que le diner ne sera qu’un moyen de réunir tout le monde;
ce serait donc aux chasseurs que devrait incomber le soin de l’organisa-
tion de la promenade.
J'espère, Messieurs et chers Collègues, que vous serez de mon avis,
et que, pendant la belle saison qui va venir, nous pourrons organiser
une ou plusieurs excursions aussi nombreuses que possible.
Cela dit, je vous prie de vous associer à moi pour porter un toast à la
prospérité de la Société entomologique de France; puisse-t-elle toujours
se maintenir à la haute position qu’elle occupe dans le monde scienti-
fique et voir augmenter ses publications qui sont une mine immense de
renseignements les plus précieux.
Je porte aussi un toast à mon prédécesseur, à M. Édouard Lefèvre.
Des applaudissements unanimes accueillent les paroles de M. le Pré-
sident, ainsi que les ioasts qu'il vient de proposer.
Divers autres toasts Sont portés :
Par M. Lefèvre, au Président, à M. Em.-L, Ragonot ;
Par M. Poujade, au lauréat du prix Dollfus de 1884, à M. Fairmaire ;
Par M. Fairmaire, au doyen d'âge de la Société, à M. Waga;
Par M. Bourgeois, à M. Gadeau de Kerville, présent au Banquet, et à
tous les membres de la province ;
Par M. Gadeau de Kerville, aux membres parisiens;
Par M. Desmarest, au Trésorier, à M. L. Buquet, qu’une indisposition
a seule empêché d’être des nôtres ;
Par M. Léveillé, à M. le D' Sénac, qui n’a pu également se joindre à
nous ;
Par M. Poujade, au Secrétaire, à M. Desmarest;
Par M. Ragonot, aux membres honoraires présents et absents ;
Par M. Cayol, aux nouveaux membres de la Société, à M. Oberrieth
qui est parmi nous;
Par M. Léveillé, aux organisateurs du Banquet, à MM. Bourgeois et
Sédillot.
Seance du 11 mars 1885. LI
Correspondance. X est donné lecture de la lettre suivante de M. Léon
Fairmaire :
Monsieur le Président,
Je vous prie de vouloir bien être mon interprète auprès de la Société
pour lui faire agréer mes remerciements du prix Dollfus qu’elle n’a
décerné dans sa dernière séance.
Qu'il me soit permis de voir dans cette marque d'estime de la part de
mes collègues la nouvelle preuve d’une sympathie qui me touche pro-
fondément.
Recevez, Monsieur le Président, l'expression de mes sentiments affec:
tueux.
Paris, le 8 mars 1885. L. FAIRMAIRE.
Décision. Conformément à la circulaire de M. le Ministre de l’instruc-
tion publique, indiquée au précédent Bulletin (p. xxxvi), relativement
au Congrès des Sociétés savantes qui se tiendra à la Sorbonne du 7 au
Al avril prochain, la Société charge MM. J. Bourgeois, J. Fallou et
H. Gadeau de Kerville, de Rouen, auxquels se joindra son Président,
M. Ém.-L. Ragonot, de vouloir bien la représenter à ce Congrès et de
lui rendre compte des travaux entomologiques qui y seront étudiés.
Élections de membres honoraires. Conformément aux décisions prises
dans les séances des 14 et 28 janvier et 11 février 1885, déclarant qu'il
y à lieu d’élire quatre membres honoraires, et aux termes de l’article 43
du Règlement portant que tous les membres français pourront voter, la
Société procède à ces élections.
Quatre-vingts membres prennent part au vote, qui a lieu au scrutin
secret et à la majorité absolue, soit directement, soit par correspon-
dance.
Ce sont :
MM. Amblard, d'Agen; — André (Edm.), de Beaune); —André [Ern.),
de Gray ; — Audollent; — Baer ; — Bedel ; — Bellier de la Chavignerie,
d’Évreux ; — Belon, de Lyon; — Blanc, de Cercy-la-Tour; — Bonnaire
(le baron), de Fontainebleau ; — Bourgeois ; — Brisout de Barneville (Ch.),
de Saint-Germain en Laye; — Brisout de Barneville (H.), de Saint-
Germain en Laye; — Brongniart; — Buquet; — Cayol; — Chrétien, de
Boulogne (Seine); — Constant, du Golfe Juan ; —Depuiset ; —Desbordes ;
— Desmarest; — Deyrolle (Em.); — Deyrolle (H.); — Du Buysson, de
Brout-Vernet; — Ebrard, d’Unieux ; — Fairmaire; — Fallou; — Fau-
connet, d’Autun; — Fauvel, de Caen; — Finot, de Fontainebleau ; —
LII Bulletin entomologique.
Gadeau de Kerville, de Rouen; —Gandolphe ; —Géhin, de Remiremont ;
— Girard; — Goossens ; — Grouvelle (Ant.), de Nice; — Grouvelle
(Jules); — Grouvelle (Ph.); — Guède; — Guillot; — Hénon ; —Jekel ; —
Joyeux, de Melun; — Kunckel d’Herculais; — Laboulbène; — Lamey,
de Gray ; — Lefèvre ; —Lemoro ; —Leprevost; — Leprieur ; —Lethierry,
de Lille; — Léveillé; — Lucante, de Courrensan; — Lucas; — Macé,
de Vendôme ; —Marmottan ; —Marseul (de); — Martin (Ch.); —Mauppin.
— Millière, de Cannes; — Millot (Ch.), de Nancy; — Mocquerys,
d'Évreux ; — Nanteuil; — Oberrieth; — Orbigny (d’); — Osmont, de
Caen; — Pandellé, de Tarbes; — Perraudière (de la), d’Issoudun ; —
Pierson ; — Poujade ; — Puton, de Remiremont; — Rabaud, de Montau-
ban; — Ragonot; — Régimbart, d'Évreux; — Reiche; — Sallé; —
Sédillot; — Sénac; — Simon; — Tappes.
La majorité absolue des 80 bulletins de vote est de A1.
Les suffrages se sont ainsi répartis :
MM. de Sélys Longchamps . . . . . 57 voix.
deMarseul ar A ERIR ANEMAR D1 —
LE Lo A MR EE An PARTS ATEN CE EA —
PULOMEAATER CR OA REA RON 32 —
a DOUIDETEMQULI AE MAR PUR une 31 —
Blanchard: sers Ut 30 —
SÉATEION A RENE APN MERE 2% —
MANDETES LA TA PREUNNNNn Ter 21 —
PACA TOR ee NAN MENT 10° —
RENE ee fit re Ne ie M lalMie LE Ms 6 —
ec.
En conséquence, sont prociamés Membres honoraires, comme ayan
réuni la majorité absolue des voix :
MM. le D' G.-H. Horn, de Philadelphie (Pensylvanie, Etats-Un
d'Amérique);
S.-A. de Marseul, de Paris;
Ed. de Sélys-Longchamps, de Liège (Belgique).
Un deuxième tour de scrution, pour lélection d’un quatrième membre
honoraire, est renvoyé, aux termes du Règlement, à la séance du 8 avril
1885.
Lecture. M. Ern. Allard adresse un mémoire intitulé : Classification
des Adesmides et des Megagenides.
Communications. M. J. Fallou dit qu'il a remis au Ministère de
l'instruction publique pour le Congrès de 1885 des Sociétés savantes
Séance du 11 mars 1885. LIN
des mémoires sur deux des questions entomologiques qui doivent y
être traitées : 4° sur lPacclimatation en France du Ver à soie de l’Ailante
(Attacus Cynthia vera Guérin-Méneville) et des autres espèces de Lépi-
doptères séricigènes exotiques ; 2° sur l’examen de l'influence qu’exer-
cent sur la conservation des Insectes et des Végétaux les températures
hibernales et leur durée plus ou moins longue.
Notre collègue remet sur le bureau une note contenant l'indication
des travaux qu'il a publiés sur ces deux sujets, dont quelques-uns lui
ont valu des médailles des Sociétés d’Acclimatation et d’Insectologie.
— M. L. Fairmaire communique la note suivante, relative à la syno-
nymie de plusieurs Coléoptères algériens :
M. Desbrochers à publié dans les Mémoires de l’Académie d'Hippône,
1884, les descriptions de quelques Curculionides décrits par moi anté-
rieurement dans les Comptes rendus de la Société entomologique de
Belgique. Ainsi, le Scythropus longus Desbr. = S. oxycedri Fairm.;
S. socius Desbr. — S. pineli Fairm.; Polydrosus Oberthüri Desbr. —
S. phœnicius Fairm., qui doit rentrer parmi les Polydrosus; le S. Wa-
rioni Mars., cité par M. Desbrochers, est le callizonatus Fairm.
Notre collègue a créé en outre un genre Oxylepus pour une espèce de
Casside (0. capucinus) qui se trouve non seulement dans le nord de
l'Afrique, mais en Sicile. Cet insecte est identique à la Cassida invo-
luta Fairm., pour laquelle j'ai proposé le nom générique de Chelysida
en décrivant une autre espèce analogue dans le premier Voyage de
M. Révoil chez les Comalis (1882, 104). Je dois ajouter que, depuis lors,
j'ai vu la première de ces Cassides avec le nom de Cassida Suedæ Halid.,
mais je ne crois pas qu'elle ait été décrite. Il paraît, du reste, qu’elle
est identique avec la €. defleæicollis Boh., qui sé trouve dans le midi de
la France, et qui serait extrêmement variable, car la description de
Bohemann ne concorde guère avec l’insecte que j'ai fait connaître.
Quant à la Cassida biskrensis Desbr., elle est identique à la Cassida
Kæchlini Mars.
— M. le baron Bonnaire adresse une note sur divers Coléoptères :
Parmi plusieurs Psélaphiens dont je dois la détermination à l’obli-
geance de M. Reitter, bien connu du monde entomologique pour sa
compétence en cette famille, je crois devoir signaler les trois espèces
suivantes, prises par moi à l’île de Ré : Machærites glabratus Rye,
Tychus corsicus Reïtter, et Tychus monilicornis Reitter.
De plus, notre collègue, considérant comme nouvelle lespèce ci-après
LIV , Bulletin entomologique.
que je lui avais soumise, et, sur l'indication qu’il a bien voulu me don-
ner de plusieurs de ses caractères distinctifs, je me détermine à en pré-
senter la description :
SCYDMÆNUS OVALIPENNIS. — Long. 3/4 mill.—$. exili afjinis. Brunneo-
rufescens, pedibus ultimisque antennarum articulis testaceis, griseo-pubes-
cens; prothorace postice angustato, lateribus rotundatis, postice canalicu-
latis ; elytris amplioribus, ovatis, vix punctatis, basi biimpressis, utrinque
plicatis. — Fontainebleau.
Taille et forme de l’exilis Erichson. En diffère par son corselet à
côtés sillonnés à partir de la base, et par les fossettes du pli transversal
plus apparentes. Les élytres sont plus élargies, ovalaires, biimpres-
sionnée seulement à la base avec un pli partant de chaque épaule et se
prolongeant jusqu’au quart de leur longueur. La ponctuation est moins
visible, et la pubescence, plus longue, paraît soyeuse.
Se rapprocherait également du strictus Fairmaire, mais, à part d’autres
différences de détail, le corselet est assez court et non pas oblong et
presque cordiforme ; de plus, le sillon longitudinal sur chaque côté part
de la base même et n’est pas la continuation du pli transversal situé à
quelque distance de la base.
— M. H. Lucas communique la note qui suit :
Les Myraptera scutellaris White, Hyménoptères sociaux que je fais
passer sous les yeux de mes collègues, proviennent d’un nid rencontré
suspendu à un arbre dans une forêt peu fréquentée. Cette nidification,
qui mesure en hauteur 75 centimètres et en largeur 45 à 50 centimètres,
remarquable par les nombreuses apophyses épineuses dont elle est cou-
verte, montre que les constructeurs l’ont établie sur une forte branche
en y comprenant les rameaux, afin de la consolider. C’est dans le dépar-
tement de Facuarembo, appartenant à la République Orientale de
l’'Uruguay, que cette nidification a été découverte. D’après les habitants
de cette localité, ce nid, qui appartient à la division des Phragmocyttares
parfaits de M. de Saussure, serait le travail de 25 à 30 ans environ. Il
fait partie des collections entomologiques du Musée de Paris, auxquelles
il a été donné par M. F. Castellanos.
— M. J.-M.-F. Bigot adresse les diagnoses génériques de deux genres
nouveaux de Diptères du groupe des Tachinides :
DASYUROMYIA (ôasus—ovpa—uurx). — 4, Q?. Oculis nudis; antennis
contra medium insertis, segmento 3° ultra medium faciei haud elongato,
20, superne dense et breviter setoso, vix longiore, oblongo, apice rotun-
Séance du 11 mars 1885. LV
dato, cheto nudo, usque ad medium incrassato; palpis clavatis, haus-
tello brevi; fronte parum prominula; facie leniter concava, genis latis
et villosis ; oculis superne fere contiquis, d'; fronte usque ad radicem
antennarum, facie usque ad medium, macrochetis instructis, abdomine
villoso, macrochetis discoïdalibus et marginalibus munito, apice, subtus,
parum incurvato, et, ante apicem spina unica et mucrono robusto, co-
nico, armato, Segmento ullimo apice penicillato et setis incurvatis dense
munito ; venis alarum 4 et 5% longitudinalibus (Rondani) apice disjunctis,
quinta recte cubitata, deinde concava, secunda transversali obliqua,
sinuosa, Cubilo quintæ vicina, longitudinalibus basi haud spinosulis ;
femoribus et tibiis macrochetis longis inequalibus armatis, ungulis et
pulvillis longis. — $ ? simillima ; fronte lala, abdomine forma ordinaria,
apice haud penicillato, sed pluri setoso.
D. PENICILLATA, d\, $ ? (nov. sp.).—Long. 11 mill.— Fronte antennis-
que nigris, prima utrinque albescente; facie mediana fulva, utrinque nigra,
obscure albido notata; palpis castaneïs ; corpore toto parce et breviter piloso,
parum nitente, thorace et scutello nigris, abdomine ejusdem coloris, vittis
thoracis tribus obscure cinereis ; calyptris pallide flavis, halteribus fulvis;
abdomine, lunulis utrinque tribus obscure cinereis, tessellato ; pedibus mi-
gris, tibiis fulvis ; alis hyalinis, basi parum infuscatis Ssicut ac limbo
angusto venæ secundæ transversalis. — $ ?, simillima; aliquoties multo
minor; vitta frontali castanea. — Chili. — 2 &, 5 9? (ex mus. nostro).
Specimen $ unicum, minimum, (nec non species nova ?); differt : vitta
frontali femoribusque infra, apice, rufis.
GLOSSIDIONOPHORA (ykwsstètoy—vcpw). — Generis Ocypteræ simi-
lis, differt : haustello tenui, exserto, rigido, basi cubitato, capite æqui-
longo; antennarum segmento 3° ovali, parum secundo longiore, et,
apice parum externe acuminato, cheto omnino nudo.
4. G. xiGRA. d'(nov. sp.). — Long. 7 mill. — Antennis, haustello, vitta
frontali lutu, vertice, nigris ; facie et fronte albidis ; corpore nigro nitente,
eæceptis, scapulis el segmentis duobus abdominis intermediis anguste
cinereo albido tinctis; calyptris albis, halteribus fuscis; genitalibus apice
rufis; alis pallidissime cinereis. — Buenos-Aires. — 1 specim. (ex mus.
nostro).
2. G. BICOLOR, $ (nov. sp.). — Long. 6 mill. — Antennis, haustello,
vitta frontali et facie nigris, facie et fronte utrinque cinereis ; thorace
nigro opaco, obcure cinereo vittato ; scutello nigro ; calyptris albis ; (halte-
ribus ?) ; abdomine r'ufo, Subtus, apice, longe recurvo, basi, apice late ma-
LVI Bulletin entomologique.
culisque tribus dorsalibus, oblongis, nigris ; pedibus nigris; alis palli-
dissime cinereis, basi parum testaceo tinctis. — Australie. — 1 specim.
(ex mus. nostro).
— M. Ragonot montre à la Société et donne les descriptions abrégées
de deux nouvelles espèces de Tinéites, découvertes par M. Giacinto
Gianelli, de Turin, dans les environs de cette ville :
° GLYPHYPTERYX ARGYROGUTTELLA. — Envergure : 18 mill. — Ailes
supérieures allongées, droites sur la côte, obliques sur le bord interne,
aiguës au sommet. Elles sont de couleur olivâtre bronzé pâle et traver-
sées par de nombreuses stries et taches argentées, se distinguant peu
du fond et disposées à peu près comme dans la Bergstraesserella F., sa
plus proche voisine. — Elle se distingue de celle-ci par sa taille bien
plus grande, par la forme de ses ailes, par la couleur du fond, par ses
taches à contours indistincts, non lisérées de noir ni recouvertes en partie
d’écailles métalliques et violettes, par l’absence de la première paire de
stries dorsales et costales, et enfin ses ailes inférieures sont grises et non
brunes comme dans Bergstraesserellu.
Un second exemplaire est lavé de brunâtre vers la base, et les taches
argentées sont oblitérées, sauf vers le bord externe, où on les aperçoit
très indistinctement. Pour distinguer cette aberration, je lui donne le
nom de paurographella. Elle ressemble beaucoup à la fuscoviridella Hw.
A placer après Bergstraesserella F.
2° GLYPHYPTERYX GIANELLIELLA. — Envergure : 14 mill — Res-
semble beaucoup à lequitella Sc. comme forme, couleur des ailes supé-
rieures et dessins; mais elle s’en distingue facilement par sa grande
taille, par la présence de trois stries blanches avant Papex au lieu de
deux, par la première strie costale bien plus courte, par la deuxième
strie dorsale qui est convexe du côté de la base au lieu de l’être vers le
bord externe, enfin la tache ronde argentée inférieure, près de la seconde
strie dorsale, est placée dans la Gianelliella au-dessous de l’autre tache
et est prolongée en une strie le long du bord externe.
Elle devra être placée entre Haworthana Stph. et equitella Sc.
— M. Ch. Oberthür adresse la note suivante :
Jai déjà plusieurs fois appelé Pattention des entomologistes sur le
danger que les descriptions sans figures font courir à la nomenclature,
en créant les noms d’une foule d’espèces qui, n'étant pas figurées, mais
simplement décrites, deviennent absolument impossibles à reconnaître
exactement. Métant livré dans ces derniers temps au classement de
Seance du 11 mars 1885. LVII
ma collection de Deltoides et Pyralides, et ayant pris pour base de ce
classement la collection de feu Guenée et le 8° volume du Species général
(Suites à Buffon), j'ai constaté que plusieurs espèces décrites et figurées
par Bremer dans l’ouvrage Lepidopteren Ost-Sibiriens (St-Pétersbourg,
1864) faisaient double emploi avec celles que Guenée a décrites, mais
non figurées, dans le Species général (Paris, Roret, 1854).
Comme les lépidoptéristes contemporains s'occupent surtout de la
faune d'Europe et du nord de l’Asie, telle que la limite le Catalogue de
MM. Staudinger et Wocke, je crois utile de faire connaître que :
1° Le Botys zealis Guenée (Species général, p. 332), indiqué comme
du Silhet, est exactement la même espèce que le Botys varialis Bremer
(Lepid. Ost-Sibiriens, pl. vi, fig. 9). J'ai sous les yeux le spécimen
typique de zealis et de nombreux varialis que M. Jankowski m'a en-
voyés de Sidemi et de l’île Askold.
2° De même Hyalitis luctuosalis Guenée (Species général, p. 290),
indiqué avec doute comme des Indes-Orientales, est la même espèce que
Ebulea Zelleri Bremer (Lepid. Ost-Sibiriens, pl. vi, fig. 12).
3° Botys multilinealis Guenée (Species général, p. 337 et 338), décrit
sur quatre exemplaires venant des Indes-Orientales, est encore iden-
tique à Botys basipunctalis Bremer (Lepid. Ost-Sibiriens, pl. vi, fig. 8).
Le Botys multilinealis est répandu en Mantschourie, au Japon, à Java et
même à l’île Bourbon.
Bremer est bien excusable de ne pas avoir reconnu dans l’ouvrage de
Guenée les espèces qu'il a plus tard publiées comme nouvelles, car les
descriptions de l’auteur du Species général sont tellement vagues qu'il
est impossible parfois de savoir à quoi elles s'appliquent, si lon n’a
pas le spécimen typique sous les yeux. D'ailleurs, Guenée lui-même
ne pouvait pas toujours déterminer sûrement d’après ses propres
descriptions ; et, dans sa collection de Noctuélites, qui était encadrée
dans de petites boîtes vitrées, au dos desquelles il avait collé une
notice souvent très longue, on peut fréquemment lire des renseigne-
ments Comme Ceux que je transcris textuellement : « Perigea circuita ?
Gn., Sp. 363, Brésil; reçue depuis mon Species. Ma description lui con-
vient, mais je ne lai pas comparée avec l'individu du Muséum. » —
« Cel. Arna ? Gn., Sp. 351, Amér. bor. Je lai reçue depuis mon Species
et ne lai pas comparée avec l'individu de la coll. Doubleday, sur lequel
j'ai fait ma description; elle me paraît différer à quelques égards du
croquis que j'ai gardé. Je la trouve bien voisine de Chalcedonia Hbn.,
LVIIT Bulletin entomologique.
R0%. » — « Agrotis gypaetina ? Guenée; Montevideo; de la coll. Feistha-
mel. Je ne suis pas sûr que ce soit bien elle », etc.
Dans ces conditions, si le créateur d’une espèce hésite lorsqu'il n’a
pas le spécimen typique sous les yeux, comment peuvent arriver à une
détermination précise les nombreux entomologistes qui, ayant l'illusion
de considérer des descriptions sans figures comme sérieuses, perdent
leur temps à lire et relire des textes trop obscurs. Beaucoup se décou-
ragent et abandonnent l'étude d’une science ingrate.
En résumé, la description seule d’un insecte ne peut presque jamais
permettre d'obtenir la sûreté de détermination, et, à moins d’une bonne
figure, toute détermination exacte est impossible. Les descriptions sans
figures engendrent le chaos et sont un mal pernicieux. A mon avis, la
maxime qui devrait prévaloir dans l'intérêt de la science est : Pas de
bonne figure à l'appui d’une description, pas de nom valable ! Tôt ou tard,
la force des choses amènera à adopter cette règle qui sera la loi finale
de la nomenclature entomologique.
— M. H. Lucas communique la note suivante :
Le Crustacé que je fais passer sous les yeux de la Société appartient
à l’ordre des Isopodes, à la famille des Cymothoadiens et à la tribu des
Cymothoadiens parasites ; il a été décrit par M. H. Milne-Edwards dans
son Hist. Nat. des Crust., t. IE, p. 276, sous le nom d’Ourozeuktes
Oweni et figuré dans l’atlas du même ouvrage, pl. 33, fig. 8 (1840).
Cet Isopode a beaucoup d’affinité avec les Cymothoés, mais il en
diffère, ainsi que tous les autres Isopodes de la même famille, par un
caractère bien distinct et qui réside dans la conformation de l'abdomen ;
en effet, chez cet organe, tous les segments qui le composent sont soudés
de manière à ne former qu’une seule pièce et ne se distinguent entre eux
que par de légers sillons transversaux. La tête est très petite, presque
globuleuse et profondément enchâssée entre les deux prolongements du
premier anneau thoracique; enfin, les pattes de la dernière paire sont
conformées comme chez les Cymothoa, mais cachées sous la lame termi-
nale de l’abdomen.
Ces Crustacés, dont on ne connaît encore que les femelles à l’état
adulte, subissent des modifications considérables par les progrès de
l’âge; quand ils viennent de naître et encore enfermés dans la poche
ovifère de leur mère, ils ressemblent beaucoup à de jeunes Anilocra;
leur tête est grosse, le thorax ne porte que six paires de pattes; l’abdo-
men est divisé en six anneaux mobiles; les fausses pattes des cinq
premières paires sont semblables entre elles et garnies de deux lames
Seance du 11 mars 1885. LIX
ovalaires à bords ciliés; enfin, les dernières fausses pattes sont grandes
et forment, avec le dernier article de l'abdomen, une large nageoire à
cinq lames ciliées.
Quand M. Milne-Edwards a décrit ce singulier Crustacé, la patrie et
les conditions dans lesquelles il vit lui étaient inconnues, mais l’indi-
vidu que je communique a été trouvé dans la poche branchiale d’un
Monacanthus melanurus Rich., poisson de la famille des Plectognathes,
qui a été rencontré dans les mers australes (Port-Jackson) par M. Lix.
Depuis le travail de M. H. Milne-Edwards, d’autres espèces ont été
décrites ; elles proviennent aussi d'Australie et sont désignées sous les
noms d’0. monocanthi Schiodte et Meinert, Symb. ad Monogr. Cymoth.,
p. 407, pl. 18, fig. 8, 9 (Sidney); caudatus Schiôdte et Meinert, loc. cit.,
p. #11, pl. 18, fig. 11, 12 (Adelaide), 1884.
E. D,
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Rizey (C.-V.). Catalogue of the Exhibit. of economic Entomology at the
Worlds industrial and cotton centennial Exposition New-Orleans
1884-1885, Washington.
I. Report of the Entomologist for the year 1884, 10 pl. n., Washington,
1885. AL:
Séance du 25 Mars 1855.
Présidence de M. Ém.-L. RAGONOT.
Correspondance. M. le Président donne lecture de lettres qui lui ont
été adressées par deux des membres honoraires élus dans la précédente
séance :
Paris, le 20 mars 1885.
Monsieur le Président,
Ma nomination de membre honoraire de la Société entomologique de
France, dans les élections du mercredi 11 mars dernier, m'a d'autant
Séance du 25 mars 1885. LXI
plus touché que je n’y comptais guère, et que les suffrages ont été nom-
breux et spontanés. Je suis fier et reconnaissant de cette preuve de
sympathique estime de mes confrères. C’est pour moi le couronnement
d’une longue carrière consacrée à l’entomologie et de mon fidèle dévoue-
ment à notre honorable Société.
Les termes flatteurs de votre lettre qui m’annonce ma nomination
officielle rehaussent le prix de cet honneur envié, et je vous en remer-
cie. Mais vous avez soin de me rappeler en même temps que mes
devoirs envers la Société ne font que commencer, et je ne perdrai pas
de vue ce juste avertissement. Je vais tout de suite mettre la main à
l’œuvre pendant que l’âge me laisse encore l'usage de mes facultés et
de bons yeux.
L’Abeille, en attirant des jeunes gens, en leur inspirant le goût de
l’entomologie et le fortifiant en eux, prépare depuis longtemps à la
Société des adhérents pleins de zèle et d’ardeur. Mais je veux rédiger
un mémoire sur un groupe inexploré et intéressant, qui terminera la
chaîne dont la Monographie des Histérides fut le premier anneau.
Agréez, je vous prie, Monsieur le Président et cher Confrère, l’assu-
rance de mes sentiments de haute estime et de cordial dévouement.
DE MARSEUL.
A M. le Président de la Société entomologique de France.
Liège, 20 mars 1885.
Monsieur le Président et très honoré Conirère,
J'ai parfaitement reçu la lettre, en date du 16 de ce mois, par laquelle
vous m’annoncez que la Société entomologique de France m'a fait l’hon-
neur de m’élire membre honoraire. Je suis également en possession du
diplôme qui m'a été adressé par les soins de notre vénéré confrère
M. Buquet.
J’attache le plus grand prix à cette distinction insigne, dont je ne
m'attendais pas à me voir l’objet.
Je suis, il est vrai, membre de notre Société bien aimée depuis cin-
quante et un ans, ayant été admis en 1834, et je me trouve, hélas ! l’un
des six membres les plus anciens, tant de maîtres et de confrères nous
ayant été successivement enlevés pendant ce demi-siècle; mais, d’un
autre côté, j'ai à me reprocher de ne vous avoir fourni que de courtes
notices, et cela à d’assez longs intervalles, m’étant engagé (sans parler
de mes études sur les Vertébrés) dans un Synopsis general des Odonates,
LXII Bulletin entomologique.
non encore terminé, que publie l’Académie des Sciences de Belgique,
travail souvent interrompu par la nécessité de rédiger des faunes locales
et des notices spéciales sur le même groupe, à la suite de lexamen de
matériaux qui m'étaient soumis par des musées étrangers ou par des
voyageurs.
Toutefois, Monsieur le Président, je puis dire d’une manière géné-
rale, que j'ai fait de l’entomologie française, en ce sens que mes travaux
ont toujours été écrits et publiés en français, même dans les recueils en
langues étrangères, où leur place se trouvait marquée par des motifs
spéciaux, et où l’on a bien voulu les admettre.
Je saisis la circonstance présente pour exprimer ma gratitude envers
nos confrères anglais, hollandais, allemands, italiens et espagnols, qui
m'ont accordé cette faveur d’une façon toute spontanée (1).
En louant cette hospitalité large et vraiment scientifique, je n’entends
pas dire que les œuvres entomologiques pourraient, sans de graves
inconvénients, devenir une marqueterie polyglotte, qui ne serait à la
portée que des linguistes de profession. Je pense qu’il y a lieu de se
limiter aux langues d’origine latine et anglo-saxonne.
A cet égard, nous ne pouvons voir sans inquiétude l'innovation
récente, pratiquée d’ailleurs par des entomologistes de mérite, qui pu-
blient dans les langues slaves, magyare, etc. Initier leurs compatriotes
aux connaissances zoologiques, dans leur langue, est sans doute fort
louable ; mais lorsqu'ils tiennent à ce que leurs travaux et leurs décou-
vertes soient connus et cités dans le monde savant des autres pays, il
me semble indispensable que la langue employée soit d’un usage gé-
néral dans les sciences et susceptible de rencontrer partout des tra-
ducteurs.
Veuillez, Monsieur le Président, exprimer à mes honorables confrères
(1) Je citerai comme exemples la publication de quelques-uns de mes mé-
moires :
— Aperçu statistique sur les Névroptères Odonates (Transactions of the Lon-
don Entomological Society), 1571.
— Odonates de la région de la Nouvelle-Guinée (Mittheilungen des Kgl. Zoo-
logischer Museuin zu Dresden), 1878.
— Nouvelles observations sur les Odonates de la Nouvelle-Guinée (Annali del
Museo civico di Storia naturale di Genova), 1879.
— Odonates des Philippines (Añales de la Societa Española d'Historia na-
turale), 1882.
— Odonates de Madagascar, des iles Mascareignes et Comores (dans les Re-
cherches sur la Faune de Madagascar, par Herm. Schlegel et F. Pollen).
Séance du 25 mars 1885. LXII
ma profonde reconnaissance, et agréer l’assurance de ma haute consi-
dération et de mon entier dévouement.
EpM. DE SÉLYS-LONGCHAMPS.
A M. Pagonot, président de la Société entomologique de France.
— Il est également donné lecture d’une lettre adressée à M. le Prési-
dent par M. le D' Al. Laboulbène. Notre confrère écrit qu’il décline
toute candidature à l’honorariat en présence de M. Émile Blanchard,
dont les travaux si importants lui feraient un devoir de s’effacer devant
lui, si ses sentiments d’attachement pour sa personne ne lv portaient
pas. En conséquence, M. Laboulbène prie ses collègues, s'ils avaient
pensé à lui, de vouloir bien reporter leurs votes, à la séance du 8 avril,
sur M. le professeur Blanchard.
Communications. M. J. Bourgeois fait connaître la note suivante :
La © du Lampyris depressiuscula, trop sommairement caractérisée par
Motschulsky, étant restée inconnue à M. Ernest Olivier, je crois devoir
en donner la description détaillée, d’après un exemplaire du Musée
royal de Bruxelles, actuellement entre mes mains :
L. DEPRESsIUSCULA Mots., Étud. entom., I, 1854, p. 49. — E. Oliv.,
Essai d’une Rév. des Lampyr., PAbeille, 1884, p. 20 (4).
Q. Allongée, subparallèle, brune en dessus, couverte d’une pubescence
d’un flave-cendré, excessivement fine et à peine perceptible. Tête noi-
râtre; bouche et palpes d’un testacé obscur; antennes brunes, notable-
ment amincies vers lextrémité. Pronotum à peu près aussi long dans
son milieu qu’il est large à la base, régulièrement arrondi en demi-cerele
dans sa moitié antérieure, puis légèrement rétréci, de manière à présen-
ter sa plus grande largeur vers les deux tiers postérieurs environ, for-
tement et assez densément ponctué, d’un flave-testacé pâle avec une
erande tache discale d’un noir-brunâtre assez luisant; bord basilaire
droit dans sa partie médiane, obliquement prolongé de chaque côté en
arrière pour former les angles postérieurs qui sont saillants, presque
droits et légèrement émoussés ; disque marqué d’une impression longi-
tudinale large, mais peu profonde; bord antérieur sans taches trans-
lucides, finement caréné le long de la ligne médiane, cette carène se
transformant plus loin en une strie étroite, visible dans le fond de l’im-
pression discale. Écusson en triangle transversal, fortement rétréci de la
base vers le sommet où il est obtusément arrondi, assez luisant, gros-
sièrement ponctué, avec les côtés finement lisérés de testacé pâle. Moi-
gnons élytraux libres, courts, à peine prolongés au-delà du bord posté-
LXIV Bulletin entomologique.
L
rieur du métanotum, d’un brun clair, rugueux, subovalaires, sinués à
leur bord interne. Arceaux du dos de l'abdomen finement rebordés de
testacé en arrière et sur les côtés; pygidium d’un brun plus clair que
les arceaux précédents, cordiforme, assez fortement sinué de chaque
côté du sommet. Dessous du corps d’un brun-rougeâtre lie de vin, plus
clair et légèrement varié de rose sur la poitrine, plus foncé sur l’abdo-
men; trois derniers arceaux ventraux d’un jaune pâle, le dernier pré-
sentant à peu près la même forme que le pygidium, légèrement entaillé
en triangle à son extrémité. Hanches et pattes d’un flave-testacé pâle,
milieu des cuisses et des tibias ainsi que la presque totalité des tarses
rembrunis. — Long. 41 mill.
Iméritie : Koutaïs (Van Volxem). — Coll. du Musée de Bruxelles.
Cette $ ressemble un peu à celles des L. lusitanica et molesta, mais
elle s’en distingue facilement par le pronotum exactement conformé
comme chez le &, c’est-à-dire avec le bord basilaire obliquement pro-
longé de chaque côté pour former des angles postérieurs saillants et
dirigés en arrière.
— M. L. Fairmaire fait les communications suivantes au sujet de
deux Coléoptères :
4° Je dois à l’obligeance de M. l'abbé David la connaissance d’une
Donacia découverte aux environs de Péking par M. Pabbé Provost,
missionnaire lazariste. J’emploie le mot découverte parce que jusqu’à pré-
sent, du moins à ma connaissance, aucune espèce de ce genre, bien
représenté en Sibérie, n’a été signalée en Chine, où abondent les cours
d’eau, ruisseaux, étangs, dans lesquels pullulent les plantes aquatiques.
Ces insectes doivent donc être rares, car il n’a été trouvé qu’un seul
individu de cette nouvelle Donacin.
D. Provosri. — Long. 7 mill. — Parum convexa, prothorace viridi-
æneo, elytris obscure fulvis dorso late violaceo-micantibus, sutura anguste
et lateribus æneo-irridibus, subtus brunnea, sericans, segmento abdomi-
nali 1° apice et segmentis fulvo-testaceis, capite æneo, basi et antice
fulvescente, antennis gracilibus, fulvo-testaceis, articulo 1° supra-æneo,
celeris apice infuscatis, 2° tertio dimidio breviore; prothorace transver-
sim quadrato, antice haud angustiore, lateribus fere rectis, angulis anticis
rectis, posticis extus productis, dorso alutaceo, basi subtiliter rugosulo,
stria media sat impressa ; elytris amplis, apice recte truncatis, fortiter
substriato-punctatis, intervallis vix convexiusculis, subtiliter coriaceis,
stria suturali sat profunda; pedibus fulvo-testaceis, femoribus 4 anticis
sat clavatis, supra æneo viltalis.
Séance du 25 mars 1885. LXV
Les palies postérieures manquent, de sorte qu'il est difficile de tixer
la véritable place de cette espèce; elle se rapproche, pour la sculpture
des élytres, de la bidens OI., mais le corselet est uni, presque lisse, plus
carré, avec les angles antérieurs moins saillants; les antennes sont plus
grèles, le 3 article est plus long, et les élytres sont plus finement ponc-
tuées, avec le calus huméral lisse.
2% Le Bruchus (Caryoborus) pallidus OI., indiqué comme habitant le
Sénégal, ne figure pas sur les catalogues des Coléoptères européens.
Depuis longtemps, j’en possède deux individus provenant de Lisbonne,
où, à la rigueur, ils auraient pu être apportés d'Afrique. Mais je viens
d’en recevoir plusieurs individus trouvés à Kustendjé par notre collègue
M. Alléon, et je crois qu’on peut maintenant l’inserire parmi les Bruchus
d'Europe.
— M. Éd. Lefèvre communique à la Société les descriptions suivantes
de trois espèces nouvelles de Coléoptères de la famille des Eumolpides,
qui ont été capturées au Tonkin par M. le lieutenant Martin, et qui lui
ont été communiquées par M. l'abbé Umhang :
4. NonosToMA MARTIN. — Ovatum, convexum, nitide ulvum, labro
palpis, antennis omnino, pedibus sicut et tarsis multo dilutioribus, femo-
ribus apice magis minusve piceo-nigris; capile inter oculos punctis non-
nullis sparsim instructo, vertice lævi, epistomate arcuatim emarginato,
mandibulis nigris; prothorace transverso, lateribus utrinque versus basin
obtuse angulato, lævissimo, juxta marginem anticum profunde transver-
sim sulcato; elytris thorace paulo latioribus, lævibus, infra basin trans-
versim eæcavatis ibique punctis nonnullis grosse instructis, intra callum
humeralem punctato-striatis, juxta suturam linea punctorum longitudi-
naliter parce notatis, callo humerali ipso tumido, lævi; femoribus anticis
incrassatis, subtus medio dente subacuto armatis. — Long. 4 mill.; lat.
2 1/2 mill.
Tonkin (2 exemplaires).
Cette espèce est voisine du Nodostoma lævicollis, de Sumatra, décrit
par M. Jacoby (in Ann. Mus. civ. d. Genova, 1884, p. 213). Elle en diffère
surtout par la couleur entièrement fauve clair des antennes et des pattes
et par les cuisses antérieures dentées en dessous.
2. STETHOTES TIBIALIS. — Ovala, convexiuscula, nigra, nitida, vix
perspicuè æneo-micans, antennis piceis, articulis quatuor basalibus rufis ;
capte reticulato, epistomate profunde arcuatim emarginato, labro rufo-
testaceo; prothoruce in medio disci rude subconfluenter, lateribus utrinque
(1885) Buzz. v.
LXVI Bulletin ‘entomologique.
multo minus et sparsim, punctato; elytris regulariter sat profunde linea-
tim striato punctatis, punctis versus apicem fere evanescentibus ; femori-
bus totis incrassatis, in medio subtus dente minuto armalis,"tibiis rufis
vel rufo-brunneis, tarsis rufo-piceis. — Long. 2 1/2-2 3/4 mill.; lat. 1 5/4
mill.
Tonkin (5 exemplaires).
3. Cozaspornes MarTiNI. — Oblongo-subelongata, convexiuscula, cor-
pore subtus cum labro, antennis pedibusque omnino fulvis, supra viridi-
metallica vel cupreo-ænea, nitidu, thorace elytrisque interdum cyaneo
anguste marginatis, illo transverso, convexo, in medio disci sparsim, ad
latera crebrius, punctato, interspatiis oculo armato leviter alutaceis ; ely-
tris fortiter et crebre subseriatim punctatis, versus apicem elevato-sub-
striatis, callo humerali tumido, lævi, femoribus anticis sicut et posticis
_subtus dente valido armatis.— Long. 3 4/2-4 1/2 mill.; lat. 2-2 3/4 mill.
Tonkin (6 exemplaires).
— M. G.-A. Poujade donne des détails relatifs à l’éclosion de l’'Endro-
mis versicolor.
On sait que beaucoup de chrysalides, au moment de l’éclosion du
papillon, se rapprochent de la surface de la terre, des arbres, etc., dans
lesquels elles sont renfermées, et même sortent presque complètement
de leur retraite, ainsi que le font les Sesia et les Cossus. C’est à laide
des mouvements des arceaux de l’abdomen, garnis de pointes dirigées
en arrière, qu’elles opèrent cette ascension. Celle de PEndromis versi-
color a la partie supérieure des arceaux abdominaux munie de deux
rangées de pointes légèrement courbes, entre lesquelles il y en à d’autres
éparses; elle sort de son cocon, non seulement à moitié, mais souvent
complètement et vient se coucher sur le sol, et cela jusqu’à quatorze
jours avant l’éclosion du papillon. Des cocons revêtus de parcelles de
terre furent cachés sous une couche assez épaisse de cette matière, et
les chrysalides, après être sorties des cocons, traversèrent cetie couche
et vinrent se mettre à nu sur la surface.
M. J. Fallou, à la suite de cette communication, dit qu'il a plu-
sieurs fois été à même de confirmer les observations qui viennent d’être
présentées, surtout sur diverses espèces de Sphingides dont les chrysa-
lides tendent à se rapprocher de l'extérieur, presque toujours verticale-
ment, avant le moment de l’éclosion.
— M. H. Lucas communique les notes suivantes :
1° En faisant passer sous les yeux de ses collègues des fourreaux
Seance du 25 mars 1885. LXVII
de Psyche quadrangularis Christ, il dit que les chenilles constructeurs
de ces habitations quadrangulaires se nourrissent, non seulement de
l’'Artemisia herba-alba ou el chiah des Arabes, mais qu’elles affectionnent
aussi les feuilles du Caroæylon articulatum Moquin. Ces arbustes
forment des buissons, couvrant des espaces considérables dans le sud
de la province d'Oran, particulièrement aux environs du Ksar d’Asla,
d’Aïn Sefra à Tiout, et C’est sur ces deux espèces d’arbrisseaux que des
fourreaux en assez grande quantité ont été rencontrés par M. le capi-
taine Hoblingre. En effet, ces habitations à quatre pans ont pour maté-
riaux de leur confection les unes lArtemisia herba alba, les autres le
Carozylon articulatum; il y en a aussi qui sont confectionnées avec des
bûüchettes appartenant à ces mêmes végétaux. D’après M. Hoblingre,
les Arabes ont une très grande appréhension de ces fourreaux, qu'ils
désignent sous le nom de Denia, et comme ils sont nuisibles aux ani-
maux, particulièrement aux chevaux et aux chameaux, ils sont re-
cherchés par les habitants des Ksour et devenus l’objet d’un échenillage
annuel.
2 L’Hoplocampa ferruginea de Fabricius ou brunnea de Klug, Hymé-
noptère porte-scie de la famille des Tenthrédines, cause de très grands
dégâts aux pruniers de Villeneuve-sur-Lot, d’après le comice agri-
cole de cette localité. J'espère avoir prochainement des détails plus cir-
constanciés par M. Balbiani, auquel ces Hyménoptères ont été envoyés.
— M. J.-M.-F, Bigot adresse la note suivante :
Macquart (Suites à Buffon, Diptères, t. Il, p. 660, 1835) a primitive-
ment classé son curieux genre Lampromyia (L. pallida, Afrique septentr.)
avec les Bombyliers, ne lui reconnaissant que deux pelotes tarsiennes,
(pulvilliy, fort petites; ultérieurement (Dipt. Exot., t. Il, part. I, p. 28,
1840), et malgré labsence d’un empodium (pelote médiane) distinct,
il a cru pouvoir le rapporter au groupe des Leptides. Schiner (Fauna
Austriaca, Diptera, 47° part., Vienne, 1862, p. 170) est de ce dernier
avis ; mais je doute qu'il ait eu sous les yeux linsecte, encore extrême-
ment rare dans les collections.
Possédant un échantillon unique de celui-ci, et n’ayant pu, même avec
le secours d’une très forte loupe, distinguer encore ici plus de deux
pelotes, j'avais proposé (Ann. Soc. ent. Fr., Bull. bimens., n° 16, année
1879, p. 165) de le classer chez les Empides. Or je viens de recevoir
du cap de Bonne-Espérance deux spécimens mâles d’une espèce nou-
velle appartenant évidemment, et sans le plus léger doute, au genre pré-
cité, spécimens chez lesquels j'ai distinctement aperçu, à l’aide d’un
LX VII Bulletin entomologique.
grossissement ordinaire, érois pelotes normales et égales entre elles à
tous les tarses. Ce fait, assez important aux yeux d’un diptériste, vient
corroborer la très judicieuse intuition de notre savant Macquart, car
la présence de l’empodium est un des caractères primordiaux du groupe
des Leptides. S'il devenait donc un jour possible d'étudier au microscope,
après les avoir dûment ramollis, les tarses de l’espèce typique de
Macquart, ce que je me suis gardé de faire de crainte de sacrifier mon
unique exemplaire, son opinion prévaudrait, au cas où l’on apercevrait
les rudiments d'une pelote médiane, et il deviendrait possible de caser
enfin à sa vraie place ce genre énigmatique.
Voici la diagnose de l’espèce nouvelle que je viens de signaler :
LAMPROMYIA ARGENTATA, d (mihi). — Long. 42 mill. — Antennis
fulois, apice parum infuscatis ; facie et fronte testaceis, albido pruinosis ;
haustello fusco, basi fuloido; thorace fulvo, vitta lata, mediana, castanea
et lineis duo albicantibus marginata ornato, pleuris cinereo pruinosis,
scutello fulvido, basi fusco notato; halteribus fulois, clava fusca; abdo-
mine pallide testaceo, argenteo pruinoso; genitalibus fulvis; pedibus pal-
lide fulvis, tarsis apice infuscatis; alis pallide cinereis, basi, anguste,
externe, fulvo tinctis, venis fusco limbatis ; tarsorum pulvillis tribus,
æquilongis, parvis, sed manifestis.
Aîrica australis. — 1 specim. (ex museo nostro).
Membres reçus. 4° M. Giacinto Gianelli, 21, place Victor Emmanuel,
à Turin (Lépidoptères d'Europe), présenté par M, Ém.-L. Ragonot. —
Commissaires-rapporteurs : MM. Poujade et Goossens ;
2 M. le D' Jacquet, 3, Cours Lafayette, à Lyon (Rhône) (ÆEntomo-
logie générale, surtout Coléoptères), présenté par M. le D" AI. Laboulbène.
— Commissaires-rapporteurs : MM. Desmarest et Lucas;
3° M. Émile Pissot, notaire honoraire, à Doulevant-le-Château (Haute-
Marne) (Entomologie générale, surtout Microlépidoptères), présenté par
M. Maurice Girard. — Commissaires rapporteurs : MM. Lucas et Poujade.
Démission pour 1886. M. Maurice Noualhier, de la Borie, près Limoges
(Haute-Vienne), qui avait été reçu membre en 1882.
E. D.
Bulletin bibliographique.
Boletin de la Academia nacional de Ciencias en Cordoba (Republica argen-
tina), tom. VIL entreg. 3. — FeLix LyNCH ARRIBALZAGA, Estafilinos
de Buenos-Ayres (fin).
Séance du 25 mars 1885. LXIX
Bulletin of the Museum of Comparative Zoology at Harvard College, in
Cambridge, vol. VII, Geological series I-IX. ©
Comptes rendus hebdomadaires des séances de l'Académie des Sciences,
tome C, n° 40 (9 mars 1885). ©). — N° 11 (16 mars 1885), P. ne
Larrrre, Les badigeonnages et les charrues sulfureuses.
Entomologis®s Monthly Magazine (the), n° 250 (mars 1885), Rev. W. N.
FowLer, Nitidulidæ of Great Brit. (suite). — C. G. HALL, On three
very rare sp. Of British Coleopt. — MarrTiN Jacogy, Descript of a n.
gen. and some n. Sp. of Phytophagous Coleopt.—E. SauNDERS, Little
know British aculeate Hymenopt. — JAMES Epwarps, On British
Typhlocybidae, with diagn. of two n. sp. — F. Exocx, Occurrence of
Andrena nigroaenoa and Nomada alternata in december. — A. H.
SWINTON, Spanish insects and stridulating species. — H. E. Norris,
Insect migration. —T. D. A. CocKerELLz, Insect migration. —H. Goss,
Further evidence of the existence of insects in the Silurian Period. —
Eps, Destruction of Fish by larvae of Libellulidae. —R. Mac LACHLAN,
On the subaquatic habits of Stenopsyche, a genus of Trichoptera. —
A. CoxsTANT, On Goniodoma Millierellu. — YX. B. HoGpkinsox, Habits
of Ephippiphora tetragonana. — G. T. PorriTT, Correction concer-
ning Scoparia crataegalis.— Proceedings of the entomological Society
of London. —NÉéCROLOGIE : Edwards Caldwell Rye; Major F. J. Sidney
Parrvy.
Feuille des Jeunes Naturalistes, n° 173 (1°* mars 1885). — E. ANDRé, le
Monde des Fourmis (fin). — CommunicaTIonNs : Diagnoses d’esp. nouv.
de Col. — Tératologie entomologique.
Journal of the New-York microscopical Society, vol. I, n° 2 (février 1885).
— J. D. HyarT, Compound eyes and multiple images.
Naturaliste (le), T° année, n° 6. — Haury, Coléoptères et leurs variétés
(Carabus caelatus, dalmatinus, catenatus).
Revue des Travaux scientifiques, t. IV, n° 11. — E. O., p. 729 et suiv. et
p. 763 et suiv., Analyses de diverses publications entomologiques
parues en 1883.
Societé Linnéenne du nord de la France. —Baulletins mensuels n°% 136 ©
et 437 : CARPENTIER, Contributions à la faune locale.
Casey (THos. L.), Contributions to the descriptive and systematic Co-
leopterology of N. America, part. LE, 198 p., 2 exemyl.*
Howanp (L. O.), Descriptions of N. American Chalcididae, with Biological
notes, Washington, 1885, 47 p. *
LXX Bulletin entomologique.
LICHTENSTEIN, MOoiTEssiER et JAUMES, Un nouveau cas d’application de
l’entomologie à la médecine légale, Montpellier, 4885, 7 p. *
Taomas (D' Fr. A. W.), Beitrag zur Kenntniss Alpiner Phytoptocecidien,
Gotha, 1885, 18 p. *
AB
Séance du $ avril 1885.
Présidence de M. Ém.-L. RAGONOT.
MM. Fauvel (de Caen), Gadeau de Kerville (de Rouen), Le Roi (de
Lille), et Olivier (des Ramillons, près Moulins), assistent à la séance.
Nécrologie. M. le Président annonce la mort :
1° Du doyen des entomologistes de la Suisse, M. Meyer Dür, de
Zurich, dont les travaux sur les Névroptères et les Hémiptères sont bien
connus ; |
2 De M. Alfred Foucart, de Douai, jeune entomologiste plein de zèle,
qui s’occupait de l’ordre des Lépidoptères, avait recueilli des espèces
rares en chassant la nuit au réflecteur dans les marais aux environs de
la ville qu'il habitait, et avait formé ainsi une riche collection, qui à été
achetée par notre collègue M. E. Brabant. De plus, il avait fait don au
Musée de Douai d’une série complète de toutes les espèces trouvées
dans les environs de sa ville natale. — M. Foucart a publié un cata-
logue des Lépidoptères des environs de Douai qui contient d’utiles ren-
seignements (1).
Élection d'un membre honoraire. Conformément aux décisions prises
antérieurement, la Société procède à un second tour de scrutin pour la
nomination d’un membre honoraire.
Cent quarante-sept membres prennent part au vote, soit directement,
soit par correspondance. Ce sont MM. :
Abeille de Perrin, d'Hyères. — Alexandre. — Allard (Ernest). —
Amblard, d'Agen. — Ancey, de Marseille. — André (Edmond), de
Beaune. — André (Ernest), de Gray. — Antessanty (l'abbé d’), de
Troyes. — Argod, de Crest. — Audollent.
Baer. — Balbiani. — Barbat, de Châlons-sur-Marne. — Bedel. —
Bellevoye, de Metz (Lorraine). — Bellier de la Chavignerie, d'Évreux. —
(1) Catalogue méthodique et raisonné des Lépidoptères des environs de
Douai, extrait des Mémoires de la Société d'agriculture, sciences et arts de
Douai et centrale da département du Nord, t. XII, 2° série, 1876.
Séance du 8 avril 1885. LXXI
Belon (le Révérend père), de Lyon. — Bérard, de la Garde près Montlieu.
— Bigot. — Blanc, de Cercy-la-Tour. — Bonhoure. — Bonvouloir
(le comte H. de), de Bagnères-de-Bigorre. — Boullet, de Corbie. —
Bourgeois. — Bouzereau-Malifert, de Meursault. — Boyenval, de Ton-
neins. — Brisout de Barneville (Charles), de Saint-Germain en Laye. —
Brisout de Barneville (Henri), de Saint-Germain en Lave. — Brongniart.
— Buquet.
Cambournac, de Narbonne. — Cheux, d'Angers. — Chrétien, de Bou-
logne (Seine). — Clément.— Constant, du Golfe-Juan. — Coulon (le D),
de Monaco. — Courage (l’abbé).
Delahy, d'Amiens. — Delahaye. — Delamain, de Jarnac. — Delugin,
de Blois. — Depuiset. — Desbordes. — Desbrochers des Loges, d’Ar-
dentes près Châteauroux. — Designolle. — Desmarest. — Des Gozis,
de Montluçon. — Deyrolle (Henri). — Dollé, de Laon. — Du Buisson,
de Brout-Vernet. — Duparc. — Dutreux, de la Celle-Saint-Cloud.
Ébrard, d'Unieux.
Fairmaire. — Fallou. — Fauconnet, d’Autun. — Fauvel, de Caen. —
Felissis-Rollin. — Finot (le capitaine), de Fontainebleau. — Fleutiaux.
Gabillot, de Lyon. — Gadeau de Kerville, de Rouen. — Gandolphe,
de Levallois-Perret (Seine). — Géhin, de Remiremont. — Girard. —
Gobert (le D'), de Mont-de-Marsan. — Goossens. — Grenier (le Dr). —
Grouvelle (Antoine), de Nice. — Grouvelle (Jules). — Grouvelle (Phi-
lippe). — Guède. — Guillot.
Hénon. — Hervé, de Morlaix. — Heulz.
Jourdheuille, de Troyes. — Joyeux, de Melun.
Koziorowicz, d'Annecy.
Laboulbène (le Dr). — Lafaury, de Saugnac près Dax. — Lajoye, de
Reims. — Lambin. — Lamey, de Gray. — Laplanche (de), du château
de Laplanche, près Luzy. — Lefèvre. — Lelong (labbé), de Reims. —
Leloup. — Lemoro. — Le Pileur (le Dr). — Leprevost. — Leprieur. —
Le Roi, de Lille. — Lethierry, de Lille. — Léveillé. — Lichteinstein, de
Montpellier. — Lizambart (l'abbé). — Lucante, de Courrensan. — Lucas.
Madon, de Toulon. — Marmottan (le D'). — Marseul (Fabbé de). —
Martin (le D'Ch.). — Masson, de Meux, près Compiègne. — Mauppin. —
Mégnin, de Vincennes (Seine). — Millot (Charles), de Nancy. — Milne-
Edwards (Alphonse). — Milne-Edwards (Henri). — Miot, de Beaune. —
Monnier, de Chalon-sur-Saône. — Monnot, de Coutances. — Montagné.
— Montillot, de Saumur.
Nanteuil. — Nicolas (André), d’Oloron-Sainte-Marie.
Oberrith. — Olivier (des Ramillons, près Moulins). — Ollivry, de
LXXII Bulletin entomologique.
la Chapelle-sur-Erdre. — Orbigny (H. d’). — Osmont, de Caen. —
Oustalet.
Pelletier, de Madon près Blois. — Poirier (le D'), d’Avize. — Pougnet,
de Landroff (Lorraine). — Poujade. — Pyot, de Gien.
Rabaud, de Montauban. — Ragonot. — Régimbart (le D’), d'Évreux. —
Reiche. — Revelière (Jules), d'Angers. — Rouast, de Lyon. — Rouget,
de Dijon. — Royer, de Langres.
Sallé.— Sand (baron Dudevani), de Nohant, près la Châtre. — Sédillot.
— $Sénac (le D'). — Senneville (de). — Simon.
Tappes. — Tardieu, de Limoges. — Teinturier (le D'), du Mans.
Vachal. — Verriet-Litardière (le D'), de Mazière en Gatine. — Villard,
de Lyon.
La majorité absolue des 147 bulletins de vote est de 74.
Les suffrages se sont ainsi réparlis :
MM let D -Puton AE Nes 85 Voix.
le professeur Blanchard . 48 —
Pierre Millière . . . . . . 8 —
etc.
M. le D' Auguste Puton, de Remiremont (Vosges), ayant réuni la
majorité absolue des voix, est proclamé membre honoraire de la So-
ciété entomologique de France.
Communications. M. Gadeau de Kerville dit, au nom de M. Clément,
que notre collègue M. Maurice Maindron, atteint par le choléra presque
au début de exploration entomologique qu’il se proposait de faire aux
îles Seychelles, est actuellement rétabli et vient de s’embarquer à Saïgon
pour revenir en France.
— M. H. Lucas communique une note sur la larve et la nymphe du
Passalus transversus Dalman, in Schônh., Syn. Ins. I, 3, Append.,
p. 443, n° 197 :
Larve. Corps peu courbé, cylindrique, d’un blanc brillant légèrement
teinté de ferrugineux. Tête plus large que longue, d’un ferrugineux
foncé, présentant une ponctuation fine, peu serrée, et des poils courts,
ferrugineux, placés çà et là3 il n’y a pas d’yeux ni de granulations ou
saillies pouvant faire supposer lexisitence de ces organes. Antennes
courtes, d’un brun ferrugineux, composées de deux articles, dont le
premier très court, le second plus allongé, fusiforme. Chaperon grand,
transversal, de même couleur que la tête; labre, plus petit que le chape-
ron, d’un brun lerrugineux, arrondi sur les côtés où l’on aperçoit des
Seunce du 8 avril 1885. LXXIII
poils courts, peu serrés, ferrugineux. Mandibules robustes, noires,
bidentées; mâchoires fortes, armées à leur côté interne de deux dents
acérées, dont la première est la plus grande; palpes maxillaires com-
posés de trois articles, courts, dont le second et le terminal sont d’un
brun foncé; lèvre inférieure plus large que longue, portant un menton
court, couvert de poils ferrugineux; palpes labiaux courts, d’un brun
ferrugineux foncé, de deux articles d’égale longueur, avec le premier
épais. Segments thoraciques semblables aux segments abdominaux, fine-
ment ponctués et striés, avec le prothorax plus grand et présentant de
chaque côté une plaque subcornée, ovalaire, déprimée. Pattes prothora-
ciques et mésothoraciques grandes, grèêles, d’un blanc teinté de ferrugi-
neux, avec les tibias d’un brun ferrugineux et les ongles légèrement
courbés, acérés, d’un brun foncé; pattes métathoraciques très courtes,
iout à fait rudimentaires. Segments abdominaux au nombre de neui,
non sillonnés transversalement, finement ponctués, couverts de poils
très courts, peu serrés, d’un ferrugineux clair; sac divisé vers le milieu
de sa longueur par une ligne circulaire; partie anale transversale; stig-
mates réniformes, au nombre de neuf de chaque côté, très petits, avec
leur péritrème écailleux, d’un roux foncé. — Long. 45 à 50 mill.; larg.
10 à 12 mill.
Nymphe. D'un blanc légèrement jaunâtre, comprimée, aplatie et rap-
pelant tout à fait l’insecte parfait. Mandibules teintées de ferrugineux à
leur extrémité; mâchoires et lèvre inférieure d’un blanc testacé; an-
tennes placées sur les parties latérales du prothorax; pattes de la pre-
mière paire comprimées, recourbées, l'extrémité des fémurs et des tibias
s'appuyant sur la lèvre inférieure; élytres à côtes saillantes, striées,
cachant les ailes en partie et dépassant le troisième segment abdominal;
ailes transparentes, dépassant le quatrième segment de l'abdomen ; pattes
de la deuxième paire trouvant un point d'appui sur les côtés du ster-
num et sur les ailes; pattes de la troisième paire normalement dévelop-
pées malgré l’atrophie ou l'arrêt de développement de ces organes chez
la larve, placées sur l'abdomen dont elles dépassent le sixième segment;
abdomen comprimé, aplati, fortement et profondément sillonné transver-
salement, les trois derniers segments plissés et ridés en dessus ; stig-
mates ovalaires, plus grands que ceux de la larve, à péritrème d’un
brun ferrugineux foncé. — Long. 45 mill.; larg. 45 mill.
Vallée du Naricual (Venezuela), dans des troncs d’arbres en décompo-
sitiod, sous les écorces. — M. Chaper.
LXXIV Bulletin entomologique.
— M. ]J. Fallou indique plusieurs des observations faites par lui chaque
année depuis 1878, relativement à l’acclimatation en France du Ver à
soie de l’ailante (Attacus Cynthia vera) et de plusieurs autres espèces
de Bombycites séricigènes exotiques (Attacus Pernyi, Cecropia, Yama-
Mai, Polyphemus, Mylitha, Antheræa Frithi, etc). En montrant à la
Société ces divers Lépidoptères à l’état de chenilles e4 à celui d’insecte
parfait, ainsi que des modifications de formes produites chez le papillon
par des causes accidentelles, il fait remarquer que ses diverses études à
ce sujet ont été publiées dans les Bulletins de la Société nationale d’ac-
climatation, et qu’il en a présenté le matin même un résumé au Congrès
des Sociétés savantes réuni à la Sorbonne.
Notre collègue ajoute qu'il a également rappelé à ce Congrès les
remarques faites par lui à Champrosay (Seine-et-Oise) au sujet de l’in-
fluence de la température hibernale sur les plantes et les insectes (Soc.
nat. d'acclim., Bull., 1880), et qu'il semble résulter de ses études que les
hivers rigoureux sont moins nuisibles aux insectes qu’à certains végé-
taux. Il cite des faits intéressants signalés dans ce travail : 4° par un
froid de 20°, des plantes placées dans une chambre non chauffée ont été
complètement gelées, et des chenilles d’Hesperia, de Chelonia, de Bomby-
cites, de Noctuélites, etc., déposées en terre avec les végétaux ont résisté
et ont pu ensuite se métamorphoser; il y a même plus, car des chenilles
d’un Lépidoptère méridional, la Chelonia fasciata, qui provenaient de
Cannes, ont également résisté à cette basse température; 2 un pêcher
et un prunier, tués par un froid de 26°, portaient : le premier des
anneaux agglutinés formés d’un grand nombre d'œufs du Bombyx
neustria qui ont donné plus tard des chenilles, et le second des nids qui
contenaient des chenilles encore vivantes du Liparis chrysorrhæa ;
3° des chenilles d’une Pyralite, lEuzophera artemisiella, vivant dans
les racines de l’armoise commune, ont cependant vécu, tandis que la
plante n’a pas résisté à un froid de 45 à 20°; 4° des larves du Molytes
coronatus, qui se trouvaient dans les loges pratiquées dans le canal
médullaire de grosses racines de la carotte, se sont parfaitement déve-
loppées, malgré le grand froid de l'hiver 1879-1880 (Ann. Soc. ent. Fr.,
Bull., 1882, p. 84; 188%, p. 218; et Rhynchophora, 1884, p. 97).
Membre reçu. M. le D' L. Bergroth, à Helsingfors (Finlande), L. Ro-
berstsgatan, 11, qui s'occupe d’entomologie d’une manière générale, et
surtout des Insectes Hémiptères, présenté par M. Bedel. — Commissaires-
rapporteurs : MM. de Marseul et Bourgeois.
E. D.
Séance du 8 avril 1885. LXXV
Bulletin bibliographique.
Atti dellu Reale Academia dei Lincei, 282 année (1884-1885), serie
quarta, vol. I, fase. 7 et 8. ©
Bulletin des bibliothèques scientifiques, rédigé par Ed. André, publication
mensuelle (15 février 1885).
Bulletin d'Insectologie agricole, 10° année.
N° 2 (février 1885). E. LAUGIER, Observations sur le Dacus oleae et
ses parasites. —Le Bembex à bec, la Mélanthie ondée.— A. H. HAMET,
Rôle important des Insectes dans la fécondation des plantes. —
H. Humgerr, Le groseillier et ses ennemis (suite et fin). — BALBIANI,
L’œuf d'hiver du Phylloxéra (suite).
N° 3 (mars 1885). E. LauGIER, Observations sur le Dacus oleae et
ses parasites (fin). — E. SAvarp, La Notonecque glauque. — Société
centrale d’apiculture et d’insectologie, séance du 24 janvier 1885. —
A. Humsert, Les Lézards. — Les plantes repiquées et les insectes
nuisibles. —BALBrANI, La destruction de l'œuf d'hiver du Phylloxéra.
— Epeire diadème.
Bulletin of the Brooklyn Entomological Society, voL.I (1878-1879).— Dury,
Occurrence of Omophron robustum, Dacne Ulkei and Coptodera aerata
near Cincinnati. — Fuscus, Record of aboudance of Cucujus cluvipes
and Lebia grandis. — GissLer, Coleopterous larvae of Tenebrionidae
(4 pl.).— GRAEr, Arctia fiqurata; Gortyna nebris, var. nitela; some sp.
of Noctuidae common to Europe and N. A.; Syneda, Leucanitis and
Bolnia; acquisition of rare Lepidoptera ; some sp. of Thecla; pupae of
Platisamia Glover; minor notes; Acronycta Walkeri. — GROTE,
Descript. of Catocala sinuosa. — Ho, Synopt. tables of Elaphrini,
Loricera, Trachypachys, Nomaretus, Cychrus. — Hoyt, New collec-
ting net. — HuLsr, On Smerinthus geminatus; Deiopeia bella; Samia
cinthia.—KoBELE, Occurrence of some Catocala and Cicindela in Fla.
—LEconTE, Trap for small Silphidae, etc.; collecting at Capron Spring
W. Va; description of Calosoma simpleæ; synopt. table of Calosoma.
— ScHAUPP, Raising beetles in captivity. Descript. of the larvae of
Dicoelus dilatatus, Staphylinus maculosus, Dicoelus elongatus, Dicoelus
politus. On collecting Silphidae, Coprophagous insects, Cychrus on
sandy banks, in winter. On the Cicindelidae of U. S. (Amblychila,
Omus and Tetracha. Cicindelidae of the neighborhood of N.-Y. Arctia
virgo; On distinguishing some of our common Cicindelidae ; on syno-
nymical and varietal names.—SALTZWEDEL, Apparatus for preparing
larvae, — SCHMELTER, Practical hints on Collecting. Chrysomelidae of
LXX VI Bulletin entomologique.
the neighborhood of N.-Y. — STreckER, Larva of Platysamia Glo-
vert. — Terper, Capture of Oncocnemis Chaudleri, variety of Hype-
rarchia Io. On the nomenclature of a few of our Bombycids. —
WiLson, Larva of Cucujus clavipes.
Vol. IT (1879-1880). —BLAxcHARD, Occurrence of Afemeles cavus.—
Enwanps, Descript. of some new Catocula. — Fucus, Nyctobutes
pensylvanica and N. barbata. — Gisser, Biological notes on some
Tenebrionidae. — GRAEF, Datana floridana, n. Sp. — Huzsr, The
uses of Cocoons ; abnormal larvae. Macroglossa Thysbe. Hints of the
Rearing of Lepidoptera. Foodplants of Darapsa Chaerilus and Eacles
imperialis. On Nemoria Chloroleucaria. Captures of rare butterflies.
Descript. of new Catocala. — Leconte, Synopsis of the N. A. sp. of
Platynus. N. sp. of Platynus. Synopt. tables of Panagaeus, Micrirys,
Morio, Helluomorpha, Galerita, Zuphium, Diaphorus, Casnonia, Lep-
totrachelus, Ega, Lachnophorus, Anchonoderus, Anchus, Plochionus.
— Zuphium longicolle n. sp.— Meyer, The Butterflies and the Hum-
mingbird. Descript. of Catocala gisela, n. Sp. — NosrrAnD, On Su-
mia cynthia. — ScuAupr, List of the described Coleopt. larvae of U.S.
Occurrence of Dorcus and of larvae of Orthosoma. Larvae of Cicindelae.
Inhabitants of a beech-tree. Flight of Lepidoptera in Mid-Ocean.
Insect life on Coney Island. Captures of Bellaneira scalaris. Abun-
dance of Coleopt. on the blossoms of Chestnut tree. Coleopt. larvae.—
STRECKER, À new Catocala. — TEpper, On Notodonta tremula, dic-
taeoides and rimosa; on Lycaena violacea. — WeBsTER, Entomological
notes.
Vol. IT (1880-1881). — BarLey, N. sp. of Pleusioneura. — EpwaRDs,
Notes upon Catocala, with descript. of a new var. and sp. Descript.
of some new forms of Aegeridae, — FRENCH, Spilosoma textor. —
Fucas, Infested twigs. — GRAEF, Spilosoma cunea. Descript. of new
Aplodes. N. sp. of Notodonta. Descript. of a new Geometer from Col.
— GroTE, New Noctuidae. N. sp. of Moths. A new Deltoid. N. sp. of
N. A. Aegeriadae. — Horx, Synopt. tables of Dicoelus, Diplochila. —
Huzsr, Remarks upon Catocala, with a catalogue of sp. Some n. sp.
of Geometridae. Some n. sp. of N. A. Lepidopt. Remarks on Smerin-
thus myops. — Jurica, Insects from infested trees. On collecting
Elmidae. — PiLATE, Interesting captures. — ScxaurP, What we need.
Biological notes on the larva of Chlaenius leucoscelis. Descript. of larvae
of Chlaenius leucoscelis, Pterostichus lucublandus and mutus (4 pl.),
Platynus extensicollis, Staphylinus vulpinus. À hint for collecting. —
STRECKER, Some n. sp. and. var. Of N. A. Lepidopt. On Aegiala von-
D.
Seéunce du S avril 1885. LXXVII
fagui.— Teprer, Capture of Terias nicippe on L. J. — WegsTeR, List
of Chrysomelidae observed on Salix discolor.
Vol. IV (1881-1882). —GRAEr, A. var. of Arctia virgo. — HAROLD,
Reprint of descript. of n. sp. — Horn, Synopt. tables of Chlaenini,
Tetragonoderus, Dromius, Axinopalpus, Apenes, Pinacodera, Cymin-
dis, Apristus, Blechrus, Tecnophilus, Philophuga, Callida. — Hvrsr,
À good way to get rare Lepidoptera. Descript. of some n. sp. Geo-
metridae. Rearing of a Hybrid Moth. — Jewirr, On Hemaris margi-
nalis. — KOEBELE, Descript. and notes upon various larvae. — LE-
CONTE, À n. sp. OÙ Aphodius. — Scnavurr, Descript. of the larvae of
Leistotrophus cingulatus, Necrophorus tomentosus, Patrobus longi-
cornis. Where to find larvae and pupae. On collecting grounds. Bio-
logical notes on some Coleopt. Pupa of Dorcus parailelus. On larva
and pupa of Cryptorhynchus parochus. Naming varieties at wholesale.
SMITH, Habits of the larva of Rhodophora Florida. Descript. of Nyc-
terophaeta, n. gen. Synopsis of N. A. Genera of the Noctuidae. —
Tepper, Descript. of new Lepidopt. (4 pl.).—ULxe, Descript. of n. sp.
(Reprint.). — Check-List of the Macro-Lepidoptera of N. A.
Vol. V (1882-1883).— BLANCHARD, Habits of Amphicoma vulpina.
— CRAMER, À new collecting-sround. — Fucxs, Synopsis of the Lu-
canidae of U. S. — Horx, Synopt. table of Olisthopus. Harpalus cali-
ginosus (woodcut with details). — HuLzsr, Sesia syringae (A pl.). —
LECONTE, Synopt. table of Myas. — RicksECKER, Occurrence of Am-
phicoma ursina. — RiLeY, On an Illustrated Essay of the Noctuidae of
N. A.— ScHaupP, Larva of SUpha americana. On the species of Pte-
rostichus. Remarks on some Coleopt. pupae (1 pl.). Biological notes on
and descript. of the larva of Calosoma calidum Record of the Co-
leopterology of U. S. for 1882. Fertile eggs from a dead Arctia virgo.
Occurrence of Amphicoma Lupina. — Smirx, Synopsis of the Noc-
tuidae. Coleopterological notes. New Noctuids and notes. New Mordel-
lidae and notes. Collecting Nociuidae in day lime. Synopsis of Butter-
flies. — Tepper, New Moths (1 pl.). Habitat of Welitaea colon and
Perdiceas — Explanation of Terms used in Entomology.
Vol. VI (1883-1884). — CraMer, Ova, of Amphidasis cognatoria. —
HozLanD, Olla podrida. — Horn, Synopt. table of Pseudomorpha.
Synopsis Of Tachycellus (with a n. sp.), and Discoderus (with a
n. Sp.). — HuLsr, On some Sesiidae. Arctia naïs and var. Commu-
nication in relerence to Arctia nas. — Riley, On à gall-making
genus Of Apionidae. Podapion genicola n. sp. — ScxavwrpP, Hints for
raising Coleopt. larvae (Cicindelidae, Carabidae, Necrophorus and Sil-
LXXVII Bulletin entomologique.
pha, wood-boring larvae, Dungbeetles). List of Carabidae in the
neighborhood of N. Y. Larva of Galerucella sagittariae. Synopt. table of
Cicindelidae (5 pl.). Remarks and descript of n. sp.—Obituary : J. Le-
conte (4 pl.). — Scawarz, Carabidae confined to single plants. —
Surrx, Mordellidae, notes and descript. Anatomy of the N. A. Noc-
tuidae. Synopsis of the genera of N. A. Rhopalocera. Obituary note
on D’ Bailey. Synopsis of the N. A. species of Satyrus, etc. — Ei-
roRs DEPARTMENT, Preservating duplicates. Book notice (on Grote’s
Moths of New Mex.) Alypia 8-maculata, Chek list, Mounting micro-
scopic beetles. To keep out Dermestes. To wash old dirty specimens.
Longevity of beetles. Man eating Lucilia. Seashore collecting. Trap for
Heterocera. Fruit Insects (notice of Saunder”’s). Beetle trap.— Synopr.
TABLES OF COLEOPTERA : Cicindelidae, Stenolophus, Acupalpus, Pseu-
domorpha, Calathus, Bradycellus, Tachycellus, Discoderus, Agono-
derus. — SYNOPT. TABLES OF LEPIDOPTERA : Limenitis, Tresia, Syn-
chloe, Cystineura, Anartia, Eurema, Ageronia, Tunica, Calicore,
Timetes, Victornia, Heterochroa, Aganisthos, Vanessa, Grapta, Apa-
tura, Paphia, Neonympha, Satyrodes, Satyrus.
Comité des travaux historiques et scientifiques, au Ministère de l’instruc-
tion publique. Liste des membres du Comité, des correspondants du
Ministère de l'instruction publique, des Sociétés savantes de Paris
et des départements.
Comptes rendus hebdomadaires des séances de l'Académie des Sciences,
tome C, n% 42 et 13 (13 et 30 mars 1885). (©)
Feuille des Jeunes Naturalisies, 15° année, n° 174 (1° avril 1885). — Cn. et
Fr. BArBier, Faune entomologique de Béziers et de ses environs. —
Communicarions : Conservation des insectes; habitat de deux Curcu-
lionides (Cleonus albidus et Baridius morio); Apatura iris var. rose ;
nécrologie (M. Mëyer-Dür).
Naturaliste (le), T° année, n° 7 (4% avril 4885). — L. BLeuse, Note sur
une variété nouvelle du Carabus catenulatus.
Revue d'Entomologie, publiée par la Société française d’Entomologie,
tome IL (1884).
N° 44. — Xamgeu, Nécrologie : Jean-Hubert Chabrier, — PuTon,
Hémiptères nouveaux. — Note sur l’Aepophilus. — Simonor-RévoL,
Hibernation des Coléoptères. — A. FAUvVEL, Sur l'identité des genres
Hypothenemus, Stephanoderes et Homoeocryphalus. —Les Longicornes
gallo-rhénans : catalogue.
Séance du 8 avril 1885. LXXIX
N° 42. — A. Fauver, Les Longicornes gallo-rhénans : catalogue
(suite et fin). — Nouvelle note sur l'Hypothenemus eruditus W.
Tome IV (1885), n° 4. — R. Mac-LacuLAN, Notes additionnelles
sur les Névroptères des Vosges. —E. ABEILLE DE PERRIN, Nouveaux
documents pour servir à lhistoire des Malachides. — J. BOURGEOIS,
Faune gallo-rhénane, Malacodermes (suite).
N° 2. — E. ABEILLE DE PERRIN, Nouveaux documents pour servir
à l’histoire des Malachides (suite et fin). — A. FauveL, Aveugle ou
non ? Réponse à M. de Sauley au sujet des Glyptomerus et descrip-
tion d’une espèce nouvelle. — A. RouLLer, Les Longicornes sont-ils
susceptibles d’hibernation ? — C.-E. Leprigur, Faunule aquatique
d’Arromanches (Calvados). — Fr.-X. FreBer, Description des Cica-
dines d'Europe des genres Cicadula et Thamnotettiæ (traduit par
F. Reiber, avec des additions par L. Lethierry). — J. BourG£ots,
Faune gallo-rhénane, Malacodermes (suite).
N° 3. — Fr.-X. FIeBER, Description des Cicadines d'Europe des
genres Cicadula et Thamnotettix (traduit par F. Rieber, avec des
additions par L. Lethierry) (suite). — J. BourGgois, Faune gallo-
rhénane, Malacodermes (suite).
FraAncHeT. Observations sur le Bruchus (Caryoborus) nucleorum et son
développement, 4 p., 4 pl. col. (Extr. Bull. Soc. philomathique de
Paris, 8 novembre 1884.) *
LICHTENSTEIN. Communication sur l’histoire du Phylloxéra et de ses con-
génères, faite à la séance publique de la Société d'étude des sciences
naturelles de Nîmes, du 20 décembre 1884, 7 p. *
PREUDHOMME DE BorRe. De la validité spécifique des Gyrinus colymbus
Er., distinctus Aubé, caspius Ménétr., libanus Aubé, et Suffriani
Scriba, 4 p. (Comptes rendus Soc. entom. Belg., 3 mai 1884.) *
Ip. Les Méloïides de l’Europe centrale d’après Redtenbacher et Gut-
fleisch, 14 p. (Bullet. Soc. royale linnéenne Belg.) *
Ib. Note sur les Julides de la Belgique, suivie de la description d’une
espèce nouvelle par M. le D' R. Latzel, de Vienne, 8 p. (Comptes
rendus Soc. entom. Belg., 2 août 1884.) *
In. Tentamen catalogi Lysiopetalidarum, Julidarum, Archiulidarum,
Polizonidarum atque Siphonophoridarum hucusque descriptarum,
&A p. (Ann. Soc. entom. Belg., t. XXVIIL.) *
À. B.
LXXX Bulletin entomologique.
Séance du 22 avril 1885.
Présidence de M. Év.-L. RAGONOT.
Correspondance. 1] est donné lecture de lettres adressées par deux des
membres honoraires qui viennent d’être récemment élus :
Philadelphie, le 28 mars 1885.
Monsieur le Secrétaire, ;
C’est avec un vif plaisir que j'ai reçu votre lettre (16 mars) m’annon-
çant que la Société entomologique de France a daigné !me nommer
membre honoraire.
Veuillez présenter à mes Confrères l’expression de ma sincère recon-
naissance pour la haute distinction qu’elle m’a accordée et qui est
d'autant plus flatteuse pour moi que cette élection a eu lieu en rempla-
cement de mon illustre maître et cher ami Leconte.
Assurez la Société que je ferai tous mes efforts pour justifier la haute
distinction dont elle vient de m’honorer.
Veuillez agréer l’assurance de mes sentiments les plus dévoués.
GEORGE H. HoRN.
A M. E. Desmarest, secrétaire de la Société entomologique de France.
Remiremont, 12 avril 4885.
Monsieur le Président,
La Société entomologique de France, en me mettant au nombre de ses
membres honoraires, vient de me décerner un honneur auquel j'étais
loin de m’attendre et qui m’a surpris au plus haut degré, puisque d’autres
en étaient beaucoup plus dignes que moi.
Je vous prie d’être près de mes Confrères l’interprète de ma profonde
cratitude.
Cet honneur, qui ne m’aveugle pas sur mes mérites et est dû plutôt à
mon grand amour de notre science et de ses adeptes qu'à d'importants
travaux, sera pour moi un encouragement à persévérer dans l’étude de
l’entomologie et ne fera que fortifier, s’il est possible, mes sentiments
d'estime et de cordialité pour mes Collègues.
Recevez, Monsieur le Président et honoré Collègue, avec mes remer-
ciements tout particuliers pour votre excellente lettre, l'expression de
mes sentiments les plus distingués et les plus dévoués.
D' AuG. PurTon.
À M. Ém.-L. Ragonot, président de la Société entomologique de France.
Décision. La Société, sur la proposition de son Président, décide qu’elle
fera une excursion entomologique, le dimanche 17 mai, à Bouray-Lardy.
EP
Seance du 22 avril 1885. LXXXI
Communications. M. Al. Peragallo, de Nice, adresse, par lentremise
du Secrétaire, la seconde partie de ses Études sur les Insectes utiles et
nuisibles à l'agriculture. Après avoir passé en revue dans une première
partie de son ouvrage les Insectes propres à l’Olivier, il s'occupe spécia-
lement, dans ce nouveau mémoire, de ceux du Chêne (Chène-liège,
Yeuse, Kermes), de la Vigne, de l’Oranger et du Citronnier, du Carou-
bier, du Cerisier, du Figuier, du Châtaignier, du Pommier et du Poirier.
Une planche coloriée représente les principaux Insectes qui ont été
indiqués dans ce travail d’entomologie appliquée.
— M. le D' Sénac fait connaître la synonymie suivante :
Le Gedeon Borrei Haag (Mittheil. der Münch. Ent. Ver., p. 91, 1878),
de Mésopotamie, n’est autre que la Pimelia parallela Sol., Ann. Soc.
ent. Fr., 1836, p. 125.
Nous connaissons trois exemplaires de cette espèce : l’un fait partie
de l’ancienne collection d'Olivier, sous le nom inédit d'Olivieri. U pro-
vient d'Alep (coll. Ern. Olivier). Les deux autres sont au Muséum na-
tional ; ils proviennent de Mésopotamie. Bien que nous n’ayons pas vu
l’insecte décrit par Haag et qui est au British Museum (ex-coll. Bates),
la description ne saurait laisser aucun doute sur la réunion que nous
indiquons.
— Le même membre dépose les diagnoses de deux espèces nouvelles
appartenant au genre Pimelia :
1° P. oBLONGA, nov. sp. — Long. 25 mill.; lat. 13-13 1/2 mill. —
Oblongo-ovata, subnitida. Caput punctatum, retrorsum tenuissime. An-
lennæ crassæ, prothoracem paulo, postice, superantes. Pronotum latum
lateribus valde rotundatis, basin versus angustatum, supra medio lævi-
gatum, minutissime punctulatum, « latere granulatum. Elytra ovata,
dorso leviter depressa, subopaca, granulis triangularibus parvisque, an-
trorsum obliteratis, parce tectu. Costa marginalis minutis disjunctisque
granulis retro validioribus formata; lateralis dorsalesque costæ e tuber-
culis postice prominentioribus constitutæ. Prima dorsalis ante fere deficit.
Pedes granulati. Tibiæ anticæ dente externo brevi extus armatæ. Tibiæ
quutuor posteriores supra valde granulatæ, subcanaliculatæ. Tarsorum
articuli triangulares.
Maroc : Mogador.
Cette espèce est voisine, mais bien distincte de 1a P. echidna Fairm.
— Deux exemplaires dans la collection de M. Fairmaire qui nous en a
généreusement abandonné un.
(4885) BULL. vi.
LXXXII Bulletin entomologique.
2% P,. BRrisoUTt, nov. sp. — Long. 14-15 mill.; lat. 9-14 mill. — Nigra
nitida vel subnitida, oblongo rotundata, valde convexæa. Caput parcis-
sime, ante grossius punctatum. Antennæ prothoracis basin valde supe-
rantes, robustæ, nigro-nitidæ, articulis quarto, quinto sextoque longe
seriatim ciliatis. Prothorax brevis, lateribus rotundatis, postice latior,
medio dorso lævi, latera versus parce granulatus. Elytra antrorsum bi-
sinuata, humeris leviter productis, ubique tuberculis prominentibus, dis-
junctis aut transverse commissis, lecta. Costæ dorsales tuberculatæ vel
longe crenatæ, elevatæ, nonnunquam antrorsum evanescentes, et solum-
modo postice perspicuæ; lateralis costa prominentior, crenata, retrorsum
subdentata, semper evidentior ; marginalis costa prominens, subdenticu-
lata. Tibiæ anteriores paulum dilatatæ, dente externo parvo, extus termi-
natæ ; intermediæ posterioresque supra angustæ, defossæ. Tarsorum arti-
culi triangulares angusti.
Algérie : Le Kreïider, Géryville, Bou-Saada.
Cette espèce portait, dans la collection Reiche, le nom de nitida
(inédit). Elle a été rapportée par M. Ch. Brisout de Barneville et par
M. Bedel, en 1884. Elle est voisine de la P. Buqueti Luc., dont elle nous
semble toutefois très distincte.
— M. L. Fairmaire adresse, par l'intermédiaire de M. Lefèvre, les
descriptions de deux Corynodes trouvés dans la partie occidentale du
pays des Niams-Niams :
1° CORYNODES CRIBRATELLUS, Sp. n0v.—Long. 40 à 14 mill. — Oblon-
qus, convexus, æneus, modice nitidus, undique dense fortiter punctatus,
punctis breviter piligeris; capite densius punctato, plagulis politis plus
minusve sparsuto, medio plus minusve striato, aut linea subpolita
signato; antennis basi æneis, articulis 5 ultimis latis, cyaneis, punc-
latis, subopacis ; prothorace truncuto-conico, lateribus fere rectis, angulis
posticis acutis, dorso fortiler punctato, basi marginato; scutello oblusis-
sime ogivali, parce punctato ; elytris fortius punctatis, transversim leviter
rugosulis, intervallis subliliter rarius punctulatis; sublus griseo-pubes-
cens, sat Subtiliter punctatus, femoribus valde punctatis.
Ressemble beaucoup aux variétés bronzées du C. senegalensis, mais
bien distinct par la tête et le corselet très ponctués, à points sétigères,
les élytres un peu plus fortement ponctuées, ridulées transversalement,
et les fémurs plus ponctués.
20 (. CÆRULESCENS, n0V. Sp. — Long. 10 à 4% mill.— Oblongus, con-
veus, totus cæruleus, modice nilidus; capite convexo, parce punctato,
antice medio sulcato, ad oculos utrinque arcuatim profundius foveato ;
Séance du 22 avril 1885. LXXXIII
antennis basi nitidulis, articulis 5 ultimis valde dilatatis; prothorace
truncato-conico, lateribus fere rectis, dorso laxe modice punctato, inter-
vallis subtilissime punctulatis; scutello lævi; elytris sat fortiter sat dense
punctatis, punctis subliliter setigeris, intervallis subtilissime alutaceis ;
subtus vix sensim punclulatus, subtililer pubescens, femoribus sat tenuiter
punctatis, punctis piligeris.
Très voisin du pusio, en diffère, outre la coloration, par la tête plus
convexe, moins ponctuée, le corselet plus étroit, à ponctuation un peu
plus fine avec les intervalles plus lisses, et les élytres moins rugueuse-
ment ponctuées.
— M. H. Lucas communique la note suivante :
Je fais passer sous les yeux de la Société une nidification soyeuse, en
forme de bourse, due à des chenilles du genre des Bombyæ; ces che-
nilles, qui ont été décrites et figurées par M. Sallé, Ann. Soc. ent. Fr.,
1857, p. 16, pl. 1, fig. c, commencent à former cette nidification dès
leur sortie de l’œuf et vivent en société jusqu’à leur transformation en
chrysalide ; elles se nourrissent de feuilles de Gouyavier (Psidium pyri-
ferum L.) et d’une espèce de chêne. Le papillon, également décrit et
figuré par M. Sallé, porte le nom de Bombyx psidii, Ann. Soc. ent. Fr.,
id., p. 16, pl. 4, fig. a d\, b ®, et rappelle, par son port et sa taille,
notre B. rubi d'Europe, avec lequel il a une certaine analogie, mais
dont les chenilles vivent solitaires. Ces nidifications atteignent parfois
des dimensions considérables, car, d’après M. Sallé, loc. cit., p. 47, il y
en à qui acquièrent un développement égalant 80 centimètres. La soie
qui forme ces bourses est abondante, douce au toucher, d’une blan-
cheur éclatante et susceptible d’être tissée ; mais, d’après Nieto, ento-
mologiste mexicain, que nous avons perdu récemment, la chenille de
cette espèce est très difficile à domestiquer.
Le nid que j'ai étudié mesure en longueur 40 centimètres et en lar-
geur 1% centimètres; j'ai trouvé dans son intérieur un assez grand
nombre de dépouilles de chenilles appartenant à des âges différents,
ainsi que des chrysalides vides. Ces chenilles ne construisent pas de
cocons ; leurs dépouilles sont garnies de poils longs et touffus, qui,
comme l’a déjà remarqué M. Sallé, se détachent facilement du corps et
occasionnent, lorsqu'on les touche, des démangeaisons assez vives, en
ce qu'ils s’implantent dans les pores de la peau.
Après la fécondation, je crois que les œufs sont pondus sur la nidifi-
cation, et Ce qui m’autorise à émettre cette opinion, c’est que j’en ai ren-
contré un assez grand nombre déposés sur l’enveloppe extérieure for-
LXXXIV Bulletin entomologique.
mant des plaques plus ou moins grandes, et d’autres, au contraire,
placés çà et là. Ces œufs sont petits : ils égalent en longueur 2 milli-
mètres et en largeur 4 millimètre 4/4; ils sont lisses, de forme ovalaire
et arrondis à chaque extrémité; ils sont durs au toucher, brillants et
d’un jaune légèrement teinté de roussâtre; au pôle où est situé le mi-
cropvle, ils sont un peu plus larges ; quand au micropyle, il est arrondi
et très constatable par sa couleur qui est d’un roux teinté de brun.
En examinant l’intérieur de celte nidification, j'ai rencontré un cocon
avec la dépouille de la chenille placée à son extrémité, et, en ouvrant
ce cocon qui rappelle en petit celui du Bombyx quereus, j'ai trouvé une
larve apode, longue de 22 millimètres sur 8 millimètres de largeur; elle
est molle, d’un jaune clair, avec la tête, le prothorax, le mésothorax et
le métathorax d’un jaune plus foncé; en dessus, on aperçoit une ligne
longitudinale brune que l’on reconnait à ses mouvements de systole et
de diastole pour être le vaisseau dorsal, et qui est mamelonnée sur les
côtés, fortement plissée transversalement en dessus et en dessous ;
enfin, la tête présente, mais d’une manière vague, la position des yeux
et celle des organes buccaux. Par sa tête non recourbée sur la région
sternale, il est à supposer que cette larve parasite de la chenille du
Bombyx psidii doit appartenir à un Hyménoptère de la tribu des Ich-
neumonides.
Cette nidification provient de San-Salvador (Amérique Centrale), où
elle a été rencontrée par M. Pector, qui en a fait don au Muséum.
— M. Sylvain Ébrard, d’Unieux, adresse la note suivante :
M. le D' Valentin a dit (le Naturaliste, 1880, n° 30) que la Rhodocera
Cleopatra, qui habite normalement les environs de Bordeaux, se ren-
conirait également auprès d'Angoulême, où elle était très localisée, et
que cette dernière station semblait être le point le plus septentrional où
elle se trouvait, tandis que dans le centre de la France elle ne remontait
pas autant vers le Nord, ne dépassant pas les pentes méridionales des
montagnes du Cantal.
Les recherches récentes de M. Favarcq, entomologiste de Saint-
Étienne, montrent qu'il faut étendre plus au nord l'habitat de ce Lépi-
doptère. En effet, il l’a trouvé au mois de juillet au versant est du
mont Pilat, ainsi que dans le bois de la République, et il semble même
certain que ce Rhodocera aurait été pris au Bois noir, tout près de Saint-
Etienne.
— M. Paul Audollent communique une note sur un micro-organisme
trouvé dans le sang du Dytiscus marginalis :
Seance du 22 avril 1885. LXXXV
On sait que le sang des Insectes contient des éléments cellulaires
incolores ressemblant, à certains égards, aux globules blancs des Verté-
brés. En général, ils varient beaucoup de formes et de dimensions et
possèdent, au moins chez l’Insecte adulte, un noyau bien distinct plongé
dans des granulations protoplasmiques. Chez le Dytiscus marginalis, ils
ne sont pas très nombreux, nagent épars au milieu du plasma avec une
forme plus ou moins ovalaire, mais très irrégulière et comparable à
celle de certains Protozoaires AmϾbiens.
C’est en examinant ces globules chez un Dyitisque mâle, au moment
où le sang sortait de la blessure faite à l’Insecte par une épingle, que
j'aperçus, à un grossissement assez considérable, de petits organismes
bien différents des éléments précédents. Leurs dimensions suffisent,
du reste, à les en distinguer, car les plus gros d’entre eux étaient au
moins 35 ou 40 fois plus petits que les globules sanguins de moyenne
taille. Au grossissement de 780 diamètres, ils avaient de 4 à 2 milli-
mètres de largeur, suivant les individus, ce qui donne une grosseur
réelle de 45 à 30 dix-millièmes de millimètre. Ces Micro-organismes,
dont la forme est nettement globuleuse, sont doués du mouvement
brownien, c’est-à-dire d’une rotation continuelle sur leur axe sans
déplacement notable; c’est surtout en voyant des individus accolés au
nombre de deux ou trois que je pus constater ce fait avec évidence. Ces
caractères me font croire que les êtres en question sont des Microbes,
ou, pour parler plus scientifiquement, des Schizomyzètes du genre Micro-
coceus. Je ne sais si ces petits organismes ont déjà été signalés comme
parasites des Insectes.
Les individus réunis présentaient sans doute diverses phases de la
reproduction par scissiparité. Tantôt c'en étaient deux ou trois de gros-
seur égale, tantôt un gros et un petit ou bien un gros et deux petits ;
je ne crois pas avoir observé un petit uni à deux gros. Il est même pro-
bable que j'ai assisté à la subdivision d’un de ces derniers, qui, m’ayant
d’abord semblé unique et allongé en forme de poire, me parut ensuite
composé de deux individus de dimensions différentes. Mais un objectif
assez puissant me manquait pour acquérir une plus ample certitude
sur ces faits, et, d’ailleurs, le temps me faisait défaut pour poursuivre
cette étude comme je l'aurais désiré.
Je vis en outre un corps d'apparence discoïdale, aplatie, environ 20 à
25 fois plus gros que les êtres précédents. Mais je pense que C'était un
élément sanguin d’une forme particulière, et non pas un organisme
étranger. E. D.
LXXXVI Bulletin entomologique.
Bulletin bibliographique.
Anales de la Sociedad Española de historia natural, tomo XIV, cua-
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Papilio polydectu of Cramer (4 pl. col.). — W. H. Misxx, Note on
Tachyris melania of Fabricius. — Descript. of new Australian Rho-
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of domestic figs, with reference to D' Paul Mayer’s notes thereon. —
On the « Pediculus melittue » of Kirby and its affinities, with refe-
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Tortricidae (4 pl. col.). — HARroLD J. Hocxixs, Notes on two Austra-
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LXXX VII Bulletin entomologique.
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196 p., 4 pi. col. (Nice, 1885). *
SÉérizIAT (D'). Catalogue des Lépidoptères des environs de Collo, 19 p.
(Bullet. n° 20 de l'Académie d’Hippone, fasc. 3). ?
A. B.
Séance du 4% mai 1885.
Présidence de M. Ém.-L. RAGONOT.
Nécrologie. M. Frédéric Stein, professeur à l’Université de Prague,
auteur de l’ouvrage. intitulé : Physiologie des Insectes, est décédé le
9 janvier 1885, à l’âge de soixante-six ans.
Rapport. M. JS. Fallou adresse la notice suivante :
Messieurs,
Lorsque vous m'avez fait l'honneur de me désigner comnmie l’un de
vos délégués au Congrès des Sociétés savantes qui s’est réuni dernière-
ment à la Sorbonne, je ne pensais pas que je serais également chargé
de vous rendre compte des communications entomologiques qui y ont
été présentées. Il eût été préférable que ce rapport fût rédigé par l’un de
nos présidents ; cependant, cédant aux instances de notre vice-président,
je vais vous indiquer sommairement les sujets traités par divers natura-
listes.
Le Congrès a été tenu du 7 au 11 avril ; les séances ont eu lieu chaque
jour de 4 à 4 heures sous la présidence de MM. de Quatrefages et
Alphonse Milne-Edwards. Plusieurs de nos membres : MM. Bourgeois,
Brongniart, Fallou, Gadeau de Kerville, Maurice Girard, Leprieur,
Mégnin, Olivier, y ont assisté.
1° M. Charles Brongniart a fait une importante communication sur
les Insectes fossiles des terrains houillers, particulièrement sur ceux de
Commentry (Allier).
Seance du 13 mai 1885. LXXXIX
2 M. H. Gadeau de Kerville, délégué de la Société des amis des
sciences naturelles de Rouen, et, en même temps, l’un des nôtres, a
répondu à la première question du programme relative à l’étude dé-
taillée de la France fluviale, dans un travail ayant pour titre : Aperçu de
la faune de la Seine et de son embouchure, depuis Rouen jusqu'au Havre,
travail qui n’est que le résumé d’un mémoire qui sera publié à la fin du
deuxième volume de louvrage de M. Lennier sur lEstuaire de la Seine,
dont la publication aura lieu très prochainement. Notre collègue a indi-
qué les principaux traits de la faune macro- et microscopique de la
Seine, et a signalé les espèces particulièrement intéressantes d’Insectes,
de Crustacés et de Pycnogonides qu'il a recueillies jusqu’à présent.
3° M. le D' Lemoine, de Reims, est entré dans d’intéressants détails
sur les ennemis naturels du Phylloxère et des Coccides; en faisant re-
marquer les importants résultats que lon pourrait obienir de ces auxi-
liaires, il a fait passer sous les yeux de lassemblée de nombreuses
figures qui les représentent très grossis.
&° Le même savant a fait une communication relative au développe-
ment et à l’organisation de l’Aspidiotus du Laurier rose.
5° M. le D' Trouëssart, délégué de la Société d’études scientifiques
d'Angers, s’est occupé de la distribution géographique des Sarcoptides
épizoïques ; il en a indiqué un grand nombre qui vivent sur divers Ver-
tébrés, et a présenté quelques applications relativement au transfor-
misme.
6° M. Ramé, délégué de la Société d’apiculture et d’insectologie, en
répondant à la neuvième question du programme concernant l’Attacus
Cynthia, a cherché à démontrer, par des chiffres nombreux, la grande
importance que le produit de la soie de ce Bombycite pourrait donner
si l’on parvenait à exploiter en grand. La réalisation de ce vœu, qui a
été bien des fois formulé, serait des plus utiles à l’industrie, et l’on
aurait été heureux que l’auteur eût donné des observations nouvelles
sur cet Attacus dont l'introduction en Europe est tentée depuis une
trentaine d'années.
Enfin, j'ai présenté, d’après mes études de plusieurs années, comme
je l’ai exposé devant notre Société (Bull., p. LxxIv), des remarques :
7° Au sujet de la neuvième question du programme, sur mes édu-
cations de divers Bombycites séricigènes, et spécialement sur celles de
l’'Aftacus Pernyt;
XC Bulletin entomologique.
Et &, relativement à la treizième question, sur mes travaux relatifs à
l'influence de la température hibernale sur les Plantes et les Insectes.
Communications. M. le Dr Al. Laboulbène offre à la Société :
4° L'article PARASITES qu'il vient de publier dans le Dictionnaire ency-
clopédique des sciences médicales, et où il fait connaître la plupart des
idées de notre regretté collègue C. Davaine à ce sujet; — 2° un mémoire
avec planche sur le Sphærogyna ventricosa Newport (en commun avec
M. P. Mégnin). Il s’agit dans ce travail d’un Acarien très remarquable,
dont la femelle, au moment de la ponte, acquiert un tel développement
abdominal qu’elle prend la forme sphérique. —M. Péragallo ayant envoyé
des nymphes de Coræbus fasciatus recouvertes de corps ovilormes,
M. Laboulbène avait constaté et communiqué à l’Institut que ces œufs
prétendus étaient des Acariens. Le présent travail offre la description
et les figures de cette espèce dans ses divers états.
— M. Maurice Girard communique les observations d’entomologie
appliquée qui suivent :
Dans la dernière semaine d'avril 4885, dans le parc de l’École d’agri-
culture de Grignon (Seine-et-Oise), des quantités innombrables d’Of0-
rhynchus ligustici Linn. ont envahi un champ de vesces d’étendue consi-
dérable. Ces Charançons avaient été observés les années précédentes sur
des luzernes, mais en bien moins grande abondance. Les nouveaux semis
de vesces allaient disparaître entièrement rongés. Un remède a été trouvé
dans l'observation même des mœurs de ces Charançons nocturnes, qui
se gîtent en terre pendant le jour. On a labouré, puis hersé sur tout le
pourtour du champ une large bordure de plusieurs mètres, qui à été
ainsi convertie en gros grumeaux de terre. Les Ofiorhynchus S'y sont
réfugiés; puis on les a écrasés sous l’action d’un fort rouleau compres-
seur. On a répété à plusieurs reprises le hersage, ainsi que le passage
du rouleau, et les déprédations du Charançon sont devenues peu impor-
tantes.
— M. Ant. Grouvelle adresse des synonymies relatives à des Cucujides
du genre Airaphilus Redt. :
1° Après examen des types, et d'accord avec M. le D' Kraatz, les
A. tulpa Kr. et fibulatus Kr. doivent être définitivement réunis à VA. na-
sutus Chevr.;
2° [’A. ruthenus Solsky n’est qu'une variété insignifiante de l'A. ge-
minus KT.
Séance du 13 mai 1885. XCI
— M.1J.-M.-F. Bigot communique une rectification relative au Bulletin
de la séance du 41 février 1885, page XXxur :
J'ai donné la diagnose d’un nouveau genre de Diptères (Oxydeæia),
fondé sur un individu unique (une 9); depuis lors j'ai acquis deux & se
rapportant avec certitude au même groupe, et j'ai pu reconnaître que
mon nouveau genre n’était qu'un synonyme du G. Uromyia Rob.-Desv.,
Myod., page 215. Par conséquent, la dénomination générique que j'ai
donnée doit disparaître de la nomenclature ; mais l'espèce (acuminata)
doit être conservée.
— M. H. Lucas communique la note suivante :
En étudiant des Orthoptères provenant de l’Afrique orientale, adressés
dernièrement au Muséum, j'ai trouvé un Eugaster rappelant un peu par
sa forme une espèce que j'ai décrite et figurée sous le nom de Durandi,
Ann. Soc. ent. Fr., 1884, p. 164, pl. 7, fig. 8 à 15, mais qui en diffère
cependant par des caractères bien tranchés :
EucasrerR BLoyeTi Luc. — 4, D'un brun ferrugineux plus ou moins
foncé. La tête, plus large que longue, est couverte d’une ponctuation
assez forte et serrée. Les organes buccaux sont d’un ferrugineux clair,
avec les palpes labiaux et maxillaires grêles et allongés. Les antennes
sont ferrugineuses ; l’épine interantennaire, de même couleur que les an-
tennes, est grêle, allongée, sans dépasser cependant le troisième article
de ces organes. Le thorax, fortement tronqué à sa partie antérieure, est
robuste, allongé, avec son disque couvert d’une ponctuation forte, peu
serrée et confluente ; le prothorax, étroit, excavé, rétréci, est armé de
chaque côté de ses bords latéroantérieurs, qui sont prolongés et élargis,
de deux fortes épines dont l’antérieure est la plus petite; le mésothorax,
rétréci, est uniépineux de chaque côté; le métathorax, prolongé en ar-
rière, assez convexe, recouvre les élytres; il présente de chaque côté
quatre épines très fortes, presque d’égale longueur, très acérées et d’un
brun foncé à leur extrémité; il est tronqué postérieurement, non relevé et
armé de trois épines dont la médiane est la plus petite. Les pattes, courtes,
grêles, sont d’un brun ferrugineux clair, avec les fémurs teintés de brun
foncé à leur partie antérieure. L’abdomen, assez grand, lisse, est d’un brun
ferrugineux, avec le bord postérieur des segments finement marginé de
brun sur les côtés et ceux-ci marqués dans leur milieu d’une tache petite,
arrondie, de cette couleur; il est d’un ferrugineux clair en dessous, avec
la plaque sous-anale plus large que longue et présentant, dans le milieu
de son bord postérieur, une échancrure très petite; les cercis, courts,
XCII Bulletin entomologique.
arrondis à leur extrémité, sont d’un ferrugineux clair. — Long. 38 mill.;
larg. 26 mill.
©. Diffère du mâle par sa taille sensiblement plus grande, son pro-
thorax plus étroit, son métathorax non convexe, relevé postérieurement,
et son abdomen beaucoup plus développé. La plaque sous-anale, plus
large que longue, est échancrée sur les bords latéraux, et l’excavation
que présente le milieu de son bord postérieur est plus grande que celle
du mâle; l’oviscapte est robuste, d’un brun ferrugineux, avec les di-
verses pièces qui le composent styliformes, peu recourbées, surtout les
inférieures. — Long. 42 mill.; larg. 16 mill.
Cette espèce ne pourra être-confondue avec l'E. Durandi, à côté duquel
elle vient se placer, par son thorax plus grand, plus développé, par sa
ponctuation plus forte, plus serrée, confluente, et par les épines dont
sont armés le prothorax, le mésothorax et le métathorax beaucoup plus
fortes ; en outre, l’oviscapte est aussi plus développé que chez l'E. Du-
randi, avec les diverses pièces qui le composent moins recourbées.
M. Bloyet a pris à Kondoa (Afrique orientale) un mâle et deux femelles
de cet Orthoptère.
— M. P. Millière, de Cannes, adresse, par l'entremise de M. Ragonot,
la note qui suit, relative à la Zygaena Wagneri Mill. (sp. nov.) :
Si les chenilles de Zygènes ne doivent, par leur présence, aider dans
ses études leniomologiste qui les observe, celui-ci reste bien souvent
indécis dans la détermination des espèces. Il ne doit pas en être ainsi à
l'égard d’une Zygaena nouvelle que je viens de reconnaître dans ses
mœurs et sous ses diverses formes.
La chenille de la Zygaena Wagneri éclôt dès le premier printemps sur
les hauteurs des environs de Nice et de Monaco, notamment les contre-
forts du mont Chauve et de la Turbie, à une altitude d’environ 806
mètres, sur des terrains rocheux, à base calcaire et recouverts d’une
maigre végétation herbacée. L’insecte parfait de la Z. Wagneri se rap-
proche quelque peu des Z. Lavandulue, Trifoli et Stoechadis, mais la
chenille de cette nouvelle espèce, sa nourriture, son habitat, et surtout
la forme de son cocon séparent assurément la Z. Wagneri de toutes ses
congénères.
Cette chenille est assez courte, épaisse, semi-globuleuse, pubescente,
à segments très distincts, lente dans sa marche et se laissant tomber au
moindre contact de la plante qui la nourrit. Sa couleur est caractéris-
tique : elle est généralement d’un vert olive foncé, mat, couleur qui, à
Séance du 13 mai 1885. XCIHI
la région dorsale, se montre encore plus obscure. Sur ce fond olive, les
taches se présentent ainsi : chaque anneau, à la hauteur de la ligne sous-
dorsale, est porteur, à partir du 2° segment, de deux points d’un noir
profond séparés par lPincision, et, au-dessous du premier de ces deux
points, on remarque un troisième point qui touche lé premier et qui est
d’un jaune de Naples vif. Le premier segment n’est marqué que d’un
seul point noir. Le collier est blanc, la tête est petite et noire. Les pattes,
écailleuses, sont noires et surmontées d'un très petit point également
noir. Les pattes membraneuses sont blanchâtres et largement cerclées de
noir. Les poils sont rares, fins et très blancs. A la place des lignes vas-
culaire et stigmatale, on ne voit qu’une ombre obscure et continue. Cette
Zygène se nourrit exclusivement sur l'Hippocrepis comosa L., et a été
découverte par M. E. Wagner, lépidoptériste distingué de Nice.
L’insecte parfait a une envergure de 28 à 30 millim. Aïles grandes et
bien formées ; les supérieures, arrondies à lapex, sont d’un noir fuligi-
neux, semi-diaphane, ornées de 5 taches d’un rouge vermillon pâle, nul-
lement cerclées de noir, mais certaines fois marquées de blanc sur les
bords. Les ailes inférieures sont du même rouge pâle que les taches
précitées; elles sont très largement bordées de noir fuligineux semi-
diaphane qui se fond insensiblement sur rouge. Les antennes sont
grandes, épaisses et noires. Le collier est étroit et blanchâtre. Les ptéry-
godes sont noirs avec les poils du sommet blanchâtres. Le thorax et
l'abdomen sont d’un noir bleuâtre prononcé. En dessous, les 4 ailes
sont d’un noir fuligineux, mais plus pâle qu’en dessus, et le rouge a
päli. Les pattes sont noires, et blanchâtres en dessous. — La © res-
semble au .
Je fais ma description d’après un bon nombre de sujets obtenus tous
ex larva. L’espèce varie : du noir fuligineux, qui est la couleur du type,
elle passe insensiblement au noir bleuâtre prononcé. Elle se distingue
des espèces congénères auxquelles je Pai comparée, par un faciès qui
lui est propre. Le type paraît, et cela dès l’instant de son éclosion,
comme terni et sali accidentellement.
La coque, souvent fixée à la tige de la plante qui nourrit la chenille,
est ovoide, d’un blanc nacré pur, et rappelle les coques des Zygaena
Fausta, Juncea, Occitanica et Ononidis; nouvelle cause d’éloignement de
la Z. Wagneri, des Z. Lavandulae, Stoechadis, Hippocrepidis, Trifoli et
Angelicae, desquelles lPinsecte parfait de ma Zyguena nouvelle se rap-
proche, ainsi que je lai dit. Le Lépidoptère éclôt trois semaines après
la transformation de la chenille.
XCIV Bulletin entomologique.
— M. G.-A. Poujade donne la description de nouvelles espèces de
Lépidoptères :
ARASCHNIA Davinis Pouj. — Envergure”: 46 mill. — Ailes coupées
comme chez Prorsa, sauf les supérieures dont la convexité du bord
externe est située plus au milieu. Dessus des quatre ailes brun foncé,
les supérieures ornées de bandes irrégulières d’un fauve rougeûtre :
une commençant un peu au-dessous de l’angle apical et parallèle à la
sinuosité du bord externe; contre cette bande, il y a deux points d’un
jaune pâle surmontés d’une tache de même couleur qui touche la côte ;
une bande oblique d’un jaune pâle, se fondant en fauve, part de la côte
environ au tiers externe et va rejoindre à peu près le milieu de la pre-
mière bande; une troisième, sinueuse, touche l'extrémité de la cellule
et se dirige vers le tiers externe du bord interne; la cellule est tra-
versée par une bande assez large suivie de trois lignes fines jaunes,
dont deux sont presque parallèles à la bande, et la troisième forme avec
la précédente un angle aigu dont le sommet est en haut ; la bande de
la cellule se continue par une brisure à la base du troisième rameau de
la nervure médiane et va rejoindre le milieu du bord interne. Ailes
inférieures ayant, à partir du dernier tiers, une large bande fauve rou-
geâtre irrégulière, maculée de taches noires dont la médiane est ronde;
la base de l’aile est traversée par quatre lignes jaunes dont les deux
médianes forment un angle aigu.
Dessous : fond des ailes ocre rouge foncé varié de noirâtre, sur
lequel les nervures se détachent en jaune clair, surtout aux inférieures;
les bandes du dessus se montrent plus accentuées en jaune pâle; les
points jaunes du dessus reparaissent en blanc au milieu de taches vio-
lettes ; la partie correspondante à la bande du dessus des inférieures est
ornée de quatre points blancs dont le médian est largement entouré de
violet; une série de lunules irrégulières violettes, bordées de noir, pré-
cède la bordure des ailes inférieures; cette bordure est, ainsi qu'aux
ailes supérieures, jaune clair finement lisérée de noir. Franges du même
jaune, entrecoupées de brun aux nervures en dessus et en dessous.
Un seul mâle, de Mou-Pin (Thibet oriental), capturé par M. l’abbé
À. David. — Coll. du Muséum.
SATYRUS (PARARGE) DAVIDIANUS Pouj. — Envergure : 77 mill. —
Forme du Lasiommata Maackii Bremer. Dessus brun clair un peu dia-
phane, laissant voir en partie les lignes du dessous. Ailes inférieures
dentées, ornées d’une rangée anté-marginale de cinq taches rondes d’un
brun foncé, faiblement pupillées de blanc, dont la plus large est cerclée
Seance du 13 mai 1885. XCV
d’ocre jaune et située vers l'angle interne; ce dernier est occupé par
une très petite tache pyriforme. Bordure jaune d’ocre terne lisérée de
brun, à peine indiquée aux ailes supérieures.
Dessous roux pâle : ailes supérieures traversées par une bande blan-
châtre fondue extérieurement, partant au-delà du milieu de la côte, se
coudant au premier rameau de la nervure médiane, puis se dirigeant
vers les quatre cinquièmes du bord interne; cette bande est nettement
limitée intérieurement par une teinte d’un roux plus foncé fondue
insensiblement vers la base; la cellule est traversée aux deux tiers par
une ligne courbe légèrement sinueuse. Une rangée de cinq yeux noirs
pupillés de blanc, à iris jaune clair et cerclés de blanchâtre, longe le
bord externe. Aïles inférieures ornées de six yeux semblables à ceux
des premières ailes : celui de l’angle supérieur et l’avant-dernier sont
du double des autres, le dernier est formé de deux yeux réunis. Milieu
des ailes traversé par deux lignes rousses : l’une, à peu près droite, part
de la côte, touche la base des rameaux des nervures sous-costale et mé-
diane et se dirige en s’atténuant vers le bord abdominal ; l’autre,
sinueuse, contourne intérieurement l’œil de l’angle supérieur, puis, se
courbant en sens inverse, vient aboutir un peu au-dessus de l'angle
interne. L’exitrémité de la cellule est marquée d’une ligne rousse. Les
quatre ailes sont bordées d’un double liséré roussâtre se détachant sur
un fond pâle.
Une femelle, de Mou-Pin (Thibet oriental), prise par M. labbé
A. David. — Coll. du Muséum.
Membre reçu. M. R. Galichon, boulevard Haussmann, 169 (Entomo-
logie générale, particulièrement Lépidopteres), présenté par M. J. Fallou.
— Commissaires-rapporteurs : MM. Poujade et Lucas.
E. D.
Bulletin bibliographique.
Annules de la Société entomologique de Belgique, tome XX VII, Bruxelles,
1884. — D' E,. Duaës, Métamorphoses de la Leptinoptarsa undecim-
lineata Stal, du Tropisternus lateralis Fabr. et du Mallodon angusta-
tum Thomson, 2 pl. — A. PREUDHOMME DE BoRRE, Tentamen Catalogi
Glomeridarum huecusque descriptarum. — E. be SÉLYS LONGCHAMPS,
Revision des Diplax paléarctiques. — A. PREUDHOMME DE BORRE,
Tentamen Catalogi Lysiopetalidarum, Julidarum, Archiulidarum,
XEVI Bulletin entomologique.
Polyzonidarum aique Siphonophoridarum hucusque descriptarum.—
AuG. LAMEERE, Longicornes recueillis par feu Camille van Volxem au
Brésil et à la Plata. — Matériaux pour la faune des Petites-Antilles :
Longicornes recueillis par M. Purves à Antigoa. — Longicornes des
voyages du D' E. Fromont au Brésil et à la Plata. — Matériaux pour
servir à la faune de la république de Venezuela : Longicornes nou-
veaux ou peu connus. — A. BERGÉ, Énumération des Cétonides dé-
crites depuis la publication du Catalogue de MM. Gemminger et Ha-
rold. — D' Karscx, Additions et rectifications aux deux Catalogues de
Myriapodes publiés en 1884 par M. A. Preudhomme de Borre. —
— COMPTES RENDUS DES SÉANCES.
Tome XXIX, Bruxelles, 1885, 1'° partie : C. VAN DEN BRANDEN,
Catalogue des Coléoptères carnassiers aquatiques (Haliplidae, Am-
phizoidae, Pelobiidae et Dytiscidae). — CHARLES KERREMANS, Énumé-
ration des Buprestides décrits postérieurement au Catalogue de
MM. Gemminger et Harold (1870-1883). — H. DoNCkIER DE DONCEEL,
Premiers états de quelques Cassidides exotiques (4 pl.).
Annual Reports of the Trustees of the Peabody Academy of sciences, 1874-
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Atti della Reale Accademia dei Lincei, sér. IV, vol. I, fascic. 9 et 40. ©)
Bulletin de la Société académique franco-hispano-portugaise de Toulouse,
tome V, n° 4, et tome VI, n° 4. ©)
Bulletin of the Californea Academy of sciences, n°5 1 (février 1884),
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Bulletin of the Brooklyn Entomological Society, vol. VII, 1884-1885. —
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J. Doc, Note on Dynastes. — Cuas. Fucas, Hint on Spring collec-
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Spilosoma latipennis. — ALrReD W. Jones, Notes on the habits of
Cicindelidae. — CHarLes W.LEeNxG, Synopsis of Cerambycidae (1 pl.).
B. PicxmaN MAN, The future of « Psyche ».— ReINecKE, Note on Phy-
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Séance du 13 mai 1885. XCVII
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Comptes rendus hebdomadaires des séances de l'Academie des sciences,
tome C, n° 16, 17, 18. ©)
Correspondenzblatt des entomologischen Vereins « Isis » zu Dresden. —
J. RôBer, Zur ostindischen Schmetterlings-fauna. — D' Max STAND-
FUSS, Callimorpha v. persona Hb.. — J. RôBer, Ein paar neue He-
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recueillis par M. Weyers, à Fort de Kock, Païnan (Sumatra) et à
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caena medon v. Rottb. (Astrarche Brgstr.), met bijschrift van P. C. T.
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vleugels eener Mycetophilide (pl. 7, fig. À et 2). — F. M. VAN DER
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de Tsetse-vlieg (Glossina). — P. C. T. SNELLEN (Nieuwe of weinig
bekende Microlepidoptera von Noord-Azie, beschreven door), met
afbeeldingen (pl. 8-10) door Dr J. VAN LEEUWEN Jr. — Dr A. W. M.
Vax Hassezr, Waarnemingen omtrent anomalien van de geslachts-
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Amerikaansche Diptera. — P. C. T. SNELLEN, Eene varietet van
Catocala nupta L. (pl. 11 fig. 1). — In., Aanteekening over twe va-
rieteiten van Oost-Indische Dagvlinders (pl. 414, fig. 2 et 3). — Ip.
(Beschrijving van twee Javaansche soorten van het genus Madopa
Steph., Led. door.), met afbeeldingen (pl. 44, fig. 4 et 5) door D" J.
VAN LEEUWEN Jr. — F, M. Van Der Wuzp, Oost-Indische Psilopus-
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indlandsche Galerucinen. — P. C. T. SNELLEN, Boekaankondiging :
M. SAALMÜLLER, Lepidopteren von Madagascar. — D" En. Everts, Co-
leoptera door D' H. Ten KaTe Jr. in Noordelijk Lapland aangetroffen.
— D' A. W. M. Van Hassecr, Spinnen door D' H. TEN KATE Jr. in
Noordelijk Lapland verzameld.—C. RirsemA, Bijdrage tot de Kennis
der Coleopteren-Fauna van het eiland Saleijer en van het naburige
eilandge Poeloekatela. — P. C. T. SNELLEN, Cryptilum Triphae-
noides.
Verhandlungen der kaiserlich-küniglichen zoologisch-botanischen Gesells-
chaft in Wien, 1884, vol. XXXIV. — F. BrAuER, Entomologische
Séance du 13 mai 1885. XCIX
Beiträge (1 pl.). — A. HanpzirscH, Zwei neue Dipteren (1 pl.). —
K. M. Hezrer, Zur Biologie des Anisarthron barbipes (1 fig.). —
A. KEFERSTENN, Der Bombyx oder Bombylius des Aristoteles als Seide
hervorbringendes Insect. — E. GRAF. KEYSERLING, Neue Spinnen aus
Amerika, VI (1 pl). — F.F. Kouz, Die Gattungen der Pombpiliden
(4 pl.). — Ip., Die Gattungen und Arten der Larriden (4 pl.). —
E. KREITHNER, Massenhaîtes Auftreten des Kohlweisslings bei Wien.
— Fr. Low, Beiträge zur Kenntniss der Jugenstadien der Psylliden
(1 fig.). — In., Bemerkungen über Cynipiden. — In., Bemerkungen
über Fichtengallenlaüse (2 fig.).—H. B. Môscacer, Die Nordamerika
und Europa gemeinsam angehôrenden Lepidopteren. —C. R. OSTEN-
SACKEN, Berichtigungen und Zusätze zum Verzeichnisse der entomo-
gischen Schriften von Camillo Rondani. — Ip., Verzeichnisse der
entomologischen Schriften von Hermann Lôw. — A. PezzeLN, Ueber
eine Spechtschmiede. — Ip., Vorlaufige Mittheilungen über die
Alstammung des Haushundes. — H. ReInxHarD, Zwei seltene Gi-
rauds’sche Hymenopterengattungen. — E. ReITTER, Bestimmungs-
Tabellen der europäischen Coleopteren, X (Nachtrag zu dem V.
Theile).— A. RocenHorer, Die erste Standen einiger Lepidopteren. If.
— In., Ueber Chimaera (Atychia) radiata.
Verhandlungen des Vereins für naturwissenschaftliche Unterhaltung zu
Hamburg, vol. V, Hamburg, 1883. — CARL ZIMMERMANN, Die Varia-
bilitat der Schmetterlinge in ihren verschiedenen Entwickelungssta-
dien und der biologische Werth von Form, Farbe und Zeichnung. —
G. GERCKE, Ueber die Metamorphose einiger Dipteren (2 pl.). — D'C.
CRUGER, Exotische Lepidopteren. — A. Sauser, Nachtrag zur Lepi-
dopterenfauna der Nieder-Elbe. — D' Prerrer, Ueber Araeosternus
Wieneckii De Man. — A. SAUBER, Auschluss an dem in Juni und Juli
veroffentlichten Nachtrag zur Lepidopteren-Fauna der Nieder-Elbe.
Costa (AcuiLLe). Notizie ed osservazioni sulla Geo-Fauna Sarda, memo-
ria quarta. Napoli, 4885, 31 p. *
LABOULBÈNE (AL.). Parasites, Parasitisme (Dictionn. encyclopéd. des
sciences médicales), Paris, 4855, 50 p. *
LABOULBÈNE et MéGnix. Mémoire sur le Sphaerogyna ventricosa (New-
port) (Journ. de l’anat. et de la physiol.), Paris, 1885, 18 p., 4 pl. *
Oivier (Erx.). Lampyrides recueillis au Brésil et à la Plata par feu
C. Van Volxem, avec descript. des espèces nouvelles (Ann. Soc. entom.
Belg., tome XXIX), 4 p. 2 exempl. *
C Bulletin entomologique.
SAHLBERG (JOHN). Bidrag till Tschuktsch-Halfüns Insektfauna. Coleoptera
och Hemiptera insamlade under Vega-Expeditionen vid Halfüns
Norra och Ostra Kust, 1878-1879, Stockholm, 1885, 3 fascic., 71 p. *
ScopoLr. Entomologia carniolica exibens Insecta Carnioliae indigena et
distributa in ordines, genera, species, varietates, methodo Linnaeana.
Vindobonae, 1763, 4 vol. rel., 420 p., 43 pl. (reçu de M. le D' Kraatz
en échange de volumes d’Annales).
STRETCH (RICHARD H.). Illustrations of the Zygaenidae and Bombycidae
of N. A., vol. I, part. 1-9, San Francisco, juillet 4872-décembre
1873. 1 vol. rel., 242 p., 40 pl. n. *
Wimmer (AuGusr). Personen-Ort und Sach-Register der dritten Zehn-
jäbrigen Reihe (1871-1880) der Sitzungsberichte und Abhandlungen
der Kaiserl.-Künigl. zoologisch-botanischen Gesellschaît in Wien.
Wien, 1884, 123 p.
AD:
Séance du 273 mai 18S5.
Présidence de M. Éu.-L. RAGONOT.
M. le vicomte de Bony, de Bujaleuf (Haute-Vienne), assiste à la séance.
Lectures. M. Achille Raffray adresse, par lintermédiaire de M. Léon
Fairmaire, un mémoire intitulé : Note sur la dispersion géographique
des Coléoptères en Abyssinie et descriptions d’espèces nouvelles. — Ce
premier travail, qui est accompagné d’une planche coloriée, est exclusi-
vement consacré aux espèces de la famille des Carabiques.
— M. L. Fairmaire dépose sur le bureau la deuxième partie de ses
notes sur les Coléoptères de Madagascar recueillis par M. Raffray, et
descriptions des espèces nouvelles.
— M.J.-M-F. Bigot transmet, par l'entremise du Secrétaire, une nou-
velle suite à ses mémoires sur les Diptères nouveaux ou peu connus. —
Dans ce travail, l’auteur donne les descriptions de nouvelles espèces de
Syrphidi se rapportant aux genres Xylota, Brachyopa, Syritta, Erista-
lomyia, Orthonevra, Ischyrosyrphus, Lasiophthicus, Melanostoma et Ocy-
lamus.
Communications. M. Ragonot annonce avec un vif regret la grave
maladie d’un de nos membres fondateurs et membres honoraires, M. le
professeur Henri Milne-Edwards.
Séance du 27 ma 1885. CI
— M.L. Fairmaire dit que notre collègue M. Ach. Raffray vient d’être
nommé consul de France à Zanzibar.
— M. le Président fait savoir que l’excursion entomologique de la
Société à Lardy et Bouray a eu lieu le dimanche 17 mai. Malgré un
temps des plus défavorables, cinq membres, MM. Bourgeois, de Bony,
Cayol, Poujade et Ragonot, y ont pris part. — M. Ragonot y a découvert
deux chenilles non encore connues, très probablement celles de l’Acro-
basis Fallouella Rag. sur le chêne, et de la Butalis Scopolella Hb. sur
lErodium cicutarium, dont il entretiendra de nouveau la Société, si,
comme il espère, il obtient l’éclosion des papillons. Quelques Coléo-
ptères, rares pour la Faune parisienne, quoique y ayant déjà été signa-
lés, ont été trouvés par MM. Bourgeois et Poujade.
A la suite de cette communication, sur la demande de MM. Lefèvre et
Ragonot, la Société décide qu’une deuxième excursion aura lieu à lIsle-
Adam le dimanche 14 juin.
— M. le Ministre de l'instruction publique appelle lattention de la
Société sur l'utilité qu'il y aurait à préparer dès à présent le programme
du Congrès des Sociétés savantes en 1886, afin que le texte en soit
dressé par le Comité des travaux scientifiques d’ici à la fin du mois
prochain. — En conséquence, M. le Président prie ses collègues d’en-
voyer immédiatement l'indication des questions qui sembleraient le plus
utile de traiter, de manière à ce que la Société puisse établir un pro-
gramme entomologique à sa séance du 10 juin.
— M. Charles Brongniart fait la communication suivante :
Claus range les Thysanoures parmi les Orthoptères ; ils sont considé-
rés généralement comme étant le type primordial des insectes. Aucun
auteur n’en n’a signalé dans les terrains palæozoïques.
Cependant ils existaient dès la période houillère, car on en a trouvé
45 échantillons dans les schistes de Commentry. Il est difficile de voir le
nombre des articles des pattes, des palpes et des antennes, mais on dis-
tingue ces organes sur plusieurs échantillons. Le corps est cylindrique,
effilé à la partie postérieure et terminé par un filament multiarticulé
aussi long que le corps. Les antennes et les pattes sont trapues. La tête
paraît assez large. Le prothorax est très court et le mésothorax ainsi que
le métathorax sont égaux entre eux et beaucoup plus longs que le pro-
thorax. Les segments de l’abdomen sont au nombre de dix, égaux entre
eux ; le dernier qui porte un filament multiarticulé est un peu plus long.
Il m'a semblé voir sur l’un des échantillons des lames abdominales
(on Bulletin entomologique.
comme on en remarque chez les Machilis. Tout le corps (antennes, pat-
tes, thorax, abdomen) est recouvert de poils très nombreux et très
courts. Le corps, y compris le filament abdominal, varie entre 15 mill.
et 22 mill. de longueur.
Cet insecte ressemble morphologiquement aux Lepisma et aux Machi-
lis ; il en diffère par plusieurs caractères, mais le principal consiste en la
présence d’un seul filament abdominal chez le fossile.
Je désignerai cet ancêtre des Thysanoures actuels sous le nom de Dasy-
leptus (daoôs, Aextds) Lucasi, le dédiant à M. Hippolyte Lucas, du Muséum
d'histoire naturelle de Paris.
— M. L. Bedel adresse la diagnose d’un Curculionide nouveau d’Al-
gérie :
MaAGpaLiIS GRILATI, D. Sp. — Oblonga, atra, antennis tarsisque piceo-
brunneis, supra opaca, rugulosa, pube lutea variegata vel irrorata; pro-
thorace inermi ; elytris macula scutellari aureo-lutea ornatis ; striis tenui-
bus ; pleuris luteo-pubescentibus ; femoribus omnibus spina acuta armatis ;
tarsorum unguiculis simplicibus. — Long. 3-6 mill.
Algérie : Bugeaud, près Bone !, dans les vergers, sur les cerisiers dé-
fleuris, au mois de mai.
Distinct de tous les Magdalis méditerranéens par sa pubescence jaune,
disposée en mouchetures sur la région dorsale, et formant une tache
scutellaire très nette, système de coloration qui rappelle un peu celui
de quelques Larinus.
Je suis heureux de dédier cette remarquable espèce à M. R. Grilat,
en souvenir de nos dernières chasses dans le massif de PEdough.
— M. Ch. Brisout de Barneville transmet les diagnoses de nouvelles
espèces de Coléoptères :
1° BLecarus syrIAGUS Ch. Bris. — Long. 3 mill. — Niger, nitidus, fere
lævigatus, antennis pedibusque nigricantibus, tarsis ferrugineis; capite
subovato, oculis sat prominulis ; prothorace leviter transverso, postice
angustato, angulis posticis fere rectis, leviter prominulis, medio canalicu-
lato; elytris fere lævigatis vel substriatis. — Mas. Femoribus crassis, tibiis
posticis bisinuatis, apice acute prolongatis; abdominis ultimo segmento
apice emarginato, plaga lala granulata, antice arcuatim elevata.
Les pattes sont noires avec les tarses, les hanches et les trochanters
testacés ; quelquefois les tibias sont ferrugineux. Les tibias postérieurs
du mâle sont presque échancrés en dedans, avant leur extrémité, et
prolongés en pointe aiguë en forme d’éperon; le dernier segment abdo-
Séance du 27 mai 1885. CIIL
minal porte une large plaque fortement granuleuse, arquée et élevée en
avant, déprimée au milieu. Très distinct par ses caractères g',
Trois mâles de Syrie (Abeille de Perrin).
2° BLecHRuS ABEILLEI Ch. Bris. — Long. 2 1/2-3 mill. — Nigro sub-
æneus, fere lævigatus, elytris sæpe brunneis; capile subovato, oculis me-
diocriter prominulis, antennis nigricantibus, basi sæpe testaceis; protho-
race transverso, postice angustato, medio canaliculato, angulis posticis
leviter prominulis; elytris fere lævigatis vel obsolete striatis, pedibus ni-
gricantibus, tibiis et tarsis testaceis. — Mas. Abdominis ultimo segmento
plaga subtiliter granulata, subtriangulari.
Se distingue du glabratus par sa tête moins large, ses yeux moins
saillants, son prothorax plus étroit, à angles postérieurs moins saillants,
et par la plaque abdominale du &.
Hyères, Marseille, Collioures, Andalousie, Portugal.
Le B. lævipennis Lucas est extrêmement semblable; il s’en éloigne par
ses antennes plus obscures à leur base et par la forme de la plaque
abdominale qui est arrondie au lieu d’être triangulaire. Il se trouve à
Bone, au Kreeder, abondant à Teniet-el-Had, Constantine.
3° BLECHRUS ESCORIALENSIS Ch. Bris. —Long. 2 mill. — Niger, nitidus,
elytris nigro-brunneis ; capite lato, distincte reticulato, oculis modice pro-
minulis, palpis brunneis, antennis nigricantibus, basi testaceis; protho-
race, fortiter angustato, angulis posticis rectis, sat prominulis, subtiliter
reticulato, medio canaliculato; elytris sat brevibus, obscure striatis, fere
Lævigatis, pedibus brunneis. — Mas. Abdominis ultimo segmento, medio,
plaga depressa, subtiliter granulata et griseo-villosa.
Le dernier segment abdominal du mâle présente une assez large
dépression, finement granuleuse, et revêtue d’une villosité grise ; cette
granulation remonte un peu sur le milieu du segment précédent.
Cette espèce est voisine du maurus; elle en est bien distincte par sa
coloration plus claire, ses élytres un peu plus courtes et les caractères
du mâle.
Un couple de l’Escorial.
4° BLECHRUS CONFUSUS Ch. Bris. — Long. 3 mill. — Nigro subæneus,
fere lævigatus; capite subovato, oculis mediocriter prominulis, antennis
tenuibus palpisque nigricantibus, his apice testaceis; prothorace leviter
transverso, postice angustato, sat longo, angulis posticis obtusis vix pro-
minulis, medio canaliculato ; elytris sat longis, fere lævigatis vel sub-
CIV Bulletin entomologique.
striatis, basi fere integriter marginutis. — Mas. Abdominis ullimo seg-
mento lævigato. |
S’éloigne du glabratus par sa tête et son prothorax plus allongés, ses
veux moins saillants, ses antennes plus grêles, et de tous par le rebord
basilaire de ses élytres, qui s’avance au moins à la hauteur du point
scutellaire, tandis que chez les autres espèces il est raccourci. — Les
B. glabratus et maurus ont aussi le dernier segment abdominal lisse
chez les deux sexes.
Algérie (Djebel-Mahadid, Constantine); Sicile, Andalousie.
— M. Ch. Berg envoie de Buenos-Aires des notes sur divers Coléo-
ptères des familles des Buprestides et des Cérambycides :
4° Psiloptera impressa Burm. (non Har.), Stett. Ent. Zeit., XXXIIE,
p. 370, 5 (1872) — Psiloptera ornata Gory (1840).
L'espèce est très variable par sa coloration, et elle ne se trouve pas
dans l'Amérique septentrionale, mais à Mendoza, dans la république
Argentine, comme la déjà fait remarquer Steinheil (Atti della Soc. Ital.
di Sc. Nat., XV, p. 563, 1873). — Elle manque dans l’Énumération des
Buprestides de M. Charles Kerremans.
20 Anthaxia orientalis Burm., loc. cit., p. 373, 9, appartient au genre
Melunophila Eschsch. et se rapproche beaucoup de la M. chrysoloma
Mannerh., dont elle se distingue par la ponctuation en général, l’impres-
sion latérale du pronotum moins marquée, et par l'absence de la colo-
ration rouge de la marge externe des élytres; elle est aussi plus petite.
30 Dactylozodes (Stigmodera) cribricollis Fairm. et Germ. (4858) —
Dactylozodes jucundissima Gory (1840).
Jai examiné des exemplaires provenant de Montevideo et du Chili. Le
bord du pronotum est habituellement d’un jaune plus ou moins vif;
l'espèce varie par la coloration et par les lignes jaunes des élytres.
Lo Agrilus frigidus Gory (1841) = Agr. insanus Gory (1841).
Ces deux Agrilus ne forment sûrement qu’une même espèce d’après
les exemplaires que j'ai examinés et qui proviennent de Montevideo. Il
y a des $ de l’Agr. insanus qui correspondent tout à fait à celles de
lAgr. frigidus.
5° Clytus exsanguis Chevr. (1862) — Clyt. acutus Germ. (1821).
Ce Cérambycide est assez Commun dans la république Argentine, et
j'ai eu l’occasion d'observer qu'il est très variable par la grandeur, la
coloration et par ses lignes ou dessins jaunes, nets ou grossiers ; d’après
cela, il ne faut pas admettre l'espèce de Chevrolat.
Séance du 27 mai 1885. CV
6° Clytus famelicus Burm., Stett. Ent. Zeit., XX VI, p. 176, 69 (1885).
C’est une bonne espèce qui n’a rien de commun avec le Clyt. elongatus
Chevr., quoiqu'elle figure comme synonyme dans le Catalogue de Mu-
nich; mais le Clyt. elongatus est sans doute le même que le Clyt. proxi-
mus Gory, car il varie beaucoup.
7° Clytus elongatus Chevr. (48614) = Clyt. multiquttatus Burm. (1865)
= Clyt. proximus Gory (1835).
Voilà la synonymie de ce Cérambhycide. M. Burmeister a déjà indiqué
son espèce comme identique au le Clyt. proximus, dans le Stett. Ent.
Zeit., XL, p. 200, 3 (1879).
— M. H. Lucas communique la note suivante relative à un Coléoptère
Lamellicorne de la tribu des Dynastides :
Pendant son séjour à Siam comme consul, de Castelnau prit un soir
au vol, aux environs de Bangkok, un Lamellicorne appartenant à la sous-
tribu des Dynastides vrais, Après l'avoir comparé aux genres Chalcosoma
et Megalosoma, il en a fait une coupe générique qu’il a décrite et figurée
sous le nom d’Alcidosoma siamensis. Revue et Magasin de Zoologie,
p. 413, pl. 14, fig. 1, 2 (1867). Je ne sais si depuis la publication de ce
travail et la figure au trait qui l'accompagne, ce genre a été de nouveau
rencontré, mais jusqu’à présent il n’était pas représenté dans les collec-
tions entomologiques du Musée de Paris.
Parmi des insectes de tous les ordres recueillis dans le royaume de
Siam et au Cambodje par M. A. Pavie et envoyés dernièrement au
Muséum, j'ai trouvé deux individus de cette remarquable espèce, dont
le mäle seul est connu, et chez lequel le système de coloration est celui
des Magalosoma. Ce Lamellicorne, d’après de Castelnau, volerait à la
manière du Chalcosoma Atlas. Au sujet de établissement de cette coupe
générique, de Castelnau fait encore observer qu’en créant ce nouveau
genre, qui à beaucoup d’analogie avec ceux de Chalcosoma et de Megalo-
soma, il n’a fait que suivre la coutume moderne, car cet auteur ne con-
sidère les caractères qui différencient la plupart des genres compris dans
ce groupe renfermant les géants des Coléoptères que comme purement
spécifiques.
Les deux individus que je fais passer sous les yeux de la Société, et
qui appartiennent également au sexe mâle, sont moins développés que
celui rencontré par de Castelnau, car le plus grand ne mesure en lon-
gueur que 62 mill. et en largeur 32 mill. Ces individus, examinés à la
loupe, ont la tête et le thorax ainsi que l’armature présentée par ces di-
CVI Bulletin entomologique.
vers organes d’un noir brillant, La corne dont la tête est armée égale
en longueur 38 mill. ; elle se dirige d’abord en avant, puis se recourbe
et s’élève d’une manière perpendiculaire pour s’arquer ensuite vers son
extrémité; mais cet organe, dont l’usage est encore inconnu, ne présente
pas toujours cette conformation ; en effet, chez le second individu qui
est plus petit, car il ne mesure que 50 mill., cette corne est presque
droite et très peu arquée à son extrémité. Le thorax est sensiblement
déprimé entre les deux cornes, comprimées et élargies, qui partent du
disque et de plus on aperçoit une ponctuation fine, très peu serrée et
arrondie. L’écusson en triangle arrondi, d’un noir brillant, présente sur
les côtés une ponctuation plus forte et plus serrée que celle du thorax.
Les élytres d’un brun marron plus ou moins foncé sont très finement
chagrinées et parcourues de chaque côté par deux sillons longitudinaux
faiblement accusés ; les points présentés par ces organes fortement plis-
sés sur la suture, sont peu apparents et plus serrés que ceux du tho-
rax. Tout le corps en dessous est d’un noir brillant et fortement ponctué.
Le pygidium, de même couleur que les élytres, présente une ponctua-
tion forte, serrée et presque confluente. L’abdomen est d’un noir brillant,
et l’on aperçoit une rangée de points arrondis occupant le bord postérieur
de chaque segment.
Cette espèce a été rencontrée, au nombre de deux individus, de Chan-
taboun à Battabang (royaume de Siam) par M. A. Pavie, qui en a fait
don aux collections entomologiques du Musée de Paris. E. D.
Bulletin bibliographique.
Bulletin de la Société d'histoire naturelle de Metz, 16° cahier (2 série).—
A. BeLLevoye, Notes sur le Gibbium scotias et nouvelles observations
sur les Anthrenus. — BARBICHE, Faune synoptique des Odonates de
la Lorraine. — Kierrer, Contributions à la Faune et à la Flore de
Bitche (Annelés). — A. BEëLLEVOYE, Observations sur le Chalicodoma
muraria, le Megachilus centuncularis et lOsmia bicornis aux environs
de Metz (1 fig. et 2 photogr.).
Comptes rendus hebdomadaires de l’Académie des sciences, n°5 19 et 20 (44
et 18 mai 1885). ©)
Memoirs of the Boston Society of natural history, vol. IT, n° 41. — S.H.
SCUDDER, Palaeodictyoptera, or the affinities and classification of
Paleozoic Hexapoda (4 pl.). — In., Winged insects from a paleonto-
logical point of view.
Séance du 27 mai 1885. ‘ CVII
Naturaliste (le), 7° année, n° 10. — PaAuL DELORME, Des variations dans
l’époque d’apparition des Lépidoptères.
Proceedings of the Academy of natural sciences of Philadelphia, 1885. —
S. H. Scupper, New genera et species of fossil cockroaches, from the
older American rocks.
Rovartani Lapok, 2 année, n°° 1-4 (janvier-avril 1885).— AL. MocsaRy,
Description du nid de l’Agenia punctum Vanderl. (4 fig.). — 0. M.
ReuTeR, les plus récentes découvertes sur l’histoire du développe-
ment des Insectes. — Biro, Excursion sur le Pop-[vän. — KuTury,
VANGEL, HorvaTH, KELECSÉNYI, etc., Notes diverses.
Scientific proceedings of the Royal Dublin Society (the), vol. IV, part. 5 et 6
(juillet 1884 et janvier 4885). ©
Scientific transactions of the Royal Dublin Society (the), série IE, vol. IH,
n° Let Q©), n° 6, Rev. T. BLACKBURN and D' SHarp, Memoirs on
the Coleoptera of the Hawaïian islands (2 pl.).
Societe entomologique de Belgique, Compte rendu de la séance du 2 mai
1885. — HeyLAERTS, Psychide nouvelle de l'ile de Java. — A. DE
Bormaxs, Rectification à la liste des Orthopitères récoltés dans l’Afrique
australe par M. de Sélys-Fanson. — A. LAMEERE, Note sur quelques
Longicornes du Paraguay.
BELLEVOYE (A.). Observations sur la Chalicodoma muraria, le Megachi-
lus centuncularis et l'Osmia bicornis dans les environs de Metz (1 fig.
et 2 photograph.) (XVI® Bulletin de la Soc. d’hist. nat. de Metz),
19 p. *
Brcor (J.-M.-F.). Diagnoses de nouveaux genres de Diptères du groupe
des Dexiaires (Bullet. des séances Soc. ent. Fr., janvier, février et
mars 1885, 7 p., 2 exempl.) *
GoBLer (RENÉ). Discours prononcé par M. René Goblet, ministre de
l'instruction publique, des beaux-arts et des cultes, le 41 avril 4885,
à la séance de clôture du Congrès des sociétés savantes à la Sor-
bonne. Paris, 1885, 11 p. *
RicHARp (J.). Un mot sur la phosphorescence des Myriapodes (Ann. Soc.
entom. Belg., tome XXIX), 7 p. *
SCUDDER (S. H.). The earliest winged insects of America. Cambridge,
1885, 8 p., 1 pl. *
‘ A. B.
CVI Bulletin entomologique.
Séance du 10 juin 1885.
Présidence de M. Eu.-L. RAGONOT.
Lecture. M. J. Bourgeois dépose sur le bureau un mémoire accom-
pagné d’une planche; ce travail a pour titre : Remarques sur le genre
Dasytiscus et descriptions d'espèces nouvelles.
Communications. M. le professeur C.-G. Thomson, de Lund, commu-
nique une nouvelle suite à ses Notices entomologiques, contenant quel-
ques observations sur un genre de Coléoptères, celui des Rhizophagus.
Les espèces de ce genre ne sont pas nombreuses; Gyllenhal a bien
décrit la plupart d’entre elles ; Erichson y a ajouté quelques espèces,
parmi lesquelles on trouve le Rhizophagus perforatus. Cet auteur m'avait
vu qu’une seule femelle; le mâle qu’il décrit doit probablement se rap-
procher du R. parallelocollis Er. Si cette supposition est juste, cette
espèce doit prendre un nouveau nom, et je propose celui de R. Erich-
sonûü. Une autre nouvelle espèce, confondue par Erichson avec son
R. parallelocollis, a été nommée par moi R. Gyllenhali. Les diagnoses
sont les suivantes :
1° RHIZOPHAGUS ERICHSONI. — Depressus, ferrugineus, thoracis elytro-
rumque disco infuscato, vertice pone oculos parvos longo, haud angustato,
impressione transversa nulla.
2° RHIZOPHAGUS PARALLELOCOLLIS Er. ex parte. — Species ab affinibus
antennis articulo 3° 2 saltim duplo longiore, corpore supra depresso;
vertice longo, lateribus parallelis, impressione postica transversa nulla;
gula scrobiculato-punctata; thorace parcius sat fortiter punctato, angulis
anticis leniter prominulis ; elytris sat fortiter striatis, striis minus crebre
punctatis optime distinguenda.
3° RHIZOPHAGUS GYLLENHALI. — Depressus, ferrugineus, thoracis ely-
trorumque disco infuscatis, vertice pone oculos subangustato, impressione
transversa sat distinctu; thorace parcius sat fortiter punctato.
Praecedenti statura, colore, elvtrorum thoracisque sculptura similli-
mus, sed antennis articulo 3° 2° vix sesqui longiore; vertice pone oculos
breviore et subangustato, postice transversim subimpresso; gula con-
cinne punctata, thorace angulis anticis subobtusis bene distinctus; a
R. bipustulato thorace fortius punctato, lateribus haud angustatis, mar-
Séance du 10 juin 1885. CIX
cine inflexo antice haud punctato, elytris striis profundioribus, sed
minus evidenter punctatis, interstitiis nitidis latis optime distinguendus.
OBsEeRvATIO 1. — R. CÆRULEUS colore elytrorum Cyaneo, thoracis mar-
gine laterali obsolete crenulato præcipueque episternis metathoracis latis,
pube griseo-alba tomentosa densa à reliquis speciebus ita differt ut sub-
genus proprium formare debeat.
OBsERvATIO IL. —R. NITIDULUS interdum totus pallido-testaceus variat,
sed tibiis anticis apice extremo spinoso-productis segmentoque ultimo
ventrali late impresso mox distinctus.
— M. Ernest Olivier envoie les remarques suivantes :
Dans son mémoire sur les Coléoptères de Madagascar, paru dans le
Le numéro Ge nos Annales de 1884, M. L. Fairmaire décrit cinq espèces
nouvelles du genre Luciola. Malheureusement, notre savant collègue
semble n'avoir pas eu connaissance des travaux sur les Malacodermes
de Kiesenwetter et du Rév. Gorham, car il s’est servi, pour désigner
deux de ses espèces, des dénominations vélicollis et costipennis, déjà
employées par ces auteurs. Kiesenwetter, en effet, a décrit un Luciola
vitticollis en 1874 (Berl. Ent. Zeit., 187%, p. 261) et M. Gorham un Lu-
ciola costipennis en 1880 (Ent. Soc. Lond., 1880, p. 104). Les noms
imposés par M. L. Fairmaire font donc double emploi et doivent être
changés.
— M. G.-A. Poujade lit une note sur la vie et les habitudes des
Ateuchus :
Au mois de mai 1884, j’étudiai, à Palavas (Hérault), les mœurs de
l’'Ateuchus semipunctatus, en me rappelant les intéressantes observations
que M. Fabre fit sur l’A. sacer (Souvenirs entomologiques, 1879). Je
constatai, Comme ce savant observateur, que les amas de matière sterco-
raire détachés de la masse à l’aide des pattes antérieures et ramenés
entre les quatre jambes postérieures (qui, par leur courbure, les con-
vertissent grossièrement en pilules), sont de simples provisions que ces
insectes roulent à reculons et vont ensuite enfouir dans le sable, pro-
bablement pour les soustraire à lPaction desséchante du soleil et s’en
nourrir tranquillement. Ces boules varient de la grosseur d’une petite
noisette à celle d’une grosse noix. Je me suis amusé, comme M. Fabre,
à ficher en terre, à l’aide d’un bout de bois, la pilule pendant que l’in-
secte la roulait : après avoir vainement poussé cette pilule qui, au lieu
de rouler, pivotait sur son axe, l’animal monta dessus, regardant par ci
par là avec inquiétude, puis se mit dessous, la soulevant avec le chape-
@e Bulletin entomologique.
ron, le dos, les pattes postérieures, jusqu’à ce qu’il Peût détachée du
pieu, ensuite il la voitura de nouveau, après avoir réparé grossièrement
le dommage avec ses pattes antérieures.
Il est curieux de voir l’animal, quand il a trouvé un endroit propice
à l’enfouissement de sa boule, fouiller d’abord le sol avec les râteaux de
ses pattes antérieures, puis, chargeant son chaperon qui fait l'office de
pelle, se retourner pour jeter les déblais en arrière, absolument comme
un terrassier.
C’est de grand matin, jusque vers trois heures de l’après-midi, que
j'ai vu ces Ateuchus faire leurs évolutions ; après ce temps, ils sont à peu
près tous enterrés.
Je n’ai pas vu chez l’A. semipunctatus deux individus à la fois après
la même boule comme chez le sacer ; mais fréquemment, pendant qu’un
individu cheminait en poussant en arrière sa pilule, arrivait un autre
qui se postait devant lui presque nez à nez et le suivait; alors de vigou-
reux Coups de chaperon envoyaient promener l’intrus, qui ripostait en
jouant des bras ; la lutte dégénérait ensuite en véritable pugilat : provo-
qué et provoquant roulaient sur le sable, s’étreignant poitrine contre
poitrine et faisant grincer leurs articulations jusqu’à ce que le plus heu-
reux reprit la pilule, si toutefois entre temps elle n'avait pas été enlevée
par un troisième.
Désirant les étudier, j'en rapportai à Paris une douzaine d'individus
que j'installai en plein air dans un vaste pot à fleurs rempli de terre
légère et couvert d’un grillage métallique. Je leur fournis les matières
nutritives, et ils en firent des pilules tout aussi bien qu’en liberté. Le
3 juillet, je constatai un accouplement qui dura environ une demi-heure;
je mis le couple à part dans un autre pot, espérant avoir une ponte ;
mais, pas plus heureux que M. Fabre, je ne vis la fameuse pilule à
œufs; ils périrent au bout d’un mois et demi environ après s'être unis
encore une fois le 5 juillet et sans me livrer leur secret. Les autres indi-
vidus vécurent les uns jusqu’à la fin de l'hiver, et les cinq derniers sont
morts tous à la fois le Z juin de cette année, et seraient probablement
encore en vie s’ils n'avaient pas été tués, comme je le suppose, par le
soleil trop ardent auquel ils ont été exposés; ils ne trouvèrent assuré-
ment pas l’abri et la fraîcheur nécessaires dans l’étroit espace où ils
étaient enfermés. En effet, le matin même ils volaient, cherchaient à
s’accoupler, roulaient leurs pilules, se battaient même avec autant d’ar-
deur qu’'autrefois.
Ils sortirent de terre tous les jours de beau temps jusqu’à l’hiver,
pendant lequel ils s’engourdirent ; quelques individus cependant se
Séance du 10 juin 1885. CXI
montraient, en se trainant péniblement, dès que la température s'élevait
à 12 degrés centigrades.
— M. P. Millière transmet la description d’un Lépidoptère nouveau :
TINEA TURATIELLA, Sp. n0V. — Je ne puis rapporter cette espèce à
aucune Tinea connue. Elle rappelle assez pour la coupe d’ailes les Tinea
corticella Curt. et parasitella Hb. Voici sa description, en attendant que
je la fasse figurer :
Envergure : 146 à 17 millim. — Les ailes supérieures sont élancées,
aiguës à l’apex, d’un gris clair lavé de roussâtre, maculées de points
noirs petits et de quelques autres relativement gros ; ceux-ci se re-
marquent à la côte, au bord externe et au centre de l’aile; ces derniers
points assez rapprochés du bord interne où on les voit au nombre de
trois principaux. Les ailes inférieures, avec de longues franges conco-
lores, sont luisantes et unies, c’est-à-dire sans dessins, sans lignes. En
dessous, les quatre ailes sont également unies et luisantes; cependant
les gros points noirs des ailes supérieures sont ici très imparfaitement
indiqués ; ces points ont même disparu chez quelques exemplaires. La
tête est velue et grise; les palpes, médiocrement longs, sont également
velus et gris ; les antennes sont assez courtes, moniliformes, blanchâtres
et teintées de brun à la base. Le thorax et l’abdomen sont grêles et con-
colores. Les pattes, avec deux paires d’éperons aux inférieures, sont
d’un gris foncé et annelées de blanchâtre sur les deux derniers articles.
— La $ est semblable au &.
Je fais ma description d’après quatre exemplaires.
La Tinea Turatiella appartient à l'Italie. Voici ce que me mande, à son
égard, M. le comte Gianfranco Turati, de Milan, à qui je la dédie : « La
Tinea nov. Sp. a été capturée par moi-même à la fin de juillet 1883,
dans le jardin de la villa Doria, à Pégli, près de Gênes. »
On ne sait encore rien des premiers états de cette jolie Tinéide qui
est des plus tranchées. Elle devra prendre place dans les collections
après la parasitella et porter, dans le Catalogue allemand, le n° 1377 bis.
— M. Ém.-L. Ragonot fait part à la Société d’une lettre qu’il vient de
recevoir de M. Al. Olivier, de Bône, qui s'occupe spécialement des
insectes nuisibles à la culture du tabac :
Dans cette lettre, M. Olivier dit qu’il a retrouvé à Mondovi, le 4 mai
dernier, des chenilles de la Lila tabacella Rag., minant les feuilles du
tabac. Les chenilles étaient aux trois quarts de leur taille, et, vers le
45 mai, elles se sont transformées, le papillon paraissant à la fin du
CxII Bulletin entomologique.
mème mois; pourtant M. Olivier ne pense pas qu’à cette époque l’éclo-
sion en plein air fût terminée.
Comme il est d'avis que la Lita tabacella Rag. et la Lita solanella Bdv.
ne forment qu'une seule et même espèce, il a essayé de nourrir deux
chenilles de la éabacella avec de la pomme de terre. Une des chenilles a
refusé cet aliment ; l’autre, au contraire, plus jeune, a bientôt commencé
une galerie ; le 12 mai, elle avait perforé la tranche de pomme de terre
et s'était chrysalidée à l'extérieur dans une toile très légère; l’éclosion
du papillon eut lieu le 25 mai.
M. Olivier considère cette expérience comme concluante, et l’examen
comparatif des papillons obtenus de la pomme de terre et des feuilles
de tabac semblerait lui donner raison, car les insectes paraissent iden-
tiques. Il est indispensable néanmoins d'étudier plus à fond la question,
car il paraîtrait que les générations se succèdent pendant toute l’année,
les chenilles se trouvant à tailles diverses dans les mêmes tubercules
en végétation, l’insecte se multipliant ensuite dans les pommes de terre
arrachées pour être conservées en cellier d’une année à l’autre, soit pour
la consommation, soit (et c’est là le péril) pour la reproduction.
Il serait possible que les chenilles des générations d’été se nourrissent,
à l’état libre, du parenchyme des feuilles du tabac et peut-être dans les
feuilles ou racines d’autres Solanées (pourtant, jusqu’à présent, aucune
chenille mineuse n’a été signalée sur les feuilles de la pomme de terre);
toutefois, il paraît avéré qu'au mois de mai, en Algérie, on trouve à la
fois la chenille de la Lita solanella dans la pomme de terre et celle de la
Lita tabacella dans les feuilles du tabac, ce qui semblerait indiquer deux
espèces distinctes.
La L. solanella est malheureusement déjà trop répandue, se trouvant
en Algérie, où elle a été observée près d'Alger, à Mondovi et à Jem-
mapes. Elle a été trouvée également en Espagne, près de Barcelone, et
M. E. Meyrick la signale de différentes localités en Australie. Ce fléau
aura sans doute été introduit dans ces pays par l'importation de pommes
de terre de conserve. Il serait à désirer que M. Olivier continuât ses
utiles recherches, afin de faire Connaître exactement les mœurs des
insectes en question. — M. A. Rivière a indiqué sur quels points les
observations doivent porter dans le Journal de la Société centrale d’'hor-
ticulture, année 1876, pages 473 à 484.
E. D.
Séance du 10 juin 1885. EXNI
Bulletin bibliographique.
Comptes rendus hebdomadaires des séances de l’Académie des sciences,
tome C, n°5 21 et 22 (25 mai et 2 juin 1885). ©)
Naturalista Siciliano (IL), ann. IV, n° 9 (4% juin 1885). — E. RaGusa,
Catalogo ragionato dei Coleotteri di Sicilia (suite). — P. Mizière,
Catalogue raisonné des Lépidoptères des Alpes-Maritimes (suite).
Naturaliste (Le), 7° année, n° 11 (4° juin 1885). ©
Proceedings of the natural history Society of Glasgow, vol. V, part. I
(1882-1883). — PETER CAMERON, Notes on a new process of preser-
ving larvæ and pupæ.
Proceedings and Transactions of the natural history Society of Glasgow,
vol. I (new series), part. I (1883-1884). — PgTer CAMERON, On the
origin of the forms of galls. On the habits of Euura (olim Crypto-
campus). On the occurrence of Microdon mutabilis in the West of
Scotland. — PROCEEDINGS.
Revue des travaux scientifiques, t. IV, n° 12. — E. O., p. 895 et suiv.,
Analyse de diverses publications entomologiques parues en 1883.
Tome V, n° 1.— E. O., p. 17 et suiv., Analyse de diverses publi-
cations entomologiques parues en 1884.
GIRARD (Maurice). Nouvelles notices entomologiques (quatrième série),
67 p. (Ann. Soc. entom. France, 1877-1884). *
À. B.
Séance du 21 juin 1885.
Présidence de M. Éx.-L. RAGONOT.
M. A.-L. Clément, secrétaire adjoint, en l’absence du secrétaire,
M. E. Desmarest, donne lecture du procès-verbal de la précédente
séance.
Lecture. M. E. Simon dépose sur le bureau une nouvelle suite à ses
Études arachnologiques, comprenant un mémoire sur les Arachnides
recueillis dans la vallée de Tempe et sur le mont Ossa (Thessalie) par
M. le D'J. Stussiner, de Laibach.
Communications. M. le Président annonce que M. le ministre de l’ins-
truction publique met à la disposition de la Société une somme de
900 francs comme encouragement à ses travaux pour l’année 1885.
(1885) BULL. vin.
CXIV Bulletin entomologique.
— M. Ragonot donne quelques détails sur lexcursion entomologique
faite par la Société, le 4% juin, dans les environs de lIsle-Adam. Sept
de nos collègues, MM. de Bony, Bourgeois, Lefèvre, Leprieur, Lethierry
(de Lille), Poujade et Ragonot, et trois naturalistes qui ne font pas partie
de la Société, MM. Jobin, employé à la Bibliothèque du Muséum, le
D: Hahn, bibliothécaire en chef de l’École de médecine, et Légis, pro-
fesseur-agrégé au Lycée Louis-le-Grand, y ont pris part. L’excursion a
été favorisée par un très beau temps; mais, malheureusement, la plupart
des entomologistes n'étant arrivés que tardivement aux coteaux de
Champagne, localité principalement choisie, on n’a pu consacrer tout le
temps qui aurait été nécessaire aux recherches scientifiques. Toutefois,
un certain nombre d’Insectes intéressants pour la Faune parisienne ont
été recueillis par divers de nos collègues, ainsi que l’on peut le constater
en prenant Connaissance des notes qui suivent :
1° M. Lethierry adresse, pour les Hémiptères, une liste de 22 espèces :
Coptosoma globus Fabr. * (1). — Très abondant sur les coteaux de
Champagne.
Odontotarsus grammicus Linné *. — Pris par M. Poujade.
Graphosoma lineatum Linné *. — Pris par M. Lefèvre, sur la route de
l'Isle-Adam à Champagne.
Eurycera clavicornis Linné *. — Coteaux de Champagne.
Monanthia flavipes Horvath *. — Coteaux de Champagne.— Espèce rare :
je n’en avais qu’un exemplaire de Hongrie; elle est signalée de
France dans le Catalogue Puton; de l’Yonne et du Bugey dans le
Synopsis du même auteur.
Acetropis carinata H. Schæffer *. — Coteaux de Champagne ; une seule ©.
Homodemus marginellus Fabr. — Coteaux de Champagne.
Heterocordylus unicolor Hahn. — Coteaux de Champagne ; commun sur
Genista tinctoria.
Stiphrosoma leucocephalum Linné. — Coteaux de Champagne.
Amblytylus affinis Fieber. — Sur la route de l’Isle-Adam à Champagne.
Asiraca clavicornis Fabr. — Coteaux de Champagne.
Eurysa lineata Perris. — Id.
Philænus minor Kirschbaum. — Id.
Macropsis microcephala H. Schæffer *. — Id.
Eupeliæ cuspidata Fabr. — Id.
(1) Les espèces marquées d’un astérisque (*) n’ont pas encore été rencontrées,
à ma connaissance, dans le département du Nord où je chasse depuis de nom-
breuses années.
Séance du 24 juin 1885. EX V
Eupelix producta Germar. — Coteaux de Champagne.
Graphocrærus ventralis Fallen. — Id.
Tamnotettis vitripennis Flor *. — Id.
Athysanus brevipennis Kirschbaum. — Id.
Deltocephalns punctum Flor. — Id.
Deltocephalus Mayri Fieber. — Id.
Deltocephalus distingquendus Flor. — Id.
2° M. Poujade indique spécialement les Hyménoptères, ainsi qu’une
espèce de Diptère :
En traversant, dit-il, le village de Champagne (Seine-et-Oise), nous
rencontrâmes une coupe de terrain perforée de trous de différentes
grosseurs, autour desquels bourdonnaient plusieurs espèces d’'Hymé-
noptères. L’Anthophora parietina Fabr. était surtout abondante; la plu-
part des femelles de cette espèce sont habillées de velours noir, avec l’ex-
trémité de l’abdomen plus ou moins fauve, tandis que d’autres sont
entièrement fauves comme les mâles. Cétait merveilleux de voir la quan-
tité de ses nids pourvus à l’entrée d’une sorte de fortification avancée :
cylindre recourbé de la grosseur du doigt, délicatement construit en
argile ouvragé à jour (Cartereau, Ann. Soc. ent. Fr., 1872). Ces tubes
rappelaient ceux des Odynerus, et précisément $se trouvaient aussi
quelques nids ainsi prolongés de l'O. spinipes Lin.
Avec ces insectes volaient l’Anthophora pilipes Fab., l’Anthophora
personata Illig., plus grosse que la parietina, à toison grisâtre et ayant
des zones blanches à l'abdomen, l’Halictus minutus Kirby, le Sphecodes
Geoffrellus Kirby, un Sphégide, le Trypoæylon figulus Lin.; puis venaient
les parasites : Cœlioxys rufescens Lep., très abondant, de même que
la Chrysis ignita Lin., avec laquelle se montrait en petit nombre la
Chrysis cyanea Lin.; un Chalcidide vert bronzé, à longue tarière et à
ailes supérieures tachées à la côte, le Monodontomerus obscurus Westw.,
parcourait rapidement les parois du talus; puis, le grêle Fœnus affec-
tator F. se faisait remarquer par son abdomen très relevé et ses pattes
allongées en arrière pendant le vol, rappelant celui des Ammophiles.
Enfin, un Diptère noir piqueté d'argent, à ailes presque entièrement en-
fumées, venait silencieusement prendre part aux ébats de la colonie
pour s’introduire dans quelques nids; c'était PAnthrax sinuata Fall.
3° M. Ragonot dit que, parmi les Lépidoptères, il a trouvé les Butalis
siccella et laminella, espèces nouvelles pour la faune parisienne et peut-
être même pour la faune française. Il a pris également la Butalis scopo-
lella, et il en a obtenu des œuis.
CXVI Bulletin entomologique.
4° Enfin, M. Bourgeois, n’ayant pu encore préparer les Coléoptères qu’il
a recueillis, se propose d'indiquer plus tard les espèces les plus intéres-
santes prises par lui et ses collègues.
— La Société, après avoir entendu ces communications, décide qu’une
nouvelle excursion aura lieu, le dimanche 12 juillet, à Bouray-Lardy
et que tous les entomologistes sont engagés à y prendre part.
— M. Abeille de Perrin envoie, par l’entremise de M. Bourgeois, la
description d’une nouvelle espèce de Coléoptères :
CoLLops ABRINOÏDES Ab. — Long. 3 mill. — Forma et color fere An-
tholini (Abrini) analis. Niger, ore, antennarum tribus primis articulis,
thorace, elytrorum margine externo et postico pedibusque, cruribus su-
perne exceptis, flavo-rufs; elytris cærulescentibus; thorace antice nigro
maculato.
d. Tête plane, noire, avec la bouche rousse ; palpes roux, à dernier
article plus foncé. Antennes dépassant la moitié du corps, noires, avec
les trois premiers articles roux : premier un peu renflé, triangulaire,
arqué; deuxième énorme, de forme irrégulière, creusé par-dessus,
anguleux en dedans, fortement dilaté et anguleusement arrondi en
dehors; troisième à cinquième petits, triangulaires, les suivants sub-
cylindriques, épais, le dernier allongé. Corselet subcordiforme, mat,
imponctué, avec tous les angles arrondis, très convexes, présentant deux
petites bossettes peu saillantes, écartées, avant la base; roux, orné
d’une grande tache noire subtriangulaire, partant du sommet du corse-
let dont elle couvre les deux tiers de la largeur et s’avançant en
pointe jusqu’au-delà du milieu. Élytres granuleuses, à ponctuation pres-
que invisible dans le haut, nulle dans le bas, couvertes d’une pubes-
cence rousse, aussi larges à leur base que le corselet dans sa plus grande
largeur, subparallèles dans leur premier tiers, élargies-arrondies de là
au sommet; d’un bleu violacé presque mat, bordées étroitement de
jaune tout le long du bord latéral et apical, cette bordure plus large au
sommet. Pieds roux, sauf une teinte noirâtre sur les cuisses intermé-
diaires et une couleur franchement noire qui couvre toutes les cuisses
postérieures, leurs genoux exceptés. Dessous du corps noir ; bord pos-
iérieur des segments ventraux jaune. Dernier segment armé de deux
longues lanières jaunâtres, recourbées au sommet et enclosant le pénis.
Kaldjo. — 4 4, communiqué par M. Doktouroff.
— M. H. Lucas communique les notes suivantes :
4° On sait que deux mémoires relatifs aux métamorphoses d’une espèce
Seance du 24 juin 1885. CX VII
de la famille des Bruchides (Bruchus ou Caryoborus nucleorum Fabr.) ont
récemment paru : l’un dû à M. J. Franchet, a été inséré dans le Bulletin
de la Société Philomathique de Paris, 8 novembre 1884, 7e série, tome IX,
p. 4, pl. 1, fig. À à 8; l’autre, fait en commun par MM. Lefèvre et Pou-
jade, a été publié dans les Annales de la Société entomologique de
France 1884, 12 novembre, p. 244, pl. n, fig. 4 à 9.
Dans un travail paru au siècle dernier dans les Mémoires de l’Acadé-
mie des sciences, travail qui n’est cité par aucun auteur et que je fais
passer sous les yeux de mes collègues, on voit qu’en 1771 il avait déjà
été question des métamorphoses des Bruchus ou Caryoborus. En effet, en
étudiant cette note, ainsi que les figures au trait qui l’accompagnent, on
peut s’assurer que Fougeroux de Bondaroy avait déjà donné les transfor-
mations d’une espèce appartenant sans aucun doute à cette coupe géné-
rique et que la larve comme celle du Caryoborus nucleorum subit des
métamorphoses dans les fruits ou cocos d’un Palmier qui se trouve au
Brésil et à Saint-Domingue.
À l’époque où Fougeroux de Bondaroy a publié cette note (Mém. de
Acad. roy. des sc., p. 48, pl. 1, 1771); Académ. des sc., in-12, p. 340,
pl. 1 (1771), les insectes, particulièrement les Coléoptères, étaient géné-
ralement désignés sous le nom de Scarabées, et il serait intéressant, en
prenant connaissance du texte et en étudiant la planche qui représente ce
Bruchide sous ses trois états, de voir s’il ne serait pas possible de rap-
porter l’insecte parfait à une espèce déjà anciennement décrite.
Ce Bruchide," sous la forme de larve, se tient enfermé dans le fruit du
Palmier et se nourrit de l’amande du coco. Comme ce fruit est ordinai-
rement divisé en trois loges, Fougeroux de Bondaroy a observé que
lon trouve aussi quelquefois un, deux ou trois individus qui le rongent
ou qui y sont sous différents états.
2° En attendant que je fasse connaître la vie évolutive du Chalcosoma
Atlas, je montre la larve et la nymphe de ce grand Dynastide. Elle est
moins courbée que celle des Oryctes et le sac sous lequel est placée l’ou-
verture anale est plus allongé. Elle est longue de 14 centimètres et me-
sure en largeur 17 millimètres ; la nymphe égale en longueur 68 milli-
mètres et mesure en largeur 30 millimètres. D’après M. Maindron, auquel
on doit la connaissance des premiers états de ce Dynastide, la larve et
la nymphe de ce Lamellicorne se plaisent dans les troncs ou souches
d'arbres en décomposition et réduits à l’état de terreau.
Ile de Bengkalis, côte ouest de Sumatra.
CXVII Bulletin entomologique.
— M. Beauregard communique le résultat de ses recherches sur le
mode de développement naturel de la Cantharide. Il fait passer sous les
yeux de ses collègues les dessins des divers états d'évolution de l’insecte,
ainsi que les pseudochrysalides qu’il a trouvées près d'Avignon et dont
il a obtenu l’éclosion.
Déjà, en octobre 1883, M. Beauregard avait trouvé les pseudo-chrysa-
lides de la Cantharide, mais elles n'avaient pu suivre leurs transforma-
tions ultimes et il avait été impossible de s’assurer de leur nature réelle.
Au mois de décembre 1884, dans une nouvelle excursion aux collines de
sable qui avoisinent Aramon, petit village du Gard, notre collègue trouva
de nouveau dans les galeries de divers Colletes parmi lesquels il a pu
déterminer le Colletes signata Kirby un certain nombre de ces pseudo-
chrysalides, longues de 45 à 18 mill. environ.
L'une d'elles, le 12 mai 1885, se fendit sur le dos, et il en sortit une
grosse larve d’un blanc un peu jaunâtre, qui, après quelques jours d’ac-
tivité, tomba dans un état d’inaction complète. Le 26 mai, cette larve
(3° larve des Vésicants) se transforma en nymphe. Bientôt (34 mai) la
coloration des yeux commença à se montrer et s’étendit aux mandibules,
au labre et aux ongles. En fin de compte, le 7 juin la transformation en
insecte parfait était complète.
L’insecte est de taille assez movenne. Il ne mesure pas plus de 15 mill.
M. Beauregard estime qu’il n’y a pas lieu de s’en étonner, en considérant
le volume relativement peu considérable de la pâtée de miel d’un Colletes
signata. Il pense que cet Hyménoptère n’est pas le seul hôte de la jeune
Cantharide, et que celle-ci est susceptible de se développer chez d’autres
espèces du moment où elles lui offrent un miel suffisamment solide (car
la 2° larve n’est pas susceptible de flotter sur le miel comme celle du
Sitaris) et du moment où les parois de leur cellule ne sont pas trop
résistantes.
Ce n’est pas, en effet, dans l’intérieur de la cellule que se passent les
dernières transformations de l’insecte. Les pseudo-chrysalides ont tou-
jours été trouvées dans le sable même, au milieu des cellules de Colletes,
mais non dans ces cellules. Les éducations artificielles faites tant par
M. Lichtenstein que par M. Beauregard expliquent ce fait. Ils ont toujours
vu la 2 larve, après avoir épuisé la provision de miel, s’enfouir dans le
sol pour s’y transformer en pseudo-chrysalide. I faut donc pour cela que
la paroi de la cellule de P'Hyménoptère ne soit pas trop résistante et celle
des Colletes répond à merveille à ce besoin.
En résumé : 1° Les jeunes Cantharides vivent du miel de certains Hy-
ménoptères (Colletes signata entre autres); 2° les pseudo-chrysalides se
; Séance du 24 juin 1885. CXIX
développent en dehors des cellules de l’'Hyménoptère et non à l’intérieur
de ces cellules. Elles diffèrent en cela des pseudo-chrysalides des Meloe,
Sitaris et Zonitis, pour se rapprocher de celle des Cerocoma, dont elles
ont d’ailleurs la forme générale.
— M. le D' Puton adresse la description d’une espèce nouvelle d'Hé-
miptère-Hétéroptère :
HOLOPTILUS ORANIENSIS Put. — Ovalaire, hérissée surtout en avant et
sur les pattes et antennes de longs poils flavescents, quelques-uns plus
foncés sur le devant du pronotum, ceux de l’écusson et de la base des
cories blanchâtres ; ces poils sont raides, forts, dressés, à peu près de la
longueur de la tête. Tête, pronotum, écusson, pattes et antennes d’un
testacé grisâtre. Deuxième article des antennes arqué, très long, attei-
onant l’angle apical externe de la corie. Celle-ci d’un flave blanchâtre,
transparente entre les côtes qui sont fortes et roussâtres. Membrane ex-
trêmement longue, dépassant l'abdomen de plus de la moitié de sa
longueur, d’un beau blanc brillant avec des taches d’un noir de velours,
VPune très grande, transversale un peu après la base et atteignant les
bords externe et interne, une autre subapicale, moins grande, et enfin, le
long du bord externe, une ligne longitudinale de quatre petites taches
transverses, également espacées, dont les deux premières sont libres et
les deux postérieures sont réunies à la tache subapicale. Ventre noir-
brillant, connexivum et segment génital roussâtres. Base des cuisses légè-
rement rembrunie &. — Long. 6 1/2 mill., avec la membrane,
Oran (collect. Puton).
Cette espèce, très intéressante pour la faune paléarctique, puisqu'elle
appartient à un genre de l’Afrique méridionale, diffère de l’H. wrsus
Lep. et S. par ses soies d’une couleur plus pâle, son abdomen noir et
surtout par le dessin beaucoup plus net et plus remarquable de sa
membrane.
— M. Maurice Girard, fait déposer sur le bureau la note suivante :
Jai l'honneur de présenter à la Société un nid commençant de la
Guêpe silvestre ou des arbustes, attaché à un rameau de poirier qui
en traverse la partie supérieure. Ce nid, en carton mince, est l’œuvre de
la mère fondatrice seule. Sa forme est celle d’une poire allongée, le col
en bas servant de goulot d'entrée. On peut voir à l’intérieur une seconde
enveloppe, peut-être une troisième. Îl a été trouvé dans un jardin à
Lagny-le-Sec, près Dammartin.
En outre, je remets à la Société un important mémoire de M. Balbiani
OXX Bulletin entomologique.
sur les Phylloxéras du chêne et de la vigne, principalement consacré à
l'étude des sexués, avec les grandes analogies et certaines différences
entre les deux espèces.
— M. Ragonot dit que M. AI. Olivier, de Bône, lui avait envoyé au mois
de décembre dernier des portions de tiges de Tamarix parmi lesquelles
se trouvaient les habitations de chenilles vivant en petits groupes. Ces
habitations sont formées de galeries tubulaires en soie recouvertes d’une
épaisse couche des déjections des chenilles, et sont agglomérées ensem-
ble, formant une masse assez volumineuse à laisselle des tiges. Au
commencement de juin, M. Olivier lui a adressé un papillon fraîchement
éclos dans lequel il a reconnu l’Hypotia tamaricalis, décrite par M. Mann
en 1873, dans les « Verhandlungen des z00l.-bot. Vereins » de Vienne,
p. 424. M. Mann avait trouvé la chenille à Livourne vers le milieu de
juin, et les papillons sont éclos au commencement et milieu de juillet.
— Notre collègue ajoute que la chenille qu’il avait trouvée à Bouray en
mai sur l’Erodium cicutarium et qu'il avait nourrie sur le Geranium
molle, est bien celle de la Butalis scopolella ; l'insecte parfait, une g, est
éclos le 23 juin. La chenille est inédite et il en donnera ultérieurement
la description.
Quant à la chenille du chêne, trouvée également à Bouray, il en a
obtenu une belle série du papillon qui est l’Acrobasis sodalella Z., espèce
très voisine de consociella Hb. Quelques entomologistes, même Zeller,
ont mis en doute la validité de la sodalella comme espèce distincte de la
consociella; mais on ne saurait confondre les chenilles, et les papillons se
distinguent facilement avec un peu d'attention.
Membre recu. M. J. Croissandeau, membre de la Société française
d'Entomologie (Coléoptères d'Europe), 15, rue du Bourdon blanc, à
Orléans (Loiret), présenté par M. Antoine Grouvelle. — Commissaires-
rapporteurs : MM. Jules Grouvelle et E. Desmarest.
E. D.
Bulletin bibliographique. .
Alt della Reale Accademia dei Lincei, 282° année (1884-85), serie quarta,
Rendiconti, vol. I, fasc. 12. (©)
Entomologisk Tidskrift (publié par la Société entomologique de Stock-
holm), 5° année (1884). Fac. 3. — NécroLoGies : Jorgen Christian
Schiôdte, par H. J. Hansen; Olof-Immanuel Fàähraeus, par O0. Th.
Seance du 24 juin 1885. CXXI
Sandahl (avec portrait). — H. D. J. WALLENGREN, Liste des Limno-
philides, des Apataniides et des Séricostomatides trouvées jusqu'ici
dans la péninsule Scandinave. — G. SAnDBERG, Continuation des
observations sur les métamorphoses des Lépidoptères arctiques. —
SvEN Lampa, Notes sur des Lépidoptères suédois d’une certaine
rareté. — HOLMGREN, la Charée du gramen. Quelques mots par
rapport à l'apparition de cet insecte nuisible en Norrland dans l’année
1883. — O. TH. SANDAHL, Zeuzera pyrina L. (Zeuzera Aesculi L,).
Fasc. 4. O. M. ReuTer, Hémiptères Hétéroptères de la Finlande et
de la Scandinavie. — C. G. ANDERSON, Observations sur la vie de
quelques insectes. — NÉCROLOGIE : Anders Fredrik Regnell, par
O. Th. Sandahl. — H. vox Posr, Contributions à la biologie de la
Tête de Mort (Acherontia Atropos). — O. M. ReuTeRr, Species Capsi-
darum quas legit expeditio danica Galateae (gen. nov., sp. nov.). —
SPANGBERG, Orchestes populi L. à Gefle. — Résumés en français des
fasc. 3 et L (le texte original est en suédois).
Naturaliste (Le), 7° année, n° 12 (15 juin 1885). — CHRONIQUES ET Nou-
VELLES.
Revue des travaux scientifiques publiée par le Ministère de l'instruction
publique, tome V, n° 2 (Analyse des travaux publiés en 1884). —
E. O., Analyse de plusieurs mémoires entomologiques.
BALBIANI (G.). Le Phylloxéra du chêne et le Phylloxéra de la vigne,
études d’entomologie agricole. Br. in-4°, 45 p., 41 pl. n. Paris,
1884. *
SIMON (E.). Arachnides recueillis par M. Weyers à Sumatra (1° envoi).
Br. in-8°, 11 p. (Extr. Comptes rendus Soc. ent. Belg., séance du
7 mars 1885). *
In. Matériaux pour servir à la Faune arachnologique de l'Asie méri-
dionale. — I. Arachnides recueillis à Wagra-Karoor, près Gundacul,
district de Bellary, par M. Chaper. — II. Arachnides recueillis à
Ramnad, district de Madura, par l'abbé Fabre. Br. gr. in-8, 39 p.
(Extr. Bull. Soc. zool. de France, X, 1885). *
J. B.
CXXINI Bulletin entomologique.
Séance du 8 juillet 1883.
Présidence de M. Ém.-L. RAGONOT.
Nécrologie. M. J. Bourgeois a le regret d'annoncer à la Société la mort
de M. Charles Martin, lieutenant d'infanterie au corps expéditionnaire
du Tonkin. M. Martin ne faisait pas partie de la Société, mais il s’occu-
pait activement de la récolte des insectes, et le soin qu’il mettait à leur
recherche dénotait des dispositions particulières qui auraient certai-
nement fait de lui un véritable entomologiste. Tout récemment encore,
notre collègue M. Lefèvre lui dédiait deux Eumolpides tonkinois : Nodo-
stoma Martini et Colaspoides Martini (CE. Bull. Soc. ent. Fr., 1885, p. LxV
et LXVI).
Communications. M. Éd. Lefèvre, à l’occasion du procès-verbal de la
dernière séance, dit que le Coptosoma globus Fabr., signalé par M. Le-
thierry comme abondant à l’Isle-Adam, était très commun, le 28 juin
dernier, au bois de Chataugay, près Malesherbes, sur l’Astragalus glycy-
phyllos L., plante de la famille des Légumineuses-Papilionacées.
— M. Maurice Girard fait hommage à la Société entomologique de
France du 2° fascicule du 3° volume de son Traité élémentaire d’'Ento-
mologie, qui termine l’ouvrage. Dans ce fascicule, après les Microlépi-
doptères, l’auteur a étudié les Hémiptères, les Diptères et les ordres
satellites. Les notions sur les Aphidiens, les Phylloxériens et les Coc-
ciens présentent le résumé des travaux les plus récents; dans les
Diptères se trouve traitée la question des Diptères qui attaquent directe-
ment l’homme, soit dans ses organes internes, soit comme parasites
cuticoles.
— M. Charles Oberthür adresse la note suivante :
Tous les Lépidoptéristes connaissent l’Ornithoptera Tithonus &' par la
figure qui en a été publiée dans le Bijdragen tot de Kennis der Papilio-
nidea par M. W. de Haan. Ce bel Ornithoptera est remarquable par la
forme elliptique et allongée de ses ailes inférieures. Le G\, d’un noir de
velours sur lequel ressortent les taches vert et or, est très différent de
la © qui n’a pas encore été décrite.
Ma collection contenant un exemplaire très frais de lOrnithoptera Ti-
thonus $, je puis combler la lacune qui existait à propos de cette es-
pèce.
Séance du 8 juillet 1885. CXXIII
Le fond des quatre ailes de la @, en dessus est d’un noir de velours
profond. Les ailes supérieures, plus pâles vers l'extrémité qu’à la base,
sont ornées de taches blanchâtres saupoudrées d’atomes noirs. Dans l’in-
térieur de la cellule, on voit une de ces taches blanchâtres, assez large,
et au-delà de la cellule, une série de ces mêmes taches intranervurales,
dont les cinq premières allongées décrivent comme un arc de cercle,
tandis que les cinq postérieures, petites et cunéiformes, suivent le bord
extérieur tout à fait parallèlement. En outre des taches précitées, on en
remarque trois autres, deux grosses et une petite, dans les espaces ner-
vuraux entre la tache cellulaire et la rangée droite des cinq taches paral-
lèles au bord extérieur. Les ailes inférieures ont la forme d’une ellipse
allongée, cependant sensiblement moins courbe et plus droite le long du
bord anal que le long du bord extérieur. Une large tache blanchâtre,
saupoudrée vers le bord externe d’un épais semis d’atomes bruns et
jaunes, et séparée du bord externe qu’elle suit à peu près parallèlement
par une bande noire de la couleur de la base, contient six gros points
noirs intranervuraux, disposés comme ceux qui dans le G' paraissent
devoir être ordinairement plus petits et moins accentués. Le premier et
le dernier de ces points noirs sont situés à la hauteur de l'extrémité de la
cellule discoïdale, et ils pénètrent dans la grande tache blanchâtre qui
occupe du reste l’extrémité de la cellule, de façon à creuser cette tache
et à en interrompre le développement par deux sinuosités assez pro-
fondes. Il est à croire que ces points varient de grosseur suivant les
individus et que, dans certains exemplaires où les points en question
sont peu développés, la partie supérieure de la grande tache blanchâtre
est limitée par une ligne presque droite ct non entamée par lesdits
points. De même, dans la variété inverse, les points doivent se fusion-
ner en une sorte de bande qui divise la tache blanchâtre en deux par-
ties.
Le dessous ne diffère guère du dessus que par le beau lavis jaune
d’or qui remplace le semis épais d’atomes bruns et jaunes le long du bord
extérieur de la grande tache blanchâtre de l’aile inférieure.
Le thorax est noir en dessus et couvert de poils carminés en dessous.
Les pattes sont longues et noires. L’abdomen est jaune d’or en dessous
avec l’arête dorsale grise et le premier anneau noirâtre. La frange est
courte, noire, coupée de quelques éclaircies blanches.
L’unique exemplaire $ que je possède a.été pris à l'ile de Waigiou par
des chasseurs malais.
— M. Ragonot dit que, pendant le court séjour qu’il a fait au com-
mencement du mois à Villers-sur-mer (Calvados), il a trouvé sur le
CXXIV Bulletin entomologique.
Melilotus officinalis un certain nombre de la jolie Coleophora melilotella
Scott, l'espèce la plus grande parmi celles à ailes métalliques. La C. me-
lilotella, considérée jusqu'ici comme une espèce rare, doit être assez
répandue, car elle se rencontre en Angleterre, à Francfort, et sa chenille
a été observée par Perris sur le Melilotus macrorhiza dans les Landes.
Notre collègue a aussi récolté des chenilles de la Laverna phragmitella
Stainton, vivant dans les épis femelles du Typha latifolia de l'année
précédente ; la plupart des chenilles étaient déjà transformées, et le papil-
lon éciosait.
Les épis attaqués par la chenille sont facile à reconnaître, la massette,
étant fortement déchirée, laissant sortir les poils ou duvet, donnant ainsi
à la plante un aspect très déguenillé. — L’insecte est peu connu en
France, pourtant il est certain qu’il existe partout où croissent les Typha
latifolia et angustifolia, et M. Ragonot a récolté des chenilles sur cette
dernière plante à Frontignan (Hérault).
— M. Paul Audollent fait remarquer qu’il a eu occasion de constater
ces jours derniers la puissance de vitalité des larves de la Calliphora
vomitoria. Plusieurs de ces larves, qu’il avait données en nourriture à
des Tritons, sont restées deux jours vivantes au fond de l’eau et même
s’y sont transformées en pupes. Il a recueilli ces pupes afin de voir si
elles parviendont à l’état partait.
— M. G.-A. Poujade communique la note suivante :
La larve de Caryoborus nucleorum Fabr., qui n’a servi, dit-il, en
octobre dernier, pour faire la figure du mémoire que j'ai publié avec
M. Lefèvre (Ann. Soc. ent. Fr., 188%, pl. 114, fig. 1), s’est métamorphosée
en nymphe ces jours derniers. Quelques jours avant, je vis cette larve
se raccourcir considérablement, l'abdomen surtout devint plus fluet,
tandis que la poitrine parut fortement mamelonnée; la tête se dégagea
du prothorax, ce qui la fit paraître plus forte. Enfin la nymphe se mon-
tra avec une dimension d’un bon tiers plus petite que la larve. Les yeux
très rapprochés de cette nymphe m'indiquent un mâle.
Cette larve n’a pas varié de grosseur pendant les huit mois que je
l'ai observée jusqu’à l'approche de la nymphose.
— M. Ed. Lefèvre communique la note suivante, relative à un
Coléoptère de la famille des Eumolpides :
Dans les Petites Nouvelles entomologiques de 4876, p. 98, M. Fair-
maire a décrit, sous le nom de Pseudocolaspis Oberthüri, un Eumolpide
Séance du 8 juillet 1885. CXXV
du Nord de l’Afrique, qui me paraît devoir rentrer dans le genre Calliope,
établi par M. Weise (Naturg. der Ins. Deutschl., VI, 1882, p. 279, not. 2)
pour un insecte du Caucase (Schah-Dagh) qu’il a nommé C. Fausti.
Mais le mot Calliope étant employé déjà depuis longtemps en Zoologie,
notamment pour un genre de Lépidoptères, un genre de Diptères et un
genre de Crustacés-Décapodes, je propose de le remplacer par celui de
Callipta. C’est donc sous la dénomination de Callipta Oberthüri Fairm.
que je ferai figurer l’espèce dans le Catalogue raisonné des Eumolpides
que je publie en ce moment. Ce Phytophage, très remarquable d’ail-
leurs, n’a encore été trouvé, à ma connaissance, qu’en Algérie (Menah
[Oberthür], Nifenser [Ch. Martin]) et en Tunisie au Dijebel Rerda et au
Djebel Attig, près Gafsa, où M. Valéry Mayet en a capturé un certain
nombre d'exemplaires. Les individus provenant de ces deux dernières
localités ont les pattes d’un brun rougeâtre avec le milieu des cuisses
d’un bronzé verdâtre, tandis que ceux de Menah et du Nifenser les
ont entièrement noires ou d’un noir de poix. De plus, les mâles (du
moins les individus que je considère comme tels) sont du double plus
petits que les femelles.
— Le même membre communique les descriptions suivantes de deux
genres nouveaux de la famille des Eumolpides :
PHÆDROIDES. — Corpus subrotundato-ovatum, convexum. Caput
parvum, profunde thorace immersum, oculis magnis, oblongis, valde
prominentibus, intus leviter sinuatis, epistomate fronte continuato, antice
arcuatim emarginalo. Antennæ fiiformes, dimidio corpore longiores, arti-
culis quatuor primis gracilibus, fere inter se æquilongis, cæteris crassio-
ribus. Prothorax fortiter transversus, lateribus rotundatus ibique late
reflexo marginatus. Scutellum subquadratum, apice late rotundatum.
Elytra dorso convexa, ad latera utrinque subito deflexa ibique ampliata,
limbo inflexo ipso lato, concavo. Prosternum latius quam longius, planum,
inter coæœas leviter contractum, postice dilatatum, basi recte truncatum.
Prothoracis episternum margine antico concavo. Pedes sat robusti, breves,
femoribus medio incrassatis, inermibus, tibiis rectis, quatuor posticis
extus ante apicem emarginatis, unguiculis appendiculatis.
Ce genre appartient au groupe des Nodostomites, dans lequel il est
facilement reconnaissable par la forme du prothorax et la structure des
lobes épipleuraux des élytres.
P. PHILIPPINENSIS. — Subrotundato-ovata, subtus cum pedibus nigro-
picea, supra viridi-metallica, aut ænea, interdum cuprea vel cyanea,
nilida, labro fulvo vel piceo, antennis (basi excepta fulva) nigris, capite
EXXVI Bulletin entomologique.
prothoraceque dense fortiter punctatis, scutello lævissimo, elytris sub-
striato-punctatis, callo kumerali ipso tumido, lævi. — Long. 3 3/4-4 mill.;
lat. 2 3/4-3 mill.
&. Elytris ad latera utrinque valde ampliatis, limbo laterali fere lævi,
plerumque cupreo-aureo-micante, callo humerali modice elevato.
$. Elytris ad altera utrinque minus ampliatis, magis fortiter sub-
striato-punctatis, infra callum humeralem obsolete transversim impressis,
callo humerali ipso magis elevato.
Variat pedibus omnino fulvis.
Iles Philippines (Luzon, Bohol, Oost Mindanao).
CLYPEOLARIA. — Corpus suboblongo-ovatum, glabrum, parum con-
vezum. Caput exsertum, oculis globosis, integris, fronte juxta oculum
utrinque sulco brevi obliquo instructa, epistomate fronte continuato, an-
lice (præsertim apud mares) recte truncato ibique dente valido utrinque
instructo. Antennæ subfiliformes, dimidio corpore breviores, articulo 1° tu-
mido, 2, 3° sicut et 4 inter se æquilongis. Prothoraæ transversus, parum
convexus, lateribus rotundatus, margine antico recto, angulis anticis
obtusis. Prosternum latum, fere planum, basi recte truncatum. Protho-
racis episternum margine antico concavo. Pedes sat validi, femoribus in
medio incrassatis, duobus posticis subtus dente minimo armatis, tibiis
rectis, qualuor posticis extus ante apicem emarginatis, unguiculis bifidis.
Du groupe des Métachromites. Voisin des Rhyparida, dont il diffère
surtout par la structure de l’épistome et la forme du prothorax.
C. THORACGICA. — Suboblongo-ovata, subtus cum pedibus, antennis ely-
trisque sordide flava, capite prothoraceque fulvo-brunneis, magis minusve
æneo-reflexo-micantibus, crebre sat fortiter punctatis, elytris regulariter
punctato-suleatis, interstitiis ad latera fere costæformibus. —Long. 3-3 1/3
mill.; lat. À 1/2-1 3/4 mill.
Variat omnino fulvo-brunneu.
Iles Philippines (Bohol).
— M. J. Bourgeois communique la description d’une espèce nouvelle
de Malthinus, appartenant à la faune méditerranéenne :
MALTHINUS DROMIOIDES, Sp. nOV. — À M. fasciato, cui valde affinis;
capite omnino nigro, prothorace magis transverso cum angulis posterio-
ribus acutis, divaricatis, elytrorum pictura punctisque minus profundis,
postice obsoletis, bene distinctus.
Seance du 8 juillet 1885. CXXVII
Voisin du A1. fasciatus Oliv., mais bien distinct par la tête entièrement
noire, le prothorax plus transverse avec les angles postérieurs saillants
et pointus, les élytres présentant, vers le tiers antérieur, une bande
transversale jaune pâle bien nettement limitée, leurs lignes de points
moins fortement marquées et disparaissant presque complètement vers
l'extrémité.
Tête grande, fortement rétrécie derrière les yeux et formant un col
distinct, densément et fortement ponctuée-ridée, marquée sur le milieu
du vertex d’une impression longitudinale, entièrement d’un noir presque
mat; mandibules d’un roussâtre clair ; palpes rembrunis ; yeux noirs,
très saillants. Antennes n’atteignant pas l’extrémité des élytres, grêles,
atténuées vers le bout, noires, avec le 4° article en entier et les deux
tiers basilaires des deux suivants, testacés, 2° article à peine un peu plus
long que le 3°. Pronotum sensiblement plus large que long, offrant sa
plus grande largeur vers le milieu, fortement rétréci en avant en ligne
à peu près droite, beaucoup moins sensiblement et en ligne courbe en
arrière, distinctement sinué avant les angles postérieurs qui sont saillants
latéralement et pointus, visiblement rebordé à la base, d’un noir à
peine luisant, avec les côtés largement marginés de roux testacé, la
coloration noire s'étendant en avant sur toute la largeur ; disque assez
fortement et rugueusement ponctué dans sa moitié antérieure, moins
distinctement en arrière où il est un peu luisant, sillonné longitudinale-
ment, marqué d’une dépression transversale vers le tiers antérieur.
Écusson en ogive renversée, noir. Élytres plus larges que le prothorax,
presque trois lois aussi longues que larges à la base, d’un noir un peu
brunâtre, avec une bande transversale commune, d’un testacé pâle,
située vers le tiers antérieur et une goutte d’un jaune soufré à l’extré-
mité; garnies d’une pubescence d’un gris-jaune et marquées de lignes
de points moins profonds et moins serrés que dans le fasciatus et dispa-
raissant presque complètement vers l'extrémité; épaules plus claires.
Poitrine et abdomen d’un brun noirâtre, ce dernier passant au brun rou-
geûtre sur les anneaux basilaires ; pattes d’un testacé roussâtre, cuisses
postérieures légèrement rembrunies. — Long. 5 mill.; larg. 4 1/3 mill.
Grèce. — Communiqué par M. Reitter.
— M. L. Fairmaire adresse la note qui suit :
Genre SEMMIONA. — Ce nouveau genre d’Eumolpides appartient au
groupe des Scélodontites, et se distingue des Scelodonta et Syricta par
le sillon juxta-oculaire transversal peu profond. Le corps est très court,
CXXVIII Bulletin entomologique.
très convexe, la tête médiocre, dégagée du corselet; les antennes sont
assez minces à la base, mais les cinq derniers articles sont plus épais, de
longueur égale, le dernier acuminé, le premier est gros, le deuxième à
peine plus gros et pas plus long que le troisième. Les yeux sont assez
gros, Saillants, presque hémisphériques ; lépistome est échancré, le
labre tronqué presque droit, le dernier article des palpes maxillaires
aigu. Le corselet, plus étroit que les élytres, est rebordé à la base et très
finement marginé sur les côtés; l’écusson est transversal, presque qua-
drangulaire, avec le bord postérieur obtusément angulé. Les élytres sont
courtes, très convexes, tronquées à la base. Les pattes sont robustes, les
fémurs épais, les antérieurs surtout et armés en dessous d’une épine
assez forte, qui devient peu distincte aux autres fémurs ; les tibias pos-
térieurs sont échancrés, cannelés, les crochets des tarses sont bifides,
peu divergents. Les pro- et mésosternums sont larges, les hanches pos-
térieures très écartées.
S. SQUAMEO-GUTTATA. — Long. 7 1/2 mill. — Brevissime ovata, metal-
lico-cuprea, capite prothoraceque pilis squamosis dense variegatis ; elytris
maculis minulis numerosis squamosis ornalis, pilis el squamis griseo-
albidis, subtus dense albido-pilosa, femoribus cupreis, albido-pilosis, tibiis
larsisque brunneo-submetallicis; antennis palpisque fuscis; capite punc-
lato, summo medio puncto-impresso ; prothorace fere trapeziformi, antice
angustato sat dense punctato, angulis posticis obtusis; elytris sat dense
sat fortiter punctatis.
Semmio, dans la région des Niams-Niams occidentaux.
Je dois la communication de ce bel insecte à l’obligeance de M. René
Oberthür.
Membre reçu. M. A. Sidney OIliff, Entomological Curator, Australian
Museum, à Sydney (Nouvelle-Galles du Sud) (Entomologie générale), pré-
senté par MM. Charles et René Oberthür. — Commissaires-rapporteurs :
MM. G.-A. Poujade et A. Sallé.
Démission pour 1886. M. J.-P. Mégnin, à Vincennes, admis membre
en 1875.
E. D.
Séance du 8 juillet 1885. CXXIX
Bulletin bibliographique.
Atti della Reale Accademia dei Lincei, 282° année (1884-85), serie quarta.
Rendiconti, vol. I, fasc. 13. — Osservazioni meteorologiche fatte al
R. Osservatorio del Campidoglio del luglio al dicembre 1884 (Estratto
dagli Atti). ©
Boletin de la Academia nacional de Ciencias en Côrdoba (Repuüblica Ar-
gentina). Tome VII, entraga 4, Buenos-Aires, 1885, ©)
Bulletin d'insectologie agricole, journal mensuel de la Société centrale
d’Apiculture et d’Insectologie, 10° année, n° 4-5 (avril-mai 1885).
N° 4.—E. SaAvaRD, Hippobosque du cheval (Hippobosca equina L.).
— E. Lesueur, le Lézard ocellé (Lacerta ocellata Daudin). — Procès-
verbaux des séances du 18 février et 48 mars 1885. — H. HAMET,
le Sphinx Atropos, ou papillon tête de mort (fig.). — E. BONCENNE,
PAnthonome des feuilles du pommier. — Les Attaciens séricigènes
de Madagascar. — E. SAvARD, la Mouche domestique.
N° 5. — E. SavarD, la Bruche de la vesce (Bruchus nubilus L.),
fig. — H. Hamer, Rapport sur les produits apicoles au concours
général dernier du palais de l’Industrie.— Procès-verbal de la séance
du 15 avril A885.— A. RaumÉ, Élevage des Vers à soie dans l'Italie. —
E. SaAvarD, Lasiocampe du pin. — Bombyx disparate.
Comptes rendus hebdomadaires des séances de l’Académie des sciences,
Aer semestre 1885, tome C.
N° 23. (8 juin 1885). — E. BLancHARD, De la dissémination des
espèces végétales et animales. — H. BEAUREGARD, Sur le mode de dé-
veloppement naturel de la Cantharide. — N° 24 (15 juin 1885). —
E. BLANCHARD, la Connaissance des flores et des faunes dans ses
applications à la géographie et à l’histoire du globe. — N° 25 (22 juin
1885). ©). — N° 26 (29 juin 1885). ©
Deutsche entomologische Zeitschrift, 4885, Heît [. — D' KrAaATz, Nécrolo-
gie : Adolph Keïferstein, Auguste Chevrolat, Louis Mors, Caldwell
Rye, C. Th. Ernst von Siebold, Fr. John Sidney Parry, R. Meyer-Dür,
Strübing, C. Cornelius, Herrmann Kühl. — LE MÈME, Neuere Litte-
ratur : Horn, Reitter, Casey. — J. Waise, Kurze Bemerkungen zu
Herrn Quedenieldts Note zu seinem Aufsatze : Wie lebt Gnorimus va-
riabilis ? — L. voN HEYDEN, Die Trudy der Societas entomologica
rossica (Compte rendu analytique). — D’ ErpezsaemM, Eine neue Oxy-
telinen-Gattung der Mediterran-Fauna (Oncophorus Pirazzolii). —
(1885) BULL. 1x.
CXXX Bulletin entomologique.
D: KraaTz, Ueber die Artrechte der europaischen und die Varietäten
der deutschen Maikälfer (Melolontha F.), 2° mémoire. — LE MÊME,
Ueber die Gattung Clithria Burm., pl. n. — LE MÈMmE, Ueber einige
neue Glycyphana-Arten. — Le MÈME, Die Cetoniden der Aru-Inseln,
nach dem von Herrn C. Ribbe 1884 gesammelten Materiale, pl. n.—
Le MÈME, Ueber Varietäten von Séernoplus Schaumii White (Ceto-
niden-Gattung von Celebes). — D' ÉPPELSHEIM, Beitrag zur Staphyli-
nenfauna West-Aïrikas. — D' KrAATz, Bibliographie : Horn, Casey,
Felix Lynch Arribalzaga. —E. RerTTER, Bemerkungen zu der Arbeit :
« Die Scydmaeniden Nordost-Afrika’s, der Sunda-Inseln und Neu-
Guinea’s im Museo civico di Storia Naturale zu Genova », von D° L.
W. Schaufuss. —J. Fausr, Neue asiatische Rüsselkafer (aus Turkes-
tan), IE. — D° L. vox Heypew, Notizen zum Genus Oréhomus Chaud.
— D' Kraarz, Bemerkungen über Orthomus Chaud. — E. REITTER,
Coleopterologische Ergebnisse einer Excursion nach Bosnien im Mai
188% (gen. nov., Sp. nov.) — A. v. KrAATz-KoscHLAU, Erganzende
Bemerkungen über Procerus-Arten. — LE MÈME, Ueber die speci-
fische Umgrenzung der Procerus-Arten. — D' Kraaïz, Ueber die
specifische Scheidung der Procerus-Arten. — G. ALBERS, Ueber Gna-
phaloryxæ aper Gestro und curtus Kirsch. — J. Scampr, Zwei neue
europaische Histeriden und Bemerkungen zur Synonymie dieser Fa-
milie (sp. nov.). — D' KrAATz, Ueber Carabus glabratus var. pnnc-
tatocostatus Haury und eine neue Varietat (extensus) dieser Art. —
Le MÈME, Ueber einige Cicindela. — Le MÈME, Eine neue Cetonide
Sumatra, pl. n.—Le MÈME, Pachnoda Nachtigali nov. sp. von Congo,
pl. n. — G. ALBers, Zu Berichtigung. — A. v. KRAATz-KOSCHLAU,
Einschaltung.
Echange (l), journal mensuel paraissant tous les 15 du mois, organe des
naturalistes de la région lyonnaise, 1"° année, n° 4 (15 avril 1885). —
CL. Rev, Énumération des Coléoptères qu’on peut rencontrer dans
un clos de 5 hectares (suite) : Cicindélètes, Carabiques. —D' L. BLANC,
Note sur le rôle physiologique des tubes de Malpighi chez les Insectes.
—Dr JAcquer, Note synonymique sur le Bruchus oxytropis Gebler. —
N° 6 (15 juin 1885). — CL. Rey, Énumération des Coléoptères qu’on
peut rencontrer dans un clos de 5 hectares (suite) : Brévipennes. —
F. GuiLLeBeAU, Descriptions de quelques nouvelles espèces de Co-
léoptères. — D' JAcquer, Note sur la découverte d’un Agabus nou-
veau pour la faune française.
Feuille des Jeunes Naturulistes, 15° année, n° 177 (1° juillet 1885). —
Cu. et Fr. BARBIER, Faune entomologique de Béziers et de ses envi-
Séance du 8 juillet 1885. CXXXI
rons, fin (8& tribu : Bembidii). — Commuxicarions : Collections de
Lépidoptères. — Ateuchus laticollis. — Question.
Mittheilungen des Naturwissenschaftlichen Vereines für Steiermark, année
1884, Graz 1885. — Pror. AusserER, Ueber das massenhaïîte Aftreten
einer Poduride in Aussee Anfangs Màarz 1884.
Naturaliste (le), 7° année, n° 43 (1°* juillet 1885). — AusrauT, Descrip-
tion de la chenille du Satyrus sylvicolu. JB:
Séance du 22 juillet 1885.
Présidence de M. Ém.-L. RAGONOT.
Communications. M. Ch. Brongniart écrit au Président que notre
collèeue M. Léon Fairmaire vient d’être nommé officier d’Académie.
— M. Ém.-L. Ragonot lit la note suivante, relative à la troisième
excursion entomologique qui a eu lieu le 12 juillet 1885 à Bouray-
Lardy :
Quatre membres de la Société ont pris part à cette excursion : MM. Au-
dollent, Bonhoure, Heulz et Ragonot, auxquels sont venus se joindre
MM. A. Agnus, de Paris, René Langlassé, de Puteaux, et Albert Dubois,
de Versailles, tous Coléoptéristes.
La journée débuta par un fort orage, mais fut très belle et chaude;
chacun put rapporter des insectes intéressants.
M. Ragonot trouva une chenille de la Notodonta tritophus sur le
chêne, et il prit beaucoup de Butalis senescens Sit. et quelques Butalis
binotiferella Ragonot sur le serpolet, des Butalis dissimilella H.-$S. et
Brephia compositella sur l’'Helianthemum vulgare, Gelechia nigra Hw.
sur les troncs des peupliers blancs, des Calantica albella Z. en battant
des chênes, des Ceratophora lutatella H.-S., Rhinosia sordidella Hb. et
autres espèces offrant de l'intérêt pour lui.
MM. Audollent et Heulz prirent des Zygaena fuusta L. et peucedani
Esp., ainsi que des Emydia striata L., variété à ailes inférieures noires.
— M. L. Bedel donne la description d’un Cérambycide nouveau, de la
côte orientale de l’Algérie :
PSEUDOMYRMECION, nov. gen. — Insectum alatum, elongatum,
gracile, parce pubescens, pilis erectis tenuissimis hirtum. Antennis fili-
formibus, totam corporis longitudinem fere adaequantibus, articulis sub-
cylindricis, inferioribus Subtus plus minusve pilosis; art. 1° validiore,
CXXXII Bulletin entomologique.
2 dimidio sequentis breviore, art. 3-11 (et in primis 3-7) praelongis.
Oculis lateralibus, ovatis, subintegris. Prothorace inermi, oblongo, pulvi-
nato, collo basali marginato. Scutello rotundato. Elytris abdomine
(praesertim in femina) paululum brevioribus, apice singulatim rotun-
datis. Coxis anticis globosis ; acetabulis anticis postice angustissime aper-
tis, extus occlusis. Femoribus valde clavatis ; tibüs haud hirtis.
Ce petit genre devra se ranger dans le groupe des Gracilia Serv.; son
système de coloration rappelle un peu celui des Clytus ruficornis, massi-
liensis, etc.
P. RAMALIUM, nOv. Sp. — Nitidulum, nigrum vel nigro-piceum (capite
thoraceque in femina rufo-ferrugineis), antennis pedibusque rufis, femo-
rum clava nigricante. Prothorace (in mare oblongiore) subasperato-
punctulato. Elytris ante medium dorso subdepressis, pube albida trans-
versim subtrifasciatis, fasciis duabus anterioribus approæimatis, prima fere
punctiformi (saepissime detrita), secunda magis delineata, gracili, tertia
diffusa, obsolescente. Pectoris lateribus albo-pubescentibus. — Long. 3-
5 1/2 mill.
Algérie : forêt de l'Edough !, sur les petites branches mortes du Quer-
cus Mirbecki D. R., du 15 mai aux premiers jours de juillet.
Nous avons, M. Grilat et moi, recueilli ce petit Longicorne en battant
les chênes isolés ou poussant en bordure; je lai obtenu directement de
rameaux morts, pris sur l'arbre. Il est diurne, court rapidement le long
du bois et ne paraît pas se servir de ses ailes, cependant bien dévelop-
pées. Sa forme, sa coloration et ses allures lui donnent, quand il est
vivant, une singulière ressemblance avec les Fourmis du genre Crema-
togaster, et comme on le trouve ordinairement au milieu d'elles, on les
confondrait facilement.
— M. H. Lucas communique la note suivante :
Un certain nombre d’Hypocephalus armatus m’ayant été communiqués
par M. l'abbé David, je crois devoir montrer à mes collègnes ces insectes
qui varient beaucoup pour la taille.
Cette coupe générique est due à A.-G. Desmarest qui la décrite et
figurée dans le Magasin de Zoologie, classe IX, pl. 24 (1832) sous le
nom d’Hypocephalus armatus. MM. Westwood et Curtis ont aussi repré-
senté ce remarquable Coléoptère, le premier dans les Arcana Entom.,
t. I, p. 35, pl. 10, fig. 1, 2, 3 (1841), le second dans les Trans. Linn.
Soc., t. XXI, p. 227, pl. 25, fig. 1 à 13 (1854). De son côté, Gistl, ne con-
naissant pas le travail du professeur A.-G. Desmarest, l’a décrit in Fau-
nus, neue Folg., 1, p. 4 (1836), sous le nom de Mesoclassus paradoæus.
Séance du 22 juillet 1885. CXXXIN
Ce genre a longtemps divisé les entomologistes sur la question de
savoir quelle place il doit occuper dans la classification; actuellement,
la plupart des auteurs sont d'accord pour reconnaître les analogies qui
le rattachent aux Longicornes, opinion à laquelle s’est rallié l’auteur du
Genera des Coléoptères, et dont M. Thomson à parfaitement résumé les
motifs en disant que l’aspect extraordinaire de cet insecte provient, non
de l’assemblage hétérogène de caractères, mais d’une monstrueuse exa-
gération ou hypertrophie de caractères qui se retrouvent parmi les Lon-
gicornes aberrants.
L’unique espèce qui jusqu’à présent représente ce genre est restée
pendant très longtemps extrêmement rare dans les collections. En 1840,
le premier individu qui vint à Paris fut payé par le Muséum, aux en-
chères publiques, la somme de 305 fr. Maintenant, le mâle est devenu
moins rare; quant à la femelle, elle est toujours rarissime. En effet,
depuis un demi-siècle que l’on connaît ce Longicorne aberrant qui a
servi à établir une tribu sous le nom d’Hypocephalidæ, ce n’est que tout
dernièrement que la femelle a été décrite et figurée. C’est à M. L. Fair-
maire que l’on doit la connaissance de ce sexe qui a été représenté dans
le Naturaliste, p. 397 (1884). Si le mâle rappelle un Gryllotalpa vulgaris,
à cause de son prothorax ovalaire et de ses élytres fortement rétrécies en
arrière, on peut dire que ce faciès est profondément modifié chez la
femelle. À ce sujet, je renvoie aux descriptions et figures des deux sexes
de cette espèce qui ont été données par M. L. Fairmaire (loco citato,
p. 378).
Voici les longueurs et largeurs des individus qui ont été mis à ma dis-
position : longit. 53, 48, 45, 38 millim.; lat. 49, 17, 15, 14 millim. Malgré
ces différences assez sensibles dans la taille, la ponctuation de la tête et
du prothorax ne s’est pas modifiée, à l’exception cependant des six
points présentés par ce dernier organe, dont quatre disposés en arc de
cercle en avant de la base et deux à quelque distance des angles anté-
rieurs plus grands et plus profondément enfoncés. Les antennes, les
palpes maxillaires et labiaux sont ferrugineux ; les élytres sont plus
fortement acuminées, les côtes plus saillantes, avec les intervalles beau-
coup plus fortement grenus ou chagrinés. Tout le corps en dessous et
les pattes sont d’un noir brillant, avec les tarses ferrugineux.
Ces insectes ont été rencontrés dans l’intérieur de la province de
Bahia (Brésil), parmi des souches d'arbres plus ou moins en décomposi-
tion, ou courant sur une route voisine d’un bois, à la suite d’un orage et
après une pluie abondante.
CXXXIV Bulletin entomologique.
— M. Maurice Girard présente à la Société une coquille, usée et dé-
fraîchie par la pluie, de l’Helix pomatia, contenant un nid d’'Hyménoptère
mellifique, bouchée par un tampon de mousse et de terre. Ce nid, trouvé
à Joigny (Yonne), est dû probablement à une Osmia, peut-être à un
Anthidium. La question sera décidée lors de l’éclosion au printemps pro-
chain.
— M. Pierre Chrétien, de Boulogne-sur-Seine, adresse la note qui
suit sur les premiers états du Satyrus Arethusa :
Depuis que j'ai trouvé le moyen d'obtenir en nombre les œuis de
papillons diurnes, je me suis particulièrement appliqué à l'éducation des
chenilles qui se rencontrent rarement dans la nature, spécialement celles
des genres Lycæna, Satyrus et Syrictus.
Parmi les chenilles du genre Satyrus, il en est une dont les auteurs
n’ont rien dit et dont on ne possède pas la figure. C’est celle du Satyrus
Arethusa. J'ai élevé cette espèce ab 0vo, et je l’ai suivie attentivement
dans toutes les phases de son évolution : j'aurais donc bien volontiers
apporté ici une description comparative de cette chenille et des autres
Satyres que j'ai élevés également ab 0vo, mais je me bornerai à quelques
détails essentiels, pour ne pas dépasser les limites d’une simple note.
Œuf. — La plupart des femelles de Satyrides pondent leurs œufs en
les fixant aux brins d'herbe ; cependant quelques-unes ne se donnent
point cette peine, elles se contentent de les perdre pour ainsi dire en les
semant au hasard. Arethusa © procède ainsi. L’œuf est de forme co-
nique, son sommet arrondi ne présente pas ces dépressions polygonales
ordinaires que l’on remarque sur les œuis de Phædra, d'Hermione, de
Semele et surtout de Briseis ; on y voit seulement la trace à peine per-
ceptible du commencement de quelques côtes, et, tandis que Briseis
compte 16 côtes, Séatilinus 20, Hermione 24h, Semele 26 à 28, l'œuf
d’Arethusa en est dépourvu, ainsi que celui de Phædra, qui cependant
en porte la trace, non au sommet, mais à la base. La surface de l’œuf
d’Arethusa est presque lisse et brillante. La couleur est jaunâtre et de-
vient un peu roussâtre. Il éclôt au bout de trente à trente-cinq jours,
c’est-à-dire dans la seconde quinzaine de septembre.
Chenille. — Au sortir de l’œuf, la petite chenille a la tête rousse, por-
tant au sommet quelques points noirâtres ; le corps est gris, plus foncé
à l'extrémité anale ; les lignes dorsale et latérales sont d’un brun roux,
les dernières plus épaisses et plus brunes; la région stigmatale est blan-
châtre. Pattes écailleuses et membraneuses de la couleur du fond. Sa
première mue a lieu en octobre. Elle passe l’hiver en se tenant à la base
Seance du 22 juillet 1885. CXXXV
des tiges de Graminées, la tête toujours en bas; cependant elle n’est
pas dans un complet état d’engourdissement. Dans la mauvaise saison,
même en janvier, si la température est relativement douce pendant deux
ou trois jours (9 ou 10° environ), on voit cette chenille aller et venir,
monter sur les brins d'herbe desséchés. Ce n’est guère qu’en mars
qu’elle recommence sa vie régulière. Elle subit ses mues à trente ou
quarante jours d'intervalle à partir d'avril, et c’est seulement en juillet
qu’elle atteint toute sa taille. Elle est généralement d’un ocracé légère-
ment lavé de verdâtre, surtout en dessous. La tête est un peu plus fon-
cée, granuleuse et marquée de quatre traits noirs, les ocelles noirs et
saillants. L’attention est surtout attirée par trois bandes continues et
atténuées aux extrémités : la dorsale de couleur sépia, les latérales plus
larges, plus pâles au milieu. Entre les bandes latérales et la dorsale se
trouve une autre bande d’un ocracé plus foncé que la teinte générale ;
ces bandes sont en outre bordées de lignes carminées. La région stigma-
tale formant bourrelet est plus claire et soulignée de carminé. Les stig-
mates sont noirs; le premier, le deuxième et le dernier plus gros que
les autres. Paites écailleuses et membraneuses concolores. Enfin tout le
corps est couvert d’une villosité très fine et très courte.
Chrysalide. — Pour se chrysalider, la chenille d’Arethusa descend le
plus qu’elle peut à la base des Graminées, et, si la terre est détrempée
par la pluie, elle y pénètre, peu profondément il est vrai, mais suffisam-
ment pour s’enfermer dans une véritable coque ; si la terre est sèche et
trop dure, cette chenille se couche simplement au premier endroit venu
parmi les débris de Graminées et se transforme au bout de quelques
jours d’attente. Cette chrysalide, courte, ramassée, est d’un brun can-
nelle, plus clair à la partie antérieure ; l’abdomen est conique, son
extrémité, bifide et recourbée, est d’un noir brillant. Sa surface est fine-
ment chagrinée ou ridée. Les stigmates, bruns, sont entourés d’un cercle
lisse un peu en dépression. Un amas de granulations fines se trouve de
chaque côté, au-dessus du stigmate, sur le deuxième segment abdominal.
Le côté externe de l'enveloppe des ailes est liséré de noir. Enfin, les
épaulettes, en croissant, sont d’un brun roux velouté, et plus saillantes
que chez les autres espèces.
La chenille d’Arethusa est de toutes les autres Satyrides celle qui vit
le plus longtemps, puisqu'elle ne se chrysalide que dans la dernière
quinzaine de juillet. Le moment le plus favorable pour trouver cette che-
nille est par conséquent du 15 juin au 15 juillet. Quand, le mois der-
nier, mon excellent maître et ami M. Delorme, de Versailles, au prix de
CXXXVI Bulletin entomologique.
longues et patientes recherches, a rapporté de Lardy quelques chenilles
presque adultes de ce Satyre, il a confirmé ainsi l'éducation privée que
j'en avais faite à Boulogne l'an passé.
— M. Alfred Guillot présente une variété intéressante de Limenitis
Sybilla aber. nigra ?, capturée dans le bois de Boulogne par M. Paul
Grouli :
Cet individu offre un cas très curieux de mélanisme : le dessus des
quatre ailes est entièrement noir ardoisé, bien moins velouté que
chez le type et non saupoudré de brun; le blanc a complètement dis-
paru ; on n’aperçoit plus que six points grisâtres, diffus, qui semblent
être la transparence des seules parties du dessous restées blanches. Le
dessous est encore plus extraordiraire : la bande médiane blanche des
quatre ailes a été complètement absorbée par le rouge-rouille qui en
couvre la totalité ; les points noirs se sont étendus et forment des lignes
rayonnant dans le sens des nervures. Les seules parties restées blanches
sont les taches marginales qui sont plus grandes que dans le type et
semblent percer sur le dessus comme je l’ai indiqué plus haut. La frange
est blanche comme chez les exemplaires normaux.
Cette rare aberration fait partie de l’intéressante collection de M. le
D' Monod, à Paris.
— M. Ch. Oberthür adresse la note suivante :
L’Apatura Iris est répandue dans une grande partie de l’Europe et de
l'Asie, depuis l'Espagne (La Granja) jusqu'aux bords de la mer du
Japon (île Askold). Le type de cette belle espèce ne paraît guère varier
dans des pays aussi divers. L’aberration Beroe et une autre aberration
qui existait dans la collection Pierret, et où les taches blanches du
dessus des ailes étaient roses, sont des accidents généralement très rares
et ne sont pas des variétés locales remplaçant le type.
Mais au Thibet, à Tà-tsien-lou, PApatura Iris semble être toujours la
variété analogue à la variété Clytie d’Iliu. Parmi les nombreuses espèces
de Lépidoptères que M£ Biet m'a envoyées du Thibet, se trouvent
quatre paires de cette variété locale d’Iris que je désigne sous le nom de
Bieti et qui se distingue de l’Iris des autres pays, parce que dans le
mäle les taches blanches sont remplacées par des taches d’un orangé
vif, et que, de plus, ces taches orangées sont beaucoup plus dilatées que
les taches blanches du type. Dans la femelle, les taches sont d’un jaune
nankin en dessus comme en dessous.
E. D.
Séance du 22 juillet 1885. CXXXVII
Bulletin bibliographique.
Atti della Reale Accademia dei Lincei (1884-1885), serie quarta, vol. E,
fase. 14. ©
Comptes rendus hebdomadaires des séances de l’Académie des sciences,
tome CI, n° 4 (6 juillet 1885). — G. CARLET, Sur la structure et le
mouvement des stylets dans“’aiguillon de lAbeïlle. —N° 2 (43 juillet
1885). ©
Entomologists Monthly Magazine (the), n° 253 (juin 1885). — C. G.
BARRETT, On the value of the costal fold in the classification of Tor-
trices. — D' E. BerGroTH, Description of two new genera of Ara-
didae. — H. T. Sramron, Description of Coleophora paludicola n. sp.
— H. J. ELWES, On the genus Aulocera, Butler. —R. Mac LACHLAN,
A swarm Of Deiopeia pulchella in the Atlantic ocean. — W. H. B.
FLETCHER, Chauliodus insecurellus bred from Thesium humifusum
from the Isle of Wight. — C. Doxovax, Dytiscus marginalis found in
salt water. — Rev. H. S. GorHAM, Cassida chloris Suffrian. — E. L.
RacoxorT, Revision of the British species of Phycitidae and Galleridae.
— The Sale of the late Major Parry’s collection and library. — Pro-
ceedings of the Entomological Society of London.
Feuille des Jeunes Naturalistes, 1% juin 1885.— Cn. et F. BARBIER, Faune
entomologique de Béziers et de ses environs (suite).
Naturalista Siciliano (I), anno IV, n° 10.— P. MizièrE, Catalogue rai-
sonné des Lépidoptères des Alpes-Maritimes (suite). — F. Mixa
PALUMBO, Acarofauna Sicula.
Revue des travaux scientifiques, publiée par le ministère de l’instruction
publique, t. V, n°3. ©
Rovartani Lapock, 2 année, n°% 5 et 6 (mai et juin 1885). — Résumé en
langue française des travaux parus dans les n° X et 5.
Société Linnéenne du nord de la France. — Bulletin mensuel 12° année,
n° 138 (1 décembre 1883).
Fransactions of the Linnean Society of London, 2 série, vol. IT, part. 3.
— Rev. À. E. EaTox, A revisional monograph of recent Ephemeri-
dae or Mayflies. — Part. 111, 48 pl.
GIRARD (MAURICE). Traité élémentaire d’entomologie, tome IT, 2 et der-
nier fascicule (Lépidoptères (fin), Hémiptères, Diptères et ordres
CXXX VII Bulletin entomologique.
satellites). À vol. texte gr. in-8° (p. 641-1110) et un Atlas de planches
noires (pl. 98 à 117). Paris, J.-B. Baillière et fils. *
HAGEN (D'H. A.). Die devonischen Insecten, 5 p. (Zoologischen Anzeiger,
n° 195, 1885). *
PLATEAU (F.). Expériences sur le rôle des palpes chez les Arthropodes
maxillés. — Première partie : Palpes des Insectes broyeurs, 26 p.
(Bullet. Soc. zool. de France, t. X, 1885). *
Ricey (D' CHaRLes). The Periodical Cicada, an account of Cicada septem
decim and its tredecim race, with a chronology of all Broods known
(Publication U. S. Department of Agriculture, division of Entomo-
logy, Bulletin n° 8). Br. in-8°, 46 p., fig. n., Washington, 1885. *
SEOANE (Victor Lopez). Identidad de Lacerta Schreiberi (Bedriaga) y
Lacerta viridis, var. Gadovii (Boulenger) é investigaciones herpeto-
logicas de Galicia. La Coruña, 1884, 19 p. * ©
Simon (E.). Étude sur les Arachnides recueillis en Tunisie en 4883 et
1884 par MM. A. Letourneux, M. Sédillot et Valéry Mayet, membres
de la mission de l'exploration scientifique de la Tunisie. Paris, 1885,
99 p. *
A. B.
Seance du A2 aoùt 1885.
Présidence de M. Ém.-L. RAGONOT.
M. le Président, avant la lecture du procès-verbal de la précédente
séance, fait la communication suivante :
Depuis notre dernière réunion, la Société entomologique de France a
fait une très grande perte en la personne de Henri Milne-Edwards, l’un
de ses fondateurs, devenu l’un de ses membres honoraires en 1866.
Notre regretté collègue s’est éteint à un âge très avancé, laissant un
nom qui restera inscrit en lettres d’or dans les annales de la science
française. Travailleur consciencieux et infatigable, sa vie tout entière a
été consacrée à enrichir la science d'ouvrages nombreux et de la plus
haute valeur ; ses publications seront toujours un guide indispensable
pour des études véritablement sérieuses.
Henri Milne-Edwards a eu la satisfaction de voir son œuvre continuée
par un fils qui suit avec honneur la voie si glorieusement ouverte par
son père.
Votre président a eu le vif regret de ne pouvoir assister aux funé-
railles de notre illustre et vénéré membre honoraire; mais, en présence
Seance du 12 août 1885. CXXXIX
d’un grand nombre de nos collègues, notre Société y a été dignement
représentée par l’un de ses membres, M. le professeur Émile Blanchard,
successeur éminent de Henri Milne-Edwards dans la chaire d’Entomo-
logie au Muséum. M. Blanchard a prononcé des paroles de regrets et
d'adieu qui étaient l’expression des sentiments unanimes de notre Com-
pagnie.
M. le D' Laboulbène a bien voulu se charger d’une notice pour les
Annales sur la vie et les travaux de Henri Milne-Edwards.
Lecture. M. le D' AI. Laboulbène adresse à la Société, par l'entremise
de M. Eugène Desmarest, la description et les dessins d'œufs remar-
quables, probablement d’un insecte Diptère, trouvés avec des fragments
de chair de veau. Ces œufs blanchâtres, allongés, de forme ellipsoide,
ont une partie déhiscente et longitudinale qui, étant soulevée, offre
l'aspect d’une lame de couteau sortie de son manche.
Communications. M. L. Bedel présente quelques observations relatives
aux Curculionides du genre Amaurorrhinus Fairm. (Mesoxenus Woll.) :
Les auteurs qui se sont occupés de ces insectes ont admis à peu près
autant d'espèces qu'ils ont eu sous les yeux d’exemplaires de prove-
nances différentes. C’est ainsi qu'ils ont décrit successivement :
1860. Monizianus Wollaston............. .. Canaries, Madère.
— Bewickianus Wallaston....... ...,... Madère.
—. Donnairen Fairmaire. -:.....:... .. Corse:
1863.. narbonensis * Ch. Brisout (1).......... Narbonne.
1869. crassiusculus Fairmaire....,.......... Italie.
1883. genuensis * Fairmaire............. se HUGÈRES
M iLOSlite AR AEMAITOMNE ERA tee ae Cagliari.
— Coquereli Fairmaire............. 1e MOrAN
Comme M. Desbrochers des Loges l’a déjà fait observer, lorsqu'il a
proposé de réunir A. narbonensis à Bonnairei (Mittheil. Schweiz. Ges.,
IT, p. 374), tous les caractères dont on se sert pour distinguer ces Amau-
rorrhinus Sont absolument illusoires : les uns, comme la taille, la cou-
leur, la sculpture ou les dimensions du prothorax et des élytres, va-
rient individuellement ; les autres paraissent sexuels ou matériellement
inexacts. Il faudrait donc trouver autre chose pour établir la valeur des
espèces décrites. Mais il est probable, et tout ce que j'ai vu jusqu'ici
semble confirmer cette opinion, qu’il n'existe, au moins dans la région
(1) Les espèces marquées d’un astérisque sont celles dont j'ai vu les types.
CXL Bulletin entomologique.
méditerranéenne, qu’une seule espèce d’'Amaurorrhinus, sujette à de
grandes variations individuelles.
Cette espèce, qui doit garder le nom de Bonnairei Fairm., jusqu’à
examen des types de Wallaston, se trouve également à Carthagène
(Ehlers, coll. Ch. Martin !), à Malte (cf. Desbrochers, loc. cit., p. 374), à
Corfou (cf. Wollaston, Trans. Ent. Soc., 1873, p. 524, note) et à Jéru-
salem (Delarouzée, coll. Ch. Brisout !).
— M. E. Abeille de Perrin transmet, par l'entremise de M. J. Bour-
geois, la description d’une nouvelle espèce de Coléoptères :
MALLOSIA IMPERATRIX Ab. — &. Long. 32 mill. — Robusta, longis-
sime in capile et thorace fulvo hirta; elytris seriatim minus longe hirtis.
Nigra, antennis validis 2/3 corporis æqualibus; capite et thorace punctis
profundis cribratis, antennis nigris similiter punctatis ; seutello flava
pube tecto. Elytris profunde cribratis, punctis seriatim, basi excepta, dis-
positis, tribus costis et sutura ipsa elevatis et carinatis, apice singulatim
rotundatis, interstriis deplanatis, minus crebre, sed semper profunde
punctatis et dense villosis. Corpore subtus fulvo villoso, pilis longioribus
in pro-, meso- et metasternis, ventre apice angulato, emarginato, ultimo
segmento longitudinaliter impresso, a basi usque ad apicem impressione
paulo latiore. Pedibus robustis, flavo villosis, pilis subtus longioribus.
Bloudan (Antiliban) circa nivales plagas, in mensis maii ultimis die-
bus, à me raro capta.
Cette splendide espèce est de beaucoup la géante des Phytæciaires du
bassin de la Méditerranée. C’est elle que M. Ganglbauer à cru devoir
rapporter à la Scovitzi. Mais, cette dernière, que j'ai reçue de M. Reitter
comme provenant de Transcaucasie, est moitié plus petite (18 mill.), les
séries pubescentes de ses élytres, au lieu d’être régulières, sont fré-
quemment interrompues, non séparées par les côtes carénées ; enfin le
dernier segment abdominal est plus largement impressionné et sinueux
au sommet. Quant à la Mallosia mirabilis, son corselet non tomenteux
l’éloigne de ces deux espèces.
Jai vu chez M. Peyron un débris de femelle de la AZ. imperatriæ, pris
par lui sous la neige et présentant avec l’autre sexe les mêmes diffé-
rences que chez les autres Mallosia.
— M. G.-A. Poujade dit que le Caryoborus nucleorum, dont la larve
lui a servi pour faire la figure du mémoire publié l'année dernière, est
éclos le 28 juillet dernier, après être resté en nymphe pendant vingt-
quatre jours. Sa couleur générale, au sortir de l'enveloppe, était d’un
Seunce du 12 août 1885. CXLI
blanc de chair, avec le disque du prothorax marron; le lendemain, il se
colora en roux qui devint olivâtre peu de jours après.
Celui qui habitait le fruit à trois loges, figuré dans le même travail,
est arrivé à l’état parfait également à la même époque, et tous deux
vivent encore aujourd'hui.
— M. J. Lichtenstein, dans une lettre adressée à M. H. Lucas, donne
les notes suivantes :
1° Je vous envoie un morceau de cire due à un Homoptère du groupe
des Coccidiens et du genre des Ceroplastes Gray, et que je vous prie de
montrer à la Société. L’espèce est un insecte de 35 millimètres de lon-
sueur avec sa couche cireuse; elle est mexicaine et provient de M. Dugès,
de Guanajuato. Dans les onze espèces de ce genre que cite M. V. Signoret,
je n’en vois point d'aussi grande et je n’en vois point non plus du même
pays; je la nomme Dugesii dans ma collection, jusqu’au moment où la
connaissance des mâles, tous encore inconnus, et l'étude des mœurs de
ces Homoptères permettont à un monographe de procéder à une revision
du genre.
En attendant, je puis dire seulement que cet insecte vit sur les Hy-
biscus, sur le Ficus sphærocarpa, Sur le Laurier rose, etc., et qu’il est
exploité industriellement en fournissant, par la fusion à un feu lent, de
la cire qui brûle comme celle des Abeilles, en rendant une odeur balsa-
mique.
2 Je termine le 4° volume de mon Genera des Aphidiens, et j'ai à
noter sur l’Absinthe (Artemisia absinthum) un Puceron qui vit d’une
manière différente de celle des espèces que je connais, en ce sens qu’il
pique la feuille sur la tranche, au lieu de se mettre le long des nervures
ou sur les feuilles et les tiges. Il appartient au genre Rhopalosiphum ; il
est tout vert, avec les yeux rouges, la queue verte et conique, n’a que
0,0% millim., les nectaires 0,19 millim. et l’insecte entier 1 millim.; lan-
tenne à 0,74 millim. Ne voyant cet insecte décrit nulle part, je le nomme
Rhop. absinthii. 1 formera, avec les Siphonophora absinthii (grise et
noire) et Siph. artemisiæ (verte, à nectaires noirs), le troisième Aphidien
vivant à Montpellier sur l’Absinthe.
Je serai reconnaissant à ceux de mes collègues qui ont de l’Absinthe
dans leurs jardins de me dire s'ils ont observé cet insecte, dont je mai
pas vu d’individu ailé et qui se tient à présent (fin juillet) sur les feuilles
basses. Les deux autres espèces habitent dans les capitules des fleurs.
Les auteurs donnent aux Siphonophora des mâles ailés. Or le mâle
CXLII Bulletin entomologique.
du Siphon. absinthii, que je trouve s’accouplant avec ardeur fin octobre,
est aptère comme la femelle. Celle-ci pond en novembre, et l'œuf éclôt
en janvier.
— M. P. Chrétien communique une note sur l’Eupithecia Nepetata :
L'année dernière, au mois d’août, peut-être le même jour où
M. P. Mabille trouvait dans les environs de Senlis plusieurs chenilles
d’Eupithecia sur la Calamintha Nepeta, je capturais, dans mon petit
jardin à Boulogne, une Eupithécie femelle voletant autour d’un pied de
Nepeta Cattaria, venu là je ne sais trop comment et que je conservais
à cause du rare développement que cette plante avait acquis : elle mesu-
rait, en effet, près de deux mètres de hauteur, et sa tige, largement
ramifiée, portait de nombreuses fleurs, dont l'odeur, chaque soir, attirait
en foule les papillons nocturnes.
Cette Eupithecia se trouvait être une Nepetata, ainsi que M. P. Mabille,
à qui elle fut soumise, eut l’obligeance de me l’assurer.
Elle me pondit quelques œufs. Examiné au microscope, l’œuf me pa-
rut être un ellipsoïde un peu allongé, assez régulier, mais très com-
primé, d’une façon uniforme cependant, c’est-à-dire autant à une extré-
mité qu’à l’autre. Surface brillante, couverte d’un réseau irrégulier
formant une saillie extrêmement petite. Couleur brun jaunâtre.
J'élevai les petites chenilles avec la Nepeta Cattaria, dont je leur servis
un fragment portant des fleurs et des graines. Elles m'ont paru avoir
des mœurs assez singulières. Je ne voyais ni feuilles ni fleurs entamées,
et cependant mes chenilles grossissaient. Je les observai plus attenti-
vement. Elles se tenaient immobiles, la bouche fixée sur un des labres
de la corolle qui, dans les Labiées, recouvrent la fleur avant son déve-
loppement et en font une sorte de bouton; mais elles ne l’entamaient
pas, elles s’alimentaient simplement par succion. Quelque étrange qu'il
paraisse, ce fait n’est cependant pas unique, et déjà M. Millière l’a signalé
pour lEucrostis indigenata, dans un numéro du Naturalista Siciliano,
si mon souvenir est exact.
C’est durant son jeune âge que l’'Eup. Nepetata se nourrit ainsi de la
fleur. Plus tard, elle s'attaque à la graine, mais d’une façon analogue.
En effet, elle plonge la partie antérieure de son corps dans le calice,
et, dans cette posture, sans faire aucun mouvement, elle demeure des
journées entières, se nourrissant du fruit. Cependant, j'en ai vu se
tenant raides et serrant contre leur bouche, avec leurs pattes écail-
leuses, un akène qu’elles avaient retiré du fond du calice et dont elles
semblaient non pas dévorer, mais absorber lentement la substance.
Séance du 12 août 1885. CXLIII
Mon éducation a parfaitement réussi. Ayant bien pris note des âges
de l’'Eup. Nepetata, j'ai constaté qu’elle n’avait subi que trois mues.
Voilà donc une Eupithécie nouvelle pour les environs immédiats de
Paris; elle est on ne peut plus parisienne puisqu'elle se trouve à deux
kilomètres à peine des fortifications, à Boulogne, où je viens d’en
prendre un nouveau sujet tout récemment.
Il serait désirable que l’on eût de la chenille de la Nepetata une figure
suffisamment exacte.
— M. G.-A. Poujade dépose sur le bureau la description d’une nou-
velle espèce de Lépidoptères :
LYGÆNA oPALINA Pouj, — Mâle : envergure 25 mill. — Dessus lilas
clair, soyeux, blanchissant sur les bords ; les quatre ailes bordées d’une
double ligne grise, dont l'intervalle est marqué de petites taches de
même couleur à lextrémité des nervures ; franges d’un blanc sale. Des-
sous d’un gris brun clair, avec une double série de taches plus ou
moins triangulaires ou chevronées bordant les ailes. Une tache discoï-
dale en forme de chevron bordé de blanchâtre limite les cellules. Entre
ces taches et les bordures, plus près de ces dernières, existe une série
de taches ocellées à peu près parallèle aux bords externes ; aux ailes
supérieures, ces taches sont au nombre de six, noires, assez grosses el
inégales ; aux inférieures, elles sont régulièrement petites, au nombre
de six ou huit, et aussi pâles que le fond ; de plus, trois taches pareilles,
disposées en ligne droite, sont situées à leur base.
Femelle : envergure 27 mill. — Dessus bleu cendré, avec la côte et
l’apex des quatre ailes d’un brun grisâtre se fondant avec le fond ; bor-
dures des ailes comme celles du mâle et précédées, aux inférieures,
par une série de six taches obscures et vaguement triangulaires. Des-
sous semblable à celui du mâle, mais plus foncé et plus accentué, sur-
tout aux ailes inférieures, dont les taches ocellées sont noirâtres.
Décrit sur trois d' et une $ de la province thibétaine de Mou-Pin,
rapportés par M. l’abbé A. David. — Collect. du Muséum.
— Le même membre présente la rectification suivante :
Le Debis albolineata, de Mou-Pin, que j'ai décrit : Ann. Soc. ent.
France, 1884, Bullet. p. cLv, a été primitivement décrit et figuré de la
région occidentale du Yunan par Atkinson, sous le nom de Zophæssa
Andersoni, dans les Proceedings of the Zoological Society of London,
4874, p. 215, pl. xn, fig. 3.
Membre reçu. M. René Grilat, membre de la Société Linnéenne de
CXLIV Bulletin entomologique.
Lyon, rue Rivet, 19, à Lyon (Rhône) (Coléoptères et Hémiptères d'Europe
et du bassin de la Méditerranée), présenté par M. L. Bedel. — Commis-
saires-rapporteurs : MM. G.-A. Poujade et A. Bonhoure.
E. D.
Bulletin bibliographique.
Atti della R. Accademia dei Lincei, L° série, vol. I, fase. 15-17. ©
Berliner entomologische Zeitschrift, 1885, n° 41. — 7 pl. n. et col.
G. QuenenreLpr, Verzeichniss der von H. von Mechow in Angola
und am Quango Strom ges. Tenebrioniden und Cisteliden (pl. 11).—
ReuTer, Synonym. Bemerk. über Hemipteren. — Kozge, Die Larve
einer Manticora.— GrzeGorzek, Beitrag zur Dipteren-Fauna Galiziens
(suite). — Korg, Das Rostrum in der Ordnung Coleoptera. — SorHA-
GEN, Aus meinem entom. Tagebuche (Lepidoptera), avec fig. (suite).
Lôw, 2 n. Cecidomyia-Arten. — KozBe, Zu Phrynocolus Lac. (Co-
leoptera).— Kirscn, 3 n. Cyphogastra-Arten.— Fausr, Ueber Buba-
locephalus, Macrotarsus und Verwandte. — In., Ueber die Stellung
der G. Metacinops und Auchmeresthes Kr.— SrxkA, Neue südamerik.
Danaidae und Heliconiidae (pl. 1). — Vox Rüner, Ueber die system.
Stellung der Dipteren-Gattung Tetanura Fall. — In., Ueber die Dip-
teren-Gattung Ceratitis. — Ip., Bemerk. über 2 Dipteren. — In.,
die Dipteren-Gattung Agapophytus Guér. und Phycus Walk. — HA-
BELMANN, Argutor strenuus Panz. und A. diligens St. — DEwWITz,
Precis Amestris Dr. in verschiedenen Varietäten (pl. 11). — HABEL-
MANN, Generis Pterostichi subgenus Crisimus. — KoL8e, Zur Natur-
geschichte der Termiten Japans (pl. vi). — In., Beitrag zur Kennt-
niss der Pseudoneuroptera Algeriens und der Ostpyrenäen (pl. v).
— ReutTer, Ueber einige russische Hemipteren. — Tetexs, Ueber
ein neue Cucullia-Raupe an Typha latifolia und über das Vorkommen
einer Microlep.-raupe in einem Erdpilz. — In., Ueber das Vorkommen
microscopischer Formenunterschiede der Flügelschuppen in Correla-
tion mit Farbendifferenzen bei dichromen Lepidopterenarten (pl. vi).
—M. Quepenr£LpT, Chevrolatia Bonnairei (pl. v).—KoL8Ee, Zum An-
denken an W. Keïerstein. — M. Quepenrezpr, Kleine coleopt. Mit-
theilungen. — Koss, Latzel’s « Myriopoden der ôsterr.-ungar. Mo-
narchie ».
Bihang till Kongl. Svenska Vet.-Akad. Handlingar, tomes VI-VIIL.
Tome VI. — BovaLLivs, lanthe, a new genus of Isopoda (3 pl.).
Séance du 12 août 1885. CXLV
Tome VII. — Hinpz, On Annelid remains from the silurian strata
of isle of Gotland (3 pl.).
Tome VII. — AurivizLius, Eine Anguillulide aus der Schneefauna
Spitzbergens (1 pl.).
Bulletin de la Societe d'étude des sciences naturelles de Nimes, 13° année
(1885), n°5 1-3.
CLÉMENT, Cat. des Coléoptères du département du Gard.
Bulletin de la Société Linnéenne du nord de lu France.
Tome VII, n° 139. ©)
Bulletino della Società entomologica italiana, 17° année, 4° et 2 trim.
(1882). — 1 pl. n.
BARGAGLI, Rassegna biologica di Rincofori europei (suite). — Mac-
cHiATI, Flora degli Afidi dei dintorni di Cuneo (avec descr. d’esp.
nouv.). — LucrAN, Sulla vita latente degli ovuli del baco da seta. —
CAMERANO, Osservazioni intorno alla Neotenia negli Insetti. — Ip., Di
una apparizione della Vanessa cardui nel 1883. — BozLes Lee, Nota
intorno alla Sstruttura intima dei balancieri dei Ditteri. — TARGIONI
Tozzerri, Note sopra alcune Cocciniglie (Coccidei). — BERLESE, Aca-
rosum systematis specimen. — Ip., Di alcuni Acari del Museo di
Firenze (1 pl. et descr. de 3 esp. nouv.). — Ip., Sopra alcuni Acari.
— OSTEN-SACKEN, Elenco delle pubblicazione entomologiche di
C. Rondani., — TarGiont Tozzetni, Aggiunte alla nota sui Coccidi.
Comptes rendus des séances de l’Académie des sciences, tome CI, n°° 3-5.
J. CHATIN, Morphologie analytique et comparée de la mâchoire
chez les Hyménoptères.
Feuille des Jeunes Naturalistes, 15° année, n° 178.
F. SpeaATH, Une promenade entomologique à Salamine.
Insekten-Bôrse, n° 15. *
Kongl. Svenska Vet.-Akad. Handlingar, vol. 18 (1880) et 19 (1881).
Vol. 18. — N° 4, MaAKkLiIN, Coleoptera insamlade under den Nor-
denskioldska expeditionen 1875.
Vol. 19. — N° 5, Aurivizzius, Recensio critica Lepidopterorum
Musei Ludovicae Ulricae, quae descripsit Carolus a Linné (4 pl. col.).
Lefnadsteckningar üfver K. Svenska Vet.-Akad, vol. 2, n° 2. ©
Memoires sur les Lépidoptères, rédigés par N. M. Romanoff, tome IT
(1885), 16 pl. col. *
Romanorr, Les Lépidoptères de la Transcaucasie (2° partie). —
(1885) BULL. x
CXLVI Bulletin entomologique.
Carisropx, Lepidoptera aus dem Achal-Tekke-Gebiete (2° partie). —
HeyLAErTs, Descr. d’un genre nouveau et d’une espèce nouvelle
appartenant aux Cossina, — Ip., Psychides nouvelles ou moins con-
nues de l’empire russe. — SNELLEN, Descr. d’un nouveau genre de
Pyralides.— Carisropx, Schmetterlinge aus Nord-Persien.— ERSCHOFF,
Verzeichniss von Schmetterlingen aus Central-Sibirien. — GRUMM-
GrsHIMAÏLA, Bericht über meine Reise in das Alai-Gebiet.
Naturalista Siciliano (I), 4° année, n° 11. — 1 pl. col.
RaGusA, Cat: ragionato dei Coleotteri di Sicilia (suite). — In., Ble-
chrus confusus Ch. Bris. — I[n., Note lepidotterologiche (4 pl.). —
Mizuière, Catalogue raisonné des Lépidoptères des Alpes-Maritimes
(suite).
Naturaliste (Le), 7° année, n° 44 et 15. *
J. Bozivar, Diagnoses d’Orthoptères nouveaux.
Nouvelles : Variété rare de Limenilis Sybilla. — Vitalité des larves
de Calliphora. — Callipta Oberthüri Fairm., Eumolpide de Barbarie.
— Harpalus foveicollis Delherm et Lema nigra Delherm, décrits du
midi de la France.
Ofversigt af K. Vet.-Akad. Fürhandlingar, années 1881-83. ©)
Proceedings of the Zoological Society of London 1884 (part. IV) et 1885
(part. I).
1884. — A. BuTzer, On a collection of Lepidoptera made at or
near Aden (pl. 46). — C. SwiNnoE, On Lepidoptera collected at Kur-
rachee (pl. 47 et 48).
1885. — P. PELSENEER, On the coxal Glands of Mygale (pl. 2). —
B. Frncx, Julodis Ffinchi Waterh. (fig. 1, p. 63). — A. THOMSON,
Silk-producing Bombyces. — C. SwiNxor, On the Rhopalocera of
Bombay and the Deccan (pl. 9). — M. JAcogy, Descr. of the Phyto-
phagous Coleoptera of Japan, obtained by Mr. Lewis (pl. 41).
BERG (C.), Quindecim Coleoptera nova Faunae Reipublicae Argentinae
(Hydrophilidae — Malacodermata). — Broch. in-8° (extr. An. Soc.
cient. Argent., tome XIX). *
SeupDER (S.). Nomenclator zoologicus (Supplemental List.— Universal In-
dex).— Un vol. in-8°, Washington, 1882-84 (Bull. of the U. S. National
Museum, n° 19). *
Ib. Notes on Mesozoic Cockroaches. — Broch. in-8° (extr. Proceed. of
Acad, of nat. sc. of Philadelphia, 1885). * L. BEDEL.
Séance du 26 août 1885. CXLVII
Séance du 26 août 1SS53.
Présidence de M. Ém.-L. RAGONOT.
Lecture. M. J. Bourgeois dépose sur le bureau un mémoire intitulé :
O
Lycides nouveaux ou peu connus (6° partie).
Communications. M. Éd. Lefèvre donne la description suivante d’un
nouveau genre de la famille des Eumolpides :
TRICLIONA.— Corpus breviter oblongo-ovatum. Caput insertum, oculis
magnis, parum converis, approæimalis, intus emarginatis ; epistomate
fronte continuato. Antennæ graciles, dimidio corpore breviores, articulo 3°
secundo fere duplo longiore, articulis 7 ultimis crassioribus. Prothorax
transversus, modice convexus, lateribus utrinque subrotundatus, angulis
anticis sicut et posticis extrorsum subacute productis. Prosternum sub-
quadratum, fere planum, basi recte truncatum. Prothoracis episternum
margine antico valde convexo. Pedes modice robusti, femoribus anticis
medio incrassatis ibique subtus Spina valida armatis, quatuor posticis
subtus minus fortiter dentatis, tibiis quatuor posticis extus ante apicem
emarginatis, unguiculis bifidis.
Ce nouveau genre appartient au groupe des Typophorites. Il vient se
placer près du genre Thyrasia établi par M. Jacoby (Ann. Mus. civ. di
Genova, XX, 188%, p. 228) pour un insecte de la Nouvelle-Guinée, mais
les crochets des tarses sont bifides et non appendiculés. Je n’en connais
que deux espèces qui ont été capturées par M. Deby, à Sumatra.
1. T. FASCIATA. — Breviter oblongo-ovalis, fulva, nitidu, mandibulis
antennisque apice nigris; capite lævi; prothorace sat dense punctulato ;
elytris longitudinaliter substriato-punctatis (punctis ad latera majoribus,
versus apicem autem mullo minoribus, fere evanescentibus) singulo limbo
laterali lato, fasciisque duabus latissimis (altera basali, altera pone me-
dium) nigris. — Long. 4 mill.; lat. 2 mill.
2. T. NIGRO-MACULATA. — Breviler oblongo-ovalis, Sublus nigro-picea,
supra cum pedibus fulva, mandibulis antennisque nigris ; capite lævi ;
prothorace crebre punctato, lateribus utrinque nigro-limbato maculisque
duabus magnis nigris notato; elytris regulariter substriato-punctatis,
infra humeros evidenter transversim impressis, sutura, margine laterali
utrinque anguste nigro-limbatis et in singulo vitta longitudinali media,
a basi usque pone medium extensa, callum humeralem ipsum amplectente,
nigra. — Long. 4 mill.; lat. 2 mill.
CXLVII Bulletin entomologique.
— M. J. Bourgeois communique la note suivante :
Les auteurs du Catalogue de Münich (tome VI, p. 1630-1632) indiquent,
comme ayant été décrites par Chevrolat dans les Annales de la Société
entomologique de France pour 1869, plusieurs espèces de Calopteron
de Cuba et de Saint-Domingue, dont il n’est fait aucune mention dans
le volume cité. Justement intrigué de ce fait, M. le D' Dohrn (Stett. ent.
Zeit., 1884, p. 404) demande si quelque entomologiste ne serait pas à
même de l’éclairer sur ce point. Je me fais un plaisir de satisfaire à son
désir.
Le mémoire de Chevrolat où figurent les descriptions en question a
été, il est vrai, remis à la Société entomologique en 1869 (séance du
25 août), mais sa publication n’a eu lieu que dans le 1°" trimestre des
Annales de 1870 (p. 67-78). C’est sans doute d’après une communication
anticipée de l’auteur, qui espérait peut-être voir passer son travail en
1869, que MM. Gemminger et de Harold ont inscrit ces espèces dans
leur Catalogue; et, en effet, ils n’indiquent de pagination pour aucune.
Voici quelques notes synonymiques sur chacune d’elles, suivant l’ordre
où elles sont citées dans le Catalogue allemand. On verra qu’à l’excep-
tion d’une seule (C. pectinicorne), elles sont toutes aujourd’hui étrangères
au genre Calopteron.
1. Calopteron denominatum Chevrol., Ann. Soc. ent. Fr., 1870, p. 74=—
militaris Dalm., in Schônh., Syn. Ins., Append., p. 30 (sub Ly-
cus). — Appartient au genre Thonalmus Bourg. (Ann. Soc. ent.
Fr., 1883, p. 377).
2, C. dominicatum (Cat. Mün., VI, p. 1631) = dominicense Chevrol.,
Ann. Soc. ent. Fr., 1870, p. 73.— Appartient au genre Thonalmus
(Bourg., loc. cit., p. 377).
3. C. nigritarse Chevrol., Ann. Soc. ent. Fr., 1870, p. 77.— Appartient
au genre Thonalmus (Bourg., loc. cit., p. 379).
L, C. pectinicorne Chevrol., Ann. Soc. ent. Fr., 1870, p. 74 (pecticornis
par erreur).
5. C. semiflavum Chevrol., Ann. Soc. ent. Fr., 1870, p. 78. — M'’est in-
connu, mais ne fait Certainement pas partie du genre Calopteron.
Enfin, dans le même travail, Chevrolat décrit encore, sous le nom de
C. albicolle, une espèce étrangère aux Lycides et qui paraît devoir être
rapportée à la tribu des Lampyrides.
— M. Ém.-L. Ragonot, en remettant à la Société le tirage à part d’un
mémoire intitulé : Revision of the British species of Phycitidae and Gal-
Séance du 26 août 1885. CXLIX
leridae, qu’il a publié dans l'Entomologists Monthly Magazine de Londres,
explique que dans cette revision des cinquante et une espèces qui se
trouvent en Angleterre, il a fait des rectifications synonymiques qui
intéressent tous ceux qui collectionnent les Phycitidae et Galleridue.
Ainsi, le nom de Phycis, donné par Fabricius et qui a servi jusqu’à
présent à désigner la famille (les Phycidae), devra être abandonné, parce
qu'il avait déjà été employé antérieurement dans la classification des
Poissons; il accepte en remplacement celui de Phycitu, proposé par
Curtis, et l’applique spécialement comme nom de genre à la spissicella
Fabr., comprise à tort jusqu'ici dans le genre Nephopteryæ Hb. La famille
en général devra désormais être désignée sous le nom de Phycitidae
Pag.
Après avoir examiné l’un après l’autre les genres créés par Hübner,
et qui constituent la base de la classification de Zeller, M. Ragonot res-
titue à la Dioryctria abietella S. V. son nom plus exact de decurtella
Hb. — L’Epischnia Farrella Curt. (Lafauryella Const.) devra porter le
nom plus ancien de Boisduvaliella Guenée. — L’Acrobasis tumidella
Zk., pouvant créer de la confusion comme nom avec la éumidana S. N.
(rubrotibiella F.-R., Z., etc.) du même genre, devra dorénavant être
désigné sous le nom de Zelleri Rag. — Le nom de Myelois cribrum S. V.
devra être remplacé par celui de cribrella Hb. — Trachonitis Pryerella
Vaugh. et Myelois Zellerella Sorhagen. tombent en synonymes de la
Myelois ceratoniae Z.— L’Homoeosoma senecionis Vaugh. n’est autre chose
que l’Homoesoma cretacella Roessler.— La Myelois (ou plutôt Rhodophaea)
epelydella Z. devra porter le nom de marmorea Hw. — L’Ephestia pas-
sulella Barrett est indiquée comme synonyme de la Eph. cahiritella Z. —
Le nom plus ancien de Eph. calidella Guenée remplace ceux de ficella
Del. et æanthotricha Stgr.
La confusion qui existait dans les espèces Nephopteryæ hostilis et Neph.
rhenella Zk. et Pempelia adelphella F. R. est débrouillée.
En outre, trois genres nouveaux sont créés :
Hornigia, pour l'espèce connue sous le nom de Melissoblaptes anel-
lus S. V.;
Corcyra, pour la Melissoblaptes cephalonica Stt.;
Heterographis, pour l'Euzophera oblitella Z., à laquelle sont rapportées
en synonymie les Nephopteryx undulatella Clems. et Nephopteryæ pro-
priellu Walker, du nord de l'Amérique.
Enfin, notre collègue partage les Phycites en deux sous-familles : dans
la première, les Phycitinae, il classe toutes les espèces à trompe bien
CL Bulletin entomologique.
développée, et dans la seconde, les Anerastinae, il met toutes les espèces
dont la trompe est nulle ou très peu développée.
M. Ragonot ajoute que ce travail est un prodrome de sa Monographie
en français des Phycilidae et Galleridae, dont quinze planches coloriées
sont achevées ; le graveur s'occupe des trois dernières planches, conte-
nant les détails anatomiques. f
— Le même membre entretient la Société de la découverte qu'il a
faite, au commencement du mois d'août, de la chenille et du cocon de
la Bucculatrix maritima Stt. sur les bords de la Dive, à Cabourg. En
cet endroit, l’Aster tripolium croît en grande abondance, et c’est sur cette
plante que vit la Bucculatrix marilima, espèce de Tinéite qui n’avait
pas encore été signalée en France.
La chenille vit d’une façon particulière sur les feuilles grasses de la
plante, et ses ravages sont très apparents; elle creuse d’abord des
galeries assez courtes dans la feuille, puis, lorsqu'elle devient presque
adulte, elle vit à découvert sous les feuilles, rongeant des trous ronds
dans la feuille charnue, sans la traverser, laissant la partie postérieure
de son corps à l’extérieur ; elle change facilement de place et de feuille.
Elle forme son cocon fusilorme, côtelé, de soie blanche, de préférence à
l'extrémité des feuilles de Carexæ ou de Graminées.
Sur environ 450 cocons récoltés en peu de temps, tellement ils étaient
abondants, trois papillons seulement sont éclos, les autres cocons ne ren-
fermant que des nymphes d’'Ichneumons, dont une espèce aptère, d’un
aspect formiciforme, était surtout commune.
Notre collègue a récolté quelques chenilles et a chtenu plusieurs éclo-
sions à la fin d’août; la génération d'avril doit être plus féconde en
insectes parfaits. — M. Constant lui écrit qu’il a trouvé la Bucculatrix
maritima à Cannes très communément, et son expérience, quant à l’édu-
cation de cette espèce, est semblable à la sienne.
— M. Ém.-L. Ragonot remet également sur le bureau la description
d’une nouvelle espèce de Phycite, de Ceylan :
SALEBRIA MINUTELLA Rag. — Envergure : 15 millim. — Ailes supé-
rieures étroites, un peu dilatées au sommet, d’un gris ocracé marbré
de noirâtre, surtout dans l’espace médian. Lignes transversales de la
couleur du fond, indistinctes, bordées de noirâtre dans l’espace médian ;
la première, placée avant le milieu de laile, est presque droite et forme
un angle assez prononcé sur la nervure médiane ; la deuxième ligne,
plus oblique, est profondément échancrée sur les deux plis et arrondie
au milieu. Une tache noire sur le bord interne précède la première ligne.
Seance du 26 août 1885. CLI
— Points discoïdaux noirâtres, distincts. Points marginaux gros, noirs.
— Ailes supérieures gris brunâtre avec une faible teinte pourpre, les
nervures plus foncées. — Palpes labiaux ascendants, recourbés, renfer-
mant les palpes maxillaires en forme d’aigrette jaunâtre. — Antennes
épaisses, aplaties, sinueuses vers la base, la touffe ordinaire d’écailles
remplacée par des dents cornées et noires dans le sinus.
Cette petite espèce obscure ressemble beaucoup à la mundalis Walker,
de Java, mais la structure des antennes l’en distingue de suite et né-
cessitera probablement la création d’un genre spécial.
— M. G.-A. Poujade fait connaître les descriptions de deux Lycénides
nouvelles de la province de Mou-Pin (Thibet), découverts par M. l'abbé
A. David, et faisant partie des collections du Muséum.
1° LYCÆNA MARGINATA Pouj. — Envergure : de 21 à 23 millim. —
Mâle : dessus lilas foncé; ailes supérieures ayant au bord externe une
bordure brune, large de 2 millim. à l’apex et allant en diminuant vers
l'angle interne; ailes inférieures à bord costal largement ombré de brun ;
franges brunes, blanchissant à extrémité. Dessous brun clair ; les quatre
ailes ayant la tache discoïdale ordinaire et bordées d’une double série
de taches en chevron peu indiquées; les supérieures ont, un peu au-delà
des deux tiers, une série de cinq ou six points ocellés d’un brun pâle
parallèle au bord externe ; les inférieures possèdent également une série
de sept ou huit points ocellés limitant parallèlement au bord externe les
deux tiers de Paile, sauf les deux premiers points qui sont reculés jus-
qu'au milieu du bord costal ; deux ou trois taches pareilles occupent la
base de laile qui est sablée d’argent verdâtre.
Femelle : dessus brun avec la base des quatre ailes saupoudrée de
bleu d’outremer, dessous plus accentué que celui du mâle.
Cette espèce appartient au même groupe que L. Lysimon Hubner.
Décrite sur six mâles et une femelle.
2° LYCÆNA THIBETENSIS Pouj. — Envergure : 29 millim. — Mâle :
dessus brun avec la base des ailes sablée de bleu d’outremer brillant
jusqu’au-delà des deux tiers aux supérieures, et sur la presque totalité
des inférieures.
Femelle : semblable, sauf la base des ailes qui est à peine saupoudrée
de bleu.
Dessous brun clair marqué comme chez L. marginata ; les taches dis-
coïdales et les points sont noirs et à peine ocellés ; ces derniers son
plus gros chez la femelle.
Un mâle et une femelle.
CLII Bulletin entomologique.
— Le même membre signale la capture de la Sesia bembeciformis Hubn.
faite dans une oseraie, en juillet dernier, à Tigery, près Corbeil (Seine-
et-Oise), par l’instituteur de la localité, M. Gallais. Cette espèce, très
rare pour la France, a déjà été prise par M. Poujade dans la forêt d’Ar-
mainvillers, en juillet 1873.
Membre reçu. M. Emile Renaut, place de la Préfecture, à Chaumont
(Haute-Marne) (Lépidoptères d'Europe), présenté par M. P. Chrétien. —
Commissaires-rapporteurs : MM. G.-A. Poujade et J. Fallou.
E. D.
Bulletin bibliographique.
Atti della reale Accademia dei Lincei, 282% année, 1881-85. — Rendi-
conti, vol. I, fasc. 48, Rome, 1885. ©)
Bijdragen tot de Dierkunde uitgegeven door het Genootschap Natura Artis
Magistra te Amsterdam, 12° Aflevering. — Onderzoekingsten van de
Willem Barents. 3° Gedeelte. Amsterdam, 1885, pl. n. ©
Bulletin of the Museum of Comparative Zoology at Harvard College,
vol. XIE, n° 4. Cambridge, Mass, 1885, pl. ©
Canadian Entomologist (The), vol. XVII, n° 5, Lond., Ontar., mai 1885.
— Dr H. A. HAGEN, Further Material concerning the Hessian FIy. —
R. GroTe, New List of the North American Dagger Moths (commen-
cement).
Comptes rendus hebdomadaires des séances de l'Académie des sciences,
tome CI, 2 semestre 1885.— N° 6 (10 août 1885). P. HALLEZz, Orien-
tation de l'embryon et formation du cocon chez la Periplaneta orien-
talis. — N° 7 (17 août 1885). ©
Entomologische Zeitung herausgegeben von der entomologischen Vereine
zu Stettin, 45° année, 1884. 1 vol. in-8°, 492 p., 2 pl. n.—N° 1-3
(janvier-mars). G. WevmEr, Exotische Lepidopteren, Il (Sp. nov.,
pl. ret nr). — G. A. Doux, Literatur : Verzeichniss der im Gebiete
des Aller-Vereins zwischen Helmstedt und Magdeburg aufgefundenen
Käler, von M. Wahnschaffe; Classification of the Coleoptera of North-
America by J. L. Leconte and G. H. Horn. — C. A. Donrx, Exotisches
(sp. nov.).—Le MÈME, Ein Brief Humboldts mit Vor- und Nachwort.
— C. Prôrz, Die Hesperiinen-Gattung Ismene Sw. und ihre Arten
(tabl, analyt.). — GUMPPENBERG, Auf dem Wendelstein, ein entomo-
lochischer Ausflug. — Le MÈME, Epistola de Concilio Friburgensi. —
Seance du 26 août 1885. CLIII
H. T. SramnTon, Nécrologie : Ph. Chr. Zeller. — C. A. Donrn, Be-
richtigung. — A. SPEYER, Zur Naturgeschichte der Cidaria frustata
Tr. — C. A. Donrn, Rosenberg 3. — LE MÈME, Maikäfer-Pech. —
Le MÊME, Rede zur Feier des Stiftungsfestes am 4 November 1883.
— Rôüsscer, Die Behandlung der für Sammlungen bestimmten Smet-
terlinge und ihre Erhaltung.—C. A. Donrx, Besprechung; Aufruf.
N°5 4-6 (avril-juin). C. A. Donr\, Literatur : Classification of the
Coleoptera of Norih-America by J. L. Leconte and H. Horn (suite et
fin). — M. JAcoy, Beschreibung neuer Phytophagen (sp. nov.). —
L. FarmMaIRE, Coléoptères de Madagascar recueillis par Hildebrandt
(sp. nov.) — LE MÊME, Supplément aux Coléoptères de Tripoli
(année 1883, p. 459). — RôssLer, Das Weibchen von Papilio Zal-
mois Hew.— PLôrz, Die Hesperiinen-Gattung Piastingia Butl. und
ihre Arten (tabl. analyt.). — Le mème, Die Hesperiinen-Gattung
Apaustus Hüb. und. ihre Arten (tabl. analyt.). — H. A. HAGEN, Ueber
Termitenschaden. —G. ALBErs, Ueber den Figulus anthracinus Klug
und seine afrikanischen Verwandten.—C. A. DonrN, Auctions-Notiz.
— Le MÊME, Exotisches (sp. nov.). — M. JacoBy, Priostomus, nov.
gen. (Halticinae). — C. A. DonrN, Unst, ein lepidopterischer Lücken-
büsser.—J. Faust, Rhynchites Alliariae Payk. und ein neuer Rhyn-
chites vom Amur. — Le MÈèME, Ueber Polydrosus coruscus Germ.
und ligurinus GYIL, Sch. — Sraxprruss, Lepidopterologisches (sp.
nov.). — LE MÈME, Thesen.—Tricu, Lepidopterologische Notizen aus
Livland.— J. Fausr, Uebersicht der kaukasischen Meleus-Arten (sp.
nov.). —ScHAuPP, Leconte’s Necrolog (traduit de l’anglais par Krieger).
—J. SCHiLDE, Entomologische Erinnerungen gegen die Entwicklungs-
hypothese der Darwinianer.
N° 7-9 (juillet-septembre). A. Fucns, Macrolepidopteren des unte-
ren Rheingaues und der angrenzenden Gebirgslandschaît. — PaBsr,
Entwicklungsgeschichte der Lasiocampa Lunigera und var. Lobulina
Esp. — Hanpruss, Leucanitis Beckeri, nov. sp. — L. FAIRMAMRE,
Quelques Coléoptères madécasses (sp. nov.). — C. A. Don, Exo-
tisches (sp. nov.).—PLôTz, Die Hesperiinen-Gattung Thymelicus Hüb.
und ihre Arten (tabl. analyt.).— Le MÊME, Die Hesperiinen-Gattung
Butleria Kirby und ihre Arten. — A. SrxkA, Exotische Notizen. —
O. STAUDINGER, Anatomische Bedenken gegen die Weiblichkeit von
Papilio Zalmoæis Hew. — Le MÈME, Plusia Beckeri Sigr. var. italica
Ster., Calberlae Standi. — C. A. Donrx, Vier Briefe Pirazzol”s. —
Le MÈME, Eine Lesefrucht. — A. HoFFMANN, Gnophos Sordaria var.
CLIV Bulletin entomologique.
mendicaria H. S. — C. A. Dow, Erlebnisse eines todten Neusee-
landers.— J. ScxiLpg, Entomologische Erinnerungen gegen die Ent-
wicklungshvpothese der Darwinianer (suite). —C. A. Donrx, Relicta
Zelleriana (notes posthumes de Zeller).— Le MÊME, Eine Lesefrucht.
N° 10-12 (octobre-décembre). HorrMANN, Lepidopteren von den
Shetland-Inseln mit Notizen über das Vorkommen der Arten in an-
deren nordischen Ländern, auf nord- und mitteldeutschen Gebirgen
und in den Schweizer Alpen. — PLôrTz, Die Hesperiinen-Gattung
Telesto Bsd. und ïihre Arten (tabl. analyt.). — Le mMÈME, Die Hespe-
rinen-Gattung Jsoteinon Feld. und ihre Arten (tabl. analyt.). — Le
MÊME, Die Hesperiinen-Gattung Carterocephalus Led. und ihre Arten.
— LE MÈME, Die Gattung Abantis Hopf. — Le MÈME, Die Gattung
Cyclopides Hüb. und ïihre Arten (tabl. analyt.). — J. ScxiLpe, Biblio-
graphie : Die Rhopalocera der Insel Nias, Beitrag zur Kenntnis des
indo-malayischen Archipels von Nap. M. Khell. — C. A. Don,
Bibliographie : Revision der amerikanischen Cucujidae nôrdlich von
Mexico, von Th. L. Casey. — LE MÈME, Exotisches (sp. nov.). —
LE MÊME, Ein englisches Scharmützel über Namenbildung mit Nach-
wWort. — LE MÈME, Relicta Zelleriana (notes posthumes de Zeller;
suite). — À. von Homeyer, Vorkommen und Verbreitung einiger
Macro-Lepidopteren in Vorpommern und Rügen. — C. A. DoHR\,
Bibliographie : Neuere Publicationen über nordamerikanische Kafer
von D' Horn. — J. Fausr, Russiche Rüsselkäfer (nov. sp.). — C. A.
Donrx, Curiosum n° Il. — Le MÈME, Ein Aufruf. — $S. ALPHERAKY,
Berichtigung zu meinem Artikel über Colias in Jahrg. 1883, p. 488.
— D' A. Sreyer, Bibliographie : Mémoires sur les Lépidoptères, ré-
digés par N. M. Romanoff, tome I.
BourGEgois (J.). Diagnoses de Lycides nouveaux ou peu connus, 5° partie.
Broch. in-8°, 14 p. (Extr. Ann. Soc. ent. Fr., 1885, 1° trimestre). *
RaGoxor (E. L.). Revision of the British Species of Phycitidae and Gal-
leridae. Br. in-8°, 23 p. (Extr. The entomol. Monthly Mag., vol. XXII,
1885). *
JB:
Séance du 9 septembre 1885. CLV
Séance du 9 septembre 18$S5.
Présidence de M. Épouarn LEFÈVRE, président de 1884.
Correspondance. M. Ém.-L. Ragonot écrit qu’étant indisposé il ne
peut, à son grand regret, assister à la séance, et il annonce :
1° Qu'il vient de recevoir une lettre de M. le Ministre de lagriculture,
en date du 4° septembre, l’informant qu’une somme de 600 francs est
mise à la disposition de la Société entomologique de France, comme
encouragement à ses travaux d’entomologie appliquée pour l’année 1885 ;
2° Que la Société entomologique de Londres vient d'obtenir de la reine
une chartre royale d’incorporation , analogue à la reconnaissance d'utilité
publique française : cette chartre confère à la Société anglaise le droit
d'acquérir, de recevoir des dons et des legs, de poursuivre ses débi-
teurs, etc., et, en outre, donne aux membres de l’Association le privi-
lège de s'appeler confrères et de faire suivre leurs noms des initiales
F. E. S., comme il est d’usage en Angleterre.
— M. E. Renaut, de Chaumont (Haute-Marne), en remerciant la Société
de ce qu’elle l’a admis au nombre de ses membres, envoie sa photogra-
phie pour l’un de nos albums.
Lecture. M. Pierre Millière adresse, par l’entremise de M. Ragonot, une
notice sur des chenilles et des Lépidoptères nouveaux pour la Faune
française (Zygaena Wagneri, Acidalia Eugeniata, Tinea Turatiella, etc.),
travail accompagné d’une planche coloriée.
Communications. M. L. Fairmaire donne les descriptions de deux
nouvelles espèces de Coléoptères :
1° CEBRIORHIPIS PICEIVENTRIS. — Long. 18 mill. — Oblongus, sat con-
vexus, fuscus, sat nitidus, Subtiliter brunneo-pubescens , sed longius
brunneo-ciliatus, subtus cum pedibus piceo-rufescens, pectore pubescente,
abdomine glabro, segmento 1° diluto, lævi, cæteris asperulis ; capite fere
rugose punctato, antice brunneo-villoso, late impresso, summo linea tenui-
ter elevata et late arcuata limitato, haud foveato, mandibulis palpisque
piceis; antennis fuscis, flabellatis, flabellis testaceis, articulis longioribus ;
prothorace transverso, elytris paulo angustiore, lateribus ante medium
antice convergentibus, basi obsolete sinuatis, margine postico utrinque
valde sinualo, angulis posticis acutis, retroversis, margine antico ar-
cuato, angulis obtusissimis, dorso densissime tenuiter granulato, basi
medio elevato et utrinque breviter oblique impresso ; scutello triangulari,
acuto, coriaceo ; elytris apice tantum angustatis et utrinque fere truncato-
CLVI Bulletin entomologique.
rotundatis, dense punctatis, apicem versus vage striolatis, sutura et mar-
gine externo anguste elevatis ; pectore femoribusque subtiliter asperulis,
femoribus crassis, tibiis anterioribus sat brevibus, apice extus valde et
arcuatim angulato-dentatis, apice calcaribus 3 paulo inæqualibus, leviter
arcuatis validis armatis.
Cochinchine.
Se rapproche beaucoup du C. coronatus Chevr., provenant du même
pays; mais ce dernier paraît d’une coloration moins foncée et moins uni-
forme, l’abdomen et les fémurs sont d’un jaune de poix, les segments
ayant une étroite bordure apicale jaune; les antennes sont rousses ; les
angles antérieurs du corselet sont rectangulaires et non obtusément
arrondis, et les postérieurs sont accompagnés d’une impression latérale
oblongue qui n’existe pas ici; enfin l’abdomen et les pattes sont d’un
roux jaune, sauî les tarses noirâtres.
2° CALLYNTRA PAULSENI. — Long. 10 à 14 mill. — Oblonga, fusca,
subopaca, costis et plicis nitidis, prothorace brevi, lateribus extus valde
angulatis et postice valde sinuatis, unde fere hamato-angulatis, dorso
medio fortiter biplicato, spatio medio plicatulo, lateribus transversim
plicatulis ; elytris oblongo-ovatis, medio leviter ampliatis, postice obtuse
acuminatis, sutura et utrinque costa, ante apicem abbreviata, elevatis,
costa externa intus undulata, spatiis subtiliter transversim plicatulis ad
costam externam evidentius, parte epipleurali valde nitida; subtus valde
nitida, pectore rugose punctato, prosterno apice planato, rotundato, abdo-
mine basi plicato, femoribus subtus dense pallido-fulvescente sericeo-pilosis,
antennis albido-sericeis.
Ce bel Hétéromère, trouvé aux environs de Quillota (Chili) par
M. Paulsen, se rapproche beaucoup de la C. carbonaria Phil., mais sa
forme est plus oblongue, plus atténuée en arrière, les angles latéraux
du corselet sont plus saillants à cause de la sinuosité plus profonde des
côtés en arrière, ce qui donne aux angles presque la forme d’un cro-
chet, les élytres sont bien moins rugueuses, non ponctuées, la suture
est saillante, et la partie épipleurale est lisse, très brillante ; en outre, les
fémurs sont garnis en dessous de poils soyeux serrés.
— M. J. Lichtenstein adresse la note suivante :
Quelques propriétaires de Montpellier ont vu tout d’un coup, après
les labours de juillet, leurs souches de vignes envahies par des chenilles
de Noctuelles, vertes, avec trois bandes longitudinales brunes, qui ont
dévoré toutes les feuilles des pampres sur d’assez grandes étendues
Séance du 9 septembre 1885. CLVII
(2 à 3,000 souches). Ayant reçu plusieurs de ces chenilles vivantes, je
les ai vues bientôt se métamorphoser sous terre avec une étonnante
rapidité (en huit ou dix jours), en petites chrysalides brunes qui m'ont
donné, après autres huit ou dix jours, la petite Apamide : Laphygma
exiqua Hb. (Dup., VI, 75; Gn., I, 158; Berce, III, 73). Je dois cette
détermination à M. P. Chrétien. Cette espèce polyphage a dû passer sur
la vigne parce que la culture la privait de sa nourriture habituelle, qui
paraîtrait être ici les Amaranthus albus et retrofleæus, plantes très com-
munes dans nos vignobles.
— M. P. Chrétien, après la lecture de la note de M. J. Lichtenstein,
ajoute ce qui suit :
La chenille de la Laphygma exigqua a été décrite et figurée par M. P.
Millière (/conogr., H, p. 222 et pl. 75), qui lui tronva certains rapports
de forme et de couleur avec quelques Orthosides. Moi-même, de prime
abord, j'ai pris les chenilles que M. J. Lichtenstein avait eu l’obligeance
de m'adresser pour de jeunes Hadena, et certes, il m’eût été impossible,
je le reconnais, de voir en elles des Caradrina, genre dans lequel le
Catalogue allemand a rangé l’exigua. En réalité, c’est, d’après Guenée,
une Apamide.
Les chenilles qui m’étaient soumises n'étaient point toutes de la même
grosseur ; il y en avait de quatre tailles différentes, qui, selon toute
probabilité, représentaient respectivement les 3°, 4°, 5° et 6° âges de l’état
larvaire.
Chenille du 3° âge, entièrement rase, d’un vert jaunâtre, région dor-
sale paraissant plus foncée, à cause des mouchetures ou traits festonnés,
d’un vert sombre, dont elle est couverte, surtout dans l’espace compris
entre la sous-dorsale et la stigmatale ; les lignes dorsale et sous-dorsales
fines, de la couleur du fond et lisérées de vert sombre, stigmatale large
et jaunâtre ; le 2° segment porte de chaque côté, au-dessus de la stigma-
tale, une tache irrégulière noire : cette tache est caractéristique ; trapé-
zoïdaux indistincts; stigmates jaune pâle, cerclés de noir, tête et pattes
écailleuses de la couleur du fond; pattes membraneuses complètes et
égales. Cette chenille se retient à un fil en tombant.
Le âge. — Même aspect que précédemment, à part la tête, qui est noire,
brillante, avec quelques mouchetures claires, et l’espace compris entre
la sous-dorsale et la stigmatale, qui est beaucoup plus foncé, à cause des
traits festonnés d’un vert sombre plus épais; la tache noire du 2 seg-
ment bien prononcée; on voit, en outre, après chaque stigmate, une
petite tache blanche de forme arrondie. La chenille aime à se cacher
sous les feuilles placées sur la terre ; elle ne cherche pas à monter.
CLVIN Bulletin entomologique.
Pour les autres âges, les 5° et 6°, je renvoie au travail parfait de
M. Millière cité plus haut.
Des plantes basses de genres fort différents (Oseille, Laiteron, Liseron,
Mercuriale, etc.) ont été servies à ces chenilles : elles s’en sont très bien
accommodées, elles les préféraient même à la Vigne. Je dois ajouter
qu’elles ne consomment pas beaucoup.
J'ai vu déjà bien des espèces de chenilles, puisque ma collection de
chenilles soufflées, commencée depuis si peu d’années, compte près
de 1,100 espèces; mais je n’en connais point qui croissent avec autant de
rapidité. L'état préparatoire à la mue dure à peine un jour, et, l’âge
entier, pas même trois jours : de sorte que, quinze ou seize jours après
sa sortie de l’œuf, la chenille est à sa taille et prête à se chrysalider.
M. J. Lichtenstein a noté, comme on l’a vu plus haut, la durée de
l’état de chrysalide : huit à dix jours; à Boulogne, elle a été de onze
jours pleins. Si les autres états, celui d’insecte parfait et celui d'œuf,
étaient en rapport avec les précédents, toutes les six semaines cette La-
phygma devrait avoir une génération nouvelle; mais il n’en est rien,
car ces deux derniers états paraissent les plus longs en durée.
L'année dernière, au mois de mai, je reçus de M. Millière une ponte
de Laphygma exigua, que, malheureusement, je n’eus pas l’occasion de
voir éclore. Ce ne fut pas sans surprise que j’examinai ces œufs si petits
dont le diamètre atteint à peine 1/3 de millimètre. Ils sont sphériques,
légèrement aplatis au sommet et à la base, comme une sphère tournante
l’est aux deux pôles (la forme qui a été donnée à l'œuf d’erigua, Ann.
Soc. ent. Fr., 1884, pl. à, fig. 25, ne me paraît pas bien exacte); leur
surface présente de toutes petites dépressions disposées en lignes longi-
tudinales et formant des côtes nombreuses, 40 environ ; enfin, ces œuis
sont pondus en petits amas recouverts d’une bourre soyeuse analogue à
celle qui entoure les pontes de plusieurs espèces de Liparis et de Bombyx.
De là me vint le désir de voir une exigua ® vivante afin de lexaminer
de près. Le hasard m'a bien servi : des chenilles de M. J. Lichtenstein,
que j'avais laissées se chrysalider, il m'est éclos une femelle. Jallais la
sacrifier pour la ponte, lorsque je m’aperçus que son abdomen était à
peine plus gros que celui du mâle. Me souvenant alors d’avoir constaté
déjà chez plusieurs femelles de Noctuelles que leur abdomen ne conte-
nait aucun œuf formé à leur éclosion, je pensai que l’exigua pouvait
être dans ce cas. Effectivement. J’observai, en outre, que l'extrémité de
l'abdomen était garnie de nombreux poils soyeux gris et brunâtres, très
fins, très serrés et se détachant très facilement. Tout s’expliquait.
Il résulte donc de ce qui vient d’être dit : 4° que la chenille de l’exi-
Séance du 9 septembre 1885. CLIX
gua, au moins durant ses premiers âges, doit probablement vivre en
petite société; 2° qu’elle est essentiellement polyphage et que, de plus,
elle peut vivre dans son jeune âge sur les arbres et les arbustes : elle
est organisée pour cela; 3° que lexigua-imago n’éclôt pas insecte parfait
dans le sens complet du mot : comme Rhod. Rhammni, certaines Lycé-
nides, quelques Nymphalides et plusieurs Noctuélides, qui naissent
ainsi, elle doit vivre en se nourrissant du suc des fleurs ou même de la
rosée (pascunt et rore cicadæ), pendant un temps suffisant pour devenir
apte aux fonctions de reproduction (j'estime ce temps à 20 jours envi-
ron); 4° que cette ponte recouverte de bourre, pour être protégée contre
les destructeurs sans doute, doit avoir une durée d’incubation à peu
près égale (ce temps doit être moins long pendant l'été); 5° que la durée
de ses états d’insecte parfait et d'œuf s'oppose à la trop grande multipli-
cation de cette espèce et par suite aux dommages qu’elle pourrait peut-
être occasionner à l’agriculture.
D’après les renseignements fournis sur cette chenille, il faudrait lui
assigner trois générations par an : une de printemps, une d’été et une
d'automne.
M. J. Lichtenstein a mis sous cloche de verre plusieurs sujets & et g
de l’exigua pour voir ce qu’il en adviendrait : les papillons sont tous
morts au bout de 10 jours sans s’accoupler ni pondre. Le résultat de
cette expérience, quoique négatif, corrobore cependant dans une certaine
mesure l’opinion que j’émets sur l’exigua-imago et sa ponte.
Il est inutile, après ces considérations, de faire remarquer que le rôle
de la bourre soyeuse qui recouvre les œufs d’exigua n’est assurément
pas de les préserver du froid et de humidité, comme on se plaît tant à
le dire et à le répéter pour des espèces trop superficiellement observées.
Cette opinion, selon moi, n’est guère soutenable : j'en ai fourni les
preuves, comme on peut le voir encore dans deux notes parues dans
le Naturaliste des 1% et 15 septembre courant.
Selon Guenée, l’exigua ne devrait pas être la seule espèce à représen-
ter en France le genre Laphygma, il faudrait y joindre la Caradrina
cubicularis. I ÿ a cependant entre elles deux des différences bien essen-
tielles. On peut s’en rendre compte en comparant les pontes, les che-
nilles et Pabdomen de la femelle de ces deux espèces.
Enfin, la présence de l’exigua en si grande quantité aux environs de
Montpellier doit être rangée parmi ces apparitions plus ou moins pério-
diques d’espèces qui se montrent subitement en grand nombre, puis
deviennent très rares ou disparaissent même ; phénomène dont les causes
ne sont pas bien connues. L’exigua, d’ailleurs, n’en est pas à son coup
CLX Bulletin entomologique.
d'essai, car, en 1879, selon M. le D" Lafaury, elle fut si commune dans
les Landes qu’elle ravagea tous les maïs de la contrée ; mais, denuis, elle
n’a plus été revue.
— M. Henri Gadeau de Kerville adresse la note suivante :
La science possède de nombreuses observations relatives à la présence
de Gordius et de Mermis dans la cavité viscérale de différents Arthro-
podes. Mais, en général, les noms spécifiques de ces Nématodes ne sont
indiqués que d’une manière incertaine. Je ne crois donc pas inutile de
faire connaître trois nouveaux exemples de ce parasitisme, d'autant plus
que les hôtes ont été rigoureusement déterminés, et les parasites soi-
gneusement étudiés par un spécialiste, M. A. Villot, de Grenoble.
4° J'ai reçu du Plantier (Charente) un Lithobius forficatus L., &, qui
présente un Gordius presque entièrement sorti de son corps, mais dont
l'extrémité caudale est encore engagée dans le tube digestif. M. Villot
considère ce Nématode comme étant le Gordius emarginatus NVillot, sans
toutefois se prononcer d’une manière aflirmative, car il n’a pas voulu
extraire complètement ce Gordius pour examiner son extrémité caudale,
où se trouvent les caractères distinctifs. — La présence d’un Gordius
dans le corps d’un Myriopode est, je crois, un fait entièrement nou-
veau.
20 Mon excellent collègue de Rouen, M. H. Lhotte, m'a donné deux
Mermis qu'il avait trouvés, au mois de juin 1885, dans le tube digestif
de deux chenilles adultes de Géomètres, capturées dans la Seine-Infé-
rieure. L'un est le Mermis acuminata Siebold, provenant d’une chenille
d’Ypsipetes sordidata Fab.; et l’autre le Mermis nigrescens Dujardin (jeune
individu), rencontré dans une chenille d’Hybernia defoliaria L. —
M. Lhotte m'a dit que c'était la première fois qu’il observait des Mermis
chez des chenilles, dont il a préparé des quantités considérables.
E. D.
Bulletin bibliographique.
Atti della reale Accademia dei Lincei, 282° année, 1884-85. — Rendiconti,
vol. I, fase. 19. — Roma, 1885. ©
Bulletin de l'Académie impériale des sciences de Saint-Pétersbourg. Tome
XXIX, 1884. Feuilles 31 1/2-38. Tome XXX. Feuilles 1-1/2 10. —
Saint-Pétersbourg, 1885. ©
Bulletin de la Société impériale des Naturalistes de Moscou. Année 1884,
n° 2.°()
Séance du 9 septembre 1885. CLXI
N°3. — Vox D' B. DyBowsxi. Neue Beiträge zur Kenntniss der
Crustaceen-Fauna des Baikal-Sees.— Vox ALEx. BECKER. Reise nach
Chans Kkaja Stafka und zum grossen Bogdoberg; Beschreibung der
Mylabris melanura-Larve; Verhinderung der Wasserchen darch
Cetonia aurata ; das Vorkommen verschiedener Insecten und Schmet-
terlings varietäten. — Moscou, 1885.
Bulletin d’Insectologie agricole, journal mensuel de la Societé centrale
d'Apiculture et d’Insectologie, 10° année, 1885. — N° 6 (jum), PAUL
GirAuD. Les Pucerons des pêchers. — Séance du 20 mai. — E. Sa-
VARD. L’Aglia tau, du hêtre. — Maurice GrrARD. La Trichie française
et la Cicindèle champêtre (5 bois). —E. Savarp. Le Puceron du blé.
— N° 7 (juillet). — E. Savarp. Le Prurigo du Rouget. — MAURICE
Girarp. La Tordeuse verte. — J, KünckezL D’'HEerCULAIS. Abeilles
solitaires et Mégachile du Rosier (10 bois). — Sériciculture en 1885 ;
renseignements et mercuriales. — Séance du 17 juin. — BALBrANI.
La Destruction de l’œuf d'hiver du Phylloxera. — MAURICE GIRARD.
Le Grand Paon de nuit; papillon et cocon.
Bulletin of the Museum of Comparative Zoology, at Harvard College,
vol. XI, n° 41, avec 4 pl. — Cambridge, july 1885. ©
Comptes rendus hebdomaduires des séances de l’Académie des sciences,
2 semestre 1884, t. XCIX. Tables. — 2° semestre 1885, t. CI, n°5 8
(24 août) et 9 (31 août). ©
Feuille des Jeunes Naturalistes, 15° année, n° 179 (1° septembre 1885).
— ÉmExxe RagauD. Chrysalide d’Euchelia Jacobeæ.
Horæ Societatis entomologicae rossicae, variis sermonibus in Rossia usita-
tis editae, t. XNIIT, 188%. — N. CHaApocaniKorr. Liste des Tenthredi-
nides des environs de Lissino (en russe). — V. CaimBévirson. Mé-
tamorphoses du Systoechus nitidulus, parasite d’un Orthoptère du
genre Stauronotus (en russe). — 0. RAposzkowsky : 1° Quelques
nouveaux Hyménoptères d'Amérique (4 pl.); 2 Études hyménopté-
rologiques ; 3° Fourmis de Cayenne.—N. Pocéragorr. Sur les stem-
mates et leur faculté de vision chez les Phryganides (4 pl.) (en russe).
— W. v. HepemANx. Beitrage Il, zur Schmetterlings-Fauna Saint-
Petersburgs. — D' F. Morawzrz : 1° Anthidium Christophi (nov.
sp.); 2° Stelis ruficornis. — A. SELivANOrF. Myriapodes de Russie
(en russe). — J. PorTscHiNskyY : 1° Diptera europaea et asiatica
nova aut minus Cognila ; 2° Sarcophilae Wobhlfarhrti monographia
(bois nombreux) (en russe). — G. RyBAkow : 1° Neue Käfer-
(1885) BULL. xI
CLXIT Bulletin entomologique.
Art.aus Turkestan ; 2° Neue Cassida-Art von Ost-Sibirien (2 bois).
— W. JAKowWLErr. Hemiptera Heteroptera des Astrachanischen ge-
bietes (en russe). — N. Erscnorr. Deux espèces nouvelles de Rho-
palocères de l'Asie centrale (Satyrus Wailkinsi et Abramovi) (en
russe).
Mémoires de l’Académie impériale des sciences de Saint-Pétersbourg,
VIE série, tome XXXII, n° 13 (1884). ©
Naturae Novitates, 1885, n°5 43 à 16 (juillet et août). *
Naturalista Siciliano (Il), 4° année, n° 12 (septembre 1885). — E. Ra-
gusA : 1° Catalogo ragionato dei Coleotteri di Sicilia (suite); 2 Note
lepidotterologiche. — P. Mizuière. Catalogue raisonné des Lépi-
doptères des Alpes-Maritimes (2° supplément).
Naturaliste (Le), 7° année, n° 16 (415 août 1885). — H. Lucas. Nouvelle
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Lolii (popularis).
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local Club, vol. 4°, n°5 129-131. — Jaguary-Marh, 1885. — Drmmocx
(AnNA-KATHERINA). The Insects of Betula in North America. — Co-
QUILLET (DaniELz-WiLziAMS). Systematic Position of the Genus Apio-
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Myriopods and Arachnids. — The Double Role of the Sting of the
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n° 59-60. (Assemblées générale et mensuelle du 5 juin 1885.) —
MarrHews. Deux Orthoperus nouveaux. — HEYLAERTS (F.-J.-M.).
Psychide nouvelle du genre Kophene. — Communications diverses.
N° 61. (Assemblée mensuelle du X juillet 1885.) — Sxarp (D.).
Note on the genus Plagythmisus Motsch. — Ducs (D' ALrrep). Note
sur les changements de noms en histoire naturelle. — PREUDHOMME
DE BoRRE. Remarques au sujet d’un travail de M. Scudder, intitulé :
Winged Insects from a paleontological point of view, et observations
Séances des 9 et 23 septembre 1885. CLXII
sur les changements apportés par les entomologistes américains dans
la classification générale des Insectes. — Communications diverses.
BrAUER (D' Friepricu). Offenes Schreiben als Antwort auf Herrn Baron
Osten-Sacken’s « Critical Rewiew » meiner Arbeit über die Notacan-
then. Wien, 1883. *
DonCKkiER DE DonC£EL (H.). Liste des Sagrides, Criocérides, Clytrides,
Mégalopides, Cryptocéphalides et Lamprosomides décrits postérieu-
rement au Catalogue de MM. Gemminger et von Harold (Extrait des
Mémoires de la Société royale des sciences de Liège, 2° série, t. XL).
— Bruxelles, 1885. *
HALL (JAMES). Palacontology. Lamellibranchiata. Monomyaria (Geological
Survey of the State of New-York, vol. V, part. 1). — 1 vol. gr. in-4°
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LErèvre (Ep.). Exploration scientifique de la Tunisie. Liste des Coléo-
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SCUDDER (SAMUEL-H.). Dictyoneura and the allied Insects of the carbo-
niferous epoch. (nov. gen.) (Extrait des Proceedings of the American
Academy of arts and sciences, 1884. *
E. D.
Séance du 23 septembre 1885.
Présidence de M. Ém.-L. RAGONOT.
Nécrologie. M. L. Buquet annonce que M. Jean Wankowicz, qui ap-
partenait à la Société depuis 1865, est décédé à Minsk (Pologne), le
8 août dernier, dans sa 50° année.
Lecture, M. Henri Gadeau de Kerville adresse, par l’entremise du
Secrétaire, un mémoire ayant pour titre : Evolution et Biologie des
Bagous binodulus Herbst et Galerucella nymphaeae Linné.
Communications. M. Argod, de Crest (Drôme), transmet une note
contenant la description d’une nouvelle espèce aveugle de Coléoptères
de la division des Silphales :
TrocHARANIS (Reitter) XAMBEur Argod. — Corps allongé, ovalaire,
convexe, brun jaunâtre, couvert d’une pubescence soyeuse, jaune doré.
Antennes grossissant légèrement vers l’extrémité, un peu moins longues
CLXIV Bulletin entomologique.
que le corps chez la ®, le dépassant insensiblement chez le &'; 1°* article
plus court que les autres, renflé vers l'extrémité. Dernier article des
palpes maxillaires pubescent et se terminant en massue. Tête beaucoup
moins longue que le prothorax ; ce dernier est plus long que large chez
le &, il l’est un peu moins chez la @. Côtés antérieurs du prothorax
arrondis et rétrécis en dedans à la base qui est légèrement acuminée.
La 2 moitié postérieure du prothorax offre sur les côtés une fossette
allongée bien marquée. Angles antérieurs légèrement arrondis. Élytres
oblongues-ovales atténuées vers lextrémité et dépassant souvent de
beaucoup l'abdomen, principalement chez les femelles. Strie suturale
assez profonde, n’allant pas au-delà des trois quarts de la longueur des
élytres, les suivantes très peu marquées, nulles sur les côtés externes.
Pattes pubescentes, longues et grèles, à l’exception des tarses antérieurs
du g' qui sont très dilatés ; 1 article trapézoïdal allongé, 2° presque
carré, 3° arrondi en forme de disque, plus petit que le 2°, lequel est
plus étroit que le 4°; 4° triangulaire, beaucoup moins large que les
précédents. Le 5°, grêle et très allongé, se termine par un crochet bifide.
Les quatre premiers articles sont échancrés à la base. — Long. 4,5 à
L,7 millim.
Cette espèce, voisine du Trocharanis Mestrei Abeille, fait partie d’un
nouveau genre créé par M. Reitter dans Bestimmungs Tabellen der eu-
ropäischen Coleopteren, XIE (1885), Necrophaga.
J'en ai capturé une dizaine d'exemplaires dans la grotte de Saint-
Même (Isère). — Je dédie cette espèce à mon collègue et ami M. le capi-
taine Xambeu.
— M. G.-A. Poujade mentionne les faits suivants :
4° L’Attacus Cynthia Drury devient de plus en pius polyphage, à tel
point qu'après avoir été considéré comme insecte utile, il menace de
devenir un fléau pour les jardins. Ces jours derniers, M. Verlot, cheÎ
de l’École de botanique du Muséum, me fit voir des plantes de familles
différentes sur lesquelles ont été trouvées un certain nombre de chenilles
de ce Lépidoptère qui, en dépit des facultés qu’on leur a prêtées de
discerner les affinités botaniques, s’en nourrissaient parfaitement. Ces
plantes étaient : Laurus camphora, Elæodendron orientale et deux ou
trois espèces de Rhus, du Cap. Enfin, M. Verlot a vu, dans un autre
jardin, l’Acer pseudoplatanus dévoré également par cet insecte.
20 J'ai parlé dernièrement des chrysalides d'Endromis versicolor,
Sesia, Cossus, etc., qui, au moyen des mouvements des arceaux abdo-
minaux, montent à la surface des matières où elles sont renfermées
Séance du 23 septembre 1885. CLXV
pour faciliter l’éclosion du papillon ; chez d’autres, au contraire, c’est le
papillon lui-même qui, pour sortir, se fraye un passage au milieu de
la terre. C’est ce que j'ai constaté pour les Sphinx convolouli, ligustri et
Acherontia Atropos. Les chenilles de ces Lépidoptères s’enfoncent assez
profondément en terre et s’y construisent une loge plus longue que ne
sera la chrysalide ; les parois de cette cavité ne sont pas garnies de soie,
mais seulement comprimées et peut-être consolidées à l’aide d’un fluide
visqueux. Le papillon sort de là sans entraîner sa chrysalide et chemine
jusqu’au dehors, probablement par le même endroit où la chenille est
entrée. Il est curieux de voir sortir de terre le Sphinx convolouli avec
sa longue trompe qu'il tient étendue de toute sa longueur jusqu’à ce
qu’il ait trouvé un endroit pour grimper et faciliter l'accroissement de
ses ailes.
3° Jusqu'à présent, les époques de la journée pendant lesquelles
éclosent les Lépidoptères ont été peu mentionnées, et beaucoup éclosent
à toutes les heures du jour, étant probablement assujettis à la tempéra-
ture. J'ai constaté pour une soixantaine d'individus que la Catocala
fraxini éclôt, du moins en captivité, entre neuf et onze heures du soir,
à fort peu d’exceptions près, et, en tous cas, la nuit.
— M. J.-M.-F. Bigot présente les diagnoses de deux genres nouveaux
de Diptères appartenant à la famille des Ortalidæ :
Genre TERETRURA (repetpov—ovpa) (nov. mihi). — &. Angusta,
glabra. Fronte lala et conice prominula, «d apicem antennas gerente,
facie valde obliqua, plana; antennis modice elongatis, segmento 3° fere
orbiculato et 2 subæquali, chæto nudo; haustello brevi, palpis paulu-
lum dilatatis; oculis rotundatis facie et fronte nudis, vertice macro-
chætis aliquibus utrinque gerente; genis sublus angustatis, retrorsum
paullo dilatatis ; scutello macrochætis sex instructo ; calyptris oblite-
ratis, halteribus longis; abdomine depresso, satis angustato, oviducto,
abdomine bis longiore, lato, apice truncato, et superne longitudinaliter
profunde canaliculato; pedibus longis, gracilibus, nudis, coxis anticis
elongatis ; alis longis, costa haud spinosula, vena longitudinali 2? brevis-
sime spinosula, cellula anali inferne parum acuminata; clypeo thoracico
macrochætis paucis utrinque munilo.
T. FLAVEOLA Œ (nov. mihi). — Long. (præter oviductum) 8 mill.;
oviduct. 6 mill. — Pallide fuloa, oculis et haustello nigris, palpis pallide
flavis, ab alis, utrinque, linea fusca usque ad scapula ducta; abdomine
fuscano; alis pallide flavis.
Chili. — 4 specim., ex mus. nostro.
CLXVI Bulletin entomologique.
Genre STICTOMYIA (otuxtos—uuia) (nov. mihi). — &, @. Generis
Platystomæ (Auctor.) vicinum. Capite paullo disciformi, fronte lata, parum
superne concava; genis inferne valde dilatatis ; facie recta, bi-callosa,
buccula parva; palpis latis, labris parum dilatatis ; vertice macrochaætis
sparsis utrinque vix usque ad medium frontis instructo; pedibus nudis,
incrassatis, seta tibiali præapicali parva; calyptris minutis ; antennis
fere sub ocularibus, capite multum longioribus, segmentis duobus primis
minimis, 3° elongato, angusto, epistomate superante, chæto basali longo
et basi brevissime tomentoso, oviducto paullo elongato, depresso, basi dila-
lato, apice angusto; alis vena prima longitudinali (Rondani) sursum
incurva, secunda brevi et pariter forte incurvata, cum prima, vena parva,
interposita et obliqua, juncta, haud perspicue Spinulosis, 3%, cum 2,
vena quadam parva obliqua, similiter juncta, ante apicem alæ terminata,
transversali externa versus medium cellulæ discoidalis posita, transver-
sali interna leniter sinuosa, haud obliqua, et, apice quintæ transversa-
que externa, fere æquidistante, cellula anûli basi dilatata et convexa,
postea concava, apice valde acuminata, vena anali usque ad marginem
alæ ducta, costa paullo spinosula.
S. LONGICORNIS &, $ (nov. mihi). — Long. à mil. — Nigro opaco;
facie flavo obscuro pruinosa, maculis rotundatis, nigris, nitidis, sub-
radicem antennarum locatis ; fronte nigra, similiter tincta, nigro punc-
tulata, præterea punctis seæ nigris notata, genis cinereis, punctulatis ;
thorace sordide cinerascente, vittis duo obsoletis obscurioribus, et, omnino
fusco punctulato, pleuris similiter pictis; halteribus testaceis, calyptris
fuscanis; abdomine nigro, obscure granato ; ®, oviducto nigro; pedibus
nigris, femoribus cinereo pruinosis, nigro punctulatis ; tibiis intermediis
el posticis flavo pallido bis annulatis, tarsis nigris, metatarsis elongatis,
pallide testaceis et albido pruinosis ; alis obscure cinereis, nigro-fusco,
externe, satis late limbatis, et, undique, albido punctulalis.
Mexique. — 8 specim., ex mus. nostro.
— M. Henri Gadeau de Kerville adresse la lettre suivante :
Ayant assisté au dernier Congrès de lAssociation française pour
l'Avancement des sciences, tenu à Grenoble du 12 au 20 août 188, j'ai
pensé qu’il serait peut-être utile d'indiquer aux membres de notre
Société les travaux relatifs à l’Entomologie, que l’on a communiqués à
la Section de Zoologie, dont j'étais le secrétaire. Voici les analyses, aussi
brèves que possible, de ces différents travaux :
1° M. Félix Plateau, professeur à l’Université de Gand (Belgique), à
Séance du 23 septembre 1885. CLXVI
fait connaître les très intéressants résultats de ses expériences sur le
rôle des palpes chez les Myriopodes et les Arachnides, expériences d’où
il conclut, comme il Pavait déjà fait dans un mémoire sur le rôle des
palpes des Insectes broyeurs, publié dans le Bulletin de la Société zoo-
logique de France (ann. 1885, p. 67) : que les palpes des Articulés
maxillés restent inactifs pendant la manducation, que leur suppression
n'empêche pas ces animaux de trouver leur nourriture et de manger
d’une façon normale, et qu’ils doivent être rangés dans la catégorie des
organes conservés par atavisme, mais devenus inutiles.
Le même naturaliste a parlé des recherches expérimentales qu’il a
entreprises sur la vision des Insectes, afin de savoir si ces animaux dis-
tinguent la forme des objets. Des expériences multiples et ingénieuses,
faites sur un grand nombre d’Insectes de différents ordres, l’ont amené
à conclure que les Insectes munis d’yeux composés ne distinguent pas
ou distinguent très mal la forme des objets, résultat qui s'accorde bien
avec les recherches théoriques de Sigm. Exner, publiées en 1855.
2° M. A. Sabatier, professeur à la Faculté des sciences de Montpellier,
a exposé les résultats de ses savantes recherches sur la spermatogenèse
chez les Crustacés Décapodes, et sur les cellules nutritives de l'ovaire
des Insectes. Puis, à propos d’une communication de M. Émile Yung
sur la cause de la sexualité chez les larves de Grenouilles, il a fait
savoir qu'il avait entrepris, relativement au même sujet, une série d’ex-
périences sur les Vers à soie, expériences qu'il se propose de continuer,
et dont il publiera les résultats ultérieurement.
3° M. V. Lemoine, professeur à l’École de médecine de Reims, a
donné de nombreux et intéressants détails sur l’Aspidiote du Laurier-
rose (Aspidiotus nerii Bouché) et sur le Phylloxéra du Chêne à fleurs
sessiles (Phylloxera punctata Licht.), qu’il a complètement étudiés au
triple point de vue anatomique, physiologique et biologique. En outre,
M. Lemoine a fait passer sous les yeux des membres de la Section une
importante série de dessins, représentant les diverses formes de ces deux
Hémiptères, à tous les états de leur développement.
4° M. G. Carlet, professeur de Zoologie à la Faculté des sciences de
Grenoble, a indiqué, dans une intéressante communication, les résultats
de ses recherches expérimentales sur le venin des Hyménoptères, sur
ses organes sécréteurs, et sur le mécanisme de son expulsion.
d° M. H. Beauregard, aide-naturaliste au Muséum d'histoire naturelle
de Paris, a fait connaître quelques particularités du développement de
la Cantharide officinale, dont il a pu suivre lévolution dans ses trois
CLX VII Bulletin entomologique.
phases bien distinctes, désignées par lui sous les noms de phases estivale,
hibernale et printanière.
6° M. H. Nicolas, d'Avignon, a cité plusieurs faits relatifs à l'arrêt
complet de développement de la larve, à linstinct, et au parasitisme,
chez les Hyménoptères.
7° Enfin, j’ai moi-même indiqué, dans une communication sur la
Faune générale de la Seine et de son embouchure, les Arthropodes les
plus intéressants que j'ai recueillis jusqu'alors dans ce fleuve, entre
Rouen et le Havre.
E. D.
Bulletin bibliographique.
Comptes rendus hebdomaduires des séances de l’Académie des sciences,
2e semestre 1885, tome CI, n° 40 (7 septembre). — C. ViGuIER. Sur
les Annélides pélasgiques de la baie d'Alger. — N° 11 (14 sep-
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Galleridae (suite). — Rew. W. W. FowLer. The Nifidulidae of Great
Britain (suite). — O0. M. Reurer. The European species of the Cli-
nocoris Hahn, Stal (avec bois). — W. H. B. FLercer. Description
of new species of Lithocolletis bred from birch. — A male Locust
devoured by à female. — W. L. Disraxr. Note on the Lepidopterous
genus Doleschallia. — Note on à strange food of the larva of Ephestia
elutella. — Nariety of Melanippe fluctuata. — Eudorea angustea locally
double broodel. — Glycipterix oculatella bred. — The Entomology of
Turkistan. — Berœa pullata and Crunæcia irrorata bred. — Tachys
parvulus Dej. a species now to Britain.—Note on Synchila juglandis
and $S. mediolanensis ; Hydradophaga in salt water. — Coleoptera
found in salt water. — Coleoptera on Snowdon. — P. CAMERON. A sy-
nopsis of the British species of Cimbicidina, Hylotomina, Lophyrina,
and Lydina (commencement).
N° 255 (août 1885). — P. CAMERON. A synopsis of the British spe-
cies of Cimbicidina, Hylotomina, Lophyrina and Lydina (suite). —
E. L. Ragoxor. Revision of the British species of Phycitidae and
Galleridae, and synonymic list of the British species of Phycitidae
ant Galleridae. — ArrTHUR-G. BurLer. On the true type of the Ly-
caenid genus Pentila.— W.-L. Disranr. Description of a new species
Séance du 23 septembre 1885. CLXIX
of Cicadidae from Buenos-Ayres (Proarna capistrata). — Coleoptera
in the Isle of Wight. — Agapanthia lineaticollis Don. near Lincoln.
—_ Acidota cruentata Mann at Chiswick. — Ægialia rufa Fab. —
Note on Scolytus pruni Ratz. and some attendants. — Description of
the larva of Hadena satura. — What is the true Chrysophanus Hip-
pothae of Linnæus ?. — On the occurrence in Britain of Ornix fagi-
vora and Nepticula Nylandriella, two species probably new to our
Fauna.— On the occurrence of Trifurcula pallidella near St. Albans,
Herts. — On the larvæ of Coceyx tædana and Euchromia flammeana
and arbutana. — Note on a new food plant of Coleophora lineolea. —
Coleophora vibicigerella bred. — Lepidostoma hirtum bred. — Note
on the genus Achorotile Fieb. — Plusia chrysitis with supposed fun-
soid growths on the head. — Rev. W.-W. FowLer. The Nifidulidue
of Great Britain (suite).
N° 256 (septembre 1885). — Rev. W. W. Fowzer. The Nitidulidae
of Great Britain (suite). —E. Meyricx. An Ascent of Mount Kosciusko.
— P. CAMERON. À synopsis of the British species of Cimbicidina, Hy-
lotomina, Lophyrina and Lydina (suite). — J. J. Wazxer. Notes on
Coleoptera at Brandon, Suffolk. — Abdera quadrifasciata, and other
Coleoptera in Kent. — Coleoptera at Tonbridge. — Coleoptera on
Snowdon. — Coleoptera in Thanet. — Sfenolophus Skrimshiranus at
Lewisham. — Chœrocampa ner at Hartlepool. — Tinea picarella
bred.— Prolongation of Life in the Puppa of Lycæna iolas. — What
is the true Chrysophanus Hippothoë of Linnæus ?.— The home of Ci-
daria reticulata. — Ochsenheimeria vacculella. — Assembling of Bu-
talis senescens. — Cordulia arctica Zett. in the Schwarzwald (Baden).
— A great swarm of Hydropsyche instabilis Curt. in Inverneshire.
— Dead Humble-bees under Lime trees. — J. 0. Wesrwoop. Obi-
tuary : Henry Milne-Edwards.
Naturaliste (Le), 7° année, n° 18 (15 septembre 1855). — P. CHRÉTIEN.
Note sur les œuis hivernants des Lépidoptères.— L. AusraurT. Lépi-
doptères nouveaux d'Algérie (Lycæna Theophrastes, Satyrus Fidia
var. albonervosa, Vanessa polychloros var. erythromelas). — Cu.
Royer. Variétés chez les Lépidoptères. — ÉTIENNE RABAUD. Accou-
plement des Vanesses d'espèces différentes et du résultat de cet
accouplement.— A. DE BormANs. Matériaux sur la Faune de Tunisie.
Orthoptères.
Nouvelles Archives du Muséum d'histoire naturelle, 2° série. Tome VI,
CLXX Bulletin entomologique.
4er et 2 fascicules, 21 planches, 1883-1884. Tome VII, 1° et 2 fas-
cicules, 21 planches, 1884-1885. 4 vol. gr. in-8, offerts par le Minis-
ière de linstruction publique. ©
Tijdschrift voor Entomologie uitgegeben voor de Nederlandsche Entomolo-
gische Vereeniging onder redactie Van Hasselt, Wulp et Everts. —
Jaargang, 1884-1885. Eerst et twede Alfevering. 4° Verslag. Di-
verses remarques entomologiques. 2° Mémoires. P.-C.-T. SNELLEN et
D' van LEEUWEN JR. Beschrijving van vier nieuwe soorten (Teino-
pyga hamaeta, Potamophora Schlegelli, P. Hagenii, Pinacia pupilla-
lis) (A pl. col.). —P.-C.-T. SNELLEN. Lagoptera bivirgala. —Lx MÈME.
Lepidoptera van Celebes verzameld door Piepers (Tineina), nov. gen.
et sp. (3 pl. col.). — A.-J.-F. Foxker. Catalogus der in Nederland
voorkomeade Hemiptera eerste gedelte Hemiptera Heteroptera (suite),
Capsidae et Anthocoridue. — VAN per Wuzr. Exotische Diptera
Eenige uitlandsche Nemocera (nov. sp.) (pl. col.). — A.-W.-M. VAN
HassezT. Pelecodon of Calommata (Arachnides) (4 pl. col.).
Transactions of the American Entomological Society, and Proceedings of
the Entomological section of the Academy of Natural Sciences. Phila-
delphie.
Vol. XI, 1884, n° I, — Wicristox (D' S.-W.). On the North Ame-
can Asilidae (Dasypogoninae, Laphrinae), with a new genus of Syr-
phinae (2 pl.). — EnLers (W.). Descriptions of new blind Bembidii
(Petrocharis, nov. gen.). — AaRoN (S. FRANKk). Description of new
Psocidae in the collection of the American Entomological Society
(1 pl.).—Smirx (Jonx-B.). Synopsis of the Apionidae of North Ame-
rica (4 pl.). — Casey (Tnôs.-L.). Revision of the Cucujidae of Ame-
rican North of Mexico (5 pl.).—Vol. XI, n° IE.— MATTHEWS (REV. A.).
Synopsis of North American Trichopterygidae. — Horn (GE0RGE-H.).
Notes on the Species of Anomala inhabiting the United States. — LE
MÊME. Synopsis of the United States species of Notoxæus and Mecyno-
tarsus. — Le MÊME. Synopsis of the Philonthi of Boreal America. —
Vol. XI, n° HE et IV. — Epwarps (W.-H.). Revised Catalogue of
the Diurnal Lepidoptera of America North of Mexico. — SCUDDER
(SAMUEL-H.). À Biographical Sketch of D' John Lawrence Le Conte
(portrait). — Proceedings septembre 1883-décembre 1884.
Vol. XII, 4885, n° I. — LeconTE (Joux.-L.). Short studies of North
American Coleoptera (n° 2°).— Horn (GEORGES-H.). A study of some
senera of Elateridae of North America. — WILLISTON (S.-W.). On
Séance du 23 septembre 1885. CLXXI
the North American Asilidae.— SmirH (Jonx-B.). Notes on the syste-
matic position of some North American Lepidoptera (4 pl.). — Horn
(Georces-H.). A study of the species of Cryptobium of North Ame-
rica (2 pl.). — Le MÊME. Studies among the Meloidae (commence-
ment).
Verhandlungen der Kaiserlich-Küniglichen Zoologisch-Botanichen Gesells-
chaft in Wien. Herausgegeben von der Gesellschaft.
Jahrgang 1883, XXXIIT Band. (21 pl.). Wien, März 1884. 1° Sit-
zungberichte. — KmrAUSS (D' H.). Troglophilus cavicola. — BRAüER
(D' F.). Hirmoneura obseura. — LE MÈME. Colias maroccana (Lép.,
nov. sp.) et Doratopteryx (Libell., nov. gen.) afra (2 bois). — 2° 4Ab-
handlungen. — Nôrner (D' C.). Beitrag zur Kenntniss der Milbenfa-
milie der Dermaleichiden (sp. nov. gen. Dimorphus, Crameria et
Pterocolus) (2 pl.). — DrAsCHE (D' RicHARD v.). Revision der in der
Nematoden-Sammlung des k. k. zoologischen Hofcabinetes befind-
lichen Original-Exemplare Diesing’s und Molin’s (7 pl.) — Mix
(Joser). Dipterologische Bemerkungen. — KRraAuss (D' HERMANN).
Neuer Beitrag zur Orthopteren-Fauna Tirols mit Beschreibung zweier
neuer Pezotettix-Arten (3 bois). — HANDLIRSCH (Apam). Beiträge zur
Biologie der Dipteren (4 bois). —BRuNNER v. WATTENWYL (C.). Ueber
hypertelische Nachahmungen bei den Orihopteren (4 pl). — Mix
(Joser|). Füni neue ôsterreichiche Dipteren (4 bois). — Miccer
(LupwiG). Neue Coleopteren aus Griechenland. — Môscxer (H.-B.).
Beiträge zur Schmetterlings-Fauna des Kaffernlandes (nov. gen. et
sp.) (4 pl.). — DRASCHE-WARTINBERG (FREIHERR D' RicHARb). Nema-
toden aus Testudo graeca (1 pl.).— Ko (FrANz FriepricH). Neue Hy-
menopteren in den Sammlüungen des k. k, zoolog. Cabinetes zu Wien
(2 pl.). — ReiTrTER (Epmon»). Beitrage zur Pselaphiden und Scyd-
maeniden-Fauna von Java und Borneo (1 pl.). — GANGLBAUER (LUp-
wic). Bestimmungs Tabellen der europaischen Coleopteren, VII,
Cerambycidae. — Nôrxer (D° C.). Einiges über Cheletiden (2 bois).—
KEYSERLING (GRAF EUGEN). Neue Spinnen aus Amerika, V, 4 (1 pl.).
Jahrgang 1884, XXXIV Band. — Voir page xcvin.
Jahrgang 1885, XXXV, Band. I, Halbjahr (45 pl.).—Abhandlungen.
Mix (Joser). Cecidomyia Beckiana, nov. sp. auf Inula Conyza D. C.
(1 pl. et 4 bois) — Mayr (D' Gusrav). Feigeninsecten (3 pl.). —
SCHLERTTERER (AUGUST). Die Hymenopteren-Gattung Gasterruption
Latr. (Foenus Aut.) (1 pl.). — Mix (Joser). Einige dipterologische
CLXXII Bulletin entomologique.
Bemerkungen.—Lôüw (PAUL). Beïträge zur Kenntniss der Cicadinen.
— BERG (C.). Ueber die Lepidopteren-Gattung Laora Walk.
Curo (ANTONIO). Saggio di un Catalogo dei Lepidotteri d'Italia. Parte
prima. Rhopalocera et Heterocera (Sphinges et Bombyces). —Firenze,
1885. *
Hervé. Catalogue des Coléoptères du Finistère. Série I (Carabiques et
Hydrocanthares). — Morlaix, 1885. *
PREUDHOMME DE BORRE (ALFRED). — Matériaux pour la Faune du Hainaut.
2 et 3° Centuries (Carabiques et Hydrocanthares). — Bruxelles,
1885. *
E. D.
Séance du 14 octobre 18892.
Présidence de M. Éu.-L. RAGONOT.
Son Altesse impériale le grand-duc Nicolas Michailovitch, de Russie,
M. Edouard Brabant, d'Escaudœuvre (Nord), membres de la Société, et
M. le D' Gustave Sievers, de Saint-Pétersbourg, assistent à la séance.
Nécrologie. M. le Président fait part de la mort de M. Robin en ces
termes :
J'ai le vif regret d'annoncer à la Société le décès de notre éminent
collègue M. le D' Charles Robin, sénateur, membre de l’Institut, de
l'Académie de médecine, etc. M. Robin a succombé à une attaque
d’apoplexie foudroyante, à Jasseron, département de l’Aïn, où ont eu lieu
ses obsèques. Notre collègue, reçu membre en 1849, était très attaché à
notre Société, quoiqu'il n'ait publié qu'un petit nombre de mémoires
dans nos Annales. En Entomologie, il s’occupait principalement des
Acariens et Parasites de l’homme et des animaux. — Je crois être l’in-
terprète de la Société en adressant à la famille et aux amis de M. Robin
Pexpression de nos regrets les plus sympathiques.
Après avoir entendu cette communication, la Société, à l'unanimité
des voix, prie M. le D' Al. Laboulbène de nous donner pour les Annales
une notice sur notre savant collègue.
(er
Séance du 14 octobre 1885. LXX II
Â
— M. le Secrétaire fait également connaître la mort de quatre autres
de nos collègues :
1° M. Ducoudré, inspecteur d’Académie, membre de la Société depuis
1864, décédé à Angers (Maine-et-Loire), le 26 avril dernier ;
2° M. Charles Lambin, officier d'instruction publique, admis au nombre
de nos membres en 1870, décédé à Paris, le 8 octobre, à l’âge de 63 ans;
3° M. Antonio de Lacerda, de Bahia (Brésil), reçu en 1857, décédé, à
l’âge de 51 ans, au commencement du mois d’août;
4° M. Gabriel Tappes, qui appartenait à la Société depuis 1856, décédé
le 27 septembre dernier, à Batignolles-Paris, dans sa soixante-dixième
année.
Lecture. M. C.-G. Thomson, de Lund (Suède), l’un de nos membres
honoraires, adresse un mémoire intitulé : Notes hyménoptérologiques,
2° partie (genre Mesochorus).
Communications. M. René Goblet, Ministre de l'instruction publique,
des beaux-arts et des cultes, envoie le programme du Congrès des
Sociétés savantes qui se tiendra à la Sorbonne en 1886.— Dans la section
des sciences naturelles et des sciences géographiques, les questions à
traiter, relativement à lEntomologie, sont les suivantes : 4° Étude du
mode de distribution topographique des espèces qui habitent notre lit-
toral ; 2 Étude détaillée de la Faune fluviale en France; indiquer les
espèces sédentaires ou voyageuses, etc.; 3° Examiner et discuter l’in-
fluence qu’exercent sur les Insectes les températures hibernales et leur
durée plus ou moins longue ; 4° Étude des Insectes producteurs du miel
et de la cire.
— M. le Secrétaire annonce que le 2 trimestre de nos Annales pour
1885 est, dès aujourd’hui 14 octobre, mis à la disposition des membres.
— M. J.-M.-F. Bigot adresse la description d’un nouveau genre de
Diptères :
DIMORPHOMYIA (è0p905—utx), nov. gen. (mihi) Dipterorum, vald.
anbiquum; caput Syrphidorum alasque certe Muscidorum exhibens: ad
Phasianidos famen mihi pertinere videtur. — ©. Capite thorace parum
latiore, compresso; fronte latu, oculos latitudine exæquante, superne
plana, subtus valde conica et prominula; facie obliqua, forte carinata,
subtus antennas valde concava, deinde prominula et uni callosa ; dense
et brevissime, præter carinam facialem, villosis ; antennis abbreviatis,
segmentis duo basalibus minimis, tertio orbiculari, chæto dorsal,
CLXXIV Bulletin entomologique.
nudo ; haustello rigido, epistomum superante, labris obliteratis, palpis ?
(invisis). Calyptris sat latis, squamma infera supera multum latiore.
Alarum cellula basali interna minima, vena longitudinali quinta (Ron-
dani) recte cubitata, deinde concava, postea leniter sursum incurvata,
a quarta apice sejuncta, vena seæta usque ad marginem ducta, trans-
versa externa obliqua, valde bis sinuosa et prope cubitum quinquæ
inserta, cellula anali obtusa, minima. Abdomine brevi, lato,.substricto,
breviter et parce villosulo, macrochætis ad apicem tantum, sat nume-
rosis, munito. Pedibus gracilibus, femoribus, subtus, tibiis, externe, parce
sed omnino, macrochætis longis armatis.
S. CALLIPHORIDES, & (nov. sp. mihi). —Long. 7 mill.— Antennis fulvis,
segmento tertio nigro, chæto fulvido ; occipite nigro fusco opaco, sat dense
nigro villoso, facie flavido-pallido dense tomentosa, carina nigra, nitida,
genis nigris, nudis; haustello nigro; thorace scutelloque nigro, chaly-
bescente, pleuris ejusdem coloris, parum ante cinereo pruinosis, cica-
trice subhumerali fuloida ; abdomine superne chalybeo hyacintino nitido,
utrinque parum albido pruinoso, basi, subtus obscure fulvido; pedibus
nigris ; macrochætis omnibus undique nigris; alis fere hyalinis, basi
angustissime pallide cinereis.
Mexique. — 1 specim. (ex mus. nostro).
— M. L. Bedel donne la liste de quarante Coléoptères recueillis par lui
en Algérie et qui ne paraissent pas signalés jusqu'ici comme trouvés
sur le continent africain :
Necrophorus interruptus Steph. (fossor Er.).— Forêt de l’'Edough, près
Bône. — Les exemplaires algériens sont identiques à ceux de l’Europe
tempérée.
Dasycerus sulcatus Brongn. — Forêt de l’Edough, très rare.
Teredus cylindricus OI. (nitidus F.). — Forêt de l’'Edough.
Kisanthobia Ariasi Robert. — Forêt de Teniet-el-Had (province d’AI-
ger), un exemplaire fortement mutilé (par un oiseau ?), mais encore
vivant.
Anthaxia confusa Lap. — Teniet-el-Had, probablement sur des J'uni-
perus.
Agrilus hyperici Creutz. — Edough, clairières près de Bugeaud, sur
les Hypericum, en juin.
Dromacolus barnabita Villa. — Forêt de l’'Edough, un exemplaire en
battant une branche de Quercus Mirbecki; mai.
Dirrhagus pygmaeus F.— Forêt de l'Edough, un exemplaire, en juin.
Séance du 14 octobre 1885. CLXXV
Dryophilus densipilis Abeille. — Coteaux autour d'Alger, en battant
les buissons (lentisques, etc.); février, mars.
Hedobia angustata Ch. Bris. — Ravin de Misserghin (près Oran); nous
l'avons, M. Ch. Brisout de Barneville et moi, constamment trouvé en
battant les rameaux morts du caroubier (Ceratonia siliqua L.), dans les
premiers jours de mai.
Ptilinus costatus Gyll. — Forêt de l’'Edough, un mâle, en battant une
grosse branche de châtaignier.
Ochina hederae Müll. — Edough. — Nous l'avons, M. Grilat et moi,
pris en grand nombre sur les vieux lierres.
Aspidophorus orbiculatus GyIl. — Forêt de l’Edough, un exemplaire.
Tetratoma Baudueri Perris. — Daya, sur un tronc de chêne. —M. Ch.
Brisout de Barneville l’a pris dans la forêt de Teniet-el-Had, sur le chêne
également.
Abdera griseoguttata Fairm. — Forêt de l’Edough, très commun, avec
VA. quadrifasciata Curt., sur les branches mortes du Quercus Mirbecki.
Ischnomera (Asclera) æanthoderes Muls. — Forêt de Teniet-el-Had ;
assez commun au printemps. Se tient souvent sur de grandes Ombelli-
fères à fleurs jaunes, mais doit se développer dans le Cedrus atlantica.
Sitona regensteinensis Herbst. — Edough, sur les genêts, un exem-
plaire.
Hypera Vuillefroyana Cap.— Lac de Misserghin, en nombre, au collet
des Suaeda; avril, mai.
Rhynchaenus (Orchestes) quercus L. — Forêt de Teniet-el-Had, sur les
feuilles de Quercus Mirbecki. -
R. irroratus Kiesw. — Forêts du Tell (de Tlemcen à Bône), sur les
chênes.
Rhamphus pulicurius Merbst (flavicornis Clairv.). — Misserghin ;
Teniet-el-Had ; sur les feuilles des saules ; Edough, sur les feuilles des
cerisiers.
Ceuthorrhynchus (Allodactylus) exiquus O1. — Edough ; commun.
C. (Coeliastes) lamii F. — Teniet-el-Had; Edough ; au bord des ruis-
Seaux.
C. (Phrydiuchus) topiarius Germ.— Tlemcen, Magenta, Daya (province
d'Oran), au collet d’un Salviu à feuilles cotonneuses ; en hiver.
C. aeneicollis Germ. — Teniet-el-Had.
C. Grenieri H. Bris. — Environs d'Alger et Teniet-el-Had, sur des
Crucifères.
Rhinoncus pericarpius L. — Edough, au bord d’un ruisseau.
CLXX VI Bulletin entomologique.
Coryssomerus capucinus Beck. — Tlemcen ; Teniet-el-Had ; au collet
des Anthemis.
Balaninus pellitus Bohem. — Forêt de l’Edough, sur le chêne.
Mesites cunipes Bohem. — Tlemcen, au bord d’un ruisseau, dans du
bois de saule ou de peuplier.
Rhyncolus reflexus Bohem. — Forêt de l’'Edough; dans laubier ver-
moulu d’un vieux chêne.
Platypus cylindrus F. — Forêt de l’Edough, au vol, autour des tas
de bois.
Choragus Grenieri Ch. Bris. — Edough, en battant des piquets de
chêne ; en mai.
C. piceus Schaum. — Avec le précédent.
Prionus coriarius L. — Forêt de l’Edough, en juillet.
Leptidea brevipennis Muls. — Forêt de l’Edough ; éclos d’un rameau
mort de Quercus Mirbecki, en même temps que le Pseudomyrmecion
ramalium Bed.
Gracilia minuta F. — Ravin de Misserghin, en grand nombre sur les
rameaux morts des caroubiers ; Edough, sur le saule.
Clytus antilope Zett. — Forêt de l’'Edough, courant sur les tas de bois
renfermant des morceaux de cerisier (M. Grilat et moi); mai, juin.
Anaglyptus gibbosus F. — Edough, dans un verger, un seul exem-
plaire.
Monoleptu erythrocephala O1. — Tlemcen, au bord des ruisseaux.
— Le même membre fait passer sous les yeux de la Société divers
Coléoptères rares de Barbarie : Calosoma inquisitor L., variété de très
orande taille, entièrement d’un beau vert en dessus, comme la var. véri-
dula Kr., et trouvée, avec le type habituel, à Teniet-el-Had ; Cymindis
canigoensis Fairm.-Lab, et Trachys reflexa Gené, tous deux des mon-
tagnes de Teniet-el-Had et de lEdough ; Melyrosoma Blackmorei Wall.
{type unique), trouvé à Mogador par T. Blackmore ; Pimelia malleata
Woll. (type), espèce très remarquable, du même groupe que P. tubercu-
lifera Luc. (dayensis Muls.) et découverte par le D' Hooker dans l’Atlas
marocain (1); Chrysomela edoughensis Fairm., de Bugeaud; etc.
— M. J. Bourgeois fait la communication suivante :
Le petit Malacoderme que je fais passer sous les yeux de la Société
est certainement un des Coléoptères les plus curieux et les moins
(1) Ces deux types de Wollaston m'ont été généreusement offerts par M. Geo,
Lewis, de Wimbledon. — L. B.
Séance du 14 octobre 1885. CLXX VII
répandus de la faune asiatique. Découvert à Colombo (île de Ceylan) par
Nietner, il a été décrit pour la première fois par Motschulsky (Études
entomol., VII, 1858, p. 65, ©, et p. 122, fig. 17, d‘); cet auteur en fit le
type d’un genre nouveau sous le nom de Myrmecospectra, que MM. Gem-
minger et de Harold modifièrent en celui de Myrmecodes. Mais ce der-
nier nom ne peut lui-même être maintenu, car il a été employé anté-
rieurement par Latreille pour un genre d’Hyménoptères (1809). Je pro-
poserai donc celui de Myrmecophasma, forme grammaticale du nom
primitivement imposé.
Le M. Nietneri a été placé par Motschulsky parmi les Ptinides, mais
ici le coup d’œil entomologique, d'ordinaire si sûr, du célèbre auteur
russe, me paraît s'être trouvé en défaut. La vraie place de cet insecte
est, à mon avis, parmi les Malachides, à côté des Psiloderes, eux-mêmes
irès voisins des Troglops. Je me propose de revenir, dans un travail
plus étendu, sur les raisons qui militent en faveur de cette opinion, et
me contenterai de mentionner provisoirement, outre une frappante ana-
logie de faciès entre le M. Nieineri et les Psiloderes, le mode d’insertion
des antennes, dont les torulus sont situés de chaque côté de la tête, en
avant des yeux, caractère qui éloigne cet insecte de tous les Ptinides et
lui est commun avec les Malachides.
Quant à penser à le rapprocher des Anthicides, tels que les Formico-
mus, qu'il rappelle également par sa forme générale, il n’y faut pas son-
er, car il présente des tarses pentamères, la tête ne s’amincit pas posté-
rieurement sous forme de col, le pronotum la recouvre légèrement en
dessus, etc.
— M. Aug. Sallé, à la suite de cette communication, fait remarquer
que M. le D' Horn (Trans. Amer. Ent. Soc., t. X, p. 124, pl. vi, fig. 18
et 19, août 1882), ayant pu étudier un exemplaire du Myrmecospectra
Mietneri, qui lui avait été communiqué par M. le D' Hagen, pense que ce
curieux insecte doit être placé près des Collops.
— M. H. Lucas communique la note suivante :
Les Prionocalus cacicus White, que je fais passer sous les yeux de
mes collègues, proviennent des environs de Loja (Ecuador), où cette
espèce a été rencontrée en assez grand nombre par notre collègue M. l'abbé
Gaujon.
Ce Psalidognathide, encore très peu répandu dans les collections, varie
beaucoup pour la taille, et ses caractères spécifiques ne sont pas sensi-
blement modifiés malgré les différences très grandes de ses dimensions.
(1885) BuLE XI:
CLXX VII Bulletin entomologique.
En effet, il y a des individus qui atteignent en longueur 60 millimètres
et d’autres qui mesurent à peine 30 millimètres; quant à la largeur,
certains ont 30 millimètres et d’autres dépassent à peine 41 millimètres ;
voici les tailles intermédiaires en longueur et en largeur des individus
que j'ai examinés : longit. 53, 45, 38; latit. 17, 15, 13, d’. Je ne sache
pas que cette observation ait été jusqu’à présent signalée par les auteurs,
car White, auquel on doit l'établissement de cette coupe générique, Ann.
a Mag. of nat. Hist., 1. XV, p. 109 (4845), ne mentionne pas ces diffé-
rences dans l’exposé des caractères spécifiques des espèces comprises
dans ce genre. J’ajouterai que les fémurs des pattes de la troisième
paire dépassent les élytres et Pabdomen chez les individus de diverses
tailles que j'ai observés, et que les fémurs des autres paires de pattes
sont plus ou moins renflés.
Quant à la femelle, dont je n’ai observé qu’un seul individu, elle égale
en longueur 50 millimètres et en largeur 21 millimètres ; les élyires,
dans ce sexe, sont de la longueur de celles du mâle, mais plus larges ;
l'abdomen dépasse beaucoup les élytres, et les deux derniers segments
sont étroits, tronqués, surtout le terminal; les fémurs des pattes de la
troisième paire sont plus courts que ceux du mâle et ne dépassent pas
les élytres.
Ce genre, dont la validité a été contestée par notre honorable collègue
M. Reiche, Ann. Soc. ent. Fr., p. 263 (14850), a été adopté par les au-
teurs, parmi lesquels je citerai Lacordaire, dans le tome & de son
Genera des Coléoptères, p. kA (1859), et MM. Gemminger et de Harold,
dans leur Catalogus syn. et system., p. 2754 (1872). Lacordaire fait remar-
quer que cette coupe générique est intermédiaire entre les Psalidogna-
thus et les Micropsalis.
Cet insecte a été donné aux collections entomologiques du Muséum
par M. l'abbé David, au nombre de sept individus, dont six mâles et
une femelle.
— M. Éd. Lefèvre fait passer sous les yeux de la Société une boîte
renfermant un certain nombre de Coléoptères provenant de Tunisie et
qu’il a reçus de M. Adolphe Schaedelin, capitaine d’infanterie, aujour-
d’hui en retraite. Ils ont été récoltés exclusivement soit à Tabarka, soit
aux environs d'Aïn-Draham, dans un rayon de 40 kilomètres environ.
Ces insectes offrent un certain intérêt en ce qu’ils donneront une idée
exacte de la faune coléoptérologique de ce petit coin de la Kroumirie.
Dès qu’il aura terminé de préparer et de nommer ces Coléoptères,
Séance du 14 octobre 1885. CLXXIX
notre collègue en fera l’objet d’un travail qu’il offrira à la Société pour
ses Annales.
M. Leïèvre ajoute que M. Schaedelin a recueilli également un grand
nombre de Myriopodes, que M. Gadeau de Kerville a bien voulu se
charger de faire déterminer par M. le professeur Robert Latzel, le savant
spécialiste autrichien.
— Le même membre montre plusieurs coques renfermant des nymphes
d’Ateuchus sacer L., malheureusement desséchées. Ces coques, en gé-
néral de forme ovoide et d’une dureté assez grande, ont été trouvées
par M. A. Schaedelin sur les bords de la mer à Tabarka (Tunisie). Elles
sont faites de sable, d'argile noire et de détritus végétaux agglutinés.
Quelques-unes atteignent presque la grosseur d’un œuf de poule.
— M. Émile Gounelle, récemment arrivé de son voyage scientifique
au Brésil, fait passer sous les yeux de la Société un grand nombre de
boîtes contenant les nombreux insectes, principalement les Coléoptères,
qu'il a été à même de recueillir.
— M. Leprieur fait la communication suivante :
J'ai l'honneur de faire passer sous les yeux de la Société des Cetonia
squalida, Amphicoma bombylius et des Julodis, provenant de la Krou-
mirie, qui m'ont été confiés par M. Lefèvre, dans le but d’essayer, sur
ces insectes velus et défraîchis, l’action du procédé de M. Reitter, dont j'ai
donné connaissance dans le courant de l’année dernière.
Le résultat, comme on peut s’en assurer, ne laisse, absolument rien à
désirer, et les Julodis surtout, sauf la poussière qui a disparu, sont
d’une remarquable fraicheur.
Je crois devoir rappeler que, en dernière analyse, le procédé consiste à
laisser les insectes dans l’alooo! jusqu’à ce que le liquide ne se colore
plus et à les placer, en sortant du flacon, au milieu d’une masse de sciure
de bois où ils restent vingt-quatre heures.
— M. J. Lichtenstein communique la note suivante :
Dans le groupe des Aphidiens, on n’a guère qu'à se baisser pour
irouver du nouveau, et j'ai bien une vingtaine d'espèces, que je crois
nouvelles, à décrire quand j'en aurai le loisir ; mais je voudrais immé-
diatement en faire ressortir quelques-unes que soit leur forme, soit leur
habitat rendent particulièrement remarquables. — Tel est le cas du
Puceron du Tamarix, Aphis tamaricis Licht., dont j'ai trouvé une
colonie composée de pseudogynes ou fausses femelles agames, paraissant
CLXXX Bulletin entomologique.
en septembre et pondant des jeunes qui, en partie, prennent des ailes
ou restent aptères, comme leurs parents.
Ce Puceron se distingue de tous ses congénères en ce que la partie
terminale effilée du sixième article des antennes (que l’on est convenu
d'appeler le septième article des antennes) est plus courte que sa base,
c’est-à-dire que le sixième; caractère commun aux aptères et aux ailés,
et qui suifit pour différencier l’Aphis tamaricis de tous les autres Aphis
que je connais. — L’apière est vert cendré velouté, avec nectaires
et queue blancs. L’ailé à le thorax noir, l'abdomen vert, nectaires
blancs, queue brune. Les nectaires ont 10 centièmes de millimètre et la
queue 6.
Le Tamarix ne figurait pas encore parmi les végétaux attaqués par
les Pucerons, et l’Aphis tamaricis, qui s'applique contre les branches,
joue, à s’y méprendre, par sa couleur verte, le rôle des petites feuilles
imbriquées de cet arbuste. Sans les Fourmis (Lasius), je ne l'aurais
jamais trouvé.
Il est remarquable de voir combien tous les insectes du Tamarix, de-
puis l’élégant Charançon (Coniatus) jusqu'au charmant Lépidoptère à
chenille verte et blanche (Macaria aestimaria) imitent les couleurs du
joli feuillage sur lequel ils vivent. Il y a aussi deux Homoptères, une
Cicadelle et un Capside, qui circulent dans le feuillage léger et se con-
fondent avec lui par leur forme ailongée et leur couleur verte : c’est la
mimicry des Anglais, généralisée et étendue à tous les habitants du
même végétal.
— M. H. Lucas adresse la note qui suit :
En explorant, en août 1885, les environs de la Trinité (Orne), entre
Irai et Beaulieu, j'ai rencontré, suspendue à une muraille, une chrysalide
de Papilio Machaon; j'espérais obtenir linsecte parfait que j'avais déjà
vu voler aux environs de Beaulieu et de Saint-Maurice, mais j'ai été
trompé dans mon attente ; en effet, au lieu d’avoir l’éclosion de cette
belle espèce, je n’ai eu que des Hyménoptères parasites, appartenant au
genre Pteromalus, que j'ai rapportés au P. eminens de Fôrster, de la col-
lection de notre regretté collègue Giraud; j’en ai obtenu un assez grand
nombre d'individus des deux sexes, et je ne sache pas que cette espèce,
extrêmement agile, ait été, jusqu’à présent, signalée par les auteurs
comme déposant ses œufs dans le corps de la chenille de cet Achali-
noptère.
Il ne m’a pas été possible, pendant mon séjour dans l’Orne, de faire
beaucoup d'observations, la sécheresse cette année ayant été excessive ;
Seance du 14 octobre 1885. CLXXXI
cependant, je ferai remarquer qu’en parcourant la forêt du Perche pour
me rendre au monastère de la Trappe, j'ai vu voler en assez grand
nombre, sur les bords des fossés et dans les clairières de cette vaste
forêt, les Limenitis Sybilla et Camilla de Fabricius ; j'ai remarqué que
ces Nymphalides affectionnent particulièrement les parties sombres de
ces grands bois et qu’elles aiment à se reposer sur la terre humide et
dans le voisinage des ruisselets.
— M. Émile-L. Ragonot fait connaître une nouvelle espèce française
de Microlépidoptère :
COLEOPHORA AMETHYSTINELLA Rag. — Enverg. 14 mill. — et $. —
Ailes supérieures étroites, un peu falquées sur le bord externe sous
Papex ; de couleur bronze cuivré, fortement teintées, surtout vers l’apex,
de violet foncé. Deuxième article des palpes un peu squammeux par
devant, les écailles dépassant légèrement la base du troisième article, qui
est long, mince et aigu. Antennes du & avec l’article basilaire élargi
par des écailles violettes qui forment en dessous une touffe hérissée ;
deuxième article un peu épaissi par des écailles violettes, mais lisses ;
au delà, lantenne est formée d’articles lisses, bruns jusqu’au milieu,
puis, jusqu’à l’apex, les articles sont élargis, serratiformes, gris, faible-
ment annelés de noir. — La © ressemble au &, mais elle est davantage
teintée de violet et ses antennes sont épaissement garnies jusqu’au mi-
lieu d’écailles hérissées, qui sont de couleur vert bronzé très brillant à
l'extrême base de l’antenne, violettes au milieu et d’un bleu noir au-
dessus ; au delà, les articles de lantenne sont serratiformes, bruns jus-
qu’au dernier cinquième de la longueur, ensuite blancs, faiblement
annelés de noir en dessous.
L’amethystinella se distingue facilement des autres espèces du groupe
à ailes métalliques par sa couleur violacée, la structure et la couleur des
antennes.
Elle devra être placée entre melilotella Scott et deauratella Z.
Le d a été pris à Cannes par lord Walsingham, qui me l’a obligeam-
ment donné; la $ a éié capturée par M. Millière, qui a bien voulu me
permettre de la décrire.
— M. Th. Goossens donne lecture d’une note sur les premiers états
des Lépidopières :
L'œuf du Papilio Machaon offre un précieux avantage pour lobserva-
tion : près d’éclore, il devient transparent. J'ai profité de ce qui nous
CLXXXII Bulletin entomologique.
est offert pour essayer d’être indiscret; ce que j'ai pu surprendre, sans
être bien important, me paraît devoir être indiqué.
Cet œuf, relativement gros, est lisse, et sa coquille est mince; sept
jours après la ponte, voyant les œufs perdre leur opacité, je présumai
qu'ils allaient éclore.
Placé sous le microscope, je vis, grâce à la demi-transparence, que
la chenille était formée, qu’elle était contournée sur la paroi; elle me
parut immobile ; le dos et les flancs étaient chargés de monticules trans-
parents, coniformes, surmontés chacun d’un pédoncule renflé en massue
à son extrémité, ce pédoncule ayant à peu près la forme d’une baguette
de tambour ; mais, si la chenille semblait immobile, il n’en était pas de
même de ces organes adhérents, ceux-ci étaient en mouvements conti-
nuels. Changeant l’œuf de position, je vis qu’il était plein d’un liquide
incolore, et ne tardais pas à remarquer que le liquide diminuait; deux
heures plus tard, il avait disparu ; à ce moment, l’animal semblait placé
en un globe de cristal.
Mais les organes qui m’avaient occupé ne bougeaient plus; je crus
que la bête, ne pouvant supporter les examens, avait succombé : il n’en
était rien. Une heure plus tard, un trou par éclat se déclara sur le flanc
de l'œuf, le morceau du chorion était projeté à un centimètre environ ;
alors la chenille est sortie, puis, après un repos, elle est revenue vers
la coque vide, elle en a mangé une partie, comme font les chenilles
lentes des Rhopalocères, enfin elle s’est dirigée vers les feuilles.
La chenille du Machaon, que notre mémoire nous rappelle, épaisse,
glabre, lisse, verte, était alors bien différente : c'était une chenille à fond
noir, avec les mamelons tuberculeux brun clair, transparents, le pédon-
cule également transparent ; la bête, ayant six organes semblables à
chaque segment, paraissait sensiblement velue.
Le premier zoonite diffère des autres, il supporte un amas de bour-
souflures qui l’envahissent, excepté pourtant au milieu, où l’on peut
voir une petite glande brun clair, bifide, embryon de ce tentacule carac-
téristique des chenilles de Papilionidæ.
Peu après, le pédoncule terminé en bouton parut s’atrophier ; il prit
la forme d’un poil raide et pointu, devint plus opaque, ensuite d’autres
poils apparurent sur le mamelon, et la chenille, qui avait conservé une
forme presque égale, encore peu renflée antérieurement, rappelait les
chenilles des Thais à tubercules velus.
Il n’est pas nouveau de dire que les chenilles de Papilio ont des poils
dans le jeune âge; nous avons remarqué que la très grande majorité
des chenilles éclosent également avec des poils; il est des espèces qui
Séance du 14 octobre 1885. CLXXXII
les perdent bientôt, mais beaucoup les conservent; chez les unes, ces
poils s’épaississent et deviennent des épines, d’autres deviennent ve-
lues, etc.
Mais, puisque ces appendices, terminés d’abord en boutons, ont
changé de forme, il est permis de croire que leur premier rôle est ter-
miné. Ne semble-t-il pas que leur mission était d’absorber le liquide de
l'œuf, en faisant office de siphon? Ce liquide, qui, peut-être, peut se
comparer à l’amnios, doit servir à la chenille pour opérer son premier
développement ; rien d’extraordinaire à ce qu’elle l’emmagasine, et alors
les points trapézoïdaux verruqueux, plus ou moins tuberculeux, sur
lesquels s’implantent les poils, ces points, dis-je, dont nous ne nous
expliquons pas encore la présence, ont pu avoir leur utilité dans le
jeune âge.
On cite souvent la chenille de l’Aglaia tau comme exemple, en Europe,
d’une larve épineuse pendant les premiers âges ; le fait, certes, impose
l'intérêt ; il semble juste de dire que les chenilles de Papilio offrent un
intérêt égal : si les épines sont moins longues, elles sont de beaucoup
plus nombreuses.
Après chaque mue, cette chenille se retourne lentement et se met
en devoir de manger sa dépouille devenue inutile. C’est vraiment sur-
prenant de voir sa précipitation : elle attaque d’abord la tête, qui bientôt
a disparu, puis, par sa bouche, lâche une goutte de salive, et entame les
segments ; elle a parfois un arrêt quand se présente une épine, arrêt de
peu de durée : tout disparaît en dix ou quinze minutes ; et si l’on in-
quiète cette chenille, avant ou après l'opération, l’appendice sort aussi
grand ; il est donc peu probable qu’il ait fourni la salive. Il est à remar-
quer qu'après ce copieux repas, la chenille ne laisse pas tomber d’excré-
ments, ce qu’elle eût fait avec un équivalent de feuilles. N'est-ce à la
cause de l'intestin vide ?
A la dernière mue, les poils disparaissent complètement, et les ma-
melons coniques ne sont plus visibles que sous lapparence de taches
orangées, telles que nous les connaissons. A l’intérieur de la chenille,
à la base de ces mêmes taches, on peut voir encore, incomplètement
atrophiées, des glandes qui ont dû être plus volumineuses aux premiers
âges de la chenille.
En suivant le développement de l’œuf de ce Papilio, mon désir était
de surprendre lutilité de cette corne tentaculaire ; j’espérais lui trouver
une fonction dans le jeune âge de la chenille : je n’y ai pas réussi, mais
j'ai pu faire une remarque que je n'avais pas faite encore.
Si l’on examine l’évolution complète des Papilionidæ, dont les che-
CLXXXIV Bulletin entomologique.
nilles possèdent cet appendice, on ne trouve rien qui ne se présente
chez les autres Rhopalocères ; mais, si l’on compare les chenilles de Pa-
pilio, Thais, Parnassiens, avec celles des autres groupes, il est facile de
constater et de faire vérifier une différence importante.
Les chenilles à appendice placé sur le premier segment n’ont pas la
vésicule rétractile que nous savons placée entre la bouche et la première
paire de pattes écailleuses (Th. Goossens, Ann. Soc. ent. Fr., 1869).
Cette vésicule me semble toujours être une glande salivaire dont la bête
se sert pour humecter la feuille tenue entre ses pattes. Pourquoi les che-
uilles à tentacules n’ont-elles pas cet organe ?
Si, ayant vidé complètement la chenille, on la retourne comme un
gant, il est alors presque facile de constater la glande buccale et ses
canaux ; mais, Chez cette espèce, rien n'indique une expansion à l’exté-
rieur; tandis que, des ganglions cérébroïdes, placés sur l’œsophage, il
semble qu’une expansion produit Pappendice bifide.
En résumé, les chenilles de Rhopalocères possèdent : ou le tentacule
bifide ou la vésicule découverte par Bonnet.
Ensuite, le plus grand nombre des chenilles ont des poils dans le jeune
âge; ces poils, nous venons de le voir d’après l’étude de cette espèce,
ont servi à absorber le liquide qui était dans l’œuf au moment de l’éclo-
sion ; alors on peut soupçonner le rôle des points cornés qui protége-
raient d’abord les réservoirs, changeant de mission pour certaines espèces
et devenant, quant à présent, sans utilité pour d’autres.
— M. Maurice Girard présente les 8° et 9° séries de ses bons points
instructifs d’entomologie, avec la collaboration de M. A. Clément pour
les figures en lithochromie (Hachette et Ci° éditeurs). Il regarde comme
devant intéresser particulièrement les habitants des campagnes, l’histoire
détaillée, en quatre sujets, des mœurs des Fourmis, et celle si utile des
métamorphoses du papillon et des destructions de nos vignobles par la
Pyrale de la vigne, OŒEnophthira Pilleriana Duponchel.
Membres reçus. M. Bertrand, de Consenvoye (Meuse), qui s'occupe
d’Entomologie en général, présenté par M. Édouard Lefèvre. — Com-
missaires-rapporteurs : MM. Bourgeois et Poujade. (Reçu pour 1886.)
— M. l'abbé Gaujon, lazariste, professeur au séminaire de Loja (Équa-
teur), qui s'occupe d'Entomologie en général et principalement des In-
sectes de l’ordre des Coléoptères, présenté par M. L. Buquet, au nom
de MM. Ch. et René Oberthür. — Commissaires-rapporteurs : MM. Fair-
maire et Leprieur. (Reçu pour 1885.) E. D.
Séance du 14 octobre 1885. CLXXXV
Bulletin bibliographique.
Atti della Reale Accademia dei Lincei, 282° année, 1884-1885. — Rendi-
conti, vol. E, fascic. 20 et 21. ©
Comptes rendus hebdomadaires des séances de l’Académie des sciences,
tome CI. — N° 12 (21 septembre 1885). ©) — N° 13 (28 septembre
1885). JoANNÈS CHATIN. Sur la mandibule des Hyménoptères. —
N° 14 (5 octobre 1885). ©
Entomologist®s Monthly Magazine (The), n° 257 (octobre 1885). — H. T.
STAINTON. The Metallic green species of the genus Coleophora. —
Descript. of a new Gelechia from our salt marshes : G. tetragonella.
— W. Buoxzey. Choerocampa celerio in Staffordshire. — C. G. Bar-
RETT. On the Hyponomeuta of the apple. —L. pe Nicévize. Reply to
Mr. Butler’s paper « On the distinctness of Auwlocera Scylla from
A. brahminus ».— G.T.PorritTr. Descript. of the larva of Pteropho-
rus Bertrami. — KE, MeyricKk. On Lepidoptera from Saint-Vincent. —
W. EaGLe CLARKE. Heliothis peltigera in Yorkshire. — Rev. A. MarT-
THEWS. On the british species of Orthoperus.— A. G. BurLer. What is
the true Chrysophanus Hippothoë of Linneus ?— FRrANK E. BEDDARD.
Sphinx convolouli in Regent’s Park.—R, C. R. Jorpan. Sphinx con-
volvuli in South Devon.—J. J. Wazker. Colias Edusa, eic., at Port-
land. — C. G. BarretT. Lepidoptera on stone walls and rocks. —
Curious performance of a Noctua.—Food of Peronea caledoniana.—
H. T. SramnTon. On the clothing of the pupae in the genus Hypono-
meuta.—Æ.PaRrrirr. Note on pulsation in the larvae of Acronycta psi.
— W. H. B. FLercHer. Nepticula assimilella, Zell., a species new to
Britain. — W. F. Jonxsox. Strange locality for Carabus monilis. —
THeonore Woop. Experiments with Bruchus-infested beans. — Fur-
ther note on Adelops Wollastoni and Anonvmatus 12-striatus. — Note
on Batophila aerata Marsh. —G. À. Lewcock. Coleoptera at Rainham,
Surbiton, etc., in 1884-1885. — I. T. Sims. Reduvius personatus at
Lincoln. — J. W. Douczas. Hemiptera at Lewisham.— E. SAUNDERS.
Hymenoptera at Chobham in August.— P. CAMERON. A synopsis of
the British species of Cimbicidina, Hylotomina, Lophyrina and Lydina
(continued.).
Feuille des Jeunes Naturalistes, 15° année, n° 180 (1° octobre 1885). —
COMMUNICATIONS : Habitat des Cloportides. — Orgya antiqua. — Cal-
licnemis Latreillei. — Podabrus lateralis.
Naturaliste (Le), 7° année, n° 49. ©)
CLXXXVI Bulletin entomologique.
Nova Acta Academiae Caesareae Leopoldino-Carolinae germanicae naturae
curiosorum. — Tome 44. D' O. TAscHeNBERG. Die Mallophagen mit
besonderer Berücksichtigung der von D' Meyer gesammelten Arten
systematisch bearbeitet (7 pl.). — D' H. Dewrrz. Beschreibung von
Jugendstadien exotischer Lepidopteren (2 pl.). — Tome 45. ©) —
Tome 46. Dr E. Anozpx, Zur Morphologie der Hymenopterenflügel ;
Zugleich ein Beitrag zu den Fragen der DD und des Ata-
vismus (6 pl.).
Proceedings of the Royal Society, vol. XXX VIII, n° 238. ©)
Revue des travaux scientifiques, publiée par le ministère de linstruction
publique. — Tome V, n° 5. E. O. Analyse de divers travaux ento-
mologiques parus en 1882-83-84. — N° 6. E. O. Analyse de divers
travaux entomologiques parus en 188%.
Société des amis des sciences naturelles de Rouen.—Compte rendu annuel
par H. Gadeau de Kerville, 1884.
Société entomologique de Belgique. — Compte rendu des séances. Séance
du 5 septembre 1885. — E. Simon. Matériaux pour servir à une faune
arachnologique de la Nouvelle-Calédonie (2° mémoire). — Léon Bec-
KER. Catalogue des Arachnides de Belgique, revision des espèces
belges de la famille des Theridionidae. — BerGé. Note sur la colora-
tion des téguments chez les insectes et spécialement chez les Co-
léoptères.
GADEAU DE KERVILLE (HENRI). Aperçu de la faune actuelle de la Seine
et de son embouchure (depuis Rouen jusqu’au Havre). — Le Havre,
1885. (Extr. du 2 vol. de L’Estuaire de la Seine, par G. Lennier.) *
— Compte rendu de la 23° réunion des délégués des Sociétés savantes
à la Sorbonne, 1885 (Sciences naturelles). Rouen, 1885. (Extr. du
Bullet. de la Soc. des amis des sciences nat. de Rouen, 1°" semestre
1884.) 80 p., 3 pl. n., 1 pl. col. *
— Mélanges entomologiques, 3° mémoire (1° et 2° semestres 1884).
Rouen, 1885. (Extr. du Bullet. de la Soc. des amis des sciences nat.
de Rouen, 2 semestre 1884.) 76 p. *
— Note sur les Crustacés Schizopodes de l’Estuaire de la Seine, suivie
de la description d’une espèce nouvelle de Mysis, par M. G. O. Sars.
Rouen, 1885. (Extr. du Bullet. de la Soc. des amis des sciences nat.
de Rouen, 1° semestre 1885.) 1 pl. n. *
GinarD (MAURICE). Bons points instructifs (Insectes), 8° et 9° séries. *
A. B.
————_—
Seance du 28 octobre 1885. CLXXX VII
Séance du 2$S octobre 1885.
Présidence de M. Éu.-L. RAGONOT.
Lecture. M. L. Fairmaire dépose sur le bureau un mémoire ayant pour
titre : Note sur les Coléoptères recueillis par M. Laligant à Obock, et qui
lui ont été communiqués par notre collègue M. Dollé.
Communications. M. J. Lichtenstein offre, par l’entremise du Secré-
taire, la 1° partie de l’ouvrage sur les Pucerons qu’il vient de publier à
Montpellier.
Dans ce travail, l’auteur donne le Genera des Aphidiens, réservant
pour une seconde partie la description des espèces. Ce volume comprend
huit chapitres : 4° Bibliographie générale ; 2° Liste des espèces décrites,
disposées alphabétiquement et au nombre de 718 ; 3° Classification, prin-
cipalement d’après Passerini, comprenant 58 genres, placés dans 7 tribus
et comprenant les noms de toutes les espèces déjà connues ou encore
inédites ; 4° Flore, ou liste des végétaux avec les noms des espèces de
Pucerons qui les attaquent; 5° Généralités indiquant les caractères ser-
vant à la classification ; 6° Biologie, surtout développement et mœurs;
7° Classification naturelle renfermant des considérations générales :
a. sur les familles à vie souterraine et à forme ailée inconnue (Genres :
Trama, Parocletus, Forda, Rhizobius et Tychea); b. sur les familles à
vie aérienne, au moins en partie, et à formes ailées connues (Tribus :
Phylloxériens, Chermesiens, Pemphigiens, Schizoneuriens, Lachniens et
Aphidiens); 8 Chasse et collection. — Quatre planches en chromolitho-
graphie, relatives à diverses espèces de Pucerons du peuplier, accom-
pagnent cet ouvrage, que l’auteur présente pour le prix Dollfus.
— M. V. Signoret communique la note suivante :
Nous présentons à la Société, de la part de M. Ratte, une note publiée
dans les Proceedings of the Linnean Society of New South Wales, 1885,
sur les larves et l'habitation de quelques Aphrophorides australiens, et
il nous semble intéressant d’en donner une courte analyse.
Tout le monde connaît en Europe les espèces de crachats qu'on re-
marque sur les branches de divers saules ou autres plantes, et dans
lesquels on trouve des larves de nos différents Aphrophora. Quelques
espèces exotiques en présentent une grande quantité, d’un liquide clair :
ainsi, PA. Goudoti, de Madagascar, émet en une demi-heure, pour une
soixantaine d'individus, l'équivalent d’une bouteille d’eau. Mais, en Aus-
tralie, certaines larves construisent des espèces de cornets ou de coquilles
plus ou moins solides et ressemblant à des tubes de Serpules. On les
CLXXX VII Bulletin entomologique.
trouve en assez grand nombre dans les environs de Sydney, sur divers
Eucalyptus ; enfin, récemment, sur des branches de Gommiers, à Hunter
River, on a découvert des tubes affectant la forme hélicoïde. Dans ces
derniers, les larves sont placées horizontalement, mais, dans les tubes
droits, en forme de cornets, elles se tiennent la tête en bas, et, par con-
séquent, éloignées de l'ouverture, afin de sucer la sève de la plante.
Ces détails, peu connus, pourront avoir quelques titres à être publiés
dans notre Bulletin, d'autant plus que nous possédons depuis une dizaine
d’années un exemplaire des types représentés dans la planche 69, figures
L et 5, du travail de l’auteur cité plus haut, et que nous devons à l’obli-
geance de M. Mac Lachlan, qui les avait reçus de M. le D' Bancrofît, de
Brisbane (Queensland), et récoltés sur des Eucalyptus.
Dans le même ordre d’idées, nous faisons passer sous les yeux de nos
collègues une autre espèce d’Hémiptères dont nous avons parlé en 4879,
Bulletin, page Lxxxv, que nous avons appelée Spondyliaspis, et qui repré-
sente une coquille sous laquelle vit une larve dont nous ne connaissons
pas l’insecte parfait. Ce genre, représenté par plusieurs espèces, vit sur
l’'Eucalyptus. La larve présente des antennes de huit ou neuf articles et
quatre moignons d’élytres, et, par cela même, s'éloigne des Coccides,
auxquels nous avions tout d’abord pensé. Malgré notre première note,
nous n'avons pas entendu parler de ce genre qui nous paraît remar-
quable et assez commun, puisque sur un seul fragment de feuille nous
comptons une quarantaine d'exemplaires du Spondyliaspis Bancrofti,
dont nous avons déjà donné la diagnose, loc. cit., page Lxxxvr : Lon-
gueur de la coquille 2 4/2 mill., largeur 2 mill.; longueur de l’insecte
vivant dessous À 1/2 mill. — Eucalyptus, Dawson River, Brisbane. —
L'aspect de ces coquilles est d’un corné rugueux, d’un jaune varié de
brun, et elles présentent dans les plus grands exemplaires neuf côtes et
trois ou quatre dans les plus petits ; celles-ci ne se prolongeant pas au-
delà de la circonférence qui n'offre que des angles à l'extrémité des côtes,
qui sont mutiques et rugueuses. — Les insectes sont de deux états : les
uns présentent huit articles courts aux antennes, les autres neuf articles
plus longs, et tous offrant, même les plus petits, des moignons d’élytres
et d'ailes. Ils sont d’un jaune brun, avec les antennes, les pattes, le
rostre, deux plaques de filières ventrale et dorsale, et l'extrémité de
l'abdomen, noirs.
— Le même membre signale une grave erreur typographique, qu'il ne
peut s'expliquer et qui s’est glissée dans son mémoire sur les Gydnides :
À la page 33 des Annales de 1881, au commencement du tableau des
Séance du 28 octobre 1885. CLXXXIX
genres, On lui fait dire : 4—58, Pas de points piligères sur la tête et Le
prothoraz…. CYDNIDES, au lieu de : Des points piligères sur la tête et le
prothorax... CYDNIDES; Caractères qui doivent être opposés à ceux des
SÉHIRIDES (loc. cit., p. 36) : 58—1. Pas de points piligères.
— M. L. Fairmaire donne la description de trois nouvelles espèces de
Coléoptères :
1° PHYLLOGNATHUS ? PAULSENI.— Long. 12 à 43 mill. — Ovatus, valde
conveæus, rufo-castaneus, Subtus longe rufo-villosus, capite parvo, inæ-
quali, antice paulo reflexo, prothorace transverso, elytris parum angus-
tiore, lateribus rotundato, sat grosse punctato, elytris parum profunde
punctato-striatis, intervallis fere lævibus, 2° basi latiore, 6° latiore, me-
dio seriatim multipunctato; & clypeo dente crasso valde obtuso armato,
prothorace medio valde excavato, lateribus excavationis conico-elevatis,
pedibus valde crassis ; ? capite medio vix elevato, prothorace antice leviter
impresso, pedibus minus validis.
Cet insecte remarquable a été trouvé près de Concepcion par M. Paul-
sen, auquel l’entomologie doit des découvertes intéressantes.
Une espèce voisine se retrouve au Pérou :
2° PHYLLOGNATHUS SIMPLICIFRONS. — Long. 40 mill. — Diffère du pré-
cédent par la taille bien plus faible, la forme plus allongée, la tête sans
corne, n'ayant qu’un faible relief en angle obtus, le corselet notablement
plus petit, moins arrondis sur les côtés, sans impression ni excavation
médiane et les élytres à stries plus profondes, plus ponctuées, avec les
intervalles égaux, sauf le 2° qui est plus large dans toute sa longueur.
3° CEROSTERNA OBLITA.— Long. 17 mill.— C. impressicolli valde afji-
nis, similiter colorata et pubescens sed minor, villosa, lateribus longe
ciliata, capite antice magis angustato, prothorace minus rugoso, fere
similiter utrinque impresso, sed impressionibus minus antice intus ar-
cuatis, elytris paulo brevioribus, densius ac fortius punctatis, subrugo-
sulis, extus magis declivibus, dorso utrinque bicostatis, costis modice
elevatis, basi et apice obliteratis, interna «a sutura magis distante, et
externa fere marginali magis arcuatis, subtus minus punctata, processu
intercoæali fere polito, & segmentis 2 S°que medio plagula lævi parum
elevata signatis.
Trouvé à Concepcion, près Valparaiso, par M. Paulsen.
— M. Éd. Lefèvre donne la description de quatre nouvelles espèces
d’Eumolpides :
1° METAXYONYCHA SIGNATA. — Breviter oblonga, modice convexa, sub-
CXC Bulletin entomologique.
tus nigro-picea, supra rufo-fulva, nilidula, labro palpisque dilutioribus,
antennarum articulis quatuor basalibus rufo-fulois, reliquis nigris ; capite
punctulato, in media fronte late sat profunde impresso; prothorace trans-
verso, remote punctulato, lateribus utrinque vage impresso, margine late-
rali ipso subarcuato, marginato, medio bisinuato; elytris infra humeros
obsolete transversim impressis, irregqulariter Subgeminatim punctulatis,
versus apicem (præsertim juxta suturam) punctato-sulcatis, singulo ma-
culis magnis duabus subquadratis (altera basali, altera pone medium
nec suturam, nec latera attingentibus) subcyaneo-nigris, interdum viola-
ceo-micantibus ; pedibus rufo-fulvis, tibiis intermediis extus ante apicem
evidenter sed obsolete emarginatis, tursis nigris. — Long. 5 1/2-5 3/4 mill.;
lat. 2 3/4-3 mill.
Brésil (ma collection). — Mus. Jacoby.
Variat maculis elytrorum inter se omnino conjunctis.
2° METAXYONYCHA VALIDICORNIS. — dd. Breviter oblonga, rufo-fulva,
nitida, labro palpisque fulvis, antennis validissimis, articulis quatuor
basalibus rufo-fulvis, reliquis nigris; capite in media fronte impresso,
sat dense punctato, epistomate lævissimo ; prothorace convexo, punctis
hic illic aggregatis remote instructo, lateribus utrinque rotundato ibique
medio acute bidentato ; elytris metallico-viridibus, sutura, margine late-
rali utrinque sicut et apicali rufo-fulvis, infra humeros vage transversim
impressis, fortiter punctatis, disco exteriori strigato-rugosis, versus api-
cem (præsertim juxta suturam) elevato-striatis ; pedibus rufo-fulois, tibiis
quatuor anticis sensim ad apicem subdilatatis, intermediis extus obsolete
emarginalis, tarsis piceo-nigris. — Long. 4 3/4-5 mill.; lat. 2-2 1/4 mill.
Brésil (ma collection).
3° CoLaspis JACOBYI. — Oblongo-elongata, parallela, modice convexa,
fulva, labro, palpis, tibiis apice tarsisque piceis, antennis nigris ; articulis
tribus basalibus fulvis; capite prothoraceque lævibus, punctis nonnullis
hic illic tantum disperse instructis, hoc transverso, convexo, basi margi-
nato ibique linea punciorum regulariter impresso, lateribus utrinque
arcuatis, medio sat fortiter, sed obtuse, tridentatis ; scutello semicirculari,
Lævissimo; elytris viridi-cyaneis, violaceo-micantibus, juxta suturam sub-
tiliter et fere lineatim, disco exteriori autem grosse inordinatim et con-
fluenter, punctatis, interstitiis transversim elevato-strigatis, versus apicem
fortiter striato-impressis. — Long. 8 mill.; lat. 3 4/3 mill.
Cette jolie espèce a été capturée par M. Champion à Bugala, dans le
Guatemala. Elle m'a été communiquée par M. Jacoby, à qui je me fais
un plaisir de la dédier..
Seance du 28 octobre 1885. CXCI
4° COLASPIS FASTIDIOSA. — Oblongo-ovata, convexa, brunneo-ænea,
magis minusve viridi-metallico-tincta, nitidula, abdomine pube brevi
albida obsolete obtecto, labro, palpis, antennis pedibusque pallide fulvis ;
prothorace maxime convexo, dense undique aciculatim punctato, ad latera
utrinque vage Substrigato, margine laterali ipso arcuato, concinne mar-
ginato et viridi-metallico, medio bidenticulato; elytris infra humeros vage
transversim impressis, subgeminatim punctatis, interstiliis hic illic mo-
dice elevatis, versus apicem autem fortiter striato-impressis. — Long. 4 1/2-
5 mill.; lat. 2-2 1/2 mill.
©. Elytris infra humeros confluenter et strigatim punctatis, costula satis
elevata (a callo humerali usque fere ad apicem extensa) instructis.
Colombie, Venezuela (Valencia). — Ma collection.
— M. Desbordes signale un cas de tératologie assez intéressant qu’il a
relevé sur un Lucanus cervus d, provenant du Poitou.— Cet insecte, qui
est de taille moyenne, a le fémur de la patte antérieure droite atrophié
et réduit à une longueur d'environ 3 millimètres, alors que la longueur
du fémur de la patte correspondante est normale (environ 10 millim.).
En outre, le tibia de la patte atrophiée est d’une taille (8 millim.) un
peu inférieure à celle (44 millim.) de la patte correspondante. Les tarses
sont semblables dans les deux pattes.
— M. H. Lucas adresse la note suivante :
M. Terquem, bien connu des Zoologistes par ses travaux sur les
Foraminifères, se trouvant à Dunkerque au mois de septembre, voulut
se procurer des Ostracodes ; muni d’une traîne, il fit une excursion en
mer par un temps assez calme, à deux lieues environ de la côte. En exa-
minant ce que sa traîne avait recueilli, il fut très surpris de rencontrer
des Coléoptères vivants, au lieu de Crustacés qu'il espérait prendre. Ces
insectes m'ont été communiqués; ce sont les Phytonomus punctatus
Fabr.; Sitones lineatus Linné, sulcifrons Thunb., hispidulus Fabr.; Cas-
sida oblonga Iliger.
Comment expliquer la rencontre de ces insectes sur la mer et à une
si grande distance du rivage ? Il est permis de supposer qu'ils y ont été
transportés par le veni et par les courants.
— M. J.-M.-F. Bigot adresse la note suivante :
Le Profr J. Wesiwood (V. Trans. ent. Soc. London, 1876, p. 517, etc.)
a fondé un genre Leptynoma, très proche voisin du curieux genre Lam-
promyia (Macquart, Suites à Buffon, Dipières, 1. I, Supplément, 1835,
p. 660), et dont le type est une espèce alors nouvelle, provenant de
CXCII Bulletin entomologique.
l'Afrique australe, qu’il décrit (loc. cit.) sous l’appellation de Leptynoma
sericea.
Les caractères différentiels de ce genre seraient, suivant la diagnose et
la figure : 4° une nervure transversale surnuméraire dans la cellule mar-
ginale de l’aile; 2° l’existence aux tarses d’un véritable empodium (organe
supposé manquant chez le Lampromyia pallida, Macquart, loc. cit.).
Dans une savante notice due au baron Osten-Sacken (V. Berlin. Entom.
Zeitschr., Bd. XXNII, 1883, p. 295, etc.), ce dernier nous dit : qu'ayant
pu étudier le éype même du G. Leptynoma (Westw.), il considérait
celui-ci comme identique à l’ancien G. Lampromyia (Macq.), par les
deux raisons suivantes : 4° qu’il avait constaté l’existence d’un empo-
dium rudimentaire (selon moi, l’auteur a probablement été trompé par
l'état de détérioration, de racornissement de cet organe, produit par la
dessiccation ? et je crois très fermement, qu'à l’aide du ramollissement,
on aurait pu constater le développement normal dudit empodium, égal
aux deux autres pelotes latérales); 2° que la nervure transverse, surnu-
méraire, de l'aile, n’était qu’une simple apparence, due à une illusion
d'optique.
De mon côté, j'ai récemment fait insérer (Ann. Soc. ent. Fr., Bulletin,
séance du 25 mars 1885, p. Lxvu), une note relative à la localisation
méthodique du G. Lampromyia dans la série diptérologique (groupe
des Leptidi), accompagnée de la description d’une nouvelle espèce ?
provenant du Cap de Bonne-Espérance et appartenant sans le moindre
doute à ce dernier genre, sous la dénomination de Lamp. argentaia,
fortement ressemblante, sinon tout à fait identique à la Leptyn. sericea
(Westw.), autant du moins que j'en puis juger par la diagnose du savant
professeur.
Il résulte aujourd'hui, pour moi, des observations judicieuses du
baron Osten-Sacken, que cette espèce, ou ces deux espèces appar-
tiennent réellement au seul et même genre Lampromyia de Macquart,
chez lequel, je le répète, une étude plus minutieuse, secondée par un
ramollissement approprié, fera très probablement apercevoir aussi l’em-
podium, normal, plus ou moins développé.
Pour essayer toutefois d’éclaircir ce point douteux, j'ai fait subir
l'opération à l’un de mes deux spécimens (Lampr. argentata, mihi =?
Leptyn. sericea Westw.), échantillon chez lequel, contrairement à ce que
je voyais sur l’autre, il ne m'était pas possible de discerner lempodium.
Or, le ramollissement opéré, j'ai parfaitement constaté, chez le premier
spécimen, la présence de l'organe, tout aussi bien développé et tout
aussi long que les deux autres pelotes (pulvilli) qui laccompagnaient.
Seunce du 28 octobre 1885. CXCIII
Membres reçus. 1° M. Théodore Séebold, C. %X, ingénieur civil, etc.,
Apartado, 5, à Bilbao (Espagne) (Lepidoptères et surtout Microlépidoptères),
présenté par M. Ragonot. — Commissaires-rapporteurs : MM. Desmarest
et Poujade;
2° M. le D' Gustave Sievers, secrétaire particulier de son Altesse le
grand-duc Nicolas Mikaïlovitch ; au palais grand-ducal à Saint-
Pétersbourg (Entomologie générale, surtout Coléoptères), présenté par
M. Ragonot. — Commissaires rapporteurs : MM. Lefèvre et Sallé ;
3° M. Adollo Targioni-Tozzetti, professeur de zoologie et d'anatomie
comparée (animaux invertébrés) à l’Institut de Florence, etc., 9, via
Romana (Entomologie générale, surtout Hémiptères), présenté par M. L.
Buquet, au nom de M. Piccioli. — Commissaires-rapporteurs : MM. L.
Fairmaire et V. Signoret. (Reçu pour 1886.)
Membre démissionnaire pour 1886. M. le professeur Ferdinand Piccioli,
à Florence, qui avait été reçu membre en 1857.
E. D.
Bulletin bibliographique.
Bibliothèque entomologique sous la direction de Ep. ANDRÉ. — Catalogue
n° 8.
Bulletin de la Societé d'étude des sciences naturelles de Nimes, 13° année,
n° 4 à 6 (avril à juin 1885). —S. CLÉMENT. Catalogue des Coléoptères
du département du Gard.
Bulletin de la Societé d'etudes scientifiques d'Angers, 14° année (1884). —
TrouEssaRT. Description d’un nouveau genre et d’une nouvelle espèce
de la sous-famille des Cheylétiens. — Note sur la classification des
Analgésiens et diagnoses d'espèces et de genres nouveaux.— TROoUESs-
sART et MéGnix. Monographie du genre Freyana (Haller), et descrip-
tion des espèces nouvelles du Musée. — A. MoXTANDON. Souvenirs
de Moldavie : le domaine royal de Brosteni.
Comptes rendus hebdomadaires des séances de l’Académie des sciences,
tome CI, n° 15 (12 octobre 1885). ©) — N° 16 (19 octobre 1885). —
H. BEAUREGARD. Sur le mode de développement de l’Epicauta verti-
calis.
Mittheilungen der Schweizerischen entomologischen Gesellschaft, vol. VI,
Heft 4 (août 1885). — Bericht über die 27. Sitzung der Scaweizeris-
(1885) BULL. xHX,
CXCIV Bulletin entomologique.
chen entomologischen Gesellschaft von 14 september 1884 in Stansstad.
— Necrol. : Rupozpx Meyer-Dür.— D' G. HALLER. Ueber die pelagisch
lebende Gattung Halobates. — N. v. Rôper. Ueber Dasypogon japoni-
cum Bigot und Laphria rufa n. Sp. aus Japan. — D' G. HaLLer. En-
tomologische Notizen.
Naturaliste (le), 7° année, n° 20 {15 octobre 1885). — E. Lecrèvre. Note
sur une variété de Vanesse. — Nécrologie : CHARLES ROBIN.
Rovartani Lapok, 2% année, n°° 7, 8, 9 (juillet, août, septembre 1885).—
L. Bmo. Chrysomélides nuisibles aux saules. — D" C. Cayzer. Notes
additionnelles à la Faune des Coléoptères du département de Zemplen.
—D' G. Horvarx. L’entomologie à l'Exposition de Budapest. — Euc.
VANGEL. Biographie de FR. METELKA. — L. Birô. La Calandre du
blé. — D: G. HorvarTa. Une nouvelle classification des Insectes. — La
biologie d’un Puceron gallicole. — Eu. VAxGEeL. Contributions à la
faune des Lépidoptères du département d’Arva.— L. Biro. Les Myr-
méléonides de la Hongrie.
Societé Linnéenne du nord de la France, Bulletin mensuel, 14° année,
n°s 140-143 (février-mai 4885). —E. DeLagy. Contributions à la faune
locale.
—
LIiCHTENSTEIN (JULES). — Les Pucerons, monographie des Aphidiens.
re partie : Genera. Montpellier, 1885, 188 p., 4 pl. en chromolitho-
graphie. s
PAscoE (Francis P.). List of the Curculionidae of the Malay Archipelago
collected by D' Odoardo Beccari, L. M. d’Albertis and others. Gênes,
1885, 136 p., 3 pl. *
RATTE (F.). On Tribrachyocrinus corrugatus sp. n. from the carbonife-
rous sand-stone of New South Wales.
Ip. On the larvae and larvae-cases of some Australian Aphrophoridae.
A1 p., 3 pl. (Extr. Proceed. of Linn. Soc. of New South Wales.)
A. B.
Séance du #Ë4 novembre 48$S5.
Présidence de M. Éu.-L. RAGONOT.
M. Binot, de Cannes, membre de la Société ; et M. le professeur Victor
Lemoine, de Reims, assistent à la séance.
Seance du 11 novembre 1885. CXCV
Correspondance. M. Peragallo, de Nice, écrit au Président en le priant
de vouloir bien le faire inscrire au nombre des candidats au Prix Dollfus,
pour son deuxième volume relatif aux Insectes utiles et nuisibles à
PAgriculture. (Voir Bulletin, p. LxxxI.)
Lectures. M. C. Lafaury adresse, par l'intermédiaire du Président, un
mémoire ayant pour titre : Descriptions de chenilles de Microlepidoptères
inédites où peu connues.
— M. E. Simon dépose sur le bureau une nouvelle suite à ses Études
arachnologiques (48° mémoire), contenant le N° XX VI : Matériaux pour
servir à la Faune des Arachnides du Senegal.
Communications. M. Charles Brongniart offre à la Société un travail
publié par la Société des Amis des sciences naturelles de Rouen, ayant
pour titre : Les Insectes fossiles des terrains primaires.
L'auteur montre qu’il a été à même de donner une vue d'ensemble de
la faune entomologique des temps primaires, grâce aux découvertes faites
à Commentry (Allier) depuis 4878. Le nombre des échantillons trouvés
dans cette localité s'élève à plus de treize cents, tandis qu’en Europe et
en Amérique cent vingt échantillons seulement ont été signalés.
Comme Packard et Scudder, M. Brongniart divise les insectes en
deux groupes : les Hetabola et les Heterometabola, partant de ce prin-
cipe que plus un Arthropode a les trois régions du corps (tête, thorax,
abdomen) nettement distinctes, plus il est élevé en organisation. Les
Heteromelabola (qui ont les métamorphoses le plus généralement incom-
plètes) sont les Hémiptères, les Névroptères et les Orthoptères ; ils sont
inférieurs aux Metabola, dont les métamorphoses sont complètes (les
Lépidoptères, les Diptères, les Hyménoptères); ceux-ci étant les plus
récents. Les Coléoptères sont intermédiaires entre ces deux groupes. Les
Heterometabola seuls ont été trouvés dans les terrains palaeozoïques.
L'auteur passe en revue ensuite les insectes trouvés dans les diffé-
rentes formations primaires. Il signale, dans les terrains siluriens, une
sorte d’Orthoptère, le Palueoblattina Douvillei. M. Scudder a décrit six
Névroptères ou Orthoptères Pseudo-Névroptères dans les terrains dévo-
niens.
Enfin il donne une sorte de prodrome d’une faune des Hexapodes oar-
bonifères :
1° Orthoptères. Pour la première fois, l’auteur signale la présence des
Thysanoures. I rappelle le nombre considérable de Pulaeoblattariae dé-
couverts dans les deux mondes, et passe en revue un certain nombre
de Palaeacridiodea rappelant les Orthoptères sauteurs actuels.
CXCOVI .. Bulletin entomologique.
20 M. Brongniart crée l’ordre des Neurorthoptera, composé de deux
sous-ordres et renfermant des types disparus ayant des caractères com-
muns aux Orthoptères et aux Névroptères. Quelques-uns sont de grande
taille, et l'aile de l’un d'eux (Meganeura Monyi) mesure 33 centimètres
de iong.
3° Les Pseudo-Neuroptera sont représentés par six familles remar-
quables. L’un d’eux, à l’état adulte, le Corydaloides Scudderi, présente,
outre ses stigmates, des lames branchiales abdominales, ce qui, actuelle-
ment, ne se remarque que chez certaines larves (sauf chez les Ptero-
narcys adultes).
k° Les Hemiptera-Homoptera sont représentés par plusieurs genres
des groupes des Cicadaires et des Fulgorides.
— Le même membre présente également, de la part de notre collègue
M. Herbert Goss, un travail intitulé : On some recently discovered In-
secta from Carboniferous Silurian Rocks. Ce travail résume létat des
connaissances sur les insectes fossiles avant le dernier mémoire de
M. Brongniart, qui modifie considérablement les vues que l’on pouvait
avoir sur les Hexapodes primaires.
— M. L. Fairmaire lit une note sur la faune de la Grande-Comore :
Dans la séance du 20 juillet dernier, à l’Académie des sciences,
MM. Alphonse Milne-Edwards et Oustalet ont présenté quelques consi-
dérations sur la faune de la Grande-Comore d’après les collections rap-
portées par M. Humblot. S'appuyant sur les différences que présentent
plusieurs oiseaux avec les espèces similaires malgaches et sur l'absence
des Makis, ces deux naturalistes pensent que cette ile n’est pas une
dépendance de Madagascar, ne lui à jamais été rattachée et qu’elle s’est
peuplée aux dépens de la faune des régions voisines.
M'occupant d’un travail sur les Coléoptères de Mayotte et de la
Grande-Comore, dont j'ai pu étudier un certain nombre, j'arrive à une
conclusion bien différente. En effet, à Mayotte, plus rapprochée de la
grande île malgache, on retrouve des espèces identiques et de grande
taille, comme : Dorcus serricornis, Hoplideres spinipennis, Oryctes Ra-
duma, puis d’autres plus petites : Apoderus humeralis, Figulus anthra-
einus, Rhyzodes cancellatus, Cassida decolorata, Bradymerus aspericollis,
et d’autres espèces nouvelles appartenant à des genres de Madagascar :
Rechodes, Cratopus, Nycteropus, Eugnoristus, Cautires, etc. A la Grande-
Comore, située plus à l’ouest, les espèces identiques diminuent : Figu-
lus anthracinus, Oryctes Simiar, Rhina nigra, Lacon irroratus, Centro-
phorus brevicornis, Dorcus serricornis (petit développement), Cassida
Séance du 11 novembre 1855. CXCVII
decolorata ; puis des espèces probablement nouvelles des genres Cratopus,
Rhytiphlœus, Nycteropus, etc. Mais rien ne vient rappeler les types de
la côte de Mozambique ou de Zanzibar, et toutes les espèces ont un aspect
madécasse. Je crois qu’il en est de même pour un certain nombre de
Mollusques marins et de Lépidoptères. Je donnerai plus de détails
lorsque je publierai les Coléoptères des deux îles en question.
— M. H. Du Buysson envoie une note sur deux espèces d’Élatérides :
1° Corymbites Putonis Desbr. = C. (Liotrichus) angustulus Kiesw. —
Cette espèce, que j'ai récoltée cette année au Mont-Dore sur plusieurs
points différents, et que j'ai comparée au type de M. Desbrochers des
Loges dans la collection de M. le D° Sénac, est évidemment conforme à
l'espèce décrite antérieurement par de Kiesenwetter sous le nom de
L. angustulus (Naturg. d. Ins. Deutschl., IV, p. 294, 13, 1858) et ensuite
par Candèze dans sa Monographie des Élatérides (t. IV, p. 174, 103).
Cette espèce n'avait été prise jusqu’à ce jour qu’une seule fois en
France, au Lioran, près de la station du chemin €e fer, en battant les
sapins, par MM. le D' Puton et Lethierry, et c’est sur ces exemplaires &
que M. Desbrochers a basé sa description du C. Putonis (voy. Bull. Soc.
ent. Fr., p. cxvin, 4873). — Les cinq exemplaires que j’ai récoltés cette
année sont tous des mâles.
Tout dernièrement, j'ai rencontré un exemplaire (4) de cet Insecte
dans les cartons de M. le D' Sénac, renfermant le produit des chasses
qu'il avait faites il y a quelques années au Mont-Dore.
2 Elater rubidus Cand. (Mon. des Élut., t. I, p. 447, 7). — Parmi
quelques Élatérides reçus en communication de M. Vaulogé, j'ai vu un
Elater $ capturé cette année-ci à la Bourboule, station thermale bien
connue et voisine de celle du Mont-Dore. Cet Elater ressemble beaucoup
au sanguineus comme forme, mais il a les élytres de couleur rouge fer-
rugineux, un peu comme le pomorum, avec la suture rembrunie, les
stries profondes quoique un peu moins fortement creusées que chez le
sanguineus, et les intervalles, au contraire, marqués de points plus
gros. La pubescence roussâtre du prothorax vient encore s’ajouter pour
lui donner un aspect différent de celui qu’offrent les autres espèces que
je connaissais.
Pour moi, cet insecte se rapporte à l’Elater rubidus Cand., espèce fort
rare, dont l’auteur n’avait vu qu’un seul exemplaire lorsqu'il l’a décrite.
Cette espèce serait nouvelle pour la France.
M'étant joint à M. Fauvel pour ce qui regarde la partie des Élatérides de
CXCVIU Bulletin entomologique.
sa Faune gallo-rhénane, je travaille assidûment à cet ouvrage, qui sera
pour moi la base d’une monographie plus étendue, comprenant les
espèces d'Europe et pays voisins. — Je prie instamment les personnes
qui posséderaient quelques Élatérides intéressants de vouloir bien m’ap-
porter leur concours par la communication de ces insectes.
— M. René Oberthür adresse la note suivante :
Parmi des Coléoptères envoyés dernièrement de Loja (Équateur) par
M. l’abbé Gaujon, se trouvent deux espèces de Lucanides appartenant
au genre Chiasognathus Stephens, et dont l’une constitue une nouveauté
fort intéressante que je suis heureux de faire connaître, en lui donnant
le nom de notre nouveau collègue. C’est le :
C. GAuJoni, dont je possède des exemplaires mâles seulement, et qui
a été rencontré en même temps que le C. peruvianus Wat.; il est très
voisin de cette espèce, et c’est à elle qu’il doit être comparé pour le
faire facilement connaître.
Le C. peruvianus C. O. Waterhouse (Tr. Ent. Soc., 1869, p. 48, pl. 11,
fig. 2, 3) — Sphenognathus Wallisii Taschenberg (Zeitsch. f. d. gesamm-
ten Wiss., 1870, p. 178) est une espèce bien caractérisée par ses élytres
presque lisses, par la pilosité gris clair qui couvre le thorax et le des-
sous du corps, et par tous ses tibias ferrugineux.
J'ai vu cette espèce dans quelques collections sous le nom de Higginsi
Parry; mais le C. Higginsi, dont je possède les types, est bien distinct
et très facile à reconnaître par ses mandibules longues et droites, par la
pilosité courte d’un gris légèrement argenté qui recouvre tout le corps,
y compris les élytres, et par la couleur entièrement métallique des
pattes.
Le C. Gaujoni a la même forme que le C. peruvianus et à peu près la
même taille, mais il est généralement un peu plus large et plus robuste;
les élytres, profondément chagrinées dans le sens horizontal, sont d’un
cuivreux verdâtre, les mandibules sont proportionnellement plus lon-
gues ; le thorax, d’un bleu d’acier légèrement violet, est recouvert
comme tout le dessous du corps de poils roux et non grisâtres comme
dans peruvianus, dont les élytres sont presque glabres et marron; cette
pilosité rousse est plus longue et plus serrée; les pattes sont un peu
plus longues, les antérieures entièrement de la couleur des élytres, mais
avec un reflet métallique plus brillant; les deux autres paires de pattes
seules ont les tibias ferrugineux.
Les caractères distinctifs que je viens de signaler entre ces trois
espèces s'appliquent seulement aux mâles; dans ce groupe les femelles
Séance du 11 novembre 1885. CXCIX
sont absolument différentes des mâles, et je ne possède que celle du
C. Higginsi. Il y a tout lieu d'espérer que M. l'abbé Gaujon pourra
bientôt nous faire connaître lui-même les femelles de ces deux espèces,
en même temps qu’il nous donnera des renseignements précis sur l’ha-
bitat et les mœurs de ces Lucanides.
Je suis redevable de ces deux Chiasognathus à la générosité de
M. l’abbé Armand David, qui a déjà enrichi ma collection de tant d’es-
pèces remarquables.
— M. H. Lucas communique la note suivante :
Ayant étudié vivant, pendant une dizaine de jours, un Trachyderes
rufipes mâle, Fabr., j'ai remarqué que, dans les allées et venues de ce
Longicorne de l'Amérique méridionale, les organes mis le plus souvent
en mouvement sont les antennes. En effet, en observant ces organes, j'ai
vu que l’insecte les dirige sans cesse dans tous les sens, et ce mouve-
ment, on peut dire continuel, a son explication, car on sait que les an-
iennes semblent cumuler trois fonctions : celle du toucher, celle de
l'olfaction et peut-être celle de l'audition.
Ce n’est pas seulement sur ce Coléoptère que j'ai observé ce mouve-
ment continuel, car il existe aussi et d’une manière sensible, quoique
plus lente, chez un Orthoptère Locustide, l’Ephippigera vitium de Ser-
ville, que j'ai rencontrée en très grand nombre et à différents âges sur
les vignes à Arcachon et à Chambourcy pendant les mois d’août, de sep-
tembre et d'octobre 1884 et 1885.
— M. J. Fallou lit la note suivante :
Dans la séance de la Société du 22 juillet 4885, M. Alfred Guillot a
présenté une intéressante variété d’un Lépidoptère, le Limenitis Sybillu,
et le journal de Naturaliste (4° août 1885, n° 15, p. 118), a reproduit la
note du Bulletin consacrée à cette variété.
A la séance du 14 octobre dernier, M. H. Lucas à adressé à la Société
des remarques sur les Limenitis Sybilla et Camilla. Notre collègue a vu
voler ces deux espèces en assez grand nombre dans la forêt du Perche
(Orne) et a pu constater que ces Nymphalides affectionnaient les parties
sombres de ces grands bois et qu’elles se reposaient sur la terre humide
dans le voisinage des ruisselets.
Ces notes m'ont vivement intéressé et rappelé d'anciennes captures
faites dans une localité qui doit avoir de l’analogie avec celles de la forêt
du Perche.
Je soumets à la Société deux exemplaires de L. Sybilla g'se Yappor-
cc Bulletin entomologique.
tant à peu près à la variété décrite par M. A. Guillot. La capture de ces
deux sujets remonte à un assez grand nombre d’années, car j'ai pris la
variété e. f. Engramelle, en juin 1829, au bois de Meudon, dans le che-
min qui conduit de la fontaine Sainte-Marie à la plaine de Clamart, près
de la petite source des Lins. A cette époque, cette route était bordée et
ombragée par de hauts châtaigniers, des chênes et des bouleaux, dont
les pieds étaient garnis d’élégantes touffes de chèvrefeuille qui nourris-
saient la chenille de cette espèce, et les papillons y volaient en grand
nombre. Cette variété, que j'ai désignée sous le nom e. f., se rapporte,
tant en dessus qu’en dessous, à la figure 13 d'Engramelle, représentée à
la planche x1 du Supplément (1).
La seconde variété, que je présente sous le nom de nigra, a les taches
blanches du dessus des secondes ailes un peu visibles ; les dessins du
dessous des quatre ailes semblent faire le passage du type de l’espèce à
la variété e. f. J'ai capturé celle-ci dans le même endroit, à Meudon, le
1% juin 1867.
Ces deux variétés font partie de ma collection.
— M. G.-A. Poujade lit la description d’un Lépidoptère du Thibet :
LIMENITIS MIMICA Pouj. — Envergure : 64 mill. — Dessus : Disque
des quatre ailes d’un blanc sale ombré de grisâtre, surtout aux supé-
rieures ; nervures, triangle à l'extrémité de la cellule des ailes supé-
rieures, bords costaux, internes et externes, largement teintés de noir
de suie. La bordure externe de l’aile supérieure en occupe à peu près la
sixième partie et s’élargit à l’apex de la longueur du tiers costal ; elle est
garnie d’une série de petites lunules blanchâtres internervurales, pré-
cédées, à l’apex, de trois taches blanches à peu près triangulaires. La
bordure de l’aile inférieure s'étend un peu au-delà du dernier tiers, elle
est ornée d’une double rangée de points internervuraux blanchâtres.
Dessous semblable au dessus, mais plus pâle ; une rangée de taches à
peu près quadrangulaires précède les franges en plus des taches inter-
nervurales du dessus. Franges blanches entrecoupées de noir aux ner-
vures, plus accentuées en dessous qu’en dessus.
Corps noir en dessus, blanchâtre entrecoupé de noir en dessous.
Cette espèce appartient au groupe de Limenitis Disippus God., de
l'Amérique septentrionale.
Un G' de Mou-Pin, rapporté par M. l'abbé A. David. Collection du
Muséum.
(1) D'après cet auteur, l'original de cette variété aurait été pris en Angleterre
et faisait partie de la collection de Mme Matigny.
Séance du 11 novembre 1885. CCI
— M. Ém.-L. Ragonot communique la description d’une nouvelle
espèce de Microlépidoptère :
CLEDEOBIA OCULATALIS Rag. — Envergure du d': 32 mill. — Ailes
supérieures brun noirâtre ; une large bande au-dessous de la côte s’éten-
dant jusqu’à la deuxième ligne, l’espace terminal, et une bande horizon-
tale, arrondie, sur le pli dorsal et s'étendant de la base à l'angle anal,
ocracé. Première ligne invisible. Deuxième ligne placée très près du
bord externe et presque parallèle, fine, blanche, assez profondément
dentelée, interrompue au pli dorsal et continuée le long du bord supé-
rieur de la bande ocracée du pli dorsal en une fine ligne jusqu’à la base.
Une autre ligne blanche s’étend sur le bord inférieur de la même bande
depuis l’angle anal jusqu’à la base encadrant un espace de la couleur
du fond en forme d’un ovale allongé. Dans la cellule, il y a une grande
tache blanche renfermant un gros point brun noirâtre et ressemblant
tout à fait à un œil. Ailes inférieures gris brunâtre, uni, avec une fine
ligne médiane blanche, un peu smueuse et dentelée.
Un exemplaire très frais provenant de Grenade (Espagne), dans ma
collection; d’autres, également de l’Andalousie, dans la collection de
M. P. Mabille, qui a bien voulu me donner une © qu'il rapporte à cette
espèce ; mais cette femelle ne ressemble en aucune façon au g'; elle est
plus petite (25 mill.), d’un ocracé roussâtre, et elle a beaucoup de rap-
ports avec l’angustalis S. V.— M. Fallou en a aussi reçu un exemplaire
d'Algérie.
L’oculatalis devra être placée après la morbidalis Gn., mais elle est
absolument unique comme dessins parmi les Cledeobia.
— M. J.-M.-F. Bigot communique la description d’un nouveau genre
de Diptères, et la Société en autorise l’impression dans le présent
Bulletin :
Genre CROSSOTOCNEMA ({x9056w7n—zvrun) (nov. gen. Tachinidarum
mihi). — @. Anfennis supra medium oculorum insertis, usque ad episto-
num productis, segmentis duobus basalibus minutis, tertio, fere septies
secundo longiore, angusto, oblongo, apice obtuso, chælo basilari, nudo,
haud incrassalo nec segmentato ; facie plana, nuda, epistomo, haud pro-
minulo, macrochætis tantum duobus armato; fronte sat lata, macrochætis
vix usque ad apicem segmenti primi antennarum productis ; oculis dense
villosis ; haustello brevi; clypeo scutelloque mucrochætis longis sat dense
munitis ; abdomine depresso, brevissime piloso, macrochætis tantum duo-
bus vel quatuor, marginalibus, ad apicem segmentorum 2: et 5, armato,
apice longe setoso; vena alarum quinta recte cubitata, haud appendicu-
CCI Bulletin entomologique.
lata, deinde leviter concava, apice e quarta sejuncta, vena transversali
secunda (externu) obliqua, bisinuosa, propius cubiti quintæ quam venæ
1% transversæ locuta ; tibiis posticis parum dilatatis, crebre, sat longe,
retro ciliatis.
C. JAVANA © (nov. sp. mihi). — Long. 8 millim. — Antennis, rufo
obscure tinctis; palpis nigris, apice fulvis; fronte et facie albidis, vitta
frontali lata, nigra; thorace, cinereo obscuro, lineis quatuor nigris, an-
gustis, interruptis, notato; scutello, ejusdem coloris, apice parum rufo
picto; calyptris latis, albidis, halteribus fuscis ; abdomine nigro, segmen-
tis secundo et tertio, utrinque, macula quadam latissima, quadrata, ad
margines posticas haud contiqua, fulvido cinereoque tincta, pictis, seg-
mento ultimo apice rufo tincio; pedibus omnino nigris ; alis fere hyalinis,
bpsi parum cinereis.
Java. — 1 specim., ex mus. nostro.
— M. le professeur V. Lemoine, en offrant à la Société deux mémoires
imprimés, dont les titres sont indiqués au Bulletin bibliographique, fait
connaître les faits nouveaux qui y sont relatés.
— Le même naturaliste fait passer sous les yeux de la Société de
nombreux dessins relatifs à l'anatomie et plus particulièrement au sys-
tème nerveux d’une espèce de Phylloxera, le P. punctata, qui vit sur
le chêne à fleurs sessiles ; il donne également d'importants détails sur
l'anatomie et la biologie de l’Aspidiotus nerü.
Membre reçu. La Société admet au nombre de ses membres M. Charles
Alluaud, rue Maïly, 6 (Coléoptères européens et exotiques), présenté par
M. Lucas. — Commissaires-rapporteurs : MM. Bourgeois et Fairmaire.
E: D.
Bulletin bibliographique.
Atti della Reale Accademia dei Lincei, 282° année, 1884-1885. — Rendi-
conti, vol. I, fasc. 23. ©.
Bulletin d’Insectologie agricole, 10° année, n°% 8 et 9 (août-septembre
1885). — Utilité des Insectes. — La vérité sur les rouleurs de boules.
— BazBranI. Destruction de l’œui d'hiver du Phylloxera (fin). — Le
grand Paon de nuit. — La Chrysorrhée. — Mécxax. Note sur un Aca-
rien utile. — MoLeyre. Les Pentatomes. — LEsne. Les Vrillettes. —
Ramé. Élevage des Vers à soie en divers pays. — Vers à soie de
l’ailante. — La Puce de l’homme. — La Teigne du lilas.
Séance du 11 novembre 1885. CCI
Comptes rendus hebdomadaires des séances de l'Académie des sciences,
tome CI. — N° 17 (26 octobre 1885) ©).— N° 148 (2 novembre 1885).
A. Mixe-Epwanps. L'histoire naturelle de l’île Campbell et de la
Nouvelle-Zélande. — DuroxcxeL. Le sulfure de charrée et son emploi
contre les maladies parasitaires animales et végétales.
Feuille des Jeunes Naturalistes, 16° année, n° 481 {4° novembre 1885).—
BELLIER DE LA CHAVIGNERIE. Note sur la Cicindela germanica.—E£.Le-
LIÈèvRE. Réponse à M. E. Rambaud.
Naturalista Siciliano (il), 5° année, n° 4 (4°r octobre 1885). —E. RAGusA.
Catalogo ragionato dei Coleotteri di Sicilia (suite). — P. MiLLIÈRE.
Catalogue raisonné des Lépidoptères des Alpes-Maritimes (suite).
Naturaliste (le), 7° année, n° 21 (1° novembre 1885). — CH. ROYER.
Aberrations chez les Vanesses. — Arcon. Trocharanis Xambeui, sp.
nOV. — RAGONOT. Coleophora amethystinella, Sp. nov.
BeneL (Louis). Recherches sur les Coléoptères du nord de l’Afrique.
(Extr. Ann. Soc. ent. Fr., 1885.) 6 p. *
BEerGroTH (D' E.). Descriptions of two new species of Aradidae. (Extr.
Entom. Monthl. Magaz., vol. XXII.) *
BronGxraRT (CHARLES). Les Insectes fossiles des terrains primaires. (Extr.
Bullet. de la Soc. des Amis des sc. nat. de Rouen, 1885.) 5 pl. *
Goss (HerBERT). On some recently discovered insecta from carbonife-
rous and silurian rocks. (Extr. Proceedings of the Geolog. Associa-
tion, vol. IX, n° 3.) 21 p. *
LeMmoixe (Vicror). La Vigne en Champagne pendant les temps géolo-
giques. — Châlons-sur-Marne, 4884. 42 p., 1 pl. *
Ip. Recherches sur le développement des Podurelles. — Paris, 1883,
40 p., 3 pl. *
LÉvEILLÉ (ALBERT). Description d’une nouvelle espèce de Trogositides.
(Extr. Ann. del Museo civico di Storia nat. di Genova, 1885, série 2,
vol. Il.) 2 exempl. *
Rizey (C. V.). Notes on joint worms. (Extr. Rural New-Yorker, 1885,
vol. 44, p. 418.) 2 exempl. *
Ip. On the hitherto unknown mode of oviposition in the Carabidae.
(Extr. Proceed. of Americ. Assoc. for the advancement of sc.,
vol. XXIII, 1884.) *
cov Bulletin entomologique.
Riey (C. V.). On the parasites of the Hessian Fly (Cecidomyia destruc-
tor). (Extr. Proceed. U. S.-nation. Museum, 1885.) 1 pl.; 2 exempl. *
In. Premature appearence of the periodical Cicada. *
Ip. Report of the Entomologist for the year 1884. (Extr. annual report
of the depart. of agricult. for the year 1884). 133 p., 10 pl. *
Ib. The song-notes of the periodical Cicada. (Extr. Science, vol. 6,
p. 264. Septembre 1885.) 4 p., 2 exempl. *
SCUDDER (SAMUEL H.). Description of an articulate of doubtful relation-
ship from the tertiary beds of Florissant, Colo. (Extr. nation. Academ.
of Sc., vol. IL.) 6 p., 3 fig. *
SIGNORET (Victor). Revision du groupe des Cydnides de la famille des
Pentatomides. (Extr. Ann. Soc. ent. Fr., 1881, 82, 83, 84.) 280 p.,
26 pl. 4 vol. relié. *
THomsoN (C. G.). Skandinaviens insecter, en handbok i entomologi,
till allmänna läroverkens tjenst. Fürsta häftet : Coleoptera. 487 p.,
pl. *
AB:
Séance du 25 novembre 1$S5.
Présidence de M. Ém.-L. RAGONOT.
Rapport. M. E. Desmarest, au nom du Conseil qui s’est réuni le 18 no-
vembre courant sous la présidence de M. Émile-L. Ragonot (présents :
MM. Bedel, Desmarest, Fairmaire, Lefèvre, Léveillé, Ragonot; — absents :
MM. Buquet, de Marseul, Mauppin, Signoret), donne lecture du rapport
suivant :
Le but de la réunion du Conseil était l’étude d’une demande de
M. J. Bourgeois et de quatorze de nos collègues, présentée dans la séance
de la Société du 41 novembre, prise en considération, et qui, aux termes
de l’article 34 du Règlement, avait été renvoyée à son examen.
Cette proposition tendait à l’abrogation du 2° paragraphe de l’article 42
du Règlement, qui est ainsi conçu : Les descriptions isolées n'y étant
admises qu'à titre exceptionnel et seulement lorsqu'un intérêt d'actualité
s’y rattache, chaque Membre ne pourra faire imprimer au Bulletin plus
de douze descriptions par an.
Après avoir entendu M. J. Bourgeois développer sa proposition, M. le
Président du Conseil a lu des lettres de MM. L. Buquet et de Marseul
Seance du 25 novembre 1885. cCv
qui y sont relatives. A la suite de cette lecture, et après discussion
approfondie, le Conseil à passé au vote. Celui-ci n’a donné aucun
résultat, deux membres s'étant abstenus et les quatre autres voix s'étant
partagées pour et contre la proposition.
La Société, conformément à l’article 34 de son Règlement, renvoie à
la séance du 13 janvier 1886 (la séance du 23 décembre 1885 devant
être consacrée au renouvellement annuel du Bureau, du Conseil, et des
Commissions spéciales) la discussion et la décision qu’elle doit prendre
au sujet de la proposition de M. J. Bourgeois.
Communications. M. Éd. Lefèvre fait à la Société la communication
suivante :
C’est à tort que j’ai considéré, comme habitées par des nymphes de
PA teuchus sacer L., les coques en terre mêlée de sable et de détritus
végétaux, que j'ai fait passer sous les yeux de la Société dans sa séance
du 1% octobre dernier (p. cLxxix). Car M. J. Bourgeois, à qui j'en avais
donné un échantillon, vient de m’informer que la nymphe contenue
dans cette coque était dans un état de conservation tel qu’il a pu recon-
naître sûrement la nymphe du Copris hispanus L., déjà figurée par
M. le professeur Blanchard à la planche 7, fig. 44, de son Histoire natu-
relle des Insectes.
— M. L. Fairmaire lit la note qui suit sur divers Ténébrionides :
4° Dans les Petites Nouvelles de 1877, page 1143, notre regretté collègue
Chevrolat a décrit deux espèces du genre Amnodeis qu’il considérait,
mais bien à tort, comme nouvelles. La première, A. Wagneri, indiquée
comme trouvée à Mostaganem, localité tout à fait improbable, est iden-
tique à VA. asiaticus Mill., d’Amasia ; il est probable que la paillette
portant les noms de Mostaganem et de Wagner est tombée de l’épingle
d’un Erodius et a été placée à un Amnodeis voisin. C’est l’histoire de
plusieurs types. La seconde, A. nitidus, d'Égypte, est identique à
VA. confluens, de Mésopotamie.
2° Dans les Mémoires de l’Académie de Lyon (1860, p. 49), MM. Mulsant
et Rey ont créé un genre Clitobius pour un insecte qu’ils nomment
C. sabulicola et auquel ils assignent pour patrie le Bengale au lieu de
Benguela, nom que lPétiquette porte cependant assez clairement. Or ce
genre, que personne ne connaît et qu’on chercherait sans doute vaine-
ment dans l’Inde, n’est autre que le genre Halonomus créé en 1861 par
Wollaston pour l’Opatrum ovatum Er., insecte auquel il contestait le
CCVI Bulletin entomologique.
droit d'exister à Angola et qui se retrouve le long de la côte occidentale
et septentrionale d'Afrique jusqu’en Tunisie (Pirazzoli) et même en
Sicile.
Le genre est actuellement composé des espèces suivantes :
Genre Czirogius Muls. (Halonomus Woll.).
À. ovatus Er. (sabulicola Muls. — subplumbeus Fairm.).
2. Grayi Woll. — Saint-Vincent.
3. salinicola Woll. — Lanzarote, Mogador.
L. oblongiusculus Fairm., Pet. Nouv., 1875, 495. — Biskra.
>. cribricollis AI, Ann. Soc. ent. Fr., Bull. 1882, 86. — Abyssinie.
6. lineicollis Fairm., Naturaliste, 1879, 4 (Schneideri All, loc cit.)
Hedjaz; le Caire.
variolatus AIll., Wien. Ent. Zeit., 1884, 248. — Syrie.
7
— M. Henri Gadeau de Kerville parle de l’albinisme imparfait chez les
Lépidoptières et cite plusieurs exemples dans lesquels cet albinisme ne
s’est manifesté que sur les ailes du même côté. Il propose, pour dési-
gner ce fait peu connu jusqu'alors, le nom d’albinisme imparfait unila-
téral, qui peut, en outre, être total ou partiel, dextre ou senestre, anté-
rieur ou postérieur. Les exemples d’albinisme imparfait unilatéral,
étudiés par lui, appartiennent aux genres Polyommatus, Argynnis, Me-
litæa, Erebia, Satyrus, Zygæna, Triphæna, Hyria, Venilia et Fidonia.
Presque tous font partie de la riche collection de M. J. Fallou ; un se
trouve dans celle de M. Th. Goossens et un autre dans celle de
M. H. Lhoite, de Rouen.
Notre collègue remet, au sujet de cette communication, une note dé-
taillée destinée aux Annales.
— M. H. Lucas communique la note suivante :
La larve du Lophyrus pini Linné à l’état jeune et lorsqu'elle est longue
de 12 millimètres environ, est entièrement verte, à l'exception des yeux
qui sont d’un brun plus ou moins foncé; à l’âge adulte, elle est d’un
jaune verdâtre et marquée de chaque côté de deux rangées de taches
noires et dont celles situées au-dessus de la base des pattes sont formées
de points virguliformes; enfin, lorsqu'elle est sur le point de filer son
cocon, ces taches disparaissent ou sont peu apparentes, et alors elle est
d’un jaune sale.
Ayant élevé un très grand nombre de ces larves, véritable fléau de nos
forêts de Conifères, j'ai remarqué que les fèces rhomboïdales collées en-
semble de cette fausse chenille sont vertes et semblables, par conséquent,
Séance du 25 novembre 1885. CCVII
comme couleur aux feuilles aciculaires du Pinus sylvestris dont ces
larves se nourrissent.
Cette observation, faite sur un très grand nombre d'individus, semble
démontrer que le suc gastrique chez ces Hyménoptères à l’état de larve
est sans action sur la couleur de ces substances végétales ingérées et
ayant subi une digestion complète. Ce fait vient confirmer les remarques
que j'ai déjà signalées à la Société sur des Blaps mortisaga, Bull. 1868,
p. xxvi, et sur des Orthoptères à l’état de larve, de nymphe et d’insecte
parfait, Periplaneta (Blatia) americana, loc. cit., p. xxvI.
Je dois la communication de ces larves du Lophyrus pini à M. Duver-
gier de Hauranne, dont les pineraies dans le département du Cher ont
eu beaucoup à souffrir de la présence de cet Hyménoptère porte-scie à
l’état de larve et d’insecte parfait,
— M. G.-A. Poujade donne les descriptions de deux Lépidoptères de
la famille des Nymphalides appartenant au Muséum :
LIMENITIS CIOCOLATINA Pouj. — Envergure : 68 mill, — Forme du
L. populi Lin., sauî les ailes supérieures qui sont un peu plus dentées
et plus arrondies à l’apex. Dessus d’un brun chocolat, montrant, par
transparence, les taches et bandes du dessous ; ailes supérieures ayant à
la côte trois taches blanches placées comme chez L. populi et deux fines
bordures d’un blanc violacé : l’une contre la frange et l’autre qui en est
éloignée de 4 millimètres. Aïles inférieures bordées de lunules noirâtres
entourées de bandes d’un blanc violacé, disposées comme chez L. po-
puli.
Dessous : base des ailes couleur de terre de Sienne brûlée, et occupée
par des lignes noires irrégulières, disposées comme chez L. populi ; reste
des ailes d’un brun clair, sur lequel se détachent les taches et bordures
du dessus. Les ailes inférieures sont partagées par un bande diagonale
plus pâle, circonscrite entre deux lignes brunes, partant d’une tache
blanche située sur le milieu de la côte et se dirigeant un peu au-dessus
de l'angle anal; entre cette diagonale et les bordures, il y a une teinte
d’un brun rouge velouté.
Un individu, qui paraît être un &\, rapporté de Mou-Pin (Thibet orien-
tal), par M. abbé A. David.
APATURA SUBALBA Pouj.— Envergure : 65 mill. — Dessus d’un brun
clair. Ailes supérieures en triangle rectangle allongé, à peine dentées,
ayant quatre taches blanches arrondies : l’une aux deux tiers du bord
costal, suivie d’une autre se dirigeant obliquement vers le bord externe,
les autres parallèles aux deux premières et situées presque au milieu
CCVUI Bulletin entomologique. :
de l'aile; une cinquième, à peine marquée, est placée sur la nervure
sous-médiane, immédiatement au-dessous de la tache centrale. Aïles
inférieures à bord externe presque droit, assez fortement denté, bordé
d’un liséré brun foncé nuageux, parallèle aux denticulations ; bord costal
orné, au dernier tiers, de deux taches blanches superposées.
Dessous d’un blanc soyeux, à reflets irisés ; une tache brune, à peu
près de la forme du chiffre 2, surmontée d’un point de même couleur,
est située presque à l’angle interne de l’aile supérieure; les taches
blanches du dessus apparaissent en blanc mat.
Un individu ©, de Mou-Pin, capturé par M. l’abbé A. David.
— M. Émile-L. Ragonot présente une note snr une nouvelle espèce
de Tinéite gallicole :
Au commencement de cette année, M. A. Olivier, de Bône (Algérie),
m’adressa quelques portions de tiges de Tamarix qui étaient boursou-
flées ou renflées au milieu, un peu de la façon dont le sont les tiges de
saule attaquées par les larves de la Saperda populnea L. Il m’envoya
en même temps plusieurs papillons éclos au mois de novembre de ces
espèces de galles. En examinant ces insectes, que je rapportai provisoi-
rement au genre OEcocecis de Guenée, je fus frappé du fait que ni les
uns ni les autres ne possédaient des palpes, et je conclus que les papil-
lons, en sortant de l’ouverture ménagée dans Î2s galles, avaient dû les
perdre par le frottement.
Désespérant d'obtenir des éclosions, j'ouvris toutes les galles, et je
trouvai, à l’intérieur, soit des chrysalides desséchées, soit des chrysa-
lides vides avec des papillons avortés et desséchés ; malgré un examen
minutieux, je ne pus encore découvrir aucune trace de palpes.
Au mois d'octobre, M. A. Olivier m’envoya des galles fraiches, et j'ai
pu enfin obtenir des éclosions, ce qui m’a permis de mieux étudier l’in-
secte. J'ai pu ainsi constater que les palpes labiaux existent, mais ils
sont d’une taille remarquablement petite, en forme d’une minuscule
touffe triangulaire à peine visible à la loupe, étendus en avant, mais dé-
passant à peine le front, qui est complètement découvert; la trompe est
invisible.
Cet insecte, par sa manière de vivre et comme apparence, ressemble
à l’'OŒcocecis Guyonella Gn., mais la chenille de celle-ci vit sur le Limo-
nianum Guyonianum, dans une grosse galle, en forme d’une noix de
muscade, dont les parois sont très minces. Son cocon de soie blanche,
léger, d’un blanc pur, enveloppé d’une légère bourre de soie, la remplit
exactement; ce cocon a la forme d’une poire, son extrémité se Continue
Seance du 25 novembre 1885. CCIX
jusque dans la galerie par où le papillon, en éclosant, passera pour
sortir ; mais rien, au dehors, ne trahit l'ouverture. En effet, la chenille
a soin de ronger seulement la substance de son habitation, laissant
comme opercule, à lextrémité de sa galerie, lépiderme de la galle,
assez fin pour n'offrir aucune résistance au papillon nouvellement éclos,
Les galles du Tamarix, au contraire, sont ligneuses, leurs parois sont
épaisses, ne laissant que juste la place pour la chenille; la chrysalide
elle-même occupe exactement la cavité, de façon que le cocon se trouve
réduit à une petite toile au-dessus de la chrysalide, vers le galerie de
sortie ; celle-ci est fermée intérieurement par un opercule de soie, exté-
rieurement par un bouchon rugueux, formé des déjections de la che-
nille, et très visible du dehors.
Contrairement à l'O. Guyonelta, l'Olivierella a des palpes, comme
je l'ai dit, presque imperceptibles, des ailes étroites, à bords subparal-
lèles, les ailes inférieures fortement échancrées sous l’apex, lequel est
très prolongé; Particle basilaire des antennes est gros, dilaté latérale-
ment, et n’a pas de poils en dessous comme la Guyonella; enfin la ner-
vulation est bien différente : Olivierella n'a que onze nervures, toutes
séparées, aux ailes supérieures, la cellule est fermée perpendiculaire-
ment. Aux ailes inférieures, les nervures sont toutes indépendantes ;
6 et 7 naissent séparément de la nervure transversale. La nervulation
de la Guyonella est très inexactement représentée par Guenée.
L'Olivierella a les ailes d’un ocracé brunâtre, saupoudrées d’écailles
noires, lesquelles s’amassent par endroits, formant trois bandes trans-
versales, irrégulières, à contours indistincts. Les ailes inférieures sont
d’un gris clair luisant, un peu brunâtre ; les longues franges sont bru-
nâtres et soyeuses,
Le nouveau genre que je crée, et que je nomme Amblypalpis, devra
être placé, malgré la forme insolite des palpes, dans la famille des Gele-
chidae, à côté de l'ŒÆcocecis Guyonella. Je dédie cette intéressante espèce
à l’inventeur.
J'ai pu étudier l'ŒÆcocecis grace à l’obligeance de M. le capitaine Dattin,
de Gabès (Tunisie), qui m’a envoyé des galles habitées.
Membre reçu. M. le D' Victor Lemoine, professeur à la Faculté de
médecine de Reims (Marne), qui s’occupe spécialement de lanatomie et
de lembryogénie des animaux articulés, présenté par M. E. Desmarest.
— Commissaires-rapporteurs : MM. Maurice Girard et Ch. Brongniart.
E. D.
(1885) BuLL, XIV.
COX Bulletin entomologique.
Bulletin bibliographique.
Académie des sciences (Comptes rendus hebdomadaires des seunces), 1885,
2° semestre. — N° 19. V. LEMOINE. Sur le système nerveux du
Phylloxera. — N° 20. ©)
Naturalista Siciliano (il), anno V, n° 2. — G. Riacio. Materiali per una
fauna entomologica dellisola d’'Ustica. — T. pe STerANI. Raccolte
imenotterologiche sui monti di Renda e loro adiacenze. —P. MiLLiÈRE.
Catalogue raisonné des Lépidoptères des Alpes-Maritimes.
Naturaliste (le), 7° année, n° 22. — Borivar (J.). Observations sur le
Gryllodes litioreus, sp. nov. — D' Paux. Note sur léclosion de la
Calamia lutosa et de son habitat dans le département du Nord.
Società entomologica italiana (Bulletino della), 1885, trim. ET et IV. —
LucranI. Ancora sulla ibernazione degli ovuli del Baco da Seta. —
ANGELO DE CARLINI. Artropodi dell’isola di S. Pietro. — P. PAvESsr.
Aracnidi raccolti dal Conte Bouturlin ad Assab e Massua.— Ip. Con-
trosservazioni ad un opuscolo recente di Aracnologia. —P. MAGRETTI.
Di una galla di Cinipide trovata sulle radici della vite (Vitis vénifera).
— FEerRuGCIO MErcANTI. Sullo Sviluppo postembrionale della Tel-
phusa fluviatilis Lat. (4 pl. n.). — N. PAssERINI. Sulla morte degli
insetti per inanizione. — QuasarT. Sugli incrociamenti fra le razze
bianche del Baco da Seta. — A. Cosra. Diagnosi di nuovi Artropodi
della Sardegna.— RosTer DANTE ALLESSANDRO. Contributo all’anato-
mia ed alla biologia degli Odonati (pl. metiv), — P: M. Ferrartr.
Rincoti motteri raccolti nel Italia centrale et meridionale dal prof.
G. Cavanna. — Piero BArGAGLI. Rassegna biologiea di Rincofori eu-
ropei. — C. Emery. La luce della Luciola italica osservata col. mi-
croscopio (pl. v). — Letteratura entomologica italiana. — Ip. Rassegna
e bibliografia entomologica. — Note e notizie varie.
Atti della Società entomologica italiana anno 188%, Indice alfabetico
delle materie contenute nel sedicesimo volume del Bulletino della
Società entomologica italiana. — Statuto 4885.
J. BeLon. Matériaux pour servir à l’étude des Lathridiens (Rev. d'Enton.,
1885). 16 p. *
TARGIONI-TozzeTTi (Ab.). Armature genitali maschili degli Oriotteri Sal-
tatori. (Bull. Soc. ent. it., 1882.) 4 p. *
In. Myxolecanium kibarae Beccari, nota, À pl. (Buil. ent., 1877.) 4 p.
Seance du 25 novembre 1885. CCXI
TARGIONI-Tozzetri. Riassunto ed emendamento dei prospeiti dei generi
e delle specie degli Crtotteri secondo la fauna italiana 4878. 8 p. *
In. Di una specie nuova in un nuovo genere di Cirripedi lepadidei ospi-
tante sulle penne abdominali del Priofinus cinereus dell Atlantico
australe e dell’ Oceano indiano. (Bull. entom.). 16 p., 4 pl. *
I. Sommario di nuove osservazioni sulla Filossera del Leccio e della
Querce (Phylloxera florentina, P. Signoreti Targ.). (Bull. entom. 1877.)
A *
? P.
Ip. Note anatomiche intorno agli insetti. (Bull. entom., an. IV.) 46 p.,
LL
In. Gli uecelli, gli insetti parasiti e le trattative per gli accordi interna-
zionali intorno alle leggi di caccia. (Bull. entom., an, VE.) 5 p. *
In. Sulla Helicopsyche agglutinans (Tass.), fig. (Rev. Soc. ent. ital.,
1878.) 2 p. *
Ib, Delle Forfecchie, Piattole, Grillotalpe, Grilli, Locuste e Cavalette nella
economia domestica € nella pratica agraria, fig. (Min. ent. Ann.
Agric., 4878.) 37 p. *
Ib. La Fillossera e le malattie delle vitti in Italia dal 1879 al 1883. 2 pl.
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Ip. Sulla Stazione di Entomologia agraria fondata in Firenze dal r. Mi-
nistero di agricoltura, industria e commercio. (Bull. ent. 4875.) 16 p.*
In. La Filossera a Valmadrera. (Bull. Soc. ent. ital., 1879.) 5 p. *
Ib. Estratto di un Catalogo sistematico e critico dei Moiluschi Cefalopodi
del Mediterraneo, posseduti dal r. Museo di Firenze, con aleune specie
nuove. (Att. Soc. ital. sc. nat., 4869.) 14 p. *
Ip. Orthopterorum italiæ species novæ in collectione R. Musei Floren-
tini digestæ. (Bull. Soc. ent. Ital., 1881.) 7 p. *
Ip. Discorso inaugurale letio nella prima Adunanza pubblica della
Società entomologica Italiana. (Bull. Soc. ent. Ital.) 8 p. *
In. Catologo di Crostacei podottalmi, brachiuri et anomouri raccolti reel
viaggio di circumnavigazione della fregata italiana Magenta. (Bull.
ent: IN4) 14p;
In. Sopra alcuni Lepidotteri parassiti dell’ uva, del grano turco, etc.,
e sulla Helicopsyche ottenuta allo stato d’immagine. (Att. Soc. Ital. sc,
uat., 1879.) 7 p. *
I. Sugli effetti naturali della Caccia e sulle ragioni € la opportunità
degli ordini per regolarne l'esercizio. (Atti Georgof, 1874.) 40 p. *
CCXI Bulletin entomologique.
TarGioni-Tozzrrri. La bocca e i piedi dei Tetranychus, À pl. n. (Bull.
entom., 1877. 8 p. *
Ip. Osservazioni di entomologia agraria. (Buil. ent. Soc. Iial., 1881.)
4 (Pl
Ip. Nota supra alcuni parasiti del Gelso e dell Olivo. (Ati Georgol,
1863.) à p. *
In. Questione sulla esistenza dell’ uovo di inverno della Filossera della
vite, nuovamente proposta nell” Adunanza della Società. (Bull. Soc.
ent. Ital., 1883.) 18 p. *
In. Note anatomiche intorno agli insetti. (Bull. entom., 4872.) 1 pl. n.
24 p. *
Ip. Relazione intorno ai lavori della R. Stazione di entomologica agra-
ria di Firenze per gli ann. 4877, 78, 79, 80, 81, 82 (fig. dans le texte).
(Annali di Agricoltura, 1881 et 1884.) 2 vol., l’un de 194 p. et 3 pl.n..
l’autre de 645 p. *
In. Notizie e indicazioni sulla malattia del Pidocchio della vite o della
Filossera (Phylloxera vastatrix) da servire ad uso degli agricoitori.
(Annali di Agricoltura, 1879.) 4 pl. col. 39 p. *
In. Ortotteri agrari, cioë dei diversi insetti dell” Ordine degli Ortotteri
nocivi o vantaggiosi all agricoltura o all” economia domestica e prin-
cipalmente delle cavallette. (Annali di Agricoltura, 4882.) Fig: dans
le texte. 258 p. *
À. L.
Seance du 9 décembre ES8$3.
Présidence de M. Év.-L. RAGONOT.
Lectures. M. le D' Alex. Laboulbène donne lecture d’une Notice sur
Henri Milne-Edwards, membre honoraire.
— M.J. Bourgeois lit une Notice sur la vie et les travaux de Jorgen-
Christian Schiodte, membre honoraire.
Communications. M. Ch. Berg, de Buenos-Aires, adresse la commu-
nication suivante, relative à une nouvelle espèce de Bombycide :
PALUSTRA URUGUAYENSIS Berg, nov. sp. — @. Saturate isabellina, fere
unicolor, sine lineis el maculis ; capite thoraceque valde pilosis ; antennis
minule serratis; alis anticis sul dense squamosis, angustis, apice obluso,
Séance du 9 decembre 188$. CCXIT
rotundato, timbo admoduin rotundato, sine anqulo inferiore determinato ;
alis posticis nonnihil pallidioribus, minus squamosis, limbo regulariter
rotundato ; abdomine laete isabellino, apice pallide fasciculato; pectore,
ventre pedibusque obscure isabellinis, horum tibiis tarsisque ex parte fus-
cescentibus. — Expans. alar. ant. 44 mill.
Patria : Respublica uruguayensis. (A Dom. J. Arechavaleta prope
Montevideo lecta.)
Entre les' cinq espèces du genre ‘Palustra Bar, jusqu’à présent con-
nues, cette nouvelle espèce se rapproche plus de la P. Laboulbeni Bar,
dont elle a la stature et la couleur, mais elle se distingue parfaitement
par les ailes antérieures plus étroites, saus angle en pointe, par le bord
antérieur très arrondi, sans angle inférieur marqué, par l'absence com-
plète des lignes et taches, et par les ailes postérieures aussi plus étroites
et son bord régulièrement arrondi.
— M. Charles Oberthür adresse la note suivante :
Dans une excursion que mon frère fit au Vernet (Pyrénées-Orientales)
pendant le mois de juillet de la présente année, il rencontra sous une
pierre une chenille couverte de poils courts, roux mordoré, qui s’enve-
loppa aussitôt dans une coque légère, composée de débris de feuilles.
Le papillon est éclos à Rennes le 5 novembre, et j'ai reconnu le Dasy-
campa Staudingeri de Graslin, Noctuelle encore très rare et connue seu-
lement par un petit nombre d'individus capturés au Vernet et à Grenade
en Andalousie.
Le Dasycampa Staudingeri, récemment obtenu, est une variété dont
les ailes supérieures, rousses et à dessins nettement écrits, forment le
passage entre le type figuré par de Graslin dans les Annales de la Société
entomologique de France (1863, pl. 8, fig. 5) et une variété que cet
auteur décrit dans le même travail sur les Lépidoptères des Pyrénées-
Orientales (p.318), mais ne se rapportant qu'avec doute au D. Staudingeri.
Maintenant le doute est levé et l’on a la preuve que le D. Staudingeri est
une espèce très distincte, variable, comme, du reste, un nombre consi-
dérable de Noctuelles, par la coloration de ses ailes supérieures, mais
toujours reconnaissable aux dessins dont le fond paraît assez fixe.
Je possède, dans la collection de Graslin, les trois exemplaires que cet
entomologiste a obtenus du D. Staudingeri, c’est-à-dire deux avec les
ailes supérieures noirâtres, comme la figure publiée dans les Annales
et un autre, avec les ailes rousses; j'ai trouvé en outre dans la même
collection une chenille desséchée de D. Staudingeri qui se rapporte
exactement à la dépouille que notre chenille a laissée dans la coque qui
CCXIV Bulletin entomologique.
enveloppait sa chrysalide. Cette ressemblance parfaite des chenilles trou-
vées par M. de Graslin, il y a déjà plus de vingt-cinq ans, et de celle
retrouvée cette année même, achève de donner une certitude complète
à mon identification.
Il ne paraîtra peut-être pas sans intérêt de faire connaître à cette occa-
sion qu’une espèce très voisine de D. Staudingeri, et citée par de Graslin
dans ses Observations sur les Lépidoptères des Pyrénées-Orientales,
comme Cerastis silene ? (page 346), n’est autre chose que le Cerastis
gallica Lederer. Herrich-Schaeffer a figuré sous le nom de silene, variete,
dans son Iconographie {n° 574), ce Cerastis qui paraît être une espèce
bien distincte.
Parmi les autres captures dignes d’être signalées et provenant de
lexcursion de 4885 dans les environs du Vernet, je citerai une très
belle aberration à faches jaunes de la Zygaena sarpedon. L’exemplaire
rapporté par mon frère est très frais et conforme à la figure que
M. Millière donne de la même variété de sarpedon, dans sa superbe
Iconographie (vol. I, pl. x, fig. 3). Cette même Z. sarpedon a fourni en
outre plusieurs individus à ailes inférieures bleu ardoisé, semblables à
la variété figurée par de Graslin, dans les Annales (1863, pl, 8, fig. 4),
et que j'ai désignée sous le nom de vernetensis (Études d’Entomologie,
Lépid. des Pyrénées, 8° livraison, page 28).
Une autre Zygaena, l'Ephialtes, a fourni une curieuse aberration dans
laquelle les taches blanches des ailes supérieures sont fortement pupillées
de carmin et sont ainsi devenues rouges. Les ailes inférieures sont
cependant restées noires, de sorte que ce parait être une Peucedani à
ailes inférieures noires. La Peucedani et l'Ephialtes que nous avons
prises ensemble au Pont-du-Gard ne semblent toutefois pas habiter toutes
deux au Vernet. Jusqu'à présent, nous n’y avons trouvé que l’Ephialtes,
qui n’est pas rare dans les environs de Saint-Martin du Canigou.
Les Melitaea ont offert aussi quelques aberrations très remarquables,
notamment l’Afhalia, dont le type, du reste, est assez particulier au
Vernet et d’un aspect différent de celui des autres parties de la France.
L'Emydia Rippertii, véritable protée, dont pas un exemplaire n’est
y P ; Ï
pareil à l’autre, m'a fourni 2 &, dont l’un, d’un gris jaunâtre, contraste
avec l’autre, d’un brun foncé.
Il m'a semblé d’ailleurs que certaines années, et 1885 paraît être du
nombre, sont fertiles en aberrations. A Paris, on a capturé, l’été dernier,
la variété mélanienne de Limenitis Sybilla, aberration très rare, mais
Seance du 9 décembre 1885. CCXV
qui se reproduit toujours semblable ; c’est ainsi que M. Bleuse l’a égale-
ment prise dans la forêt de Rennes, deux fois successives.
En mai de la présente année, nous avons remarqué, dans la même forêt
de Rennes, plusieurs aberrations mélaniennes de Melitaea Artemis, dont
deux très caractérisées, et, en juin, dans une localité sèche et chaude, au
fond d’une carrière abandonnée de pierres schisteuses, tout près de
Rennes, nous avons, en moins de. deux heures, capturé 6 aberrations
remarquables mélaniennes ou albinisantes, comme Pyronia, de la Meli-
taea Parthenie.
Une dernière observation, c’est l’abondance extraordinaire, à la fin de
l'été 1885, des Deilephila celerio, Sphinx convolouli et Acherontia Atropos
en Bretagne. Ces Sphingides, qui viennent vraisemblablment du Sud,
ont été également observés en Angleterre, où ils ne paraissent pour la
plupart qu’à de rares intervalles.
— M. G.-A. Poujade donne deux descriptions de nouvelles espèces
de Lépidoptères du Thibet :
ADOLIAS THIBETANA Pouj, — Envergure du mâle : 72 mill,; de Ja
femelle : 75 mill, — Voisin de l'A. Franciæ Gray.
Mâle : Dessus vert olive légèrement bronzé, se fondant en brun noi-
râtre aux bords externes et contre la bande médiane. Cette dernière est,
aux ailes supérieures, formée de larges taches jaune d’ocre internervu-
rales, irrégulières, et commence un peu au-delà du milieu de la côte,
oblique vers le bord externe, puis rentre vers la base de l’aile pour se
contourner encore un peu avant d'atteindre le bord interne. Ces taches
se continuent aux ailes inférieures en une bande presque droite, dentelée
et coupée par les nervures, allant en pointe un peu au-dessus de l’angle
anal. Entre ces bandes et les bords externes, une bande nuageuse noi-
râtre traverse les quatre ailes; aux supérieures, elle commence aux
deux taches obliques situées aux trois quarts de la côte, puis contourne
la bande jaune ; aux ailes inférieures, elle est parallèle au bord externe.
Cellule des ailes supérieures occupée par quatre lignes noires formant
deux taches à peu près réniformes. Franges blanches entrecoupées de
noir aux nervures.
Dessous vert olive pâle, avec la répétitions des taches et bandes du
dessus.
Femelle : Semblable, sauf le ton général qui est moins chaud et les
bandes qui sont d’un jaune blanchâtre.
Trois individus, un &' et deux &, du Thibet oriental (province de Mou-
Pin), capturés par M. Pabhé A. David.
CCXVI Bultetin entomologique.
ADOLIAS ARMANDIANA Pouj. — Envergure : 92 mill. — Ailes supé-
rieures en triangle rectangle, dont le bord externe est égal au bord in-
terne; ailes inférieures coupées carrément, avec de faibles dentelures
arrondies.
Dessus vert olivâtre, avec la base des quatre ailes d’une teinte plus
foncée, qui se fond en brunâtre jusqu’au milieu ainsi qu'aux bords
externes ; les ailes sont partagées par une série de taches internervurales
blanches irrégulières et entourées de noir : les unes arrondies, les autres
oblongues ou cordiformes ; aux ailes supérieures, elles sont au nombre
de huit, et la série commence au milieu du bord costal, se contourne
extérieurement aux deux tiers de laile pour finir un peu au-delà du
milieu du bord interne; aux ailes inférieures, la série se compose de
six taches allant en diminuant de grandeur, et forme un quart de cercle
partant du dernier tiers costal. Après ces séries, la couleur olivâtre est
très pâle et bleuâtre jusqu'aux trois quarts des ailes; cette teinte est
limitée par une série de taches internervurales noires, surmontées, vers
l'angle apical des supérieures, de deux taches blanches parallèles à la
série médiane. Cellule des ailes supérieures occupée par des lignes
noires formant deux taches plus ou moins réniformes : l’une au milieu,
sous laquelle est un petit cercle noir, l’autre entourant la nervule disco-
cellulaire ; cellule des inférieures limitée par une petite tache semblable.
Franges blanches entrecoupées de brun aux nervures.
Dessous vert olivâtre très pâle, montrant les taches du dessus, la plu-
part peu accentuées.
Un spécimen, qui paraît être une $, rapportée de Mou-Pin (Thibet
oriental) par M. l'abbé Armand David. Coll. du Muséum.
— M. L. Fairmaire fait remarquer, au sujet de la note présentée par
lui à la dernière séance sur les genres Clitobius et Halonomus, que la
rectification était déjà faite dans le Catalogus Coleopterorum Europæ de
1883; mais, comme il n’a pas été donné de détails à l'appui de ce chan-
gement, la note en question comblera cette lacune.
— M. H. du Buysson communique à la Société la description suivante
d’une nouvelle espèce d’Elatérides :
ELATER KARPATHICUS, NOV. Sp.— Aer, subparallelus, depressus, fusco-
pilosus. Elytris luteo-ferrugineis, sinqulo apice nigra exiguaque plaga
ornato, lævius punctato-striatis, interstitiis planis : prothorace latitudine
haud longiori, lateribus a basi tertiam usque ad partem fere parallelis,
inde gradatim angustatis, omnino criberrime punctato, parum nitido,
postice canaliculato ; antennis pedibusque nigro-piceis, antennarum arti-
Seance du 9 décembre 1885. CCXVIT
eulis 2 et 3 omnino. «lis Lvviler ad basün rufescentibus simul ac tarsis.
— Long. 8,5—10,5 mill.; lat. 3—3,75 mül., vel 4 mill.
La variété à élytres concolores m'est inconnue, mais il peut se faire
qu'on la rencontre un jour.
Par sa forme parallèle et déprimée ainsi que par les intervalles plans
des stries de ses élytres, il se rapprocherait de l'E. coccinatus Rye (The
Ent. month. Mag., p. 249, 4867) et de l'E. aurilegulus Schaui. (Rev. Mag.
Zool., p. 120, 1863); mais il offre des élytres d’une coloration bien diffé-
rente (intermédiaire entre celle du crocatus et du pomorum) et parée à
leur extrémité d’une étroite tache noire s'étendant le long du bord ex-
terne et occupant une longueur d’un tiers moindre du côté de la suture.
Il s'éloigne encore de ces deux espèces par sa pubescence brune légère-
ment roussâtre et surtout par son prothorax présentant une ponctuation
moins profonde et moins grosse qui lui donne un aspect moins terne ;
ses élytres sont aussi bien moins fortement ponctuées et striées. La
forme de la tache apicale des élytres, ainsi que les autres caractères
ci-dessus énoncés, serviront à le différencier de l'E, præustus.
En admettant que l’on trouve des exemplaires dépourvus de taches,
on les distinguera facilement des Æ. crocatus, pomorum et elongatulus
var. par leur forme déprimée, subparallèle, les intervalles plans des stries
des élytres et les stries elles-mêmes peu profondes et plus légèrement
ponctuées, ensuite par l'aspect peu luisant de son prothorax beaucoup
plus densément ponctué.
Abstraction faite de la tache apicale des élytres, cette espèce se rap-
procherait davantage de l'E. balteatus, par les intervalles plans des stries
de ses élytres, mais sa forme plus parallèle, notablement déprimée, sa
ponctuation prothoracique bien plus serrée et la couleur de la pubes-
cence principalement sur les élytres, ne permettent pas de les confondre.
Je dois cette nouvelle espèce à M. Arnold Montandon, qui l’a récoltée
dans les Karpathes, lorsqu'il habitait Cruce (Moldavie). M. Bellier de la
Chavignerie m’en a communiqué un exemplaire de même provenance
et absolument identique aux spécimens de ma collection.
— M. le D' Al. Laboulbène fait part à la Société d’observations phy-
siologiques faites pendant les mois de septembre et d'octobre derniers,
en Anjou, sur le développement alaire ultime chez les nymphes de
l'Orchestes populi F. (Rhynchoenus populi F., Bedel, Rhynchophora.
p. 126).
Notre collègue, ayant trouvé en grand nombre les larves mineuses et
CCX VII Bulletin entomologique.
les nymphes de ce Curculionide dans les feuilles du saule, a mis en
observation plusieurs nymphes pour savoir comment se développaient
les élytres et les ailes. [Il a vu que lPinsecte parfait sortant de la nymphe
est d’un blanc jaunâtre, a les élytres rapidement venues à leur état défi-
nitif; ces élytres sont légèrement soulevées et les ailes étalées, droites,
étendues, dépassent les élvtres, comme lorsque l’insecte les étend pour
le vol.
Notre collègue a plusieurs fois (huit au moins) constaté ce dévelop-
pement alaire. Dix minutes ou un quart d'heure après l’extension des
ailes, celles-ci se replient, les élytres s’abaissent, et l’insecte présente, à
la couleur près, Paspect définitif.
En effet, la teinte blanchâtre s’assombrit successivement. Les yeux,
d’abord noirs, ainsi que les parties thoraciques, sont bientôt suivis par
la teinte du thorax, et de la partie antérieure des élytres. Ces dernières
se colorent en entier ; les pattes deviennent rougeâires.
Je ne crois pas, dit en terminant M. Laboulbène, qu’on ait signalé cette
remarquable extension des ailes au moment de leur développement
ultime. Cette extension est probablement la règle et est facile à com-
prendre quand la nymphe n’est pas dans une coque étroite, moulée sur
le corps. Les observations ultérieures montreront si elle est générale
parmi les Coléoptères.
— M. G.-A. Poujade, à la suite de cette communication, dit :
J'ai remarqué lallongement des ailes chez plusieurs Coléoptères sor-
tant de la dépouille de nymphe, notamment chez le Callidium sangui-
neum Lin. et l’'Hesperophanes pallidus OI. Pour ce dernier, j'ai dans mes
notes une observation faite sur une nymphe trouvée à Fontainebleau,
dans l'écorce d’un chêne, le 6 août 1883 ; le 24 de ce même mois, vers
cinq heures et demie du soir, je vis Pinsecte, mou et blanchâtre, à moitié
dégagé de sa dépouille nympbhale; ses élytres étaient déjà réunies sur
son dos à la base, ieurs extrémités, encore divergentes et emmaillotées
dans leurs étuis, se dégagèrent peu à peu à l’aide de légers mouvements
de l'animal, puis s’allongèrent complètement dans leur position nor-
male. Lorsque la dépouille de la nymphe fut entièrement refoulée en
arrière, je vis les ailes, d’abord pliées ou plutôt chiffonnées et dépassant
un peu les élytres, s’allonger de toute leur longueur dans le sens de ces
dernières. Ces opérations durèrent une demi-heure ; je n’ai pas constaté
le temps qui s’est écoulé avant que les ailes se plient sous les élytres;
mais, dès le lendemain, l’insecte était dans son état normal, avec les
couleurs propres à son espèce, quoique non raffermi,
Seance du 9 décembre 1885. COXIX
— M. H. Lucas communique la note suivante relative à un nouveau
genre de Crustacés :
M. C. Sarato a inséré, dans le Moniteur des étrangers de Nice, n° 222,
49 avril 1885, une note qui a pour titre : Études sur les Crustacés de
Nice. Comme ce journal est peu connu des zoologistes, j'ai pensé, pour
faciliter les recherches, devoir en donner un court extrait.
Dans ce travail, M. GC. Sarato fait connaître une coupe générique nou-
velle de Crustacés sous le nom de Ligus et qui ne comprend qu’une
seule espèce, le L. Edwardsü. Ge Crustacé Macroure appartient à la
famille des Salicoques et vient se ranger, par la forme et la disposition
des pattes de la seconde paire, dont le carpe est multiarticulé, à côté des
Nika et des Lysmata, de la tribu des Alphéens et des Palémoniens. C’est
dans le mois de juin, au milieu d’autres Crustacés provenant des mers
de Saint-Jean et d’Eza, sur les côtes de la Ligurie, d’après l’auteur ita-
lien, que ce genre a été rencontré; il est remarquable par la longueur
excessive de ses antennes médianes et rappelle un peu aussi celui des
Pandalus.
Les collections carcinologiques du Musée de Paris possèdent une dou-
zaine d'individus des deux sexes de ce Crustacé, qui a été communiqué
à M. A. Milne-Edwards, qui le considère comme nouveau pour la
science. E. D.
Bulletin bibliographique.
Académie des sciences (Comptes rendus hebdomaduires des séances de l),
1885, 2 semestre, n° 21 et 22, ©)
Entomologist®s monthly Magazine (the), n° 259. — V. R. Perkins. Notes
on the aculeate Hymenoptera of Gloucestershire. — G. T. Pornirr.
Description of the larva of Plerophorus cosmadoctylus H. S.= Puncti-
dactylus Steph. — J. Woo». The larva of Pædiseu oppressana and
its habits. — H. Meape. Description of a new maritime fly belonging
to the family Scatomyzides, Fallen. — HamiLroN H. Druce. Descrip-
tions of three new species of Lycænidæ. — A. G. BUTLER. A word
respecting Callerebia hydrida. — J. W. Douczas. Note on some bri-
tish Coccidæ. — Rev. À. MATrHEwWS. On à new Genus allied to Cory-
lophus. — Notes diverses.
Feuille des jeunes Naturalistes, n° 182. — Note sur une espèce nouvelle
de Stenolophus. — BourGeoïs (J.). Réponse à M. Bellier de la Chavi-
gnerie, à propos du Podabrus alpinus var. lateralis Er. (Mocquerysi
Reiche).
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the Pycnogonida of the Australian Coast (4 pl.).— Ca. Caizrox. Notes
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Australian Micro-Lepidoptera.—N° XII. F. Rarr. On the Larvæ and
Larva Cases of some Australian Aphrophoridæ (2 pl.).
Vol. X. Part. I. A. Sixey Ouirr. Notes on some Ceylonese Co-
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Ouvrages procenant de lu bibliothèque Chevrolut :
acquis Sur les fonds Pierret.
BoHEMAN (C. H.). 1° Calodromus, genus e familia Curculionidum ad-
umbratum et descriptum. 1 pl. n. 5 p.; 2° Observationes in Derbe
Genus una cum specierum quinque novarum descriptionibus. 4 pl. n.
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£RICHSON (D' W.). Neue sudamerikanische Kalergatiungen aus den Fa-
milie der Blatterhorner. 1 pl. n. (Wiegman Arch.) 16 p.
FRies (B.). Beskrifning ôfver nya Insekter fran Columbien. 2 pl. n. (Ut.
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GENÉ (Dr G.). Memoria per servire alla storia naturale dei crittocefali
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GisTL (J.). Faunus. Zeitschrift für Zoologie und vergleichende Anatomie,
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Naturforscher, n° 1, 1835. 20 p.
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4 pl. n. Munich, 1831. 44 p.
Recueil contenant les brochures suivantes :
1° Burueisrer (D' H.). Zur Naturgeschichte der Gattung Calandra,
nebst Beschreibung einer neuen Art : Calandra Sommeri. 4 pl. Berlin,
1837. 24 p.
2 KiuG (D' F.). Die Coleopteren-Gaitungen : Athyreus und Bol-
boceras, dargestellt nach den in der Sammlung hiesiger Kônigl. Uni-
versitat davon vorhandenen Arten. 2 pl. col. (Ak. Wiss.), 1843. 37 p.
3° GERSTAECKER (D' A.) Rhipiphoridum Coleopterorum familiæ
dispositio systematica. À pl. n. Berlin, 4855. 34 p.
RirsemaA (C.). On three new species of Rhynchophorous Coleoptera from
Sumatra (Notes Leyd. Mus., vol. IV, note xxr.) 16 p.
Ip. Three new species of the Brenthid genus Diurus Pascoe. (Loc. cit.,
vol. IV, note xxvI.) 8 p.
In. Remarks about certain species of the Anthribid Genus Xylinades
Latr. (loc. cit., vol. V, note 1v.) 2 p.
In. On a new species of the Coleopterous Genus Zchéhyurus Westw:
(Loc. cit., vol. V, note Xxv1.) 2 p:
Seunce du 9 decembre 1885. CEXXIL
RirsemA (C.). Four new species Malayan Cetonidae. (Loc. cit, vol. VE
note I.) 8 p.
RogLors (W.). Description of a new Genus and Species ol Ecelonerides
(family Anthribidæ) from Sumatra. — Description of a new Suma-
tran species of the Genus Myllocerus. (Loc. cit., vol. IF, notes xxIx
et xxx.) 8 D.
Ib. Description of two new species of the Rhynchophorous Genus 4p0-
derus, — On a new species of the Genus Ectatorhinus Hasselti. —
Description of a new species of the Rhynchophorous Genus Oxyrhyn-
chus. — Description of a new species of the family Anthribidæ.
(Loc. cit., vol. IL, notes xXxXvV, XXXVI, XXXVI et XXXVIIL.) 46 D.
RoSexHAUER (U. G.). Die Lauf-und Schwimmkaefer Erlangens mit
besonderer Berücksichtigung ihres Vorkommens und ïhres Verhal-
inisses zu denen einiger anderer Staaten Europa’s. Erlangen, 1842,
38 P.
SAY (Tu.) Description of new Species of Curculionites of North America
With observations on some of the species already known. New Har-
mony, 1831. 30 p.
Ib. Descriptions of new American Species of the Genera Buprestis,
Trachys and Elater, 1824. 20 p.
Ib. Descriptions of North American Insects and observations on some
of the species already described; New Harmony, 1829-1833. 65 p.
(Exemplaire interfolié avec traduction manuscrite en regard.)
Ib. Journal de l’Académie des sciences naturelles de Philadelphie. Diffé-
rents mémoires de Say traduits par Gory. 240 p., À pl. n.
ScHAUM (D'). Verzeichniss der Lamellicornia melitophila. Stettin 1848.
94 p.
SCHNEIDER (D' J. H.). Der Kartoffel-Blatisauger Psylla solani tuberosi
Schneider (Cycada [Typhlocyba] solani tuberosi Kollar) ein die Kar-
toffelfaule erzeugendes Insect (Sitz. Ak. Wiss. Wien.), 1852. 4. pl.
col. 23 p.
ScriBA. Journal für die Liebhaber der Entomologie, Francfort, 4790. 296 p.
SEOANE (V. L.). Notas para la fauna Gallega. Ferrol, 1879. 16 p.
SipNex PARRY (F. S.). Catalogus Coleopterorum Lucanoidum, 3° éd.,
1875. 29 p.
SPiNoLA (M.). Inseciorum Liguriæ species novæ aut rariores quas in
agro ligustico nuper detexit, descripsit et iconibus illustravit.—92 vol,
Gênes, 4806-1808. 6 pl. 160 p., 262 p.
CEXXIV Bulleiin entomologiyue.
STEINHEIL (Ed.). Die columbischen Chrysomelinen der Coleopteren —
Sammlung von St. 4 pl. col. (Mitth. Münch. Ent.), 1877. 18 p.
STEPHENS (J. F.). À description of Chiasognathus Grantii, an insect for-
ming the type of an undescribed Genus, with some brief remarks
upon its structure and affinities. 2 pl. n. (Trans. Cambr. Phil. Soc.),
1831. 8 p.
VAN DER LiNDEN (P. L.). 4° Observations sur les Hyménopières d'Eu-
rope de la famille des Fouisseurs. 420 p. — 2° Essai sur les Insectes
de java et des îles voisines (Cicindélites). 28 p. (Mém. Ac. Bruxelles),
1829.
Wesrwoop (J. O.). 4° Insectorum novorum Centuria. 4 pl. n. (Ann. Mag.
Nat. Hist.), 1841. 2 p. — 2° On the habits of the species of the Co-
leopterous Genus Megacephalu inhabiting the Amazonian Region of
South America by H. W. Bates esq., with à Synopsis of the Species.
4 pl. (Trans. Ent. Soc., 1852.) 10 p. — 3° On the Genus Cerapterus
of Swederus. 6 p. — 4° Descriptions of seventeen new species of the
Colcopterous family Paussidæ (Linn. Soc.), 1849. 6 p.
A ce recueil est joint :
Hope. Buprestidae novæ Hollandiæ. 43 p.
Zurrerstenr (W.). Fauna insectorum Lapponica, pars L Hamim, 1828.
D03 p.
Ib. Orthoptera Sueciæ disposita et descripta. Lund, 1821. 432 p.
AVE
Séance du 23 décembre 188.
Présidence de M. Éu.-L. RAGONOT.
Lectures. M. le D' Alex. Laboulbène communique une notice nécrolo-
ique sur le D' Ch. Robin, membre honoraire.
— M. C. G. Thomson, de Lund, membre honoraire, adresse la troi-
sième partie de ses Notes hyménoptérologiques, comprenant des observa-
ions et des descriptions de nouvelles espèces du genre Ichneumon.
— M. Maurice Maindron montre une planche coloriée comprenant les
figures de chenilles nouvelles découvertes aux environs de Pondichéry,
nsi que celles de Lépidoptères ; planche devant accompagner un mé
moire qu'il prépare pour les Annales.
Séance du 23 décembre 1885. CEXXV
Communications. M. Ch. Millot signale, sous toutes réserves, le fait
suivant, publié par un journal de Nancy :
M. Tisserant, vétérinaire, avait à examiner un cheval atteint d’exco-
riation à la langue, avec gonflement de la face, et mis dans l’impossibilité
de manger. Il a remarqué, dans la mangeoire de l’animal, la présence
d’une certaine quantité de Blaps, et attribue les accidents aux effets veési-
cants des substances âcres que sécrètent ces insectes.
— M. P. Mabille annonce à la Société qu’il s'occupe depuis longtemps
des Névroptères qui se rencontrent en France et surtout aux environs
de Paris. Il en a déjà formé un catalogue assez complet dont il compte
bientôt entretenir la Société.
A propos des dernières espèces trouvées, et communiquées à M. Mac-
Lachlan, notre collègue de Londres a rédigé la note suivante sur une
espèce importante, en demandant qu’elle soit communiquée à notre Société.
« Quand je m’occupais des petites Phryganes du genre Cyrnus, pour
ma Revision, je donnai le nom de C. insolutus à un insecte que je ne
connaissais que par le type $ de Rambur, Philopotamus urbanus, des
environs de Paris, et qui existe dans la collection de mon ami le baron
de Sélys-Longchamps. Rambur appliquait le nom d’urbanus avec doute ;
en effet, l'espèce de Pictet est tout autre chose.
« L’insecte de Rambur appartenait bien au genre Cyrnus, mais ne se
rapportait à aucune des espèces qui m'élaient connues, et je n’accordais
pas grande valeur aux mots : Aîles inférieures sans taches bien visibles,
mais paraissant avoir de petits nuages plus püles vers l'extrémité.
€ Il y a deux ans, notre collègue M. P. Mabille me communiqua un
Cyrnus $ un peu plus grand que le type et portant de petites marques
claires dans la substance même de laile. Je ne pus encore être sûr de
l'identité de l’espèce ; mais M. Mabille vient de m'envoyer un Cyrnus &,
et j'ai pu reconnaître l’autre sexe de mon Cyrnus, L’insolatus est bien
l’'urbanus de Rambur.
« Il est de la taille du érimaculatus; ses ailes antérieures offrent de
petites taches dorées, de forme carrée et produites par la pubescence.
En outre, les appendices sexuels du mâle sont très caractérisés et rap-
pellent ceux du flavidus. J'ai donc pu avoir une description détaillée et
un dessin très exact.
« Le Cyrnus insolatus à été pris à Meudon le 22 juin.
« Les environs de Paris renferment plusieurs espèces de Phryganides
très intéressantes, et quelques-unes d’entre elles sont encore imparfaite-
ment connues. »
(1885) BULL. xv.
CCXXVI Bulletin entomologique.
— M. J. Fallou, à propos d’une notice de M. Ch. Oberthür, insérée
dans le Bulletin de la séance de la Société du 9 décembre 1885 (p. cexv),
relativement à l'abondance des Sphinx qui a eu lieu à la fin de l’année
1885, présente les remarques suivantes :
Je crois devoir faire remarquer que la grande quantité de Sphinx
signalés cet automne a été le sujet de plusieurs observations publiées
dans le journal le Naturaliste (1885, n°° 21, 93 et 24), avec l’indication
des localités où ces divers Lépidoptères ont été surtout rencontrés : par
MM. David, auprès de Nantes; Cnockaer, à le Pau (près du Mans);
H. Giraudeau, à Lignières (Charente); Bleuse et Xavier Raspail, à Gou-
vieux (Oise); Marc, dans le canton de Genève ; Fallou, à Champrosay
(Seine-et-Oise); Tarbé, dans plusieurs localités différentes.
Depuis la publication de ces notes, j'ai appris que notre collègue
M. Galichon avait capturé dans une seule soirée plus de quarante Sphinx
Atropos dans le département de Saône-et-Loire, près Mâcon; et enfin
qu’un jeune entomologiste, M. Houdion, avait pris, à la fin de l'été, la
Deilephila Neri, au Raincy (près Paris).
— M. Charles Oberthür adresse la note suivante (1) :
Nous venons de recevoir, de ME7 Félix Biet, vicaire apostolique du
Thibet, un envoi fort intéressant et qui a subi, pour nous parvenir, bien
des vicissitudes. Aux dernières nouvelles, ME Biet avait quitté Tà-tsien-
loû, à cause de la persécution exercée contre les catholiques et les Fran-
çais, et l’un de ses dignes collaborateurs, qui avait eu l’obligeance, en
des temps moins troublés, de former pour nous des collections entomo-
logiques, était obligé de se dérober par la fuite aux recherches dirigées
contre lui.
Parmi les espèces nouvelles de Lépidoptères contenues dans lenvoi
de ME Félix Biet, je citerai plusieurs Satyrides, groupe des Rhopalo-
cères représenté en Chine par un grand nombre d’espèces ; des Lycé-
nides, dont quelques-uns forment un genre nouveau près des Polyom-
matus, remarquable par les charmants dessins dont sont ornées les ailes
inférieures en dessous; un Sphingide voisin de Nerü; plusieurs Géo-
mètres, Noctuelles, Bombycides ; une série d’espèces du genre Steropes
(Hespérides), et des Piérides, parmi lesquelles la Pieris acræa Ch.
Oberthür (sp. nov.), dont voici la description :
Preris ACRÆA Ch. Oberthür. — Rappelle beaucoup, par la taille et la
(1) Malgré l'étendue de cette note, la Société en décide exceptionnellement
l'impression complète dans ce Bulletin.
Seance du 23 décembre 1885. CCEXX VII
forme allongée de ses ailes, lAcræa Terpsichora Linné, et se place, à
cause de la disposition des dessins et des taches dont elle est ornée,
dans le groupe de Soracta, Agathon, Larraldei, etc., mais ne peut être
confondue avec aucune autre Pieris, tant ses ailes longues et étroites lui
impriment un caractère particulier.
En dessus, le fond des ailes est jaunâtre clair. Aux ailes supérieures,
les dessins brun-noir sont, comme disposition, presque les mêmes que
dans Larraldei $; mais le contour intérieur en est beaucoup moins
arrondi et plus aigu. Aux ailes inférieures, la bordure brun-noir n’est
pas traversée au milieu par un rang de taches intra-nervurales, comme
dans Larraldei. Cette bordure, chez le Pieris Acræa, n’est éclaircie de
blanchâire qu’au contact du bord extérieur.
Le dessous diffère du dessus parce que toutes les parties brun-noir
sont atténuées et lavées de jaune, surtout au bord des supérieures et
des inférieures, qui sont elles-mêmes plus lavées de jaunâtre que les
supérieures et ornées d’une macule orangée située dans l’espace ner-
vural basilaire. Les nervures, en dessous. sont finement écrites en
noir.
Les antennes, le corps et les pattes sont noirâtres. Le corps est recou-
vert d’une pilosité et d’un semis d’atomes jaunâtres.
Parmi les Satyrides, nous décrivons une des plus jolies espèces appar-
tenant au genre Pararge :
PARARGE EPISCOPALIS Ch. Oberthür. — Se place tout près de Masoni
Elwes, dont elle diffère, au premier aspect, par la teinte rouge brique
des ailes supérieures en dessous, le rétrécissement et la forme arquée
de la bande transversale des supérieures et la dentelure plus accentuée
des ailes.
Dessus brun noir, glacé, brillant avec un reflet doré, très soyeux,
surtout sur le disque des ailes ; les supérieures traversées par une bande
maculaire extra-cellulaire étroite, décrivant un arc depuis la côte jusqu’à
l'angle interne, jaunâtre dans le 4, blanchâtre et plus dilatée dans la 9.
Celle-ci offre, en outre du &\, une tache rougeâtre infra-cellulaire, presque
au milieu des supérieures. La frange est jaunâtre, entrecoupée de noi-
râtre au point de contact des nervures.
Ses ailes supérieures, en dessous, présentent la même bande macu-
laire qu’en dessus, mais plus blanche. Le fond de ces ailes est rouge
brique vif. Il y a une tache ocellée, noire, pupillée de blanc, subapicale,
comme dans Mæra, mais plus petite, plus rapprochée de l’apex et sur-
montée de 2 ou 3 points blancs intra-nervuraux. L’apex est gris d’ar-
CCXX VII Bulletin entomologique.
gent, ainsi qu’un double liséré, fin, parallèle au bord extérieur. Ce
double liséré se poursuit le long du bord. Les ailes inférieures sont
brunes, mais couvertes d’un semis épais d’atomes argentés, parcourues
par des lignes sinueuses rouge brique, comme dans Nashreddin, mais
plus anguleuses. De plus, un rang d’ocelles noirs, largement cerclés de
brun, pupillés de blanc, intra-nervuraux, décrit une courbe parallèle au
bord externe des ailes, et ce rang d’ocelles ressort sur un fond argenté
plus clair que le fond même des ailes.
Les antennes, la tête, le corps, les pattes, sont à peu près comme
dans Ægeria.
Nous avons remarqué aussi une jolie Agaristide, que nous décrivons
sous le nom de Bieti, en l'honneur de l’évêque de Diana qui l’a décou-
verte :
AGARISTA BIeTi Ch. Oberthür. — A peu près de la taille d'Ephyra
Boisduval, mais ayant le corps plus robuste et rappelant, pour ce carac-
tère, les espèces américaines octomacula, dipsaci, Sacramenti, Lor-
quini, etc.
Ailes supérieures, en dessus, noires, saupoudrées d’atomes gris jau-
nâtre, avec des taches jaune de chrome clair, disposées comme suit :
une grosse tache basilaire extérieurement coupée droit et obliquement,
divisée par les nervures et n’atteignant pas le bord inférieur; deux
autres assez grosses, l’une intra-cellulaire, presque carrée, l’autre infra-
cellulaire, en forme de trapèze ; une grosse, longue, subcostale et extra-
cellulaire; enfin, une dernière formant comme une série marginale
tout le long du bord extérieur, en sept ou huit taches contiguës, rem-
plissant chacune l’espace intra-nervural et divisées par un petit trait
noir. Le sommet de la frange est indiqué en blanc.
Ailes inférieures, en dessus, noires avec trois taches blanches, dont
une subbasilaire, intra-nervurale, petite, précédant une autre grosse,
divisée en deux parties par le trait noir fin de la nervure inférieure de
la cellule; enfin, la troisième tache blanche formant comme le sommet
d’un triangle par rapport aux deux supérieures, située au-dessus de
l'angle anal.
En dessous, les ailes inférieures diffèrent beaucoup des supérieures.
Elles sont noires, ornées de dessins blancs et jaunes; mais surtout re-
marquables par un gros trait orange, partant de la base et longeant le
bord antérieur de l'aile inférieure jusqu’à la rencontre d’une grosse
tache marginale jaune, plus large au contact du bord antérieur et se
terminant à l’angle anal, de façon à former une sorte de triangle, seule-
Séance du 23 decembre 1885. CEXXIX
ment divisé par les traits noirs nervuraux. Le reste des ailes inférieures,
c’est-à-dire l’espace cellulaire, basilaire et anal, est blanc avec des taches
basilaires, allongées, noires, un trait noir, parallèle au bord anal et
allant joindre une grosse tache noire qui remonte au milieu de l’espace
blanc, au travers de la cellule, jusqu’au contact de l’espace orange.
Les ailes supérieures reproduisent les taches du dessus, qui sont seu-
lement plus dilatées. La bordure des quatre ailes, en dessous, est noire
et la frange des inférieures est blanche.
Le thorax et l'abdomen sont noirs en dessus; le collier et les épau-
lettes sont jaunes ; en dessous, l'abdomen est orangé. Les pattes sont
annelées de noir, de jaunâtre et saupoudrées à certaines places d’un peu
d’orangé.
Je crois que l’éminent explorateur de la Chine, M. l'abbé Armand
David, a rencontré cette même espèce à Mou-Pin, et j'ai vu dans les
cartons du Muséum national un Agarista rapporté par le savant laza-
riste et qui, d’après mes souvenirs, ressemble beaucoup à lAgarista
Bieti.
D'ailleurs, il y a une certaine connexité entre la faune des Lépido-
ptères de Mou-Pin et celle de Tä-tsien-loû. Plusieurs espèces sont les
mêmes. D’autres cependant n’ont encore été trouvées que dans une
seule des deux localités.
Parmi les Phalénites notamment, M. Armand David a découvert une
superbe Abraæas, que nul autre chasseur n’a capturée. Je ne puis résis-
ter au plaisir de la décrire ici, en la dédiant au voyageur intrépide
qui, le premier, a soulevé le voile si longtemps étendu sur la faune du
Thibet et de la Chine occidentale.
ABraxaAS Davinr Ch. Oberthür. — Grande espèce, à ailes entières, un
peu arrondies, blanches, avec la côte jaune d’or pointillé de noir, lapex
et le bord extérieur des supérieures comme des inférieures d’un noir
sur lequel ressort une bande marginale jaune d’or, festonnée et précédée
vers l’apex d’une bande de même couleur, mais courte et semblant en-
cadrer, avec la bande marginale commune, une série moniliforme et
intra-cellulaire de taches rondes noires, qui ne tardent pas à se confondre
avec la bande noire, laquelle, éclairée de jaune, part de la base des supé-
rieures, en longeant tout le contour extérieur des ailes, pour aboutir à
angle anal des inférieures.
Les nervures ressortent en noir et en relief sur le fond blanc, soyeux
et délicat des quatre ailes. Aux ailes supérieures, la cellule semble fer-
mée par un gros trait noir droit.
CCXXX Bulletin entomologique.
Le dessous reproduit le dessus, avec cette différence que le jaune est
plus dilaté sur le noir qu'aux supérieures. Il résulte de ce rétrécisse-
ment du noir par l’envahissement du jaune que les supérieures pré-
sentent, dans la bande jaune marginale, une série bien accentuée de
taches noires, rondes, et que les inférieures présentent une série de
points nervuraux, noirs, bien détachés et contigus à la frange, qui est
d’un blanc soyeux, tandis qu’elle est noire aux supérieures.
Les antennes sont courtes, fines et noires. L’abdomen est grêle; les
pattes sont longues ; les épaulettes sont très développées, noires, lisérées
de jaune.
Membres reçus. M. Alfred Blavy, avoué à la Cour, rue Nationale, 21,
à Montpellier (Hérault) (Entomologie generale, Mœurs et Métamorphoses
des Insectes, Études microscopiques des larves, surtout aquatiques), pré-
senté par M. L. Bedel, au nom de M. Valery Mayet. — Commissaires-
rapporteurs : MM. Maurice Sédillot et E. Simon. (Reçu pour 1885.)
— M. le D' Joannès Chatin, maître de conférences à la Faculté des
sciences, agrégé de l’École de pharmacie, boulevard Saint-Germain, 128
(Entomologie générale, principalement Anatomie des Insectes), présenté
par M. le D' Alex. Laboulbène. — Commissaires-rapporteurs : MM. L.
Fairmaire et E. Desmarest. (Reçu pour 1886.)
— M. François, instituteur, membre de la Société botanique de France,
à Porcheux, par Auneuil (Oise) (Entomologie generale, principalement
Mœurs des Insectes), présenté par M. E. Desmarest. — Commissaires-
rapporteurs : MM. L. Bedel et J. Grouvelle. (Reçu pour 4886.)
— M. Noualhier (Maurice), à Puymaud, près Nieul (Haute-Vienne) —
(Entomologie genérale), reçu membre en 1882, a été, par suite d’une
regrettable erreur typographique (Bulletin, page Lxvvm), indiqué à tort
comme démissionnaire.
Membre démissionnaire pour 1885. M. Auguste Alexandre, à Paris,
qui avait été reçu en 1869.
Assistant demissionaire. M. Juste Bignault, à Paris, qui avait été reçu
en 1881.
Candidat presente. M. Riondé, employé de commerce, rue d’Enghien,
A6 (Entomologie génerale), présenté par M. E. Desmarest. — Commis-
saires-rapporteurs : MM. J. Bourgeois et H. Lucas.
Nominations annuelles. La Société, aux termes de divers articles de
ses Statuts et de son Règlement, et pour la cinquante-cinquième fois
Seance du 23 décembre 1885. CCXXXI
depuis sa fondation, procède au renouvellement de son Bureau, de son
Conseil et de ses Commissions spéciales.
Ont été nommés pour 1886.
MEMBRES DU BUREAU.
PTESTORE ER CORNE RE RE PONENE MM. J. BourGeo!s.
Vace-Presilenti Ain ru E. Srmox.
SCT CULITE PENROTS ETN EM NT. E. DESMAREST.
4er Secretaire adjoint . . . . . . H. Lucas.
2eSecretaire ajoint M ANA TN G.-A. BAER.
HHESON EN LS CAEN ete L. Buquer.
Archiviste-bibliothécaire . . . . . A. LÉVEILLÉ.
Archiviste-bibliothécaire adjoint . . CH. LEPREVOST.
CONSEIL.
MM. L. BEDEL, — L. FAIRMAIRE, — Ép. LEFÈvRE (membres restants),
— CH. BRONGNIART, — J. GROUVELLE, — Ém.-L. RAGONOT (membres
nouveaux) — et les membres titulaires du Bureau.
COMMISSION DE PUBLICATION.
MM. G.-A BAER, — L. BEDEL, — J. FALLOU, — J. GROUVELLE, —
G.-A. PouJADE — et les membres titulaires du Bureau.
COMMISSION DE LA BIBLIOTHÈQUE.
MM. S.-A. DE MARSEUL, — A. SALLÉ, — MAURICE SÉDILLOT, — et les
membres titulaires du Bureau.
COMMISSION DU PRIX DOLLEFUS pour 1885.
MM. E. DESMAREST, — L. FAIRMAIRE, — TH. GOOSSENS, — A. MAUPPIN,
— G.-A. POUJADE, —Ém.-L. RAGONOT, — MAURICE SÉDILLOT, —H. SÉNAC,
— E. SImox.
E. D.
Bulletin bibliographique.
Académie des sciences (Comptes rendus hebdomadaires des séances de l'),
1885, 2° semestre, n° 23 et 24, (©)
Accademia dei Lincei (Ati della Reale), sér. IV, vol. 4°, fasc. 26°. ©
Boston Society of natural history :
cexxx Bulletin entomologique. — Séances du 23 décembre 1885.
1° Mémoirs, vol. LI, n° XI, 1885. — S. H. Scunner. Palæodic-
tyoptera : or the Affinities and Classification of Paleozoic Hexapoda.
& pl. n. — In. Winged Insects from a Paleontological Point of View,
or the Geological History of Insects
2 Proceedings, vol. XXII, part. IV, 1885. ©) — Vol. XXII,
part. L ©
Bulletin d’insectologie agricole, 1885, n° 10-11. — A. WaAILLy. Éduca-
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botanische Wanderungen, 1885. — Ip. Nachtrag zur Aufzählung der
Coleoptrcen des Trencsiner Komitates, 1884. — VANGEL (JENO). Ada-
tok Kocsocz és kornyékének lepke-faunajahoz, 1885 (suite d’un tra-
vail précédent. — Demande d'échange de publications.
Psyche, vol. IV, n° 132-134. À. K. Dimmocx. The Insects of Betula in
North America. — Observations on Decapitated Silkworm Moths.
Royal Society (Proceedings of the), vol. XXXIX, n° 239. ©
Sociedad española de historia natural (Anales de la), t. XIV, acad. 2. ©)
Societas pro Fauna el Flora Fennica (Meddelanden af), 1885. ©)
AGassiz (A.). Twenty annual report of the Curator of the Museum of.
Comparative Zoology of Harvard College. Cambridge, 1885. 35 p. *
GADEAU DE KERVILLE (HENRI). Causerie sur le transformisme.—T. Exposé
de la doctrine transformiste. Elbeuf, 1885. 44 p. *
LABOULBÈNE (ALEX.). Cours d'histoire de la Faculté de médecine de Paris :
Paracelse et Van Helmont (Revue scientifique), 1885, n° 21 et 22. *
Lerèvre (Éb.). Eumolpidarum hucusque cognitarum Catalogus (Mém.
Soc. Sc. Liége), 1885. 172 p. *
A. L.
3 DE—< —
LISTE DES MEMBRES
DE LA
SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE DE FRANCE.
ANNÉE 14885. — Cinquante-quatrième de sa fondation,
—— CODE —
+
Nota. L'astérisque (*) désigne les Membres fondateurs; les deux astérisques :**)
s'appliquent aux Membres libérés ou à vie.
Membres honoraires.
MM.
1859-1882.
1856-1882.
1842-1882,
1880-1885.
1835-1885.
1856-1885.
* 1874.
1834-1885.
1843-1882.
** BRISOUT DE BARNEVILLE (Charles), rue de Pontoise, 15,
à Saint-Germain-en-Laye (Seine-et-Oise). — Coléoptères
d'Europe et du bassin de la Méditerranée.
CANDÈZE (le D' E.), %, à Glain-lès-Liège (Belgique). —
Entomologie générale, Larves des Coléoptères.
FAIRMAIRE (Léon), £ÿ A., ancien directeur de l'hôpital Saint-
Louis, rue du Bac, 94. — Coléoptères, Hyménoptères et
Hémiptères.
** HOBN (le D’ George-Henry), North-Fourth street, 874, à
Philadelphie (Pensylvanie, États-Unis d'Amérique). — Coléo-
ptères, principalement ceux de l'Amérique du Nord.
MARSEUL (l’abbé S.-A. pe), boulevard Pereire (sud), 271, aux
Ternes-Paris. — Coléoptères d'Europe et des pays circon-
voisins, Hétéromères et Histérides exotiques.
** PUTON {le D' Auguste), à Remiremont (Vosges). — Co-
léoptères, Hyménoptères et surtout Hémiptères de France.
REICHE (Louis), ancien négociant, rue la Sourdière, 32. —
Coléopteres.
SÉLYS-LONGCHAMPS (Edm. pe), X, sénateur, membre de
l’Académie royale des Sciences de Belgique, boulevard de
Sauvenière, 34, à Liège (Belgique). — Névroptères, princi-
palement Odonates ; Lépidoptères d'Europe.
** SIGNORET (Victor), l'hiver : rue de Rennes, 46 (place
Saint-Germain-des-Prés), et l'été : avenue de Chevreuse, 5,
Clamart (Seine). — Hémiptères.
COXXX
IV : Liste des Membres.
1882. THOMSON (Charles-Gustave), X, professeur de zoologie à
l'Université royale de Lund (Suède). — Entomologie géné-
rale, surtout Coléoptères et Hyménoptères.
1833-1860. WESTWOOD (J.-0.), professeur à l’Université, Taylorien
1864.
1875.
1853.
1863.
1881.
1885.
1855.
1861.
1857.
1876.
1876.
1869.
1380,
Institute, à Oxford (Angleterre). — Entomologie générale.
er Tolettie lie le Us. Let folkaiWettiell eine ete eptie Toile Ze freres re
Membres à vie et Membres ordinaires.
MM.
**# ABEILLE DE PERRIN (Elzéar), place des Palmiers, 41, à Hyères
(Var). — Coléoptères et Hyménoptères d'Europe.
ALAIN (L.), rue de Châteaudun, 23, à Paris. — Lépidoptères euro-
péens, principalement Diurnes.
ALLARD (Ernest), chef du bureau des ingénieurs au chemin de fer
d'Orléans, rue Paradis-Poissonnière, 2. — Coléoptères d'Europe.
ALLARD (Gaston), route des Ponts-de-Cé, à la Maulevrie, près An-
gers (Maine-et-Loire). — Coléoptères d'Europe.
ALLÉON (le comte Amédée), à Makrikeni, près Constantinople. —
Entomologie générale, surtout Coléoptères.
ALLUAUD (Charles), rue de Mailly, 6. — Coléoptères d'Europe et
d'Afrique.
AMBLARD (Louis), docteur en médecine, rue Paulin, 14 bis, à Agen
(Lot-et-Garonne). — Hyménoptères.
ANCGEY (Félix), fabricant de produits chimiques, rue Marengo, 56,
à Marseille (Bouches-du-Rhône). — Coléoptères en général, Hymé-
noptères européens.
** ANDRÉ (Ernest), notaire, rue des Promenades, 17, à Gray
(Haute-Saône). — Hémiptères et Formicides, Mœurs des Insectes.
ANDRE (Edmond), négociant, boulevard Bretonnière, 21, à Beaune
(Côte-d'Or). — Entomologie générale, surtout Hyménoptères.
ANIBARO RIVES (Jose-Martinez), Lain Calvo, 20, à Burgos, province
de Logrono (Espagne). —Entomologie générale.
ANTESSANTY (l'abbé Gabriel np’), aumônier du Lycée, à Troyes
(Aube). — Coléoptères de France.
ARGOD (André-Albert), à Crest (Drôme). — Coléopteres européens
et exotiques.
1885.
1868.
1869.
1882.
1865.
1860.
1873.
1874.
1866.
1885.
1877.
1868.
1859.
1846.
1884.
1866.
1857.
1845.
Année 1885. CCXXXV
AUDOLLENT (Paul), élève de l’École des hautes études, rue Mor-
nay, 5. — Entomologie générale, Anatomie et Physiologie.
Auzoux (le D' Hector), à Saint-Aubin-d’Écrosville, par le Neubourg
(Eure). — Entomologie générale, principalement Coléoptères.
** BaEr (Gustave-Adolphe), cité Bergère, 1 bis. — Insectes des
îles Philippines, surtout Goléoptères.
BAIRSTOW (Samuel-Denton), F, L. S. Box 204 (Post office), à Port-
Élizabeth (Afrique du Sud). — Entomologie générale, surtout
Hyménoptères.
BALBIANI, professeur d’embryogénie au Collège de France, rue
Soufflot, 18. — Entomologie générale et appliquée.
BALY (Joseph-S.), docteur en médecine, The Butts, à Warwick
(Angleterre). — Coléoptères, principalement Chrysomélines.
Banpt (Luigi-Verdiani), via Ricasoli, 52, à Siena, par Rocca d’Orcia
(Italie). — Coléoptères d'Europe.
BarBAT (Pierre-Michel), imprimeur-éditeur, à Châlons-sur-Marne
(Marne). — Coléoptères d'Europe.
BARBIER (Ch.), rue de la Goutte-d’Or, 61, à Montmartre-Paris. —
Coléoptères d'Europe.
BARET (Louis), place Delorme, 2, à Nantes (Loire-Inférieure). —
Entomologie générale, surtout Hémiptères.
** BARGAGLI (Pierre), via de Bardi, Palazzo Tempi, à Florence
(Italie). — Goléoptères en général : plus particuliérement Curcu-
lionides, Anthribides et Xylophages ; Entomologie agricole.
BARON (G.), avocat, rue de Rennes, 142. — Coléoptères d'Europe.
BATES (H.-W.), Savile row, 1, Burlington gardens, à Londres, S. W.
(Angleterre). — Coléoptères et Lépidoptères.
BauDi DE SELVE (le chevalier Flaminius), via Baretti, 18, à Turin.
— Coléoptères.
BEAUREGARD (le D° Henri), professeur agrégé à l’École supérieure
de pharmacie, aide-naturaliste d’anatomie comparée au Muséum
d'histoire naturelle, rue Gay-Lussac, 56. — Mœurs, Anatomie et
Métamorphoses des Cantharidiens.
** BEDEL (Louis), rue de l’Odéon, 20. — Coléoptères.
BELLEVOYE, graveur, rue du Four-du-Cloître, 5, à Metz (Lorraine).
— Coléoptères d'Europe et d’ Algérie.
BELLIER DE LA CHAVIGNERIE (E.), rue Saint-Louis, 35, à Évreux
(Eure). — Lépidopteres et Coléoptèeres d'Europe.
CCXXXVI Liste des Membres.
1873.
1869.
1877.
1885.
1882.
1844.
1885.
1877.
18537.
1876.
1885.
1881.
1872.
1885.
** BELON (Paul-Marie-Joseph), professeur, place Saint-Michel, 4,
à Lyon (Rhône). — Coléoptères d'Europe.
BÉRARD (Charles), capitaine en retraite, percepteur des contribu-
tions, à Montlieu (Charente-Inférieure). — Coléoptères d'Europe.
BERG (Charles), professeur de zoologie à l’Université de Buenos-
Ayres, Casilla, 169 (République Argentine). — Entomologie
générale, principalement Lépidoptères.
BERGROTH (le D' E.), Robertsgatan, 41, à Helsingfors (Finlande).
— Entomologie générale, surtout Hémiptères.
BERNARD (François), ingénieur des ponts et chaussées, à Carpen-
tras (Vaucluse). — Entomologie générale, surtout Goléoptères et
Lépidopteres.
BiGor (J.-M.-K.), £ÿ L P., membre honoraire de la Société centrale
d’horticulture de France, l'hiver : rue Cambon, 27, et l’été : à
Quincy, par Brunoy (Seine-et-Oise). — Diptères.
** BINOT (Jean), l’été : boulevard Saint-Germain, 155, et l'hiver :
villa Bonnet, route d’Antibes, à Cannes (Alpes-Maritimes). —
Coléoptères.
BLanc (Édouard), inspecteur adjoint des forêts, en mission en
Tunisie, avenue Duquesne, 45, à Paris. — Entomologie générale,
principalement Coléoptères.
BLANCHARD (Émile), O. %, membre de l’Institut, professeur d’en-
tomologie au Muséum, rue de l’Université, 34. — Entomologie
générale, Anatomie.
BLANKENHORN (Adolphe), docteur en médecine, président de la
Société de viticulture, Bahnhofstrasse, 8, à Carlsruhe (grand-
duché de Bade). — Insectes nuisibles.
** BLavy (Alfred), £ÿ A., avoué à la Cour, rue Nationale, 21, à
Montpellier (Hérault). — Mæurs et Métamorphoses des Insectes ;
Étude microscopique des Larves, surtout aquatiques.
BLONAY (Roger DE), rue de La Rochefoucauld, 23. — Entomologie
générale, surtout Coléoptères.
BoLIvVAR (Ignacio), professeur d’Entomologie à l’Université, Museo
de Historia natural, calle de Alcala, 11, 2°, à Madrid (Espagne).
— Coléoptères et Orthoptères d'Europe.
BonHouRE (Alphonse), avocat, boulevard Haussmann, 82. — Coléo-
ptères d'Europe.
1860.
1885.
1859.
1879.
1857
1878.
1872.
1877.
1884.
1874.
1884.
1883.
1862.
1876.
1871.
1832.
1838.
Année 1885. CCXXXVII
BONNAIRE (le baron Achille), rue Saint-Merry, 414, à Fontaine-
bleau (Seine-et-Marne). — Coléoptères d'Europe et du bassin de
la Méditerranée.
BONANNO (Simon), piazza di Bologni, 23, à Palerme (Sicile). — En-
tomologie générale.
** BonvouLorr (le comte Henry DE), à Bagnères-de-Bigorre
(Hautes-Pyrénées), et à Paris, boulevard Saint-Germain, 215.
— Coléoptères.
Bowyx (le vicomte Gaston-Joseph-Louis DE), au château de Bujaleut
(Haute-Vienne). — Coléoptères d'Europe.
Boupier (Émile), ancien pharmacien, à Montmorency (Seine-et-
Oise). — Coléoptères d'Europe.
BouLLET (Eugène), banquier, à Gorbie (Somme). — Coléoptères
d'Europe et du bassin de la Méditerranée.
** BourG£oIs (Jules), rue de l’Échiquier, 38. — Coléoptères d’Eu-
rope, Malacodermes exotiques.
BOouTHERY (Charles-Auguste), docteur en médecine, — Entomologie
générale, principalement Coléoptères et Lépidoptères.
BOUZEREAU-MALIFERT, à Meursault (Côte-d'Or). — Lépidoptères
d'Europe, surtout Microlépidoptères.
BoyEenvaL, directeur de la manufacture des tabacs, à Tonneins (Lot-
et-Garonne). — Coléoptères d'Europe.
BRABANT (Édouard), au château de l’Alouette, à Escaudæuvres, près
Cambrai (Nord). — Lépidoptères, surtout Microlépidoptères.
BrAmMsON (K.-L.), professeur au gymnase d’Éxaterinoslaw (Russie).
— Coléoptères et Lépidoptères russes et exotiques.
BRISOUT DE BARNEVILLE (Henri), rue de Pontoise, 45, à Saint-
Germain-en-Laye (Seine-et-Oise). — Coléoptères d'Europe.
BRONGNIART (Charles), £ÿ A., %X, préparateur d’entomologie au
Müséum d'histoire naturelle, etc., rue Guy-de-Labrosse, 8. —
Entomolugie générale, Articulés fossiles.
BucHANaN Wuite (le D' F.), président de la Société des sciences
naturelles, à Perth (Écosse). — Entomologie générale.
BuGNION (Charles-Juste-Jean-Marie), à Lausanne (Suisse). — Coléo-
ptères et Lépidoptères.
Buquer (Lucien), %, ancien fonctionnaire de la marine, rue
Saint-Placide, 52 (faub. S'-Germain). — Coléoptères d'Europe et
d'Algérie.
CCXXXVIII Liste des Membres.
1867.
1883.
1880.
1871.
1883.
1879.
1877.
1869.
1883.
1883.
1872.
1881.
1856.
1854.
1841.
1881.
1881.
41871.
BURMEISTER (Hermann), directeur du Musée d’histoire naturelle, à
Buenos-Ayres (République Argentine). — Entomologie générale.
CAMBOURNAC (Simon), boulevard de la Gare, 14, à Narbonne (Aude).
— Coléoptères de France.
CAMERON (Peters), 10, Woodbine S'-Green heys, à Manchester (An-
gleterre). — Hyménoptères, principalement ceux d'Écosse.
CAPRONNIER (J.-B.), O. %X de l’ordre de Léopold de Belgique,
peintre-verrier, rue Rogier, 254, à Bruxelles. — Entomologie
générale, Lépidoptères de Belgique et exotiques.
Casey (T.-L.), lieutenant of Encers, presidio of San Francisco
(Californie). — Coléoptères de l'Amérique du Nord.
CayoL (Marius), rédacteur au ministère de l’agriculture, rue des
Moines, 50, à Batignolles-Paris. — Coléoptères d'Europe.
CHaAmPENoIs (Amédée), inspecteur des forêts, à Autun (Saône-et-
Loire). — Entomologie générale et appliquée.
CHARDON (Gabriel), employé au bureau télégraphique central, à
Constantine (Algérie). — Coléoptères de France.
** CHEux (Albert), naturaliste, rue Delaage 47, à Angers (Maine-
et-Loire). — Lépidoptères en général.
CHRÉTIEN (Pierre), à Villefranche-de-Rouergue (Aveyron). — Lépi-
doptères d'Europe, surtout étude des Chenilles et des OEufs.
*# CLEMENT (A.-L.), £> A., dessinateur, rue Lacépède, 34. — Ento-
mologie générale.
CoLvÉE (D.-Pablo), professeur, calle de Luis Vives, 2, 3°, à Valence
(Espagne). — Entomologie générale, principalement Cochenilles.
ComENDADOR (Antonio-Sanchez), professeur à l’Université, à Barce-
lone (Espagne). — Entomologie générale.
CONSTANT (A.), naturaliste, villa Niobé, golfe Juan (Alpes-Mari-
times). — Lépidoptères d'Europe.
CosrA (Achille), directeur du Musée zoologique, via Santa Antonia
alla Vicaria, 5, à Naples (Italie). — Entomologie générale.
COSTA DE BFAUREGARD (le comte Paul), place de l’Hôtel-de-ville,
à Chambéry (Savoie). — Coléoptères d'Europe.
CouLon, docteur en médecine, à Monaco (Principauté). — Lépido-
ptères d'Europe ; Education des Chenilles.
CourAGE (Émile), vicaire à Sainte-Clotilde, rue Casimir-Périer, 45.
— Coléoptères d'Europe et du bassin de la Méditerranée.
1880.
1882.
1879.
1883.
1872.
1855.
188/.
1874.
1880.
1856.
1882.
1859.
1875.
1882.
Année 1885. CCXXXIX
. COUTURES (Georges), négociant, rue Palais-de-l'Ombrière, 18, à
Bordeaux (Gironde). — Coléoptères d'Europe; Apiculture.
CROISSANDEAU (J.), rue du Bourdon-Blanc, 15, à Orléans (Loiret).
— Coléoptères d'Europe.
. CUISINE (Henry DE LA), rue d’Assas, à Dijon (Côte-d'Or). — Coléo-
ptères (Garabus), et Lépidoptères (Morpho et Urania).
Gun Y MARTORELL (Miguel), membre de l’Académie royale des
Sciences, calle de Codols, 18, 3°, à Barcelone (Espagne). —
Insectes de la faune catalane; Coléoptères d'Europe.
DAFFRY DE LA MONNOYE (Adalbert), rue de la Barouillère, 9. -—
Coléoptères de France.
DATTIN (E.), capitaine du génie, à Gabès (Tunisie). — Lépido-
ptères d'Europe.
DECOENE-RACOUCHOT (Alfred), aux Antoines, par Luzy (Nièvre).
— Coléoptères d'Europe; Insectes utiles et nuisibles à l’agri-
culture.
DeLABy (Edmond), rue de l’Amiral-Courbet, 10, à Amiens (Somme).
— Coléoptères du département de la Somme.
DELAHAYE (Jules), chef de bureau à la Caisse des dépôts et consi-
gnations, rue Brézin, 15, à Montrouge-Paris. — Entomologie
générale, principalement Lépidoptères.
DELAMAIN (Henri), à Jarnac (Charente). — Lépidoptères.
** DELUGIN (A.), pharmacien de 1° classe, rue Denis-Papin, 33,
à Blois (Loir-et-Cher). — Coléoptères et Lépidoptères d'Europe.
DEMAISON (Louis), licencié en droit, rue Cérès, 21, à Reims (Marne).
— Coléoptères et Lépidoptères d'Europe.
DEMBOwSKI (Louis DE), par Nowo-Minsk, à Sienniça, gouvernement
de Varsovie (Pologne). — Entomologie générale.
DEPUISET (A.), naturaliste, rue des Saints-Pères, 17. — Entomo-
logie générale, principalement Lépidoptères et Coléoptères.
DESBORDES (Henri), rue de Rennes, 121. — Coléopteres de France.
DESBROCHERS DES LOGESs (Jules), percepteur des contributions, à
Ardentes, près Châteauroux (Indre). — Coléoptères d'Europe et
des pays limitrophes, Élatérides et Curculionides du Globe.
Des Gozis (Maurice), avocat, place de l’Hôtel-de-Ville, à Montluçon
(Allier). — Coléoptères et Orthoptères de France.
DESIGNOLLE (Paul), instituteur, rue du Bac, 40. — Coléoptères et
Lépidopières d'Europe.
CCXL
1838.
1856.
1866.
1869.
1881.
1851.
1880.
1361.
1873.
1859.
1882.
1863.
1850.
1858.
1867.
1870.
4867.
Liste des Membres.
DESMAREST (Eugène), £ÿ I. P., garde des galeries d’anatomie
comparée au Muséum d'histoire naturelle, rue Cuvier, 57. —
Entomologie générale, principalement Coléoptères d'Europe.
DEYROLLE (Henri), naturaliste, place Denfert-Rochereau, 20. —
Coléoptères et Lépidoptères exotiques.
DEYROLLE (Émile), naturaliste, rue de la Monnaie, 23. — Entomo-
logie générale.
Dreck (le D° G.), à Zoschen, près Mersebourg (Prusse). — Coléo-
ptères d’Europe.
** DOoGNiN (Paul), négociant, rue de la Réunion, 16, à Auteuil-
Paris. — Lépidoptères d'Europe.
Doxrx (C.-A.), président de la Société entomologique, à Stettin
(Prusse). — Coléoptères.
DokxTourorr (Wladimir), officier d'artillerie de la garde impé-
riale, rue Petite-Moskowskaja, 5, à Saint-Pétersbourg (Russie).
— Coléoptères européens et exotiques, principalement Cicindélides.
** DoLLé (Maurice), ancien officier, photographe, rue Chenizelles, 2,
à Laon (Aisne). — Coléoptères.
Dozcrus (Jean), fondateur du Prix Dollfus, rue Pierre-Charron, 55.
Doria (le marquis Giacomo), via Peschiera, 18, à Gênes (Italie).
— Coléoptères.
Du Buysson (Henri), au château du Vernet, par Brout-Vernet
(Allier). — Coléoptères d'Europe.
Duparc (Georges), rue de Maubeuge, 63. — Coléoptères.
DuTreux (Aug.), £ÿ I. P., X, ancien receveur général, au château
de la Celle-Saint-Cloud, par Bougival (Seine-et-Oise). — Lépido-
ptères d'Europe, Diurnes exotiques.
DuvERGER (Joseph-Alexandre), à Dax (Landes). — Lamellicornes,
Longicornes, Libellulides, Orthoptères, Hémiptères et Lépidoptères
d'Europe.
ÉBRARD (Sylvain), employé aux aciéries, à Unieux (Loire). — Lépi-
doptères d'Europe.
EHLers (ON Guillermo), Muralla del Mar, 37, à Carthagène (Es-
pagne). — Coléoptères.
Emicx (Gustave D’), *X, écuyer de S. M. l’empereur d’Autriche,
Sebastien place, 1V, à Buda-Pesth (Hongrie). — Coléoptères
d'Europe ; Insectes nuisibles à l'Agriculture.
1866.
1858.
1879.
1861.
1868.
1876.
1880.
18382.
1875.
1867.
1866.
1880.
1867.
1885.
1869,
1857.
Année 1885. CCXLI
#* ERSCHOFF (Nicolas), Wassili Ostrow, n° 15, 12° ligne, à Saint-
Pétersbourg (Russie). — Lépidoptères.
FALLOU (Jules), £ÿ A., rue des Poitevins, 10, et à Champrosay,
commune de Draveil (Seine-et-Oise). — Lépidoptères d'Europe,
Étude de leurs mœurs ; Chenilles préparées.
FAUCONNET (Mary-Louis), membre du Conseil d'hygiène, à la
Frette, près Autun (Saône-et-Loire). — Coléoptères d'Europe.
FAUVEL (C.-A.), £ÿ A., %, avocat, rue d’Auge, 16, à Caen (Calva-
dos). — Entomologie générale de la basse Normandie, Coléo-
ptères et Lépidoptères de France, Staphylinides exotiques.
FéLissis-ROLLIN (Jules), %, chef d’escadron d'artillerie, en retraite,
rue de Rennes, 106 bis. — Coléoptères de France.
Finor (Pierre-Adrien-Prosper), #£, capitaine d'état-major, enretraite,
rue Saint-Honoré, 27, à Fontainebleau (Seine-et-Marne), —
Entomologie générale, plus spécialement Orthoptères.
FiTcx (E.-A.), Brick house, à Maldon, Essex (Angleterre). — Ento-
mologie générale.
** FLEUTIAUX (Edmond), rue Malus, 4 (ancienne place Monge).
— Coléoptères d'Europe.
Friprici (Edmond), conservateur du Musée d'histoire naturelle,
rue Haute-Pierre, 8-10, à Metz (Lorraine). — Entomologie géné-
rale et appliquée.
Fumouzz, docteur en médecine, rue du Faubourg-Saint-Denis, 78.
— Entomologie appliquée à la médecine et à la pharmacie.
GABILLOT (Joseph), quai des Célestins, 5, à Lyon (Rhône). — Co-
léoptères d'Europe.
** GADEAU DE KERVILLE (Henri), rue Dupont, 7, à Rouen (Seine-
Inférieure). — Entomologie générale, surtout Myriopodes.
#* GAGz (le D' Léon), rue de Grenelle, 9. — Entomologie générale
et appliquée à la médecine et à la pharmacie.
GALICHON (R.), boulevard Haussmann, 169. — Entomologie géné-
rale, surtout Lépidoptères.
GaLLois (Joseph), inspecteur du service des Enfants assistés, rue
du Bellay, 52, à Angers (Maine-et-Loire). — Coléoptères d’Eu-
rope et des pays circummédilerranéens.
GANDOLPHE (Paul), rue Vallier, 49, à Levallois-Perret (Seine). —
Coléoptères.
(1885) BULL. XVI
CCXLII
1867.
1885.
1870.
1842.
1880.
1885.
1857.
1868.
1880.
1873.
1859.
1881.
1879.
1878.
1864.
1835.
Liste des Membres.
GARBIGLIETTI (le D' Antoine), agrégé de la Faculté royale de mé-
decine, rue de l’Académie-Albertine, 5, à Turin (Italie). —
Coléoptères, Hyménopteres et Hémiptères.
GauJon (l'abbé), lazariste, professeur au séminaire de Loja (Équa-
teur). — Entomologie générale, surtout Coléoptères.
GAULLE (Jules DE), rue Notre-Dame-des-Champs, 36. — Coléoptères
d'Europe.
GÉHIN (J.-B.), château du Point-du-Jour, à Remiremont (Vosges).
— Coléoptères Carabiques de la tribu des Carabides, européens et
exotiques.
GENNADIUS (P.), inspecteur de l’agriculture, à Athènes (Grèce). —
Entomologie générale, principalement Cochenilles.
GIANELLI (Giacinto), place Victor-Emmanuel, 21, à Turin (Piémont).
— Lépidoptères.
GIRARD (Maurice), €ÿ I. P., professeur d’entomologie à l’École
d'agriculture de Grignon, elc., rue Gay-Lussac, 28, — Entomo-
logie générale et appliquée, Physiologie.
Gogerr (le D' Émile), £ÿ A., C. X de l’ordre d’Isabelle-la-Catho-
lique, rue de la Préfecture, 51, à Mont-de-Marsan (Landes). —
Entomologie générale.
Gopma (le D'E. pu CANE), Chandos street, 40, Cavendish square,
à Londres, W. (Angleterre). — Entomologie générale, princi-
palement Lépidoptères américains.
GonZALO y Goya (Angel), catedratico de historia naturale de Ins-
tituto, plaza de la Verdura, 70, pràt Salamanca (Espagne). —
Entomologie générale.
#** Goossens (Th.), boulevard Richard-Lenoir, 411. — Lépidoptères
. et Chenilles du Globe. R
Gorpon (le D' Antonio-Maria DE), professeur de physiologie, à
l'Université de la Havane (Cuba). — Entomologie générale.
Goss (Herbert), esq., F. G. S., Almoro Berrylands Surbiton hill,
Kingston, Surrey (Angleterre). — Insectes fossiles.
GounELLE (Émile), à Pierrefitte, commune de Saint-Laurent, par
Sully-sur-Loire (Loiret). — Entomologie générale, Goléoptères,
GOURÉ DE VILLEMONTÉE (Gustave), professeur de chimie à l’École
normale de Cluny (Saône-et-Loire). — Coléoptères de France.
GRAELLS (Mariano DE LA PAZ), »k, sénateur, professeur d'anatomie
comparée et de zoonomie au Musée d'histoire naturelle, calle de la
Bola, 4, 1°", à Madrid. —ÆEntomologie générale ; Mæœurs des Insectes.
1897.
1855.
1866.
1869.
1870.
1873.
1873.
188/.
1882.
1872.
1858.
1858.
1878.
1884.
1885.
1866.
1874.
Année 1885. CCXLII
*#* GRENIER (le D' A.), 4x, rue de Vaugirard, 55, et à Bagneres-
de-Bigorre (Hautes-Pyrénées). — Goléoptères d'Europe.
GRILAT (René), rue Rivet, 19, à Lyon (Rhône). — Coléoptères d’Eu-
rope el du bassin de la Méditerranée.
GRONIER, rue Sainte-Catherine, 47, à Saint-Quentin (Aisne). —
Lépidoptères d'Europe ; Ghenilles préparées.
** GROUVELLE (Jules), ingénieur civil, rue des Écoles, 26. — Coléo-
ptères d'Europe.
**# GROUVELLE (Antoine), #, directeur de la manufacture des ta-
bacs, à Ghâteauroux (Indre). —Coléoptères d'Europe, Clavicornes
et Cucujides exotiques.
GROUVELLE (Philippe), rue des Écoles, 26. — Coléoptères de France.
** GUËDE (J.-P.), O. 3%, ingénieur des constructions navales, en
retraile, rue Sainte-Beuve, 7. — Coléoptères de France.
GUÉPRATTE (Lucien), négociant, avenue Herbillon, 68, à Saint-
Mandé (Seine). — Lépidoplères d'Europe.
GuiLLOT (Alfred), naturaliste, avenue d'Orléans, 31, à Paris-Mont-
rouge. — Entomologie générale.
HALLOY (Léon D’), rue des Portes-Blanches, 23, à Amiens (Somme).
— Coléoptères et Lépidoptères d'Europe.
HAROLD (le baron Edgar DE), X, major en retraite, Barerstrasse,
44, à Munich (Bavière). — Coléopteres, surtout Lamellicornes.
HÉNON, %, professeur de langue arabe, en retraite, quai d'Auteuil,
132. — Coléoptères et Lépidoptères.
Hervé (Ernest), notaire, rampe Saint-Melaine, à Morlaix (Finis-
tère), — Coléoptères et Hémiptères d'Europe.
Herscxo (Alfred), professeur, à Bielitz (Silésie autrichienne). —
Entomologie générale.
HEuzz, négociant, place de la Bastille, 6. — Entomologie générale,
surtout Lépidoptères d'Europe.
Hexpen (Lucas von), X, docteur en philosophie, major en dispo-
nibilité, Schloss-strasse, 54, à Bockenheim, près Francfort-sur-
le-Mein (Allemagne). — Insectes de tous les ordres, surtout Co-
léoptères.
HoprFGARTEN (le baron Max vow), à Mülverstedt, près Langensalza
eu Thuringe (Prusse). — Coléoptères d'Europe.
CCXLIV Liste des Membres.
1885.
1880.
1870.
1885.
1854.
1843.
1873.
1858.
1879.
1882.
1874.
1869.
1866.
1875.
1857.
1874.
1868.
** HOLLAND (le Reverend W.-J.), 5th Avenue, à Pittsburg (Pensyl-
vanie, États-Unis d'Amérique). — Entomologie générale, surtout
"Coléoptères.
HorvATx (le D° GÉZA DE), membre de l’Académie des sciences
de Hongrie, etc., Délibab-utza, 15, à Buda-Pesth (Hongrie).
— Hémiptères.
HuBERSON (G.), s.-chef à la préfecture de la Seine, rue Saint-
Jacques, 328. — Entomologie générale, Anatomie, Micrographie.
** JACQUET, docteur en médecine, cours Lafayette, 3, à Lyon
(Rhône). — Entomologie générale.
JANSON (Edward), Little Russell street, 35, à Londres, W. G (An-
gleterre). — Entomologie générale.
JEKEL (Henri), cabinet et librairie entomologiques et d'histoire
naturelle, rue de Dunkerque, 62. Mardi, jeudi et samedi. —
Coléoptères européens et exotiques, surtout Gurculionides.
Jouy (le D' Émile), £ÿ A., médecin-chef: de l'hôpital militaire, à
Milianah (Algérie). — Orthoptères et Éphémériens d'Europe.
JOURDHEUILLE (Camille), juge au tribunal de 1'° instance, à Troyes
(Aube). — Lépidoptères d'Europe.
JouRNÉ (Camille), négociant, mail des Tauxelles, 5, à Troyes (Aube).
— Colévptères de France.
Joyeux (Charles), O. #, ingénieur des constructions navales, en
retraite, rue de l'Est, 13, à Melun (Seine-et-Marne). — Entomo-
logie générale, surtout Coléoptères d'Europe.
KiLLiAs (Édouard), docteur en médecine, à Coire (Suisse). — Ento-
mologie générale, principalement Coléoptères d'Europe.
Kirey (W.-F.), Burlington gardens, 2, Chiswick, à Londres, W.
(Angleterre), — Lépidoptères.
KirsCH (Th.), pharmacien, au Musée zoologique, à Dresde (Saxe).
— Coléopteres.
Kocu (le D' Ludwig), Planeusschegasse, à Nuremberg (Bavière). —
Arachnides.
KoECHLIN (Oscar), à Dornach (Alsace). — Coléoptères.
KoEcHLin (Edmond), avenue du Commerce, 7, à Mulhouse (Alsace).
— Coléoptères d'Europe.
Koziorowicz (Édouard-Ladislas), #, £ÿ A., ingénieur en chef
des ponts et chaussées, à Annecy (Haute-Savoie). — Coléoptères
d'Europe et du bassin de la Méditerranée.
1855.
1874.
1885.
1865.
18/6.
1858.
1873.
1864.
1885.
1876.
1861.
1874.
1855.
1872.
1869.
Année 1885. CCXLV
KRAATZ (Gustave), docteur en philosophie, président de la Société
entomologique allemande, Linkstrasse, 28, à Berlin (Prusse).
— Coléoptères.
Kkrauss (le D' F. DE), Archivstrasse, 4, à Stuttgard (Wurtemberg).
— Entomologie générale.
Krauss (D° Hermann), Hafengape, 3, à Tubingen (Wurtemberg), —
Entomologie générale, surtout Orthoptères.
KüNCKEL D'HERCULAIS (Jules), {ÿ A., aide-naturaliste d’entomologie
au Muséum d'histoire naturelle, Villa Saïd, 20 (avenue du Bois-
de-Boulogne). — Entomologie générale, Anatomie.
** LABOULBÈNE (le D" Alexandre), O. 3, £ÿT. P., membre de l’Aca-
démie de médecine, professeur à la Faculté de médecine, etc,
boulevard Saint-Germain, 181. — Entomologie francaise, Ana-
tomie, Mœurs des Insectes.
LAFAURY (le D'Clémenl), à Saugnac-et-Cambran, près Dax (Landes).
— Lépidoptères d'Europe.
LAJOYE (Lambert-Abel), rue Ruinart-de-Brimont, 9, à Reims
(Marne). — Goléoptères d'Europe.
LALLEMANT (Charles), pharmacien, à l’Arba, près Alger (Algérie).
— Coléoplères d'Europe el du nord de l'Afrique.
LAMEERE (Auguste), secrétaire de la Société entomologique belge,
chaussée de Charleroi, 121, à Saint-Gilles, près Bruxelles. —
Entomologie générale.
Lamey (Adolphe), conservateur des forêts, en retraite, avenue de
Saint-Cloud, 89, à Versailles (Seine-et-Oise). — Coléoptères du
bassin de la Méditerranée.
#* LANSBERGE (J.-G. VAN), ancien gouverneur général des Indes
néerlandaises, à Brummen, province de Gueldre (Pays-Bas). —
Coléoptères.
LAPLANCHE (Maurice DE), au château de Laplanche, par Luzy
(Nièvre). — Coléoptères d'Europe, Anatomie.
LARRALDE D'ARENCETTE (Martin), percepteur des contributions
directes, à Puymirol (Lot-et-Garonne). — Lépidoptères.
LE BRUN (Marcel), rue Saint-Loup, 9, à Troyes (Aube). — Coléo-
ptères de France.
#* LEFÈvRE (Édouard), £ÿ A., rédacteur au Ministère des Travaux
publics, rue du Bac, 112. — Coléoptères d'Europe, Clytrides et
Eumolpides exotiques.
CCXLVI Liste des Membres.
1877. LELONG (l’abhé Arthur), aumônier militaire (6° corps), rue David,
A4, à Reims (Marne). — Coléoptères d'Europe.
1874. LEeLOuP (Charles), avenue des Gobelins, 25. — Entomologie géné-
rale, principalement Lépidoptères d'Europe.
1863. LEMORrO (Eugène), rue Guichard, 2, à Passy-Paris. — Coléoptères
de France.
1875. LE PILEUR (Louis), docteur en médecine, rue de l’Arcade, 15. —
Entomologie générale.
1884. LEPREVOST (Charles), peintre-verrier, rue des Fourneaux, 32. —
Coléoptères et Lépidoptères d'Europe.
1837. LEPRIEUR (C.-E.), O. %, pharmacien principal de 4° classe de
l’armée, en retraite, rue des Écoles, 38. — Coléoptères d'Europe,
d'Algérie et d'Égypte.
1874. LE Ror (Gustave), rue de Tournay, 47, à Lille (Nord). — Lépido-
ptères d'Europe.
1857. LETHIERRY (Lucien), rue Blanche, 46, à Lille (Nord). — Coléo-
ptères et Hémiptères.
1869. LeTzNer (K.), Rector, président de la Société de Silésie, Vorweck-
strasse, 5, à Breslau (Prusse). — Entomologie générale.
1861. ** LÉVEILLÉ (Albert), rue Saint-Placide, 42. — Coléoptères d’Eu-
rope, d'Algérie et de Tunisie, Trogositides exotiques ; Hémiptères.
1845. LEVOITURIER (J.-A.), à Orival-lès-Elbeuf (Seine-Inférieure). —
Coléoptères d'Europe.
1868. LicaTENSTEIN (Jules), C. X d’Isabelle-la-Catholique, membre de
l’Académie des sciences de Madrid, boulevard du Jeu-de-Paume,
43, à Montpellier (Hérault). — Hyménoptères d'Europe, Mœurs
des Insectes.
1882. LucanTE (Angel), naturaliste, à Courrensan, par Gondrin (Gers).
— Entomologie générale, surtout Insectes cavernicoles.
1832. Lucas (Hippolyte), #%, aide-naturaliste d’entomologie au Muséum,
rue Monsieur-le-Prince, 40, et au Muséum d'histoire naturelle,
rue Cuvier, 57. — Entomologie générale.
1861. MABILLE (Paul), agrégé de l’Université, rue du Cardinal-Lemoine,
75. — Lépidopteres d'Europe et d'Afrique, Hespérides exotiques ;
Coléoptères et Névroptères du Globe.
1884. ** MAGÉ (Émile), rue du Puits, 4, à Vendôme (Loir-et-Cher). —
Coléoptères et Orthoptères de France.
186/.
1864.
1881.
1878.
18/6.
1853.
1879.
1858.
1855.
1861.
1860.
1879.
188/.
1870.
1873.
1875.
Année 1885. CGXLVII
MAG LAGHLAN (Robert), Westview, Glarendon road, Lewisham, à
Londres, $. E. (Angleterre). — Névroptères.
MADON (E.), %, ancien président de chambre, boulevard de Stras-
bourg, 70, à Toulon (Var). — Goléoptères d'Europe.
MAGRETTI (le D' Paul), Canonica d’Adda (Bergamasco, Italie), —
Hyménoptères.
MAINDRON (Maurice), rue Censier, 16 Zer. — Entomologie générale,
principalement Hyménoptères.
MANDERSTJERNA (Alexandre pE), X, lieutenant-général, Wejska, 4,
à Varsovie (Pologne). — Coléoptères.
MANUEL DE LOCATEL (le comte Alfred), au château de Conflans, à
Albertville (Savoie). — Coléoptères d'Europe et du bassin de la
Méditerranée.
MARCOTTE (Félix), conservateur du Musée et bibliothécaire de la
ville, rue Ledieu, 31, à Abbeville (Somme). — Entomologie
générale, principalement Coléoptères d'Europe.
MARMOTTAN (le D' Henri), ancien député, maire du 16° arrondis-
sement, rue Desbordes-Valmore, 31, à Passy-Paris, — Coléoptères
d'Europe.
MARTIN (Emmanuel), propriétaire, à Creil (Oise). — Lépidoptères.
MARTIN (Henri-Charles), 3%, docteur en médecine, rue Sainte-
Claire, 4, à Passy-Paris. — Coléoptères.
MARTINEZ Y SAEZ (Francisco), professeur au Musée d'histoire
naturelle, plaza de los Ministerios, 5, 3°, izq®, à Madrid (Espagne).
— Coléoptères.
MARTORELL Y PEA (Manuel), rambla Sanla-Monica, 33, 1°, à Bar-
celone (Espagne). — Insectes de la faune catalane; Coléoptères.
#** MAson (Philip Brookes), membre de la Société Linnéenne de
Londres, etc., à Burton-on-Trent (Angleterre). — Entomologie
générale, surtout Coléoptères.
Masson (Edmond), percepteur des contributions, au Meux (Oise).
— Coléoptères de France.
MATHAN (Marc DE), naturaliste-voyageur dans l'Amérique du Sud,
chez MM. Oberthür, faubourg de Paris, 44, à Rennes (Ille-et-
Vilaine). — Entomologie générale, principalement Goléoptères.
** Mauppin (Paul-Alfred), boulevard Saint-Germain, 155. — Coléo-
ptèeres d'Europe.
CCXLVIIL Liste des Membres.
1361.
1881.
1875.
1882.
1877.
1874.
1851.
1881.
1883.
1862.
1861.
1873.
1841.
1880.
18385.
Mayer (Valéry), professeur d’entomologie à l'École d'agriculture,
rue Urbain V, 8, à Montpellier (Hérault).— Coléoptères d'Europe,
Mœurs des Insectes.
** MAZARREDO (Carlos DE), ingénieur forestier, pasco de Atocha,
bajo 9, à Madrid (Espagne). — Entomologie générale, principa-
lement Arachnites et Myriopodes.
MÉGNIN (J.-P.), #, &ÿ I. P., vétérinaire en premier au 12° régiment
d'artillerie, rue de l'Hôtel-de-ville, 40, à Vincennes (Seine). —
Parasites épizoïiques, principalement Acariens ; Helminthologie.
MEYER-Darcis (Georges), à Wohlen, canton d’Argovie (Suisse). —
Coléoptères en général, surtout genres Garabus et Julodis.
MicxaRp (Claude-Adrien), pharmacien de 4"° classe, rue Godefroy,
88, à Puleaux (Seine). — Entomologie générale, principalement
Coléoptères d'Europe.
MiepEL (Pierre-Théodore-Joseph), rue des Prébendiers, 6, à Liège
(Belgique). — Goléoptères d'Europe.
MizLière (Pierre), £ÿ A., villa des Phalènes, à Cannes (Alpes-Mari-
times). — Lépidoptères d'Europe, Mœurs des Chenilles.
MizLoT (Adolphe), dessinateur, rue Claude-Bernard, 23. — Entomo-
logie générale, surtout Coléoptères et Lépidoptères d'Europe.
** MILLOT (Charles), £ÿ A., ancien officier de marine, rue des
Quatre-Églises, 28, à Nancy (Meurthe-et-Moselle), — Entomo-
logie générale, surtout Coléoptères et Lépidoptires.
** MILNE-EDWARDS (Alphonse), O. %, membre de l’Institut, pro-
fesseur au Muséum d'histoire naturelle, elc., rue Cuvier, 57. —
Entomologie générale, Crustacés.
MIMONT (DE), au château de la Houssaye, par Fontenay-Trésigny
(Seine-et-Marne). — Entomologie générale, Coléoptères.
** Mior (Henri), &ÿ I. P., juge au tribunal civil, à Beaune (Côte-
d'Or). — Entomologie appliquée, Insectes auxiliaires, utiles et
nuisibles du monde entier.
Mocquerys (Émile), rue de la Préfecture, 28, à Évreux (Eure). —
Coléoptères d'Europe, Hyménoptères de France.
MOERENHOUT (Victor), naturaliste, à Comblain-au-Pont, province
de Liège (Belgique). — Entomologie générale.
MôLLER (le D' G.-F.), à Trellebourg (Suède). — Coléoptères, Hy-
ménoptlères, surlout Ichneumonides.
1866.
1880.
1854.
1878.
1870.
1858.
1853.
1859.
1877.
1852.
1871.
1875.
1876.
1881.
1860.
1882.
Année 1885. CCXLIX
** MonNIer (Frédéric), notaire, rue des Cornillons, 11, à Chälon-
sur-Saône (Saône-et-Loire). — Lépidoptères d'Europe.
Monxnor (Eugène), commis d’économat au Lycée, à Troyes (Aube).
— Coléoptères d'Europe.
** MONTAGNE (J.-B.), rue de Sambre-et-Meuse, 56, à Paris, et
avenue de Paris, 94, à Rueil (Seine-et-Oise). — Coléoptères.
MowrTEIRoO (Anlonio-Augusto-Carvalho DE), rua do Alecrim Largo
de Baraô de Quinteria, 72, à Lisbonne (Portugal). — Entomologie
générale, principalement Lépidopteres.
MonrTiILLOT (Louis), #%, professeur de télégraphie à l’École de cava-
leric, à Saumur (Maine-et-Loire). — Coléoptères d'Europe.
MONTROUZIER (le Révérend Père), missionnaire apostolique, à Lyon
(Rhône). — Entomologie générale.
*# MOorITZ, naturaliste, rue de l’Arbre-Sec, 46. — Entomologie
générale.
MÔLLER (T.-A.-Clemens), fabricant de machines à coudre, Holtzhof-
gasse, 16, à Dresde-Neustadt (Saxe). — GColéoptères.
NANTEUIL (Roger DE), avenue de Villars, 10. — Entomologie géné-
rale, principalement Lépidoptères d'Europe.
NARCILLAC (le comte DE), %, boulevard des Italiens, 6, et à la
Germanie-de-Gambais, par Houdan (Seine-et-Oise). — Entomo-
logie générale, Anatomie.
NEVINSON (Georges-Basil), Tite street, Chelsea, 6, à Londres, S. W.
(Angleterre). — Coléoptères.
NickerL (Ottokar), docteur en médecine, Wenzselsplatz, 16, à
Prague (Bohême). — Entomologie générale, spécialement Coléo-
ptères et Lépidoptères.
NicoLas (André), ancien magistrat, rue Jean-Reveil, 36, à Pau
(Basses-Pyrénées). — Carabiques et Cérambycides d'Europe et
pays limitrophes, Carabus et Dorcadions du Globe.
Nopier (Charles), médecin de la marine, rue Saint-Uhel (Keren-
trec’h), à Lorient (Morbihan). — Coléoptères en général.
NoRGUET (Anatole DE MADRE DE), rue de Jemmapes, 64, à Lille
(Nord). — Coléoptères d'Europe et d'Algérie.
NOUALHIER (Maurice), à Puymaud, près Nieul (Haute-Vienne). —
Entomologie générale.
CCL
1885.
1861.
1871.
1859.
1880.
1869.
1873.
1835.
1885.
1873.
1871.
1881.
1871.
1850.
1862.
1876.
Liste des Membres.
OBERRIETH (Maurice), négociant, rue Caumertin, 24. — Coléoptères
d'Europe.
** OBERTHÜR (Charles), faubourg de Paris, 44, à Rennes (Ille-et-
Vilaine). — Lépidoptères.
** OBERTHÜR (René), faubourg de Paris, 44, à Rennes (Ille-et-
Vilaine). — Goléopteres.
Op1Er (James), banquier, Cité, 24, à Genève (Suisse). — Coléo-
ptères d'Europe.
Op1Er (Georges), avenue du Coq, 3 (rue Saint-Lazare). — Coléo-
ptères d'Europe.
OLIVEIRA (Manoel Paulino p’), professeur à la Faculté de philoso-
phie, à Coïmbre (Portugal). — Entomologie générale, Coléoptères.
** OLIVIER (Ernest), les Ramillons, près Moulins (Allier). — Coléo-
ptères d'Europe et confins ; Hémiptères et Hyménoptères européens.
OzL1FF (A. Sidney), Entomological Curator Australian Museum, à
Sidney (Nouvelle-Galles-du-Sud), ou chez MM. Oberthür, fau-
bourg de Paris, 44, à Rennes (Ille-et-Vilaine). — Entomologie
générale.
OLLIVRY (G.), à La Chapelle-sur-Erdre (Loire-[nférieure). — Lépi-
doptères.
OrBIGNY (Henri p'}, architecte, rue des Beaux-Arts, 12. — Coléo-
ptères d'Europe et du bassin de la Méditerranée.
OsmonT, contrôleur des douanes, rue de l’Oratoire, 26, à Caen
(Calvados). — Lépidoptères d'Europe.
** OsTEN-SACKEN (le baron Charles-Robert D’), hans mai Wrede-
platz, à Heidelberg (grand-duché de Bade). — Diptères, surtout
ceux de l'Amérique du Nord; Tipulaires en général.
OusTALET (Émile), £ÿ A., aide-naturaliste au Muséum d'histoire
naturelle, rue Monsieur-le-Prince, 20. — Entomologie générale.
PANDELLÉ (Louis), rue Pradeau, 1, à Tarbes (Hautes-Pyrénées).
— Goléoptères.
Pascoz (Frans-P.), Burlington road Wésthourne park, 1, à Lon-
dres, W. (Angleterre). — Goléoptères, surtout Longicornes.
PELLETIER (H.), avocat, président du Comice agricole de l’arron-
dissement, à Madon, par Blois (Loir-et-Cher). — ÆEntomologie
appliquée.
1862.
1850.
1862.
1883.
1875.
1857.
1883.
1885.
13881.
1883.
1873.
1865.
1881.
1869.
1872,
Annéc 1885. CCLI
PERAGALLO (Al.), #, €ÿ A., directeur des contributions indirectes,
rue Partorelli, 18, à Nice (Alpes-Maritimes). — Coléoptères
d'Europe; Entomologie appliquée.
PEREZ ARCAS (DON Laureano), professeur de zoologie à la Faculté
des sciences, calle de la Huertas, 14, à Madrid (Espagne). —
Coléoptères d'Europe et du bassin de la Méditerranée.
PÉREZ (J.), professeur à la Faculté des sciences, rue de Lamanau, 6,
à Bordeaux (Gironde). — Entomologie générale, Anatomie.
**# PÉRINGUEY (Louis), professeur au Muséum d'histoire naturelle
de Cape-Town (Cap de Bonne-Espérance). — Entomologie géné-
rale, surtout Coléoptères.
#*% PERRAUDIÈRE (René DE LA), capitaine au 68° régiment de ligne,
rue des Fossés, à Laval (Mayenne).—Coléoptères de l’ancien monde.
Prccroui (Ferdinand), agrégé pour l’entomologie à l’Institut d’études
supérieures, via Romana, 19, à Florence (Italie). — Coléoptères
et Hyménoptères. ‘
PrersoN (Henri), rue de la Poterie, 6. — Orthoptères et Névroptères.
Pissor (Émile), notaire honoraire, à Doulevant-le-Château (Haute-
Marne). — Entomologie générale, surtout Microlépidoptères.
PLUSTCHEVSKY (Erschoff), conservateur des collections de la Société
entomologique de Russie, à Saint-Pétersbourg (Russie). — Ento-
mologie générale.
Poey, professeur de zoologie et d'anatomie à l’Université, calle San-
Nicolai, 96, à la Havane (Cuba). — Lépidopteres et Coléoptères.
Porrier, docteur en médecine, rue Gambetta, 16, à Reims (Marne).
— Entomologie générale, surtout Coléoptères d'Europe.
POLLE DE VIERMES, rue du Faubourg-Saint-Honoré, 157. — Coléo-
pteres d'Europe.
POnson (A.) fils, quai de la Guillotière, 15, à Lyon (Rhône). —
Cotéoptères d'Europe.
** PouGner (Eugène), à Landroff (Lorraine). — Entomologie géné-
rale, surtout Hyménoptères ; Insectes de l’ambre.
** PouJADE (Gustave-Arthur), £ÿ A., préparateur d’entomologie
au Muséum d'histoire naturelle, rue des Écoles, 45. — Coléo-
ptères et Lépidoptères, Iconographie entomologique.
POWER (Guslave), ingénieur civil, à Saint-Ouen-de-Thouberville,
par la Bouille (Seine-Inférieure), et à Rouen, place Bouvreuil, 2.
— Coléoptères de France, Brenthides.
CCLII
1867.
1867.
1865.
1872.
1872.
1884.
1862.
1867.
1869.
1872.
1875.
1876.
1835.
1874.
1860.
1865.
1876.
Liste des Membres.
PREUDHOMME DE BORRE (Alfred), conservateur-secrétaire du Musée
royal d'histoire naturelle, place du Musée, à Bruxelles (Belgique).
— Entomologie générale, principalement Hétéromères.
Puzs (J.-C.), pharmacien, place de la Calandre, 4, à Gand (Bel-
gique). — Hyménoptères et Diptères.
Pyor (Victor), ex-controleur des contributions directes, à Gien
(Loiret). — Coléoptères de France.
QuINQUARLET-DEBOUY (Félix), à Carnac (Morbihan). — Hémiptères
de France.
Quinquaup, docteur en médecine, rue de l’Odéon, 5. — Entomo-
logie générale, Mæurs des Insectes.
RABAUD (Étienne), grande-rue du Moustier, 60, à Montauban
(Tarn-et-Garonne). — Entomologie générale, Apiculture.
RAposzkowsk1 (Oclaye), général d'artillerie de la garde impériale,
rue Leszno, 15, à Varsovie (Pologne). — Hyménoptères.
RAFrFRAY (Achille), £ÿ L P., consul de France, à Zanzibar. — Coléo-
ptères d'Afrique ; Psélaphiens et Scydméniens du Globe.
#* RAGONOT (Émile-L.), banquier, quai de la Rapée, 42. — Lépido-
ptères d'Europe, spécialement Microlépidoptères.
** RAaGusA (Enrico), hôtel des Palmes, à Palerme (Sicile). — Coléo-
ptères d'Europe.
RÉGIMBART (Maurice), docteur en médecine, rue de la Pelite-Gité, 19,
à Évreux (Eure). — Coléoptères d'Europe (Dytiscides, Gyrinides
et Hydrophilides européens et exotiques).
REITTER (Ed.), professeur d'histoire naturelle, Ungargasse, 12, à
Müdling, par Vienne (Autriche). — Entomologie générale, prin-
cipalement Coléoptères européens et exotiques.
RENAuUT (Émile), place de la Préfecture, à Chaumont (Haute-
Marne). — Lépidoptères d'Europe.
REUTER (0.-M.), professeur à l’Université, Mariegatan, 9, à Hel-
singfors (Finlande), et, pendant les vacances, à Abo (Finlande).
— Entomologie générale, principalement Hémiptères.
REVELIÈRE (Jules), receveur de l’enregistrement, rue Volney, 45,
à Angers (Maine-et-Loire). — Goléoptères.
REVELIÈRE (Eugène), à Porto-Vecchio (Corse). — Goléoptères.
REYNAUD (Lucien), rue de Vendôme, 235, à Lyon (Rhône). — Lépi-
doptères d'Europe.
1870.
1877.
1876.
18/1.
1875.
1880.
1852.
1855.
1851.
1869.
1851.
1882.
1861.
1869.
1869.
1858.
1869.
Année 1885. CCLITI
RiLey (le prof. C.-V.), entomologiste consultant, Department of the
Agriculture, 1700, 13 Th. street Norlwest, à Washington, D. C.
(Étals-Unis). — Entomologie générale et appliquée.
** RoMANorF (Son Altesse Impéria!e le grand-duc Nicolas MiKxaï-
LOVITCH), à Sainl-Pétersbourg (Russie). — Lépidoptères.
** Rouasr (Georges), rue du Plat, 32, à Lyon (Rhône). — Lépi-
doptères d'Europe, principalement Psychides.
ROUGET (Auguste), rue de la Préfecture, 28, à Dijon (Côte-d'Or).
— Coléoptères, surtout ceux d'Europe; Mæœurs des Insectes.
Royer (Charles), rue des Encommencés, à Langres (Haute-Marne).
— Coléoptères et Lépidoptères d'Europe. k
SAHLBERG (le D' John), professeur à l’Université, Brunnsparken,
18, à Helsingfors (Finlande). — Coléoptères et Hémiptères.
** SALLÉ (Auguste), naturaliste, rue Guy-de-la-Brosse, 13.— Ento-
mologie générale, Coléoptères d'Amérique.
** Sanp (Maurice, baron DupevanrT), %, au château de Nohant,
près la Châtre (Indre). — Entomologie générale, Lépidoptères.
SAULCY (Félicièen-Henry CAIGNART DE), rue Châtillon, 3, à Metz
(Lorraine). — Goléoptères d'Europe.
SAUNDERS (Edward), S'-Anns, Masons Hill Bromley Kent, à Londres
(Angleterre). — Entomologie générale, principalement Hémi-
ptères et Hyménoptères d'Europe.
SAUSSURE (Henri DE), 4€, licencié ès sciences, Cité, 24, à Genève
(Suisse). — Entomologie générale, Hyménoptères.
** SAXE-COBOURG ET GOTHA (Son Altesse royale le prince Ferdinand,
duc DE), à Vienne (Autriche). — Lépidoptères d'Europe.
ScHaAuruss (L.-W.), docteur en philosophie, Ober Blasewitz, Museum
Ludwig Salvator, Schaufuss-Strasse, 41, à Dresde (Saxe). — En-
tomologie générale.
SCHEIDEL (S.-A.), Gartnercoerg, 60, à Francfort-sur-le-Mein (Alle-
magne). — Coléoptères.
SCHLUMBERGER-DOLLFUS (Jean), à Guebviller (Alsace). — Cotéo-
ptères et Lépidoptères.
SCHUSTER (Maurice), Hickory street, 1803, à Saint-Louis (Missouri,
États-Unis). — Coléoptères.
#* SÉDILLOT (Maurice), avocat, rue de l’Odéon, 20, — Coléoptères
d'Europe, d'Algérie et de Tunisie; Érotylides, Glérides et Hété-
romères exoliques.
CCLIV
1885.
186/.
1860.
1860.
1855.
1865.
1885.
1865.
1879.
1850.
1858.
1868.
1881.
1862.
1885.
1879.
1868.
Liste des Membres.
SEEBOLD (Theodore), C. *X, ingénieur civil, Apartado, 5, à Bilbao
(Espagne). — Lépidoptères.
SEIDLITZ (le D' Georges von), Rathshof, par Künigsberg (Prusse).
— Coléoptères.
** SÉNAC (Hippolyte), docteur en médecine, l'hiver : rue de Ver-
neuil, 44, et l'été : à Vichy (Allier). — Coléoptères.
** SENNEVILLE (Gaston DE), conseiller référendaire à la Cour des
comptes, rue de Grenelle, 52. — Coléoptères de France.
SEOANE (le D' Victor-Lopez), avocat, à la Coruña (Espagne). — En-
tomologie générale, Orthoptères.
SHARP (le D' David), Bleckley, Shirley Warren, à Southaomptn (An-
gleterre). — Coléoptères.
SIEVERS (le D° Gustave) secrétaire particulier de S. A. I. Romanoff,
grand-duc Nicolas Mikhaïlovitch, au palais ducal, à St-Péters-
bourg. — Entomologie générale, surtout Coléoptères.
SIMON (Eugène), £ÿ A., Villa Saïd, 146 (avenue du Bois-de-Bou-
logne). — Arachnides.
SPANGBERG (Jacob), professeur agrégé à l’Université, à Gefle, près
Stockholm (Suède). — Entomologie générale, surtout Hémiptères.
STAINTON (H. F.), Mountsfield, Lewisham, near London, S. E. (An-
gleterre). — Lépidoptères, spécialement Tinéites.
STAUDINGER (Otto), docteur en philosophie, Blasewitz (3, villa
Diana), à Dresde (Saxe). — Lépidoptères du globe.
STEFANELLI (Pietro), professeur au lycée royal Dante, via Pinti, 57,
à Florence (Italie). — Lépidoptères d'Europe.
STEFANI PEREZ (Teodosio DE), via Alloro, 49, à Palerme (Sicile).
— Coléoptères de Sicile ; Hyménoptères d'Europe.
STIERLIN (G.), docteur en médecine, à Schaffhausen (Suisse). —
Coléoptères.
** SULGER (Hans), conservateur du Musée de l’Institut, à Bâle
(Suisse). — Entomologie générale.
TARDIEU (Jules), cours Bugeaud, 17, à Limoges (Haute-Vienne). —
Coléoptères.
TEINTURIER (Victor-Maurice), #, médecin principal à l’hôpital
mixte, rue Gambetta, 67, au Mans (Sarthe). — Coléoptères d'Eu-
rope et d'Algérie.
1854.
Année 1585. CCLY
THOMSON (James), l’hiver : rue de Presbourg, 8 (place de l’Étoile),
et l'été : villa Elderslie, rue Quinault, 3, à Saint-Germain-en-
Laye (Seine-et-Oise). — GColéoptères.
1858. ** ToURNIER (Henri), villa Tournier, à Peney, près Genève (Suisse).
1867.
1882
188/.
1874.
1874.
1856.
1882.
1881.
1870.
1883.
1869.
1851.
1866.
1879.
— Coléoptères d'Europe.
UHAGON (Serafin DE), Piamonte, 2, triplicado, à Madrid (Espagne).
— Coléoptères d'Europe et des pays limitrophes.
VACHAL (Joseph), ancien député, etc., à Argentat (Corrèze). —
Entomologie générale, surtout Goléoptères.
VERRIET-LITARDIÈRE (le D" Charles), à Mazières-en-Gatine (Deux-
Sèvres). — Coléoptères de France.
ViLLARD (Louis), rue Royale, 33, à Lyon (Rhône). — Coléoptères
d'Europe.
ViRET (Georges), rue du Port-Communeau, 21, à Nantes (Loire-
Inférieure). — Lépidoptères d'Europe.
WaGaA, ancien professeur d'histoire naturelle à Varsovie, à Paris,
rue de Penthièvre, 22. — Entomologie générale et appliquée.
** WWALSINGHAM (Lord Thomas), Eaton House, Eaton square, à
Londres (Angleterre). — Entomologie générale, surtout Micro-
lépidoptères,
** WarNIEr (Adolphe), rue de Cernay, 3, à Reims (Marne). —
Coléoptères de France.
ZAPpATER (Bernardo), à Albarracin, province de Terruel (Espagne).
— Coléoptères et Lépidoptères d'Europe.
(364)
Assistant.
M.
ANCELET (Gabriel), rue Vitruve, 64. — Entomologie générale.
Membres démissionnaires en 1885.
MM.
ALEXANDRE (Auguste), à Montrouge-Paris.
BoreLpieu (Anatole), à Paris
CoRET (Paul), à Puteaux (Seine).
GALLE (Ernest), à Creil (Oise),
CCLVI Liste des Membres. — Année 1885.
1882. GATRY (l'abbé Octave), à Bouillons, près Sées (Orne).
1876. GuiLBERT (Robert), à Rouen (Seine-Inférieure).
4881. MAURICE (Jules), au château d’Altiches (Nord).
Assistant démissionnaire.
M.
1881. BIGNAULT (Juste), à Paris.
Membres rayés en 1885.
(Décision du 9 septembre.)
MM.
1884. BLÉE (Édouard), à Paris.
1875. MONCHICOURT (Félix), à Paris.
Membres décédés en 1885.
MM.
* 4866. MILNE-EDWARDS (Henri), à Paris.
1864. DucOuDRÉ, à Angers (Maine-et-Loire).
1857. LACERDA (Antonio DE), à Bahia (Brésil).
1870. LAMBIN (Charles), à Paris.
1874. LizAMBARD (l'abbé Charles), à Blois (Loir-et-Cher).
1862. Pissor (Augusie), à Boulogne (Seine).
1849. ** RoBin (Charles), à Paris.
1856. Tappres (Gabriel), à Batignolles-Paris.
1865. WaANKOVIEZ (Jean), à Minsk (Pologne).
Bet ED
L.
TABLE ALPHABÉTIQUE ET ANALYTIQUE
DES
MATIÈRES CONTENUES DANS CE VOLUME
Abdera griseoguttatus (hab.), Cor, Bedel. . . . . . . . . . CLxxv
Abraxas Davidi (Sp. n.), LéP., Ch. Oberthür . . . . . M OCCXATE
Acanthogenius fenestratus (sp. n.)., COL., Raffray. . . . . . . 306
Acantholophus annulipes, ARACH., Simon . . . . . . . . . . 216
Acherontia atropos (hab.), Fallou cexxvr; — id. Ch. Oberthür,
CCxV; — 2d. tb. (mœurs), LÉéP., Poujade. . . . . . CLXIV
Acidalia asellaria (var. n.), ruminata, pl. 2, fig. 4, 5, 115, ita-
licata (sp. n.), pl. 2, fig. 1, 113, lufeolaria (chen.), pl. 2,
fig. 6,7, 114, rubiginata, pl 2, fig. 2, 3, Lér., Millière. 15
Acilius Duvergeri (hab.), Coc., Lefèvre. . . . . 3 XXIII
Aciptilia punctinervis, pl. 4, fig. 3 (Sp. n.), ie 5 CAE 14
Acrobasis Fallouella (chen.), Lafaury, 400; — id. Sodulella
(chen.), LÉP., Ragonot . . . . CXX
Adesmia (s.-g. Adesmia) 158, 172, 206, pe nr 185. he
nica, 180, acervata 175, æthiopica 182, affinis 188, an-
thracina 185, antiqua 182, austera 177, cancellata A81, cla-
thrata 180, Coucyi 182, Dejeani 174, dilatata 185, Douet
187, Duponchelii 179, Ehrenbergi 175, Fayergreenii 177,
interrupta 184, Karelini 174, lævicollis 175, Lehmanni, 175,
longipes 176, Mallei 176, maroccana 186, microcephala 186,
miliaris 178, monilis 179, montana 172, nodulosa 178,
orientalis 186, Panderi 175, porcata 186, procera 183, punc-
lipennis 176, reticulata 181, Solieri 188, tenebrosa 174,
AICEROSA AGO ANATAE NEA ARE UE Net NULS 184
Adesmides et Mégagénides (monographie), Cor., Allard. . . . 155-208
Adolias Armandiana GCxv1, thibetana (Sp. n.), LÉP., Poujade. . GCXV
Adoristus sulcatus (Sp. n.), COL, Fairmaire. . . . . . . . . 60
Adropusicarnifez, COL AFaÏTmaiTe 0. PL OP 39
Ælurillus catus, Maindroni (Sp. n.), ARACH., Simon , . . . . 350
Agarrstar Bretis LEP, Ch ODerthuTe 0.) ONU
(1885) BULL. XVII.
CCLVIII Table des matières.
Agelena labyrinthica, ARACH., 5imon. . . . . . . . . . . 211
Agrilus frigidus — insanus, Berg. GIv. — mi hyperici De )
GonvBedel. + "RUE HU Lis ta + MIGLXXEN
Atraphilus ruthenus — geminus, Talpa el fibulatus — nasutus,
CoL.; A: Grouvellemnt in RE XC
Alcidosoma siamensis (descer., des Co ; De te rate Cv
Amara abyssinica 317, Fairmairei (sp. n.), CoL., Raffray . . . 316
Amauronia contracta (sp. n.), COL.. Fairmaire. . . . . : L46
Amaurorrhinus Fairm. vi a Woll.). Espèces du G., Cor. à
BRUNE MEN EU SRE RCE TRE
Amblypalpis olivierella Fe ct Sp. LEA EE. A DoNoE MG CNTRE
Amnedeis nitidus — confluens, Wagneri = asiaticus, COL., Fair-
TG dE SL Ee AU OR SR OUT SR PAM SAT te CCv
Anaglyptus gibbosus (hab: )A COL. Bedélre er er PE RS ET CE ANTT
Ananca spurcaticollis (sp. n.), Coz., Fairmaire. . . . . . . . 452
Anastellorhina bicolor (g. Sp. n.), DIPT., Bigot. . . . . . . . XXV
Anisomera Claussi, COL., Fairmaire. . . . . DORA RP LOL ut» 2
Anobium? alternatum (sp. n.), GOL., airmaire ACER : 48
Anomalocerati (Goriacæ, Pupipara, Nycteridæ). De Du
maire de l’ordre des DIPTÈRES, Bigot. . . . . . . . . . 225-916
Antarctia anodon, blanda, a cœrulea, malachitica,
Co., Fairmaire. . . . 39
Antarctobius (G.) 58, dissimilis 60, Hide 58, Paso 59.
sulcæeus (ei Spn) COr. Fair maire: NUE eme 60
Antarctonotus Peroni, COL., Fairmaire . . . . . re sb e NT NE 35
Anthaxia confusa (hab.), Bedel, CLxxIV, — id. orientalis appar-
tenta Melanophaila COL. BEL PNEU CORAN CIV
Anthia ferox, Coz., Fairmaire. . . . . A NT ON LE EL: L41
Apate (Xylopertha forficata), COL., Fairmaire . . . . . . . . L48
Apatura Iris (var. n.), Bieti, Ch. Oberthür, cxxxvi,— id. subalba
(Sp: 0) (LEP. POujade NC LUE CEA TES é CCVII
Apellarius multilineatus — Tychius stone (Eséatotgchius),
Cor; Bedel, 72 1M Se 2 MAN A ET ANR 89
Aphis tamaricis (sp. n.), Hym., Be UMR ARE PR MDIGLRXEX
Aphodius pallescens, 445, bol (sp. n.), COL., Fairmaire . L42
Aphrophora Goudoti (mœurs), HÉM., Signoret. . . . . . . . CLXXXVII
Aplota Fes (chen.), LEP., RUE AR M NE CT LA 119
Aplotes (g. n.), alienus (sp. n.), carinicollis, cruciger Fe
lineis (sp: n:)Rüelofst, COL. ChEVIOIAE MEN 100
Année 1885. CCLIX
Arachnides de la vallée de Tempé et du Mont-Ossa (Thessalie),
209-224. — Id. du Sénégal, Simon. . . . . . . . , . . 845-386
Araschnia Davidis (sp. n.), Lép., Poujade. . . . . . . . . . XCIV
Arge Galatea. (var.), LÉP., HAL AU HANEE SAME TETE x
Argiope Clarki, Lordi,*lrifaciata, ARACH., Sinon MINT ASE 367
AraynnisiPules (var n});\LÉP! Fallout 12 OMC ME IX
Arthropodes de la Seine, RER AS ANE ENNEMI EN CENT
Aspidiotus nerii (mœurs), ANAT. te tuoimes NET RP GTR
Aspidophorus orbiculatus (hab.), Cor., Bedel . . . . . . . . CLXXV
Astaborus (G.) 320, Antinorii 320, armatus 320, deplanatus
(sp. n.), 322, 'rudis (sp. n.) 322, Thomsoni (sp. n.) 320,
tridens (Sps 5); COS MRaffraye Ne tante der TRE 321
Ateuchus semipunctatus (mœurs), COL., Pom ER OR SC AMIEECXT
Athüreus flavohirtus, GOL.,, Fairmaire LUE ANNEE L43
Atractodexia argentifera (g. sp. n.), DIPT., Bigot. ÆNEMEN TS XXXII
Attacus Cynthia vera (mœurs), Fallou, Lxxiv — 1d., ib., LÉp.,
PUUAUE NSP" 0, ; AE : CLXIV
Attalus ecaudatus diffère 4e mar giniolis ulicise — oies
Cor Bedel An Enr LIGA Pt EME EPA 80
Axinophorus gages, COL., CHeroil SM) UE UE ATEN PAT EE 105
Bagous binodulus (métam.), Cou., Kerville . . . . . . . . . 425-426
Balaninus pellitus (hab.), CoL., Bedel. DEN FACEEXUI
Bembidium (Notaphus) ælhiopicum}, id. (Pesohus) Entité
(SD ne) ACOL.S RAÏITAY-6. a Ne MONET MANS DR PENTS ; 319
Blaps (action soi-disant malfaisante), Ch. Millot, cexxv ; éd. Date
Censi— propheta, COLS, Bedel ue En NEMt RAIN EE a A 87
Blechrus Abeillei, confusus, escorialensis CII, syriacus (Sp. n.),
CORACNR ABrISOUL ENNEMI te MU TN À CII
Bolbocheta haustellata (g. sp. n.), DIPT., Pise: SO LMP EARSRTS XLIV
Bombycides exotiques (acclim.), LÉP., Fallou. . . . . . . . LXXIV
Bombyzx psidii (nid), LÉP., Lucas . . , . . . . . . . . . . LXXXIN
Botys variabilis — zealis, basipunctalis — multilineatis, LÉP.,
CRAODerNUR Ses ci EPA: dy al LVII
Brachyhelops Hahnii (g. Sp. n.), COL., Fairmaire. . . . . . . 57
Brachymys puberulus (g. sp. n.), COL., Fairmaire . . . . . . A3
Brachyomus quadrinodosus (hab.), CoL., Du Buysson. . . . . XL
Brachyopa rubriventris (sp. n.), DIpr., Bigol. . . . . . . . 218
Brachytarsènn(G) DIPT- BIS Ole NC po US ME Are 232
CCLX Table des matières.
Braula (G)SNDIPE, Bison ie TA: ST SENS de 235
Brophia compositella (hab.), LÉP., Ragonot . . . . . . SUR E ICEX NT
Brumus Olcesi — Micraspis tetradyma, Co1., Bedel . . . . . 90
Bucculatrix maritima (chen. cocon), Ragonot cz; id. myricæ
(Chen) DEP S Lafautyies LONVR LE TEE CO NRA 421
Buprestis nigrita appartient au G. Mélanophilus, CoL., Bedel. 86
Butalis binotiferella, dissimitella cxx11, laminella CxV, scopo-
tella GXV, CXX, senescens cxx11, siccella (hab.), Ragonot cxv;
id. cistorum 9, siccella (chen.) Lafaury 420 = focellu,
pl. 1, fig. 32, 19, mediella, pl. 1, fig. 33, 13, serella, pl.1,
fie S1E(Sp- 0) MDEP SCGOnStant EU, EME IEEE 11
Buthus australis, nigrocarinatus 386, peloponnensis, SCORPIONES,
SIMON ts rentes NOUS SLA ENS EN PE ANR R AET LLEO 214
Calandrides (sp. n., etc.), Coz., Ghevrolat. . . . .. . . . . . 91-142
Calantica albella (hab.), LéP., Ragonot. . . . . . . . . . . CXXII
Calleida distinguenda (Sp. n.), GOL., Fairmaire. . . . . . . . 138
Calliphora vomitoria (larve, vitalité), Drpr., Audollent . . . . cxxIv
Callisphyris somicaligatus, CoL., Fairmaire. . . . . . .: . . 61
Callyntra Paulsenit (Sp. n.), COL., Fairmaire., . . . . ; CLVI
Calopteron opulentum, 77, pretiosum (sp. n.), 78, ct
de diverses espèces de ce genre, CoL., Bourgeois. . . . . GXLVIN
Galosoma inguistior, Nar., CoL:, Bedel. 0420 ke em RTE CLXXVI
Calyptocephalus (G.), 143, gratiosus, 1 3, fig. 8 Gp. n.), 443, À
mimicus) spin) COL: Olivier ARLES AE 144
Campsocephalus Horsfeldianus et var., Co1., Raffray.. . . . . 323-395
Camptorhinus nigronotatus (sp. n.), COL., Fairmaire.. . . . . A55
Cantharis angusticollis, nigronotata, picitarsis (Sp. n.) 451, san-
guiniceps (Sp. n.), XXXVIH, Fairmaire, éd. sanguiniceps
appartient au G. Epicauta, 87, Bedel, id. vesicatoria (déve-
loppement);,-COL., Beauregard. CU CXVIL, CLXVII
Carabus Raffrayi (caraboides), pl. 6, fig. 3 (sp. n.), joe
OU, 20e suturahs, COL Fairmaire:t-0-/7. 0e 0-0 : 38
CORNE) DITS BIOLSC one 0e D 233
Caryoborus (Bruchus), curvipes (métam.), Tappes, xLI, id. nu-
cleorum (métam.), Poujade, cxx1V, cxL: éd. sp. ? (mœurs),
Lucas, cxvI ; éd. pallidus (hab.), Cor., Fairmaire. . . . . XLV
Cascellius æneoniger, Hyadesii (sp. n.), COL., Fairmaire. . . . 88
Casnonia æthiopica (sp. n.), COL., Raffray. . . .. . . . . . . 305
Cassida biskrensis — Kæchlini, Con, Fairmaire . . . . . . . LIII
Année 1885. CCLXI
Cataphronetis angustula (sp. n.), Coz., Fairmaire. , . . . . . L49
Catocala fraxini (mœurs), LÉP., Poujade . . . , . , . REC CLXV
Cebriorhipis piceiventris (sp. n.), Cou., Fairmaire. . . . . . . CLY
Cerastis Silene ? — gallica, LéP., Ch. Oberthür.. . . . . . . cexiv
Cercidocerus trichopygus (Sp. n.), Cou, Ghevrolat. . . . . . 91
Ceroplastes Dugesit (sp. n.), (mœurs), Hym., Lichtenstein. . . CXLI
Cerosterna oblita (sp. n.), Coz., Fairmaire. . . . . . . . . ICTXXEIX
Ceutorhynchus æneicollis (Allodactylus), exiguus (Cæliatus),
famii, Grenieri (Phrydinchus), tlopiarius (hab.), cLxxv,
Bedel; id. perelegans (sp. n.), COL., Fairmaire. . . . . , 455
Chalcosoma Atlas (nymphe), Goz., Lucas... . . . . . . .. : CXVII
Chamaærhipis Laligantit (Sp. n.), Cou., Fairmaire . . . . . . 445
Chauliodus insecurellus (chen.), LÉP., Lafaury. . . . . . . . L18
Chelidomurai(e.) Dir" Bisot a MELON. 21e RUE 234
Chiasognathus Gaujont (Sp. n.), Goz., R. Oberthür. . . . . . CXCVIII
Chilocorus nigropictus — Exochomus quadripunctatus, CoL.,
Bedel RE EE RE SREDE END Re 90
Chiracanthium lee en ne) MARACH-, SIMON UE EE 380
Chitoniscus brevipennis, COL., Fairmaire. . . . . . . . . . . 48
Chlænius deserticola, 315, instabilis (sp. n.), 315, pulchellus
Wartn) Cor. RATAY 4 MARRAINE CLEA Se La 316
Choragus Grenieri, piceus (hab.), Cou., Bedel. . . . . . LUI GLXEVE
Chrysomela edoughensis (hab.), CLXXVI, semiopaca — ee
COPA BeRel .,4. OeAMEUr AE EN M ERA RICE 89
Chthonius cæcus, 214, tetrachelutus, CH Simon: . re htus 243
Cicindela Dumoulini, 303, gigantea (sp. n.), pl. 6, fig. 4, 301,
regalis, 303, viridis (sp. n.), pl. 6, fig. 2, Raffray, 302; id.
érestgnata (var: n.), COR: MRAÉTAYA NN CNRC NON 1e VIII
Cillobelus (g. n.), ciliatus, 390, lucipeta, 391, nigrocyaneus
Gba) SE NRACES SIMON MERS. IE ARMES 390
Cimbus phasianellus, limbatus (Sp. n.), CoL., Fairmaire. . . . 53
Cionus phyllireæ — Stereonychus fraxini, CoL., Bedel.. . . . 88
Cixide (sp. n.), HEM., Signoret. 1" . . . . 69
Cladodes, 136, (s. g. CA 137), ater, 198, Porn
(sp. n.), pl 3, fig. 4, 440, Delalandei (sp. n.), 139, Dumou-
lini, 139, flabellicornis, 140, humeralis (sp. n.), pl 8,
fig. 5, 139, lamellicornis, 139, stellatus, 140, ventralis,
COL MONNIER A SN TE ARTE en LS RME 140
Cleodeobia oculatalis (sp. n.), LéP., Ragonot. . . . . ES EUNE GCI
CGLXII Table des maticres.
Cleonus (Liocleonus), Virgo, Fairmaire, 454; id. sycophanta —
Livus saricinus (sub. Bothynoderes), Co1., Bedel. . . . . 88
Clitobius (g.), sabulicola — vatum (Opatrum), GoL., Faïrmaire. CCV
Giibionn Tayu ARACH--/SUNOD: 0. 10 AMEN En NPA 379
Clypeolaria thoracica (g. sp. n.), Cor, Lefèvre. . . . . . . . GXXVI
Clytra opaca = quadrinotata (Otiocephalu), Gou., Bedel . . . 89
Clytus Antilopa (hab.), Bedel, cLxxvI, td. elongatus — multi-
guttatus et proximus CV, exsanguis — acutus CIV, famelici
distinct d’elongatus, Co1., Berg . . . . HE e CV
Colaspis fastidiosa, GXCI, Jacobyi (Sp. n.), Go, Letre ROSE CxG
Colaspoides Martini (sp. n.), Cou., Lefèvre. . . . . LXVI
Coleophora albicella, pl. 4, fig. 28, 8, DE A SL
fig, 29, 9, macrobiella, pl. 1, fig. 27, 7, squamella pl. 1
fig. 6 (sp. n.), Constant, 6; id. albicostella (chen.), WA,
niveicostella (chen.), 413, ononitella (chen.), 416, squa-
mella (chen.), Statturi (chen.), 417, Lafaury ; ie
nella (Sp. n.), cLxxx1, melilotella, LEP., Ragonot. . . . CXXHII
Goléoptères d’Abyssinie, Raffray, 293-326 ; id. d’Obok, 435- 169 :
Id. de la Grande-Comore, cxcvi; Id. de la Terre-de-Feu,
Fairmaire, 33-62, 11; Id. de Tunisie, CoL., Lefèvre . . . . GLXXVIH
Gotlops abrinoides (sp.n:), Cor, ‘Abeille. "4 MINE EM CXVI
Coloberos tenellus (g. Sp. n.), Cor., Bourgeois . . . . : 82
Colobostomus (g. n.), 452, griseovestitus (Sp. n,), Con. Pare
maire. ae AU RUE 153
Conderis velutinus, gi, atrhnne Ep n. 40 Fo Rnenisl 81
Copa (g. n.), 395, flavoplumosa (sp. n.), ARACH., Simon. . . . 396
Copris hispanus (non Afeuchus sacer), (coque), Coz., Lefèvre. CLXIX, GCv
Coptosoma globus (mœurs), HEm., Lefèvre. . . . . . . . . . CXXII
Corraguadrate (spin) HEM., SishOretU NN SENS 86
Corydaloides Scudderi (sp. n.), NÉvroP. ross., Brongniart. . . XIIL
Corymbites fuegensis (sp. n.), Fairmaire, 46; Id. Putonis —
angustulus (Liotrichus), COL., Du Buysson.. . . . . . . GXCGVII
Corynodes cærulescens, cribratellus:(sp. n.), Cou., Fairmaire, . LxxxII
Coryssomerus capucinus (hab.), Cou., Bedel. . . . . . . . . CLXxvI
Coscinra funerula (sp./n°),UCOL:, Fairmaire LEUR ET 40
Cosmopolites (g. n.), sordida, CoL., Ghevrolat . . . . . . .. 289
Crambus inquinatellus (chen.), LEP., Lafaury. . . . . . . . . 397
Craspedophorus pustulosus (Sp. n.), COL., Raffray. . . . . . ., 91/4
Creugas cribratus (sp. n.), 395, senegalensis (sp. n.), Dre :
SIMON ES bee La TA Mae ei not DS Me I TE IEC 976
Année 18385. CCLXIII
Crossotocnema javana (g. Sp. n.), DIPT., Bigot. . . . . . . . CCI
Gryptide" Heu GG Thomson SEL ENS, LT INA NE 17-32
Cryptocephalus acupictus — acupunctatus, fulguritus = fulqu-
rans, Bedel, 89; id. bimaculatus, elatus — Poeyi, molossus,
COR READDeS TES APE NIP EMA ÉTÉ RAR ELON TS XL
Cryptus oral Hym., C.-G. Thomson. BAD ete CIRE NSANN UN 19
Crustacés décapodes (spermatogènes), Sabatier. . . . . . . GLXVI
Cucullia cineracea, pl. 2, fig. 11, LéP., Millière., . . . . . . 119
Guetonouia (es) NDiPT: Bigot NAN US 235
Gydistus. Reitteri | (sp. nm.) (pl 5, fig. 5, Chan Eos
COS Mes ul 2 NA AE IE OO PA TE
Cydnides (Errata), HEM., et CE NOR LR EN DE LS SUN GEXARVITE
Cylindroides (g. n.), 455, Hd a n.), COL., Fair-
Maire. A RE CE SE RSS PER ANA RASE LU 456
Cymindis Haduers, canigouensis, GLXXVI, Chaudoiri (hab.),
COR ABOU HAE MANN CAE ARRET LORS UE SRE EE 85
Cyrba bimaculata (sp. n.), ARACH., Simon. . . . . . . . . . 392
Cyphon pallicolor (Sp. n.), Coz., Fairmaire. . . . . Ale 6
Cyrnus insolutus — urbanus (Philopotamus), Ra Mac
RCA IAE RER nd A dd la A PAL CNT AR PCCAN ANUS Lt St MEGXEN:
Cyrtopogon oculiferum (sp. dist.), DIPT., Bigot. . . . . . . . XII
Dactylozodes cribricollis (Stigmodera) — jucundissima, CoL.,
DETÉRNNRESe TI GR SUISSE PATES LES LR ME PATIEANT CIV
Damon medius, PÉDIPALPES, Son SET ERA TS à 380
Daradius (g.) 361, scrupeus (sp. n.) 363), yolophus, te :
ELEC 1 NERO PRO RAI NCAA AT NN A 962
Dasycampa Staudingeri ex ). Len. GhOberthür 10 Me CE
Dasycenusisulcatus (hab) CO Bee A EC Ne Enr CLXXIV
Dasylopeus Lucast (sp. n.), THys. Foss., Brongniart. . . . . . CI
Dasylobus egænoides (Sp. n.), ARACH., Simon . . . . 215
Duasytiscus (8.) 253, 274, Abeillei (sp. n.) 261, affinis 959,
Beckeri 265, cyanellus 256, impressicollis 258, indulus,
pl. 5, fig. 3, 262, laticollis (sp. n.), 267, medius 267, me-
litensis 270, obesus 269, puberulus (sp. n.) 262, præcox
260, rufimanus (sp. n.) 269, rufitarsis, pl. 5, fig. 1, 256,
Sedilloti (sp. n.) 268, squammatus 269, syriacus 263, syr-
ticus 264, transcarpicus (sp. n.), pl. 5, fig. 4, 256, vestilus,
Cor D'BOUTÉCD)S ASE se 1 ONE LRU IE SALSA 26/4
Dasyuromyia penicillala (g. sp. n.), Dipr., Bigot . . . . . . LIX
CCLXIV Table des matieres.
Debis albolineata=— Andersoni ne CxLIII, ocellata (sp. n.),
Lér., Poujade. . . . . 0 x
Deilephila celerio (hab.). Ch. Oberthür Hr, nerii ji (hab. ), Fe
Fallout: RURAUX AIGCIANT
Depressaria badiella fa , éns He) NS SA AMOR 411
Deromecus canaliculatus (sp. n.), COL., Fairmaire . . . . . . L5
Diaphorocera obscuritarsis (sp. n.), COL, Fairmaire. . . . . XXXvIl
de strigifrons 457, subocellatus 458, variepictus (Sp. n.),
1FAiTMAIre LU Met MEET 456
ps ue calliphorides a n. "1 Diert., Bigot. :°.':1. ÆLxxiIl
Dirrhagus pygmæus (hab.), Cor., Bedel . . : . . . . . . . CLXXIV
Discolops strigicollis (g. Sp. n.), Co., Fairmaire. . . . . . . 1159
Ditomotarsus (g.) 63, Hyadesi (sp. n.), Cor., Fairmaire. . . . 64
Ditoneces sobrinus, GOL., Bourgeois . , . . 79
Dodacles (s.-g. de Cladodes) 1h41, attenuatus ee ns it, Fr
gans (sp. n.), pl. 3, fig. 7, 141, nigricollis, pl. 3, fig. 6,
COL OILMIET Se re CORNE EAU Me LUE ASE MESSE AA
Donacia Provostii (sp. n.). Cou. Fairmaire. . . . . . . .. LXIV
Dbrceus Jastuosus ARACE SS1MON: LA. NL UE 20. MH 366
Drassus semitectus (Sp, n.), ARACH., Simon. , . . RAGE 381
Dromaæolus barnabita (hab.), Con, Bedel. . . . . . ; GLXXIN
Dryptelytra (s.-5. de Cladodes) 138, calocerus 138, cayennensis,
Co oi UN He LS NAS CU 138
Dryophilus densipilis (hab. , mr Re DRE 0e 2 vs MIGLXXY
Dytiscus marginalis (micro-organisme), COL., A iEntE POTERIE 6.6.6
Ebulea Zelleri — luctuosalis (Hyalitis), LÉr., Ch. Oberthür. . LVII
Eccopsis latifasciana (chen.), LéP., Lafaury. . . . . . . . . 106
Ectatorhinus Godefroy —= ac (Ithyporus). Cor., Fair-
ENT S DRE à AU DS AE SPP E XXXII
Egænus crista, re ip D. ). HU sinon CRETE 21%
Elater karpathicus (sp. n.) Gexvi, rubidus (hab.), COL, ‘pu
BUYSSON PE RTE RO ACSE VAT
Emydia striata var. (Lab, ja a Ada . ne VA LAN NICE
Endromis versicolor (mœurs), Lép. POUjAdEe à ee ; LXVI
Epeira Blondeli (sp. n.) 369, cereola (Sp. n.) 368, Girce, RE
tica 211, Merchi 370, strupifera (Sp. n.), ARACH., Simon. 968
Epischnia Boisduvartella (chen.), LÉP., Lafaury . . . . . . . 398
Eriopis connexa Var. magcllanica, COL., Fairmaire. . . . . . 62
-
Année 1885. CCLXV
Eristalomyia notata (Sp. n.), DIPT., Bigot. . . . . . . ne 29
Euctenodes (g.), Dipr., Bigot . . . . 233
Eudema Chaudoiri 812, cordicolle, Li 6, 5e 8, 313, Gatlu
pan) (COL MRatrAve TAPER A AA ENTRE 312
Eudemis helichrysana (chen.), Lép. Hatr CS RE h05
Eudicella Ghloe (sp. n.), CoL., Rome DEA VAR RER EEE EEE en 325
Eugaster Bloyeti (sp. n.), ORTH., Lucas . . L'NAR TES XCI
Eumenes petiolatus var. (nid), pl. 4, Hym.,: Maindron. > 10457 2100240299)
Eupithecia Nepetata (métam.), LÉéP., Chrétien . . . : . . . . CXLII
Baruoda versicolors GO ARAÎTAYE M UENENL UE LT PE NRNEQUETANEN 304
Euryopis sexalbolineata, ARACH., SimOn. . . . . . . . . . . 241
Euscorpius carpathicus, ScoRP.. Simon . . . . . . . . . . . 21/4
Galerucella nymphææ (métam.), Coc., Kerville. . . . . . . . 427-130
Gedeon Borrei — parallela (Pimelia), Cor., Sénac. . . . . . LXXXI
Gelechia nigra (hab.), Ragonot, cxxx1; Id, rumicivorella (chen.),
DST Che UE AS (LEP )Millére er Caen En 120
Glossidionophora bicolor, nigra (g. sp. n.), DIPT., Bigot. . . . LV
Glossina (g.) 121, fusca 123, longipalpis 122, morsitans 193,
labaniformis 125, tachinoides 195, ventricosa (Sp. n.), DIPT.,
Hipot etes HET LONDRES 122
Glycia obscuripennis, seminigra on n. , ou hobtne. Se 139
Glyphypteryx argyroguttella, Gianelliella bi n.), LEP., Rago-
NOMME MANN: -- EE Mo USER LVI
Gnaphosa Stussingeri (Sp. n.), Me Éons NEA MSONNE 213
Gobathus Pluton COL. JRafra yet AL eee REINE 323
Gracilia minuta (hab.) CoL., Pc se GLXXVI
Graphipterus circumdatus, (Sp. n.), ne 6, Fes 6, 349, RER
lneatusR COR RAÎTAY PAR MRC LI VI TE AE 911
Grapholitha littorana Ne 409, prunivorana (chen.), LEr.,
Lafaury. . . . MU EU ILE) MSP 407
Guêpe Slvetre (nid), Hs nt AU Les te VAN STAR CXIX
Hadites myops (Sp. n.), ARACH., Simon. . . . . . . . . . . 249
Haplous segmentarius (g. Sp. n.), GoL., Fairmaire. . . . . . . 47
Harpalus (Pangus) tingitanus = oblitus (patruelis), Cor., Be-
(ER D AE 5 ARE REA NX LL 85
Hasarius insignis En Fi nee Simon LI RENE RENE 392
Harmochirus luculentus, Pres Error ee PROPECIA 187
CCLXVI Table des matieres.
Hectarthrum apicale (sp. n.), A. RE XXXI1; longicolle,
(sp. n.), CoL., Fairmaire . .
Hedobia angustata (hab.), CoL., Bed RUE: CERN A ES
Heliocopris bucephalus onde COS IEUCASENEME MEME
Heliophanus hamifer (sp. n.), fig., 388, orchetta (sp. n.), is. LA
ARACH:, SIBON: NDS Xe he ne
Helops oblongiusculus, Coz., en, 21 CANNES SR TR
Hémiptères de la Terre-de-Feu (sp. n.), Signoret, 63-70 ; id. Me
l’Isle-Adam, Lethierry . . . CAES FRE CP EU PA
Hemiteles australis 26, balteatus 28, PA 98, PR 29;
glyptonotus 32, hirticeps 27, homocerus 29, liambus 25,
liotylus 30, lissonotoides 30, obliquus 24, rubrotinctus 81,
trochanteratus (Sp. n.), Hym., C.-G. Thomson . . . . . .
Hesperophanes pallidus (développement des ailes), CoL., Pou-
DATE NE UE Mes NEUVE PARENTS PASS et Ne
Heterographus Lafauryella (chen.), LÉP., Lafaury , . .
Hippobosca (g.) 234, calopsis 236, sivæ (sp. n.), DIPT., Po
Hispo (g.) 393, cingulata (sp. n.), ARACH., Simon . . .
Holcolætis xerampolina (g. Sp. n.), ARACH., Simon. .
Holoparamecus (s.-g. Tamirium) similis, COL., Belon. . .
Holoptilus oraniensis (sp. n.), HEM., Puton. . . . . :
Homalattus pustulatus, sulphureus (Sp. n.), ARACH., Sinon,
Homalocerati (1). Division primaire de l’ordre de DIPTÈRES,
BIRD Tree te Me ue be ne lie Me enr) Re Ve En Re
Homalodera a 39, suturata (sp. n.), COL. Farmanel
Homalostylus (g. n.) latiscapus, CoL., Ghevrolat. . . . . . .
Homodexia rufina, obscuripennis (g. sp. n.), DIPT., Bigot.
Homoropsis ustulata (sp. n.), Coz., Fairmaire.
Hoplocampa ferruginea (mœurs), Hym., Lucas. . . . . . .
Hornius (g.) 61, sulcifrons (sp. n.), Coz., Fairmaire. ;
Hyas (g.) 132, afflicta (sp. n.) 133, denticornis 135, fallax (sp.
n.) 134, fasciata (sp. n.) 134, flabellata 135, luctuosa (sp.
n. .) pl. 3, fig. 2, 133, quadrimaculata (sp. n.), Cou, Oli-
Hybernia defoliaria, LEP., chen. avec Mermis micrescens, Fe.
KOrVIE AR Eee NN LU Li OR Rue Ru arte
Hydromedion (g.) 50, anomacerum (Sp. n.) 54, tn und
LU
CLXXV
XXIII
389
53
GXIV
26
CCXVIII
404
235
394
394
XXXIX
CXIX
392
226
10
287
XXVI
450
LXVII
62
133
CLX
(4) C’est par erreur qu’il a été imprimé deux fois (page 226) Omalocerati au
lieu de Homalocerati.
=
Année 1885. CGXXVII
(sp. n.) 53, elongatum 51, magellanicum 52, sparsutum 53,
variegatum, COL., Fairmaire.. . . 23
Hydroporomorpha (g.) 307, monilis (sp. A EL 6, fé 1 308,
Westwoodi, CoL., Raffray. . . . . RCE ANT 309
Hyllus coccineovittatus (Sp. n.), ARACH., Simon SARUESS 948
Hyménoptères de l’Isle-Adam, Poujade, exv; Id. (venin), Carlet,
cLxVIL;, Ib. : Anthidium? Osmia? (nd), Girard. . . . . CXXXIV
Hypera Vuillefroyanaï(hab.), Gou., Bedel. . . . . . . GLXXV
Hyperaspis Camillæ — Marmottani, quttulata, Cor., B Bedel. è 90
Hypocephalus armatus (obs.), Cor., Lucas. . . . . : . . . . CxxXII
Hypotia tamaricalis (chen.), LÉP., Ragonot. . . . . . . . . CXX
Hystricopus elegans (Sp. n.), CoL., Raffray . . . . . 307
Ino statices, Var. n. crassicornis, pl. 2, fig. 10, LÉp., Millière, 449
Insectes fossiles des terrains primaires, Brongniart, GxCv ; In-
sectes utiles et nuisibles, Peragallo. . . . 5. : , . : . LXXXI
Ipsnola sextuberculata (g. Sp. n.), HÉM., Signoret. . . . . . 70
Ischnomera (Asclera) xanthoderes (hab.), Coz., Bedel. . . . . CLxxV
Ischyrosyrphus tigerinus (Sp. n.), DIPT., Bigot. . . . . . . . 219
ISodermus Gay NHEMANSIENOEEL NAN UN EME MARS 65
Isometrus maculatus, SGORPIONES, Simon . . . . . . . . . . 386
Jansenia angusticollis, GoL., Raffray . . RD INEn Me THAT 304
Kisanthobia Ariasi (hab.), Cor., Bedel . . : :. . :°, . : . L CLXXNN
Kiléydocerus\pæcilus HEM-SSIenore tr 0. 2,0 RUE 67
Kolenatia:(e)l'Dirr. Bisok aa ARE IL EEE LR RS 232
Lamprocera (g.) 125, diluta (sp. n.) 127, flavo-fasciata 126,
Latreilleit 196, tristis, COL Olivier AN RL APR 127
Lampromyia (g.) LXVIL, argentata (sp. n.), DIPT., Bigot. . . . LXVIN
Laphygma exigua, Chrétien, cLvVII-CLx ; id. (métam., mœurs),
LEP, Lichtenstein. -"#%0t 2e Cale eV AS NS CLVI
Us (esp. nouv. ou peu connues qe partie, Co., Oli-
AL MMMEIOA : . 125-154
Lampyris tas GiRiaa VIII; Hd. De cie 9 (desc),
CoL., Bourgeois. . . . : se AA NAN LXIII
Larinus interruptus — Chevrolati, Ge Paiciaire AFIN 83
Lasiophthicus annamites (sp. n.), Dipr., Bigot. . . . . . . . 250
Laverna phragmitella (mœurs), LÉP., Ragonot. . . . . . . . GXxIV
Lebia æthiopica (sp. n.), CoL., Fairmaire . .. . . : . . . . L40
CCLXVIII T'able des matières.
Ledochas (s.-g. de Cladodes), paralellus, pl. 3, fig. 5, Coz., Oli-
À 115 HR RCA LE 140
Lepidoptères (albinisme cadet arte ROUES er
431-434 ; Id. de Chine et du Thibet, Ch. Oberthür, cexin,
CGXXVI-COxxx ; Id. nouveaux ou inédits de la faune fran-
çaise, pL 4, P. Milière. . : .,. PEN PRE À Le
Leptides brevipennis (hab.), Cor., Bedel . AU EL Se PUS CO SCA RUE
Leptinoma (g.) — M (g.), argentata — sericea,
DIET. Bis ONE 00e SERA RON EME LEP PERE CXCI
Liqur Edwardsii (g. Sp.), ie te NS ES AT SR CR GCXIX
Limenitis ciocolatina CGVI1, mimica (sp. n.) Poujade cc, éd.
Camilla et Sybilla (hab.) Lucas czxxxt, id. Sybilla (hab.)
Ch. Oberthür cexiv, éd. var. Fallou, éd. tb. var. nigra?
1 DRE LI Ce ROME ENE ce Ace ee AN Et RP CRE UT
Linus africanus (sp. n.), For ns LUE RARE 993
Liodes tibiaria, pl. 2, fig. 12, 13 (chen.), Lép., Millière. RUES 117
Lrpernes perspectus, GOL, BOUrTPCOIS (2, CU VENU, 71
Lipoptena (g.), DIPT., Bigot, . . . . . 234
Lissopterus Hyadesii (sp. n.), 35, Re té de me
maire NN ST RP LS PRE ET A A 3!
Listronyx testaceus, ia He. PAS SRE RÉ IE 45
Lita tabacella — ? solanella (mœurs, oi LEp., Al. Olivier
CL RASONOI EN EE : CXI
Lithobius forficatus (Myr1O».) on un onde emar gina-
tus, ENT., Kerville. . . . . 3 CLX
Lithocollelis chrysella, pl. 4, fig. 34 F ni Le Con ; 13
Bihonomacyaneni—=\Favtiert, COL. Bedel! Wen NE 90
Lixus dubitalis, Cor. Bedel . . .:. . . M ste de Late 83
Pphyrus pinc(meurs) COL LUCAS CN NME OPEN AREA CCI
Péphotus vitulus, GOL:MFairmaire MEMICT AMENER MEN 61
Lucanus cervus (Tératologie), Cor., Desbordes. . . . . CXCI
Lucio (g.) 128, abdominalis 198, blattina 131, brunnea 1 499,
dimidiata (sp. n.) 131, melanura (Sp. n.) 130, obscura
(sp. n.) 132, picta 130, rufiventris (sp. n.) 129, splendens
Gone) pli. he AGO 0ILvier Herr RENNES 199
Luciola costipennis et vitticollis Fairmaire (noms à Men
COPA ODNIENE SLR A ER ENUR E RPSE RA CIX
Lycæna marginata CL, opalina GxLIII, thibelensis (Sp. n.). LÉP.,
Pet PAS PORN ONE UP RER CLI
Année 1885. CCLXIX
Lycides nouveaux ou peu connus, Cor., Bourgeois. . . 71 84
Lycosa fuscipes 210, lacustris 257, Linderi 157, migdibybs (Sp. n..),
355, oryæ (Sp. n.) 356, pilipes 357, prægrandis (sp. n.) 209,
radiala 210, thessala, ARAGH., Simon. 210
Lycus (Lycostomus) ambiguus 74, Davidis — debilis 76, Fi
gatulus (Sp. n.) 73, ferrugineus 72, honestus — modestus
73, nigripes 75, restitutus (sp. n.) 75, suturalis 73, thora-
cicus 76, umbraticeps (Thorococalon) (sp. n.), COL., Bour-
geois. k MAL tee 77
Lynchia (g.), DIPT., Bigot ROULE VE RTS 234
Lyponia himalejica n.), COL., Bourgeois. . 79
Machærites glabratus (hab.), Cor., Bonnaire. LIII
Macrolycus flabellatus, Cou., Bourgeois. . . . . . . . . 71
Macropoda (s.-g. d’Adesmia), 166, 193, 207, Boyert, 194
baccata, 193, 207, Feltingi, 196, inæqualis, 194, lurida,
475, Moufleti, 195, nassata, 196, reticularis, 195, rivu-
laris 193, 207, scrobipennis 195, variolaris, GOL., Allard . 193
Macrosoma glaciale, Cou., Fairmaire. L5
Maævia comosissima 387, vibrabunda (Sp. n.), DES “nn 388
Magdalis Grilati (sp. n.), Gor., Bedel. . CII
Mallosia imperatrix (Sp. n.), Cor., Abeille. . CXL
Malthinus dromioides (g. sp. n.), Cor., Bourgeois. î CXXVI
Megadops Darwinii 37, Falklandicus 37, nigrocæruleus 37,
ovalistotsrvirescens, COL EF dIFMaIre.s 5 1 NU ANT RNA 96
Megagenius (g.), 203, 204, 208, Frioli, Co., Allard. 205
Megalonychus hirtus (sp. n.), Cor, Raffray . 317
Megalophthalmus (g.), 144, decorus (sp. n.), 146, es 145,
costatus 145, marginatus 145, obscurus (Sp. n.), 146, spi-
loeerus (Sp: n°), COL OVIET REPOND ; 147
Melambicus aspero-costatus — Teinturieri, Cor., Bedel . 87
Melanostoma cyaneo-cinctum (sp. n.), DIPT., Bigo . . 251
Melitæa Athalia (var n.), LéP., Ch. Oberthür. CCxV
Melitobiæ (généralités), Dipr., Bigot . . 234-9235
Melophagus (g.), DIpT., Bigot. . LEA 23/4
Melyrosoma Blackmorei (hab.), CoL., Bedel. . CLXXVI
Menemerus semi-limbatus, ARACH., Simon. 209
Merizodus Macleayi, CoL., Fairmaire. . . . . . . , . h0
Meroplus (non Meraphus) (g. 0.), 95, alternans 97, cinereiven-
tris 97, denticulatus 96, flavilineatus 99, geniculatus 98,
CCLXX Table des matières.
hæmaticus 99, lineanigra 98, nigrocinctus 98, serri-
rostris 96, subscutellatus (sp. n.), CoL., Ghevrolat. .
Merotricus (g. n.), 290, campestris (sp. n.), 291, rusticus 290,
nigroscutellatus (sp. n.), Coz., Ghevrolat . . . . . . . .
Mesites cunipes (hab.), CoL., Bedel. : MATE
Mesochorus (g.), 326, 344. — (S.-g. opte) 3%, 392,
analis 331, baccatus (sp. n.), 329, dorsalis 328, graniger
(sp. n.), 328, humulus (sp. n,), 350, incidens (sp. n.), 381,
leucogrammus 331, mandibularis (sp. n.), 330, marginel-
lus 329, plagiatus (sp. n.), 332, scutellatus 330, simplex
(sp. n.), 332, strenuus 329, tenuicornis (sp. n.), 332,
varipes 329. — (S.-g. Mesochorus), 332, 844, acuminatus
(sp. n.), 343, albipes (sp. n.), 341, angustatus (sp. n.),
343, anomalus 342, brevicollis (sp. n.), 335, brevigena
(sp. n.), 338, crassicrus (sp. n.), 339, crassimanus 340,
curvicauda (sp. n.), 335, curvulus (sp. n.), 343, dimidiatus
340, fascialis 343, formosus 343, fulgurans 336, fulvus
(Sp. n.), 336, gemellus 340, Laponicus (sp. n.), 336, lon-
gicauda (Sp. n.), 338, macrurus (sp. n.), 342, marginatus
(Sp. n.), 339, nigiceps (sp. n.), 334, nigripes 333, orbi-
talis 335, pectinipes (Sp. n.), 336, pectoralis, 341, picti-
crus (Sp. n.), 340, pictilis 342, politus 333, punctifleuris
(sp. n.), 334, salicis (sp. n.), 338, semirufus 337, stigma-
ticus (Sp. n.), 344, sylvarum 339, tachypus 342, tempo-
ralis (sp. n.), 336, tennicapsus (sp. n.), 341, thoracicus
339, testaceus 337, tetricus 33h, tuberculiger 333, velox
848, vittator 340, vitticollis 337. — (S.-g. Stictopistus),
3Uh, aciculatus 34h, bilineatus (sp. n.), 3h, convexicollis
(sp. n.), 344, laticeps, Hxm., C.-G. Thomson. . .
Méta Menardti, ArAGH:-Simon. 2 ‘LE UN CENTER CAPE
Metaxyonycha signata CLXXXIX, DAbaicor nis (sp. n.), COL., Le-
ÉNTOP AU NRA PL ;
Metaxzys biguttatus, Cor, Raffray . SOU
Methles punctipennis = cribratellus, CoL., Bedel.
Metophthalmus-Raffrayi (sp. n.), Goz., Belon.. . . . . . . .
Metriopus 155, 204, 208, Hoffmanseggi 204, platynotus, COL.,
ATANA MEN ENT Le AUDE RE PE
Microcryptus nigritulus, ornaticeps (sp. n.), Hym., C.-G. Lo
Microptophorus magellanicus, COL., Fairmaire . . .
99
291
CLXXVI
84h
DU
cxc
316
86
XXXIX
Année 1885, CCLXXI
Miturgini (s.#am.), G. Miturga, Prochoba, Syrisca, ARACH.,
SIMON MES SAUT tue EE 4 0 DRNUANS 76-870
Monolepta oil (hab. ï va | Bedel. ai A NE GLXONNT
Morychastes australis (g. sp. n.), CoL., tre D RASE LES 43
Mycalesis oculatissima (sp. n.), LÉP., Poujade, , . . . . . . XXIV
Mylabris (Geroctes) aurantiaca (sp. n.), Fairmaire, 450 ; Id.
Baulnyi — tenebrosa Bedel 87; Id. diffinis — soie
CorsAbelessss test" tr ne OR DA MER RME à 2.0 4 De
Mylops A done Fe Co BAITMAIT CNE ASE 50-52
Myonhtkoma(e) DIPT., Pico ES RER Ce Re 233
Mynapienasscutellaris:(0id), HYm., Lucas... LCL U LIV
Myrmecospectra (g.) — Myrmecodes (g) = Myrmecophasma
(g.), Nietneri, COL., Bourgeois. . . . . ONE RCE XVI
Myriopodes et Arachnides (rôle des palpes), Pan SM CV
Nabis faminei, HÉM., Signoret. . . . . . 68
Nécrologie. Buckley xxxvrr. — Ducoudré CLXxHI. de LXX.
— Keferstein 1.—Lacerda (de) cLxx1I1. — Lambin GLXxIH.
— Lizambard (l'abbé) cezvr. — Martin (Ch.) cxxr1. —Meyer-
Dür Lxx. —Milne-Edwards (H.) cxxxvur, 463-466. — Pissot
xviI. —Robin cLxxt1, 467-472. —Schiôdle 473-480. —Stein
DXXXVII MT ADDES USINE LE NE TEA A GITE X ROUTE
Neætha catula (Sp. n.), ARACH., un lt Ge DR En L 391
Necrodes reticulatus — biguttulus, Coz., Bedel . . . . . . . h2
Necrophorus interruptus (hab.), Coz., Bedel. . . . . . . . . CLXXIV
Necticus eremita, ARACGH., SIMON, . . . . NS DU UE 211
Nemastoma Stussineri (Sp. n.) 217, aline Les Gino : 216
Nephila senegalensis, ARACH., Simon. . . . . - . . . . . . 971
Nodostoma Martini (sp. n.), CoL., Lefèvre. . . . . . . . . . LXV
Notodonta tritophus, LÉP., de Rate de leihe ss des GENE
Nothris lumbipunctella, pl. 2, fig. 9, LÉP., Millière, ARR AESN E 118
Novius algiricus Crotch = Id. ib. Allard, Coz., Bedel . . . . 90
Nycteribia (g.) 235, fulvida 246, mexicana 245, oceanica (Sp. n.)
DPI Os 7 2 RSR M LA ES 216
Nycteribiæ (BénGralites), nn Hisot. AD Vel ere .'. 931-935
Nyxeophilus nigricornis (g. sp. n.), Hym., G.-G. Thomson . . 18
Obisium præcipuum, ARACH., SIMON. . . . . . . . . . . . 243
Ochina hederae (hab:).:Cozs Bedel #4): ui Re NeRer PNICEREV
Orhodaus rujus, COL, Fair maire EEE... AN ROUE 2 43
CCLXXII Table des matières.
Ocyale (g.) 357, Atalanta, ARACH., Simon. . . . . . .
Ocypierum (Se) MNDIPE.SNBISOL 7 NE En
Ocytamus fenestratus 251, fuscicolor (sp. n.), DIPT., iso.
Odacantha interrupta (sp. n.), Cor., Fairmaire . . . . . .
Odoiporus (g. n.) longicollis, Cor, Chevrolat . . . . . . .
Ecophora Ragonotella, pl. 1, fig. 25 (sp. n.), Lér., Constant.
Olfersia (g.) 234, ærythropsis 239, capensis 240, impressa 237,
lividicolor 288, maura 237, noumeana 240, sordida (sp. n.),
DIR NBID DES" ME este aie ME DU Men ten A ee
Omotemnus miniaticrinitis, Goz., Chevrolat. . . . . , . ..
Onymacris (s.-8. d’'Adesmia) 157, 170, 206, bécolor 171, candi-
dipennis 170, Langii 171, marginipennis 170, multistriata
172, Païva 172, rugatipennis 171, unguicularis, Cor.,
ATEN EN CNET
Orchestes populi (développement de es. Da no
Ornithomytia (g.) 233, ænescens 24h, fuscipennis 242, haitensis
242, Hova 241, kanakorum 244, nitens 241, rufiventris 243,
variegata (Sp. n.), DIPT., Bigot.
Ornithoptera Tithonus ®, LÉéP., Oberthür. RES
Orthonevra varipes (sp. n.), D BISOE AE URI IRGE
Orthosinus sculpticollis — res ee COL. , Che-
MEDIA ve QU PORN RS i R OI RNCEAE NS NS
Oteroscelis (s.-g. d'Adeemin) 164, 188, 207, Audouini 190,
bicarinata 189, carinata 188, cothurnata 192, De Vecchit
189, elevata 189, Faremonti 191, fossulata (sp. n.) 494,
indica (Sp. n.) 192, Gobleri 193, lacunosa 190, metallica,
CORSANAES A0 VERRE ENT ER PRE
Ofhius‘antarticus (sp: n:),'CoL:, Fairmaire MDN
Otiorhynchus fuscipes (hab.), ES XLI; ligustici (mœurs),
COR; GTA NN ENEN RREUSTE
Ourozeuktes Owenti (hab.), CRUST. ne D CRE LEE NRC 6
Oxydexia (gs. ae ER nu (g.) XCI, acuminata (sp. n. .
1 D} 24 HAN ES TT) PAPAS TELE AE PR
Oxylepus capucinus — Cassida (Chelysida) involuta =? suedæ
et deflexicollis, Cor, Fairmaire . La A AE ME
Oxyopes bufovittatus 354, squamosus (Sp. n.), ARACH., Srbn
Oxyptila parvimana (Sp. n.), ARACH., Simon . MR
Oxyrhynchus brevipennis, collaris, convexus, Fabricii, pa 0-
picus, regulus, suturalis (sp. n.), CoL., Chevrolat.
358
234
959
138
288
239
92
171
COXVII
245
CXXII
219
112
490
2
XC
LVIII
XXXIII
LIII
309
36/
112
Année 4885. CCEXXIII
Pachyonyx Lalignantii (sp. n.), Co. ÉFairmaire, . , . . . . h5h
Pachytychius leucoloma (hab.), Cor., Bedel. . . . . , . . . 88
Palustra uruguayensis (Sp. n.), LÉP:. Berg... host! CCXII
Papilio Machaon (développement de l'œuf), LÉP., Goos-
COTES s (ati otte) ACLXXXIECLXXXIV
Paradiaphorus e nt: ce en. AN ae CT nette 287
Pardosa præpes (Sp. n.), ARACH., Simon. . . . . 359
Parahelops (g.) angulicollis (Sp. n.), 56, Darwinit 55, Hana
57, pubescens 55, quadricollis, Coz., Kairmaire. . . . . . 56
Pararge episcopalis (sp. n.), LéP., Ch. Oberthür. . . . . . . ccxxvir
Parasites, Laboulbène. . . . . . NOTE cx
Passalus transversus (Larve et Ne er fr NEA e LXXII
Passandra Deyrollei, Waterhousei (sp. n.), Gor., A. Grouvelle. XXXI
Pedionomus (g.), 205, 208, brevipes, cavifrons, favosus, Cor.,
Alarme A ne 205
Penthina achatana, énpte ren a nn pire 404
Pentodon pygidialis = variolo-punctatus, Eos au RON 86
Perimylops antarcticus, CoL., Fairmaire. 1.1. = + 5: 0 : 0 50
Pezomachus numidicus (sp. n.), Hym., C.-G. Thomson. . . . 32
Phædroides philippinensis (g. sp. n.), Gol., Lefèvre. . . . . . CXXV
Phænalis (g.), 142, Gerhami (sp. n.), 142, stsrnalis (Sp. n.),
Cor Olivier EN" Se 142
Phascus Vo NES = lis nn Mme) Abu Dee XIE
Phileusthæemorhocus MARACHAISIMONRÉ EURE IENNEN 209
Phlegra Baëirtowi (sp. ie 389, suaverulens (Sp. n.), ARACH.,
Simon on: RAM NAN TRE PEAR A 349
Phrynoides (g. n.), où, Hu ma Lx Col., Chevrolat.. . . . 95
Phycilidæ et Galleridæ (analyse d’un jo LÉP., Ra-
SONDE, Ne NA MEME NAN ses ne) PIC EVITÈCE
Phygadeum heterogaster 22, Ma En 20, ripicola 19, vari-
COrnisi (Sp: n.), HYM:, Ci-GTNOMSON,. RS En 21
Phyllorythrurus (g. n.) (sub Sphenophorus) (g.), Cor., Che-
AE US ONSTPETENTE NPA SU | P VETEEt ene UEER 92
Phyllognathus ? Paulseni, simplicifrons (Sp. n.), Coc., Fair-
1 EU PANIERS PT TRE er ER EE 6 0 0.01
Phyllopertha algirica — lineala, Oberthuri — lineata, Cox,
BRGCIR RS SE A NRer PR LT A) SAN 86
Phylloxera punctata (anat. phys., mœurs), Hym., Lemoine, . . CLXVII
(1885) BULL. XVII.
CCLXXIV Table des matières.
Physosterna (s. 8. d’Adesmia), 155, 167, 206, cribripes 169,
foveipennis 169, globosa 167, Goryi 168, lævis (sp. n.),
169, ovata 168, ia 170, tuberculipennis, Cor.,
AAA EN RER CAN ARIT ASE PES RATS AN ARE BU
Phytonissa lynx (sp. n.), mr En CRUE SE 37 à
Phytonomus Kunzei (hab., mœurs), CoL., du Buysson. . . .
Phytosus Darwinii, Coz., Fairmaire . . . . . . . .
Pieris acræa (sp. n.), Ch. Oberthür, coxxvi ; Daplidice Re
Dép.» Zapater LUEUR au PSN RES EU
Pimelia Brisouti LXXXxI1, oblonga (sp. n.), Snae. LXXXI; mal-
éeata( hab) Cor) Bedel 2 ET TE nn NN TER Le
Pisaura valida (sp. n.), ARAGH., Simon. Ag
Platypus cylindrus (hab.), Cor., Bedel . . . . . . RECHUE
Platytarus simpleæ (sp. n:), Coz.,\Raffray. 404 ADM
Plectroscelis pallidipes (sp. n.), Cor., Fairmaire. . . . .
Pogonocherus cristulatus (Sp. n.), Co., Fairmaire. . . ue
Polyaulax (g. n.), castaneipennis (Sphenophorus), Cor., Che-
1 LE LE ÉPONPAPNERRRTER RE TEE EPS QA LU QUES SELS RUES LOG LUE
Polyctenes\(e:) ADIPT:,"BisOt SNMP AIRE
Polydrosus Oberthuri = Scythrops phænicius, CoL., Bedel. ù
Polyhirma alternata 309, anchora, pl. 6, fig. 5 (sp. n.), Cor.,
LUE TER AUS EAN AA ER PneR LE US SEE LS UGS PS
Praonetha laterifusca (sp. n. ch Cor., Fairmaire.
Prionocalus cacicus, Col. Tucas.: : 0 De
Prionusicorartusi(hab:) "COL Bee LA OMR ENIENRENS
Prosthesima comparilis (Sp. n.), 383, impexa (sp. n.), 383,
subænen (SD. 0) ARCS) SIMON MEN EEE MNENE RE
Pseudocolaspis Lefevrei (sp. n.), Fairmaire, 460; Oberthuri —
Calhopa, kid —=\Callipta;NGOL Lefèvre RON EN
Pseudomyrmecion ramalium (8. sp. n.), Coz., Bedel.. . . . .
Psilocladus (g.), 147, 149, formosus (sp. n.), 150, Guerini
(sp. n.), pl. 3, fig. 11, 153, énauditus (sp. n.), 151,
lineolatus (Sp. n.), 143, melas (Sp. n.), 149, miltoderus,
151, nebulosus (sp. n.), pl. 3, fig. 10, 152, pulcher (sp. n.),
451, scutellatus 149, stellatus 148, suturalis (Sp. n.), pl. 3,
Ho MOMCOR IONMIETRAEMANL) (NES MEN ANNEE ACATE
Psiloptera impressa —= ornata, GoL., Berg. . . . . . . . . .
Psyche quadrangularis (mœurs), Lép., Lucas . . . . . . . .
168
38/
XL
12
XXV
CLXXVI
354
CLXXVI
306
162
158
95
233
LII
910
AGO
CLXXXVII
CLXXVI
982
CXXIV
CXXXI
150
CIV
LXVI
Année 1885. CCLXXV
Psychoda phalenoides (mœurs), Dipr., Bigot. . . . . . . . . XLIII
Pteromalus eminens (parasite d’un ne de Papilio Ma-
chaon), Hyxm., Lucas . . . . UN TT OMC AIO EXEX
Ptilinus costatus (hab.), CoL., Bedel . L'AECT O EAEAATILCE à. 9.4
Pucerons (Aphidiens) (ouvrage sur les), Hym., ne. . GLXXXVII
Pyractomena bioculata, Cou., Fairmaire. . . . . . . . . FASE 17
Raymondia (2), Dipr., Bigot. . . . . RMS et TMS ENE LEE 232
Rhadocera Cleopatra Un, ), LÉP., En Li Qt es EE AAC EV
Rhamphinina dubia (g. sp. n.), DIPT., Bigot. . . . . . . . . XL
Rhamphus pulicarius — flavicornis (hab.), Gor., Bedel. . . . GLxxv
Rhantus premorsus, CO, Fairmaires. 2110 MEET UENne 42
Rhembastus melanostictus (Sp. n.), COL., El AA er 61
Rhina affaber — obriosa, Gou., Chevrolat. . . . . . . . 29 149
Rhinognathus globulatus — Leptolepyrus meridionalis, CoL.,
Dee etre de Me RBNlELe PER ER ES TES L 87
Rhinoncus pericarpius (hab.), COL., Bedel. as Che NIGER
Rhinosia sordidella (hab.), LÉP., Ragonot . . . . . . .. . . CXXXI
Rhinyptia Dollei (sp. n.), CoL., Fairmaire. . . . . . . 3 ll
Rhizophagus cæruleus @ix, EÉrichsonii, Gyllenhali cvu, nd
lus x, parallelocollis (sp. n.), CoL., C.-G. Thomson. . . CVIIT
Rhodobænus (g.) 275, alboscutellatus 284, Androma 279, auctus
278, bicinctus 282, bipunctatus 282, centromaculatus 280,
cinctus (var.) 286-287, confusus 285, corniculatus 280, cru-
cicollis 281, deltoides 279, elegans 278, hæmaticus 278,
humeralis 277, implicatus 279, Lebasi 284, lineiger 282, mi-
nialus 281, nigrilineata 285, pinguis 283, quinquemaculatus
284, quinquepunctatus (var.) 278, suturellus 285, tredecim-
punctatus (var.) 276, variegatus 284, ypsilon (sp. n.), Cor. ,
Ghevrolat. ... ... . AS delire Motte 280
Rhopalosiphum absinthii in mi on X: ist CXLI
Rhynchænus irroratus —quercus (Orchestes) (hab.), Coz., Bedel. GLxxv
Rhynchiodexia tenuipes (g. Sp. n.), DIPT., Bigot. . . . . . . XI
Ryncolus reflexæus (hab.), Coc., Bedel. . . .. . NET RC ERUE
Rhytirhinus gentilis — Saint-Pierrei, GOL., Bedel. RMRRD TR Te 88
Rhyzotrogus inundationis — angustatus ®, CoL., Bedel . . . . 86
Salebria minutella (Sp. n.), LÉP., Ragonot . . . . . . . . . CL
Salticus ichneumon (Sp. n.), ARAGH., Simon. . . . . NE 987
CGLXXVI Table des matières.
Satyrus Arethusa (métam.), Chrétien, cxxxIV-CxxxVI ; Davidia-
nus (Parge) {sp:èn.) LEP, MPOUjaUe 16 MANU ANNEE XCIV
Schizonycha biangulata (sp. n.), CoL., Fairmaire . . . . . . Ln5
Sclerognathus femoralis, Cor, Fairmaire . . . . . . . - . . h45
Scorpio imperator, SGORPIONES, Simon. . . . 386
Scydmaænus ditomus—angustatus, Bedel, 86 ; nn n. nn
Cor:,/Bonnaire = #1. 1". RP ES A QE dE OU LIV
Scytodes major, ARACH., SimOn. . . + . . . PRES 289
Scythropus longus = oxicedri, socius = pineti, War iont = PAe
lizonatus, CoL., Fairmaire. . . . . RAR LI PERN EL LUS LII
Sommiona squameo-guttata (g. Sp. n.), Con, Eainnoites DE PHARE
Sesia bembeciformis (hab.), LEP., Poujade. . . . . « . . . . CLII
Sibinia planiscula (sub Sibynes) (hab.), Co., Bedel . . . . . 89
Sibynes cretososparsus — cupulifer, Goz., Bedel. . . . . . . 88
Senzius squultaus; JO0L., ChevrTOlAt MUR EEE EE 0, RON TER 112
Siphoniomyia melas (g. sp. n.) DIPT., Bigot. . . . . . . . . XII
Sitona Blanchardi — fallax 88, regensteinensis (hab.), GoL.,
170 TO PSPARORES RENE PEN LCR UNS ARR PE SPORE à SELLE BL LARG ES D GT
Sphenophorus (g.) 105-112. Espèces américaines d’après Horn, 107-
110, geminatus, glabripes,*sulcifrons (Sp. n.) 140. Espèces
européennes, albreviatus106,/denominatus = inæqualis 106,
meridionalis 107, mutilatus 107, opacus 107, parumpunc-
talus 106, piceus 106, sanguinipensis (sp. n.) 107, scotinus
106. Espèces inconnues à l’auteur (indication), Cor., Che-
VÉOLSSRCRERIUURS DR are re PAR LE ER
Sphingides (hab.), LEP., Fallou TER nas UN ENGCXAVE
Sphinx Atropos (hab.), Fallou cexxvi, con nS Tue ab, \ Ober-
thür, cexv, convolvuli, ligustri (hab.), LéP., Poujade . . CLXIV
Spondyliaspsis Bancrofti, HÉM., Signoret. . . . PP OL XRX VERT
Stagmatophora devitella, pl. 1, fig. 30 (chen.), el Constant. 10
Stenælurillus nigricauda, nigritarsis, triguttatus (g. sp. n.),
ARAGEHSS SHNON. VERT. VE EAN CRE RER ESS 991
Stenocara 196, 208, ænescens 909. ar Dh des 903, Batesi 202,
cursor, 201, cursoria 200, dentata 201, depressa 202, ebur-
nea 198, gibbipennis 204, globulum: 205, gracilipes 199,
longipes 199, morbillosa 200, rotundata 198, ruficornis 202,
serrata 203, sexlineata 200, vittata 199, Wiathemi, COL,,
ATARI EE SA AU FE SE LL A 201
Stethodes tibialis (Sp. n.), CoL., one à NS ON AIRES LXV
Année 1885.
Strebla (g.), DIPT., Bigot . :
Stictomyiu longicornis (g. Sp. n.), D Bigot :
Storena senegalensis (Sp. n.), ARACH., Simon. .
Synæma plorator, ARACH., Simon . NRA AIR A
Syrisca 374, 576, pictilis 375, russula 375, vittata (Sp. n.),
ARACH SIMON 20e"
Syrilta vitripennis (Sp. n.), Die Pgo!
Syrphidi (Sp. n.), DIPr., Bigot..
Tarne dives (g. Sp. n.), ARACH., Simon.
Tegenaria parietina, ARACH., Simon. :
Telephorus —? Haplous magellanicus, Cor., ane :
Temnochoita quadrimaculatus (g. Sp. n.), Cor., Chevrolat.
Tenaspis angularis, semifusca, GO1., Olivier, . . .
Teredus cylindricus = nitidus (hab.), CoL., Bedel.
Teretrura flaveola (g. Sp. n.), Dipr., Bigot. . .
T'etratoma Baudueri (hab.), CoL., Bedel. . . . Rue
Thamnonoma acquiaria, pl. 2, fig. 8, LÉP., Millière .
Theca breviuscula (sp. n.), CoL., Fairmaire. .
Theridion illecebrosus (sp. n.), ARACH., Simon. .
Thomisops (g.) 363, pupa, ARACH., Simon. k
Thomisus albus 211, spiniferus (var. nov.), ARACH., Eos
Thyene squamulata (Sp. n.), ARACH., Simon. . .
Tibellus robustus (Sp.n.), ARACH., Simon .
Tinea flavescentella MO, fuliginosella (chen.), bn 109 :
Turatiella (sp. n.), LEP., Millière. . .
Tortrix Dumetana (chen.), LÉP., Lafaury.
Trachelas punctatus (Sp. n.), ARAGH., Simon. à
Trachoropalon (g.) 101, canalipes 101, cincticauda (Sp. n. 1) 103,
fissicauda (sp. n.) 104, Horsfieldi (sp. n.) 104, humeralis
(sp. n.) —? dissimilis 103, inversicollis (Sp. n.) 105, leuco-
grammus (Sp. n.) 105, léneolatus (Sp. n.) 104, maculatus 10%,
refleæus (sp. n.) 102, strangulatus (var.), CoL., Chevrolat.
Trachyderes rufipes (mœurs), CoL., Lucas . .
Trachys reflexa (hab.), Co., Bedel.
Trachyscelis tenuistriatus (Sp. n.), Co Rae
Trechus Audouini 42, Hornensis (Sp. n.) 4, soledadinus, ne
maire, 41; bépartitus, sublævis (sp. n.), CoL., Raffray.
Trichalus Olivieri 83, pygoxanthus (Sp. n.), COL., Bourgeois.
. A7, 252
CCLXXVII
232
CLXVI
973
211
976
248
156
CLXXIV
CLXV
CLXXV
116
L47
972
36/4
360
947
966
CxI
403
376
102
CXCGIX
CLXXVI
A9
918
&!
CCLXXVIII Table des matières. — Année 1885.
Tricliona fasciata, nigro-maculata (g. Sp. n.), Cor, Lefèvre.
Trichodes lepidus, CoL., Fairmaire. . . . .
Trichodischia cærulea, soror (g. sp. n.), Don | Bigot.
Triphosa subaudiata (mœurs), LEP., Zapater. . . . . .
Trichostola magnicollis (Sp. n.), CoL., Fairmaire., . . . .
Trocharanis Xambeui (sp. n.), COL., Argod.
Trogulus torosus (Sp. n.), ARACH., Simon.
Tychus corsicus, monilicornis (hab.), CoL., Dane !
Tylophora (g.) 377, loricifera 379, micaria (Sp. n.), ARACH.,
Simon . .
Vanessa Antiopa (var.), LÉP., Fallou.
Vertumnus cuniculus, COL., Fairmaire .
Xylobanus alveolus (Sp. n.), approximans (Sp. n.), fastidiosus,
Coz., Bourgeois. UE
Xylota cuprina (sp. n.), Dipr., Bigot.
Xysticus egenus (Sp. n.), ARACH., Simon .
Fpsipetes sordidata, LÉP., chenille contenant le Mermis acumi-
nata, ENT., Kerville. 2
Fpthima albescens (Sp. nov.), LÉp., PE
Zoobiæ (Streblidi, Zoobidi) (généralités), Dipr., Bigot. . . .
Zophodiopsis hyænella — Metoecis lepidocerella (métam.), Lép.,
Ragonot . . . ;
Zophosis acuticosta (Sp. nov. ET Fc Res -
Zygæna Ephialtes (Var.) GGxIV, Dre (var. ver OISE Ch.
Oberthür cexiv; Fausta, Peucedani (hab.), Audollent et
Heulz, cxxx1; Wagneri (sp. n.), LÉP., Millière. . . .
CXLVII
446
XLV
XXV
461
GLXIII
218
LIII
378
IX
VIII
80
217
369
CLX
XLI
. 230-234
XLII
L48
XCII
IL
TABLE ALPHABÉTIQUE PAR NOMS D'AUTEURS
DES
TRAVAUX CONTENUS DANS CE VOLUME
ABEILLE DE PERRIN (Elzéar). Collops abrinoïdes (Sp. n.) cxvr. — Mallosia
imperator (Sp. n.) GXL. — Mylabris diffinis = gilvipes XxIx.
ALLARD (Ernest). Adesmides et Megagénides (classification) 155 à 208.
ARGOD (André-Albert). Trocharanis Xambeui (Sp. n.) CLxIII.
AUDOLLENT (Paul). Calliphora vomitoria (vitalité des larves) cxx1v. —
Dytiscus marginalis (micro-organisme) LxxxIv.
BEAUREGARD (Henri). Cantharide officinale (développements) cxvirr.
BEDEL (Louis). Amaurorrhinus (espèces du g.) cxxxIx. — Goléoptères
d'Algérie non encore signalés, et espèces rares de Barbarie GLxxIv. —
Coléoptères du nord de l’Afrique, 85. — Magdalis Grilati (Sp. n.) ex.
— Pseudomyrmedion ramalium (g. Sp. n.) GXxxI.
BELON (Paul-Marie-Joseph). Holoparamecus (Tamyrium) similis (Sp. n.)
XXXIX. — Metophthalmus Raffrayi (Sp. n.) XxXxIx.
BERG (Charles). Agrilus frigidus == insanus Giv. — Anthaxia orientalis
(genre Melanophila) cv. — Clytus (esp. du g.) cv. — Dactylozodes
(Stigmodera) cribricollis = jucundissima CiV. — Palustra uruguayen-
sis (Sp. n.) GCXIL. — Psiloptera impressa — ornata CIv.
Bicor (Jacques-Marie-Frangile). Anastellorhina bicolor (g. et sp. n.) xxv.
— Anomalocerati (Coriacæ, Nycteridæ, Pupipara) (Tableau des g. et
sp. n.) 225-246. — Atractodexia argentifera (g. et Sp. n.) XXxIL —
Bolbocheta haustellata (g. et Sp. n.) XLIV. — Crossotecnema javana
(g. et sp. n.) cci. — Cyrtopogon oculiferum (Sp. dist.) xirL — Dasyu-
romyia penicillata (g. etSp. n.) LIV. — Dimorphomyia calliphorides
(g. et sp. n.) CLxxIHI. — Glossidionophora bicolor, nigra (g. et sp. n.)
LV, — Glossina (g.) ventricosa (Sp. n.) 121. — Homodexia obscuri-
pennis, rufina (g.et Sp. n.) xxVI.—Lampromyia (g.) argentata (Sp. n.)
LXVII. — Leptynoma (g.) = Lampromyia (g.) argentata —sericea CXCY.
— Oxydexia (g. n.) xxxIH = Uromyia (g.) xGI, acuminata (Sp. n.)
xxx. — Rhamphinina dubia (g. et sp. n.) x. — Rhynchyodexia
melas (g. et Sp. n.) xI.—Strictomyia longicornis (g. et Sp. n.) GLxvI.
— Syphoniomyia melas (g. et Sp. n.) x11. —Syrphidi (sp. n.) 247. —
Teratrura flaveola (g. et sp. n.) GLxV.— Trichodischia cœrulea, soror
(g. et Sp. n.) xLv.
CCLXXX Table des Auteurs.
BonnaïRE (baron Achille) Machaærites glabratus (hab.) LI. — Scyd-
mænus ovalipennis (Sp. n.) LIV. — Tychus corsicus, monilicornis
(hab.) zur.
BourGEo1s (Jules). Calopteron (esp. rapportées au g.) GXLVIIT. — Cydistus
Reitteri (g. et sp. n.), pl 5, fig. 5, xxxVIL, 273. — Dasytiscus (g.),
pl. 5, fig. 4 à 4, 253 (sp. n.). — Lampyris depressiuscula ® (descr.)
Lx. — Lycides (5° partie) (sp. n., etc.) 82. — Malthinus dro-
mioides (Sp. n.) GXXVI. — Myrmecospectra (g.) = Myrmecodes (g.) =
Myrmecophasma Nietneri GLXXVI.
Nécrologie : Charles Martin exxxIL — Jürgen-Christian Schiôdte
h73-480. — Rapport sur le Prix Dollfus 1884, xxr.
BRISOUT DE BARNEVILLE (Charles). Blechrus Abeillei, confusus, escora-
liensis GITI; syriacus (Sp. n.) cir.
BRONGNIART (Charles). Corydaloides Scudderi (sp. n. foss.) xI1. — Dasy-
leptus Lucasi (Sp. n. foss.) cr. — Insectes fossiles des terrains pri-
maires CXCV.
Buquer (Lucien). Comptes des Recettes et Dépenses de 1884, v. — Liste
des Membres (avec la collaboration de M. E. Desmarest), GCXxXXI1I-CCLVI.
CHEVROLAT (feu Auguste). Galandrides (g. et sp. n., syn., etc.), 2° partie
91-112; 3° partie 275-292.
CHRÉTIEN (Pierre). Eupithecia nepetana (métam.) CxLH. — Laphygma
exæiqua (chen. et métam.) CLVIL. —Satyrus Arethusa (métam.) cxxxIv.
ConsTANT (A.). Lépidoptères nouv. ou peu connus, pl 1'°, 3° partie, 5-46.
DESBORDES (Henri). Lucanus cervus (cas pathologique) cxcr.
DESMAREST (Eugène). Rédaction du Bulletin des séances de 1885, r-cexxx11.
— Tables des matières CCLVII-CCLXX VII ; des auteurs CCLXXIX-CCLXXXIV.
Du Buysson (Henri). Brachyomus quadrinodosus (hab.) xL. — Corymbites
Putonis — GC. (Liotrichus) angustulus CxGVII. — Elater karpathicus
(sp. n.) cexvi, rubidus (0obs.) GxCvII. — Phytonomus Kunzei (hab.,
mœurs) XL.
ÉBrARD (Sylvain). Rhadocera Cleopatra (hab.) Lxxx1v.
FAIRMAIRE (Léon). Amnedois nitidus — confluens, Wagneri = asiaticu-
cev. — Bruchus (Caryborus) pallitus (hab.) xzv. — Callyntra Paul-
senit (Sp. nov.) CLVI. — Cantharis sanguiniceps (Sp. n.) XXXVHI. —
Cassida biskrensis — Kæchelini, C. (Oxylepus) capucinus = CG. (Ghe-
lysida) involuta = suedæ et deflexicollis LUI. — Cebriorhipis picei-
ventris (Sp. n.) GLV.— Cerosterna oblita (Sp, n.) GLxxxIx. — Cicindela
trisignata (var. n.) Virr, —Clétobius (g.) sabulicola—Opatrum ovatum
cev. — Coléoptères de la grande Gomore (obs. géogr.) cxGviI. — Co-
léoptères de la Terre-de-Feu recueillis par la Mission de la Romanche
Année 1885. CCLXXXI
(liste et g. et sp. n.) 35-62. — Coléoptères d’Obock, recueillis par
M. Laligant (g. et sp. n.) 435-462. — Corynodes cærulescens, cribra-
lellus (Sp. n.) LxxXII. — Diaphorocera obscuritarsis (Sp. n.) xxxvIxr.
— Donacia Provostii (sp. n.) LxIV. — Ectatorhinus Godeffroyi —
E. (sub Ithyporus) magicus Xxx11.— Phyllognathus ? Paulsenii= sim-
plicifrons (Sp. n.) CLxxxIXx. — Semmiona squameoguttata (g. et sp. n.)
CxXVIL. — Scythropus longus = oxycedri, Oberthüri (Polydrosus) =
phænicus, socius = pineti, Waroni — collizonatus LIT. — Vertumnus
cuniculus (Sp. n.) VIII.
Remerciements pour le Prix Dollfus 1884, LI.
FALLOU (Jules). Arge Galathæa (var n.) x. — Argynnis Pales (var. n.) 1x.
— Attacus Cynthia vera et Bombycides exotiques (éducations) LxxIv.
— Deilephila nerii (apparitions) x, cexxvr. — Limenitis sybilla (mœurs)
CxCIX. — Sphinx Atropos el Sphingides (apparilions) GGxxvI. — Va-
nessa Antiopa (var. n.) 1x.
Rapport sur les travaux entomologiques du Congrès de la Sorbonne
en 1885, LXXXVIII.
GADEAU DE KERVILLE (Henri). Albinisme imparfait unilatéral chez les Lé-
pidoptères, cevi, 431-434. — Bagous binodulus et Galerucella nymphæa
(métam.) 423-430.— Nématodes trouvés dans des Hybernia defoliatia,
Lithobius for ficata et Ypsipetes sordidala CLx.
Congrès de lAssociation française pour l’avancement des sciences,
à Grenoble, en 1885 (travaux entomologiques) CLXVI-GLXVIIT.
GIRARD (Maurice). Bons points instructifs (Fourmis, Phylloxera) CLxxxIv.
— Guêpe sylvestre (nid) ex1x.— Hyménoptères : Anthidium ? Osmia ?
(nid) cxxx1V. — Otiorhynchus ligustici (mœurs) xc. -— Traité élémen-
taire d’Entomologie, CxxII.
Goossens (Théodore). Développement de l’œuf du Papilio Machaon
CLXXXI-CLXXXIV,
GROUVELLE (Antoine). Atraphilus ruthenus = geminus, talpa et fibulatus
— nasutus XG. — Hectarthrum apicale (Sp. n.) xxx11. — Passandra
Deyrollei, Waterhousei (Sp. n.) xxxI.
GuiLLor (Alfred). Limenitis sybilla, Var. nigra ? cxxxvI.
HEULZ et AUDOLLENT (Paul). Emydia striata (vVar.), Zygæna Fausta et
peucedanti (hab.) cxxr.
Horn (George-H.). Lettre de remerciements comme membre honoraire,
EXXX
LABOULBÈNE (D' Alexandre). Orchestes populi (développement des ailes)
CGxvII. — Parasites (sur les) xc.
Notice nécrologique sur Henri Milne-Edwards, 463-466. -— Notice
nécrologique sur Charles Robin, 467-472.
CCLXXXII T'able des Auteurs.
LarAurY (Clément). Chenilles de Lépidoptères inédites ou peu connues,
397-122.
LEFÈvVRE (Édouard). Acilius Duvergeri (hab.)xx111. —Clypeolaria thoracica
(g. Sp. n.) CxxvI. — Colaspis fastidiosa CXCI, Jacobyi (Sp. n.) exc. —
Colaspoides Martini (sp. n.) Lxvr. — Coléoptères de Tunisie, GLXXVIII.
— Copris hispanus, et non Afeuchus sacer (coques) CLXXIX, GCv. —
Coptosoma globus (mœurs) cxx11. — Metaxyonycha signata CLXXXIX,
validicornis (Sp. n.) exc. — Nodostoma Martini (Sp. n.) Lxv. — Phæ-
droides philippinensis (g. Sp. n.) cxxv. — Phascus maculatus =
P. vulgaris (sub Nodostoma) XL. — Pseudocolaspis Oberthuri, appar-
tient au genre Callipta CxxIV. — Stethotes tibialis (Sp. n.) LxV. —
Trichiona fasciata, nigromaculata (g. Sp. n.) cXLvIT.
Discours en quittant la Présidence de 1884, 1.
LEPRIEUR (C.-E.). Procédé de Reitter pour rétablir la fraîcheur des Coléo-
plères, CLXXIX.
LETHIERRY (Lucien). Hémiptères recueillis à l’Isle-Adam, cxrv.
LÉVEILLÉ (Albert). Bulletin bibliographique de 1885 (avec le concours de
MM. Bedel, Bourgeois, Bonhoure et Desmarest) XIII, XXVII, XXXINI,
XLVII, LIX, LXVIII, LXXV, LXXXVI, XCV, CVI, CXIII, CXX, CXXIX, CXXXVII,
GXLIN, -CLII, CLX,, CLXVIII, CLXXXV, CXCGIII, CCII, CCIX, CCIX, COXXXI,
CCLXXXIV-CCLXXX VIII
LICHTENSTEIN (Jules). Aphis tamaricis (Sp. n.) CLxxIx. — Ceroplastes
Dugesii (sp. n.) cxLI. — Laphygma exigua (chen., mœurs) cLvr. —
Pucerons (Aphidiens) GLxxxVII. —Rhopalosiphum absinthit (sp. n.) ex.
Lucas (Hippolyte). Alcidosoma siamensis (deser., mœurs) cv. — Bombyx
psidii (nid) LxxxIHI. — Bruchus (Garyoborus) sp. ignota (mœurs) cxvr.
— Chalcosoma Atlas (nymphe) cxvu. — Coléoptères vivants trouvés
en pleine mer GxGI. — Eugaster Bloyeti (sp. n.) xcr. — Helioco-
pris bucephalus (nymphe) xx111. — Hoplocampa ferruginea (mœurs)
LXVIIL. — Hypocephalus armatus (mœurs) cxxx11. — Ligur Ediwardsii
(g. sp. n.) coxIx. — Limenilis camilla et sybilla (mœurs) cLxxxr —
Lophyrus pini (mœurs) cevi. — Myraptera scutellaris (nid) Liv. —
Ourozeuktes Oweni (hab.) LVL — Passalus transversus (larve et
nymphe) LxxI1. — Psyche quadrangularis (mœurs) LXVI. — Prionocalus
cacicus CLXXVII. — Psychoda phalenoides (mœurs) xLHI. — Pteromalus
eminens, parasite d’une chrysalide de Papilio Machaon CLXXX. —
Trachyderes rufipes (mœurs) cxcix.
MABILLE (Paul). Névroptères français, CCxxv.
MAG LACHLAN (Robert). Cyrnus insolatus —(Philopotanus) urbanus GCxxv.
MAINDRON (Maurice). Vie évolutive de l’Eumenes petiolatus, var., pl. 4,
219-22/4.
Année 1885. CCLXXXIII
MARSEUL (DE). Remerciements comme membre honoraire, Lx.
MILLIiÈRE (Pierre). Lepidoptères nouveaux ou peu connus, chenilles, etc.,
pl. 2, 113-120. — Tinea Turatiella (Sp. n.) cx1. — Zygæna Wag-
ner (Sp. n.) XCIL.
MizLor (Charles). Action soi-disant malfaisante des Blaps, cexxv.
OBERTHÜR (Charles). Abraxas Davidi (Sp. n.) CcxxIx. — Agarista Bieti
(Sp. n.) cexxvIIT. — Apatura Iris, Var. Bieti (var. n.) GXXXVI. — Botys
(Syn.) LVI-LVin. — Cerastis Silene ? — gallica GGXIV-CExV. — Dasy-
campa Staudingeri (chen.) coxit. — Hyalitis (Syn.) LVI-LvIIr. —
Limenitis sybilla (hab.) coxiv-cexv. — Melitæa Athalia (hab.) cexrv-
coxv. — Ornithoptera Titanus $ (descr.) cxxIL. — Pararge episco-
palis (Sp. n.) CCxxvIL. — Pieris acræa (Sp. n.) GCxxvI. — Sphingides :
Acherontia Atropos, Deilephila celerio, Sphinx convolvuli (apparitions)
GOxXIV. — Zygæna Ephialtes, Sarpedon, Var. GGXIII-CCxIv.
OBERTHÜR (René). Chiasognathus Gaujonti (Sp. n.) cxexvur.
Note nécrologique sur Buckley, xxxvir.
OL1VIER, d'Oran (Alexandre) et RAGONOT (Émile-Louis). Lita tabacella =
? solanella (mœurs) cx1.
OL1viER (Ernest). Lampyris attenuata Vi. — Lampyrides nouveaux ou
peu connus (sp. n.), pl. 8, 125-154. — Luciola costipennis, vitticollis
(noms à changer) ax.
PERAGALLO (Alexandre). Insectes utiles et nuisibles, LxxxI.
PouyADE (Gustave-Arthur). Adolias Armandiana GcxV1, thibetanus (sp.
n.) CCXL. — Apatura subalba (Sp. n.) covir. — Araschnia Davidis
(Sp. n.) XCIV. — Ateuchus semipunctatus (mœurs) cIx-CxI. — Attacus
Cynthia (mœurs) CLXIV-GLxV. — Caryoborus nucleorum (métam.
GXXIV, GXL. — Catocala fraxini (apparitions) GLXIV-CLXV. — Debis
albo-lineata — Zophæssa Anderson GxLIt, ocellata (sp. n.) x. — En-
dromis versicolor (mœurs) LXVI. — Hesperophanes pallidus (dévelop-
pement des ailes) cexvir. — Hyménoptères recueillis à l’Isle-Adam
CxV. — Limenitis ciocolatina GGVIT, mimica (Sp. n.) CG. — Lycæna
marginata GLI, opalina CXLINI, thibetensis (sp. n.) GLI — Mycalesis
oculatissima (Sp. n.) xxIV. — Satyrus (Pararge) Davidianus XCIV. —
Sesia bombyciformis (hab.) cz. — Sphingides : Acherontia Atropos,
Sphinx convolvoli, ligustri (apparitions) GLxXIV. — Yptima albescens
(Sp. n.) xLI.
PurTon (D' Auguste). Holostilus oraniensis (Sp. n.) cxix.
Remerciements comme membre honoraire, LXxx.
RArFrAY (Achille). Dispersion géographique des Coléoptères en Abyssinie
et descriptions des espèces nouvelles, pl. 6, 293-326.
CCLXXXIV Table des Auteurs. — Année 1885.
RAGoNoOT (Émile-Louis). Acrobasis sadulella (chen.) xx. — Amblypalpis
Olivierella (g. Sp. n.) cevirr. — Bucculatrix maritima (chen., cocon)
cL. — Butalis scopalella (chen.) cxx. — Cleodeobia aculatalis (sp. n.)
cc. — Coleophora amethystinella (Sp. n.) cLxxx1, melilotella (mœurs)
exxu. — Glyphypteryx argyrogutella, Gianeliella (sp. n.) LV. —
Hypotia tamaricalis (chen.) cxx. — Laverna phragmitella (mœurs)
cxxIV, — Lépidoptères de Lardy cxxx1, de l’Isle-Adam cxv. — Phy-
citidæ el Galleridæ (analyse d’un mémoire) CxVIH, CL. — Salebria
minutella (Sp. n,) cz. — Zophodiopsis hyænella — Metæcis lepido-
cerella (métam.) xLII.
Discours au Banquet de 1885, xLix. — Discours en prenant la Pré-
sidence de 1885, 11. — Nécrologie d'Alfred Foucart, Lxx, — d'Henri
Milne-Edwards, cxxxvinr, — de Charles Robin, cLxx11. — Rapport sur
les comptes du Trésorier pour 1884, XVII.
SALLÉ (Auguste). Myrmecospectra Nietneri (obs.) GLXXVIT.
SELYS-LONGCHAMPS (Ed. DE). Remerciements comme membre honoraire,
LXI-LXIIT.
SENAC (D° Hippolyte). Gedeon Borrei — Pimelia parallela LXXXI. — Pi-
melia Brisouti LXXXII, oblonga (Sp. n.) LxxxI.
SIGNORET (Victor). Aphrophora Goudoti (mœurs) cLxxxvII. — Cydnides
(errata) CLXXXVIII. — Hémiptères de la Terre de Feu recueillis par la
mission de {a Romanche (liste et descr. d’esp. nouv.) 63-70. — Spon-
dyliaspis Bancrofti (mœurs, hab.) GLxxxvuL.
SIMON (Eugène). Arachnides de la vallée de Tempé et du mont Ossa
(Thessalie) (catalogue g. sp. n.) 209-224. — Arachnides du Sénégal
(catalogue sp. n.) 354-386. — Attidæ et Drassidæ (g. sp. n.) d’Afrique
387-396.
Tappes (feu Gabriel). Garyoborus curvipes (mœurs, métam.) xLr. — Cryp-
tocephalus molossus, elatus — Poyci, bimaculatus xL-XLI.
THOmsON (C.-G.). Notes hyménoptérologiques (g. sp. n.) : Gryptidæ 17-
32, genre Mesochorus 326-344. — Genre Rhizophagus (sp. n.) cvrr-cix.
ZAPATER (Bernardo). Pieris Daplidice (mœurs) xxv. — Triphosa sub-
audiata (mœurs) Xxv.
ED:
LABS FR C D LA
TT.
TABLE DU BULLETIN BIBLIOGRAPHIQUE
Nora. Il n’y a pas de travaux entomologiques dans les pages placées
entre parenthèses.
Academia nacional de Giencias en Cordoba (Boletin de la), xXVIT, XXXIv,
XLVII, LVIII, (LXXXVI, CXXIX).
Académie des Sciences (Comptes rendus hebdomadaires des séances de l’),
XIII, XXVIT, XXXIIT, (XLVII, LIX), LXIX, (LXVIII, LXXXVI, XGVII, CVI, CXIII),
CXXIX, CXXXVII, CXLV, CLII, (CLXI), CLXVIII, CLXXXV, CXCIII, CCIII, CCX,
(ccxIx), CCXXxI.
Académie impériale des Sciences de Saint-Pétersbourg. — Bulletin, (uix,
CLX). — Mémoires, (LIX, CLII).
Academy of Natural Sciences of Philadelphia (Proc. of the), XIV, LXXxvI.
— Mémoires, GVIr.
Akademie der Wissenschaften in Wien (Sitzungsb. der K.), LXXXvIr.
Akademija Uniejelnosci w Krakowie (Spraw. kom. fiz), xx.
American Association for the advancement of Science (Proc. of the), (L1x).
American entomological Society (Trans. of the), cLxx.
Annali del Museo civico di Storia naturale di Genova, x1v.
Annual Report of the Board of Trustees of the Public Museum of the city
of Milwaukie, Lix.
Annual Reports of the Trustees of the Peabody Academy of Sciences, xcvi.
Berliner entomologische Zeitschrift, XV, CXLIV.
Bijdragen tot de Dierkunde uitgegeven door Het Genootschap Natura Arlis
Magistra, XLVII, CLII.
Boston Society of Natural Hislory, LIX, GVI, CCXXXI.
Brooklin entomological Society (Bull. of the), Lxxv, XcvI.
Bulletin des Bibliothèques scientifiques, Lxxv.
Bulletin d’Insectologie agricole, XV, LXXV, CXXIX, CLXI, CCII, CCXXXII.
Bulletin of the Museum of Comparative Zoology at Harvard College, (LxIx,
CLII), CLXI.
California Academy of Sciences (Bull. of the), xcvr.
Canadian entomologist, CLII
Comité des Travaux historiques et scientifiques, LXXvIIT.
Correspondenzblatt des entomologischen Vereins « Isis» zu Dresden, xCvir.
CCLXXXVI Table du Bulletin bibliographique.
Cosmos, (XLVII).
Deutsche entomologische Zeitschrift, cxxix.
Échange (L’), XXVII, CXXX.
Entomological Society of London. — Transactions, LXXXVII.
Entomologische Zeitung, Lit.
Entomologisk Tidskrift, cxx.
Entomologists Monthly Magazine (The), XV, XXXIV, LXIX, LXXXVI, CXVII,
CXXXVII, CLXVIII, CLXXXV, CCXIX.
Feuille des Jeunes Naturalistes, XXVI, XXXIV, LXIX, LXXVIIT, XCVII, CXXX,
CXXXVII, CXLV, CLXI, CLXXXV, CCIII, CCXIX.
Horæ Societatis entomologicæ Rossicæ, CLxI.
Kong]. Svenska Vet. Akad. Handlingar, GL1v, CXLv.
K. K. zoologisch-botanischen Gesellschaft in Wien (Verh. der), GLxxI.
Linnean Society of London (Trans. of the), cxxxvit.
Linnean Society of N. S. Wales (Proc. of the), cexx.
Mémoires sur les Lépidoptères, cxzx.
Messager agricole (Le), xxXvIr.
Museum of comparative Zoology at Harvard College (Bull. of the), cexxxir.
Naturalista Siciliano (Il), XVI, XXXIV, LIX, LXXXVI, XCVII, CXIII, CXXXVII,
CXLVT; CLXIT, CCIIT, COX.
Naturaliste (Le), XVI, XXVII, XXXIV, XLVII, LX, LXIX, LXXVIIT, LXXXVI, XCVII,
CVII, (CXIII), CXXI, CXXXI, CXLVI, CLXIL, CLXIX, 'CXCIV, GOIII, CCX;
CCXX, CEXXYIT-
Natural History Society of Glasgow (Proc. of the), cxrr1.
Naturwissenschaftlichen Vereines für Steiermark (Milth. des), cxxxI.
Nederlandsche Entomologische Vereeniging (Versi. v. de veert. Zomer.),
ECXXXII.
Negyedik éviolyam, cexxx11.
New-York microscopical Society (Journal of the), LxIx.
Nouvelles Archives du Muséum d'Histoire naturelle, cLx1x.
Nova Acta Acad. Cesar. Leop. — Carol. Germanicæ naturæ curiosorum,
CLXXXVI.
Psyche, CLXII, CGXXXII.
Reale Accademia dei Lincei (Atti della), (xxXx1V, XLVII, LIX, LXXV. XCVI,
CXX, CXXIX, CXXXVII, CXLIV, CLII, CLX, CLXXXV, CCII, CCXX, CCXXXI).
Reports of Observ. and Experim. in the pratical Work of the Division, xxvir.
Revue d’Entomologie, XXVIIT, LXXVIII.
Revue des Travaux scientifiques, XVI, LXIX, CXIII, CXXI, CXXXVII, CLXII,
CLXXXVI, CCXX.
Rovartani Lapok, XVI, GVII, GXXXVII, CXCIV.
#
Année 1885. CCLXXXVII
Royal Dublin Society. — Proc., cvir. — Trans., CVII.
Royal Society (Proc. of the), (GLxXxXVI, GGxxx11).
Royal Society of Canada (Proc. and Trans. of the), cexx.
Royal Society of N. S. Wales (Journ. and Proc. of the), (xvi).
Schweizerischen entomologischen Gesellschaft (Mitth. der), cxcur.
Sociedad española de Historia natural (Anales de la), XXVIII, LXXXVI,
(coxxxI1).
Società entomologica italiana (Bull. de la), xxvIIr, CXLV, ex.
Societas pro Fauna et Flora Fennica (Medd. af), xcvir, (ccxx11).
Société académique franco-hispano-portugaise de Toulouse, (xcvr).
Société des Amis des Sciences naturelles de Rouen, CLxxxvI.
Société de Physique et d'Histoire naturelle de Genève (Mémoires de Ja),
CCXX.
Société d’études scientifiques d'Angers (Bulletin de la), xvr, cxcr11.
Société d’étude des Sciences naturelles de Nîmes, (XXVIII), GXLV, CXCIII.
Société d'Histoire naturelle de Metz (Bull, de la), cv.
Société d'Histoire naturelle de Toulouse, (LXXXVII), XCVIIL.
Sociéte entomologique de Belgique. — Annales, XCV. — C. rendus, XVI,
XXXIV, LXXXVII, XCVI, XCVIII, CVII, CLXII, CLXXXVI, CCXX.
Société impériale des Naluralistes de Moscou (Bull, de la), zx.
Société linnéenne du nord de la France, xxxv, (XLVII), LXIX, CXXXVII,
(CXLV), CXCIV, COXX.
Tijdschrift voor Entomologie, XGVIIT, CLXx.
Unterhaltung zu Hamburg, xcix.
Verhandlungen des Vereins für naturwissenschaftliche Unterhaltung zu
Hamburg, xCIx.
Zoological Society of London (Proc. of the Scienttfic Meetings), xVI, CXLVI.
Zoologischer Jahresbericht für 1884, xxxv.
Agassiz, GexxxI1. — André, cCxx. — Balbiani, cxx1. —Bedel, xXXV, XLVIL,
cour. — Bellevoye, cvir. — Belon, XLVIIT, CCX. — Berg, CXLVI, COXX.
— Bergroth, cour. — Bigot, Gvir. — Boheman, ccxx1. — Bonhoure,
XVII. — Bonsdorf, cexxI1. — Boucard, cGxxr. — Brongniart, CII. —
Burmeister, cCxxII. — Casey, LxIX, — Castello de Paiva, cexxr. —
Comité des Travaux hist. et scient., xxvVIII. — Costa, xGIx. — Cuni y
Martorell, LxxxvIIT. — Curd, CLXxII. — Dahlbom, cexx1. — Dalman,
cexxr. — Dolfuss, xvi. — Donckier de Donceel, cLx111. — Erichson,
cexxI. — Fallou, Lx, —Franchet, Lxx1x., — Fries, cexx1.— Gadeau de
*
CCEXXXVIIL Table du Bulletin bibliographique. — Année 1885.
Kerville, LX, CLXXXVII, COXXXII. — Gené, GCxXI. — Gerstäcker, cexxr.
— Girard, CXIII, CXXXVII, CLXXXVI. — Gistl, CCxxI. —Goblet, cvrr. —
Goss, cart. — Hagen, cxxxvur. — Hagenbach, cexx1. — Hall, cLxrtr.
— Hansen, Lx. — Hervé, CLXXII. — Horvath, XVII. — Howard, LxIx.
— Jaume, Lxx. — Klug, cexx11. — Kollar, cexxr1. — Laboulbène,
LX, XCIX, CCXXXII. — Lameere, xxxvV. — Lefèvre, czxr11. — Lemoine,
corrr. — Leprieur, xvi1. — Léveillé, xvir, Gor1T. — Lewis, CCXXII. —
Lichtenstein, LXX, LXXIX, GXCIV. — Lucas, Lx. — Magretti, XXVIIL —
Marseul, xx1x. — Mégnin, xc1x. — Moitessier, Lxx. — Mulsant, GGxxII.
— Munck af Rosenschôld, ccxxi1. — Murray, cexxir. — Olivier,
XCIX. — Pascoe, cxGIv. — Pellizari, caxxzL — Peragallo, LxxxXvIIt.
— Perty, coxx11. — Plateau, cxxxvIII. — Powell, cexxr. — Preu-
dhomme de Borre, LXxIX, CLXxIIL — Ratte, cxcIv. — Redtenbacher,
cexx11. —Reuter, xx1x. — Richard, GvII. — Riley, xxIX, Lx, CXXXVINI,
cortr, — Ritsema, cexx11. — Roœlofs, cexxirr. — Rosenhauer, ccxxuI.
— Rovighi, coxxr. — Sahlberg, c. — Santini, cxx1. — Saussure, xxx.
— Say, CCXXIIL. — Schaum, coxxrI. — Schneider, cexxIIr. —
Scopoli, €. — Scudder, xVII, CVII, CXLVI, CLXIII, CCIV. — SCriba,
COXXIE. — SelwWyn, xxxVI. — Sénac, XVII. — Se0ane, CXXXVIII, COXXIIL.
— Seriziat, LXXXVIIL. — Sharp, xxxvI. — Sidney Parry, GGxxII1. —
Signoret, XVII, CCIV. — SimON, XLVIII, CXXI, CXXXVIIL. — Spinola,
coxx111. — Steinbeil, cexx1v. — Siephens, cexx1v. — Stretch, c. —
Targioni-Tozzelti, cox. — Thomas, Lxx.— Thomson, carv. — Tolmie,
xxx VI. — Trouessart, xxx. — Van der Linden, cexxiv. — Wesiwood,
CCxxIV. — Wimmer, c. — Zapater, xxx. — Zetterstedt, Gaxxrv.
A. L.
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25 Œcophora lagonotellu .
20 Coteophora Jyuamnetlla.
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1. Acidalia Ttalica , Mill. 9. Nothris Limbipunetella ? Sir.
2-3. id. Robiginata, Stgr. 10. no J'tatices, I. ( Var. Crassicornes p. Stgr)
4-5. 14. Asellaria , HS. /[Var. Ruminata Will.) 11. Cucullia Cineracea., Frey.
6-7. id. Luteolaria. Const. 12-13. Liodes Tibiaria. A6.
8 Thamnonoma Acquiaria 6, Mill. 14-18. Gelechia Rumicivorella, Mi.
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| SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE |
| DE FRANCE
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FONDÉE LE 29 FÉVRIER 1832
RECONNUE COMME INSTITUTION D'UTILITÉ PUBLIQUE
par décret du 23 août 1878
Natura maxime miranda in minimis.
6e SÉRIE. — TOME CINQUIEMX
1885. — PREMIER TRIMESÈRE |
415 (Il paraît quatre cahiers par an.)
PARIS
AU BUREAU DU TRÉSORIER DE LA SOCIÉTÉ
M. LUCIEN BUQUET
rue Saint-Plaçcide, 52 (faub. Saint-Germain).
15 JUILLET 1885.
ANNONCES D'OUVRAGES ENTOMOLOGIQUES.
M. le Trésorier informe ses collègues qu'il peut disposer encore de
quelques exemplaires des ouvrages ci-après :
1° Annales de la Société entomologique de France, 2, 3° et %° séries,
années 1843 à 1870 incluse (1849, 1850, 1851, 1852, 1853, 1854, 1855,
1856 et 1857 exceptées), au prix réduit de 24 à 12 fr.; la 5° série, années
1871 et suivantes, au prix de 24 fr.
2° Faune des Coléoptères du bassin de la Seine et de ses bassins secondaires,
1e volume (Carnivora-Palpicornia), par M. L. Bener. Prix : 5 francs.
3° Tables générales alphabétiques et analytiques des Annales de la Société
entomologique de France (4832-1860), par M. Auc.-Sim. PARIS, au
prix réduit de 24 à 12 fr.
4° Tables générales des Annales de 4ASG14 à 4889 inclusivement, rédigées
par M. Énouarn Lerèvre. Prix, franco : 24 fr.
5° Monographie de la famille des Eucnémides (Supplément aux Annales de
1870), par M. Hexry DE BonvouroiR. 1 fort volume 1-40 avec 42 planches,
au prix réduit de 24 à 12 fr.
6° Essai monographique sur les Cisides européens et circaméditerrancens,
par M. EzziaR ABEILLE DE PERRIN; broch. in-80. Prix : 5 fr.
° Revision der Europäischen Meligethes-Arten, von Epmuno Reitrer, Oeko- .
nomie-Bamte in Paskau, Prix : 7 fr. 50.
8° Entomologische Reise nach dem süblichen spanien, der sierra Guadar-
rama und sierra Morena, Portugal und den Cantabrischen Gebirgen,
beschrieben von Lucas von HeyoEn. Prix : 8 fr. 75.
9° Coleopterologische Hefte, nouvelle revue entomologique publiée par M. ne
Harozp. Ouvrage in 8° paraissant par cahiers du prix de 8 fr., 7 fr. 50 et
12 fr. 50, pris à Paris. (Les seize premiers cahiers et un Index sont en
vente.)
10° Essai monographique sur le genre Pimelia Fabricius, par M. le Dr HiPpOLYTE
SÉac, 1'° partie. Brochure in-8°. Prix net : 4 fr.; par la poste, 4 fr. 20.
11° Opuscules entomologiques (Coleoptères), par M. J. DesBrocErs DES Loces.
1er cahier, 1874-1875. Prix : 2 fr.
120 Faune gallo-rhénane, par M. ArBent FauveL.— Les 1r°, 2°, 8°. 4°, 5°, Ge et
7° livraisons sont en vente, pour les souscripteurs, au prix de 3 fr. 75 la
livraison.
13° Catalogue des Coléoptères de France et de la Faune gallo-rhénane, par
M. Maurice Des Gozis, Broch. in-12. Prix : 1 fr. 25; par la poste :
1 fr. 40.
14° Catalogue des Coléoptères de France et Matériaux pour servir à la faune
de France, par le Dr A. GRENIER, 1er cahier, prix : 5 fr.; 2° cahier, prix :
2 fr.; les deux cahiers franco, prix : 7 fr. 50. nu
15° Catalog der Coleopteren von Sibirien, etc., par Lucas von HEyDEN. Broch.
in-8°. Berlin 1880-1881. Prix : 7 fr. 50.
16° Catalogus Coleopterorum Europae et Caucasi, auctoribus D: L. v. HEYDEN,
E. Rerrrer et J. Weise, editio tertia. Prix : 7 fr. 50; par la poste, 7 fr. 80.
17° Monographie des Otiorhynchus, par M. STierLin. Prix : 6 fr. 50.
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(Suite des annonces à la 3e page de la couverture.)
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FONDÉE LE 29 FÉVRIER 1832
RECONNUE COMME INSTITUTION D'UTILITÉ PUBLIQUE
par décret du 23 août 1878
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1885. — DEUXIÈME TRIMESTRE
(Il paraît quatre cahiers par an.)
PARIS
‘AU BUREAU DU TRÉSORIER DE LA SOCIÉTÉ
M. LUCIEN BUQUET
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rue Saint-Placide, 52 (faub. Saint-Germain).
14 OCTOBRE 1885.
ANNONCES D'OUVRAGES ENTOMOLOGIQUES.
0900 —
M. le Trésorier informe ses collègues qu’il peut disposer encore de
quelques exemplaires des ouvrages ci-après :
1° Annales de la Société entomologique de France, 2%, 3° et 4 séries,
années 1843 à 1870 incluse (1849. 1850, 1851, 1852, 1853, 1854, 1855,
1856 et 1857 exceptées), au prix réduit de 24 à 12 fr.; la 5° série, années
1871 et suivantes, au prix de 24 fr.
2° Faune des Coléoptères du bassin de la Seine et deses bassins secondaires,
1 volume (Carnivora-Palpicornia), par M. L. Bepez. Prix : 5 francs.
3° Tables générales alphabetiques et analytiques des Annales de la Socëté
entomologique de France (4832-1860), par M. Auc.-Sim. PARIS, au
prix réduit de 24 à 12 fr.
4° Tables générales des Annales de 8SGA à ASS9 inclusivement, rédigées
par M. Épouarp LerÈvre. Prix, franco : 24 fr.
5° Monographie de la famille des Eucnémides (Supplément aux Annales de
1870), par M. Henry DE Bonvourom. 1 fort volume 1-40 avec 42 planches,
au prix reduit de 24 à 12 fr.
6° Essai monographique sur les Cisides européens et circaméditerranéens,
par M. Ezziar ABEILLE DE PERRIN; broch. in-80. Prix : 5 fr.
7° Revision der Europäischen Meligethes-Arten, von Evomuno Reirrer, Oeko-
nomie-Bamte in Paskau. Prix : 7 fr. 50.
8° Entomologische Reise nach dem süblichen spanien, der sierra Guadar-
rama und sierra Morena, Portugal und den Cantabrischen Gebirgen,
beschrieben von Lucas von HEYDEN. Prix : 8 fr. 75.
9° Coleopterologische Hefte, nouvelle revue entomologique publiée par M. DE
Harozn, Ouvrage in-8° paraissant par cahiers du prix de 3 fr., 7 fr. 50 et
12 fr. 50, pris à Paris. (Les seize premiers cahiers et un /ndex sont en
vente.) | e
10° Essai monographique sur le genre Pimelia Fabricius, par M: le Dr HiePoLYTE
Sénac, 1" partie. Brochure in-8°. Prix net : 4fr.; par la poste, 4 fr. 20.
11° Opuscules entomologiques (Coleopteres), par M. J. DesBrocers Des Loces.
er cahier, 1874-1875. Prix : 2 fr.
120 Faune gallo-rhénane, par M. ALBERT Fauver.— Les 1r°, 2, 5°. 4°, 5°, Geet
7e livraisons sont en vente, pour les souscripteurs, au prix de 3 fr. 75 la
livraison.
13° Catalogue des Coléoptères de France et de la Faune gallo-rhènane. par
M. Maurice Des Gozis. Broch. in-12. Prix : 1 fr. 25; par la poste :
1 fr. 40.
14° Catalogue des Coléoptères de France et Matériaux pour servir à la faune
de France, par le Dr À. GRENIER, 1er cahier, prix : 5 fr.; 2° cahier, prix :
2 fr.; les deux cahiers franco, prix : 7 fr. 50.
15° Catalog der Coleopteren von Sibirien, etc., par Lucas VON HEYDEN. Broch.
in-8°. Berlin 1880-1881. Prix : 7 fr. 50.
16° Catalogus Coleopterorum Europae et Caucasi, auctoribus D: L. v. HEYDEN,
E. Rerrrer et J. Weise, editio tertia. Prix : 7 fr. 50; par la poste, 7 fr. 80.
17° Monographie des Otiorhynchus, par M. STiERLIN. Prix : 6 fr. 50.
(Suite des annonces à la 3e page de la couverture.)
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FONDÉE LE 29 FÉVRIER 1832
RECONNUE COMME INSTITUTION D'UTILITÉ PUBLIQUE
par décret du 23 août 1878
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1885. — TROISIÈME TRIMEST
(Il paraît quatre cahiers par an.)
PARIS
AU BUREAU DU TRÉSORIER DE LA SOCIÉTÉ
M. LUCIEN BUQUET
rue Saint-Placide, 52 (faub. Saint-Germain).
28 DÉCEMBRE 1885.
ANNONCES D'OUVRAGES ENTOMOLOGIQUES.
——— 0-0 QE 00——
M. le Trésorier informe ses collègues qu’il peut disposer encore de.
quelques exemplaires des ouvrages ci-après :
1° Annales de la Société entomologique de France, 2, 3° et 4° séries,
années 1843 à 1870 incluse (1849, 1850, 1851, 1852, 1853, 1854, 1855,
1856 et 1857 exceptées), au prix réduit de 24 à 12 fr.; la 5° série, années
1871 et suivantes, au prix de 24 fr.
2° Faune des Coléoptères du bassin de la Seine et de ses bassins secondaires,
1 volume (Carnivora-Palpicornia), par M. L. BEDEL. Prix : 5 francs.
3° Faune des Coléoptères du bassin de la Seine et de ses bassins secondaires,
volume VI, 1° fascicule : Rhynchophora (commencement), par M. L. BEneL.
Prix : 3 fr.
*40 Tables générales alphabétiques et analytiques des Annales de la Société
enlomologique de France (4832-1860), par M. Auc.-Sim. Paris, au
prix réduit de 24 à 12 fr.
5° Tables générales des Annales de 4864 à 4880 inclusivement, rédigées
par M. Évouarp LerÈvre. Prix, franco : 24 fr.
6° Monographie de la famille des Eucnémides (Supplément aux Annales de
1870), par M. Henry DE BonvouLoir. 1 fort volume 1-40 avec 42 planches,
au prix réduit de 24 à 12 fr.
7° Essai monographique sur les Cisides européens et circaméditerranéens,
par M. ELZÉAR ABEILLE DE PERRIN; broch. in-80. Prix : 5 fr.
8° Revision der Europäischen Meligethes-Arten, von Evmuno ReiTter, Oeko-
nomie-Bamte in Paskau. Prix : 7 fr. 50.
9° Entomologische Reise nach dem süblichen spanien, der sierra Guadar-
rama und sierra Morena, Portugal und den Cantabrischen Gebirgen,
beschrieben von Lucas von HEYDEN. Prix : 8 fr. 75.
10° Coleopterologische Hefte, nouvelle revue entomologique publiée par M. pe
Harocp. Ouvrage in-8° paraissant par cahiers du prix de 3 fr., 7 tr. 50 et
12 fr. 50, pris à Paris. (En vente, les seise premiers cahiers et un /ndeæ.)
11° Essai monographique sur le genre Pimelia Fabricius, par M. le Dr HiePOLYTE
Sénac, 1e partie. Brochure in-8°. Prix net : 4 fr.; par la poste, 4 fr. 20.
12° Opuscules entomologiques (Coleopteres), par M. J. DesBRocERS Des LoGçEs. M
1er cahier, 1874-1875. Prix : 2 fr.
130 Faune gallo-rhénane, par M. ALBERT FauveL.— Les 1r°, 2°, 5°. 4°, 5°, 6° et
7° livraisons sont en vente, pour les souscripteurs, au prix de 3 fr. 75 la
livraison.
14° Catalogue des Coléoptères de France et de la Faune gallo-rhénane. par
M. Maurice Des Gozis. Broch, in-12. Prix : 1 fr. 25; par la poste :
1 fr. 40.
15° Catalogue des Coléoptères de France et Matériaux pour servir à la faune
de France, par le Dr À. GRENIER, 1° Cahier, prix : 5 fr.; 2° cahier, prix:
2 fr.; les deux cahiers franco, prix : 7 fr: 50.
16° Catalog der Coleopteren von Sibirien, etc., par Lucas von HEYDEN. Broch.
in-8°. Berlin 1880-1851. Piix : 7 fr. 50.
17° Cataloyus Coleopterorum Europae et Caucasi, auctoribus D: L. v. HEYDEN,
E. Rerrier et J. Weiss, editio tertia. Prix : 7 fr. 50; par la-poste, 7 fr. 80.
18° Monographie des Otiorhynchus, par M. SrrenuN. Prix : 6 fr. 50.
(Suite des annonces à la 3e page de la couverture.)
ANNALES
DE LA
SOCIETÉ ENTOMOLOGIQUE
DE FRANCE
FONDÉE LE 29 FÉVRIER 1832
|
RECONNUE COMME INSTITUTION D'UTILITÉ PUBLIQUE
par décret du 23 août 1878
Natura marine CLS in minimis.
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1885. — QUATRIÈME TRIMESTRE
(Il parait quatre cahiers par an.)
Le 4% trimestre des Annales de 1886 devant paraître prochainement,
M.le Trésorier prie instamment ceux de ses collègues, ex retard, de lui
faire parvenir, aussitôt que possible, et sans frais, le montant de leur
cotisation (vingt-six francs, affranchissement des Annales compris) pour
là susdite année.
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AU BUREAU DU TRÉSORIER DE LA SOCIÉTÉ
M. LUCIEN BUQUET
rue Saint-Placide, 52 (faub. Saint-Germain).
28 AVRIL 1886.
ANNONCES D'OUVRAGES ENTOMOLOGIQUES.
—— 20 5 0-0—
M. le Trésorier informe ses collègues qu'il peut disposer encore de
quelques exemplaires des ouvrages ci-après :
1o Annales de la Société entomologique de France, 2e, 3e et 4° séries,
années 1843 à 1870 incluse (1849. 1850, 1851, 1852, 1853, 1854, 1855,
1856 et 1857 exceptées), au prix réduit de 24 à 12 fr.; la 5° série, années
1871 et suivantes, au prix de 24 fr.
2 Faune des Coléoptères du bassin de la Seine et de ses bassins secondaires,
1 volume (Carnivora-Palpicornia), par M. L. Bepez. Prix : 5 francs.
30 Faune des Coléoptères du bassin de la Seine et de ses bassins secondaires,
volume VI, 1° fascicule : Rhynchophora (commencement), par M. L. BEDEL.
Prix : 3 fr.
4 Tables générales alphabétiques et analytiques des Annales de la Société
entomologique de France (1832-1860), par M. Auc.-Sim. PARIS, au
prix réduit de 24 à 12 îr.
5 Tables générales des Annales de 4861 à ASS0 inclusivement, rédigées
par M. ÉDouARD Lerèvre. Prix, franco : 24 fr.
6 Monographie de la famille des Eucnémides (Supplément aux Annales de
1870), par M. HENRY DE BonvouLom. 1 fort volume 1-40 avec 42 planches,
au prix reduit de 24 à 12 trs
go Essai monographique sur les Cisides européens el circaméditerranéens,
par M. ErzéaR ABEILLE DE Perrin; broch. in-8e. Prix : 5 fr.
8 Revision der Europäischen Meligethes-Arten, Non EbMUND ReiTrer, Oeko-
nomie-Bamte in Paskau. Prix : 7 fr. 50.
go Entomologische Reise nach dem süblichen spanien, der sierra Guadar-
rama und sierra Morena, Portugal und den Cantabrischen Gebirgen,
beschrieben von Lucas von HEYDEN-. Prix : 8 fr. 75.
10° Coleopterologische Hefle, nouvelle revue entomoloaique publiée par M. DE
Harozp. Ouvrage in-8° paraissant paï cahiers du prix de 3 fr., 7 fr. 50 et
12 fr. 50, pris à Paris. (En vente, les seize premiers cahiers et un Index.)
11° Essai monographique sur le genre Pimelia Fabricius, par M. le D' HiIPPOEYTE
SÉNac, tre partie. Brochure in-80. Prix net : 4 {r.; par la poste, 4 fr. 20.
12° Opuscules entomologiques (Coleoptéres), par M. J. DESBROCERS DES Loces.
jer cahier, 1874-1875. Prix : 2 {r.
130 Faune gallo-rhenane, par M. ALSERT FauveL.— Les 1°, 2, 3°, 4°, 5°, 6° èt
7° livraisons sont en vente, pour les souscripteurs, au prix de 3 fr. 75 la
livraison.
14 Catalogue des Coléoptères de France el de la Faune gallo-rkénane, par
M. Maurice Des Gozis. Broch. in-12. Prix : 1 fr. 25; par la poste :
1 fr. 40
15° Catalogue des Coléoptères de France et Matériaux pour servir à la faune
de France, par le Dr A. GRENIER, Aïe cahier, prix : 5 fr.; 2° cahier, Prix :
9 fr.; les deux cahiers franco, Prix : 7 fr. 50.
16° Catalog der Coleopteren von Sibirien, elc.,; par Lucas von HEeypEeN. Broch.
in-8v. Berlin 1880-1881. Prix : 7 Îr. 50.
17° Catalogus Coleopterorum Europae et Caucasi, auctoribus D: L. v. HEYDEN,
E. Rerrre et J. Weise, editio tertia. Prix : 7 fr. 50; par la poste, 7. ir. 80.
18° Monographie des Otiorhynchus, par M. STIERLIN. Prix : 6 fr. 50.
(Suite des annonces à la 3 page de la couverture.)
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